jeudi, septembre 10, 2026
Accueil Blog Page 91

Keur Massar: des femmes en marche vers l’autonomisation totale

Dans un contexte de vulnérabilité face aux inondations et au manque d’appui social, les femmes de Keur Massar Nord prennent leur destin en main. Grâce au projet «Femme organisée et autonome pour le développement durable et la sécurité alimentaire au Sénégal», piloté par l’association Soxali Djiguène, elles amorcent une transformation profonde de leur condition.

Portée par Fatou Ndoye, coordinatrice du projet, cette initiative s’inscrit dans un programme ambitieux, mêlant autonomisation économique et engagement politique des femmes. En partenariat avec la COSEF (Conseil Sénégalais des Femmes) et le Cadre de concertation des élus de Keur Massar, dirigé par Marie Awe, le projet cible spécifiquement Keur Massar Nord et Sud, deux communes en quête de résilience.

«Nous avons choisi Keur Massar Nord pour son extrême vulnérabilité face au changement climatique. C’est une zone récemment érigée en département, où les femmes manquent cruellement de soutien. Il fallait agir », explique Fatou Ndoye. Parmi les actions phares du projet, des formations en micro-jardinage hors-sol (maraîchage sur table) ont été lancées, pour permettre aux femmes de produire localement malgré les difficultés d’accès à la terre.

En parallèle, des sessions sur l’hygiène et les normes de qualité ont été organisées à l’intention des femmes actives dans la transformation de céréales.« Pour que leurs produits soient compétitifs sur les marchés, il fallait renforcer leurs capacités en hygiène. Une formatrice les a accompagnées pendant trois jours », ajoute la coordonnatrice.

D’un budget modeste de 50 000 euros (environ 32 millions de FCFA), ce projet s’étend sur un an, jusqu’en janvier 2026. Mais ses résultats pourraient bien ouvrir la voie à un déploiement dans d’autres communes. Pour Marie Awe, présidente du cadre de concertation des femmes élues de Keur Massar, «ce projet est l’aboutissement d’un partenariat stratégique avec nos amis espagnols, la COSEF et Soxali Djiguène. Il vise à doter les femmes d’outils concrets pour qu’elles soient compétitives au niveau national et international».

L’objectif final : former des femmes leaders, prêtes à s’impliquer dans la gouvernance locale, et créer une synergie entre GIE et élues locales pour faire entendre la voix des femmes dans les politiques publiques. À Keur Massar, l’autonomisation féminine n’est plus un rêve, c’est une réalité en construction.

Louga: Deux ambulances remises aux postes de santé de Nguidile et Dielerlou

El Hadji Abdou Khadre Djily Lo, maire de Nguidilé, une commune des faubourgs de Louga (nord), a procédé, samedi 03 mai 2025, à la remise de deux ambulances à deux postes de santé. Il s’agit des postes de santé de Nguidile et de Dielerlou Syll.

‘’C’est avec une immense joie et une profonde gratitude que je me tiens devant vous aujourd’hui pour cette cérémonie exceptionnelle. La remise de ces deux ambulances aux postes de santé de Nguidile et Dielerlou Syll marque une étape importante dans notre engagement envers la santé et le bien-être de nos concitoyens’’, a-t-il déclaré lors de la cérémonie de réception.

Elhadj Abdou Khadre Djily Lô a souligné que ‘’ces nouvelles ambulances ont été acquises grâce à une collaboration entre la municipalité, des partenaires techniques et financiers, ainsi que la communauté locale. “Elles permettront de répondre plus efficacement aux urgences médicales et de sauver des vies, en particulier dans les zones rurales où les défis sont nombreux, mais également à renforcer la capacité d’intervention des structures de santé de la commune de Nguidilé’’, a-t-il ajouté.
Par ailleurs, il a invité ‘’les partenaire financiers, le personnel de santé et les habitants de Nguidilé à continuer à travailler ensemble pour bâtir un avenir meilleur pour la localité.

L’adjoint du sous-préfet de l’arrondissement de Mbédienne, Ibra Ndiaye, a salué ‘’les efforts de la municipalité’’, rappelant ‘’les conditions précaires dans lesquelles opéraient les postes de santé avant les travaux de réhabilitation’’. Il a notamment évoqué ‘’la rénovation des salles d’accouchement, d’infirmerie et de pharmacie, ainsi que la satisfaction d’anciennes doléances du personnel soignant’’.
Le représentant du chef de village de Dielerlou, Mor Sylla, a de son côté exprimé ‘’sa reconnaissance’’ au maire, rappelant que ‘’ce dernier avait soutenu le poste de santé bien avant son élection.

