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DG Wally Diouf Bodian: Pastef prêt à prendre le contrôle total des collectivités locales

Le terrain Yékini de Keur Massar a vibré au rythme d’un grand rassemblement politique du parti Pastef-Les Patriotes, ce samedi 23 mars 2025. L’évènement, baptisé « Ndogou patriotique et dons », était axé sur le thème: « Référentiel vision Sénégal 2050 (capital humain) ».

Une mobilisation exceptionnelle de militants et de partisans du parti au pouvoir a marqué cette rencontre politique, témoignant de l’attachement et de la ferveur de la base de la mouvance présidentielle. Une occasion pour le Directeur Général du Port Autonome de Dakar, de s’exprimer sur les enjeux politiques à venir, notamment sur les prochaines élections locales.

Wally Diouf Bodian a mis en lumière l’importance de l’événement pour Pastef et la dynamique qui anime le parti : « Ce ‘Ndogou patriotique’ est avant tout un moyen pour nous de nous retrouver politiquement et d’animer le parti au niveau de Keur Massar, un département clé en termes de militantisme. Keur Massar est l’un des échantillons du pays, et c’est ici que nous montrons la force et l’engagement du Pastef. », a-t-il déclaré.

Un an après l’élection présidentielle, où Pastef avait pris une place stratégique dans la coalition Yewwi Askan Wi, M. Bodian a rappelé les avancées du gouvernement sous la direction du Président de la République. Selon lui, les chantiers sont lancés et les bases de projets solides sont désormais posées. « Nous avons démarré un certain nombre de chantiers et un diagnostic exhaustif du pays a été réalisé. Le pays est en marche, et il est important de continuer à avancer sur des fronts tels que la santé, l’économie et l’éducation », a souligné le responsable politique.

Sur la question des inondations, qui impactent particulièrement Keur Massar, Wally Diouf Bodian a précisé les efforts menés pour anticiper et éviter les erreurs du passé. « Nous sommes en train de travailler avec l’État pour améliorer la situation des habitants de Keur Massar. Les solutions que nous apportons ne seront pas des répétitions d’échecs passés », a-t-il ajouté.

Mais c’est sur la question du pouvoir local que Wally Diouf Bodian a fait une annonce majeure. En vue des prochaines élections municipales, le membre de la mouvance présidentielle a affirmé que le parti mettra tout en œuvre pour prendre le contrôle total des collectivités locales. « Lors des précédentes élections, nous étions dans une coalition et avons fait une place importante à nos alliés. Mais il est temps que Pastef se recentre sur lui-même. Nous avons la majorité, et il est désormais impératif que nous gérions l’ensemble des communes et le Conseil départemental. Nous devons montrer la voie et faire en sorte que les postes de gestion soient confiés à des militants Pastef qui partagent notre vision du pays », a-t-il déclaré.

Dans cette perspective, Wally Diouf Bodian a insisté sur la nécessité de faire travailler ensemble ceux qui comprennent réellement les enjeux du projet Pastef. « Même s’il y a eu des dissensions internes, l’essentiel est que nous avons remporté les élections. C’est un signe que Pastef est prêt à assumer pleinement ses responsabilités dans la gestion des collectivités locales », a conclu le DG du Port Autonome de Dakar.

Autonomisation des femmes: un projet ambitieux pour une vie saine et sans violence

Un nouvel espoir se dessine pour les femmes de Malika avec le lancement du projet « Femme économiquement autonome pour une vie saine et sans violence ». Initié par Babacar Mbaye, chargé des programmes internes monde, ce programme s’étendra sur six ans, avec une première phase de trois ans comprenant une année pilote déjà mise en place.

L’objectif est clair: renforcer l’autonomie économique des femmes et les doter des outils nécessaires pour lutter contre les Violences basées sur le genre (Vbg). Ce projet bénéficie du soutien du partenaire financier et technique Yamane Suisse, basé à Pâle en Suisse. Pour cette première phase, un montant de 175 millions de francs Cfa sera investi, dont 24 millions exclusivement destinés à l’autonomisation économique des femmes à travers la formation et l’accès au financement.

Les femmes engagées dans des activités génératrices de revenus, notamment dans la transformation agroalimentaire (mil, bissap, etc.), bénéficieront d’un appui financier leur permettant d’acquérir des matières premières essentielles. De plus, un mécanisme de suivi et d’évaluation sera mis en place avec des indicateurs de formation pour mesurer l’impact du projet. Une évaluation annuelle en mars déterminera l’évolution du programme et pourrait conduire à une augmentation des financements.

