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12e Bataillon d’instruction: Plus de 1950 soldats ont reçu leur drapeau

Par B. Diaw

La présentation du drapeau au contingent 2025/1 s’est déroulée ce vendredi 28 mars 2025, au camp Capitaine Deh Momar Gary de Bango.  Une cérémonie présidée par le commandant de la zone militaire Nº2, le colonel Thiéndelé Fall et qui a vu la présence du lieutenant-colonel Famary Traoré, commandant du 12e bataillon d’instruction, des autorités de l’armée, proches parents et invités.

Comme à l’accoutumée, chaque année, comme l’a si bien rappelé le commandant du 12e bataillon d’instruction, l’armée accueille environ six mille (6000) recrues qui passent par fraction de contingents et chaque contingent fait trois mois de formation initiale aux combattants.

De jeunes garçons et filles outillés durant ces quatre mois de formation sur les techniques et connaissances de base pour réussir leurs entrées dans les forces armées. «Aujourd’hui, nous venons de célébrer la sortie de contingent de mille neuf cent cinquante-huit (1958) recrues , dont quatre-vingt-huit (88) personnels féminins. Ces jeunes sont issus de diverses régions du pays et de toutes les couches sociales » a précisé le lieutenant-colonel Famary Traoré.

Une cérémonie plus que symbolique pour les recrues du contingent, dans la mesure où c’est une occasion pour eux de prêter serment pour servir la nation avec honneur et loyauté. «La célébration de sortie de contingent est certes un moment plein d’émotion, mais surtout un moment de rapprochement, de partage et de complicité. Ainsi, c’est pour nous un plaisir de rencontrer nos camarades et frères d’armes, nos populations et nos partenaires, les anciens toujours nostalgiques ainsi que les nombreux parents et amis du contingent », a magnifié le lieutenant-colonel Famary Traoré.

Pour le commandant du 12e bataillon, c’est un moment de consécration où on explique aux nouvelles recrues la symbolique du drapeau, afin qu’elles puissent s’identifier aux valeurs qui se trouvent dans le drapeau».

Le commandant du 12e bataillon d’instruction a souligné que cette formation a fait l’objet de beaucoup de privations, beaucoup d’intensité mais, les soldats ont fait une rupture brutale avec leurs vies antérieures.

Selon lui, les soldats sont aujourd’hui bien outillés pour faire leur entrée dans les différents corps de métier que ça soit les armées, la gendarmerie où la brigade nationale des sapeurs-pompiers. C’est ainsi qu’il a rappelé que durant ces quatre mois de formation, seulement les fondements de base sont donnés aux soldats qui vont se spécialiser une fois dans leur corps d’affectation respectifs.

Il les a exhortés à honorer le drapeau, le servir et le glorifier. Car dit-il, il retrace l’histoire de tout un corps, de toute une armée et au-delà, de toute une nation. «Le drapeau porte haut et fort les valeurs de notre Nation, son histoire et sa culture. Vous devez vous imprégner du sens symbolique et vous approprier les valeurs qu’il incarne», nous dit-il.

 

Suspension de l’aide américaine au Sénégal: Le CONGAD exprime sa Solidarité vis-à-vis des travailleurs des ONG de toutes nationalités

Par Mame Khady Ndao

La suspension de l’aide au développement américaine a un effet déstructurant sur l’action des ONG engagées dans le service aux communautés pauvres ou vulnérables et récipiendaires de fonds et de ressources techniques alloués par la coopération américaine. Son impact ne se limite pas à la destruction d’un grand nombre d’emplois et à l’arrêt brutal d’initiatives essentielles d’amélioration de la qualité de vie des populations bénéficiaires.

La décision arrête brutalement des dynamiques participatives de déconstruction de la pauvreté, d’inclusion et d’autonomisation de communautés pauvres ou vulnérables, en particulier des femmes et des jeunes, y compris des personnes vivant avec un handicap mais également des initiatives de développement endogène.

Sa conséquence majeure est le démantèlement de processus essentiels de transformations socioéconomiques fondés sur l’exercice du pouvoir de décider et d’agir des communautés parties prenantes à l’action des ONG, le transfert de compétences, la subsidiarité, un effort soutenu et essentiel d’ingénierie sociale qui est une condition nécessaire pour l’appropriation et la pérennisation des dynamiques et des acquis.

La suspension de l’aide affecte l’élargissement de l’accès aux services sociaux de base, à l’enseignement et aux compétences nécessaires. Aux dommages et préjudices susmentionnés, on pourrait ajouter l’incidence négative sur la promotion de l’accès des exclus à l’éducation financière, aux crédits, à l’appui-conseil pour l’adaptation des systèmes de production au changement climatique et aux facteurs de production, y compris les ressources foncières et l’eau à usage agricole en vue d’un développement durable inclusif dans les terroirs et les centres péri-urbains.

Cette mesure fragilise les ONG, qui ont, il faut le rappeler, des missions de service public essentielles, attenue l’efficacité de leurs actions fondamentales dans des domaines tels que la santé, l’éducation et l’agriculture… et compromet des processus de pérennisation de dynamiques et de réalisations structurantes et fondatrices d’un développement endogène durable et inclusif.

Face à cette situation, le CONGAD exprime, dans un même élan, son profond soutien et sa solidarité aux travailleurs de toutes les organisations non gouvernementales intervenant au Sénégal, directement ou indirectement affectées par la suspension de la coopération avec l’USAID mais également aux populations vulnérables qui dépendent de programmes et de projets mis en œuvre par les ONG pour améliorer leurs conditions de vie.

Le CONGAD s’engage à mener une étude approfondie sur les conséquences sociales de l’arrêt des interventions financées par l’USAID. Les résultats de cette étude seront partagés avec les autorités sénégalaises afin de les accompagner dans la définition de mesures de soutien aux populations affectées et d’accompagnement adaptées aux ONG et à leurs agents.

