jeudi, septembre 10, 2026
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Santé: « Mbour mérite d’avoir un hôpital de référence », selon le président du conseil départemental Saliou Samb

Le département de Mbour connaît une démographie galopante. Aussi, cette circonscription administrative est perçue comme étant une zone accidentogéne. Ce qui a amené le président du conseil départemental de Mbour, Saliou Samb, à dire haut et fort que Mbour mérite un hôpital de référence voire un hôpital de niveau 3.

Le président Saliou Samb qui porte ce combat depuis 2018 est d’avis que Mbour est devenu un département multidimensionnel où toutes les politiques publiques convergent. Selon lui, doter Mbour d’un hôpital de niveau est la moindre des choses pour prendre en charge les victimes des événements malheureux comme les accidents. « Mbour est un département en constante évolution. C’est pourquoi nous ne cesserons de clamer haut et fort que Mbour mérite un hôpital de niveau 3 », a-t-il laissé entendre.

Dans la même foulée le président du conseil départemental a lancé un vibrant appel au président de la république, Bassirou Diomaye Diakhar Faye au premier ministre et au ministre de la santé pour que Mbour soit doté d’un hôpital de niveau 3. Selon Saliou Samb, un terrain de 10 ha situé à Keur Balla a été gracieusement offert par le maire de Malicounda pour abriter cet établissement sanitaire. « Les études ont été lancées et même des financements ont été approuvés par le ministère des finances mais ce n’est pas encore effectif », a-t-il soutenu.

Pour Saliou Samb, tous les fils de ce département doivent porter ce projet pourque Mbour puisse avoir un hôpital de niveau3. « Nous sommes au 21e siècle. Il est temps que Mbour, un département aussi important, soit doté d’un hôpital de référence pour prendre en charge toutes les pathologies « , a-t-il conclu.

Oumar Ngatty Ba

Conseils départementaux du Sénégal: les présidents plaident pour la mise en place d’une fiscalité dédiée aux départements 

Les rideaux sont tombés, mercredi, sur les travaux de l’assemblée générale annuelle de l’association des présidents de conseils départementaux du Sénégal (ADS) organisée à Somone.

Par Oumar Ngatty Ba

Cette assemblée générale ayant pour thème: « Le repositionnement des départements dans le cadre de la mise en place des pôles territoires » qui coïncide avec le 10ème anniversaire de l’ADS a revêtu un caractère international avec la participation à ces assises d’une importante délégation italienne conduite par la présidente de la province de Cosenza (Région de Calabria), Mme Rosaria Succurro.

Après deux jours de travaux axés autour de deux thématiques à savoir le repositionnement des départements en perspective de la mise en place des pôles territoires et aussi sur les enjeux de la gouvernance locale et de la coopération décentralisée, les présidents de conseils départementaux se sont quittés sur une note de satisfaction et d’espoir.

Ces deux panels ont permis à ces présidents de dresser un certain nombre de recommandations concrètes qui seront compilées dans un rapport que l’ADS va remettre au ministère de tutelle. Faisant le point à l’issue de la rencontre, le président de l’ADS, Ahmet Bengeloune, président du conseil départemental de Kaolack, a tenu d’abord à remercier le ministre de tutelle, les présidents des départements, les partenaires techniques et financiers, les experts pour leur disponibilité et leur participation.

Aussi, a-t-il souligné que les présidents ont voté à l’unanimité les rapports d’activités et financiers avant de plébisciter le projet de budget de 2025 qui tourne autour de 243 millions FCfa. Mettant l’accent sur les recommandations, le président Bengeloune a insisté sur l’importance des départements pour la réussite des pôles territoires, le renforcement des moyens des départements (humains, financiers, matériels).

Dans le même sillage, le président de l’ADS a plaidé pour la mise en place d’une fiscalité dédiée aux départements, le renforcement du budget consolidé d’investissement (BCI). Aussi, le président Bengeloune a fait savoir que les présidents souhaitent l’élargissement des compétences des départements. Après avoir évoqué une question liée au statut de l’élu local, a-t-il ajouté, ces derniers souhaitent également la mise en place d’un programme de construction de sièges de conseils départementaux.