Au delà de l’aspect économique ce projet entend renforcer la résilience des femmes face aux violences basées sur le genre. En effet une étude réalisée à Malika a mis en évidence la corrélation entre précarité économique et vulnérabilité face aux Vbg. Plus les femmes sont financièrement autonomes, plus elles sont en mesure de s’affirmer et de se protéger contre les violences.

Dans cette dynamique, le programme prévoit la mise en place de centres d’écoute pour accompagner les victimes et leur offrir des services de soutien, y compris des consultations médicales gratuites et le dépistage du cancer du col de l’utérus. Une structure d’accueil pour les femmes victimes de violences est également en projet.

Ce projet ambitieux vise à transformer durablement la condition des femmes à Malika et, à terme, dans d’autres localités. En leur permettant d’accéder aux financements, d’épargner, et d’acquérir leurs propres biens.

Ibrahima Fall Ebé

Mbeubeuss: signature d’une Convention pour l’Accès aux soins des récupérateurs

Une avancée majeure a été franchie ce jour avec la signature d’une convention entre l’Agence Sénégalaise de la Couverture Sanitaire Universelle (SEN-CSU) et les acteurs du secteur informel des déchets, représentés par l’Association Bokk Diom, la Coopérative des récupérateurs et le Syndicat des récupérateurs de Mbeubeuss.

Cette initiative, portée par le Projet de Promotion de la Gestion Intégrée et de l’Économie des Déchets solides (PROMOGED), vise à garantir aux récupérateurs un accès digne et équitable aux soins de santé. Les récupérateurs de Mbeubeuss jouent un rôle clé dans la préservation de l’environnement à travers la gestion des déchets.

Cependant, ils sont confrontés à des conditions de travail précaires et à un accès limité aux services de santé. Conscients de ces défis, les parties prenantes ont uni leurs efforts pour offrir une protection sanitaire adaptée à ces travailleurs essentiels. Grâce à cette convention, les récupérateurs bénéficieront d’une couverture de 80 % des frais de soins essentiels et d’une prise en charge de 50 % des coûts des médicaments dans des pharmacies agréées par la SEN-CSU.

Une avancée significative qui marque une étape décisive vers leur inclusion dans le système national de couverture sanitaire universelle. Cette initiative s’inscrit pleinement dans la vision des nouvelles autorités à travers l’Agenda national de Transformation, plaçant la justice sociale au cœur des priorités. Le PROMOGED réaffirme ainsi son engagement à accompagner les récupérateurs dans l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail.

La signature de cette convention, en ce mois béni de Ramadan et de Carême, symbolise un élan de solidarité et d’engagement collectif en faveur des populations vulnérables. Un modèle de collaboration qui pourrait inspirer d’autres initiatives pour renforcer la protection sociale au Sénégal.

Ibrahima Fall Ebé

Lutte contre la vie chère et migration irrégulière: le projet des 1000 volontaires lancé à travers les 14 régions du Sénégal 

Ayant pour principal objectif de sensibiliser les populations sur le respect des prix fixés par l’État, le projet des 1000 jeunes vient d’être lancé hier. Ainsi,des jeunes qui seront recrutés sur des critères tels que l’âge, le niveau d’études, la zone d’habitation entre autres vont servir de relais au ministère du commerce pour faire respecter les prix des denrées alimentaires.

La cérémonie de lancement présidé par le ministre du commerce Serigne Gueye qui est revenu sur les politiques publiques mises en place pour protéger le pouvoir d’achat des sénégalais et assurer un agrément d’une consommation équitable. Selon lui, avec l’agenda de transformation sénégal 2050, le gouvernement a déployé plusieurs initiatives majeures pour atténuer les impacts des tensions économiques mondiales sur le marché intérieur. Ces tensions exacerbées par une conjecture internationale complexe ont affecté le pouvoir d’achat des ménages sénégalais.

« C’est  pour répondre à ces défis que le gouvernement a mis des mesures concrètes, notamment en procédant à la baisse des denrées de première nécessité telles que l’huile de palme ,le riz raffiné,le riz brisé, la farine, le blé, le pain et le ciment en juillet 2023 a t-il rappelé ajoutant que ces baisse sont rendues possibles grâce à la réforme fiscale et réglementaire adoptées pour soutenir les prix visant à rendre ces produits de base plus accessible et alléger le cours de la consommation.