Le CONGAD appelle à une mobilisation urgente des partenaires techniques et financiers pour assurer la continuité des programmes vitaux et garantir la pérennité des initiatives de déconstruction de la pauvreté et de développement durable inclusif en faveur des Sénégalais. « Mobilisation nationale, solidarité internationale pour une dynamique de développement durable inclusif, impulsée avec nos communautés».

 

 

Louga: des militants de la, coalition FARLU apportent, leur soutien à Moustapha Diop

Le porte-parole des militants de la coalition FARLU à Louga, Mor Sylla, a dénoncé ce vendredi les accusations portées contre le député-maire de la commune, Moustapha Diop, dans une affaire de litige financier de 700 millions de francs Cfa.

Dans une déclaration publique, il a qualifié ces accusations de “mensongères” et a affirmé qu’elles visaient uniquement à nuire à la réputation de l’édile. Il a également salué la décision de Moustapha Diop de demander lui-même la levée de son immunité parlementaire, y voyant une opportunité pour ce dernier de “laver son honneur et sa dignité”.

Les militants ont réaffirmé leur soutien “indéfectible” à leur leader et ont appelé la population à se mobiliser à ses côtés. Mor Sylla a insisté sur le respect de la présomption d’innocence dans le traitement des affaires judiciaires, tout en réaffirmant l’attachement des militants aux institutions républicaines du pays.*

“La probité morale de Moustapha Diop dans la gestion des affaires publiques ne souffre d’aucun doute”, a-t-il conclu, appelant à l’unité et à la sérénité face à cette situation.

Massylla Moustapha Diongue

Serigne Ousmane Ndieguene, en digne fils du vénéré Tafsir, Ahmadou Barro Ndieguene, sur les traces de son père fondateur de la Hadra Ndieguene de Thiès

Mame Ousmane Ndieguene ″Boroom suturë daaiman″, un modèle de discrétion dans la bienfaisance et l’éducation ». « Àddina, mënula yaatu wala mu yanjji ba melni àjjana, kon yalnañu Yalla di dolli suturë sa sou nekk ». Mame Ousmane Ndieguene ″ Boroom suturë daaiman ″. Descendant d’une noble lignée mouhammadienne issue de la ville de Komar, située à côté de la Mecque, Mame Ousmane Ndieguene est né vers 1922 à Thiès.

Son père, le vivificateur et grand chef religieux Tafsir Ahmadou Barro Ndieguene, est un prince du royaume du Ndoucoumane de par sa mère, Sokhna Fatoumata Ndao. Sa mère, la princesse Sokhna Ndiaye Sylla, fille de Tafsir Boubou Sylla, est originaire de la famille princière du village de Thilla Ounté, à Tile Boulou, situé entre la commune de Khombole et Toubatoule (Thiès, Sénégal). Femme noble aux vertus inégalables, elle avait abandonné tous les honneurs princiers de ce bas monde par sacrifice afin de donner naissance à un grand érudit.

Avec la disparition précoce de sa mère, le très jeune Mame Ousmane devient rapidement l’ami de son père, Tafsir Ahmadou Barro Ndieguene. Il partageait ainsi avec lui le même lit et les mêmes séances d’adoration la nuit pendant plusieurs années de son enfance, symbolisant ainsi un amour et un respect mutuel entre un père protecteur et un fils conquis par les actes d’adoration de son père.

Nombreux sont ceux qui s’accordent à dire que sa crainte envers le Tout-Puissant (SWT) dépasse les entendements du commun des mortels. Il inculqua le savoir, le travail, l’adoration ainsi que l’effacement et la discrétion à ses enfants afin de les amener à poser des actes louables, qualités en voie de disparition dans les sociétés actuelles. Incarnant l’élégance morale et physique de l’Élu (PSL), mais le tout dans la sobriété et le désintéressement, il disparut en 1989 à Thiès.

Connus pour être de grands érudits et cultivateurs, ses aïeux avaient pour principales missions l’apprentissage, l’enseignement et la propagation des préceptes de la religion musulmane. Mais au-delà de tout, le but ultime était de façonner des modèles dignes de ce nom sur le plan religieux et séculier pour une société savante, travailleuse, unie et tournée vers le Seigneur (SWT). À son installation à Thiès, cité principalement animiste et sous influence coloniale vers la fin du XIXe siècle, le missionnaire et l’illuminé Tafsir Ahmadou Barro réussira malgré les contraintes et les difficultés à y fonder une grande école coranique et une grande mosquée, perpétuant ainsi la prestigieuse mission de ses ancêtres. Toutes les sources du savoir comme les sciences du Coran et du Hadith, la jurisprudence, la grammaire arabe, la langue arabe, etc., y étaient enseignées. Cette tradition généreuse de vulgarisation du savoir se perpétue aujourd’hui dans la cité religieuse de Keur Mame El Hadji. D’ailleurs, il est même très difficile, pour celui qui le souhaite, de quantifier le nombre exact de savants connus à travers le monde qui ont été formés au sein de cette cour scolastique. Mame Ousmane Ndieguene est un pur produit de ces écoles fondées par son père, qui l’initia personnellement avant que certains de ses frères, certains savants et dignitaires, ne prennent la relève pour couronner son éducation. La majeure partie de la formation spirituelle du saint homme a été certainement acquise grâce à la proximité d’avec son père, qui ne se séparait jamais de la Source de la miséricorde (PSL) et du savant de l’oasis de Boussemghoune. Il a aussi largement bénéficié des secrets et des enseignements du grand rassembleur, Aladji Modou Ndieguene « Boroom Piliyane bi ». Mais d’un autre côté, il a travaillé jour et nuit dans le but d’acquérir les secrets les plus enfouis de ce bas monde ainsi que de l’au-delà. Il a vite compris qu’il ne suffit pas d’être le fils d’un savant pour être un savant, il faut acquérir ce savoir. Il devient très vite un chef religieux aux dimensions exceptionnelles et multiples et le tout dans une discrétion et un sens de l’acte purement inné.