Massylla Moustapha Diongue

Pitch Day de CorpsAfrica pour un développement durable: Des jeunes volontaires porteurs de projets connectés à des partenaires

Par Mohamadou SAGNE

Fatick: Ils sont neuf (9) jeunes volontaires à la recherche d’un complément de financement de leurs projets communautaires, à avoir été connectés à des partenaires et autres bailleurs de fonds à Fatick.

Ceci, à travers l’initiative, Pitch Day de CorpsAfrica pour un développement durable organisée jeudi dernier pour la circonstance dans le cadre de son programme au Sénégal. « Ces jeunes qui sont d’ailleurs diplômés de nos universités sont issus de la 8e promotion de volontaires de CorpsAfrica au nombre de 71 cette année à travers le Sénégal », nous a confié la Directrice pays de cette organisation volontariste, Mme Astou Bale Ndiaye.

Elle a indiqué, « qu’à travers ce Pitsh Day, c’est une manière d’inviter les partenaires à se donner la main avec la communauté pour le financement et l’exécution des projets des jeunes qui manifestent l’envie de donner de leur vie au service du Sénégal. Des volontaires qui sont venus des communes de Mbellacadiao, de Niakhar et de Mbam pour présenter leurs projets après sept (7) mois de service auprès des communautés. Lesquelles, les jeunes volontaires les ont écouté et échanger avec elles et en même temps co-créer un projet primaire ».

C’est pour ainsi montrer, selon la Directrice pays de CorpsAfrica, « que la communauté a décidé et que tel projet est une priorité pour permettre d’attirer les partenaires et bailleurs dans leur développement à travers les secteurs ciblés que sont, la pisciculture dans la commune de Mbam, l’agriculture, le maraîchage mais aussi l’élevage dans les deux autres communes ».

Une initiative innovante et stratégique

Ainsi, le Pitsch Day tel qu’il est organisé aujourd’hui par CorpsAfrica constitue, selon la secrétaire générale du Conseil départemental de Fatick, Mme Awa Gnimby Diouf présente à la cérémonie, « une initiative innovante et stratégique qui vise à connecter les jeunes porteurs de projets communautaires à fort impact avec des partenaires et bailleurs sensibles à l’action de proximité ».

Mme Diouf est revenue sur la vision qui fait écho aux défis et priorités du département de Fatick qui, selon elle, « est un territoire certes riche en potentialités, mais confronté à une vulnérabilité structurelle dans plusieurs domaines: dont l’agriculture, la santé, l’éducation, l’environnement, entre autres. D’où, l’action de CorpsAfrica, à travers ses volontaires dans les communes concernées comme Mbam, Niakhar et Mbellacadiao, s’inscrit parfaitement dans une logique de développement communautaire participatif, un axe stratégique qui est également mis en avant par le conseil départemental de Fatick ».

Pour autant, l’idée originale de Pitsch Day selon Mme Astou Bale Ndiaye, la Directrice pays de CorpsAfrica, « c’est vraiment de promouvoir l’engagement citoyen des jeunes et de valoriser les savoirs endogènes des communautés africaines. A travers l’échange interculturel et le dialogue générationnel.

Les jeunes volontaires de CorpsAfrica selon Mme Astou Bale Ndiaye, « font une année d’immersion communautaire dans les zones rurales et réalisent des projets de développement d’impacts durables pour l’autonomisation des communautés vulnérables. Puisque, le volontaire qui devient un leader tout sexes confondus, tout en étant dans la communauté, il forge en même temps d’autres leaders au sein de cette communauté. Pour ainsi préparer son retrait au bout de 11 mois de service, afin de pouvoir laisser la communauté dérouler ses projets en tenant compte de leurs propres initiatives ».

A ce jour, une dizaine de projets sont en cours de traitement et vont de 1 à 4 millions de FCFA.