Le ministre du commerce a aussi indiqué que la baisse de prix est évalué à 73 milliards pour l’année 2024 en plus de ces mesures économiques, il y a le renforcement du contrôle et de surveillance des marchés et des boutiques pour garantir le respect des normes et une meilleure régulation mais sur le respect des prix.

« Ainsi, le recueillement des milles volontaires de la consommation au niveau des 40 régions de Sénégal a travers le programme emploi des jeunes concourt à ces efforts avec les principaux objectifs suivants dont le soutien et le fait de rendre effectifs la baisse de prix annoncée en 2020.Deuxièmement, assurer une présence active sur le terrain et défendre les intérêts économiques des consommateurs et des couches vulnérables de Sénégal mais également contribuer à la baissé du chômage des jeunes et lutter contre l’émigration clandestine » a t-il expliqué.

M.Gueye a par ailleurs indiqué que l’ engagement et la présence de ces jeunes sur le terrain, fera de  sorte que chaque consommateur sénégalais qu’il soit un milieu village , un milieu business aura accès à l’information dont il a besoin.

« Le rôle du volontaire est une véritable mission de service public car il contribue directement à l’amélioration de la qualité de vie des citoyens, en étant proche des consommateurs, les volontaires sont les interlocuteurs privilégiés, leurs conseillers, leurs protecteurs face aux abus quotidiens, a travers la collecte, ces derniers  volontaires vont s’allier avec les communautes notamment, les délégués de quartiers, les badienou gokh.

Ndeye Maty Gning

 

Vélingara Ferlo: deux enfants, calcinés dans un incendie

Le village de Loumbi Hamady dans la commune de Vélingara Ferlo a été la proie des flammes mardi dernier. En effet, un violent incendie s’est déclaré aux environs de 19 heures 30 et qui a tout ravagé dans son passage.

Le bilan est lourd, deux enfants ont tragiquement perdu la vie. Des moutons, chèvres et chevaux ont été décimés par le sinistre, causant également d’important dégâts matériels. Selon des témoins, le feu a démarré dans une case qui s’est finalement propagé dans la concession. Ainsi, dans l’une des cases où se trouvaient une fillette de quatre ans et un garçon de deux ans, ont péri.

«Il y avait une case là-bas qui a pris feu avec des enfants qui étaient à l’intérieur, une fille de quatre (4) ans et un garçon deux (2) ans. Les victimes étaient complètement calcinés. Nous étions sur les lieux du drame vers 20 heures avec la gendarmerie. Il n’y avait pas possibilité de les transporter au niveau du district», a constaté Samba Dia, infirmier chef de poste du village de Mbembem.

L’incendie a également causé d’importantes pertes matérielles. «Les dégâts qu’on peut noter, il faut dire qu’il y avait beaucoup de moutons, des vaches entre autres décimés. Des denrées de première nécessité ont été brûlées  », a expliqué l’infirmier chef de poste.

Cependant, en cette période de canicule dans la zone rurale où le vent souffle fort, les incendies sont très fréquents, aucune précaution n’est prise pour parer à d’inventuelle        situation.

    Baba NDIAYE

Cadre de vie, modernisation: Sokone, une commune en pleine mutation

Sokone : La commune a amorcé une pleine mutation ces trois (3) dernières années. La modernisation de son cadre de vie en bandoulière, la ville est en ébullition au plan économique par l’effervescence  du commerce dans toutes les artères qui se croisent au marché central et son « Louma » hebdomadaire les mercredis qui respire un dynamisme que les populations souhaitent durable.

Des populations qui doivent d’ailleurs ce dynamisme à leur Maire Abdou Latif Coulibaly qui selon Élimane Baba Ndao, « a, de façon intelligente  construit la vision de son projet pour Sokone 2022/2027 qu’il avait affiché avec assurance auprès des populations à travers on slogan: Renoncer à soi même pour servir Sokone lors des élections territoriales de 2022 ».

