mercredi, septembre 9, 2026
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Evénements de Cambérène et Rosso: Le Président Diomaye exprime sa préoccupation

Au terme de sa participation à la quatrième Conférence internationale sur le financement du développement (FFD4), tenue à Séville, dans la région andalouse, au sud du Royaume d’Espagne, Son Excellence Bassirou Diomaye Faye, Président de la République du Sénégal, a regagné Dakar ce mercredi après-midi.

Dès son retour sur le territoire national, le Chef de l’État s’est adressé solennellement à la Nation. Il est revenu sur les principaux enseignements de sa mission à Séville dans le cadre de la FFD4, avant d’exprimer sa vive préoccupation concernant les événements survenus dans les localités de Cambérène et de Rosso. À cet égard, il a réaffirmé l’attention constante portée par les plus hautes autorités à ces situations, et la détermination de l’État à apporter des réponses appropriées.

A.L. NDIAYE (avec En Relief)

Stratégie nationale de protection sociale: Le Ct se penche sur la révision et l’actualisation de la loi d’orientation agro-sylvo-pastorale

La première réunion du comité technique (Ct) de la Stratégie nationale de Protection sociale s’est réunie hier à Dakar pur réfléchir et échanger sur la révision et l’actualisation de la loi d’oriCntation agro-sylvo-pastorale. La rencontre a été présidée par Matar Sène délégué général à la direction générale de la protection sociale et à la solidarité nationale (DGPNS).

Matar Sène a représenté le Ministre de la Famille et des Solidarités. «Votre présence témoigne non seulement de l’importance stratégique de cette rencontre, mais également de l’engagement collectif qui nous anime pour construire un Sénégal plus juste, plus équitable et plus solidaire», a d’emblée soutenu Matar Sène.

La Loi d’Orientation Agro-Sylvo-Pastorale (LOASP) a été adoptée en 2004. Elle a joué un rôle clé dans l’encadrement du développement agricole et rural au Sénégal pendant plus de deux décennies. Cependant, il a expliqué que face aux défis nouveaux liés au changement climatique, à l’insécurité alimentaire, à la vulnérabilité économique des travailleurs ruraux et conformément à la vision «Sénégal 2050» et à la «Stratégie Nationale de Développement (2025-2029) », l’actualisation de ce cadre juridique n’est pas une option, mais une nécessité.

A l’en croire, la version révisée de la LOASP intègre désormais le secteur de la pêche, d’où sa dénomination: « Loi d’Orientation Agro-Sylvo-Pastorale et Halieutique ». Elle vise à répondre de manière ambitieuse aux enjeux suivants à étendre la couverture sociale universelle aux travailleurs des secteurs agro-sylvo-pastoral et halieutique, y compris les petits exploitants, pêcheurs et éleveurs, souvent exclus des systèmes formels de protection sociale; à renforcer les mécanismes de solidarité, notamment par le biais de programmes non contributifs destinés aux plus vulnérables, pour lutter contre la pauvreté et les inégalités ; à harmoniser les politiques sectorielles avec les Objectifs de Développement Durable (ODD) et les engagements internationaux du Sénégal et à promouvoir des innovations financières afin d’assurer un financement durable et équitable des dispositifs de protection sociale.

« Aujourd’hui, nos trois missions principales sont : partager le contenu de la LOASPH et faire le point sur les avancées du processus de révision ; échanger sur des initiatives phares, telles que l’assurance santé obligatoire (SEN-CSU) ou le régime simplifié pour les petits contribuables, afin d’enrichir le contenu de la loi et élaborer une feuille de route concertée pour les prochaines étapes, en veillant à l’implication de tous les acteurs, notamment les organisations rurales et les partenaires techniques », a renseigné M Sène.

Selon toujours délégué général à la direction générale de la protection sociale et à la solidarité nationale (DGPNS), la Direction Générale de la Protection Sociale et de la solidarité nationale (DGPSN), en tant que coordinatrice des politiques de protection sociale, insiste sur le fait que cette thématique constitue un levier de résilience et d’inclusion économique. « Les outils tels que le Registre National Unique (RNU) ou les caisses de mutualisation doivent être optimisés pour couvrir les travailleurs des secteurs agro-sylvo-pastoral et halieutique, tout en renforçant la synergie entre les ministères concernés (Agriculture, Santé, Finances) » a-t-il ajouté.

