mercredi, septembre 9, 2026
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Caravane écologique à Labgar: Le ministre Daouda Ngom promet une réserve naturelle communautaire pour restaurer la biodiversité dans la localité

A l’instar des autres localités du pays, le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique Daouda Ngom a effectué ce lundi une caravane écologique à Labgar (une commune du département de Linguère).

Accompagné d’une très forte délégation composée des autorités administratives, les services techniques de la région de Louga, le Maire de Labgar Idrissa Diop, le ministre Daouda Ngom a d’abord remercié toutes les autorités précitées vu le déplacement massif à Labgar.

 Dans sa communication, le ministre de l’environnement Daouda Ngom dira que sa venue à Labgar entre dans le cadre de la caravane écologique qui est une innovation de la campagne de reboisement 2025. Poursuivant, le ministre Daouda Ngom de souligner que cette caravane écologique consiste à sillonner les pôles territoires pour mobiliser les Sénégalais autour de l’initiative de reboisement mais aussi de sensibiliser les Sénégalais pour une citoyenneté écologique. Selon toujours le patron de l’environnement au rang national, il est à Labgar plus exactement dans le tracé de la grande muraille verte (une initiative panafricaine) depuis 2008 et que le Sénéchal a joué un rôle important dans la mise en valeur de cette grande muraille verte.

A signaler que la parcelle de Labgar couvre une superficie de 750ha qui sera reboisée avec des espèces qui existent dans la zone. Au total 45000 plants seront mis en terre au niveau de la parcelle de Labgar. Une opportunité saisie par le ministre Daouda Ngom d’annoncer sous peu la parcelle de Labgar sera érigée en réserve naturelle communautaire pour restaurer la biodiversité dans la localité. De fait à l’en croire, des animaux sauvages y seront introduits au grand bonheur des populations.

D’après le ministre de l’environnement et de la transition écologique, cette initiative ( la future réserve communautaire de Labgar) , contribuera à restaurer les terres, à lutter contre la désertification et la déforestation tout en luttant contre les effets néfastes des changements climatiques. Pour une bonne gestion de la biodiversité à Labgar, une signature d’une convention entre la mairie de Labgar et l’agence Sénégalaise de la reforestation et de la grande muraille verte a été actée à l’issue de la caravane écologique.

Bathie Ndiaye (Linguère)

Mamadou Yauck: Un modèle de réussite, de modestie et de patriotisme pour la jeunesse sénégalaise

Par D. S. M. NDIAYE

Lorsque j’ai rencontré Mamadou Yauck à Addis-Abeba, je n’avais aucune idée que j’étais en présence d’un jeune homme qui incarne à lui seul l’ascension exceptionnelle d’un intellectuel sénégalais, un modèle pour la jeunesse. Tout au long de notre échange, il ne m’a jamais parlé de son incroyable parcours, de sa place de Meilleur élève du Sénégal en 2010, ni de son brillant doctorat en statistiques.

Non, il s’est simplement présenté comme le conseiller du Président de l’Assemblée, avec une modestie qui m’a frappé. Puis, de retour à Dakar, j’ai découvert qui il était réellement :un génie, un jeune homme qui, après avoir tout quitté pour se former à l’étranger, a choisi de revenir au pays pour offrir son expertise à son Sénégal bien-aimé.

Mamadou Yauck, lauréat du Concours Général en 2010, est un produit du lycée Limamoulaye. Mais son chemin ne s’est pas arrêté là : après avoir brillamment obtenu son Bac en série S1, il s’envole pour le Canada, où il devient docteur en statistiques. À l’Université Laval, il se distingue rapidement en recevant le prix du Meilleur prix de recherche en doctorat, une reconnaissance qui fait la fierté du Sénégal.

En compétition avec des chercheurs venus des quatre coins du monde, Mamadou Yauck a su se démarquer grâce à l’excellence de ses travaux. Il a présenté ses recherches au prestigieux Fields Institute, un centre mondialement reconnu pour l’étude des mathématiques et des statistiques. Son travail, salué pour sa clarté et sa pertinence, est une source de motivation non seulement pour ses pairs, mais aussi pour les jeunes sénégalais qui aspirent à un avenir brillant à l’échelle internationale.

Ce qui est frappant chez Mamadou, c’est la manière dont il incarne l’humilité, malgré la grandeur de son parcours. Lors de nos échanges, il n’a jamais parlé de ses distinctions. Il s’est concentré sur son désir de contribuer au développement du Sénégal, une mission qu’il prend à cœur. « Je suis un produit du Sénégal, et je veux rendre à ce pays tout ce qu’il m’a offert », m’a-t-il confié. Après avoir vécu à l’étranger, il rêve de revenir définitivement au Sénégal, pour transmettre son savoir, enseigner et contribuer au renouveau de l’éducation.