Mais, il faut noter selon Mme Astou Bale Ndiaye, « c’est une co-création encore une fois qui implique en même les trois parties que sont les bailleurs, la communauté et CorpsAfrica dont l’apport a déjà démarré avec le placement du volontaire dans une communauté, qui lui donne du support pour être sur place, avec une couverture médicale. En plus, nous participons si la communauté donne sa part qui est de 25% dans chaque projet. C’est à ce moment qu’on fait appel aux collectivités et autres partenaires du développement pour compléter le reliquat ».

Les différents projets des volontaires qui ont été présentés devant l’assistance ont fini de convaincre de leur pertinence. Notamment, le projet d3 modernisation d’une unité de transformation au village Sakhao Sérère, présenté par Mlle Florence Édith Marietou Diatta qui demande un complément de financement de 154 700 FCFA pour complément du coût global de 1 174 700 FCFA. CorpsAfrica ayant contribué pour 720 000 FCFA et la communauté 300 000 FCFA.

Au village de Ngouloul Sérère, la volontaire Victoria Wintonya souhaite y installer un jardin communautaire pour renforcer la nutrition dans cette zone. Une initiative salutaire qui vise à lutter  contre l’insécurité alimentaire, le chômage saisonnier et la mauvaise alimentation. Le coût du projet, 2 113 000 FCFA, pour une demande de financement de 873 000 FCFA après une participation communautaire de 520 000 FCFA en plus de la contribution de 720 000 FCFA de CorpsAfrica.

A Ndorong Log, la pisciculture est en ligne de mire des communautés sous l’impulsion du jeune volontaire Mame Cheikh Ahmed Tidiane Diop. Ceci, à travers l’initiative « Laga Lip » pour la sécurité alimentaire et l’économie locale dans ce village. Un projet estimé à 4 995 752 FCFA pour déjà une participation communautaire de,1 248 938 FCFA et 720 000 FCFA de CorpsAfrica. D’où un reliquat de 3 026 814 FCFA en besoin de complément du financement du projet.

Entre autres projets, on note également le projet avicole à Mbassis pour une recherche de financement de 2 227 500 FCFA sur un coût global 3 347 500 pour une contribution communautaire de 400 000 FCFA et 720 000 FCFA de CorpsAfrica.

Partenariat CorpsAfrica- Conseil départemental de Fatick préconisé 

Fort de toutes ces initiatives et idées entretenues par ces étudiants volontaires, le constat d’une complémentarité évidente entre les deux structures a été fait. Ce qui a incité la secrétaire générale du Conseil départemental, Mme Awa Gnimby Diouf, d’annoncer que, « dans un élan de synergie, le Conseil départemental a décidé de signer un accord-cadre de partenariat avec CorpsAfrica.

Ceci, pour permettre de mutualiser les efforts et d’asseoir ensemble les bases d’un développement communautaire durable. Car, tout comme CorpsAfrica, le conseil départemental œuvre à renforcer la résilience des communautés et à stimuler l’innovation locale pour un développement durable et inclusif. Et, c’est dans cette optique, que le Plan d’investissement prioritaire du département (PIPD), élaboré de manière concertée intègre 27 projets phares porteurs de solutions structurantes répondant aux besoins des populations ».

Dans cette dynamique, le Directeur de l’Agence régionale de développement de Fatick, Mr Djidiack Faye, s’est dit tout heureux d’avoir constaté cette inversion par l’organisation CorpsAfrica de la tendance qui fait qu’aujourd’hui, en lieu et place des volontaires du développement qu’on avait l’habitude de voir et qui nous venaient d’ailleurs, a réussi à former des volontaires qui sont des africains. « Et, nous sommes très fiers et réconforter à cet effet pour ce que ces volontaires vont représenter pour leur territoire respectif. Et nous avons besoin justement de ce volontariat, de cet engagement citoyen pour le développement de l’Afrique ».

Par ailleurs, le Directeur de l’Ard de Fatick, s’est également réjoui de voir que, « les communes et les départements sont tous engagés. Le conseil départemental a décidé de prendre en charge le cadre de financement pour le projet qui vise à réduire la pénibilité de travail des femmes et aussi à créer des revenus. Le maire de Mbam s’est engagé aussi pour le département de Foundiougne. Donc cette synergie qui va mettre ensemble, les collectivités territoriales et partenaires au développement pour appuyer et renforcer les initiatives locales va constituer une avancée dans les politiques de développement endogène à la base ».