M. Sarr (avec En Relief)

 

Tri et valorisation des déchets: La SOGEVADE et SENEVOLONTARIAT unissent leurs forces

Le Sénégal produit 2 190 000 de déchets par an. La gestion des déchets est une vraie problématique. Malgré les efforts consentis par les pouvoirs publics, il reste beaucoup à faire. C’est dans cette optique que la SOGEVADE et le programme SENEVOLONTARIAT ont signé hier, une convention, pour former des jeunes qui vont sensibiliser les populations sur les actions écocitoyenne.

La SOGEVADE (Société de gestion et de valorisation des déchets au Sénégal) et le programme SENEVOLONTARIAT ont signé hier une convention de partenariat qui marque le début d’une collaboration stratégique en faveur de la transformation sociale, écologique et citoyenne au Sénégal.

« Pour construire une économie circulaire, il faut avoir une approche systémique. Et cette approche ne laisse aucun acteur en rade. Il faut impliquer tout le monde. Nous avons un vaste programme de sensibilisation auprès des populations car aujourd’hui les déchets sont produits de partout. D’où la nécessité de collaborer avec tous les acteurs pour réunir notre objectif», a souligné Macoumba Diagne directeur général de la société La SOGEVADE.

Le Sénégal produit 2 190 000 de déchets par an. « L’ambition que nous avons c’est de ne plus être dans une logique de déchets mais d’être dans une nouvelle logique de nouvelles matières premières où les déchets seront transformés en opportunité d’affaire. Pour cela, il faut sensibiliser les populations, il faut instaurer le tri sélectif. C’est la raison qui explique ce partenariat avec SENEVOLONTARIAT », a poursuivi Macoumba Diagne.

Ce partenariat vise à former des coachs TRIVALOR, spécialisés dans le tri et la valorisation des déchets, à mobiliser la jeunesse sur des projets d’amélioration du cadre de vie et à promouvoir le volontariat écologique comme levier du développement durable. « Nous allons les utiliser comme des agents relais pour qu’ils aillent voir les sénégalais chez eux et leur transmettre toutes les connaissances qu’il faut pour pouvoir leur permettre de trier les déchets de leur poubelle » a renseigné M Diagne.

Un dispositif adéquat sera mis en place. L’événement met en avant l’innovation du programme TRIVALOR et l’engagement des jeunes, tout en ouvrant de nouvelles perspectives pour une transition écologique inclusive. Selon Sète Sall, coordonnateur du programme SENEVOLONTARIAT, cette convention a pour objectif de mobiliser le maximum de volontaires. Ils seront formés au métier de recyclage, de gestion et de valorisation des déchets.

«Sur le terrain, ils vont faire la promotion des activités de l’éco- citoyenneté auprès des populations, des collectivités territoriales et des entreprises qui produisent les déchets » a expliqué Sète Sall.

M. Sarr (avec En Relief)

 

Keur Samba Guèye: Un immense potentiel agricole et maraîcher à exploiter

Keur Samba Gueye:  Dans cette commune, il existe un important potentiel de terres cultivables pour une agriculture intensive.

« Ici, nous disposons de beaucoup d’espaces aptes aux cultures de l’arachide, du mil, du maïs, du sorgho, entre autres spéculations comme le riz pour lequel près de 960 ha sont disponibles dans les deux communes de Keur Samba Gueye et de Toubacouta et pour le maraîchage », nous décrit, Mr Abdoulaye Ndiaye, le maire de la ville qui nous a plongé dans cet environnement que nous avons visité mardi dernier 24 juin 2025.