L’objectif ici est d’essayer d’établir une analyse pertinente permettant de comprendre et de s’inspirer de la vie et l’œuvre de Mame Ousmane Ndieguene « Boroom suturë daaiman », et par ricochet, de son fils aîné Serigne Mounirou Ndieguene « Al Khouraan », disparu subitement le 18 juin 2017 au moment où nous étions en train de rédiger cet ouvrage. Insignifiants disciples que nous sommes, nous rappelons qu’écrire sur des érudits de cette dimension n’est pas chose aisée du fait de leur dimension auprès du Juste (SWT). Tout le monde s’accorde à dire que Mame Ousmane menait une vie dans la voie du soufisme authentique, en toute discrétion et humilité, dans la bienfaisance, la générosité et le travail, tout en misant sur l’éducation, qui est la base d’une société émergente.

Dites-moi quel modèle d’éducation vous avez et je vous dirai de quel modèle sociétal vous disposez ! L’enseignement exotérique et ésotérique est une fin en soi pour former des esprits alertes et actifs capables de discerner le bien du mal et d’œuvrer pour le meilleur. Pour cela, nous avons un guide, le Coran, dont les paraboles sont citées pour nous inciter à la réflexion, si l’on se réfère à la sourate 59 du Coran, verset 21. Au-delà du discernement, cette éducation atteint son paroxysme lorsqu’il est traduit en acte en tout instant. Actuellement, ce n’est pas le discernement qui fait défaut, mais plutôt la traduction en acte de ce discernement. À la question : « Comment était le Guide (PSL) ? », notre mère Aïcha (RTA) répondit : « C’était une bibliothèque coranique ambulante ». Si seulement nous pouvions traduire ce discernement en acte, notre société n’en sortirait que gagnante à tous les niveaux ! Mame Ousmane, aidé par l’éducation et l’amour qu’il reçut de ses parents, deviendra comme ses frères et sœurs un modèle à suivre pour notre jeune génération. Oui, il faut le dire ! Les failles intrinsèques à l’éducation demeurent un désintéressement des jeunes, un désengagement des parents et la démission de l’autorité. L’éducation commence par l’amour et le respect mutuel entre le maître et l’élève dans tous les sens du terme. Cette éducation, qui est devenue un avantage par les temps qui courent, constitue un vecteur directeur pour notre avenir et celui de nos sociétés. Ce privilège rarissime, Mame Ousmane en a profité depuis son jeune âge.

Pour jeter les bases de son éducation sur le plan cultuel et culturel, son père vieillissant le responsabilisa dès son jeune âge sur la nécessité de poser des actes purs en tout temps et quelles que soient les circonstances. De ce fait, grâce à leur proximité légendaire, Mame Ousmane suivait et appliquait les faits et gestes de son père jusqu’aux moindres détails. Nombreux ont été les secrets qu’il reçut de lui et qu’il accompagnait souvent lors de ses veillées nocturnes puisqu’ils partageaient la même chambre. Il a été éduqué dans la crainte révérencielle envers Celui qui rend puissant (SWT), la dignité, la patience, le respect et le travail, pour ne citer que ces aspects-là. Au sein de la maison familiale, Mame Ousmane a appris toutes les formes de savoir et de secrets nécessaires à la formation d’un ascète. Tout ce cocktail fera de lui un saint multidimensionnel doté de secrets mystiques acquis entre autres grâce à la patience et au travail acharné dans le seul but d’atteindre les degrés les plus élevés dans la crainte envers le Très-Haut (SWT). Il réussira à transmettre ses vertus cardinales à ses enfants qui sont des modèles significatifs de réussite reconnus partout au Sénégal, dans la sous-région et même au-delà. Aujourd’hui, ils sont fortement impliqués dans l’éducation de la société dispensant des enseignements de haute volée dans différents domaines et dans divers endroits du pays. Comme un reflet de par son attitude patriarcale, Serigne Mounirou Ndieguene « Al khouraan », fils aîné de Mame Ousmane, est un symbole concret de réussite dans le domaine de l’éducation.

Certes, les érudits de nos jours se font rares ou sont cachés, mais El Hadji Mounirou Ndieguene « Al khouraan » est à lui seul un exemple d’éducation réussie, mais également un symbole de discrétion et d’effacement dans ce bas monde où le m’as-tu-vu l’emporte sur la pureté de l’acte. Serigne Mounirou, un ascète aguerri, a été personnellement éduqué par son père qui lui inculqua très tôt des valeurs qui étaient siennes. Il lui inculqua une éducation basée sur les valeurs du Coran. Son surnom « Al khouraan » vient du fait qu’il était attaché à ce dernier, signe d’un cœur pur qui se traduisait dans ses actes visibles et cachés au quotidien. Dans l’un de ses poèmes posthumes, il dit : « Le Coran, c’est ma vie ! ». Une phrase pleine de sens, car il n’y a aucun doute que c’est un guide pour les pieux et que sa connaissance, son accaparement et sa traduction en acte sont indispensables pour le salut des égarés. Serigne Mounirou « Al khouraan » nous rassure, car sa vie nous démontre qu’il existe toujours des érudits dont la principale préoccupation est, au-delà de rivaliser d’ardeur pour la crainte du Gardien (SWT), le désintéressement de tout ce qui est pouvoir éphémère, plaisir et opulence de ce bas monde. Oui, le savoir, l’éducation, l’adoration, le travail, la modestie et l’entraide ont rythmé la vie de celui qui s’habillait toujours en blanc. Parmi les nombreux actes qu’il a posés, nous pouvons retenir la pertinence de son dernier poème en l’honneur du prophète Mouhammad (PSL) et dans lequel il demande au Très Généreux (SWT) de faire que ses écritures soient une prière acceptée pour l’intercession à travers le Modèle parfait (PSL). Lorsque les chanteurs psalmodiaient ce poème, il refusait qu’on prononce son nom en disant que le plus important pour lui était que les gens en prennent conscience pour leur intercession. Son père, qui l’avait surpris une nuit vers 2 heures du matin en train de pleurer en pleine prière surérogatoire, s’empressa de lui dire : « Mounirou, que je sois de ce monde où de l’autre, je te confie l’éducation de toute ma famille, car je sais que ta crainte envers le Majestueux (SWT) est digne de celle d’un sage dévoué ». Tel qu’un disciple acquis à la gloire du Maître (SWT), c’était lui-même qui cultivait ses terres comme le faisait d’ailleurs son père. Mame Ousmane était connu pour être un grand travailleur dans le domaine de l’agriculture. Mais au-delà de tout, il était d’une générosité bienveillante qui l’amenait à partager en toute discrétion ses récoltes avec les populations environnantes.