M. SAGNE

 

 

Sénégal- Gambie: Assauts décisifs et conjoints pour faire reculer le paludisme

« Réduire de manière drastique l’incidence du paludisme», tel est l’objectif de la distribution synchronisée de moustiquaires imprégnées le 13 Mai prochain, entre le Sénégal et la Gambie.

Le Pr Alioune Thiongane, coordonnateur du Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP) du Sénégal en a fait la révélation au cours d’une rencontre organisée avec la presse. Lors de cette séance, le coordonnateur du PNLP a insisté sur la place importante que la communication occupe dans la promotion de la santé et particulièrement le rôle que les acteurs qui y évoluent doivent apporter contre le recul du fléau que constitue le paludisme.

«Sur ce registre, a-t-il dit aux membres de l’association des journalistes spécialisés en Santé, Population et Développement, nous devons comprendre la nécessité vitale pour la population d’accéder à l’information.

Cette rencontre avec les journalistes spécialisés en santé, rappelle-t-on, s’inscrit dans le cadre du lancement de cette campagne de distribution de moustiquaires imprégnées qui aura pour site la localité de Farafégni en Gambie. Cet événement entre les deux pays coïncide avec les 30 ans du programme de lutte contre le paludisme du Sénégal.

« Il faut l’implication de tous les secteurs pour arriver à l’élimination du paludisme », a souligné avec insistance le Pr Thiongane. Au Sénégal, cette campagne concerne huit (8) régions sur les 14.

« Elle va toucher 43% des districts sanitaires, pour une population ciblée de 671.7045 individus sur tout le long de la frontière entre les deux pays et avec une mobilisation d’une quantité totale de 4.190.100 de moustiquaires imprégnées », a précisé le coordinateur du programme de lutte contre le paludisme.

La campagne sera axée sur une stratégie efficiente reposant sur une   planification et une coordination rigoureuse, ainsi qu’une communication et un recensement préalable qui s’étalera sur 5 jours.

Le coordinateur estime que les campagnes sont périodiques et qu’entre celles-ci, il y aura une distribution de routine permanente, qui concerne prioritairement les femmes enceintes et les enfants de moins de 5 ans.

Il a insisté sur l’engagement du Sénégal dans ce processus devant mener à l’élimination définitive du paludisme. « Avec les différents moyens de prévention qui existent aujourd’hui, l’Intelligence artificielle (IA) et les drones va permettre d’effectuer la pulvérisation de produits sur certaines zones sensibles. « Il faut aussi que la lutte soit multisectorielle parce que des zones comme Rufisque et Kaolack restent des zones touchées par les moustiques du fait des canaux ouverts, gigantesques gîtes larvaires », a-t-il indiqué en substance.

D’après le professeur Alioune Thiongane : « l’objectif est d’arriver à un taux de 80% de la population dans l’utilisation des moustiquaires imprégnées ».

La campagne va durer 15 jours dont 5 jours de distribution intense, 5 jours de rattrapage et 5 jours de suivi-évaluation sur 1.645 sites à travers les 8 régions. L’objectif aussi est d’être proche de la population, de réduire de manière drastique l’incidence du paludisme au Sénégal, ainsi que la mortalité liée au paludisme par la rupture de la chaine de transmission dans l’ensemble des districts sanitaires.

Sur ce point enfin, il a noté le taux élevé d’incidence à Kédougou, avec près de 70 % de la population. Le PNLP espère atteindre un objectif de 100% des ménages des districts ciblés dans le recensement.

 

Restauration de la forêt classée de Naérée (Dagana): Plus de 3000 plans prévus au mois d’août

El Hadji Maguette Diaw, Directeur Exécutif BIDEV-AFRICA

A Ngnith, dans le département de Dagana, les communautés riveraines ont pris l’engagement de restaurer la forêt classée de Naérée.

« Ceci, à travers d’importantes actions de plantations d’arbres sur une surface de près de dix (10) hectares, comme nous l’a indiqué, El hadj Maguette Diaw, le Directeur Exécutif de Biodiversité-Innovation-Développement-pour l’Afrique (BIDEV-AFRICA). C’est la nouvelle dénomination de l’Entente des groupements économiques du DIéry (EGED) qui a été actée lors de notre assemblée générale extraordinaire du jeudi 24 Avril 2025 dernier ».