Dans cette commune de l’arrondissement de Toubacouta considérée comme le poumon économique du département de Foundiougne et de la région de Fatick, nous avons visité les villages de Keur Saloly Bouya, Ndiop Keur Omar Sarr et Passy Ndenderleng, où plusieurs hectares y ont été aménagés pour inciter les populations à s’investir dans l’agriculture et le maraîchage.

32 ha pour le maraîchage et l’arboriculture fruitière à Keur Saloly Bouya

Dans ce village, première étape de notre visite, un investissement de plus de 250 millions de FCFA y a été injecté dans un espace de 32 ha. Ceci, dans le cadre d’un projet qui avait été élaboré et mis en œuvre pour secourir les villageois de cette localité et qui étaient très démunis.

« En effet, n’importe qui savait que dans ce village, les habitants avaient un problème de survie faute de nourriture. Ce qui avait nécessité une enquête sociologue pour mieux comprendre le phénomène afin de pouvoir proposer des solutions », a souligné le Maire Abdoulaye Ndiaye.

Ainsi, l’étude a effectivement confirmé cette problématique de survie faute de soudure. « En réalité à cette époque, les populations de la zone particulièrement du village de Keur Saloly Bouya, ne disposaient pas d’assez de récoltes de mil, le riz n’en parlons pas car cette spéculation n’était pas encore réglementée.  Mais, pour l’arachide et le mil, les rendements étaient acceptables. Toutefois, certains paysans préféraient vendre l’engrais pour pouvoir acheter du riz et nourrir leur famille », nous a indiqué Mr Abdoulaye Ndiaye.

Pour dire que cette étude avait motivé les autorités municipales à entamer la recherche de partenaires en même temps que des consultants et autres techniciens. C’est ainsi, a fait remarquer le maire de Keur Samba Gueye, « qu’une prospection dans les assiettes foncières a été effectuée en collaboration avec les techniciens, permettant de constater qu’il était possible de cultiver du riz dans le village de Keur Saloly Bouya. Ce qui a fini par aboutir dans un premier temps à l’exploitation rizicole et ses aménagements après un appel à projet dont il fallait assurer à terme la pérennisation. Ce qui a permis de bénéficier d’un nouveau projet d’exploitation maraîchère financé à hauteur de 250 millions de manière globale ».

Divergence dans l’action du comité de gestion

Pour autant, il faut noter qu’à l’intérieur des périmètres étaient nées des divisions au sein des bénéficiaires ce qui a fini par compromettre le projet. Il a fallu alors recourir à la mise en place d’un comité de gestion du périmètre mais qui n’était pas en mesure de respecter les clauses de gestion interne.

Par exemple, explique le Maire Abdoulaye Ndiaye, « toute personne ayant eu à bénéficier d’un périmètre devait cotiser pour que les factures d’eau du forage puissent être réglées en tenant compte du prix qui était à 105 FCFA le mètre cube (M3) ».

Mais, ajoute le Maire de Keur Samba Gueye, « les membres ont commencé à récolter leurs productions sans se soucier des réserves qu’ils devaient prévoir pour parer à d’éventuelles ruptures de stocks. Et, aussi extraordinaire que cela puisse paraître, beaucoup de familles sont passées dans l’ère de la modernité avec des bâtiments en dur en lieu et place des cases en paille. Ce qui semble avoir mené à l’échec pure et simple la gestion du périmètre. Donc, un problème réel qui perdure depuis lors. Nous pensons de ce point de vue qu’il faille retourner à la case départ ce qui est du domaine du possible en développant d’autres alternatives et pouvoir amorcer une relance des activités dès lors que les habitants du village de Keur Saloly Bouya ont accumulé une certaine expérience.

Et, surtout que maintenant l’espace est devenu une propriété de la collectivité territoriale à qui il appartient aussi d’aller chercher un partenaire qui pourrait au moins travailler avec les populations tout en ayant l’espoir que l’État et ses nouvelles autorités puissent s’y impliquer.

Cultiver l’esprit d’ouverture et de compréhension

Mais, il faudrait selon le Maire de la commune de Keur Samba Gueye, « que les populations puissent à travers leur compréhension, s’unir, s’entendre sur l’essentiel et essayer de voir comment faire pour relancer les exploitations en adoptant une culture d’esprit d’ouverture et de compréhension ».