De plus, ont-ils tous mis l’accent sur l’importance de la coopération décentralisée qui constitue une bouffée d’oxygène pour un certain nombre de départements. Selon le président Bengeloune, la présence de la délégation de la province de Cosenza qui est en relation avec le département de Kaolack œuvre de belles perspectives pour les autres départements. Le département de Mbour a abrité cette assemblée générale de l’ADS et son président Saliou Samb n’a pas caché sa satisfaction.

Après avoir souligné l’importance du thème, le président du conseil départemental de Mbour a fait noter que « la réforme engagée par les nouvelles autorités étatiques à travers la vision Sénégal 2050 nous projette dans une nouvelle ère de développement où la logique de pôles territoire remplace de la décentralisation ». Dans cette nouvelle vision, M. Saliou Samb a soutenu que dans cette nouvelle vision, le département n’est pas un acteur périphérique mais un acteur central. « Il nous appartient à nous présidents de conseils départementaux d’affirmer cette centralité », selon Saliou Samb.

Après avoir mis l’accent sur les enjeux (aménagement du territoire, planification, proximité, mobilisation), le président Saliou Saliou est d’avis que le conseil départemental doit devenir un acteur de convergence capable de porter des projets structurants à l’échelle du pôle, de mobiliser des financements, d’accompagner les communes dans la structuration de leurs actions et de dialoguer avec l’Etat comme avec les partenaires techniques. « Pour cela, nous devons nous outiller, nous former, renforcer nos capacités institutionnelles, techniques, humains. C’est précisément ce que l’ADS nous offre à travers cette assemblée générale », a-t-il enfin dit.

 

Plan budgétaire: Trump prévoit la fermeture de l’ambassade des États-Unis en Gambie

L’administration Trump prévoit de réduire de près de moitié le budget du Département d’État américain pour l’exercice 2026, le faisant passer de 54,4 milliards de dollars à 28,4 milliards de dollars. Les coupes proposées comprennent une réduction drastique de l’aide étrangère et la fermeture de près de 30 missions diplomatiques américaines, dont l’ambassade des États-Unis en Gambie.

Ce plan s’inscrit dans une politique plus large de réduction des dépenses publiques et de réduction de la présence internationale des États-Unis, ce qui pourrait affecter considérablement des pays comme la Gambie, qui bénéficient du soutien diplomatique et du développement des États-Unis.

 Fnw

Club des Plus belles baies du monde: Le 20e Congrès prévu en décembre 2026 au Sénégal

Fatick: La 20e édition du Congrès des plus belles baies du monde aura lieu en 2026 dans la région de Fatick. Précisément dans la première quinzaine du mois de décembre comme l’a annoncé dimanche 13 avril 2025, Mr Louis Thébault, le président de l’association mondiale par ailleurs maire de sa commune dans la baie du Mont-Saint-Michel en France.

Mr Louis Thébault a donc saisi l’occasion de cette première réunion du comité technique d’organisation de ce prochain rendez-vous du club des Plus belles baies du monde au Sénégal, pour lever ce coin du voile. Une rencontre présidée par le doyen Abdoulaye Sene, ancien président du défunt Conseil régional de Fatick. Cette région qui a eu à abriter le congrès de 2011 du club des Plus belles baies du monde et qui va encore, une quinzaine d’années après, jour pour jour, accueillir le congrès de cette prestigieuse organisation mondiale riche d’un peu plus d’une quarantaine de baies à travers le monde.

L’occasion a donc été donnée au Président Louis Thébault de lancer officiellement les activités préparatoires à travers cette première rencontre du comité technique d’organisation. Tout en indiquant les grandes orientations relativement aux activités qui marqueront cette édition. Laquelle, selon le président de l’association mondiale des plus belles baies du monde, « un accent particulier sera mis sur la jeunesse, la biodiversité et le changement climatique ».

Ainsi, le Président de seance, Mr Abdoulaye Sene a noté pour s’en féliciter, l’importance de cette rencontre préliminaire qui a permis de mobiliser tous les acteurs touristiques et de la chaine de valeur, les collectivités territoriales dont les deux conseils départementaux de Fatick et de Foundiougne, l’université du Sine Saloum, entre autres en vue d’une bonne préparation de ce 20e congrès du club des plus belles baies du monde.