Ainsi, l’initiative de restaurer la forêt classée de Naérée entre en droite ligne avec les actions de lutte contre les changements climatiques, dans le projet de renforcement de la résilience des écosystèmes pour une adaptation des communautés et la Gestion Intégrée des Ressources en Eau (REAGIRE).

Selon El hadj Maguette Diaw, « l’objectif général de ce projet est de: contribuer à la neutralité carbone et plus spécifiquement de sauver la forêt classée située au Lac de Guièrs. Et pour cela une prévision de reboiser et de sécuriser 30 hectares est l’objectif visé sous l’encadrement technique du secteur forestier de Dagana ».

Il y a également, poursuit El hadj Maguette Diaw, « les partenariats avec le GIE femme action pour le climat et les groupements de promotion féminine (GPF) de Ngnith, le Comité Inter villageois autour de la forêt, la radio communautaire Ngnith Fm (La Voix du Lac) pour la sensibilisation et avec l’accompagnement de la réserve de biosphère transfrontière du Delta du fleuve Sénégal (Sénégalo-Mauritanien) ».

Le Directeur Exécutif de Biodiversité-Innovation-Développement-pour l’Afrique (BIDEV-AFRICA), de poursuivre que, « cette opération devrait permettre ainsi, une autosuffisance en plantes. Surtout avec l’encadrement du secteur forestier départemental de Dagana, une pépinière communautaire a été déjà aménagée pour produire 3000 plants depuis le 24 Avril 2025 dernier ».

Commandant Amadou BA Chef de Secteur Départemental de Dagana

Pour rappel, les populations de Ngnith avaient déjà planté 200 arbres en 2023, 360 arbres en 2024, et cette année 2025, les communautés de Naérée projette de produire 3000 arbres avec l’existence de la pépinière communautaire à Ngnith.

EL Hadji Maguette Diaw souligne que, « les arbres qui ont été plantés en 2023 et en 2024 ont eu une réussite de plus de 98% selon les statistiques des services forestier départemental de Dagana.

Mohamadou SAGNE

Sénégal- nomination: Boubacar Camara nouveau Secrétaire général du gouvernement

Le Sénégal connaît une nouvelle recomposition de son exécutif. À travers un décret présidentiel publié ce mardi, le chef de l’État Bassirou Diomaye Faye a nommé Boubacar Camara au poste stratégique de ministre, Secrétaire général du gouvernement. Il succède à Mouhamadou Al Aminou Lo, désormais promu ministre auprès du Président, chargé du suivi, du pilotage et de l’évaluation de l’agenda national de transformation.

Ancien Directeur général des Douanes, Boubacar Camara s’est imposé ces dernières années comme une figure de la vie politique sénégalaise, notamment lors de sa candidature à l’élection présidentielle de 2024. Réputé pour son intégrité et son expertise administrative, il est également connu pour son engagement actif en faveur de la transparence dans les processus électoraux et la bonne gouvernance.

La nomination de Boubacar Camara au Secrétariat général du gouvernement s’inscrit dans une volonté de renforcer la rigueur administrative et la cohérence de l’action gouvernementale. En tant que chef d’orchestre de l’activité réglementaire de l’État, il est désormais chargé d’assurer la coordination entre les différents ministères, la rédaction des projets de lois et décrets, ainsi que la gestion du calendrier législatif. Ce poste central en fait un rouage clé dans la mise en œuvre des réformes institutionnelles promises par le nouveau régime.

Son arrivée intervient à un moment où le gouvernement veut accélérer la cadence sur les grands chantiers de refondation démocratique, de transparence administrative et de transformation de l’appareil étatique. Le profil technocratique et indépendant de Boubacar Camara devrait ainsi rassurer les partenaires institutionnels tout en consolidant la crédibilité de l’action gouvernementale.

 

Projet hôtelier ONOMO ALLURE Saint-Louis: un investissement de 100 millions d’euros

Le projet hôtelier haut de gamme ONOMO ALLURE Saint-Louis, d’un montant de 65 milliards de FCFA (environ 100 millions d’euros), a été officiellement lancé ce mercredi 30 avril à Dakar. Porté par Fortunes Capital SA, en partenariat avec le Groupe ONOMO, le Cabinet ATEPA et Synequanone & Partners, ce complexe hôtelier 4 étoiles ambitionne de repositionner Saint-Louis comme une destination touristique de référence dans la sous-région.