Mamadou Yauck n’est pas le seul à avoir fait ce choix difficile de revenir au pays. La fuite des cerveaux reste un phénomène récurrent, alimenté par le manque d’opportunités au Sénégal. Nombreux sont ceux qui, après avoir reçu une formation de qualité, choisissent de rester à l’étranger pour profiter des meilleures opportunités professionnelles. Mais Mamadou, comme beaucoup d’autres jeunes talents, estime qu’il est de leur devoir de contribuer à l’avenir du Sénégal. Il déplore le manque de cadre favorable pour leur retour et appelle le gouvernement à mettre en place des structures pour faciliter l’intégration de ces jeunes diplômés dans la société sénégalaise.

Le système éducatif sénégalais traverse une crise profonde, et Mamadou le reconnaît. Mais plutôt que de se résigner, il souhaite incarner un modèle d’espoir pour les jeunes. Selon lui, il est impératif de redonner à l’éducation ses lettres de noblesse, de lutter contre l’inefficacité du système et d’assurer un environnement propice à l’épanouissement des élèves. La crise du système éducatif ne doit pas être vue comme une fatalité, mais comme un appel à la réforme.

Mamadou Yauck n’est pas seulement un intellectuel brillant, il est aussi un homme de terrain. Au-delà de ses recherches, il projette de s’investir dans l’entrepreneuriat et le développement durable. Son ambition est claire : servir le Sénégal. Son projet de compostage, entre autres initiatives, vise à contribuer à la préservation de l’environnement, tout en créant des opportunités économiques pour les jeunes.

Le message qu’il souhaite transmettre est simple : « L’éducation est la clé. Si nous pouvons changer le système éducatif, nous pouvons changer l’avenir du Sénégal. » Pour Mamadou, chaque jeune sénégalais peut devenir un acteur du développement, à condition de croire en son potentiel et de se donner les moyens de réussir.

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale, vous avez fait un choix judicieux en recrutant Mamadou Yauck parmi vos conseillers. Nous comptons sur vous pour qu’il ne regrette pas sa décision de revenir au pays. Sa contribution, tant sur le plan intellectuel que sur le plan patriotique, est un atout précieux pour le Sénégal. Il incarne ce que de nombreux jeunes intellectuels sénégalais peuvent accomplir s’ils trouvent les conditions nécessaires à leur épanouissement dans leur propre pays.

Il est impératif que nous soutenions des jeunes comme Mamadou, non seulement pour qu’ils ne soient pas tentés par l’attrait d’une carrière à l’étranger, mais aussi pour qu’ils puissent, grâce à leurs compétences et leur expertise, contribuer pleinement à l’essor du Sénégal. Monsieur le Président, nous comptons sur vous pour qu’il puisse pleinement réaliser son potentiel et qu’il devienne un modèle pour les générations futures.

 

Examens de certification d’État en santé: le COSEPS dénonce un « séisme silencieux » qui révèle des dysfonctionnements systémiques graves

Dans un communiqué qui nous est parvenu, ce vendredi 08 aout 2025, le COSEPS dénonce les résultats « inadmissibles » des examens de certification d’État en santé et interpelle les autorités pour une réforme urgente.

Le Collectif Sénégalais des Chefs d’Établissements Privés de Formation en Santé (COSEPS) exprime sa vive consternation face aux résultats catastrophiques de l’examen de certification d’État de la session 2024, touchant les sages- femmes, les infirmiers et les assistants infirmiers. Le COSEPS dénonce un « séisme silencieux » qui révèle des dysfonctionnements systémiques graves au sein du dispositif d’évaluation.

Des chiffres d’une « incompréhension totale ».

L’analyse des résultats, dont les chiffres sont sans précédent, est alarmante :

  • Diplôme d’État de Sage-Femme : Un taux d’admissibilité national de seulement 0,70 %, avec 15 admises sur 2 131 candidates.
  • Diplôme d’État d’Infirmier : Un taux de réussite national de 4,58 %.
  • Diplôme d’État d’Assistant Infirmier : Un taux de réussite national de 7,15 %.