Mr Abdoulaye Sène a aussi souligné, cette opportunité d’accueil pour la région de Fatick à travers la participation de sa baie du Sine Saloum dans le club des plus belles baies du monde. Une organisation qui a pour vocation de protéger, d’aménager les baies en intégrant à la fois les potentialités touristiques, celles qui sont liées à la biodiversité, mais également à l’économie locale et à la promotion de la culture.

C’est pourquoi, a indiqué le Président Abdoulaye Sène, « l’organisation par notre pays pour la deuxième fois de ce congrès qui est mondial nous a donné l’occasion aujourd’hui d’esquisser les contours de ce que devrait être ce congrès. Tout en identifiant également nos ambitions pour le forum, les ambitions du bureau global, ce qui concerne l’ensemble des baies du monde, mais aussi nous avons essayé d’identifier nos ambitions locales, les spécificités à mettre en avant ».

Ainsi, un cadrage a été discuté et les lignes du programme esquissées. Ce qui a permis selon Mr Abdoulaye Sène, « à la fois de faire un focus sur la baie du Sine Saloum et toutes ses potentialités, mais aussi saisir cette opportunité pour intégrer la baie de Ngor dans le dispositif global du club ».

M. Sène estime que, « c’est aussi de saisir l’occasion pour interagir avec la communauté internationale, afin que la protection et l’aménagement des baies soient une pièce maîtresse dans la bonne articulation des grands agendas du monde, qui sont notamment le climat, la biodiversité, mais aussi de la solidarité en termes de développement économique inclusif ».

Une ébauche de ce que devrait être le comité d’organisation a fait l’objet d’une discussion à travers selon Abdoulaye Sène, « l’identification des acteurs, le format du comité, son plan d’action, bref nous avons discuté de l’esquisse du programme comme je l’ai indiqué, nous avons également essayé de répartir les rôles entre les collectivités territoriales, entre le monde du tourisme, entre les organismes qui s’occupent de la jeunesse, entre autres ».

Le volet de la jeunesse qui sera extrêmement important, un rôle a été confié à l’université dans ce sens et il y a également les acteurs économiques et à la société civile qui seront tous impliqués. L’ancien président du défunt Conseil régional de Fatick a ainsi souligné l’impératif d’avoir vraiment une démarche la plus inclusive et la plus ouverte possible. Et que, selon lui, « dans les prochains jours, avec les orientations qu’on va recueillir des autorités gouvernementales, l’état central, le ministère de l’environnement, du tourisme, etc., avec l’engagement également du niveau régional, le gouverneur, nous allons maintenant commencer le travail opérationnel de préparation et nous comptons sur toutes les parties prenantes, notamment d’ailleurs le monde de la communication, pour anticiper la bonne préparation de ce grand événement qui doit être une réussite pour le Sénégal et pour le monde entier ».

Le président Abdoulaye Sène s’est ainsi félicité du niveau d’implication des acteurs qui ont pris part à la rencontre avec un sentiment de beaucoup de satisfaction, un engagement spontané, mais un engagement très fort de tous les acteurs. Tout comme les collectivités territoriales, qui étaient très attendues, ont clairement exprimé leur engagement et leur volonté de jouer pleinement leur rôle, que ce soit le conseil départemental, le fonds vert climat, les maires également ainsi que toutes les instances impliquées qui ont pris les engagements qui selon le président de séance, « tout cela me rassure sur le fait que nous optimistes d’être à la hauteur de cet événement ».

Le Directeur exécutif du club des Plus belles baies du monde, le Sénégalais Issa Barro a manifesté sa satisfaction pour la mobilisation des acteurs autour de ce projet dont la réussite dépendra de l’engagement de toutes les parties prenantes.

Mohamadou SAGNE

Louis Thébault, président du Club des Plus belles baies du monde: « Notre visite au Sénégal était double »

En marge de leur séjour au Sénégal, dans la période du 11 au 14 avril 2025, le Président Mr Louis Thébault, a laissé entendre que la visite de la délégation du Club des Plus belles baies du monde, « était double ».