Il est tout aussi bénéfique de rappeler ici et maintenant que le travail est un acte d’adoration à part entière comme nous le recommande Celui qui accorde toujours la subsistance (SWT). Mame Ousmane était un missionnaire, mais également un vaillant et brave cultivateur comme l’ont été bien évidemment ses aïeux. Loin d’être des experts en économie, nous savons tout de même que le secteur agricole constitue un pan important dans le développement de l’économie locale et mondiale avec la génération de subsistances, les échanges commerciaux, la création d’entreprises et d’emplois. Aussi, le métier d’agriculteur est un emploi noble, car d’après le Hadith n˚ 2195 rapporté par Al Bukhârî : « Chaque fois qu’un musulman plante un arbre ou sème une graine, il aura à son actif comme aumône tout ce qui aura été mangé du produit de cette plante par un oiseau, un homme ou un quadrupède ». Son dévouement et son abnégation pour le travail reflètaient la crainte qu’il vouait au Seigneur (SWT). Mame Ousmane disait à propos de son travail, nous rappelle son khalife actuel Serigne Moussa Ndieguene, que « ce qui est issu de mes récoltes a une saveur différente de toute autre forme de subsistance ». Ces propos nous montrent que le travail est un fondement indispensable pour lui dans une société où malheureusement les rivalités pour accéder à l’argent facile l’emportent sur le manque de certaines de nos valeurs de base comme le respect et la dignité. Sur le plan spirituel, son occupation professionnelle constituait pour lui un moyen de s’isoler avec Celui qui nourrit tout le monde (SWT), délaissant ainsi les pouvoirs de ce bas monde. Le zikr, la solitude, la méditation, les veillées nocturnes et l’apprentissage du Coran occupaient une grande partie de son temps en dehors du travail dans les champs. Nombreux ont été les miracles qui sont survenus dans les champs du saint homme lors de ses nombreuses retraites spirituelles. Il constituait également un moyen pour montrer sa générosité envers les plus démunis.

La générosité, la bienfaisance et le sens du partage du saint homme pour l’amour de Celui qui étend sa générosité (SWT) étaient connus de tous. La plupart de ses actions de bienfaisance et autres nous ont été racontées par les bénéficiaires eux-mêmes. D’autres propos avérés racontent qu’il distribuait souvent de l’eau aux populations reculées et démunies tout en se cachant derrière son turban pour ne pas être reconnu. La discrétion était son credo dans tous ses faits et gestes, espérant la récompense permanente du Très-Haut (SWT). Celui qui fait de la bienfaisance envers son prochain dans la discrétion et pour le Très Généreux (SWT) est forcément quelqu’un qui est dépourvu de jalousie et de méchanceté qui gangrène nos sociétés actuelles. Dans le domaine de la bienfaisance, le Hadith rapporté par Bukhârî et Mouslim nous apprend que : « aucun d’entre vous n’est véritable croyant tant qu’il n’aimera pas pour son frère ce qu’il aime pour lui-même ». De nos jours, combien d’événements de bienfaisance sont organisés pour être finalement réduits aux logiques du paraître et du folklore ? Toute action posée pour s’autoglorifier sans en espérer en retour la récompense de Celui qui satisfait les besoins de ses créatures (SWT) n’est que futilité dans ce bas monde et une énorme perte dans l’au-delà. Mame Ousmane ne terminait jamais un discours ou une prière sans dire: «yalnañu Yalla dolli suturë» – «que le Seigneur (SWT) nous abonde de sa discrétion» –, démontrant sa vision de ce bas monde. D’année en année, de discours en discours, cette formule est devenue en quelque sorte un surnom, en l’occurrence, « Boroom suturë daaiman».

Sur le plan de l’éducation, du travail, de la bienfaisance, de la discrétion, de l’adoration du Puissant (SWT) et de tant bien d’autres domaines, notre société actuelle a beaucoup à apprendre des érudits comme Mame Ousmane Ndieguene.

 

Santé, hydraulique et sécurité publique: Ces goulots d’étranglement des populations de Gossas

DOSSIER

Gossas: Dans ce département de la région de Fatick, les secteurs de la santé, de l’hydraulique et de la sécurité publique et routière, constituent de véritables goulots d’étranglement des populations du département de Gossas.

Les populations que nous avons rencontrées surtout à Gossas et à Ouadiour, ont toutes été unanimes à reconnaître cette situation.