La voirie urbaine modernisée 

Ainsi, dès l’entame de son mandat après le plébiscite par les populations de Sokone aux élections locales, le maire Abdou Latif Coulibaly a engagé alors le demarrage de nouveaux  chantiers d’extension et de modernisation de la voirie urbaine de Sokone. A travers une nouvelle infrastructure routière mais également le renforcement de l’existant afin d’améliorer davantage les déplacements des résidents et favoriser le développement de la ville caractérisé par son statut de cité religieuse reconnue.

Ceci grâce au Programme de modernisation des villes du Sénégal (PROMOVILLES) qui a réalisé une voirie moderne associée à des travaux d’assainissement sur 1,5 km, au quartier de Medine qui fait souvent face à des difficultés récurrentes en période hivernale. Par ailleurs, il faut noter également que l’Agence de gestion et d’entretien des routes (AGEROUTE) a aussi réalisé un programme d’embellissement de la voirie en réalisant une route qui traverse toute la ville faisant oublier l’état dans lequel était cet axe en latérite, source de poussière et de désagrément. Ce qui contribue ainsi à la satisfaction des habitants et autres usagers de la route.

Aujourd’hui, les populations donnent une appréciation très positive sur la voirie urbaine. Beaucoup d’entre elles que nous avons interrogé mardi dernier lors de notre passage à Sokone nous ont rafraîchi la mémoire en évoquant le programme de campagne de l’actuel maire pour les cinq (5) ans à venir.

Un programme ambitieux, mener en partenariat avec diverses entités et qui visaient à améliorer la qualité de vie des populations et de favoriser le développement endogène. Avec en toile de fond  l’attractivité de la ville qui entraîne une valorisation immobilière et une accessibilité plus fluide dans les déplacements. Ce qui permet de réduire les embouteillages surtout en période d’événements religieux qui sont organisés le plus souvent dans cette localité  autrefois dénommée le « Djinguily », devenue une véritable cité religieuse où les populations cohabitent en parfaite harmonie dans la paix, la concorde et le respect mutuel.

Surtout entre les deux communautés musulmanes et chrétiennes », nous lâche ce notable établi à  Sokone. Même si, on note une présence plus marquée des musulmans avec les familles de grandes figures religieuses comme celle de feu l’Erudit El Hadji Amadou Deme. Ce dernier qui, à travers son œuvre coranique d’une vingtaine de tomes, a fait connaître cette ville qui dispose de nombreux daaras ouverts en plus de la grande mosquée qui porte son nom et inscrite sur la liste des monuments historiques du Sénégal.

Sokone, c’est aussi la ville de Tamsir Aliou Ngom, de Gorgui Sherif Aïdara, de Abdourahmane Sy grand Imam qui avait accompli à pieds à partir de ce patelin, le pèlerinage à La Mecque.

Donc, une forte dimension religieuse qui fait vivre la commune de Sokone au rythme des commemorations de gamous et de ziarras. Ce qui exige de rendre toujours attrayante cette collectivité territoriale qui, selon nos sources, a été fondée vers les années 1860.

Mais, dans notre balade à travers la ville, nous rencontrerons Mr Aly Ba, un ancien conseiller municipal de l’équipe sortante. Il n’a pas caché sa satisfaction des réalisations entreprises par l’équipe municipale actuelle qui selon lui, « a fait plus que nous en termes de réalisations d’infrastructures ce que nous saluons tous en tant que Sokonois. Ce que nous suggérons c’est d’envisager d’améliorer davantage la voirie en réalisant des routes qui mènent vers le lycée et au stade municipal ».

En visite à Sokone ce jour-là, Mr Khalifa Dramé, promoteur culturel que nous avons interrogé s’est dit, « émerveillé des avancées significatives que la ville de Sokone a récemment enregistré. Ayant moi-même l’habitude de venir ici pendant des années, il faut reconnaitre que je me suis perdu quand je suis juste revenu au mois de février après huit (8) mois d’absence. Et, parce qu’il y a eu énormément de choses qui ont été réalisées au plan infrastructuriel. Et cela, je trouve que c’est vraiment à saluer et à encourager davantage le maire dans cette politique, dans cette stratégie mise en œuvre pour changer le cadre de vie de la ville de Sokone en mettant en place des infrastructures aussi couteuses mais durables pour renforcer la visibilité de Sokone ».

Faire de Sokone , une cité culturelle 

Il reste maintenant aux populations de s’approprier ces politiques dans le sens du suivi, mais aussi du maintien des infrastructures qui ont comme conséquences directes, l’attractivité de la ville de Sokone.