En ce sens, a-t-il souligné, « qu’il fallait d’abord visiter la baie de Ngor dans la région de Dakar qui a déposé sa candidature pour intégrer l’association des plus belles baies du monde. Nous y étions donc toute la journée du vendredi 11 pour nous rendre compte de visu de l’état de cette baie. Et en deuxième lieu, nous avons saisi l’occasion pour lancer l’organisation du 20e congrès des plus belles baies du monde qui se tiendra en 2026 ici même au Sénégal et en particulier dans le Sine Saloum ».

Louis Thébault, par ailleurs maire de la commune de Mont-Saint-Michel en France dont la baie est membre du club de souligner, « qu’en marge du prochain congrès, nous avons tenu première réunion de lancement préparatoire pour organiser les différents comités politiques, techniques et les comités administratifs de façon à préparer ce congrès de fin d’année 2026. Et dont les objectifs sont de trois ordres. C’est de travailler sur la jeunesse que nous comptons intégrer au sein de l’association des plus belles baies du monde. C’est pourquoi, nous souhaitons qu’il y ait une forte implication de cette frange jeune dans la baie du Sine Saloum ».

Mr THEBAULT évoque également le secteur du tourisme compte tenu de son importance pour ne pas dire le contraire au niveau de la baie du Sine-Saloum. Ce secteur devrait selon lui, « constituer un carrefour d’échanges puisque les plus belles baies du monde sont un carrefour d’échanges ce qui donnera l’occasion de traiter du sur- tourisme que des spécificités ou des difficultés de certaines baies pour organiser le tourisme. Ce qui est important et ce sera aussi une des thématiques importantes de notre congrès ».

Par ailleurs, le président du club des Plus belles baies du monde ne manque pas souligner le troisième axe à travers une thématique si chère aux responsables des belles baies du monde. « Il s’agit du secteur de l’environnement, mais également de la biodiversité et le changement climatique pour lesquels effectivement nous allons y travailler au Sine Saloum où nous avons nos partenaires que sont les universitaires. Nous allons dans la dynamique nous rendre ensemble directement sur le terrain rencontrer ces universitaires qui vont nous expliquer comment fonctionne l’écosystème du Sine Saloum, voir comment on peut adapter tous ces micro- climats au changement climatique ».

Donc, un défi que les clubs des belles baies du monde s’est lancé sans rien imposer mais à travers des travers des échanges entre les différentes parties prenantes particulièrement les populations chacune avec ses propres idées et ses expériences. « L’association des plus belles baies du monde se nourrit de ces échanges entre tous et chacun et des expériences. Alors ce défi il est là mais c’est un défi qui va être de renvoyer à tout le monde », a laissé entendre le président THEBAULT.

Il a saisi l’occasion pour lancer un appel aux autorités sénégalaises à s’impliquer dans cette organisation. Laquelle d’ailleurs sera l’occasion de se rendre compte que l’association des plus belles baies du monde compte au Sénégal deux baies maintenant et qu’il faudra défendre au plan international. En mettant surtout en avant les écosystèmes, la biodiversité, la culture, l’économie et en particulier l’économie touristique de tout le Sénégal.

M. SAGNE

«Ousmane Sonko, tes intimidations ne passeront pas»- Par Mouhamadou Lamine Massaly

Ce lundi matin, 14 avril 2025, les Sénégalais ont eu droit à un show digne du président du Pastef, à l’Assemblée nationale. Le président des Patriotes africains pour le travail, l’éthique et la fraternité (Pastef), s’est dans un « one man show », comme il a l’habitude de le faire, s’est défoulé comme pas possible.

Il s’énerve. Il s’emporte. Il outrage même alors qu’il occupe une place délicate qui devrait l’amener à plus de retenue. La réaction qu’il a servie est l’expression d’une arrogance et d’un dédain préjudiciable. Ces menaces ne passeront pas. Ces propos puérils et graves pour un chef de gouvernement, c’est surtout la preuve que cet homme ne prend pas la mesure des responsabilités qui l’incombent.