Ainsi, au plan sanitaire, en dépit de l’existence d’un centre de santé de Gossas et d’autres postes existants tout autour, il faut saluer la récente création du centre de santé de Colobane. Mais, la structure peine à démarrer encore alors qu’elle pourrait épauler le centre de santé de Gossas qui reçoit la plupart des évacuations sanitaires venant des postes de santé. Cela est dû à la nomination d’un médecin-chef non encore effective pour son fonctionnement. D’ailleurs, selon les informations que nous avons, la commune de Colobane a même inscrit dans son budget le recrutement d’un médecin. L’autorité administrative qu’est le Préfet nous a indiqué que toutes les formalités administratives seront respectées pour permettre à la nouvelle structure sanitaire de disposer d’un médecin. Même si selon lui, « c’est un intérimaire pour au moins démarrer ce nouveau centre de santé et également y installer le cadre que constitue le comité de développement sanitaire (CDS) en rapport avec le Sous-préfet de Colobane ».

En attendant, le centre de santé de Gossas se développe avec beaucoup de services dont un service pédiatrique qui constitue un luxe pour certains, mais qui joue quand même son véritable rôle dans les prestations de service au niveau de Gossas en étroite collaboration avec le comité de développement sanitaire (CDS) sous la houlette du médecin-chef du centre.

D’ailleurs, dans sa montée en puissance, on nous a fait savoir qui la structure sanitaire reçoit beaucoup d’évacuations en provenance de Diourbel qui dispose pourtant des hôpitaux tout comme Kaolack aussi ou quittent des malades pour venir se faire soigner au centre de santé de Gossas où le système sanitaire est très sollicité.

Dans ce sillage d’ailleurs, on note également les nombreuses interventions sanitaires liées aux nombreux accidents qui sont enregistrés sur la RN4B où se pose un sérieux problème de sécurité routière. Ceci du fait que cette route qui quitte Kaolack vers Diourbel est très empruntée et la conséquence c’est la récurrence des collisions le plus souvent par l’étroitesse de la route qui s’effrite de jour en jour parce que tout simplement les accotements se dégradent avec tous les risques que cela comporte.

Le sentiment le mieux partager à Gossas il faut le souligner milite carrément pour la reprise totale de la route qui est très étroite constituant ainsi non seulement un risque mais surtout un véritable danger pour les usagers. Un sérieux problème qui est aussi valable sur l’axe Gossas-Mbar- Colobane jusqu’à Mbacke (RD 160) et où l’on enregistre très souvent des accidents mortels.

Difficultés de fonctionnement des forages ruraux

L’autre secteur névralgique qui constitue une préoccupation majeure des populations du département de Gossas, c’est bien l’hydraulique rurale. En effet, l’approvisionnement en eau des populations s’avère être un sérieux problème avec des forages dont le fonctionnement est aléatoire.

« Ici, la plupart des forages fonctionnent avec beaucoup de difficultés qui sont liées surtout à des problèmes de gestion, mais également dues à la vétusté des conduites et autres canalisations qui enveniment la situation », nous rétorque le Préfet de Gossas.

Pour exemple, dans la ville de Gossas, malgré l’acquisition d’un nouveau forage, il faut noter que le château d’eau est dans un état préoccupant. D’où, la nécessité de réaliser un nouvel ouvrage de cette nature pour faciliter l’approvisionnement en eau. Par ailleurs, il y a également les périmètres où beaucoup de puits sont forés mais pas souvent potables.

Au niveau de la commune de Colobane, le forage traine des arriérés de paiement de factures d’électricité de plus de 10 millions dues à la Senelec qui était dans l’obligation de suspendre la fourniture installant une difficulté pour les populations. Même si, des pourparlers ont été entrepris par le comité de pilotage du forage pour une remise du courant par la Sénélec. Mais, il faut noter que le comité de pilotage qui a été mis en place, le gérant qui a été coopté n’a pas encore pris service alors  n’est pas encore entré en service. Il y a nécessité quand même d’améliorer la gestion de ce forage qui enregistre beaucoup de pertes d’eau liées à la qualité des conduites.

Selon le Préfet Amadoune Diop, « les populations de cette zone souffrent beaucoup de ces désagréments liés à l’arrêt de la distribution électrique. Et, d’ailleurs même si tout le monde venait à payer, on ne peut pas satisfaire la facture d’électricité parce que, tout simplement, on consomme plus qu’on ne gagne. Et ça, c’est une difficulté. On avait même demandé à l’OFOR de nous appuyer et d’accompagner ce forage-là, pour la formation dans le cadre de la gestion mais également pour revoir ou refaire toutes les conduites, afin de minimiser les pertes d’eau et pouvoir satisfaire la demande. C’est le même problème qui se pose à Colobane, c’est-à-dire les arriérés de factures et dans d’autres zones ».

Les responsables de l’Office des forages ruraux (OFOR) sont invités à se pencher sur ces difficultés liées au fait la quasi totalité des comités de gestion date depuis très longtemps. Et certaines populations réclament leur renouvellement surtout les jeunes.

C’est le cas dans la commune de Ouadiour où l’autorité administrative, en l’occurrence le Sous-préfet était obligé d’agir pour calmer un peu la tension sociale et de mettre en place un comité ad hoc chargé d’assurer la continuité du service public. L’option prise par les autorités est d’entamer une réforme en profondeur en mettant en place des comités de pilotage et que l’OFOR puisse accompagner leur installation pour aboutir une véritable rupture dans la gestion et instaurer ainsi la confiance des usagers dont certains ont décidé tout bonnement de ne plus honorer leurs factures pour manque de confiance aux préposés des dites factures. Il a été aussi proposé de recruter de nouveaux gérants pour mieux améliorer l’approvisionnement en eau mais en même temps pour la gestion des forages dont il convient de faire un véritable état des lieux du secteur de l’hydraulique.

