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1er août 2000- 1er août 2025: 25 ans au service des malades mentaux: qui pour honorer Ansoumana DIONE ?

Au Sénégal, un citoyen s’est distingué dans la défense des droits des malades mentaux, depuis le 1er août de l’an 2000.

Ce 1er août 2025 restera gravé en lettre d’or dans les plus belles pages de l’histoire de notre pays, marquant les 25 longues années, soit un quart de siècle au service de cette couche particulièrement vulnérable de notre société. Cet homme de cœur plein d’humanisme, de courage, d’optimisme et de détermination, bien connu, de par son engagement aux côtés de ces individus démunis et longtemps marginalisés, s’appelle Ansoumana DIONE.

Il a consacré toute sa vie à lutter pour une meilleure prise en charge des personnes souffrant de troubles mentaux. Au début, rares sont ceux où celles qui croyaient en son combat. Mais, après seulement quelques mois de lutte, il obtient une audience, exactement, le 22 novembre 2002 avec le Président Abdoulaye WADE qui lui fait construire une Centre à Kaolack. Auparavant, il avait rencontré en 2001 le Maire de Kaolack, feu Ibrahima BEYE qui octroya à son Association un terrain de 04 hectares à Bouchra. A vrai dire, la presse sénégalaise l’a toujours accompagné.

Aujourd’hui, Ansoumana DIONE est devenu un immense espoir pour beaucoup de familles, grâce à ce magnifique Centre de l’ASSAMM à Kaolack qui porte son nom. Du 1er janvier 2024 à nos jours, cette grande structure de prise en charge gratuite a fait la joie de centaines de malades mentaux ayant retrouvé leurs facultés mentales à la suite d’un séjour si paisible et agréable. Chaque jour que Dieu fait, des parents désespérés l’appellent pour solliciter un soutien et c’est avec plaisir qu’il répond favorablement à leur demande. Oui, il a sauvé des vies partout au Sénégal.

Et, c’est grâce surtout à l’appui considérable du Président Macky SALL qu’il a rencontré le 17 janvier 2023. Jusqu’ici, le Centre Ansoumana DIONE de Kaolack parvient à nourrir et soigner gratuitement de nombreux malades mentaux, pour leur bien-être et la sécurité publique. D’ailleurs, ladite structure est une référence mondiale, en terme de gratuité des soins en santé mentale. La cherté des médicaments et des traitements dans les rares services de psychiatrie, sont des sources d’abandons qui bloquent généralement les chances de guérison pour certains malades mentaux.

En vérité, Ansoumana DIONE est un exemple de réussite dans un domaine jusqu’ici mal considéré. Il est parvenu à faire aimer et respecter les malades mentaux au Sénégal, en Afrique et dans le reste du monde. Après ces 25 ans de persévérance, de sacrifices énormes au profit de cette couche très vulnérable, qui pour honorer cet Entrepreneur social dont sa seule et unique richesse réside dans la joie indescriptible des malades mentaux vraiment stabilisés, au moment de la sortie ? De toutes les façons, il aura la reconnaissance du Seigneur avec qui il a signé un contrat.

Le 29 juillet 2025,

Ansoumana DIONE, Président de l’Association Sénégalaise pour le Suivi et l’Assistance aux Malades Mentaux (ASSAMM) – Tel : 77 550 90 82 – 70 745 88 47

-«Pour Louga, je m’engage. Pour des Navétanes paisibles, j’agis et je prône zéro violence»

Tel fut le slogan qui s’affichait en ce dimanche 27 juillet 2025, dans l’enceinte du stade Alboury Ndiaye de Louga.

La distribution de cent (100) ballons par président Amar Thiam à l’ensemble des ASC de Louga, ainsi que son appui à l’ODCAV, témoignent de l’attachement profond qu’il porte à la jeunesse lougatoise et de la place prépondérante qu’elle occupe dans sa politique sociale.

Loin de s’arrêter à cette initiative, le leader du mouvement AND JARIGN LOUGA entend également récompenser l’équipe lougatoise la plus fair-play de la compétition, afin d’encourager toutes les formations à s’engager résolument contre la violence dans les stades.