Parlant de Napoléon Bonaparte qui a transformé la République française en royaume par la restauration de l’Empire, Victor Hugo mettait en garde en ces termes «  Avec vous, on s’attable au pouvoir et on mange le pays, c’est ainsi qu’un filou devient un homme d’Etat ».

Cette attaque hugolienne a amené un frère de Napoléon à remettre sa démission pour ne point faire partie de ceux qui, parce que leur père, oncle, ou frère est au pouvoir, s’engagent à ses côtés pour régner par la mitre et le hausse col.

Avec ce comportement indigne d’un Premier ministre, l’espoir a disparu pour ce régime. Il s’agit d’un gouvernement incompétent et inélégant qui veut faire de la manipulation une arme de distraction massive. Nous avons tous un devoir et une responsabilité de sauver le Sénégal. Sonko occupe une responsabilité politique ostentatoire. Se sentant diffamé, il peut décider d’ester en justice. C’est sont droit, son honneur étant atteint. Mais menacer les gens n’ébranle pas le Sénégal. Elle ne fait pas piaffer les citoyens. Avoir conséquemment une réaction impulsive et impétueuse rend susceptible.

Mais quand on est touché par le goût du pouvoir et de l’avoir, on évolue en homme méconnaissable, se mettant à incommoder la Nation et la classe politique. Notre PM, arrivé au Pouvoir est devenu irascible et atrabilaire, avec une spirale de bourdes qui importune le peuple et même ses propres militants.

Les plus vils, les plus abjects et les plus arrogants du champ politique sont devenus des auxiliaires de son régime. Et il ne leur suffit pas de tenir des propos altiers et condescendants. Ils vont jusqu’à convoquer le nom de la Première Dame dans la gouvernance institutionnelle sans jamais être rappelés à l’ordre ou sanctionnés.

Ces nombreux impaires créent au Sénégal des clivages manifestes dans l’aire sociale, dans le champ religieux et dans l’espace politique et même dans certains organes de presse, autrefois objectifs et impartiaux, le régime ne cessant de fomenter des coups et des contrecoups, afin de diviser pour régner.

Mais tant qu’il occupe encore ses fonctions, il fera l’objet de toutes sortes d’attaques et d’accusations. Ainsi est le jeu politique sénégalais. C’est un fait et on ne peut rien contre ce fait.

NB: Nous n’avons aucune leçon de morale à recevoir de vous. C’est vous et vos affidés qui ont inauguré l’ère des insultes envers les magistrats, les Forces de défense et de sécurité, bref les institutions de la République.

Mouhamadou Lamine Massaly

Président du parti Union pour une Nouvelle République (UNR)

Visite d’inspection au Sénégal: La baie de Ngor parmi les 42 plus belles au monde

Par Ch. Seck NDONG

En prélude du 20ᵉ Congrès mondial du club des Plus belles Baies du Monde prévu au Sénégal en 2026, une mission d’inspection a effectué, ce vendredi, une visite de la baie de Ngor à l’effet d’examiner son éligibilité au sein de la prestigieuse organisation.

En effet, une importante délégation, avec à sa tête le président Louis Thébaulit de l’Association des Plus belles Baies du Monde, le maire de Ngor et son équipe municipale, a sillonné la baie et l’ile de Ngor, «un site superbe, fantastique».

Comme il le dit souvent, «les Baies ce ne sont pas seulement des cartes postales. C’est une vie, une activité humaine, culturelle, touristique et aussi l’adhésion de la population». Le président Louis Thébault de l’Association des Plus belles Baies du Monde, qui regroupe 42 baies à travers le monde, a attesté que si les gens n’adhèrent pas au projet d’une mairie, celle-ci ne pourra pas toute seule. «Aujourd’hui, on se rend compte que la baie c’est vraiment le cœur du village et l’adhésion de tout le monde. C’est très important», a-t-il souligné.

En outre, le maire de Ngor, Maguèye Ndiaye, a remercié la délégation de l’association des Plus belles Baies du Monde «d’avoir accepté notre demande d’adhésion et d’être venue pour l’inspection». En décidant de vouloir adhérer à cette association son objectif était d’apprendre et d’avoir l’expérience des autres ; ce qui se fait de bien ailleurs. «Pour apprendre et dupliquer sur notre Baie».