La cérémonie de lancement s’est tenue en présence d’acteurs majeurs du secteur touristique, d’investisseurs, de représentants institutionnels et de partenaires stratégiques.

Ce projet s’inscrit dans une dynamique de valorisation du territoire, de création d’emplois et de promotion d’un tourisme durable. Orienté loisirs et balnéaire, le futur hôtel vise une clientèle exigeante en combinant raffinement, confort et sensibilité environnementale. Il intégrera des technologies éco-responsables destinées à réduire la consommation d’énergie et d’eau, notamment grâce au recours aux énergies renouvelables.

Selon Oumar Seck, Directeur général de Fortunes Capital SA, ONOMO ALLURE Saint-Louis constitue une pièce maîtresse d’un vaste complexe immobilier envisagé comme le nouvel épicentre urbain de la ville. « Cet ensemble représente un investissement global de 65 milliards de FCFA, avec à la clé 1 000 emplois directs et 3 000 emplois indirects. Il regroupera plusieurs pôles intégrés, alliant urbanisme structurant, tourisme, affaires et habitat résidentiel », a-t-il déclaré.

Présent à l’occasion, Julien Ruggieri, Président du Groupe ONOMO, a souligné le rôle central du Sénégal dans la stratégie d’expansion du groupe en Afrique, rappelant que sa première implantation sur le continent s’est faite à Dakar. « Ce projet marque le lancement de notre positionnement premium, sans renier notre ADN de marque de confiance en Afrique », a-t-il affirmé.

L’architecte du groupe, Jerome Michelangeli, a présenté le concept architectural du complexe, qui comprendra des résidences modernes, des villas haut standing, un centre d’affaires, des espaces de coworking, un centre commercial, ainsi que des salles de conférence. L’ensemble sera conçu dans le respect de l’écosystème naturel, notamment des zones inondables, grâce à des solutions d’urbanisme adaptées. Il a précisé que l’architecture, inspirée de l’identité locale, s’appuiera sur l’utilisation de matériaux biomorphiques et adoptera un design « African chic », mêlant artisanat local et lignes contemporaines.

Cheikh Oumar Sy, Directeur de Synequanone & Partners, a annoncé que l’ouverture de l’hôtel est prévue pour 2027, en affirmant qu’il deviendra un fleuron de l’hôtellerie d’affaires dans le nord du pays, avec l’ambition de faire de Saint-Louis la deuxième capitale économique du Sénégal.

Du côté des autorités, Gora Lo, Coordonnateur général du Secrétariat Technique du Comité National de Suivi du Contenu Local (ST-CNSCL), a salué une initiative en phase avec la dynamique de développement local, notamment dans le contexte de l’émergence du secteur pétrolier à Saint-Louis : « Ce projet répond aux exigences du contenu local et incarne la vision Sénégal 2050. »

Enfin, Adama Ndiaye, Directeur général de l’Agence Sénégalaise de Promotion Touristique (ASPT), a souligné l’importance du projet dans la relance du secteur : « Le tourisme est un baromètre d’hospitalité et une vitrine de notre diversité culturelle. Ce projet illustre l’orientation stratégique du Sénégal vers un tourisme à forte valeur ajoutée. »

 

Louga: les autorités s’engagent pour la réussite course hippique prévue le 4 mai prochain

Le secrétaire général du Comité régional de gestion des courses hippiques (CRG) de Louga, El Hadj Mody Lô, a salué, mardi, l’engagement des autorités administratives en faveur de la réussite de la prochaine course hippique prévue ce 4 mai dans la ville.

À l’issue d’une réunion avec le gouverneur de la région, Ndeye Nguenar Mbodj, des directives ont été données aux services concernés pour accompagner le CRG dans l’organisation de cet événement d’envergure.

«Des dispositions ont été prises pour garantir une organisation sécurisée et participative», a déclaré M. Lô, insistant sur l’importance d’une mobilisation collective autour de cette manifestation.

Il a également lancé un appel aux populations de Louga, soulignant que cet événement est un hommage à des figures emblématiques de la région, à l’image du professeur Omar Bâo, de son frère Iba Collé Bâo, de Mbaye Bâo, de feu Djily Mbaye, du général Maïssa et de Me Moussa Mbacké.

