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Keur Massar: La JPS lance un programme d’insertion et de formation pour les jeunes

Keur Massar, le 25 juillet 2025 Dans un contexte marqué par une forte demande d’insertion professionnelle des jeunes, le bureau départemental de la Jeunesse Patriotique du Sénégal (JPS) de Keur Massar a pris les devants en initiant un ambitieux programme de formation et d’insertion professionnelle.

Portée par son coordonnateur, Mamadou Lamine Diallo, cette initiative entend outiller les jeunes du département à travers des formations adaptées, en partenariat étroit avec l’ANPEJ (Agence nationale pour la promotion de l’emploi des jeunes). Le programme vise à lutter efficacement contre le chômage des jeunes dans les différents arrondissements du département, notamment Yeumbeul, Malika et Diakhaye.

Selon Mamadou L. Diallo, l’objectif est clair «Accompagner les jeunes masarois dans leur quête d’une insertion socio-professionnelle durable». Des filières pratiques telles que l’infographie ont déjà permis à plusieurs jeunes formés d’être opérationnels sur le marché du travail. Fort de cette réussite, le projet entre désormais dans une nouvelle phase avec le lancement des enrôlements, débuté ce vendredi 25 juillet, pour identifier les jeunes demandeurs d’emploi intéressés par les prochaines formations.

Ces dernières seront animées dès ce samedi et dimanche par des experts de l’ANPEJ, en partenariat avec la JPS départementale de Keur Massar. L’accent sera mis sur l’entrepreneuriat, identifié comme un levier majeur pour répondre aux défis de l’emploi des jeunes. Outre les structures administratives locales, la JPS peut également compter sur le soutien actif des autorités administratives, notamment le préfet du département, M. Babacar Ndiaye, et le sous-préfet, M. Birahim Ba.

Le maire de Yeumbeul Nord, Babacar NDAO, a pour sa part mis à disposition la salle du foyer des jeunes, preuve d’un engagement collectif autour de cette cause.

La JPS réaffirme sa volonté de travailler en synergie avec l’ensemble des acteurs du département : associations communautaires, mouvements estudiantins, ASC et autres structures citoyennes, afin de créer un écosystème favorable à l’emploi des jeunes. «C’est un projet pour et par les jeunes, et nous sommes fiers de contribuer activement à la construction de leur avenir,» conclut Mamadou Lamine Diallo.

Développement inclusif de Djilor: Le FONSTAB et la Coopérative rurale jettent les bases d’un partenariat

Par Mohamadou SAGNE

Djilor: Le village de Thilla Keur Khalifa dans la commune de Niassène, a abrité hier jeudi 24 juillet 2025, une importante rencontre entre les différents responsables du Fonds d’Appui à la Stabulation (FONSTAB) et de la Coopérative rurale pour le développement inclusif de l’Arrondissement de Djilor (CORDID).

Une occasion saisie pour jeter les bases d’un partenariat entre les deux entités en droite ligne des missions du Fonds d’appui à la stabulation (FONSTAB) qui, comme l’a indiqué l’Administratrice, Mme Diouf Fatoumata Diop Bakhoum, « est une entité qui a pour mission de faciliter l’accès au crédit aux professionnels de l’élevage mais, à travers plusieurs mécanismes d’intervention. Dont, le premier est constitué du fonds de garantie et ensuite le fonds de bonification dont le rôle est d’alléger la charge d’intérêt sur les crédits alloués aux promoteurs ».

L’administratrice du FONSTAB d’éclairer la lanterne sur différents mécanismes dont le fonds de garantie qui selon elle, « sert à garantir à hauteur de 50% les crédits alloués à ces professionnels de l’élevage. Et pour ce qui est du fond de crédit, il a pour rôle deux missions essentielles: le cofinancement qui sert à partager les charges de financement avec les partenaires financiers, les banques. Mais c’est surtout utilisé pour les projets structurants, c’est-à-dire les projets de grande envergure tout en servant également au refinancement des mutuelles au niveau décentralisé, c’est pour permettre le maillage du territoire national puisque ces mutuelles sont beaucoup plus proches de la population rurale. Donc le FONSTAB refinance ces mutuelles vraiment pour faire accéder au crédit tous ces promoteurs ».

Par ailleurs, Mme Diouf Fatoumata Diop Bakhoum révèle aussi que sa structure travaille avec le fonds d’appui à l’incubation et à l’innovation des jeunes et des femmes.

« C’est un fonds qui sert à incuber des jeunes dans les Centres d’impulsion pour la modernisation de l’élevage (CIMEL), les centres et écoles de formation en élevage ou en agriculture, en sommes ça sert par exemple à incuber des jeunes pendant un bon bout de temps en tenant compte du cycle de production de l’activité », a souligné Mme l’Administratrice du Fonds d’Appui à la Stabulation (FONSTAB). Et, il s’en suivra ainsi la formation et l’accompagnement des ces jeunes-là, pour leur faciliter l’accès au crédit qui devrait dépendre de la spéculation choisie pour ces jeunes.

Mais, avec la Coopérative rurale pour le développement Inclusif de l’Arrondissement de Djilor (CORDID), le link avec la FONSTAB a été facilité par l’organisation Hiefer International.

