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Gossas-sport pédestre: une randonnée pour sensibiliser sur les maladies cardiovasculaires et chroniques

Par Mohamadou SAGNE

Gossas: La cité a abrité avant-hier dimanche 29 juin 2025, une importante randonnée pédestre, occasion pour sensibiliser sur les maladies cardiovasculaires et chroniques mais également le diabète et l’hypertension artérielle, entre autres.

Un événement important qui a regroupé beaucoup de clubs de randonnée au niveau régional et national, les sportifs de Gossas, entre autres faisant que pas moins de 200 randonneurs y ont participé. En présence des autorités administratives dont le préfet Amadoune Diop qui a donné le départ et son adjoint, mais également le président du conseil départemental, le représentant du maire, Pape Saliou Sall, le président de la fédération de randonnée et Abou Diagne de la ligue régionale de Fatick, entre autres.

Une fierté pour la commune de Gossas d’accueillir cette randonnée, qu’on peut qualifier de nationale et ayant motivé la population locale, aussi bien les chefs religieux, les délégués des quartiers, les responsables coutumiers qui étaient tous là pour accueillir leurs hôtes. « Ceci a montré que les populations de Gossas sont unies autour de l’essentiel, pour communier et faire du sport », nous a fait savoir, le Préfet Amadoune Diop.

Il est revenu sur l’importance du sport qui, selon lui, « comme on le sait, améliore la santé. Et quand on améliore la santé, c’est sûr que c’est le potentiel de développement et de travail qui est augmenté ».

L’autorité administrative a ainsi magnifié, selon Mr Diop, « cette importante activité pour laquelle, au niveau du Comité départemental de développement (CDD), nous avons instauré des journées mensuelles pour faire des randonnées pédestres, ne serait-ce que pour communier avec les populations, mais également améliorer notre santé. Aujourd’hui, nous avons vécu une présence massive de tout le monde, et c’est une fierté pour nous ».

D’ailleurs à ce titre, le préfet Amadoune Diop a révélé, « que les préparatifs des prochaines journées du civisme et de la citoyenneté vont bon train pour ainsi matérialiser l’appel du Chef de l’État, qui invite tout un chacun à plus de civisme, à plus de citoyenneté, pour développer notre nation. Et pour cela, il nous faut revaloriser certaines vertus mais aussi certaines capacités des populations ».

Le Préfet a indiqué, « que nous allons travailler à achever les termes de référence de ces journées qui seront partagés avec tout le monde, pour que tout un chacun puisse y participer en mettant à profit les vacances scolaires avec les Navetanes pour mener des actions citoyennes entre autres sessions de formation pour capaciter davantage nos jeunes pour plus de civisme et de citoyenneté ».

Revenant sur la randonnée pédestre, le président du club des randonneurs de Gossas, Yaya Diamé, a souligné que l’activité a été organisée, juste pour lutter contre les maladies cardiovasculaires, mais également pour lutter contre les maladies chroniques, le diabète, l’hypertension artérielle et autres.

Selon lui, « vous savez de nos jours, avoir la santé est une chose difficile. C’est pour cela que nous avons initié cette activités pour permettre à des gens qui sont le plus souvent assis de faire du sport, pour libérer le stress qui se révèle être la mère de toutes les maladies et pour ainsi retrouver ce qu’on appelle la santé ».

Yaya Diamé de manifester toute sa satisfaction pour la mobilisation qui a prévalu avec la présence de tous les clubs de randonnée de la région de Fatick, mais également nos clubs frères de Kahone, de Kaolack, de Nioro se sont joints à la manifestation. « Il y avait aussi les clubs de la Somone, de Dakar, des clubs de Tivaouane et de Thiaroye en sommes c’est le Sénégal en miniature », a-t-il souligné.

Mais la particularité de cet événement a été la présence du président de la fédération sénégalaise de randonnée Pape Saliou Sall qui a tenu à accompagner la ville de Gossas dans l’organisation.

L’autre particularité a été que le club de randonnée de la commune de Dieupeul était l’invité d’honneur de cette manifestation. « Et, le président du conseil départemental l’a dit, nous allons travailler à unir les deux clubs de Gossas et de Dieupeul et poursuoi pas d’ailleurs les deux communes pour sceller un jumelage entre les deux collectivités territoriales », a laissé entendre Yaya Diamé.