Mohamadou SAGNE

Saint-Louis : Un réveil chaud entre forces de l’ordre et marchands ambulants

Des échauffourées entre marchands ambulants et forces de l’ordre ont éclaté ce mercredi 25 mars 2024 sur l’avenue du Général Charles De Gaulle, qui abrite le marché de Sor. Ne parvenant pas à digérer leur déguerpissement de ce lieu il y a un mois, ces marchands ambulants ont bloqué cette avenue stratégique de Saint-Louis en brûlant des pneus et en jetant des pierres, empêchant ainsi les commerçants détenteurs de magasins de travailler.

Les forces de l’ordre sont rapidement intervenues, évitant ainsi une escalade de la situation. Arona Diop, marchand ambulant, affirme que cette intervention des forces de l’ordre résulte des pressions exercées par les commerçants propriétaires de magasins. « C’est sur leur instruction que l’on veut nous empêcher de travailler. Ce que nous n’accepterons pas, surtout à l’approche de la fête de Korité », déclare-t-il.

Serigne Khadim, un autre marchand ambulant, estime que de telles mesures poussent les jeunes vers l’immigration irrégulière. « On devrait nous laisser travailler. Nous n’avons aucun problème, mais dans ces conditions, les jeunes vont se tourner davantage vers la délinquance ou risquer leur vie en tentant de traverser la mer. Tout cela pourrait être évité », a-t-il souligné.

Ces vendeurs expriment leur déception, eux qui espéraient qu’avec l’arrivée du nouveau pouvoir, de telles situations ne se reproduiraient plus. Ils dénoncent les contrôles incessants, estimant être traités « comme des trafiquants de drogue ».

Bassirou Ndiaye, l’un des marchands, déplore cette situation : « Ce n’est pas la première fois qu’on nous déguerpit. Chaque jour, on nous crée des problèmes alors que nous sommes des pères de famille qui paient leur loyer. Nous sommes des Sénégalais comme tout le monde. Ils nous empêchent de prendre les pirogues, mais ils nous privent aussi de travail. Nous allons finir par nous expatrier. »

De son côté, Abdou Lahad Faye, président des marchands tabliers du Sénégal, appelle au dialogue. Selon lui, les autorités ont mis « la charrue avant les bœufs». «Nous demandons aux autorités de discuter avec les représentants des marchands ambulants et tabliers avant toute opération de déguerpissement et de proposer des solutions alternatives », plaide-t-il.

Il précise que les jeunes voulaient déjà réagir après l’opération de déguerpissement, mais que son organisation avait privilégié le dialogue avec le préfet et le maire afin de trouver une solution permettant à ces jeunes de travailler.

Cependant, il révèle qu’une autre entité, créée par certains marchands ambulants après le déguerpissement, serait à l’origine de cette manifestation.

Pour rappel, le préfet du département de Saint-Louis, Abou Sow, a mené une opération de déguerpissement le 20 février dernier sur l’avenue Macky Sall (ex-avenue Général Charles De Gaulle). Cette action a été bien accueillie par une partie de la population, qui y voit une amélioration de la fluidité de la circulation

Bolo Diaw (correspondant à Saint-Louis)

An 1 de la Gouvernance Diomaye-Sonko: Entre rupture et adaptation aux réalités du pouvoir

Un an après l’accession au pouvoir du Président Bassirou Diomaye Faye et de son Premier ministre Ousmane Sonko, l’heure est au bilan. Élue sur un discours de rupture, l’administration actuelle fait face à de nombreux défis institutionnels, économiques et sociaux. A-t-elle amorcé une véritable transformation du pays ou s’est-elle adaptée aux contraintes du pouvoir ? Est-elle responsable des difficultés économiques actuelles ou subit-elle l’héritage du régime précédent ? Le gouvernement doit-il revoir sa stratégie pour répondre aux attentes des citoyens ?  Autant de questions cruciales qui dessinent les contours des années à venir.

 Une rupture annoncée, mais des adaptations imposées

La promesse de rupture était au cœur du projet politique du tandem Diomaye-Sonko. Dès son élection, le nouveau pouvoir a affiché une volonté de réforme en profondeur des institutions, avec un engagement pour la transparence, la refonte de la justice et la souveraineté économique. Des initiatives comme la lutte contre la corruption et la révision constitutionnelle sont venues renforcer cette image de changement.

Cependant, la réalité du pouvoir s’est avérée plus complexe. La loi d’amnistie adoptée pour solder les contentieux politico-judiciaires a suscité des critiques, perçue par certains comme une entorse au principe de reddition des comptes. Sur le plan politique, la gestion de l’Assemblée nationale a révélé des tensions internes, et les relations avec des institutions comme la CEDEAO ou certains partenaires occidentaux ont parfois été marquées par des crispations.

Si la rupture est visible dans le discours et certaines décisions, l’adaptation aux contraintes du pouvoir semble inévitable. Gouverner impose des compromis et la nécessité de naviguer entre aspirations populaires et exigences institutionnelles.

 Crise économique: responsabilité du gouvernement ou héritage du passé ?

L’un des principaux défis du gouvernement reste la situation économique. Le Sénégal fait face à une inflation persistante, à des tensions budgétaires et à un climat des affaires incertain qui inquiète les investisseurs.

D’un côté, le pouvoir met en avant la mauvaise gestion passée, soulignant l’endettement élevé du pays et la dépendance excessive aux importations. Le gouvernement a aussi entrepris des réformes visant à renforcer la production locale et à mieux gérer les ressources naturelles.

De l’autre, certains observateurs estiment que la communication économique du gouvernement a parfois aggravé la situation, notamment, avec des prises de position qui ont pu inquiéter les partenaires économiques. La fuite de certains capitaux et le ralentissement des investissements étrangers en sont des conséquences directes.

Ainsi, si l’administration actuelle n’est pas directement responsable de la crise, elle doit rapidement mettre en place des mécanismes concrets pour rassurer les acteurs économiques et stabiliser la situation.

 Des réformes sociales trop lentes à se concrétiser ?