C’est tout le sens d’ailleurs de la visite à laquelle nous avait convié le Maire Abdoulaye Ndiaye. Un prétexte pour tout simplement alerter ou même informer l’opinion, l’État et les partenaires financiers et autres personnes qui étaient bénéficiaires de ces retombées. Afin que chacun en ce qui le concerne puisse revoir l’attitude à adopter par rapport au périmètre de 32 hectares ».

La reprise de travaux agricoles et maraîchers sur ce périmètre est en tout cas très souhaitée par les habitants du village de Keur Saloly Bouya qui y produisaient des fruits comme la papaye et la banane mais aussi le maraîchage y était très présent. Lamine Touré, Aly Guèye, Abdoulaye Ndiaye le chef de village mais également Katim Touré tous ces gens ne rêvent aujourd’hui que de la reprise des travaux agricoles et maraîchers.

Un privé à la rescousse sur 20ha

A ce titre, cette reprise tant souhaitée des activités a été confiée à un privé pour l’exploitation de 20 ha sur les 32 ha disponibles. Selon le Maire de la commune de Keur Samba Gueye. « ce privé était venu me voir pour me faire savoir qu’il dispose de l’argent pour financer son agriculture. Mais faute d’espace, il n’est pas pour le moment dans les conditions. Et, en présence du Chef du village, je lui avais proposé une forme de travail qu’il a accepté et liée à la réhabilitation de tout ce qui n’est pas dans le périmètre ».

Par la suite, ajoute le Maire Abdoulaye Ndiaye, « vu que ses dépenses avaient atteint un certain niveau, nous lui avons octroyé 20 hectares, pour lui permettre d’exploiter et de pouvoir amortir ses dépenses d’investissement. Et, les 12 hectares qui restent vont revenir au village pour inciter les habitants qui le désirent à reprendre leurs activités. Mais, en formulant une demande à adresser au Maire de la commune qui a la prérogative de délibération foncière et en plus de respecter les conditions du privé à qui nous n’avons pas vendu l’espace mais le lui avons cédé provisoirement ».

Dans d’autres villages comme à Ndiop Keur Omar Sarr et Passy Ndenderleng, le maraîchage et la riziculture occupent une place de choix. Pour le cas de Ndiop Keur Omar Sarr, la coopérative « Jef Jel » des femmes du village exploite un périmètre de huit (8) hectares selon la présidente Mme Mariama Sarr. Le Gombo, l’oignon et le poivron constituent les principales spéculations. Et, avec un taux de rentabilité satisfaisant.

« Les dernières récoltes d’oignons ont produit près de 35 tonnes tout comme le poivron et le Gombo ont atteint un niveau satisfaisant », nous révèle Mme Mariama Sarr. Toutefois, les difficultés ne manquent pas. Elles se situent sur le système d’arrosage qui est souvent ralenti par le manque d’eau venant du forage qui fonctionne avec un système solaire comme le témoigne le chef du village Mamadou Dièye.

C’est le cas également à Passy Ndenderleng ou les habitants ont du mal à exploiter leur périmètre de 15 ha. Dans le site, plusieurs personnes s’y activent particulièrement les jeunes et les femmes. La plupart dans le maraîchage et la riziculture.

Il faut noter qu’ici, le niveau acceptable de production de 70 à 80 tonnes d’oignons et autres spéculations comme le Gombo et les légumes, est souvent plombé, selon Malick Ndao, producteur et conducteur forestier. Ceci, souligne-t-il, « par un arrêt du système de goûte à goûte à cause du niveau élevé des dépenses de fonctionnement de la centrale solaire. Celle-ci étant alimentée par un groupe 63 KVA le plus souvent en panne sèche de carburant ».

Mais, qu’à cela ne tienne, les femmes sont déterminées à se mouvoir selon leur présidente, Mme Boly Sokhna, « dans le maraîchage et la riziculture. Mais, nous demandons un appui financier pour pouvoir faire face à nos difficultés liées pour beaucoup à l’arrêt fréquent du groupe électrogène ».