Le président du club de randonnée de Gossas est revenu sur l’importance de la randonnée qui sensibilise sur les maladies cardiovasculaires qui se manifestent comme des tueurs silencieux faisant beaucoup de ravages.

« Et dans ce lot, la ville de Gossas n’est pas exempte puisqu’il y a beaucoup de victimes d’AVC le plus souvent mais également on note des malades atteints de diabète et nous voulons véritablement stopper ou limiter la progression de ces maladies-la et c’est ce qui a motivé cette activité », a conclu le président du comité des randonneurs de la commune de Gossas, Yaya Diamé.

Visite officielle: Seville accueille le Président Bassirou Diomaye Faye

Du 30 juin au 3 juillet 2025, Séville s’apprête à accueillir un événement d’envergure mondiale: la 4e Conférence internationale sur le financement du développement, organisée sous l’égide des Nations Unies.

Une rencontre qui se déroule, à un moment où le monde cherche à adapter ses mécanismes de financement aux grands défis de notre époque, en particulier ceux liés à la mise en œuvre des Objectifs de développement durable à l’horizon 2030.

Durant quatre jours, institutions financières, gouvernements, banques de développement et  entreprises privées vont se retrouver pour discuter de solutions concrètes. Réforme de la fiscalité internationale, lutte contre les flux financiers illicites, accès équitable aux ressources, gestion de la dette : les sujets sont vastes, mais urgents. L’Espagne, en tant que pays hôte, entend faire de cette conférence un espace de dialogue ouvert, où même les voix souvent mises de côté auront leur place.

Parmi les chefs d’État attendus, le président sénégalais Bassirou Diomaye Diakhar Faye sera présent à Séville. Si sa participation officielle est inscrite dans le cadre des travaux, un autre moment s’annonce tout aussi marquant : sa rencontre avec la communauté sénégalaise d’Espagne, prévue le 1er juillet à 16h45. L’événement est très attendu. Pour cause : depuis des années, les Sénégalais vivant en Espagne expriment un sentiment d’abandon, voire d’invisibilité dans les politiques publiques.

Malgré leur contribution économique significative à travers les transferts de fonds, beaucoup dénoncent leur exclusion des grandes orientations gouvernementales, des programmes de soutien à l’investissement ou des initiatives d’intégration. Cette rencontre avec le président Faye  est donc perçue par beaucoup comme une première, et peut-être le début d’un nouveau rapport entre l’État sénégalais et ses ressortissants en Espagne longtemps laissés en rade dans les politiques gouvernementales.

Ce face-à-face tant espéré pourrait ouvrir la voie à une dynamique plus inclusive, où la diaspora ne serait plus une simple variable d’ajustement ou un grenier électoral, mais bien un acteur impliqué dans la réflexion et la mise en œuvre du développement national. En somme, un moment de vérité, porteur d’espoir pour toute une communauté.

Par Momar Dieng DIOP/ Espagne

1ère édition de l’école des témoins- Galle Bugnicourt: Mariam SOW inaugure le cycle visant à transmettre la mémoire d’Enda, à inspirer l’avenir

Par Cheikh Seck NDONG

Ce jeudi 26 juin 2025, s’est tenue la première édition de l’École des Témoins – Gallé Bugnicourt, dans les locaux du Centre de Ressources Multimédia et Documentaires (CREMED) du Secrétariat exécutif d’Enda, à Dakar. L’événement s’est déroulé en mode hybride pour permettre la participation active des collègues des entités hors du Sénégal.

Cette initiative, portée par le Secrétariat exécutif dans le cadre de l’Université populaire d’Enda (UpEnda), vise à valoriser la mémoire collective de l’organisation à travers des témoignages de figures qui ont façonné son histoire et contribué à son rayonnement, en mettant en lumière les savoirs, savoir-faire et engagements militants qui ont traversé les décennies.

Pour cette première, c’est Mme Mariam SOW, pionnière d’Enda Tiers-Monde, qui a inauguré le cycle avec une intervention autour de son ouvrage « Loumbi Nguido, la paysanne », dans la rubrique «Un pan de mon histoire à Enda». Par ses mots empreints de passion et d’humilité, la conseillère stratégique d’Enda Pronat a partagé les racines de son engagement, ses combats, ses convictions, et la liberté qu’elle a trouvée au sein d’Enda pour créer, innover, et militer au plus près des communautés.