Dans une société où le sport demeure un puissant vecteur d’unité et de cohésion sociale, monsieur Amar Thiam se distingue par son engagement sans faille en faveur du développement des activités sportives au sein de sa communauté. Convaincu que le sport dépasse la simple compétition pour devenir un véritable levier d’éducation, d’intégration et de citoyenneté, il fait de la promotion sportive un pilier majeur de son action politique.

La commune de Louga dispose déjà d’un stade municipal, situé en plein centre-ville. Toutefois, faute de volonté politique, cette infrastructure, qui s’étend sur plusieurs hectares, a été progressivement transformée en dépotoir et en refuge pour les agresseurs et autres délinquants.

Dans le cadre de sa politique sportive, le président Amar Thiam, en collaboration avec la section diaspora Louga Sunu Yitté, a d’ores et déjà identifié des partenaires prêts à réhabiliter le stade Djibril Diouf, ex-Watel, afin d’en faire un complexe sportif multifonctionnel de dernière génération.

Si Louga ne manque pas de politiciens, elle souffre cependant d’une carence de véritables leaders porteurs d’idées novatrices. La politique ne se résume pas aux discours : elle s’exprime aussi par des actions concrètes et tangibles.

Massylla Moustapha Diongue, correspondant à Louga

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Projet Espoir Jeune/ Aboubakry Niane: “13 milliards seront alloués aux universités pour les trois (3) prochaines années”

Le projet Espoir Jeune fait son bonhomme de chemin pour relever voire relancer l’enseignement supérieur. À cet effet c’est près de 13 milliards que va débloquer ce projet envers les universités pour les 3 prochaines années. Mais cela est accompagné d’indicateurs de performances sur les universités bénéficiaires qui doivent prouver.

L’annonce est du coordonnateur du projet Espoir Jeune. Dans un entretien Pr ABOUBAKRY NIANE signale que le Projet Espoir Jeune a alloué des fonds à des universités: 3 milliards pour l’Ucad, 2 milliards pour l’Université numérique Cheikh Hamidou Kane, 1,7 milliards pour l’Ugb, 1,5 milliards pour l’université de Thiès, 1,5 milliards pour l’université du Sine Saloum …

“Au total c’est 13 milliards pour les 3 prochaines années alloués aux universités”, indique Pr Niane. L’objectif c’est d’amener les universités à plus de résultats dans un certain nombre d’actions stratégiques. Par exemple dans la gouvernance, c’est de faire en sorte que les universités puissent rattraper le chevauchement universitaire. Pour l’ancien Directeur du financement des établissements de l’enseignement supérieur, “Les bacheliers de 2025 ne peuvent démarrer les cours avant avril 2026.

Il faut donc régler ce problème. Il faut renforcer les capacités des universités. Il en est de même de l’efficacité externe de l’employabilité des étudiants et l’amélioration de la qualité de la formation, dès la révision des curricula, et de la modernisation de l’environnement des universités : les salles de cours, les salles de travaux pratiques. C’est un modèle de financement nouveaux qui nous permet au-delà du budget de l’Etat d’être d’accord avec les universités sur des subventions annuelles”.

Toutefois, il n’a pas manqué d’indiquer que, “L’Etat donne un budget pour l’année 2025. À la fin de l’année 2025, nous procédons à une évaluation des financements. Il y a des indicateurs de performance et si ces indicateurs sont atteints, les ressources de l’année suivante sont allouées. Au cas contraire, les ressources seront bloquées. Si l’université ne fait pas des efforts pour l’aboutissement de son contrat, le contrat sera annulé et l’université va rembourser les ressources”. Selon lui, c’est cela le symbole de la signature du contrat”.

Dans le même sillage, il a insisté sur les trois composantes dudit projet. Il s’agit, selon lui, de la construction et l’équipement de huit ISEP pour permettre au gouvernement dans les 3 ou 4 prochaines années d’orienter le maximum de jeunes dans les ISEP. Ensuite il y a un soutien qui es apporté aux ISEP mais il n’y a pas de contrats de performance.

Pape Bakary DIATTA

Présidence FSF: Abdoulaye Fall dévoile son programme à Louga

Le candidat à la présidence de la Fédération sénégalaise de football, Abdoulaye Fall, a présenté son programme aux acteurs du football de Louga, notamment aux responsables de clubs, lors d’une rencontre tenue ce week-end.