Par ailleurs l’édile de Ngor a fait état du rôle de trait-d’union que la Baie de Ngor joue entre les populations. Pour lui, il est important de pouvoir regénérer «ce qui nous a toujours liés, aménager et inviter les gens à en prendre soin. C’était l’objectif de l’adhésion. Comme je l’ai, et le président l’a répété, l’objectif c’est vraiment de faire adhérer tout le monde à cette cause qui est noble. Et, pour nous de la mairie également d’apprendre et de voir des aménagements qui sont faits ailleurs pour pouvoir les dupliquer. Il s’agit de maintenir l’activité économique, la vie sociale, tout en aménageant de manière moderne, plus pratique, et optimiser l’utilisation de l’espace pour permettre à tout un chacun de continuer à bénéficier et à profiter de la Baie».

Aussi, M. Bruno Bodard, cofondateur de l’organisation les Plus belles Baies du Monde et futur président après M. Louis Thébault, a poursuivi: «nous avons voté, lors de notre dernier congrès à l’Assemblée générale au Maroc à Dahla, pour accepter la candidature de Ngor comme possible futur membre des Plus belles Baies du Monde. C’est dans le cadre de cette démarche que les dirigeants de ladite organisation ont visité la baie pour s’assurer que l’endroit est superbe et qu’il y a une volonté d’un travail environnemental». M. Bodard a pu dire à priori : «on est particulièrement séduit à la fois par la beauté du site, la valeur du site, le travail commun entre la municipalité, les associations. On est particulièrement impressionné».

A son tour, M. Issa Barro délégué de la Baie du Sine Saloum, Directeur général de l’association des Plus belles Baie du Monde, a révélé que c’est la Baie du Sine Saloum qui a parrainé la Baie de Ngor pour présenter sa candidature et être la deuxième Baie Sénégalaise classée parmi les Plus belles Baies du Monde.  En visite technique, il nourrit beaucoup d’espoir après avoir constaté l’engagement de la mairie, celui de la population, et l’environnement qui a rassuré les visiteurs.

La suite, ajoute M. Thébault, la délégation va faire son rapport. Elle va le présenter au bureau de l’association mondiale des Plus belles Baie du Monde et lors du prochain congrès qui va se dérouler au Canada, à l’automne prochain, le diplôme officiel sera remis à la Baie de Ngor «en fonction bien évidemment de notre décision».

La délégation a fait le tour de la baie à pied avant d’effectuer la traversée, pour se rendre sur l’île. M. Thébault dit avoir ressenti une détermination de la mairie à protéger la baie mais également une profonde volonté de la population de vouloir vivre et de continuer à protéger «cette magnifique baie qui est au cœur du village». Il a ainsi loué cette volonté de tous les acteurs touristiques, économiques, associatifs, culturels, qui, ont un même objectif. Il s’agit pour lui de pouvoir continuer à offrir aux gens des conditions très agréables mais également un développement durablement.

Salon International des Inventions de Genève: 10 inventeurs sénégalais primés

Le Sénégal a brillé à la 50e édition du prestigieux Salon international des inventions de Genève, tenue du 9 au 13 avril 2025.

Sur 12 inventeurs représentant notre pays, 10 ont décroché des médailles, dont : •5 médailles d’or (4 avec les félicitations du jury), •1 médaille d’argent, •4 médailles de bronze, •et un trophée d’honneur décerné à la délégation par la Fédération française des inventeurs.

Les inventions primées touchent des domaines clés: santé, énergies renouvelables, transformation agroalimentaire, recyclage, mobilité, etc.

Le Ministre de l’Enseignement supérieur a salué cette belle performance, fruit d’une vision claire : faire de l’innovation un levier de développement, portée par le Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko.

Une preuve que le génie sénégalais est bien vivant et que nos solutions locales peuvent rayonner à l’international !

