Par Ch. Seck NDONG
Les acteurs de la pêche, notamment les pêcheurs artisanaux sont à couteaux après les propos tenus à l’assemblée nationale par Dr Fatou Diouf, ministre des Pêches, des infrastructures maritimes et portuaires. C’est à propos de l’interdiction de l’utilisation des monofilaments. Dr Fatou Diouf a reçu de nombreuses critiques. Mais elle est bénie à Yoff, Ngor, Ouakam et Soumbédioun.
Les pêcheurs de Yoff, Ngor, Ouakam et Soumbédioun rament à contre-courant de nombreux pêcheurs artisanaux, qui ont fait des sorties musclées contre le ministre des Pêches, des infrastructures maritimes et portuaires. Ils dénoncent avec vigueur la volonté de la tutelle d’interdire les monofilaments. Lots d’une rencontre tenue hier au quai de Pêche de Yoff, des acteurs de la pêche de Yoff, de Ngor, de Ouakam et de Soumbédioun ont dit tout leur soutien au ministre Dr Fatou Diouf.
«La Dame de fer a dépoussiéré une loi longtemps gardée dans les tiroirs. Elle a fait preuve de courage et d’abnégation. Depuis 30 ans aucun ministre n’a osé parler des monofilaments car il y’a un groupuscule de pêcheurs qui l’utilisent. Ils ont toujours menacé le ministre des pêches qui voulait en finir avec les monofilaments. Que le ministre sache que nous sommes de tout cœur avec lui. Nous la soutenons fermement » a soutenu Omar Ndoye coordonnateur des chaînes tournantes de Yoff.
A l’en croire, aucun pêcheur sénégalais n’ose utiliser les monofilaments en Mauritanie. « Alors pourquoi, ils le font ici au Sénégal. Il est temps que le secteur de la pêche soit réglementé. Il y va de l’intérêt des pêcheurs, des populations et des autorités. Nous demandons au Président de la République Bassirou Diomaye Faye et son premier ministre Ousmane Sonko à soutenir Dr Fatou Diouf. En tous nous, nous sommes avec elle» a ajouté Omar Ndoye.
Mamadou Niang Diallo acteur professionnel de la pêche à Ouakam de renchérir ceci : « Le code de la pêche interdit la pêche avec les monofilaments. Aujourd’hui les pêcheurs souffrent à cause des monofilaments qui ont fini de détruire la mer. Le ministre Dr Fatou Diouf n’a fait que dire la loi. Donc il n’y a pas de fouetter un chat», a martelé M Diallo. Pour lui, le ministre Dr Fatou Diouf est à encourager. Selon Alassane Guèye chargé des conflits des fréé de Ngor, le ministre Dr Fatou Diouf n’a fait que dépoussiéré une loi qui existe depuis des décennies.
«Le ministre a trouvé ici cette loi du code de la pêche qui interdit les monofilaments. Elle n’a fait que la sortir des tiroirs. Tous les acteurs de la pêche savent que les monofilaments détruisent la ressource halieutique. L’interdiction des monofilaments est devenue une urgence » a indiqué Alassane Guèye chargé des conflits des fréé de Ngor. «Nous exigeons l’interdiction immédiate des mono-filaments», a martelé Alassane Guèye. Selon ce membre de la fédération de pêche sportive, aujourd’hui, même les touristes sportifs ont fui le Sénégal à cause des monofilaments.
Cheikh Tidiane Gningue de Yoff salue le courage de Dr Fatou Diouf qui dit-il, a soulevé un problème que ses prédécesseurs n’ont jamais osé aborder. «Nous invitons Mme le Ministre des Pêches, des infrastructures maritimes et portuaires à ne pas céder aux menaces. Nous la soutenons entièrement. Les monofilaments doivent être interdits dans la pêche » a-t-il cogné. A l’en croire, « l’heure est Jub Jubbeul Jubanti dans le secteur de la pêche » a souligné Omar Ndoye coordonnateur de l’association des chaînes tournantes de Yoff.





Il s’agit là de mettre l’accent sur les structures d’accueil, la motivation des personnels, la disponibilité en ambulance, matériels et autres intrants nécessaires dans la prise en charge de la santé de la mère et de l’enfant. « Il faut que les autorités nous mettent dans de meilleures conditions de travail » a insisté l’infirmier chef de poste Abdoulaye Dabo, qui nous confie également qu’il peut arriver des moments cruciaux où nous n’arrivons pas à évacuer des malades sur Ziguinchor.
« Dans ce déploiement pour la santé de la mère et de l’enfant, nous avons avec bonheur les concours fort appréciables des ‘’Badiénou gokh’’ et des jeunes pour impulser la planification familiale », précise l’infirmier. Sur ce registre, il souligne « qu’avec la prise de conscience et la pratique des méthodes diverses, il y avait pratiquement plus de réticence. Les résultats ont suivi et les enfants ne tombaient plus malades, donc il y avait moins de dépenses. Pour ce qui est de la structure, on notait une baisse des cas de malnutrition aigüe, une acceptabilité et une adhésion accrue des femmes aux méthodes de la PF.
Dans la même zone se trouve une case de santé précisément à Tamba Coumba qui dépend du poste de santé d’Adéane avec 6.646 habitants. Malgré les difficultés, elle a pu mener des activités de planification et de vaccination. « L’appui de ISMIA a permis de rénover une salle d’une capacité de 12 lits d’hospitalisation répartis en 8 tables de réanimation fonctionnelles et 3 couveuses », nous a fait savoir le Pr Thiam, pédiatre à l’hôpital de la Paix, lors de la deuxième étape de la caravane. Et ceci permet de prendre en charge de nouveaux d’ici et d’autres provenant de diverses localités environnantes.
« La FIPA n’est pas seulement un événement commercial mais, un rendez-vous scientifique, culturel, touristique qui regroupera, cette année, 35 pays africains et d’ailleurs. L’année dernière, on avait la participation de 30 pays mais, pour cette édition 35 pays ont déjà marqué leur accord », a indiqué la présidente de la plate-forme « Baay Sa Waar ».
Mais c’est au cours de vacances au Sénégal qu’un tournant décisif s’est produit. Confrontée à la précarité criante dans laquelle vivent de nombreuses femmes, elle prend conscience de l’urgence d’agir. Forte de son expérience internationale, elle décide de rentrer définitivement au pays en 2018.
Au nom du Directeur Général Waly Diouf Bodian et du staff dirigé par Ndoffène, Sadia Bodian a tenu à féliciter l’ensemble des fédérations présentes. Il a rappelé que cette journée, bien que portée par une structure politique, vise avant tout à venir en aide à toute la population, indépendamment des appartenances partisanes. «Le développement d’un pays passe impérativement par une santé forte. Et aujourd’hui, en parlant de pédiatrie, de médecine générale, de gynécologie et de dépistage, nous participons à sauver des vies », a- t-il déclaré.




Fondé en mars 1975 par les Chefs d’État des pays membres, Le FSA a pour mission de contribuer au développement économique et au progrès social de ses États africains membres, en facilitant l’accès aux ressources financières nécessaires à la réalisation de projets d’investissement et d’activités génératrices de revenus grâce à ses techniques d’intervention éprouvées.