« Ces résultats ne sont pas seulement catastrophiques, ils sont inadmissibles et insupportables, » déclare Par M. Abdoulaye GAYE, Président du COSEPS. « Ils sont en déphasage avec les immenses efforts consentis par les étudiants, les formateurs et les familles, sans compter l’appui des programmes nationaux d’aide à la réussite (Projets C2C et AQSIS), qui ont accompagné les établissements privés dans l’amélioration de la qualité de la formation de leurs étudiants. Il est impossible que le niveau de tous les étudiants, qu’ils soient issus du privé ou des Centres de Formation de l’État (CRFS), soit si bas. »

Un dysfonctionnement systémique plutôt qu’une simple défaillance.

Selon le COSEPS, ces résultats ne peuvent être imputés à une seule cause. Ils sont la manifestation de dysfonctionnements profonds que le Collectif dénonce et documente :

  • Le non-respect des principes de docimologie :

Les sujets d’examen et les grilles de correction sont jugés inadaptés et ne reflètent pas les compétences réelles acquises par les étudiants.

  • Des suspicions de partialité et d’iniquité :

Les observations de nos représentants lors des corrections soulèvent de sérieux doutes sur l’équité du processus.

  • Un manque d’harmonisation :

Des disparités de résultats extrêmes d’un centre à l’autre mettent en lumière un manque d’uniformité dans le dispositif d’évaluation.

Appel à une concertation urgente et à des réformes.

Face à l’urgence de la situation, le COSEPS refuse de se contenter de simples discussions et appelle à des actions concrètes. Le collectif a adressé une lettre d’interpellation au Secrétaire Général du Gouvernement et au Ministère de la Santé pour exiger :

  1. Une concertation interministérielle (Ministères de la Santé, de l’Enseignement Supérieur et de la Formation Professionnelle) pour une révision globale du système de certification.
  2. La revue des modalités de sélection des sujets d’examen et la normalisation de la correction.
  3. La suspension de la participation des établissements du COSEPS à la deuxième session tant que des garanties de transparence et d’équité ne sont pas obtenues.

Le Secrétaire Général du COSEPS, M. Dramane TOURE, rappelle que l’inaction est une faute et que le silence serait complice. Il est du devoir de tous les acteurs de garantir que les futurs professionnels de santé du Sénégal soient évalués de manière juste et rigoureuse.

Le COSEPS informe l’opinion publique qu’un point de presse sera tenu juste après le Magal afin d’apporter davantage de détails, d’explications et de propositions sur les résultats des examens de certification et les réformes attendues. Les membres de la presse et les parties prenantes seront conviés à y prendre part.

 

Camp de vacances 2025: Le STEM et l’IA seront au cœur du programme du CRE de Guédiawaye

Par Modou Sarr

Le camp de vacances du Centre de Recherche et d’Essai (CRE) de Guédiawaye va toucher 5000 lycéens et collégiens de la région de Dakar. Durant toutes les vacances, ils vont joindre l’utile à l’agréable, en faisant diverses activités lucratives et éducatives. Le camp est organisé avec le CRE de sacré cœur.

Le Centre de Recherche et d’Essai (CRE) de Guédiawaye a officiellement lancé, hier, son camp de vacances édition 2025, placé sous le thème : « STEM et Intelligence Artificielle (IA) ». Organisé en collaboration avec le CRE de Sacré-Cœur et plusieurs associations de développement, ce camp vise à initier les jeunes aux sciences et aux technologies de demain.

Cette année, 5000 collégiens et lycéens issus des cinq départements de la région de Dakar sont ciblés. « Sur chaque site, des activités de formation seront proposées, avec un accent particulier sur les opportunités offertes par le numérique. En plus de nos ateliers, nous promouvons la culture scientifique et sensibilisons les élèves à une utilisation responsable de la technologie », a expliqué Pape Faye, directeur du CRE de Guédiawaye.

L’objectif est double : occuper utilement les jeunes pendant les vacances et les initier aux compétences techniques. Les participants apprendront notamment à réparer des ordinateurs et des téléphones portables, tout en bénéficiant de cours de vacances en ligne. « Durant les grandes vacances, les enfants ont tendance à délaisser les études. Ce camp leur permet de rester connectés à l’apprentissage tout en découvrant des métiers techniques », a ajouté le directeur.

Le Sénégal compte aujourd’hui 23 CRE répartis sur l’ensemble du territoire, avec pour mission de rapprocher la science et l’innovation des populations. La cérémonie de lancement a été présidée par le Professeur Salif Guèye, directeur de l’Innovation, de la Valorisation, de la Propriété intellectuelle et du Transfert technologique au ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

                                                                                                 

Maleine Amadou Niang sur le PRES: «Il faut remobiliser le secteur privé, susciter l’entreprenariat autour des secteurs producteurs…»

MALEINE AMADOU NIANG EXPERT EN FINANCES PUBLIQUES SUR LE PRES

 Par M Sarr

Le Premier ministre Ousmane Sonko a présenté la semaine dernière le Plan de redressement économique et social du Sénégal (PRES). L’expert en Finances publiques, Maleine Amadou Niang, a passé à la loupe le Pres. Le directeur de l’Ong International Budget Partnership (IBP) bureau Sénégal estime que le Plan est bien conçu. Néanmoins, il s’inquiète de la capacité de mobiliser en ressources internes 90% de financement du Pres. Non sans dégager des pistes de solutions.