#InnovationSénégalaise #Genève2025 #FiertéNationale#ScienceEtDéveloppement

Rappel à Dieu du Khalife Général des Layènes: Une figure emblématique de l’islam vient de nous quitter

Un soufi accompli, un érudit respecté de la Oummah islamique.

Humble et discret, mais d’une efficacité remarquable dans sa mission spirituelle, il incarnait les valeurs de l’islam en parfaite harmonie avec les enseignements du vénéré Seydina Limamou Laye, guide spirituel de la communauté Layène.

Au nom des populations du Sine et à mon nom propre, je présente mes condoléances, les plus sincères, à Yoff, à toute la communauté Layène et à la collectivité Léboue dans son ensemble.

Qu’Allah, dans Sa miséricorde infinie, lui accorde une place de choix au Paradis céleste.

 Maa Sinig Niokhobaye Diouf Fatou DIENE

Tournée du Dg de la SAED à Matam et Bakel: Une campagne agricole qui démarre sous de bons auspices

Le Directeur General de la SAED a été l’hôte des régions de Matam et Tambacounda ce mardi. Alassane Bâ a visité les périmètres irrigués villageois pour faire le suivi de la campagne de contre saison chaude et les aménagements et infrastructures hydroagricoles réalisés dans les zones. Il se dit satisfait et compter redynamiser les aménagements pour que les paysans aient de bons rendements.

Les producteurs de la vallée opérant dans les régions de Matam et de Tambacounda gardent encore en mémoire les récentes inondations ayant compromis leur campagne agricole de contre saison. Tous les champs avaient été envahis par les eaux en furie et c’est dans cette optique que le Directeur General de la Société d’Aménagement et d’exploitation du Delta du fleuve Sénégal (SAED), Alassane Bâ a effectué une tournée hier mardi 8 Avril dans ces régions pour échanger avec les producteurs. Ces zones étaient fortement secouées par les inondations qui ont impacte sur la campagne de contre saison froide chez les producteurs de riz et de maïs.

Une visite qui a débuté par le casier de Horkadiere dans le département de Kanel ou Alassane Ba se dit rassure du bon démarrage de la campagne agricole. Les épis de maïs et les repiquages de riz sont en bonne voie de développement.

La solarisation, l’installation de panneaux solaires dans les champs, dans le but de réduire le coût de l’électricité – n’est effective qu’à Orkadiéré et à Kobilo, selon Alassane Bâ.

‘’Notre objectif est d’arriver à la solarisation universelle. Cela permettra de diminuer de près de 40 % les factures d’électricité’’, a-t-il dit.

La solarisation a couvert l’ensemble des besoins énergétiques, entrainant ainsi une réduction de 54% des charges du coup hydraulique. Et concernant l’effet social, elle a permis une hausse de l’intensité culturale de 0,62 point, traduisant une augmentation de la productivité des terres grâce a la double culture et à la diversification ainsi qu’une amélioration des revenus des producteurs.

Toujours dans le même ordre d’idées, le Directeur de la SAED se dit satisfait de l’accueil qui a été réservé à lui et sa délégation. ‘’Des intrants ont été mis à la disposition des producteurs pour leur faciliter la tâche pour la campagne. Nous avons également note une augmentation de 700 hectares au niveau du secteur qui pourrait améliorer les rendements » a dit le Directeur General de la SAED.

Par ailleurs, Alassane Ba se dit sensible aux doléances formulées par les producteurs qui sont souvent confrontés à des problèmes liés à l’engrais. « Il ne sert à rien de produire pour avoir des rendements faibles. Les cultures doivent être protégées pour avoir des rendements importants et contribuer à la sécurité alimentaire. Nous allons travailler à augmenter les superficies attributaires » a ajoute Monsieur Ba.

Pour rappel, au niveau de Horkadiere, les terres ont été bien aménagées et chaque famille dispose d’une parcelle de 0,25 hectare. Une superficie jugée assez faible chez les producteurs car n’arrivant pas à régler tous leurs besoins. Pour le Président des producteurs de la zone il faut augmenter le nombre d’aménagements pour régler définitivement les problèmes des paysans.