Actuellement président de la Ligue régionale de football de Diourbel et de l’AS Bambèye, Abdoulaye Fall articule son projet autour de cinq axes stratégiques, regroupés dans un référentiel intitulé PRAXIS, qui vise à réformer en profondeur la gouvernance et la pratique du football au Sénégal.

Le premier axe de son programme met l’accent sur l’amélioration du système de gouvernance du football, à travers le renforcement du cadre juridique, la transparence, la lutte contre la corruption et une meilleure communication avec les parties prenantes.

Le deuxième axe vise à promouvoir le développement technique à tous les niveaux, en mettant l’accent sur la formation des entraîneurs, le développement du football des jeunes, la modernisation de l’arbitrage ainsi que la valorisation du football féminin et de masse.

Abdoulaye Fall prévoit aussi de renforcer les infrastructures sportives, en misant sur une gestion optimisée de l’existant et une stratégie d’investissement à long terme.

Le volet social n’est pas en reste : le quatrième axe prévoit la prise en charge sociale des acteurs, avec la création de fonds dédiés, des partenariats stratégiques, et des mécanismes d’accompagnement à la reconversion.

Enfin, le cinquième axe s’attaque au nerf de la guerre : le financement du football sénégalais. Le candidat propose une diversification des sources de revenus, la création d’une fondation, et une implication accrue de l’État et des collectivités territoriales.

Massylla Moustapha Diongue, correspondant à Louga

Ouganda – Sénégal 73-70 ; 61-61 après le temps règlementaire !

Que ce fut dur pour les deux équipes mais hélas !

C’est l’Ouganda qui l’emporte malgré un mano mano du début à la fin. Un match que les lionnes auraient aussi pu gagner puis qu’à quelques minutes de la fin elles menaient de 5 points. Et pourtant les lionnes avaient démarré en trombe en infligeant un cinglant 9 -0 à leurs antagonistes !                    

Les Ougandaises ont égalisé à la dernière seconde à 61-61 et poussé nos lionnes à la prolongation à l’issue de laquelle elles ont eu la main plus heureuse.  Ainsi va le sport !    On gagne aujourd’hui on perd demain !

La compétition continue pour l’Ouganda qui sort première du groupe C et se qualifie directement en 1/4 de finale alors que le Sénégal deuxième , va jouer un match de barrage contre le Rwanda pour y accéder.

Ce sera ce mercredi après midi 30 juillet 2025.    Nous espérons vivement et le souhaitons en même temps ,  que nos lionnes vont fourbir leurs griffes pour passer ce cap afin de reprendre leur place dans ce ghotta du basketball africain dont elles sont les plus titrées.

Rappelons qu’elles sont douze fois championnes d’Afrique dont quatre d’affilée (OR : 1974 , 1977 , 1979 , 1981 , 1984 , 1990 , 1992 , 1997 ,  1999 aux Jeux Africains de Johannesburg , 2001 , 2009 2015 ) ; neuf fois vice-championnes ( Argent : 1968 , 1983 , 1994 , 2005 , 2007 ,  2011 , 2017 ,2019 , 2023 ) et trois fois médaillées de bronze (1970 , 2003 , 2013 ) soit vingt quatre (24) podiums sur vingt cinq (25 ) participations en vingt-six éditions .  Il est bon de rappeler que les lionnes du Sénégal n’ont raté le podium que deux fois .

La première lors de la première édition en 1966 en Guinée où elles étaient classées 4e avec la meilleure joueuse du tournoi (Salla Kane ) et la deuxième fois c’était en 2021 lorsque le Cameroun leur a  ravi la 3e place à domicile.

Le Sénégal a participé à toutes les éditions hormis celle de 1986 (forfait , faute de moyen)

Retenez également que les Jeux Africains de Johannesburg de 1999 ont été homologués comme Afrobasket par la FIBA suite au désistement de dernière heure de la Tunisie. La 12e médaille d’OR du Sénégal provient de là.