«Ce n’est pas un événement lucratif. C’est un acte de reconnaissance envers ceux qui ont marqué Louga», a-t-il dit, avant de conclure par un appel à l’unité: «Nous devons montrer que Louga est une seule et même famille. »

Massylla Moustapha Diongue (Louga)

Journées nationales de la qualité: le ministre de l’Industrie et du Commerce prône la certification ISO 9001

Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Serigne Guèye Diop, a présidé ce lundi à Dakar le lancement officiel des Journées nationales de la qualité, une initiative portée par l’Association sénégalaise de normalisation (Asn).

Par Ch. Seck NDONG

Cette édition est placée sous le thème: «La normalisation et la qualité, pilier d’un développement industriel durable pour la prospérité économique, la souveraineté et le bien-être des populations».

Lors de son intervention, le ministre a souligné que le Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, ainsi que le gouvernement, accordent une priorité stratégique à la promotion de la qualité et de l’excellence, considérées comme des leviers essentiels du développement durable du pays.

Le ministre a mis en avant l’importance de la qualité dans la dynamique industrielle du pays. Il a annoncé que son département est engagé dans une démarche d’amélioration continue en soumettant sa candidature à la certification ISO 9001, une norme internationale de management de la qualité. Cet engagement, selon lui, témoigne de la volonté de l’administration sénégalaise de se conformer aux meilleurs standards internationaux.

Insistant sur le rôle crucial de la qualité, Serigne Guèye Diop a encouragé les entreprises nationales ainsi que les services publics à intégrer des démarches qualité afin d’élever leurs prestations aux standards mondiaux, renforçant ainsi la confiance des consommateurs et consolidant la compétitivité du Sénégal.

À cette occasion, le ministre a évoqué la candidature du Ministère de l’Industrie et du Commerce à la certification ISO 9001, symbole de l’engagement de l’administration dans une démarche d’amélioration continue et de conformité aux standards internationaux.

Serigne Guèye Diop a souligné que la qualité constitue un élément central de la politique industrielle nationale. Il a exhorté les entreprises sénégalaises ainsi que les services publics à s’engager dans des démarches qualité, afin d’aligner leurs produits, services et prestations aux normes internationales, et ainsi renforcer la confiance des consommateurs.

 

 

Journée de l’excellence au lycée de Soum: les filles raflent tous les prix au premier semestre

SOUM: Le lycée de Soum, à quelques encablures de Foundiougne, a fêté le 27 avril 2025 ses meilleurs élèves au premier semestre de l’année scolaire 2024-2025 qui a enregistré une quarantaine (40) lauréats dont 3 garçons seulement.

Une véritable razzia des jeunes filles dans tous les différents niveaux et pour lesquels, Mlles Aissatou DIOUF, S2 et Fatim NDOUR, S2 ont été les deux meilleures élèves. Avec respectivement une moyenne de 18,07 et de 18,04.

Pour dire que les jeunes filles ont donc raflé tous les prix lors de cette journée de l’excellence qui a été présidée par le Sous Préfet de Djilor, Papa Amadou BA, en présence de l’adjoint au maire de Soum mais également du parrain, Mr Abdourahmane Ndiaye, ingénieur de formation, président du rassemblement des patriotes pour la nation (RPN).

Le Sous-préfet, Papa Amadou BA, a manifesté toute sa satisfaction de s’être retrouver à Soum, plus précisément au lycée pour selon lui, « participer à cette journée dédiée aux élèves qui se sont distingués durant le premier semestre de l’année scolaire en cours. Tout en joignant l’utile à l’agréable avec de belles prestations des clubs d’anglais, espagnol et de science ».

Mais, pour l’autorité administrative, « après avoir fait le constat d’une razzia des jeunes filles, j’invite les garçons à redoubler d’efforts pour égaler au moins les filles qui ont raflé l’ensemble des prix, nous pouvons dire même 90 ou 95% ».

Le Sous-préfet de Djilor, de saluer cette belle performance qu’il met sur le compte d’un excellent travail de sensibilisation pour la scolarisation des filles mené ces dernières années par le comité départemental pour la scolarisation des filles (CDEPSCOFI) ou peut-être même d’une prise de conscience des filles elles-mêmes de leur capacité à jouer les premiers rôles dans le système éducatif. Ce qui s’est traduit à travers ces résultats du premier semestre de l’année scolaire en cours.