Faire de CORDID, un modèle de reproduction

Selon Mme Diouf, « nous avons une coopérative bien organisée qui date de longtemps. Nous allons travailler ensemble en partenariat avec Hiefer pour promouvoir la reproduction bovine que le ministère de l’agriculture, de l’élevage et de la souveraineté alimentaire a la lourde responsabilité de faire accéder ce pays à la souveraineté alimentaire. Car, vous n’ignorez pas aussi que notre pays dépend le plus souvent d’autres pays voisins, surtout pendant les périodes de Tabaski d’où l’impérieuse nécessité de freiner ces importations pendant la Tabaski. Nous travaillons ainsi en parfaite collaboration avec l’Ong Hiefer pour faire de la coopérative rurale pour le développement Inclusif de l’Arrondissement de Djilor (CORDID), un modèle de reproduction à travers la création d’unités de reproduction qui seront représentées par des unités familiales et aucune couche ne devrait être laissée en rade. Même, les couches vulnérables seront prises en compte notamment, les jeunes et les femmes. Les hommes aussi qui sont les chefs de famille et qui peuvent vraiment galvaniser la famille vers l’autosuffisance en mouton ».

Un objectif que s’est fixé l’Ong Heifer international Sénégal qui œuvre pour une autosuffisance en moutons en droite ligne des objectifs fixés par le gouvernement du Sénégal tout en améliorant les moyens de subsistance (revenus et résilience) des familles à travers une chaîne de valeur ovine inclusive.

Il faut noter que 72% des membres de la coopérative rurale pour le développement inclusif de l’Arrondissement de Djilor (COORDID) sont des femmes. Dix-sept (17) personne salariées y travaillent et elle compte 3900 membres dont 62 Groupements à majorité de femmes, 1860 femmes, comme nous l’a fait savoir le Président, Mbaye Ndiaye.

 

Afrobasket féminin 2025: le Sénégal écrase la Guinée (92-48) 

En match d’ouverture de l’Afrobasket féminin Côte d’Ivoire 2025, les lionnes du Sénégal viennent de battre à plate couture leurs voisines Guinéennes ce samedi 26 juillet sur le score sans appel de 92-48.                              

Au vu des statistiques de la rencontre, on sent la nette différence de niveau entre les deux équipes.  1er Qt : 23-15 ; 2e Qt : 24-13 ; 3e Qt : 13-14 ; 4e Qt : 32-6 ( c’est dans le dernier quart temps que les protégées de l’entraîneur Otis Hughley Jr se sont montrées plus adroites et plus féroces). Ndioma Kane la meilleure marqueuse avec 20 points est du coup élue MVP de la rencontre. Cette victoire des sénégalaises sur leurs homologues n’est que la répétition de l »histoire puisque, en 2011 déjà en Angola les lionnes avaient croisé et écrasé en phase de groupe ces mêmes adversaires 99-32; le 26 septembre 2015 au Cameroun bis répétita 102-44 ; le 18 août 2017 au Mali, les lionnes se sont encore promenées devant la Guinée 105-39 ; le 18 septembre 2021 au Cameroun Sénégal-Guinée: 100-31.

Rappelons qu’en 2015 au Cameroun le Sénégal a terminé champion d’Afrique pour la 11e fois en Afrobasket organisé, son dernier sacre jusque-là. (la 12e médaille d’or provient des Jeux Africains de Johannesburg homologué comme Afrobasket, le pays désigné pour l’organiser ayant désisté au dernier moment cette année-là). Nous sommes à la 27e édition en 2025 et le Sénégal n’en a raté qu’une seule. Sur vingt (25) éditions les lionnes n’ont pas été que deux fois sur le podium, en 1968 lors de la première édition en Guinée remportée par l’Égypte lorsqu’elles ont terminé 4e avec leur coéquipière Salla Kane élue meilleure joueuse du tournoi et en 2021 au Cameroun où elles se sont arrêtées en 1/2 finale. Parcours inédit et jusqu’à présent inégalé, le meilleur de tous les temps: 11 médailles d’OR, 9 en argent et 3 en bronze. Notons que la lionne Astou Traoré est la meilleure scoreuse de l’histoire du basket-ball féminin en Afrique avec 715 points !

La prochaine et dernière sortie des lionnes dans ce groupe C qu’il partage avec la Guinée et l’Ouganda aura lieu ce lundi 28 juillet 2025 à 12h face à l’Ouganda qui joue son premier match ce dimanche 27 juillet contre la Guinée.

Les lionnes seront alors au repos. Bravo à elles toutes ! Vives félicitations à leur Coach ainsi qu’à tout l’encadrement technique et médical ! Vive le Sénégal qui gagne  ! Allez les lionnes ! Rugissez encore pour tout un peuple !

Le Vieux Supporter: Sidy Malick Ndiaye

Journée de l’Excellence de l’Ansts: Dr Abdourahmane Diouf plaide son élargissement aux meilleurs bacheliers des séries littéraires

Par Pape Bakary DIATTA

L’octroi de prix et de récompenses divers à des jeunes aux qualités scientifiques incontestées, vise à conforter cette démarche de culture de l’excellence scientifique dès le plus jeune âge. Raison pour laquelle, le Gouvernement du Sénégal, considère la journée de l’excellence de l’Ansts comme une occasion privilégiée.

C’est en tout cas la position émise par le ministre de l’Enseignement supérieur de la Recherche et de l’Innovation qui a présidé cette journée désormais consacrée dans l’agenda du Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’innovation, sous le pilotage de l’Académie nationale des Sciences et Techniques du Sénégal.

Le champ d’intervention de l’Académie ne se limite pas aux sciences exactes. Il intègre également les humanités et sciences sociales. C’est pourquoi le ministre de l’enseignement supérieur veut l’élargissement des récompenses dans le futur aux meilleurs bacheliers des séries littéraires qui méritent également d’être récompensés, ainsi qu’aux meilleures thèses en sciences sociales et humaines.