Par ailleurs, en y joignant d’autres infrastructures, surtout culturelles, artistiques avec leur programme d’événementiels, nous pensons que Sokone est partie pour s’imposer comme une cité d’une large dimension et très visible au plan national comme au plan international.

Car, à travers ses neuf (9) quartiers officiels que sont: Diamaguène centre, Diamaguène Nord, Diamaguène sud, Léona, Mboul Diamé, Médine, Santhiaba, Ndangane, Ndiongone Som, Sokone dispose de plusieurs bâtiments du temps colonial qu’il conviendrait de restaurer. D’ailleurs, de l’avis de Mr Dramé, « il est temps pour Sokone de disposer d’un musée où vraiment l’ensemble du patrimoine culturel, matériel comme immatériel sera exposé. Ce qui permettrait déjà, non seulement aux Sénégalais, aux élèves qui sont là, mais aussi aux touristes internationaux, de venir visiter ce musée pour connaître davantage l’histoire de Sokone ».

Au-delà de tout cela également, pense qu’il va se passer en 2026 un congrès très important sur les plus belles baies du monde. La ville de Sokone étant dotée d’une baie, mais également de la promenade des Sokonois comme on dit,  la mise en place d’un événement de très grande dimension à cette période peut concourir également à renforcer la visibilité, mais l’attractivité aussi de la ville de Sokone. Un souhait ardent du promoteur culturel et touristique Khalifa Dramé qui pense, selon lui, « qu’il y a énormément de choses à mettre en exergue dans cette zone mais déjà il faut aller dans ce sens pour que chacun se retrouve dans cette politique. Et, en tant que citoyen venu d’ailleurs, je pense que Sokone est en train de connaître une profonde mutation pour mieux se positionner dans le concert des grandes agglomérations ».

Restaurer les anciens bâtiments historiques

Par ailleurs, dans cette dynamique, il convient d’enclencher une procédure de restauration des anciens bâtiments coloniaux. « Ce sont des bâtiments qui ont une histoire et l’histoire de Sokone, il ne faut pas que cela passe par perte et profit. D’où, l’urgence de restaurer ces bâtiments coloniaux et leur donner un contenu comme c’est le cas dans les plus grands pays du monde », souligne Mr Drame.

Car, dans certains pays des bâtiments de ce genre sont restaurés pour être des musées, pour devenir de grands cafés et centres de congrès. C’est pourquoi selon Khalifa Drame, « nous  pensons que Sokone, avec son histoire, avec sa culture, mériterait d’avoir ces différents segments de la vie sociale et économique et permettre aux artistes de pouvoir s’exprimer pourquoi pas les doter d’une très grande maison des arts ».

Mohamadou SAGNE

Inauguration du siège du Doyen Diamanka: la détermination du DG Wally Diouf Bodiang mise en évidence

À Yeumbeul Nord, l’inauguration du siège du Doyen Diamanka a été l’occasion pour Abdourahim Badji de saluer la détermination du DG Wally Diouf Bodiang, qui reste imperturbable dans son engagement pour un redressement harmonieux du port.

Les images de l’inauguration du siège de Pastef Yeumbeul Nord ont marqué les esprits par leur portée symbolique. Elles illustrent une unité retrouvée, un département réconcilié et résolument tourné vers un objectif commun. Toutes les composantes du parti étaient représentées lors de cette cérémonie, soulignant ainsi la volonté collective d’avancer ensemble dans l’intérêt général.

Un exemple à suivre pour les autres instances du parti. Dans ce contexte, le Directeur général Waly Diouf Bodiang fait l’objet d’attaques répétées, qu’il subit avec une imperturbabilité remarquable. Son franc-parler, sa fidélité aux idéaux du parti et son engagement pour un Sénégal véritablement développé en font une cible privilégiée de certaines voix critiques.

Dès le départ, il avait alerté sur l’existence d’une opposition milliardaire cherchant à entraver l’action gouvernementale, une déclaration qui avait suscité de vives réactions. Aujourd’hui, les faits semblent lui donner raison face aux tensions persistantes. Au sein du port, Waly Diouf Bodiang mène également une politique de rigueur en coupant court aux pratiques opportunistes, suscitant diverses réactions.

La remise en question des habitudes établies met en lumière la nécessité d’un changement profond, en adéquation avec le concept des trois “JJJ” (Jub, Jubal, Jubanti), qui répond aux aspirations du peuple sénégalais en quête de transparence et d’efficacité.