Papa Amadou BA lance ainsi un appel aux garçons à redoubler d’efforts pour inverser la tendance au second semestre. En réaction au déroulement de la journée de l’excellence au lycée de Soum, le parrain, Mr Abdourahmane Ndiaye, s’est réjoui de l’honneur qui lui a été fait par le personnel de l’établissement à sa tête le proviseur du lycée, en le choisissant comme parrain.

« Car, pour moi en tant qu’ingénieur physicien, natif de l’arrondissement de Djilor, il est heureux de me retrouver au sein de cette élite scolaire aujourd’hui pour célébrer les meilleurs parmi les élèves. Et, comme vous l’avez constaté, les filles ont encore dominé les garçons. Je crois que c’est une tendance nationale qui se confirme ».

Mais, pour Abdourahmane Ndiaye, « je remercie le proviseur, les enseignants et les élèves qui m’ont désigné comme parrain et cela m’a permis de discuter avec les autorités administratives, le maire, entre autres ».

Toutefois, le parrain Abdourahmane Ndiaye, souligne que, « l’enseignement de façon générale me tient à cœur. Surtout pour quelqu’un qui vient d’une zone rurale, qui connaît les difficultés que les élèves, les personnels enseignants et administratifs rencontrent au quotidien mais parviennent à les surmonter avec ingéniosité. Donc ça a été vraiment un plaisir pour moi d’être parmi eux et de célébrer ensemble l’excellence ».

Le président du rassemblement des patriotes pour la nation (RPN) de délivrer un message aux élèves, mais surtout les braves filles qui ont dominé, qui se sont taillées la part du lion en remportant tous les prix. Abdourahmane Ndiaye les encourage et demande aussi à leurs parents de les laisser poursuivre leurs études parce que très souvent, selon lui, « à un certain âge, ils sont détournés de l’école et cela impacte le ratio à partir du lycée.

Et à ces élèves, je leur dirais de persévérer, mais surtout de rester eux-mêmes et elles-mêmes, de rester des fils et des filles de l’école, mais surtout de s’ouvrir aussi parce qu’on est dans un monde où l’Internet nous influence tous mais je les exhorte aussi à l’utiliser à bon escient tout en se focalisant sur leurs études tout en ayant comme credo le développement de nos localités parce que nous sommes les seuls à pouvoir poser les actes qui vont contribuer demain au développement de nos localités avec évidemment l’encadrement du gouvernement qui en a la responsabilité de façon globale ».

Le parrain a mis à la disposition de certains établissements de la zone du matériel informatique. Et à Soum aussi où il a primé les deux meilleures filles du lycée tout en appuyant aussi le corps enseignant. Il faut noter que pour l’année académique 2024/2025, le lycée de Soum compte 1007 élèves dont 617 filles et 390 garçons pour 23 classes pédagogiques dont les 18 salles ont été construites par les parents d’élèves mais des salles de classe non encore électrifiées.

L’établissement ne dispose toujours pas de salles pour une bibliothèque et un laboratoire et il faut souligner l’absence totale d’infrastructures sportives, (il n’existe qu’un seul terrain de football nu avec des buts en bois). Un appel est lancé pour résoudre cette expression de besoins.

Mohamadou SAGNE

Stay connected

0FansLike
0FollowersFollow
0SubscribersSubscribe
- Advertisement -

Latest article

En prélude à son Magal à Ndiambour Sine (Fatick): Bassirou Diomaye Faye reçoit Cheikh...

En prélude au Magal de Cheikh Ndiguel Sène, prévu ce mardi 8 septembre à Ndiambour Sine, dans la commune de Patar, le Président de...

Kaolack/ Autonomisation des femmes: Amy Mara Dièye au cœur de l’accompagnement à Diomaye Faye

La mobilisation des femmes de KIIRAAY prend une nouvelle dimension à Kaolack. Lors d’une rencontre avec les militantes et responsables féminines ce dimanche, la...

Sénégal–FMI: les paniers vides entrent dans la négociation

Les créanciers ont leurs conditionnalités ; les citoyens commencent à formuler les leurs. Entre la discipline des comptes et l’urgence des foyers, la question...

escort eskişehir escort sakarya escort sakarya bayan escort eskişehir bayan