Cette ambition, selon lui, recoupe la volonté du Président de la République Bassirou Diomaye Diakhar Faye, et celle de son Premier Ministre Ousmane Sonko, décliné à travers l’Agenda national de Transformation 2050. C’est une démarche holistique qui participerait au renforcement du capital humain sénégalais dans tous les domaines du savoir.

Il s’agira aussi de décerner le Prix international Souleymane Niang de Mathématiques, pour marquer l’importance de cette discipline dans le développement des sciences et de la technologie, et appeler à sa promotion chez les jeunes”, affirme Dr Abdourahmane Diouf. Plusieurs distinctions ont été délivrées dont le prix Souleymane Niang de Mathématiques décerné à l’enseignant chercheur à l’Ugb de Saint Louis Mamadou Abdoul Diop.

 

 

LE CAR RAPIDE IVRE- Par Abdou Khadre Gaye, écrivain, président de l’Emad

Le ciel est lourd d’une pluie qui tarde à venir. L’inquiétude gagne les cœurs. Un car rapide dédoré cahote dans les embouteillages : klaxons, poussière, coups de gueule. Silence pesant des passagers. Visages renfrognés. Le haut-parleur en bidon de plastique accroché en haut du grillage séparant la cabine du chauffeur d’avec sa clientèle grésille la revue de presse : «Sonko cogne tout le monde : le président Diomaye, les responsables de Pastef, l’opposition, la société civile, les magistrats, les médias ; personne n’est épargné par le PM ; la crise s’annonce au sommet de l’État ; rien ne va plus entre le président et son Premier ministre ; Sonko dénonce le manque d’autorité de Diomaye ainsi que les clans au sein de son parti… »

Le haut-parleur hésite. Crépite plus fort. Puis balbutie les derniers mots de la revue de presse, comme pour s’excuser de la causticité de l’averse informative. Enfin, il distille un chant de Youssou Ndour : « Guy gu réy gi » (le grand baobab). Les visages se détendent, les sourires s’affichent, les corps dandinent, semblablement à une procession de prêtresses autour de l’arbre magique… Coup de volant brusque. « Jafanduleen ! » (Accrochez-vous !) Le car rapide titube, se balance dangereusement. Le chauffeur gronde un mototaxiste qu’il a failli heurter. Celui-ci exhibe un poing aussi gros que sa petite cervelle. L’apprenti s’en mêle, non sans proférer des insultes vilaines autant que sa tête de fripouille…

« Kaar-rapit bi tàng na, metti na ! » (Il fait chaud dans ce car rapide), crie une femme en s’essuyant le visage au rythme de « Maral bi metti na » (rude est la sécheresse), un autre chant de l’enfant de la Médina. « Yaay booy, c’est tout le pays qui est tàng et metti, réplique un jeune garçon, plus rude et dure que la sécheresse des années 70/80 ». Un doyen : « Waaw ma ne : xanaa Sonko dootul Jomaay ? » (Sonko n’est-il plus Diomaye ?)

La question lance le débat, telle une grenade lacrymogène dans une foule en effervescence : – Sonko n’a jamais été Diomaye. Voyez-vous, chaque fois qu’il prend la parole c’est pour défendre ses intérêts propres, parfois même contre Diomaye. – Et Diomaye ! Est-il toujours avec Sonko qui l’a fait élire ? – Il était avec Sonko, mais maintenant qu’il est élu président, il doit être avec le pays, avec les Sénégalais ! – En tout cas, si Diomaye n’est plus avec Sonko, le Pastef est toujours avec lui. – Walfadjri TV aussi est avec lui : Seydina Omar Ba, Moustapha Diop et autres. – C’est pourquoi une consœur les accuse d’avoir trahi l’héritage de Sidy Lamine. – C’est Betty. Elle a raison, car la presse n’est pas faite pour supporter, mais pour informer. – On en voit partout des supporters dans la presse d’aujourd’hui. Et pas seulement à Walf TV… – C’est normal : la presse est à l’image du pays, tout comme la politique et le business : tout pue au Sénégal de nos jours. Tout, avec un grand T…

Coup de frein brusque : secousses, chutes et rechutes de passagers. On houspille le chauffeur, on l’insulte. Il réplique, soutenu par son apprenti qui fait montre d’une rare insolence. Puis le calme revient sous la belle voix de Youssou Ndour qui semble s’adresser au chauffeur qui, sorti de l’embouteillage, bringuebalait dangereusement de toute la vitesse dont sa guimbarde était capable : « Waññi ko ! » (Ralentis !)