Nous sommes alors à la vingt septième édition (27) ou vingt huitième (28e) si on comptabilise ces Jeux Africains) en sus de cet Afrobasket 2025.  Entre-temps d’autres pays sont venus au même niveau que le Sénégal tel le Nigeria six fois champion d’Afrique dont deux fois d’affilée (2003 et 2005) puis quatre fois de rang (2017, 2019, 2021 et 2023), médaillé de bronze en 1997 et 2015 soit 6 OR et 2 bronze ; l’Angola deux fois championne (2011 ) , le Mali une fois championne (2007) , le Cameroun, le Mozambique, l’Ouganda, le Rwanda et même la Guinée n’ont pas encore goûté au sacre Bravo à nos lionnes !

Ressaisissez-vous vite pour nous revenir ragaillardies afin de terminer ce tournoi comme vous savez le faire ! Tout un peuple vous y accompagnera pour le succès final . Nous y croyons fermement puisque rien n’est encore perdu !  Vive le Sénégal qui gagne ! Allez les lionnes !  Rugissez plus fort !!!

Le Vieux Supporter: Sidy Malick Ndiaye

Thiamène Pass: le maire Moussa Ndiaye octroie 08 moulins à mil aux femmes de sa commune

Conscient de la souffrance des femmes dans les foyers, le Maire Moussa Ndiaye de la commune de Thiamène Pass (département de Linguère) a offert 08 machines moulins à mil au profit de ses vaillantes Samba Linguere.

La cérémonie de remise de cet important lot de matériels avait pour cadre les locaux de la mairie de Thiamène Pass en présence de nombreuses femmes dont les bénéficiaires venues des villages de la localité et des notables.

Selon le donateur (l’édile Moussa Ndiaye), c’est dans le cadre de sa politique de lutte contre la pauvreté en milieu rural qu’il a réalisé un tel geste de haute portée sociale soutiennent les participants à la cérémonie de distribution des moulins. D’ailleurs, à en croire les bénéficiaires, cet acte du maire Moussa Ndiaye, vise à alléger le travail des femmes et à renforcer leur autonomie économique.

«C’est un soulagement pour nous, car ces moulins vont nous permettre de valoriser nos activités et d’améliorer nos revenus», ont laissé entendre des représentantes des GPF (groupements de promotion féminine). Poursuivant, les femmes bénéficiaires, très satisfaites de leur maire (Moussa Ndiaye), diront que<< ce n’est pas pour la première fois que le mécéne (Maire de Thiamène Pass) agit ainsi vu son engagement social constant».

A l’occasion, le premier magistrat de Thiamène Pass Moussa Ndiaye: «j’ai  rappelé que cette action répond à une vieille doléance des femmes de ma commune, tout en réaffirmant ma volonté d’accompagner les initiatives féminines». L’objectif affiché est clair: contribuer à l’autonomisation des femmes rurales et à leur pleine participation au développement local, tant sur le plan économique que social».

Bathie Ndiaye (Linguère)

Sortie de promotion à l’AIMS: Dr Abdourahmane Diouf fait la promotion des séries scientifiques

Les défis de l’enseignement des sciences en Afrique sont nombreux et complexes, allant du manque de ressources et d’infrastructures à la nécessité d’adapter les programmes et les méthodes pédagogiques.

Par P. B. DIATTA

Il est crucial d’attirer et de retenir les élèves dans les filières scientifiques, en particulier les filles, et de former des enseignants compétents et motivés. Tel est l’appel lancé par le ministre de l’Enseignement supérieur de la Recherche et de l’innovation (Mesri) à la cérémonie de graduation des sortants de l’Institut africain des sciences mathématiques (AIMS).

Dans ce sillage, Dr Abdourahmane Diouf a loué les efforts de AIMS à l’endroit des élèves des séries scientifiques à travers notamment son partenariat avec l’Inspection d’Académie de Kaolack. Pour lui, “Cet important travail de vulgarisation à la base participera à inverser la tendance pour plus de bacheliers scientifiques à l’avenir”.

Devant les sortants de l’AIMS, il n’a pas manqué de préciser que le Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, qui a lancé l’Agenda National de Transformation “Sénégal 2050″, il y a un peu moins d’un an, “considère l’éducation comme un investissement essentiel pour l’avenir du pays”. Dès lors, poursuit-il, “à travers l’ANTESRI, l’accent est mis sur la qualité, l’équité et l’adéquation avec les besoins du marché du travail dans un monde où le numérique, l’intelligence artificielle, le spatial, le nucléaire ou le climat, etc… sont autant de défis qui nous interpellent et pour lesquels AIMS oppose des réponses adéquates fondées sur des programmes d’enseignements et de recherches qui suscitent l’admiration de l’intelligentsia africaine et au-delà”.