Reportage de Mohamadou SAGNE

L’autosuffisance en riz possible dans la zone

Dans la zone de Keur Samba Gueye, il faut dire que l’autosuffisance en riz est bien possible. Le Maire de Keur Samba Gueye en est convaincu.

Selon Abdoulaye Ndiaye, « avec les nombreux aménagements dans la vallée, la riziculture intensive peut bien être développée. Nous en avons pour près de 1000 ha situés entre les deux communes de Toubacouta et de Keur Samba Gueye ».

Par ailleurs, ajoute l’édile de Keur Samba Gueye, « le maraîchage et l’arboriculture fruitière peuvent également figurer en bonne place dans le système d’exploitation car, des espaces de bananiers, de papayers, de pastèque ont été expérimentés faisant bénéficier en une saison plus de 5 millions de francs à un groupe de femmes de 20 à 25 membres.

Pour l’oignon on note à chaque campagne, un surplus de production dans notre commune. Le kilogramme d’oignons se vendait récemment entre 125 et 130 francs. Le producteur est obligé de bazarder son produit car, nous n’avons pas de magasin de stockage encore moins de conservation de ces produits et donc pas d’autre solution ».

C’est pour dire que pour ce qui est de la création d’emplois, le développement de l’agriculture en général constitue une véritable niche dans la zone de Keur Samba Gueye.

Donc, pour Abdoulaye Ndiaye, « nous lançons un appel envers l’État, pour la reprise totale des espaces qui ont été aménagés pour permettre d’inciter ceux qui veulent travailler à un retour à la terre afin de s’occuper et de pouvoir réaliser leur propre développement ».

M. SAGNE

Un an à la tête de la MPBT: Une vision globale du Dg Sambou Biagui pour un cadre meilleur 

Par Ch. S. NDONG

Ce 02 juillet marque les un an à la tête de la Maison de la Presse. Voici un panorama structuré des principales réalisations et initiatives mises en place par Sambou Biagui depuis sa prise de fonction à la tête de la Maison de la Presse Babacar Touré (MPBT).

Modernisation des infrastructures et cadre de travail

  • Inauguration du restaurant « La Belle Vue » situé au 8ᵉ étage, offrant un cadre de restauration convivial et abordable aux professionnels de la presse. Les plats du restaurant sont subventionnés à hauteur de cinquante pour cent pour l’ensemble des professionnels des médias.

Distribution d’équipements et fournitures de maintenance pour améliorer les conditions de travail des techniciens et du personnel.

Dialogue avec les associations de presse

Dès juillet 2024, il a reçu les associations de presse pour écouter leurs préoccupations, affirmant : « Ce bijou est à vous, faites-en votre propriété ».

Actions concrètes issues de ces échanges : prise en charge médicale partielle des journalistes (en cours), mise en place d’espaces dédiés pour les associations, création de salles de presse équipées.

Lancement du concept “Carte de Presse” pour faciliter le déploiement d’œuvres journalistiques (dédicaces, rencontres avec le public)

   Formation et renforcement des compétences

  • Lancement d’un centre de perfectionnement et de renforcement de capacité pour proposer des ateliers animés par des experts afin de former continuellement les journalistes sur les derniers outils et pratiques.
  • Création de maisons de presse régionales (Complexe des médias), notamment à Tamba, Ziguinchor, Saint-Louis et Kaolack.
  • Création d’un centre dédié à la formation continue des journalistes (ateliers sur supports numériques, langue locale, etc.) Programme “Baatu Wolof” pour améliorer la maîtrise du wolof chez les jeunes reporters

         Événements et reconnaissance

  • Organisation programmée du Salon international des médias d’Afrique (SIMA) en octobre prochain, visant à repositionner Dakar comme pôle média continental
  • Création du Prix Babacar Touré, destiné à récompenser les entreprises de presse qui se distinguent par la qualité de leur travail et la prise en charge de leurs employés