La discussion reprend, plus belle : –  Sonko menace de quitter la primature pour l’Assemblée nationale. – C’est bien fait pour Diomaye. N’est-ce pas qu’il voulait un Premier ministre super fort ! – D’aucuns  pensent ce retour impossible à cause de sa condamnation définitive dans l’affaire Mame Mbaye Niang. – Je lui conseille de faire attention : sa relation avec El Malick, si jamais il rejoint l’assemblée, pourrait être aussi heurtée qu’avec Diomaye. – Pourquoi cette colère dans le cœur de Sonko, maintenant que son vœu est exaucé ? – Je ne sais pas. Peut-être qu’il peine à digérer le ratage du fauteuil présidentiel. – Mais c’est Dieu qui donne le pouvoir à qui Il veut, et qui le reprend quand ll veut. – Quoi qu’il en soit, il doit ralentir la cadence, comme dit la chanson : « Tu es fort, tu es courageux, mais wañiko ! » – Hélas ! Il vilipende le président de la République, traite la société civile de fumier, menace d’effacer le Gfm après Abdou Nguer, Badara Gadiaga, Moustapha Diakhaté et consorts, et veut museler les Sénégalais. – Est-ce que ça va sa tête ?  – Qui sait ? La sécheresse n’affecte pas que l’agriculture et l’élevage, elle peut être crânienne et impacter les intelligences ; et les têtes en manque d’eau foisonnent chez nous aujourd’hui.  Tu as écouté son avocat ? – Non ! – La révolution ne peut réussir, dit-il, si l’ancien régime n’est pas détruit, ses vestiges nettoyés. – Sonko se décrète effaceur, il lui ajoute les galons de destructeur et nettoyeur. – C’est sa tronche qu’il doit nettoyer, monsieur l’avocat ! – Il est devenu supporter lui aussi, ndaysaan ! Il oublie que la vocation du pouvoir c’est de construire, pas de détruire. – Mais est-ce qu’on peut construire sans détruire ? – Ce qu’on doit détruire, c’est la haine, la méchanceté et la braise des cœurs. Ce qu’on doit effacer, c’est le mal vivre des populations. Pas les hommes. – Je suis à peu près sûr que, dans sa réponse à Sonko, Diomaye ira dans cette direction. – Je le crois aussi : il surprendra les Sénégalais, tout comme Diouf : sa chance, c’est sa bonne éducation. – En tout cas, il doit arracher son autorité et mettre un terme à la cacophonie… – Et s’il ne le fait pas ? – Il nous restera la prière. – S’il ne le fait pas, nous nous battrons ! – Vous ne savez rien. Pros est un créateur, un surhomme, un démiurge, au-delà du bien et du mal… Ah, ce peuple ne sait pas la chance qui lui est venue ! – Ce que je sais, moi, c’est que je regrette l’homme Macky ! – Moi, c’est Gorgui que je regrette, Fara Wade Ndiak ! Le président qui savait passer outre, rire aux éclats et faire circuler l’argent…

Un autre embouteillage, suivi d’une crevaison : « Seeteeteet ! Kañ lañuy agg fi ñu jëm ? » (Quand est ce qu’on arrivera à destination ?) Redémarrage enfumé, accompagné de grognements et de tchips. Puis, la causerie reprend : – Je ne comprends pas Sonko. Je peux à la limite comprendre le gatsagatsa de l’opposant qu’il fut. Mais comment comprendre celui du PM qu’il est devenu ? – Sonko n’est jamais responsable de rien : s’il se trompe c’est la faute des autres, s’il trébuche c’est un complot. Hier, les problèmes du Sénégal c’était Macky. Aujourd’hui, c’est Diomaye. – Ajoute à ta liste ceci : s’il a un problème avec Diomaye, c’est parce que ses adversaires le veulent ! – Et ceci encore : s’il injurie, il n’injurie pas ; c’est qu’il retourne une injure à son envoyeur ! – C’est vrai. Avec Sonko et les pastefiens, on se perd facilement : pour eux, le peuple c’est les militants de Pastef. Les ennemis du peuple c’est leurs adversaires.  Alternance, égale révolution. Projet, égal programme. Et le système et l’antisystème deviennent des porteurs de costume et de cravate, qui, en fonction de leur discours du moment, sont classés dans l’un ou l’autre camp. Tenez ! Dans l’affaire Gadiaga, par exemple, l’antagoniste, qui est député, égorge un mouton. Gadiaga le dépèce. On emprisonne le dépeceur, laissant l’égorgeur en liberté. – Du n’importe quoi ! – Une triste confusion où le Jub, Jubal, Jubanti concerne un camp et exclut le Juboo dont rêve Diomaye. Une méprise dans laquelle être patriote, c’est savoir donner des coups de corne aux contradicteurs de Sonko qui, dans le dictionnaire de Pastef, sont appelés « kulunas », c’est-à-dire hors la loi. Ce qui risque d’impacter négativement la moralité du peuple. – Ce peuple a perdu la raison, je le jure ! – C’est triste ! On se chamaille en pleine campagne agricole, cependant que s’annoncent les inondations. – Hélas ! Tambacounda patauge déjà dans les eaux. Et malgré l’horizon sombre, un ministre de la République appelle le peuple de Pastef à insulter quiconque insulte le Pros. – Vous ne savez rien, je vous dis, mais votre haine ne saurait atteindre mon leader. (Il chante) « Sonko, yaay sunu bakkan, fiiip… » (Sonko, tu es le nez avec lequel on se mouche…)

Recrevaison. La réparation dure. Quelques clients descendent du car pour prendre de l’air. Des groupes se forment. Dans un groupe : « – Comment un PM peut-il menacer le PR qui l’a nommé ? – Et si c’est le PM qui a fait élire le PR ? – Et alors ! Même si Sonko moy Diomaye, le PM reste PM, il n’est pas PR ! – Je ne suis pas d’accord : si Sonko moy Diomaye, alors PM moy PR ! » Dans un autre groupe : « – Toute cette histoire me rappelle le baara-yëgoo de Golbert Diagne, la pièce de théâtre avec Marie Madeleine. – C’est vrai ! Le pouvoir se partage, mais le trône c’est comme une femme qu’on épouse, ça ne se partage pas ! Tenez ! Mobutu a tué Lumumba, Compaoré a tué Sankara, Senghor a mis Dia en prison… – Dieu préserve le Sénégal ! – Amen ! Mais, peut-être, peut-être aussi, tout cela n’est qu’une mise en scène?…»

Un homme en sabador déclare à haute voix, s’adressant à tous : « Je vais poursuivre ma route à pied. Cependant, je veux dire un mot avant de partir. » Il sort une pièce de 500 francs de sa poche : « Observez bien cette pièce. Elle possède deux faces. Quelle que soit celle que l’on considère, c’est toujours la même pièce. Deux faces, une pièce. Mais si les faces entrent en conflit, et si l’une efface l’autre, la pièce meurt. Il ne reste plus qu’à procéder à son enterrement, alors ! » Murmures d’acquiescement. Il se retire. Au bout de trois pas, il se retourne, l’index en témoin : « Soo falee buur ba noppi, ragal ko ! » (Après avoir élu un roi, crains-le !)