«Nous devons avoir les capacités de constater avec les communautés les problèmes, et de pouvoir les faire remonter… Chacun d’entre nous est appelé à se mobiliser pour aller à la reconquête de ce savoir-là. Il ne s’agit plus seulement d’agir localement, mais de construire ensemble une mission globale, partagée, qui donne du sens à nos actions. C’est à ce niveau que se situe l’École des Témoins», a-t-elle souligné.

L’École des Témoins se veut un espace vivant de transmission, mais aussi un lieu d’introspection collective, pour mieux relier le passé, le présent et le futur d’Enda. Elle s’inscrit dans une volonté affirmée de faire vivre la diversité des expériences, tout en construisant une vision commune autour de la justice sociale, de la transformation écologique, et de la gouvernance participative.

Le Secrétaire exécutif d’Enda tiers monde, Sécou Sarr, a remercié chaleureusement tous les participants et appelle les responsables d’entités à relayer largement cette dynamique en interne, pour que les prochaines éditions soient enrichies de nouvelles voix et nouvelles mémoires, toujours au service de l’engagement d’Enda aux côtés des communautés.

 

JOJ Dakar 2026: la Principauté, de Monaco soutiendra le CO

Par Ch. F. Keita (avec En Relief)

La Principauté de Monaco s’engage aux côtés du Comité d’Organisation (CO) pour des Jeux historiques, selon une note émanant de la rencontre entre Son Altesse Sérénissime le Prince Albert II de Monaco, Membre du Comité International Olympique (CIO), et Monsieur Mamadou Diagna Ndiaye Président du Comité d’Organisation des Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026 (COJOJ) et sa délégation, les deux parties ont convergé vers le même objectif : faire de ces JOJ Dakar 2026 une réussite à tous les niveaux.

La visite de travail effectuée par le président Mamadou Diagna Ndiaye et sa délégation à Monaco, sur invitation du Prince Albert II, a été couronnée de succès sur tous les points. Dans la capitale de la Principauté, le président Mamadou Diagna Ndiaye, a présenté l’état d’avancement de la préparation du premier événement olympique jamais organisé sur le continent africain.

C’est pourquoi au cours de cette audience, les échanges entre les deux délégations ont porté sur l’ensemble des volets opérationnels des JOJ Dakar 2026 ; c’est-à-dire les conditions d’accueil, d’hébergement et de transport des athlètes et des délégations, le système d’accréditations, le calendrier des compétitions, les infrastructures sportives et sites d’entraînement etc.

Une vue d’ensemble qui a satisfait le Prince Albert lequel a salué la qualité de la préparation menée par le COJOJ, notamment la capacité d’anticipation démontrée sur les différents axes du projet. Aussi Son Altesse Sérénissime a particulièrement souligné l’approche d’héritage durable au cœur de Dakar 2026, avec des initiatives phares comme la Learning Academy, le Festival Dakar en Jeux, ou encore le Programme d’Éducation aux Valeurs Olympiques par le Sport, mobilisant la jeunesse sénégalaise dans tout le pays.

Très réjoui de cette présentation, Le Prince Albert a exprimé l’engagement de la Principauté de Monaco et de ses athlètes à participer activement à cet événement historique qui marquera un tournant pour le rayonnement du Sénégal et de l’Afrique dans le mouvement olympique. Et dans cette perspective, le CNO monégasque aux côtés de son Altesse Sérénissime de Monaco prendra part aux Journées Portes Ouvertes des CNOS prévues en novembre 2025 à Dakar, en marge du Festival Dakar en Jeux, ainsi qu’au Séminaire des Chefs de Mission, prévu en avril 2026.

Les deux Comités Olympiques ont également salué leur partenariat fructueux, notamment à travers la mise en œuvre du programme « Apprendre à nager pour sauver des vies », financé par la Fondation Princesse Charlène de Monaco.

Un programme qui, à ce jour, a permis d’initier près de 1 000 enfants à la natation et à la prévention de la noyade, et 24 maîtres-nageurs sauveteurs ont été formés, dont 14 femmes. « C’est très rassurant de voir le bon niveau de préparation des JOJ Dakar 2026. La Principauté de Monaco sera aux côtés du Sénégal et du Comité d’Organisation pour en faire un succès retentissant », a déclaré le Chef de l’Etat Monégasque à l’issue des échanges.