Hommage à dix figures emblématiques du journalisme sénégalais

  • Un comité de pilotage, mis en place par Sambou Biagui, a sélectionné dix icônes du paysage médiatique sénégalais décédées ou encore en vie pour nommer chacun des huit niveaux de l’immeuble, le rez-de-chaussée et l’auditorium.
  • Sambou Biagui a expliqué que cette initiative vise à honorer les pionniers de la presse tout en transmettant un message aux générations futures, encourageant l’excellence, la liberté et la rigueur dans le journalisme

Solidarité et soutien social

  • Mise en place d’une Caisse sociale pour accompagner les journalistes retraités, en réponse à des pensions souvent très limitées.
  • Mise en place du projet 3P (Permis Pour Presse). Initiative lancée en avril 2025 pour offrir gratuitement des permis de conduire aux journalistes, cameramen, techniciens. La formation est prise en charge par la MPBT, en partenariat PAPEM et soutien du ministère
  • Mise en place du projet C3P (Carte Panier Pour Presse)
  • Création d’une crèche et d’un centre médico-social pour soutenir les femmes et assurer un suivi médical des professionnels (en état de projet)

« Invité d’honneur » à la Maison de la Presse Babacar Touré

  • Le concept « Invité d’honneur » à la Maison de la Presse Babacar Touré est une initiative qui vise à mettre en lumière une personnalité marquante du monde des médias, de la culture, ou d’un domaine connexe. Cette reconnaissance honorifique permet de valoriser la contribution significative de l’invité à la liberté de la presse, à l’éthique journalistique, ou à l’évolution des médias dans un contexte national ou international. Mimi Touré a été la première personnalité à être à ce rendez-vous médiatique.

En résumé :

Sambou Biagui s’est distingué par une vision globale visant à moderniser la Maison de la Presse, en renforçant les conditions de travail et la solidarité, en multipliant les espaces de formation et d’échange, et en positionnant l’institution comme un acteur majeur dans le paysage médiatique national et continental.

La MPBT, sous la direction de Sambou Biagui, ambitionne de transformer l’institution en centre de formation, d’innovation, d’échange international, et de soutien concret au quotidien des professionnels de l’information- qu’ils soient journalistes, techniciens, ou associations de presse. Le tout s’inscrit dans une stratégie claire de 2024–2027.

 

 

Zone 5 Asc Manko Vs Asc Rakadiou: Un derby engagé sous le signe du respect

Thiaroye Gare Le tirage au sort des rencontres navétanes dans la zone 5 a offert une affiche de prestige: ASC Manko croisera le fer avec ASC Rakadiou, dans un derby local à fort enjeu, aussi bien sportif que symbolique.

Entraîneur fraîchement nommé de l’ASC Manko, Samba Diallo a livré sa réaction à chaud, appelant à l’unité et à la non-violence: «lors de ma prise de fonction, j’ai tenu à rencontrer mes homologues de l’ASC Rakadiou. Nous les avons choisis comme parrains de notre journée, et avec humilité, ils ont accepté et sont venus nous soutenir lors de notre journée de Set Setal. Aujourd’hui, le hasard du tirage nous oppose sur le terrain, mais je tiens à lancer un message clair : pas de violence, que le meilleur gagne !»

Conscient de l’importance de la cohésion sociale autour de cet événement, le coach propose une initiative originale: «Nous voulons organiser une journée de dokhanté, un moment d’échange entre les supporters des deux clubs pour apaiser les tensions et encourager le fair-play. C’est notre priorité avant même le match.»

Sur le plan purement sportif, le Président de Manko affiche clairement ses ambitions: « Le club fête ses 5 ans cette année, et c’est ma première saison. Mon objectif est clair: aller en finale et la gagner. Pour y arriver, je vais renforcer l’équipe avec des joueurs aux postes où nous avons des lacunes. Les moyens sont là, et je n’hésiterai pas à recruter en dehors de la localité si besoin».