« Il a raison », murmure quelqu’un. Un policier demande au chauffeur de « dégager », cependant que les groupes discutent et que l’apprenti, comme atteint d’hémorragie verbale, pour parler comme l’autre, déverse sa bile sur la clientèle rouspéteuse. Un soupir : « Le Sénégal, aujourd’hui, est semblable à un car rapide ivre. » Un deuxième soupire : « Hier on dénonçait une pirogue folle, aujourd’hui, nous voici dans un car rapide ivre. » Un troisième soupire : « Il faut dire que la pirogue avait entamé une cure psychiatrique prometteuse. » L’apprenti : « Reprenez vos places ! Ayca ! Ayca !… » Le car se balance, fume, puis démarre avec Kiné Lame : « Wëndeelu, taxawaalu, tambaambalu » (tourner en rond, flâner et perdre son temps). Soudain un cri, presque un hurlement : « – Mais ! Mais !  On est revenu à notre point de départ ! – Ce n’est pas possible ! – Et pourtant c’est vrai !… Bon Dieu !… »-

Juillet 2025

 

 

 

La Sder au chevet des populations de Ndothie- Ndiarno: une machine toute neuve octroyée pour une alimentation continue en eau

Ouf de soulagement des populations de Ndothie- Ndiarno deux localités de la commune de Kamb (département de Linguère). Longtemps restées dans la souffrance pour s’approvisionner en eau faute de panne de forage, les usagers sont soulagés depuis ce vendredi 25 juillet 2025.

Le problème d’eau devient un vieux souvenir à Ndothie et à Ndiarno. Pour étancher la soif des habitants de cette localité, la Sder (la Sénégalaise des eaux rurales) a octroyé une machine toute neuve aux populations au grand bonheur de ces dernières. Selon El Hadji Mbayang Diop, un habitant de Ndothie par ailleurs conseiller municipal à la commune de Kamb, «fini la soif dans ce milieu». Il a ainsi salué le geste de la Sder qu’il qualifie de haute portée sociale.

Le natif de Ndothie de souligner que les populations de Ndothie – Ndiarno accueillent à bras ouverts la Sder avec des remerciements vifs. «Nous avons toujours rencontré des problèmes d’eau, il y a de cela 02 à 03 mois le forage Ndothie – Ndiarno est tombé en panne installant du coup une soif terrible dans la localité», a souligné M. Diop. Selon lui, la panne de forage n’a pas épargné le bétail et les activités maraichers.

A l’en croire, Ndothie – Ndiarno est l’un des premiers forages du département de Linguère à être enrôlé par la Sder avec l’accord de plus de 90% des usagers. Il dira que les populations de la localité sont très satisfaites de la gestion de leur forage par la Sder. D’après M. Diop, avec la Sder les populations vont être soulagées en ayant l’eau de qualité et de quantité suffisante et un approvisionnement juste équilibré pour tous les usagers.  Il faut noter que le forage de Ndothie – Ndiarno polarise les villages de Diéry Birane, Rotto 1 , Rotto 2, Béthio 1, Béthio 2, Ndiaw et Singhat.

La réception de l’outil hydraulique (la machine) a eu lieu en présence des releveurs, du conducteur (forage Ndothie- Ndiarno), des agents de l’hydraulique de Linguère et de ceux de la Sder dans un climat de convivialité.

Bathie Ndiaye (Linguère)

Xooy 2025 de Malango à Fatick: Dr Erick Gbodossou optimiste quant à l’avenir de la médecine traditionnelle au Sénégal et en Afrique

Par Ch. Seck NDONG

En prélude de l’organisation du Xooy 2025 de Malango prévue les 26 et 27 juillet prochains à Fatick, l’Ong PROMETRA International a organisé une conférence de Presse ce Mardi 22 juillet à son siège à Bel- air Cité Isra 1. Le rendez-vous annuel que constitue le Xooy s’inscrit dans le cadre des activités de ladite Organisation non gouvernementale, en appui à la structuration des tradipraticiens et à la valorisation des savoirs endogènes.

Au cours de la conférence de presse, Dr Erick Vidjin’ Agnih Gbodossou, le président et fondateur de l’ONG PROMETRA International (Promotion des Médecines Traditionnelles) a  évoqué plusieurs points clés, notamment, l’importance de la médecine traditionnelle dans la culture africaine et son potentiel pour améliorer la santé publique; la nécessité de démocratiser l’accès à la médecine traditionnelle et de la moderniser tout en respectant les traditions; les travaux de son organisation sur des produits naturels et des découvertes scientifiques qui pourraient révolutionner le traitement de certaines maladies.