«Nous avons suffisamment de terres et le fleuve est la ; dont il faut réhabiliter les aménagements et les canaux d’irrigation pour faciliter l’accès de l’eau. Nous dépendons de cette agriculture car c’est notre seule source de revenue qui nous permet de nourrir nos familles » dixit Mamoudou Mbegnouga.

Le directeur s’est également rendu à Hamady Hounare aux bords du Djoulol ou les paysans ont déjà récolte le maïs et sont déjà en pleine campagne rizicole. Les champs de riz s’étendent à perte de vue et les paysans s’attardent à enlever les mauvaises herbes et à tuer les chenilles qui sont néfastes aux cultures. Là aussi, les producteurs ont lancé un appel à l’état pour l’octroi de produits et lutter ainsi contre les oiseaux granivores et autres insectes. « Les cultures ont grandi mais nous ne sommes pas à l’abri des chenilles et autres prédateurs qui nous perturbent. Les attaques de ces insectes pourraient réduire drastiquement les rendements et se serait peine perdue » lance Abou Diaw.

A Matam, le problème majeur des producteurs est lié au démarrage de la campagne. Contrairement aux paysans de Kanel, certains casiers de Matam ne sont toujours pas repiqués. Ces lenteurs sont dues à des problèmes de moyens surtout les intrants. Pour Cheikh Gueye Président des producteurs de la commune, ‘’pour certains, il se pose un problème d’engrais c’est-à-dire l’urée car ils n’ont pas de crédit mais sinon nous avons bien démarré la campagne et tout se passe bien’’.

 Une hausse des surfaces emblavées de riz et mais dans la région de Matam

A Kobillo dans le Bossea, le Directeur General de la SAED se dit très satisfait du démarrage de la campagne agricole. Déjà la campagne de contre saison froide a connu de bons rendements avec les récoltes du maïs. Celle de la contre saison froide a démarré sous de bonnes hospices et l’avenir reste radieux chez bon nombre de producteurs de cette partie nord du département de Matam.

A en croire Mamoudou Kane Président de l’Union Régionale des producteurs de Matam, ‘’tout se passe comme ils l’avaient souhaité’’. Il a tout de même salue les efforts consentis par le gouvernement pour satisfaire les producteurs qui comptent beaucoup sur les retombées de la campagne agricole.

Force est de constater que les superficies emblavées pour les prochaines cultures de riz et de maïs sont plus importantes que les précédentes, en raison du soutien fourni par l’État aux producteurs victimes des inondations causées par le débordement du fleuve Sénégal en 2024. C’est d’ailleurs en ce sens que de grandes avancées ont été notées pour la contre-saison froide de maïs, avec 1 100 hectares cultivés, contre 400 l’année dernière. Pour la contre-saison chaude de riz, les superficies sont passées de 1 600 à presque 3 000 hectares selon des sources de la SAED.

‘’Cette hausse des surfaces emblavées pour la culture du riz et du maïs est le résultat du soutien que l’État a fourni aux producteurs victimes des inondations de l’année dernière’’ a souligné Monsieur Ba.

Ces données montrent qu’il y a [un] regain d’intérêt pour l’agriculture, ici, dans la région de Matam. Si les producteurs continuent de protéger les cultures, Matam va contribuer de manière significative à l’atteinte de la souveraineté alimentaire du pays, surtout qu’une bonne partie de la récolte est vendue sur le terrain.

Avant de prendre conges des producteurs de Matam, le Directeur General de la SAED se dit satisfait du bon déroulement de la campagne agricole dans la vallée. « Les paysans ont été victimes des conséquences des crues qui ont impacte sur les cultures. Un programme de résilience a été mis en place par le gouvernement avec l’appui en intrants de qualité pour leur venir en aide. Pour le riz, le nombre d’hectares passe de 1600 la saison passée à 2800.

Cela montre qu’il ya un engouement réel pour les campagnes agricoles aussi bien pour la contre saison froide que pour la contre saison chaude » a souligne Alassane Ba.

Les producteurs espèrent de bonnes récoltes surtout que cette année, les semences, les engrais et d’autres intrants agricoles ont également été offerts gracieusement aux producteurs pour leur permettre de bien démarrer la campagne agricole.

Par Amadou Issa KANE

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