Sur le plan social, les attentes étaient immenses, notamment, en matière d’éducation, de santé et d’emploi des jeunes. Certaines mesures ont été prises, comme une légère augmentation des salaires dans certains secteurs et la volonté d’améliorer l’accès aux services publics.

Cependant, les réformes tardent à produire des effets visibles. Les enseignants et les travailleurs de la santé continuent de manifester pour de meilleures conditions. Le chômage des jeunes reste un problème majeur, avec peu de solutions concrètes mises en place à ce jour.

Ce retard dans la mise en œuvre des réformes s’explique par plusieurs facteurs : le temps nécessaire pour structurer les changements, les contraintes budgétaires et les résistances internes. Toutefois, l’impatience sociale grandit, et le gouvernement devra accélérer son action sous peine de voir son soutien populaire s’éroder.

 Une communication gouvernementale à revoir ?

L’un des points faibles du pouvoir reste sa communication. Si la transparence et la proximité avec le peuple étaient des promesses fortes, la gestion des crises et la stratégie médiatique ont souvent été maladroites.

L’affaire des 40 milliards de la BCEAO a illustré ce déficit de communication : un manque de clarté qui a laissé place à des rumeurs et une perte de confiance. De même, certaines prises de parole de ministres ou responsables ont parfois manqué de retenue, créant des tensions inutiles avec des partenaires internationaux.

Pour préserver son autorité et sa crédibilité, le gouvernement doit structurer sa communication : centraliser les messages, éviter les déclarations intempestives et adopter un ton plus institutionnel. Une meilleure pédagogie des réformes permettrait aussi d’expliquer les décisions et de rassurer la population.

Le grand test : transformer les promesses en résultats

Le plus grand défi du tandem Diomaye-Sonko sera désormais de concrétiser ses engagements avant la fin du quinquennat. La patience des citoyens n’est pas infinie, et les attentes restent élevées.

Pour réussir leur mission, les tenants du pouvoir doivent, donc, trouver des solutions urgentes, opportunistes et efficaces. Il devra stabiliser l’économie en rassurant les investisseurs et en accélérant les projets de souveraineté économique, accélérer les réformes sociales pour répondre aux urgences en matière d’éducation, de santé et d’emploi et renforcer la gouvernance institutionnelle en trouvant un équilibre entre rupture et pragmatisme.

Aussi, le pouvoir actuel doit impérativement revoir sa communication pour éviter les erreurs qui fragilisent son image.

L’année à venir sera déterminante. Un virage stratégique s’impose pour que la promesse de rupture se traduise en progrès tangibles. Sinon, le risque est grand de voir l’espoir initial se transformer en désillusion.

 BBF

Promotion du leadership féminin dans l’administration publique: le CESAG forme et certifie vingt cadres

Par Mame Khady NDAO

Le Centre Africain d’Études Supérieures en Gestion (CESAG) a célébré, ce lundi 24 mars 2025, la remise des certificats aux cadres féminins de l’administration publique ayant suivi la formation de l’Académie du Leadership Féminin Ndatté Yalla. Ce programme, initié par le Ministère de la Fonction publique et de la Réforme du service public du Sénégal, vise à renforcer les compétences des femmes pour leur permettre d’accéder à des postes de responsabilité dans l’administration publique.

Durant cinq semaines, du 17 février au 21 mars 2025, les participantes issues de plusieurs ministères ont suivi un programme intensif mêlant management et développement personnel. Elles ont été outillées en planification stratégique, gestion des équipes et des structures, prise de décision et résolution de problèmes. L’accent a également été mis sur des aspects plus personnels tels que l’intelligence émotionnelle, la gestion du stress et du temps, afin de leur permettre d’évoluer avec aisance dans des environnements de travail exigeants.

Les cadres féminins ayant participé à cette formation proviennent du Ministère de la Fonction publique et de la Réforme du service public, du Ministère de l’Économie, du Plan et de la Coopération, du Ministère de la Communication, des Télécommunications et de l’Économie numérique, ainsi que du Ministère du Commerce, de la Consommation et des Petites et Moyennes Entreprises.

Lors de la cérémonie de clôture, qui s’est tenue à l’Amphithéâtre Yali du CESAG, Dr Essohouna Moukpe, point focal du projet au CESAG, a tenu à remercier la coopération allemande (GIZ) pour son appui déterminant, soulignant l’importance de ce type de partenariat pour la promotion du leadership féminin en Afrique.

Dans son discours, Pr. Rosaline Dado Woorou Houndekon, Directrice Générale du CESAG, a exprimé sa fierté face à l’engagement des participantes. «Contrairement aux idées reçues, nous avons vu des femmes talentueuses, motivées et prêtes à se surpasser pour acquérir de nouvelles connaissances. Elles ont montré une réelle détermination à s’investir pleinement dans cette formation et à mettre en pratique les enseignements reçus».

Elle a également salué le partenariat de longue date entre le CESAG et le Ministère de la Fonction publique et de la Réforme du service public, insistant sur l’importance de développer des dispositifs de formation adaptés aux réalités des administrations africaines. «Le CESAG est un centre qui appartient au Sénégal, tout comme aux autres pays de l’UEMOA. Nous avons toujours travaillé aux côtés du ministère pour développer des dispositifs de formation adaptés aux besoins des cadres de l’administration. Ce programme en est une parfaite illustration. »

Abordant l’importance d’un parcours structuré pour l’encadrement des futures dirigeantes de l’administration, elle a aussi cité l’École Nationale d’Administration (ENA), soulignant son rôle fondamental dans la formation des élites administratives du pays. « L’ENA est une institution de référence dans la formation des hauts cadres de l’État, et nous nous inscrivons dans la même dynamique en proposant des formations complémentaires qui permettent aux femmes d’acquérir des compétences essentielles pour occuper des postes stratégiques. »