La compétitivité des Petites et, Moyennes Entreprises : un levier, pour la souveraineté économique,- Par Dr Ibra MBAYE

Ce 27 juin, la communauté internationale célèbre la journée mondiale des micros, petites et moyennes entreprises. Les Petites et Moyennes Entreprises apparaissent au niveau mondial comme un vecteur essentiel de développement économique et social et joue un rôle vital dans la croissance inclusive et le développement durable, En Afrique, elles sont considérées comme des sources essentielles d’emplois, de revenus, de croissance locale, d’inclusion sociale et de réduction de la pauvreté.

Les PME forment le socle de l’économie sénégalaise, représentant près de la totalité du tissu entrepreneurial et générant une part significative de l’emploi et de la richesse nationale. Pourtant, leur contribution au développement économique reste en deçà de leur potentiel, entravée par des défis structurels et institutionnels. Dans un contexte marqué par la quête de souveraineté économique, renforcer la compétitivité des PME apparaît comme une priorité stratégique pour réduire la dépendance aux importations, stimuler l’industrialisation et créer des emplois durables.

Les PME sénégalaises, bien que omniprésentes dans le paysage économique, évoluent dans un environnement contraignant. L’informalité, estimée à 97% dans ce segment les prive d’un accès sécurisé au financement, aux marchés structurés et à un dispositif public d’accompagnement articulé. Le processus de formalisation, souvent perçu comme complexe, chronophage et fiscalement dissuasif, dissuade de nombreux entrepreneurs à franchir ce pas pourtant fondamental. Pour faire de la formalisation une réelle opportunité de croissance, il devient indispensable de simplifier les démarches via des plateformes numériques intégrées, de mettre en place des régimes fiscaux progressifs adaptés aux petites structures avec des incitations (baisse de l’impôt sur les sociétés, relèvement de la contribution global unique, exonérations fiscales) et d’intensifier les campagnes d’information sur les bénéfices à long terme de l’enregistrement officiel.

Par ailleurs, la capacité des PME à innover et à monter en gamme demeure limitée. Ce déficit d’innovation s’explique notamment par le faible accès aux outils technologiques, l’absence d’études de marché fiables et une offre de formation technique encore insuffisante. À peine 15 % des PME parviennent à différencier leurs produits ou services de manière compétitive sur les marchés locaux ou régionaux. Pour inverser cette tendance, il est crucial de renforcer les passerelles entre les centres de recherche, les universités et les entreprises, en encourageant la co-création, le prototypage, et l’expérimentation à petite échelle. L’appui à la certification qualité, l’adoption d’outils numériques de gestion, et l’accompagnement à la transformation digitale doivent également être érigés en priorités pour booster la productivité.

L’un des obstacles majeurs à la montée en puissance des PME reste l’accès au financement. Malgré les dispositifs mis en place par l’État et les partenaires techniques et financiers, les PME ne bénéficient que d’une fraction minime des prêts bancaires autour de 9 %. Cette situation reflète à la fois la frilosité du système financier vis-à-vis de ce segment, souvent perçu comme risqué, et l’absence d’outils d’évaluation adaptés à sa réalité. Les solutions alternatives telles que le crédit-bail, l’affacturage, le microcrédit structuré ou le financement participatif restent encore peu développées. Une mobilisation plus large, incluant la diaspora à travers des instruments ciblés comme les « diaspora bonds », la création de fonds dédiés à l’amorçage et à la croissance, et l’introduction de plateformes nationales de scoring de crédit, s’impose pour combler ce déficit structurel de financement.

Un autre levier essentiel de compétitivité repose sur l’intégration des PME aux filières stratégiques de production et aux marchés régionaux. Trop souvent, ces entreprises opèrent en marge des chaînes de valeur dominantes, notamment dans l’agriculture, l’industrie légère ou les énergies renouvelables. Ce cloisonnement limite leur potentiel de croissance, leur visibilité et leur capacité à exporter. Le développement de clusters sectoriels régionaux, dotés d’infrastructures de production, de services mutualisés et de normes harmonisées, permettrait non seulement d’augmenter la valeur ajoutée locale, mais aussi de préparer les PME à profiter pleinement des opportunités offertes par la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf). Encore faut-il que ces entreprises soient accompagnées dans l’adaptation aux standards internationaux, la maîtrise des procédures commerciales et l’intelligence économique régionale.