Pour lui, “La politique de décentralisation et de renforcement de l’Enseignement Supérieur, avec la création de plusieurs universités, d’Instituts Supérieur d’Enseignement professionnel (ISEP) dans différentes villes à l’intérieur du Sénégal permettra au gouvernement sénégalais de répondre aux aspirations de sa jeunesse en termes d’offres de formation plus larges et plus pointues”.

 

 

Repenser l’échelle des circonscriptions électorales pour restaurer la légitimité des représentants- Par Dr Aliou Gori DIOUF

Faire correspondre les circonscriptions électorales aux circonscriptions administratives est un biais. Aujourd’hui, les circonscriptions électorales sont souvent calquées sur les circonscriptions administratives. Pourtant, administrer une population et la représenter sont deux fonctions très différentes. L’administration est un processus descendant : l’État central nomme ses représentants pour gérer les populations. En revanche, la représentation est un processus ascendant : ce sont les populations elles-mêmes qui choisissent une personne en qui elles ont confiance pour défendre leurs intérêts.

Ainsi, autant celui qui représente l’administration doit être bien connu et reconnu par celui qui l’a mandaté à savoir l’État central, autant celui qui représente les citoyens doit être bien connu et reconnu par les populations locales, ses mandants. L’un tient sa légitimité d’en haut, de la confiance que lui accorde l’administration ; l’autre doit tenir sa légitimité d’en bas, de la confiance directe que lui accordent les habitants. Il n’est donc pas logique de faire coïncider les circonscriptions administratives et électorales, car l’Etat central, l’administration centrale n’est pas les populations à la base, et en conséquence les personnes désignées par l’État ne sont pas forcément celles auxquelles les populations font confiance pour défendre leurs intérêts. Or la confiance est le fondement de toute fonction de représentation.

Il est urgent de revoir cette correspondance.

Les circonscriptions électorales devraient correspondre à des unités territoriales de proximité, où les citoyens, interagissent régulièrement, entretiennent des relations assez intenses, se connaissent et peuvent identifier clairement les personnes les plus aptes à les représenter. À l’échelle d’un département, cette proximité n’existe pas : très rarement une seule personne est connue et appréciée de l’ensemble des habitants. Un département est trop vaste pour permettre cette relation de confiance. Il n’existe pratiquement aucune activité, à l’échelle départementale, qui favorise des relations étroites et régulières entre les citoyens résidents. En l’absence de tels espaces d’interactions, les électeurs n’ont que très rarement l’opportunité de connaître réellement les candidats à la représentation nationale.

Si l’objectif des circonscriptions électorales est de garantir que l’élu ait une vraie légitimité populaire c’est à dire, soit réellement connu par une large majorité de ses mandants, alors il faut impérativement en réduire la taille. À l’heure actuelle, les circonscriptions sont trop grandes à mon sens, ce qui affaiblit la légitimité des représentants. Ils ne sont souvent connus qu’à travers des campagnes électorales ou après plusieurs années d’exposition politique. Et cette connaissance reste superficielle, distante. On ne connaît ni leurs valeurs, ni leurs compétences, ni leurs expériences. Il devient nécessaire d’engager une réflexion approfondie sur la taille optimale des circonscriptions électorales. Une telle démarche est tout à fait réalisable, au vu du riche vivier d’experts que compte le Sénégal dans des domaines clés tels que l’aménagement du territoire, la décentralisation, la sociologie, l’histoire ou encore la géographie. La refondation, c’est cela aussi! Cette réflexion s’impose d’autant plus que la circonscription électorale semble être aujourd’hui reléguée au second plan, au profit de la circonscription territoriale. Or, c’est bien la circonscription électorale qui devrait guider l’organisation administrative du territoire.