En clôturant son intervention, la Directrice Générale a réaffirmé l’engagement du CESAG à poursuivre cette initiative, rappelant qu’elle s’inscrit dans la vision du Conseil d’Administration. «Les portes du CESAG sont toujours ouvertes pour accueillir ce type d’initiatives. C’est la voie qui nous est indiquée par le Conseil d’Administration dirigé par le Gouverneur (de la BCEAO, Ndlr) Jean-Claude Kassi Brou. Nous sommes donc prêts à continuer cette belle aventure, car nous croyons fermement que le développement de nos administrations publiques passe également par un leadership féminin fort et assumé. »

La cérémonie s’est achevée dans une atmosphère empreinte de fierté et d’émotion. Pour ces vingt cadres féminins, cette formation représente une étape décisive dans leur parcours professionnel. Elles repartent désormais mieux armées pour assumer des fonctions de responsabilité et contribuer activement à la modernisation de l’administration publique sénégalaise.

En signe de gratitude, les récipiendaires ont demandé à Dr Rouba Kane du CESAG, représentante des formateurs, de transmettre à ces derniers leurs vifs remerciements pour la qualité des enseignements reçus et l’accompagnement dont elles ont bénéficié tout au long de la formation.

Sensibilisation sur la planification familiale: Des journalistes renforcent leurs capacités

Par A. DIOP

Dans le cadre du partenariat entre le ministère de la Santé et l’Association des journalistes en santé, population et développent, la Direction de la santé et de la mère et de l’enfant (DSME) organise un atelier pour sensibiliser les journalistes spécialisés en santé sur les rumeurs et les effets secondaires de la planification familiale.

Cet atelier ouvert ce lundi 24 mars qui va durer trois jours est une activité inscrite dans le cadre de ce partenariat, après celle consacrée au partage de deux plans stratégiques validés le 29 octobre 2024, comme l’a rappelé Docteur Amadou directeur de la direction de la santé de la mère et de l’enfant Doucouré,

Il a par ailleurs évoqué l’accélération de la demande en soins, en santé reproductive et maternelle et néonatale et précisé l’objectif de renforcer les capacités des journalistes sur certains thèmes, à savoir la santé de la mère et de l’enfant, la planification familiale, ce qui permet de mesurer les effets secondaires, l’allaitement maternel exclusif et le paquet de soins attentifs.

Le Sénégal a connu une baisse en ce qui concerne l’allaitement maternel exclusif, passant de 40% en 2019 à 34 % en 2023, et parmi les facteurs qui en sont à l’origine, sont identifiées les rumeurs et croyances, fait remarquer Docteur Doucouré qui met en exergue l’opportunité de renforcer de capacités des journalistes spécialisés qui pourront ainsi jouer pleinement leur partition dans la sensibilisation.

 

 

Lutte contre la soudure et le surendettement au Sénégal: de réelles avancées dans le département de Mbour grâce Acces    

Par Oumar Ngatty Ba

Le programme de lutte contre la soudure et le surendettement connaît de réelles avancées dans le département de Mbour grâce à l’appui et à l’encadrement de l’Acces (Association d’actions concertées pour l’entraide et la solidarité). Cette organisation est appuyée par Action Carême-Suisse représentée au Sénégal par Agri-bio services. Et la stratégie principale du programme de lutte contre la soudure et l’endettement au Sénégal, c’est en fait la calebasse de solidarité.

Lors d’une journée de mobilisation sociale ayant pour thème « L’autonomisation des communautés », en présence du président d’Acces, Samba Ba et de l »assistante de la coordination nationale « Carême- Suisse), Mme Fatou Guèye Seck, la chargée de programme à Acces, Mme Youm née Ndéye Astou Ndione, a rappelé que cette journée s’inscrit dans le cadre de la célébration de la journée internationale des droits de la femme.

Selon Mme Youm, cette journée est une occasion pour faire des évaluations dans le cadre de l’autonomisation des communautés. Aussi, a-t-elle indiqué qu’avec cette stratégie du programme « La calebasse de solidarité « , de réelles avancées ont été enregistrées dans le département de Mbour.

Dans le même sillage, elle a annoncé que le nombre de communes touché par cette stratégie est passé de 3 à 11 communes prévues dans le programme d’Acces pour 2025. Mettant l’accent sur les avantages, la chargée de programme à Acces a fait savoir que la calebasse de solidarité a permis aux femmes de contracter du crédit solidaire pour régler certains problèmes liés à la santé, l’éducation, à la nourriture…

Aussi les femmes membres bénéficient des formations dans les domaines de la transformation des fruits et légumes, de la ‘’savonisation’’, de la farine améliorée. Dans la même lancée, Mme Youm a laissé entendre que dans la zone d’intervention d’Acces, il y’a plus de 3700 membres et plus de 72 millions F Cfa dans les caisses des calebasses de solidarité. Et a-t-elle annoncé que dans le programme de 2025, trois communes à savoir les communes de Nguékhokh, Ngueniène et Diamniadio seront intégrées et ce qui fera un total de 11 communes pour ce programme.

Pour sa part, la représente de la coordination nationale  » Carême-Suisse », Mme Fatou Guéye Seck, a rappelé que le programme de lutte contre la soudure et le surendettement au Sénégal a facilité la mise en place dans les 13 régions 2500 calebasses de solidarité pour plus de 80. 000 membres dont 95% de femmes.

Selon elle, ces 2500 calebasses de solidarité ont dans leurs caisses 997 millionsF Cfa. Mme Seck est d’avis que les avantages de cette stratégie sont nombreux, signalant que la lutte contre la pauvreté est bien une réalité sur le terrain en termes d’économie locale et d’économie solidaire. Le clou de cette journée a été la conférence religieuse animée par l’imam de Dagga, Amadou Faye.

 

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