Par ailleurs, l’action sociale du DG est un autre aspect indissociable de sa personnalité. Son engagement envers la communauté de Keur Massar se manifeste par des initiatives concrètes, notamment l’octroi de billets pour le pèlerinage à La Mecque, une démarche qui renforce son image de leader proche des préoccupations populaires.

Son influence et son ancrage local demeurent indéniables, marquant profondément la vie politique du département.Dans cette dynamique, la remobilisation des militants est lancée. Keur Massar entend se démarquer à travers des actions fortes et un engagement renouvelé. Le 22 mars s’annonce comme une date clé dans l’histoire politique locale, marquant le début d’une nouvelle phase dans la structuration du parti.

Face aux critiques et aux tentatives de déstabilisation, une cellule de communication se prépare à répondre avec fermeté, consolidant ainsi la position du département sur l’échiquier politique national.

Ibrahima Fall Ebé

Santé et développement: le cadre des religieux sensibilise les acteurs de Fatick

Fatick: Le cadre des religieux pour la santé et le développement était à Fatick mercredi et jeudi derniers pour prendre contact avec l’ensemble des Imams et les acteurs du développement,  les femmes et les jeunes pour développer et discuter avec eux trois (3) sujets liés à l’espacement des naissances, la santé des adolescents et les violences basées sur le genre.

Une occasion pour l’Imam Ratib Ahmed Takhy KANE, de Kaolack et Cadi auprès du tribunal d’instance, membre du cadre des religieux pour la santé et le développement, est revenu sur cette importante rencontre. Selon lui, « nous devons dire que pour ces trois (3) sujets, le message est bien passé auprès des cibles que nous avons eu à recevoir. Des cibles qui sont très cultivées et intellectuelles hors pair ce qui a facilité notre communication devant ce parterre de personnalités ».

L »Imam Ratib Ahmed Takhy KANE, de poursuivre que, « nous avons également évoqué avec cette diversité de participants de l’espacement des naissances qui n’est d’ailleurs plus un sujet de discussion dans notre pays du fait que beaucoup d’Islamologues ont eu à en parler de long en large. Mais, il fallait aussi sensibiliser davantage les uns et les autres sur le taux de prévalence de plus 40% que nous visons et qui reste à etre atteint. Il n’est pour le moment que d’un peu plus de 25% seulement dans notre pays depuis lors. Et, c’est bien pourquoi nous avons estimé que ce genre de rencontre de sensibilisation peut aider à booster cette prévalence ».

S’agissant de la planification familiale, l’Imam Ahmed Takhy KANE, a cité le Prophète Mohamed (PSL) qui souligne-t-il, « à son époque organisait les naissances d’où nous estimons qu’il est plus judicieux de suivre cet exemple du Prophète (PSL) qui dans un hadiths disait que Dieu lui préserve d’avoir une grande famille à qui il ne parviendrait pas à pouvoir entretenir ».

C’est pourquoi, selon le responsable du cadre des religieux pour la santé et le développement (CRSD), « nous avons dit qu’il faut organiser ces naissances comme le faisait avant le Prophète (PSL) en estimant que la fuite de responsabilité ce sont ces personnes qui font beaucoup d’enfants qu’elles n’arrivent pas à nourrir préférant les jeter en pâture dans les différents Daaras ». Pour dire qu’il faut aujourd’hui limiter les naissances pour pouvoir entretenir les enfants a souligné Imam Kane.

Dans ce combat, le CRDS développe dans plusieurs stratégies à travers des causeries et ateliers sur l’argumentaire islamique par rapport à  l’organisation de la famille particulièrement sur les espacements des naissances dont l’exemple divin d’espacement sur le chien, les stratégies humaines d’espacement et l’avis de l’Islam, le sevrage prématuré et ses conséquences, les pratiques traditionnelles préventives entre autres stratégies actuelles.

Toutefois, il faut reconnaitre qu’un déficit de communication est noté, il y a l’usage irresponsable des pratiques suggérées pour la contraception qui n’est pas infanticide mais également un argumentaire culturel ou interprétative erroné qui ne garantit pas la qualité, entre autres.