Les entités administratives doivent épouser les dynamiques et réalités sociales, économiques et écologiques qui structurent les relations entre les populations, passées et présentes. C’est en calquant les circonscriptions sur ces unités territoriales vivantes, fondées sur l’intensité des interactions humaines, économiques et environnementales, que l’administration publique gagnera en cohérence et en efficacité. Ce réajustement permettrait de mieux ancrer le développement territorial dans les réalités locales et de faire progresser plus rapidement l’aménagement du territoire et la gouvernance publique.

 

Or, pour mandater une personne, les électeurs doivent avoir une connaissance approfondie de son parcours, de ses qualités morales et de ses capacités. Sans cela, la représentation perd tout son sens. C’est ce qui fait qu’on se retrouve avec des élus inconnus des citoyens, des élus auxquels les citoyens s’identifient à peine; des élus qui se sentent plus redevables à un leader et à un parti politique qu’aux électeurs. Il est donc essentiel de rapprocher les circonscriptions électorales des réalités sociales de proximité, par exemple en les ramenant à l’échelle des communes, voire à des unités plus petites encore. Cela permettrait de renforcer la légitimité des élus.

Certes, cela impliquerait d’augmenter le nombre de représentants. Certains diront que cela entraînerait une hausse des coûts. Mais il est possible de revoir à la baisse le coût unitaire de chaque représentant, notamment en repensant leur statut : plutôt que de faire du député un salarié à plein temps, on pourrait envisager un mandat rémunéré selon l’activité réellement exercée.

Les citoyens sont dépouillés d’un de leurs plus grands pouvoirs: le pouvoir d’investiture. Un autre problème majeur concerne le mode d’investiture des candidats à élire. Il faut rappeler que la vraie légitimité est directe; c’est celle qu’on tient directement des populations. En théorie, les députés au Sénégal tirent leur légitimité du suffrage universel. Mais en réalité, cette légitimité est indirecte. Les partis et coalitions sélectionnent les candidats à investir sur les listes ; ce sont eux qui investissent les futurs députés. L’électeur n’a, au final, qu’un seul choix: celui que lui impose le parti ou la coalition. Le peuple n’est plus véritablement libre dans ses choix. La liberté de choisir, inhérente à son statut de citoyen dans un État de droit, a été largement vidée de sa substance avec le transfert du pouvoir d’investiture, qui devrait lui revenir, aux partis et coalitions politiques.

Ainsi, la véritable source de légitimité est l’investiture. Or cette investiture vient aujourd’hui des partis politiques, non des populations. Il est donc normal de s’interroger : les députés sont-ils vraiment légitimes ? Peuvent-ils prétendre incarner la volonté populaire alors qu’ils n’ont été investis que par une direction politique ? La réponse est loin d’être évidente.

Pour restaurer une légitimité directe, il faut rendre aux citoyens leur pouvoir d’investiture. C’est une question de démocratie, de justice et de cohérence. Il faut réfléchir aux mécanismes concrets pour y parvenir, mais c’est bien cette direction qu’il faut prendre : celle d’un retour du pouvoir de choix aux citoyens, pour que la représentation retrouve son sens, sa crédibilité et sa légitimité.

Jam fo nuun!

 

« Khoye » 2025 au Cemetra: les réalités exprimées par les « saltigués »

A Fatick, le Centre Malango de médecine traditionnelle (Cemetra) a renoué ce weekend dernier (26-27 juillet), avec les réalités du « Khoye » Sérère.

Par M. SAGNE

Des moments intenses du savoir divin à travers des prédictions sur l’avenir mais aussi sur la situation hivernale marquée à en cette période par la rareté des pluies sur toute l’étendue du territoire et particulièrement dans la région de Fatick.

« Une réalité vivante à l’heure actuelle que nous avons tous constaté mais, ce qui est encore extraordinaire, c’est que ces vérités nous sont venues d’une nouvelle génération de dépositaires du savoir (Saltigués) qui sont venus d’un peu partout des terroirs de la région », nous a confié, le Dr Érick Gbodossou, le Directeur du symbolique Centre Malango de médecine traditionnelle (Cemetra). Un centre d’ailleurs qui, il faut le souligner vient de marquer le retour de cette importante manifestation traditionnelle qui regroupe les guérisseurs « Saltigués » du Sine.