Dr Gbodossou a exprimé également son optimisme quant à l’avenir de la médecine traditionnelle au Sénégal et en Afrique. Titulaire d’un diplôme en médecine et pharmacie de l’Université de Dakar, il a été obstétricien-gynécologue à l’hôpital CHU de Dakar. Ayant été également inspecteur en chef de la médecine au Sénégal, Dr. Gbodossou est reconnu pour son travail de promotion des médecines traditionnelles et a reçu plusieurs distinctions. Il a souligné l’importance de la collaboration entre les leaders spirituels, religieux et les communautés pour promouvoir la paix et le développement durable.

L’ONG PROMETRA International, en collaboration avec d’autres partenaires, a choisi cette année, le thème principal axé sur la promotion de la médecine traditionnelle africaine et la recherche de solutions locales pour les problèmes de santé en Afrique.

Face aux journalistes, Dr Erick Gbodossou a d’abord exprimé sa joie et sa fierté légitime d’avoir la jeunesse le réseau Metra aussi présent au niveau de l’organisation PROMETRA.  «Je dis toujours : ce qui va détruit l’Afrique, ce n’est pas le terrorisme, ce n’est pas le pillage de nos ressources. C’est l’aliénation ; c’est à dire l’Afrique dans tout son système d’éducation, toutes ces approches pédagogiques, a toujours tendance à suivre le nord. Et c’est cette aliénation qui va détruire notre continent. Nous le savons tous, la culture c’est notre âme. C’est notre racine qui détermine notre avenir. C’est pourquoi le thème de cette année, c’est ‘’on ne développe pas, on se développe’’. Le développement étant un processus endogène, cherchons toujours des solutions locales à nos problèmes locaux en Afrique. Et, c’est un honneur de voir les médias présents pour nous accompagner dans cette quête de trouver ces solutions- là.  Croyez-le, si nous unissons nos efforts, ne l’oublions pas, PROMETRA a capitalisé plus de cinq (5) décennies d’expérience de terrain, mais de solutions à énormément de maladies qui procurent la santé de nos pays, de notre continent et même pourquoi pas de notre monde », a relevé Dr Gbodossou.

La présence des hommes de médias déjà, il le perçoit comme un stimulus. «Ensemble nous allons, pourquoi pas, poser les bases de la médecine du futur ici au Sénégal et apporter des solutions innovantes au défi de santé et de bien-être de votre de notre humanité. Comme vous le savez quand je vois la jeunesse, je regarde avec confiance l’avenir de ce continent », a-t-il confié aux journalistes. Ainsi, la Directrice de PROMETRA, Mme Flore Salicova a été la maîtresse d’œuvre de la conférence de presse.

Les intervenants ont évoqué l’importance de la culture et des traditions africaines dans la recherche de solutions pour le développement et la santé du continent. Ils ont souligné également l’importance de l’union des efforts pour trouver des solutions innovantes aux défis de santé et de bien-être en Afrique.

 

 

 

 

Causa effectus: Soyons constants face à l’hyper-présidentialisme et l’injustice !

Tout ce qui arrivait au Sénégal à la fin du règne négativement et moralement historique de l’ancien régime se répète sous nos yeux, à peine quinze mois après le changement difficilement réalisé, au vu du monde entier. Des chercheurs, étudiants, professeurs, avocats, juristes, constitutionnalistes, sociologues, politologues, universitaires, écrivains, journalistes, rappeurs, activistes, citoyens sénégalais lambdas d’ici et d’ailleurs s’étaient levés avec courage et détermination pour dénoncer avec véhémence parfois même en collectifs, l’injustice et l’hyper-présidentialisme, à travers des tribunes, des pétitions, des manifestations.

Où sont ces mêmes Sénégalais épris de justice, qui avaient réveillé un élan de solidarité panafricaniste international ayant permis à plusieurs camarades du monde entier de nous soutenir face au combat historique pour le changement du Sénégal ? «Causa effectus», les mêmes causes produisent les mêmes effets aujourd’hui, avec le pouvoir du Président Bassirou Diomaye Faye, qui lui-même avait dénoncé la posture de certains magistrats, ce qui lui avait valu la prison.

Pour rappel, Sidy Alpha Ndiaye aujourd’hui, ministre‑conseiller juridique et directeur de cabinet adjoint du Président de la République déclarait face au report de l’élection présidentielle de 2024 et aux accusations de corruption de membres du conseil constitutionnel: «Justement, revenons sur cette commission parlementaire, créée le 31 janvier, chargée d’enquêter sur des soupçons de corruption à l’encontre de deux juges du Conseil constitutionnel, ainsi que du Premier ministre et candidat de la majorité présidentielle. Quel est son rôle ? Dans une démocratie, créer une commission est un acte normal. Mais créer une commission sans début de preuves, pour entendre des juges qui ne peuvent pas être entendus par l’Assemblée nationale, à quoi cela sert-il ? L’un des juges accusés a déposé une plainte pour diffamation, mais le procureur n’a pas instruit l’affaire. S’il l’avait fait, la commission n’aurait plus de raison d’être, car elle aurait cessé toute activité en cas d’ouverture d’une enquête judiciaire. La plainte n’a donc pas été retenue pour donner l’opportunité à la commission d’exister. Il y a manifestement un problème. Finalement, quelles sont les marges de manœuvre de la commission ? Que peut-elle faire ? L’Assemblée nationale n’a aucun droit juridique pour démettre un juge de ses fonctions. La raison d’existence de la commission est atteinte avant même qu’elle ne produise un rapport, car, comme je le disais, la commission n’a en réalité été installée que pour créer un simulacre de crise institutionnelle et servir de prétexte au président pour opérer son coup d’État. En effet, elle doit rendre ses travaux dans un délai de trois à six mois, donc bien après les élections. D’autant que son enquête n’a aucune valeur juridique : elle va donner son rapport au bureau de l’Assemblée nationale, puis ce sera terminé. Il appartiendra ensuite au pouvoir judiciaire de continuer. Quand bien même la crise aurait existé, la commission ne peut pas déboucher sur un report des élections par le président, car seul le Conseil constitutionnel en a la prérogative. »