L’environnement institutionnel constitue un facteur déterminant de performance pour les PME. Trop souvent, les politiques de soutien à l’entrepreneuriat souffrent d’un manque de coordination entre les différents acteurs publics et privés. Les programmes d’appui, bien que nombreux, manquent parfois de lisibilité et de cohérence, réduisant leur impact. La mise en place d’un comité national de pilotage des politiques PME, chargé d’assurer l’alignement des stratégies, de mutualiser les ressources et d’évaluer les résultats, apparaît aujourd’hui comme une nécessité. La professionnalisation des structures d’accompagnement, la consolidation d’un référentiel unique d’intervention, ainsi que l’adoption de mesures fiscales incitatives ciblées renforcerait l’efficacité de l’action publique.

Le cadre d’appui aux PME souffre également d’un manque de cohérence et de lisibilité. La multiplicité des structures d’accompagnement qu’elles soient publiques, parapubliques ou issues de partenariats engendre des redondances, des conflits de compétence et une dispersion des ressources. Malgré la mise en place de plusieurs agences, l’absence de coordination entre ces entités nuit à l’efficacité globale du dispositif. Les PME, souvent peu informées, peinent à identifier les services disponibles et à naviguer dans un écosystème trop fragmenté. Une réforme structurelle s’impose, inspirée d’expériences internationales réussies comme celle de la Malaisie ou de l’Île Maurice, avec la création d’un guichet unique ou d’une agence centrale intégrée assurant à la fois la coordination stratégique, la rationalisation des interventions, et l’optimisation des ressources au service des entreprises.

Enfin, l’accès des PME à la commande publique reste un enjeu central. Alors même que l’État est le principal donneur d’ordre du pays, les petites entreprises rencontrent d’importantes difficultés pour accéder à ce levier de croissance. La lourdeur des procédures, les exigences en matière de garanties financières, la technicité des dossiers ou encore l’absence d’antécédents dans les marchés similaires sont autant de barrières qui limitent leur participation. Bien que des mesures aient été introduites dans le code des marchés publics pour favoriser la sous-traitance aux PME voir même la co-traitance et introduire un système de préférences, leur mise en œuvre demeure timide. Pour transformer la commande publique en véritable moteur de croissance pour les entreprises locales, il urge de renforcer la formation des PME sur les procédures, de vulgariser les opportunités existantes, d’encourager la constitution de groupements, et d’institutionnaliser un quota de contenu local. Cela suppose également une meilleure structuration administrative et financière des PME, appuyée par des dispositifs ciblés de préparation à la commande publique.

Les PME incarnent l’avenir économique du Sénégal. Leur compétitivité est indissociable d’une vision intégrée qui associe formalisation simplifiée, innovation accessible, financement inclusif et intégration stratégique dans les marchés locaux, régionaux et mondiaux. Accroître leur performance, c’est poser les bases d’une économie souveraine, plus résiliente face aux chocs exogènes, capable de créer des emplois décents, de produire localement les biens et services essentiels, et de projeter son expertise à l’international. En cette Journée internationale des PME, il est plus que jamais nécessaire de réaffirmer leur rôle central dans les stratégies nationales de développement. Faire émerger un tissu de PME compétitives et durables n’est pas une option, mais un impératif pour bâtir le Sénégal de demain.

Dr Ibra MBAYE

Économiste – Planificateur

Expert en finances publiques et en développement du secteur privé

 

6ème édition de la journée des Gens de mer: l’ANAM a développé ‘’Gaal- gui’’, une application innovante pour la sécurité des marins

Par Ch. Seck NDONG

La 6ème édition de la Journée Internationale des Gens de Mer a été l’occasion pour le Sénégal de réaffirmer son engagement envers le secteur maritime et ses acteurs. Un important rendez-vous a réuni les figures clés du domaine sous la direction de M. Bécaye DIOP, Directeur Général de l’Agence Nationale des Affaires Maritimes (ANAM). L’événement a souligné la volonté de Dakar de bâtir un secteur maritime plus juste, plus performant et plus respectueux des droits et aspirations de tous.

«Mon navire sans harcèlement», tel est thème de cette 6ème édition de la Journée Internationale des Gens de Mer célébrée le 25 juin 2025 à Dakar. Une occasion propice pour mettre en lumière l’engagement fort du Sénégal en faveur de la sécurité maritime et la protection des gens de mer contre les formes d’harcèlement. C’est dans cette dynamique que l’Agence Nationale des Affaires Maritimes (ANAM) a développé ‘’Gaal- gui’’, une application innovante visant à préserver les droits fondamentaux des gens de mer.