Des recommandations ont été faites pour améliorer les taux sur la santé des adolescents, une correction progressive sur tranches d’âges qui s’inspire des orientations de l’Islam mais également des autorités par rapport à l’usage sans retenue des médias. Pour ce qui est des violences basees sur le genre, il est convenu de mettre en exergue la communication, le dialogue inspiré du processus recommandé par l’Islam.

A la suite de la présentation de l’Imam KANE, nous avons noté les interventions de l’adjointe au Maire, Mme Aïda DIOUF, de l’honorable ancienne députée Mme Binta Mbaye SECK, présidente des femmes conseillères municipales de Fatick et de Mme Oumy GUÈYE, Directrice du CEDAF de Fatick.

Mohamadou SAGNE

L’état-civil, les mariages précoces et les contenus des réseaux sociaux au menu d’un dialogue entre Elus et enfants

Tambacounda, Koumpentoum, Neteboulou et Dialacoto

L’état- civil, les mariages précoces et les réseaux sociaux avec leur kyrielle d’effets néfastes ont fait l’objet depuis 11 mars 2025 d’une table ronde entre les élus et les conseils consultatifs des enfants des communes de Tambacounda,  Koumpentoum, Neteboulou et Dialacoto qui a clos hier vendredi 14 mars la série.

L’initiative est de la Coalition nationale des associations et ONG en faveur de l’Enfant (CONAFE Sénégal) dont le coordonnateur Mamadou Sane a remercié les différents maires des communes précitées qui selon lui, « sont toujours à la disposition et à l’écoute de leur population et surtout des enfants ».

Le coordonnateur de la CONAF a manifesté toute son émotion en soulignant, « qu’aujourd’hui constitue un jour exceptionnel pour les enfants du conseil consultatif des enfants et des jeunes dont il s’agit pour eux de renforcer leurs espaces d’échanges, d’apprentissages et de connaissances. Qu’il s’agit des adolescents et des jeunes dont il convient d’appuyer leur plaidoyer pour lutter contre les violences faites aux enfants ».

Pour sa part, le maire de Tambacounda, Pape Banda Diéye, a insisté sur la nécessaire campagne de sensibilisation des parents sur cette situation peu enviable qui handicape lourdement les enfants. D’ailleurs, on a noté une participation remarquée du Maire Papa Banda Diéye qui avait à ses côtés une équipe forte constituée d’une douzaine de conseillers municipaux dont l’Adjointe au Maire Mme Aissatou Diagne Bâ, une ancienne directrice d’école.  Ils ont fait face au Conseil Consultatif des enfants de la commune qui ont posé trois problèmes majeurs. Particulièrement sur l’état civil dont beaucoup d’enfants ne disposent pas d’actes de naissance.

Par ailleurs, il faut noter la recrudescence des mariages d’enfants qui brisent plusieurs vies sans oublier les réseaux sociaux dont certains contenus ne militent pas à leur bonne éducation.

Après avoir fortement salué la pertinence des problèmes posés par les enfants, le Maire Papa Banda Dièye a rappelé les deux séances d’audiences foraines tenues par l’institution municipale pour pallier certaines urgences. Il a ainsi insisté sur la nécessaire campagne de sensibilisation des parents sur cette situation peu enviable qui peut handicaper lourdement le cursus scolaire des enfants.

La même campagne de sensibilisation doit être contre les mariages d’enfants et les dangers que pourraient constituer les réseaux sociaux. Sous ce rapport, le Maire de Tambacounda invite les membres du Conseil consultatif des Enfants et leur encadrement à concevoir un plan stratégique dont la mise en œuvre fera l’objet d’un accompagnement de l’institution municipale.

Ainsi, tous les engagements seront respectés a indiqué Mamadou Sane le coordinateur régional de la Conafe. Il a  souligné  que l’objectif de cet exercice était de renforcer les espaces de dialogue, d’échanges, d’apprentissage et de connaissances des enfants, ados et jeunes et appuyer leur plaidoyer pour lutter contre les violences faites aux enfants.

Dans le cadre de son programme en partenariat avec l’UNICEF intitulé : « Programme de suivi des conventions et de plaidoyer pour les droits de l’enfant (PSCP- DE), la CONAFE Sénégal va organiser des concertations entre les élus et les enfants des CME plusieurs communes des trois régions de Sédhiou, Kolda et de Tambacounda sont ciblées a révélé, Mamadou Sané.