Samba Diallo prévient: Rakadiou devra se préparer à affronter une équipe déterminée. « Nous avons fixé nos objectifs: gagner tous nos matchs. Et nous allons tout faire pour y parvenir. » Enfin, le Président a salué la nouvelle mesure prise par l’État du Sénégal, visant à mieux encadrer les Navétanes: «C’est une très bonne décision. Des matchs qui commencent et se terminent tôt vont forcément réduire les risques de violences. Cela va améliorer l’organisation générale».

Ibrahima FALL

 

Validation du Concept Technique Voute Nubienne: l’ASN et ses partenaires visent l’adoption du NS 02-084 comme guide national

 Par Ch. Seck NDONG

L’Association Sénégalaise de Normalisation (ASN) a organisé l’atelier de Validation du projet de guide sur le concept technique Voûte Nubienne, ce lundi 30 Juin 2025, à Dakar. Les membres du comité ont discuté sur le projet de guide et validé le contenu du guide de bonnes pratiques. L’objectif visé est l’adoption du guide NS 02 -084 comme guide national.

Face à la problématique de l’habitat en Afrique subsaharienne, le défi relevé par l’Association la Voûte Nubienne (AVN) et ses partenaires depuis une quinzaine d’années est de diffuser à grande échelle le concept technique VN afin de favoriser la croissance du marché et l’émergence d’une filière d’artisans maçons et d’entreprises capables de former des apprentis, dans une logique de compagnonnage.

Il s’est agi de procéder à l’adoption du guide PNS 02-084 Guide de Bonnes Pratiques sur le concept technique Voute Nubienne comme norme sénégalaise.

Cette technique permet, selon le président du comité technique CT2, Niokhobaye Diouf, de bâtir avec un outillage de base des matériaux locaux et des compétences simples, des habitations aux toitures voûtées. Il a souligné que ses spécificités consistent en l’utilisation de terre crue, matière première abondante, malaxée sous forme de mortier et de briques séchées au soleil et l’absence de coffrage pour le bâti de la partie voûtée. Ces voûtes mises en charge permettent l’usage de toits-terrasses.

L’atelier a réuni tous les membres du comité qui ont discuté sur le projet de guide et validé le contenu du guide de bonnes pratiques. L’objectif visé est l’adoption du guide NS 02 -084 comme guide national.

Dans le cadre du projet DEFI VN sur la continuité du projet VN Fouta (2016) avec les trois (3) départements de Matam, Podor et Kanel qui a pour ambition l’intégration du parcours de formation à l’écoconstruction VN, à l’offre de formation et à sa reconnaissance, leur représentant a évoqué la nécessité de normaliser la technique pour une meilleure formalisation du marché.

Les participants sont les entreprises de construction de bâtiments, les cabinets d’architectes, les associations de consommateurs, les institutions scientifiques, les laboratoires et bureaux de contrôle, des services techniques de l’administration centrale, de collectivités locales, Les départements de Podor, Matam et Kanel, l’Association la Voûte Nubienne (AVN).

Dans ce cadre, l’ASN a été associée aux travaux pour l’élaboration d’un guide de bonnes pratiques sur le concept technique voûte Nubienne. Un draft du guide a été élaboré puis soumis au groupe de travail dédié et au comité CT2 « Bâtiment et génie civil ».

A cet effet, un atelier de validation de l’avant-projet du guide a été organisé avec le comité le 27 Mars 2025. Le projet de guide a été ensuite publié pour enquête publique dans le journal le SOLEIL du 08 Avril 2025 et dans le site de l’ASN.

 

FONGIP- Mairie de Kaolack: Signature d’une ligne de garantie de 500 millions FCfa

Par Ch. S. NDONG

L’Administrateur Général du FONGIP, Mme Ndeye Fatou Mbodj Diattara, et ses équipes étaient, ce lundi 30 juin, les hôtes du maire de Kaolack Serigne Mboup, pour la signature d’une convention dans le cadre de la mise en œuvre du FOGAVILLE, le sous-fonds destiné aux Collectivités territoriales.

Une ligne de garantie de 500 millions FCfa sera mise en place, avec une contribution de 100 millions de la mairie, pour accompagner les femmes entrepreneures via le PROFEM, programme initié par la commune.