Dr Érick Gbodossou d’éprouver ainsi selon lui, « une joie immense et une fierté légitime pour avoir vécu le Khoye de cette nuit du samedi à hier dimanche. Une joie d’autant plus grande, que d’abord il y a eu une foule immense venue de partout participer à cet événement mais plus particulièrement les habitants de Fatick ».

Par ailleurs, a souligné le Directeur de Cemetra, « nous avons noté aussi qu’il y a des gens qui sont venus d’Afrique du Sud, des Etats-Unis, du Bénin, entre autres pour participer à ce Khoye et ce qui est extraordinaire ».

Mais, selon le Dr Gbodossou, « ce qui m’a le plus le marqué, c’est la présence de tous les notables de la région du Cap-Vert. Avec leurs Jaraafs et autres responsables venus en une forte délégation. Ce qui extraordinaire et cela, c’est la première fois. Nous avons eu aussi la reine-mère des forêts sacrées de Casamance qui est venue en forte délégation y participer personnellement à chaque étape. Depuis vendredi elle est encore présente et elle tient bon ».

Pour le Khoye proprement dit, il faut le souligner, toutes les délégations étaient ensemble pour non seulement suivre le Khoye mais aussi pour formuler des prières pour la paix au Senegal, la paix au sommet de l’État, au sein des populations, l’effacement des rancœurs pour faire face au développement endogène durable.

Entre autres, de manière unanime, les dépositaires du savoir divin ont estimé que les récoltes seront bonnes, il y aura beaucoup d’eau, contrairement à ce que certains peuvent croire.

Toutefois, il a été annoncé certains malheurs comme des décès et autres comme des accidents. « Et, ce qui est encore plus inquiétant, c’est qu’ils ont prédit une reprise des manifestations avec des émeutes similaires à celles vécues du temps de l’ancien régime mais, qu’à cela ne tienne, il y aura une abondance des pluies pour un bon hivernage avec beaucoup de mil et d’arachide, entre autres », a souligné le Dr Erick Gbodossou.

 

Reprise du « Khoye »: Emergence d’une nouvelle génération de jeunes Saltigués

La reprise du Khoye cette année a été marquée par l’émergence d’une nouvelle génération de « Saltigués » ou dépositaires du savoir divin comme on les appelle.

Parmi eux, Adama Gakou Ndiaye, Baye Karim, Ablaye Ndiaye, Mbissane Dieng et Abou Dione « Samane », originaires respectivement de Ndiol Mangane, de Djadiack, de Mbakhane et de Fatick.

Le directeur de Cemetra, Erick Gbodossou tout comme le public très nombreux ont tous retenu ces noms. La plupart ayant prédit beaucoup de catastrophes tout en manifestant leur inquiétude.  « Mais, ils ont formulé des recommandations et indications allant dans le sens de faire des sacrifices aussi bien pour les femmes que les hommes », a souligné le Directeur du centre Malango de médecine traditionnelle de Fatick.

Dr Erick Gbodossou de penser, « que les réalités du Khoye et ses véracités ont été manifestées dans leur totalité, dans leur réalité vivante à l’occasion de cette édition 2025. Et, ce qui est encore extraordinaire, c’est que ces vérités sont venues de cette nouvelle génération de dépositaires du savoir qui, il faut le souligner, ont émerveillé le nombreux public. Cela nous permet de regarder avec confiance l’avenir de ces valeurs de civilisation, pour essayer d’éclairer ceux qui ne savent pas voir le chemin. En tout cas, je suis très satisfait pour cette rencontre unanime, avec des événements exceptionnels, des rencontres réelles et des participations absolument magnifiques ».

Il faut noter que pour la symbolique du Centre de Malango, qui porte encore les stigmates de l’abandon et de l’inactivité a subi d’importants travaux de maintenance et de réhabilitation qui ont favorisé un bon accueil des hôtes dans de bonnes conditions dans ce haut lieu de la médecine traditionnelle et des rituels de divination sérères.

Il faut noter la présence des « Ndeupkates » ou praticiens du rite Ndeup des villages traditionnels, les femmes gardiennes des forêts sacrées de Casamance conduite par la reine et une forte contribution du Réseau des journalistes pour la promotion des médecines traditionnelles du Sénégal (Rejometra), entre autres organisations.

M. SAGNE

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