«A bord des navires, il est interdit d’harceler. Que ça soit un harcèlement physique, moral ou sexiste », a lancé le Directeur Général de l’Agence Nationale des Affaires Maritimes (Anam), M. Bécaye Diop. La dite agence a créé une application à travers laquelle chaque gens de mer a la possibilité d’écrire et d’expliquer comment il a été harcelé. Et, dans la minute même, le jour même, l’Agence Nationale des affaires maritimes pourra traiter sa demande.

L’idée, souligne le Dg de l’Anam, c’est qu’il y ait zéro harcèlement. «Tout cas d’harcèlement sera puni », a-t-il relevé. -Cette application concerne aussi bien les marins et les armateurs. Même si le navire est la propriété de l’armateur, il en est de même, ou demeure au moins le principal outil de travail du commandant ou capitaine et des membres de l’équipage. Ces derniers ont la charge de son exploitation rentable et surtout la responsabilité de son entretien.

En tant que nation maritime bordant l’Atlantique, le Sénégal ne cesse de renforcer son dispositif institutionnel et juridique pour garantir une navigation sure et durable. Le pays s’engage également dans la modernisation des infrastructures portuaires, la digitalisation des services maritimes et la promotion de la coopération régionale et internationale en matière de sûreté et de sécurité maritimes, la célébration de cette journée vise à sensibiliser le public aux réalités du métier de marin à ses exigences mais aussi à sa valeur humaine et économique

La mise en place de cette plate-forme permet d’encadrez et de protéger les marins. Ainsi, le marin est protégé et soulagé surtout dans le cadre de ses activités. Cela permet de suivre la politique du contrôle local qui n’est rien d’autre que de favoriser la participation des acteurs marins dans la chaîne de valeur pétrole et gazelle.  Et, cela nécessite la mise en place d’un cadre réglementaire fort qui permet la protection des marins. Cette mise en place d’un cadre légal et réglementaire passe par la création de ce qu’on appelle un code de la marine marchande. Ainsi, le cadre légal s’occupe du contenu local que l’état du Sénégal a mis en place depuis 2021 pour favoriser surtout cette participation

Instaurée par l’Organisation maritime internationale en 2010 et reconnue par les Nations Unies, cette journée met en avant le rôle essentiel que joue les gens de mer dans le commerce mondial ainsi que dans l’économie. Elle est aussi l’occasion d’examiner les difficultés du secteur et d’y proposer des solutions concrètes.

A l’occasion de cette journée du 25 juin, les acteurs ont exprimé un certain nombre de doléances pour attirer l’attention des autorités qui devraient les étudier et y apporter des solides solutions. On peut parler des certificats et des brevets qu’il faudra régler.

Les informaticiens vont travailler d’arrache-pied là-dessus pour pouvoir proposer une application logicielle afin de livrer ces brevets à temps et en nombre. Bien plus qu’une simple célébration, la journée des gens de mer est en appel à l’action. Il s’agit de transformer la culture maritime pour que chaque marin se sente en sécurité, valorisé et protégé. Une opportunité saisie par l’Anam pour rendre hommage aux acteurs clés qui contribuent à rendre ce secteur dynamique et rentable.

M. Bécaye DIOP a exprimé sa fierté d’ouvrir cette rencontre « essentielle pour l’avenir du secteur maritime sénégalais ». Ce cadre d’échange a rassemblé l’ensemble des acteurs clés: associations de femmes du secteur maritime, affréteurs artisanaux, consignataires de navires de pêche, structures de formation maritime STCW, organismes de recrutement et de placement, ainsi que la plateforme des syndicats de marins.

«La tenue de cette rencontre tripartite… marque une étape majeure dans notre engagement commun en faveur d’un dialogue social renforcé, inclusif et constructif», a-t-il souligné, insistant sur le rôle stratégique du secteur maritime pour l’économie nationale, le commerce mondial, le transport de marchandises, l’emploi et le développement durable.

 

El Hadji Mouhamadou Kheny Diop: Un leader engagé au, service de Keur Massar Nord

Par Ibrahima FALL

Keur Massar Nord Figure montante de la scène politique locale, El Hadji Mouhamadou Khény Diop, secrétaire général de PASTEF Keur Massar Nord et adjoint au maire, s’impose comme un acteur incontournable du développement communautaire.