Sans le vouloir ou y prêter attention peut-être, il avait souligné la faiblesse du pouvoir parlementaire sénégalais face au pouvoir judiciaire et de l’exécutif. Sidy Alpha Ndiaye était allé jusqu’à se poser des questions fondamentales: «Est-ce que le Sénégal va s’enliser dans cette forme de dérive autoritaire ? Est-ce qu’il y aura assez de bon sens pour revenir à l’orthodoxie institutionnelle ? Est-ce que le peuple va accepter ce tripatouillage institutionnel ?»

Du côté de la société civile, Birahim Seck, coordonnateur du Forum civil, section de Transparency International, disait face à l’accusation de corruption de certains membres du Conseil constitutionnel soutenu par leurs collègues magistrats de l’UMS: « Le principe de la séparation des pouvoirs soulevé par l’Union des magistrats sénégalais (UMS) ne suffit pas pour refuser que des membres du Conseil constitutionnel soient entendus par une commission d’enquête parlementaire. » Selon Birahim Seck, si les magistrats peuvent entendre des membres de l’Assemblée nationale et de l’exécutif, la réciprocité devrait être de mise dans une démocratie. Enfin, disait-il, « si les magistrats veulent dessaisir l’Assemblée nationale, ils savent quoi faire. » À ce moment-là, l’union des magistrats du Sénégal était dans une contre-offensive corporatiste, comme chez nous les journalistes parfois.

Un collectif de la société civile sénégalaise avait lancé un appel à une mobilisation massive contre le report de l’élection présidentielle qui devait se tenir le 25 février 2025. « Nous invitons tous les citoyens concernés par la préservation des acquis démocratiques à se mobiliser massivement partout dans le pays et dans la diaspora pour empêcher cette confiscation du pouvoir », lisait-on dans la plateforme Aar Sunu Élection, avec l’agrégation d’une quarantaine de groupes citoyens, religieux et d’organisations professionnelles, dont plusieurs syndicats de l’éducation. Ce que nous retenons aussi de leur message, c’est : « confiscation du pouvoir». Sans le nommer également, ils dénonçaient l’hyperprésidentialisme et l’injustice.

Mohamed Lamine Manga, enseignant-chercheur en histoire moderne et contemporaine à l’Université Assane Seck de Ziguinchor, avait publié en 2020 un ouvrage intitulé Gouvernance et luttes d’influences politiques au Sénégal, 1960‑2000. Il y démontrait les fondements du présidentialisme sous Senghor et Diouf, dénonçant déjà une concentration du pouvoir au sommet de l’État.

Ailleurs, Mamadou Sy Albert, analyste politique et politologue sénégalais, dont les chroniques sont bien connues, avait écrit un ouvrage intitulé Comment sortir des crises du présidentialisme importé ? Dans cet ouvrage, l’auteur proposait des pistes de réflexion approfondies sur les dérives du modèle présidentiel sénégalais hérité de l’ère coloniale, en interrogeant ses impacts sur la démocratie et la gouvernance. Il constituait une réponse critique aux crises institutionnelles récurrentes.

Enfin, l’expert électoraliste, Ndiaga Sylla disait:  «Il revient à l’ensemble des acteurs, au Chef de l’Etat en particulier, de promouvoir, comme le proclame la Constitution dans son préambule, « le respect et la consolidation d’un Etat de droit dans lequel l’Etat et les citoyens sont soumis aux mêmes normes juridiques sous le contrôle d’une justice indépendante et impartiale», dans sa déclaration du 4 février 2024.

Qu’est-ce qui a changé entre-temps ?

Avons-nous choisi la malhonnêteté intellectuelle à l’honnêteté intellectuelle ? La cohérence à l’incohérence ? Ou le décret présidentiel de Sall à celui de Faye ?

L’influence néocolonialiste, qui était plus que présente avec leurs acolytes sénégalais, était prête à tout pour imposer leur candidat afin de protéger leurs intérêts économiques et de maintenir le Sénégal dans leur rang. Ils voulaient ainsi éviter la renégociation des contrats sur nos ressources extractives en cours, le départ de leurs forces militaires de nos territoires, l’ouverture d’enquêtes historiques sur les massacres de Thiaroye, entre autres actions fortes, symboliques, panafricanistes et souverainistes promises durant la campagne électorale par l’actuel président Bassirou Diomaye Faye avec son balaie et son Premier ministre Ousmane Sonko. Et ce premier ayant déclaré récemment vouloir de lui un Premier ministre fort, et ayant même dit qu’il pouvait lorgner son fauteuil présidentiel s’il le souhaitait.

Pour ne citer que ceux-là, en tant que journaliste d’alerte et de veille, nous sommes tenus de rappeler l’histoire récente par souci de constance et de cohérence afin que nul ne l’oublie.

Il est d’autant plus nécessaire de rappeler les conditions qui ont changé ce pays avec l’actuel Premier ministre, Ousmane Sonko, qui fut le plus radical des opposants, doublé d’une casquette de stratège, et qui avait finalement publié des vidéos pour appeler à voter pour son frère Bassirou Diomaye Faye, son second, devenu aujourd’hui notre président. Avant d’en arriver là, toutes les alertes possibles avaient été données pour faire reculer Macky Sall, mais en vain.