Il a aussi rassuré sur un suivi des recommandations par l’Etat du Sénégal et ses démembrements ce qui va nécessiter l’implication de toutes les parties prenantes notamment les organisations de la société civile y compris les groupes dirigés par les enfants (CME) en raison du rôle qu’ils jouent dans le plaidoyer auprès des pouvoirs publics et dans la sensibilisation au niveau communautaire pour la protection et la promotion des droits des enfants.

Pape Demba SIDIBE

Contre les maladies rénales à Louga: La gouverneure souligne l’importance de la lutte

Louga, Jeudi 13 mars 2025 – Mme La gouverneure de la région de Louga, Ndèye Nguenar Mbodj, a mis en exergue, mercredi, l’importance de la lutte contre les maladies rénales et des efforts déployés par l’État pour leur prise en charge, lors de la célébration de la Journée mondiale du rein.

Présidant la cérémonie au nom du ministre de la Santé et de l’Action sociale, Ibrahima Sy, elle a rappelé que les maladies non transmissibles «gagnent du terrain dans le monde » et sont responsables de «74% de la mortalité». Selon elle, « les pays en développement supportent plus de 80% du fardeau», le Sénégal étant en pleine « transition épidémiologique».

La gouverneure a évoqué les pathologies rénales comme un « réel problème de santé publique » avec un « taux de mortalité élevé », en particulier dans les pays en voie de développement. Elle a cité les projections de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), selon lesquelles « la prévalence de la maladie rénale chronique augmentera de 17% dans les dix ans à venir». Elle a également relayé les propos du professeur Abdou Niang, spécialiste en néphrologie, qui a souligné qu’« on enregistre chaque année plus de 1000 malades » et que, «en raison d’un diagnostic tardif, des millions de personnes décèdent prématurément d’insuffisance rénale chronique et des complications qui lui sont associées».

Sur la prise en charge, elle a précisé que « les statistiques hospitalières font état de 1000 patients suivis, avec un taux d’enrôlement de 10% et une mortalité de 12% ». Estimant ce taux d’enrôlement « trop faible par rapport à la demande », elle a insisté sur l’importance de la prévention : « Les affections rénales, même si elles sont le plus souvent silencieuses, peuvent être détectées et leur évolution ralentie, voire stoppée, par des médicaments et des règles hygiéno-diététiques simples». Elle a ainsi rappelé les recommandations du professeur Niang: «il faut manger moins de sel, moins de sucre et moins de matières grasses et faire beaucoup de sport».

La gouverneure a également mis en avant les mesures prises par l’État pour renforcer la prise en charge des malades, notamment « l’amélioration de l’accessibilité des centres de dialyse », la mise en place d’« au moins un centre presque dans toutes les régions du Sénégal », ainsi que « la gratuité totale de la dialyse dans le service public ». Elle a aussi mentionné « la signature de conventions entre l’État et les centres privés de dialyse » et « le déploiement de ressources de qualité par l’allocation de bourses d’études aux néphrologues et aux techniciens de dialyse». Elle a, en outre, salué les avancées en matière de greffe rénale : «Je voudrais vraiment vous remercier vivement parce que nous tous, nous avions eu à suivre avec intérêt l’opération de transplantation que vous avez réussie avec brio à Dakar, à Ouakam».

Reconnaissant toutefois les défis persistants, elle a souligné que « des efforts considérables ont été déployés », mais qu’« un défi majeur réside dans l’apurement de la liste d’attente». Elle a également réaffirmé l’engagement du ministère de la Santé à améliorer la sensibilisation et la formation du personnel de santé: «Il faudra renforcer la sensibilisation sur les facteurs de risque et les capacités des personnels de santé pour une prise en charge correcte des malades ».

Saluant le rôle des associations de patients, comme l’Association sénégalaise des usagers de la dialyse (ASUR) et l’Association des insuffisants rénaux du Sénégal, elle a plaidé pour une approche multisectorielle impliquant «les pouvoirs publics, la société civile, le secteur privé, les médias et les patients».

Enfin, elle a promis de transmettre aux autorités les doléances des malades concernant le coût élevé des médicaments et des transplantations : « J’ai entendu le plaidoyer que je vais porter à l’autorité tout en vous rassurant que le ministère de la Santé et ses partenaires sont en train d’étudier ces questions pour que des mesures correctes soient prises pour une meilleure prise en charge des malades rénaux ».

Massylla Moustapha Diongue correspondant

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