Engagé dans les domaines de l’éducation, de la santé et de la jeunesse, il incarne un leadership de proximité fondé sur le patriotisme, la solidarité et l’écoute des populations. «Mon combat est celui de la justice sociale, de l’autonomie des jeunes et des femmes, et du développement local concret», affirme-t-il.

Sa présence active lors de conférences religieuses et éducatives, ainsi que son implication dans des campagnes de sensibilisation, notamment lors de la Journée nationale d’inscription au fichier électoral, témoignent de sa volonté de conjuguer foi, citoyenneté et responsabilité sociale.

El Hadji Khény Diop apparaît aujourd’hui comme un espoir pour Keur Massar Nord: un leader de terrain, enraciné dans les réalités locales, porteur d’une vision claire et d’un engagement sincère. «Servir, c’est d’abord aimer son peuple et écouter ses besoins».

 

Transition énergétique et développement durable: Keur Madiabel et Malaadji Solar signent un accord

Entre la commune de Keur Madiabel et la société Malaadji Solar & Hexing, un accord a été signé dans le cadre du développement durable et la transition énergétique.

Un acte d’ailleurs qui confère à Keur Madiabel le statut de première mairie à signer un tel accord avec Malaadji Solar, marquant ainsi son statut de véritable pionnier de cette transition énergétique et un modèle de développement durable.

Ceci, grâce à l’engagement et la vision audacieuse de son maire, Mr Abdoulaye Diatta surtout après qu’un partenariat stratégique entre Malaadji Solar & Hexing Afrique, avait été scellé par une première convention au mois de février 2025, prenant ainsi une nouvelle dimension à travers récente rencontre entre les deux structures en présence d’un représentant de la Chambre des Métiers.

Le guide religieux Serigne Ibra Mbacke et le représentant du Khalife Cheikh Mouhamadou Mahi Niass nourrissent déjà un bon espoir pour le projet dont ils ont déjà béni pour la circonstance.

L’ancien Abdou Fall, par ailleurs Directeur de la société Malaadji Solar, a justifié le choix de Keur Madiabel par « la posture et la vision centrées sur le développement du maire Abdoulaye Diatta dont je salue au passage les excellentes relations antérieures que nous avons eu ».

Ainsi, cet accord avec Malaadji Solar, fait de Keur Madiabel un véritable pionnier de la transition energétique. Une collaboration concrète qui se traduit déjà par la livraison des premiers équipements photovoltaïques composés de 18 batteries lithium, 7 onduleurs Livoltek, 4 panneaux de 250 W et 14 panneaux de 500 W  désormais disponibles pour répondre aux premières demandes des populations.

Il faut noter que l’impact de ce partenariat va bien au-delà de l’électrification des domiciles, selon M Sidy Diop, président de la chambre des métiers de Kaolack. Il a souligné l’importance et l’impact de ce projet sur la zone économique de développement dédiée aux artisans qui vont bénéficier de conditions de production favorables garantissant leur compétitivité.

La fédération des femmes, sous la direction de Adjia Maguette Thiam, a exprimé également leur enthousiasme dans le cadre des activités génératrices de revenus notamment dans la transformation des produits locaux.

Quand au Conseiller financier Moustapha Ba, il a insisté sur la nécessité de conventions spécifiques avec les banques pour faciliter le financement avec des délais de paiement sur 12 à 36 mois.

Le maire de Keur Madiabel s’engage fermement à poursuivre cette dynamique par l’électrification de la maternité et de l’église programmée cette année à l’instar de l’installation de systèmes photovoltaïques dans les cinq grandes mosquées de la commune. Convaincu que « la transition énergétique est devenue une réalité à Keur Madiabel », le maire a annoncé la tenue en juillet d’une conférence des partenaires de la mairie.

Cet événement d’envergure lancera un programme de développement ambitieux, axé sur l’intelligence territoriale et l’innovation, confirmant ainsi le rôle de Keur Madiabel comme fer de lance du progrès énergétique au Sénégal.