Lors de la cérémonie organisée dans la salle de délibération de la mairie pleine à craquer, Mme l’AG s’est réjouie de la franche collaboration avec l’équipe municipale dirigée par M. Serigne Mboup. Elle a ensuite assuré que le FONGIP répondra toujours présent pour contribuer à l’essor économique des femmes et des jeunes du Saloum.

Pour le premier magistrat de Kaolack, pouvoir compter sur l’accompagnement du FONGIP permet de s’engager et de dérouler d’innombrables projets au profit des populations. Aussi, n’a-t-il pas tari d’éloges pour l’Administrateur Général du FONGIP et ses collaborateurs, avec une mention spéciale au centre d’affaires de Kaolack.

Greenwashing et exploitation du pétrole et gaz au Sénégal: un double défi pour la transition énergétique – Par Zaynab SANGARÈ, Sénégal

Lors de la Conférence internationale sur le financement du développement à Séville, le 30 juin 2025, le président Bassirou Diomaye Faye a lancé un appel solennel : « Les pays africains doivent accéder à d’importantes ressources concessionnelles et mixtes. Les programmes de financement doivent répondre aux besoins spécifiques des pays les plus vulnérables. Il faut éviter le greenwashing et garantir un impact réel sur les objectifs de développement durable. » Ce message, adressé lors du sommet « Le cri du juste : les peuples oubliés au cœur des nations », impose une exigence de transparence et d’efficacité aux acteurs du secteur fossile.

Pendant ce temps, au Sénégal, les majors telles que TotalEnergies, Woodside Energy pour Sangomar, et Kosmos Energy via le projet Yakaar‑Teranga/GTA, sont pas encore inquiétés de pratiquer le Greenwashing. Nous dit-on. TotalEnergies, acteur majeur du champ Grand‑Tortue‑Ahmeyim, affiche une réduction de 40 % de ses émissions Scopes 1 et 2 d’ici 2030, après une baisse de 24 % en 2023. Toutefois, ses propres rapports indiquent que seulement un tiers des 16 à 18 milliards USD annuels de ses investissements mondiaux seront consacrés aux énergies renouvelables. Le reste alimente des projets fossiles dont la production devrait croître de 2 à 3 % par an jusqu’en 2030.

$Woodside, pour sa part, a lancé en 2024 la première production de Sangomar avec une capacité de 100 000 barils par jour et un budget d’environ 5 milliards USD. Kosmos Energy, associé à BP et à la compagnie nationale Petrosen, attend la décision finale d’investissement pour Yakaar‑Teranga, une opération d’envergure estimée entre 5 et 6 milliards USD pour générer environ 3 millions de tonnes de gaz par an.

Ces dynamiques s’inscrivent dans un contexte où le Sénégal dépend encore à près de 70 % du pétrole et du gaz pour son électricité, un modèle étayé par un plan gaz‑to‑power évalué à 2,2 milliards USD. Malgré la croissance projetée de 8,35 % en 2024 grâce à ces projets (environ 5 % du PIB) (), le message du président Faye souligne un impératif : éviter le greenwashing, renforcer la transparence des financements et garantir un impact réel en faveur des couches vulnérables.

Ce message a été lancé à Séville dans un cadre global, soulignant que pour parvenir à un développement durable, les ressources financières ou technologiques doivent être accordées selon des critères d’équité. Le partenariat JETP, qui a mobilisé 2,7 milliards USD en 2023 pour porter les renouvelables à 40 % du mix électrique d’ici 2030, illustre l’enjeu de cohérence entre discours et actions.

La pression présidentielle, aidée par l’audit du secteur engagé depuis mars 2024 et les renégociations de contrats en cours avec BP, Kosmos et Woodside pourrait transformer la donne. Pour être considérées comme actrices crédibles de la transition, ces compagnies devront augmenter sensiblement leurs investissements dans les énergies bas carbone, aligner leurs engagements sur les standards internationaux et rendre leurs engagements auditables et mesurables.

Par Zaynab SANGARÈ

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