Le peuple était alors décidé, malgré l’emprisonnement d’Ousmane Sonko et ses militants, à le faire sortir pour le conduire directement au palais. Raison pour laquelle sa sortie médiatique, après leur libération, avait choqué plus d’un qui ont osé le dire.

Mais aujourd’hui, avec le temps, il est clair que causa effectus, quand on est seul dans un combat, face à de plus forts, trahi par tout le monde, ses réactions ne peuvent être que divines, si nous avons la foi et une raison impénétrables.

Alors, si tous ces faits se répètent avec un nouveau gouvernement, c’est que nous n’avons pas appris les leçons du passé. C’est que nous ne cherchions pas un changement ni une rupture, mais un profit opportuniste. C’est que nous ne nous battions pas pour le Sénégal, mais pour nous-mêmes ou pour la jouissance. Car nous avons la possibilité de changer les choses, avec une élection présidentielle à 54,20 % et des élections législatives à 54 %, avec 130 députés sur 165.

Revenons à la foi et à la raison.

Zaynab Sangarè

Journaliste d’investigation indépendante

Data journaliste

Figure Politique: Juliette Zingan, une voix socialiste au service des territoires

Par A. L. NDIAYE (avec En Relief)

Juliette Paule Zingan, ancienne députée socialiste et membre influente du Haut Conseil des Collectivités Territoriales (HCCT), incarne l’engagement d’une femme politique au parcours marqué par la loyauté partisane et le service public.

Militante chevronnée du Parti Socialiste, elle s’est illustrée dans la coordination des femmes socialistes à Dakar, notamment dans la commune de Mermoz–Sacré-Cœur, où elle a été une figure de proue du compagnonnage avec Ousmane Tanor Dieng.

Élue lors de la 13e législature (2017- 2021), elle n’a pas été reconduite à la 14ème, mais fut nommée au HCCT, où elle a occupé le poste de rapporteure de la commission chargée de l’urbanisme, de l’habitat et de la promotion de l’équité territoriale. Elle y a porté la voix des collectivités locales, avec un attachement constant aux enjeux de développement territorial et de justice sociale.

En 2024, alors que le président Bassirou Diomaye Faye annonce une réforme des institutions jugées budgétivores, le HCCT figure parmi les organes menacés de dissolution. Juliette Zingan, tout comme plusieurs de ses collègues, se retrouve ainsi en première ligne d’une réforme qui interroge l’avenir des représentations territoriales.

Discrète mais influente, Juliette Zingan incarne une génération de femmes engagées dans les mutations institutionnelles du Sénégal, entre fidélité aux idéaux socialistes et adaptation aux exigences de la nouvelle gouvernance.

 

 

 

Autonomisation durable: Les femmes de Pikine en conclave pour diagnostiquer les facteurs de blocage

Par M. Sarr

La première édition du forum d’inclusion sociale des femmes du département de Pikine a été lancée, hier à l’arène nationale. Près de 1000 femmes, issues de différentes organisations de développement vont part à ce forum qui va durer trois jours. L’autonomisation économique durable des femmes et des filles du département de Pikine sera au cœur des discussions.

Les femmes comptent mettre en place une plateforme qui va servir de support aux autorités étatiques pour le développement de Pikine. Cette rencontre de trois est initiée par Alioune Diagne, un acteur de développement dans le département de Pikine. Le forum de l’inclusion sociale des femmes du département de Pikine a été ouvert hier, à l’arène nationale.

La première Dame, Marie Khone Faye, qui devait présidée la cérémonie d’ouverture, a été représentée par Dr Fatou Diouf, ministre des Pêches, des infrastructures maritimes et portuaires (MPIMP). Pendant trois, les femmes du département de Pikinr vont discuter de l’autonomisation durable des femmes dans le département de Pikine. La rencontre est placée sous le thème: « Autonomisation économique durable des femmes et des filles : accès, compétences, opportunités et environnement favorable ».

Le forum des femmes de Pikine réuni près de 1000 femmes ainsi que des acteurs communautaires, institutionnels, économiques et culturels engagés pour la promotion de l’autonomisation féminine. «Nous avons constaté que depuis plusieurs années, de nombreuses publiques sont déroulées par les autorités mais les femmes ne se sentent pas bénéficiaires de ces politiques.

Conséquences, la féminisation de la pauvreté gagne du terrain. C’est pourquoi, nous femmes de Pikine, de toute obédience politique, nous organisons ce forum pour passer en revue les difficultés qui plombent notre autonomisation », a expliqué Coumba Ndiaye présidente du comité des femmes handicapées du département de Pikine et membre du comité d’organisation du forum des femmes de Pikine.

Des panels de discussions, des expositions de produits artisanaux, des espaces d’échanges et de sensibilisation et des animations culturelles, sont au programme de la rencontre. A l’issue du forum, les femmes envisagent de créer une plateforme qui va servir de support à l’État du Sénégal pour tout ce qui concerne le développement des femmes du département de Pikine.

«Il y’a beaucoup d’initiatives féminines dans le département de Pikine mais il n’y a pas de viabilité dans ce que font les femmes. Pendant ces trois jours de concertation, nous allons diagnostiquer les facteurs de blocages de l’autonomisation durable des femmes du département de Pikine», a renseigné Dr Oulimata Guèye, membre du comité d’organisation du forum des femmes de Pikine.

 

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