Par M. SAGNE (avec En Relief)

Louga/ Bourgogne-Franche-Comté: Le président du Conseil départemental salue le renforcement de la coopération

Le président du Conseil départemental de Louga, Amadou Mberry Sylla, a salué lundi le renforcement de la coopération décentralisée avec les associations et collectivités françaises de la région Bourgogne-Franche-Comté, dans le cadre du programme multi-acteurs COPRA Sénégal (“Coopérer Pour Réussir l’Avenir au Sénégal”).

«C’est pour moi un honneur et un grand plaisir de vous accueillir à Louga à l’occasion de votre visite dans le cadre du projet COPRA Sénégal », a déclaré M. Sylla en ouverture d’une cérémonie officielle, en présence des partenaires français. Il a décrit cette initiative comme un « programme de coopération mutualisée et multi-acteurs » portant sur le développement local, l’accès à l’eau potable et l’éducation.

Le président du Conseil départemental a insisté sur la dimension humaine du partenariat. « Votre présence parmi nous est une opportunité pour échanger et partager autour de ce qui nous unit : le dialogue, la solidarité, la paix, le partenariat pour le mieux-être de nos populations respectives », a-t-il affirmé.

M. Sylla a rappelé les actions menées par le Conseil départemental dans le domaine de l’accès à l’eau potable, notamment « la réalisation de bornes-fontaines, de blocs d’hygiène et d’adductions d’eau dans les villages et établissements scolaires, à travers le budget d’investissement départemental ».

Il a annoncé une extension du projet à partir de l’année scolaire 2025-2026. « Nous avons beaucoup de demandes en instance provenant des communes. C’est pourquoi nous avons préconisé un changement d’échelle pour adresser le niveau moyen-secondaire dans une perspective de déploiement pluriannuel du projet sur l’ensemble du territoire départemental », a expliqué le président du Conseil départemental.

La délégation française était conduite par Philippe Alpy, vice-président du Département du Doubs et chef de la mission. Elle s’est rendue à Louga pour suivre les avancées du projet intitulé Eau saine et hygiène pour tous.

Selon M. Alpy, ce projet « piloté par le Département du Doubs avec l’appui technique de la Société du Canal de Provence, bénéficie d’un financement de l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse et s’appuie sur une collaboration étroite avec l’Inspection d’Académie de Louga ».

L’initiative vise à améliorer l’accès à l’eau potable dans les écoles, « via l’installation de kiosques d’eau équipés de dispositifs de traitement par UV et filtres », a-t-il ajouté.

Le chef de mission a mis en avant la dimension durable de ce partenariat. « Ce n’est pas une coopération descendante. Nous sommes ici pour construire ensemble, avec des convictions communes », a-t-il affirmé, soulignant que « ce que nous faisons ici à Louga doit être répliqué ailleurs ».

Il a salué l’« engagement des autorités sénégalaises, des collectivités locales, des services techniques, de l’Éducation nationale, ainsi que l’implication de l’ARD, de BFC International et des différents partenaires techniques ».

«L’eau est un défi pour vous, mais elle l’est aussi pour nos territoires, dans un contexte de changement climatique», a-t-il conclu.

Massylla Moustapha Diongue (louga)

Autonomisation des femmes à Malika: une formation innovante dans la transformation agroalimentaire

Plus de 150 femmes issues des 14 quartiers de la commune de Malika ont bénéficié de trois sessions de formation axées sur la valorisation des produits agroalimentaires: fruits et légumes, lait, yaourt et farine enrichie.

Cette initiative, portée par le Dr Seydou Diallo et soutenue par le directeur général du PNA, s’inscrit dans la vision du président Bassirou Diomaye Faye pour l’autonomisation des femmes à l’horizon 2050.

Selon Lamine Bara Gueye, ingénieur industriel en agroalimentaire et formateur, l’objectif est de renforcer les capacités des mouvements féminins “Ndjiguène Mogip Pastef” dans les techniques modernes de transformation, afin de leur faciliter l’accès aux financements du ministère dirigé par Alioune Dione. La cérémonie de clôture a été marquée par la remise de matériels et d’équipements aux six communes du département, saluée par les participantes.

M. Gueye a souligné l’urgence de mettre sur pied une boutique départementale pour permettre aux femmes d’écouler leurs produits et de participer pleinement au développement économique local. L’événement a été honoré par la présence de plusieurs personnalités, dont la députée Marie Angélique Savané, Mass Niang, Lamine Diallo (coordinateur JPS de Keur Massar), et Dr Seydou Diallo.

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