Dans un entretien avec le journal EN-RELIEF, l’expert en Finances publiques s’est beaucoup appesanti sur l’aspect économique du plan. Il estime que cet aspect devrait faire l’objet de plus amples discussions mais aussi d’une présentation plus concrète sur les leviers sur lesquels les autorités vont s’appuyer pour dégager des marges supplémentaires, du point de vue de l’économie, qui permettront à cette mobilisation des recettes d’être réaliste.

Car 90% du plan seront financer sur ressources internes. « Il faut avoir une économie dont le dynamisme est en mesure de produire ces recettes fiscales-là. Au regard des chiffres des finances publiques, au regard de la situation de l’économie, vouloir financer le plan de redressement sur 90% de ressources internes me paraît très ambitieux » a relevé le directeur général de l’Ong IBP, bureau Sénégal.

Cependant il salue la grandeur de la vision du Premier ministre Ousmane Sonko. Néanmoins, il dit attendre la faisabilité du Plan de redressement économique et social du Sénégal (PRES) sur le terrain. « (…) Donc pour avoir une fiscalité saine, une fiscalité durable, une fiscalité capable de dégager les ressources pour l’économie, il faudrait déjà que cette économie soit assez stimulée. Et je pense qu’il faut, dans un pays riche de sa jeunesse, un pays riche de ses ressources naturelles, lancer un message d’espoir très fort.

Un message qui doit s’accompagner de moyens qui amènent les sénégalais à vouloir investir parce que s’ils n’investissent pas, ils consomment ou bien ils épargnent. Et cela ne porte pas un grand bien à l’économie, car n’entrainant pas une valeur ajoutée qui pourra permettre à l’État de dégager des démarches suffisamment nécessaires. Donc nous pensons qu’il faut lancer un message d’espoir, il faut remobiliser le secteur privé, il faut susciter l’entreprenariat autour des secteurs producteurs » a soutenu M Niang.

L’expert en finances publiques appelle les autorités à développer les secteurs agricoles et industriels par les entrepreneurs mais aussi à leur décentralisation. « La richesse ne peut pas être produite qu’à Dakar ou dans quelques régions. Pour que nous soyons en mesure d’avoir des recettes fiscales qui vont être à la hauteur des ambitions d’un pareil plan, nous ne pourrons pas seulement se limiter à avoir une approche recette, il faudra également une approche dépense publique.

Relancer l’économie au Sénégal c’est à travers la commande publique, c’est à travers le niveau d’investissement public qui n’est pas encore à un niveau suffisamment intéressant, mais c’est également stimuler les champions de l’économie sénégalaise » a-t-il renchéri. Pour Maleine Amadou Niang, il faut relancer l’économie sur la base du potentiel et non sur la base de ce qui existe déjà.

                                                                                               

 

Louga: alimentation salée, sédentarité et tabac au cœur de la hausse des maladies non transmissibles

Massylla Moustapha Diongue, correspondant à Louga

À Louga, la sonnette d’alarme a été tirée sur la progression inquiétante des maladies non transmissibles, dont les causes principales résident dans les habitudes alimentaires malsaines, la sédentarité et le tabagisme.

Selon le directeur régional de la santé, Cheikh Sadibou Senghor, une alimentation trop riche en sel, en bouillon et en épices, combinée à un taux alarmant d’inactivité physique estimé à 80 %, constitue un terreau favorable au diabète, aux maladies cardiovasculaires, aux cancers et aux affections rénales.

Intervenant lors d’un comité régional de développement (CRD) consacré à la diffusion des résultats d’une enquête sur les facteurs de risque, il a précisé que ces études, menées tous les cinq ans conformément aux recommandations de l’OMS, offrent une base essentielle pour la prévention et l’élaboration de plans d’action efficaces impliquant fortement les communautés.

Il a rappelé que les maladies non transmissibles sont désormais responsables de 53 % des décès, dans un contexte de transition épidémiologique marqué par une maîtrise des maladies transmissibles comme le paludisme, la tuberculose ou le VIH.

Pour inverser la tendance, M. Senghor a insisté sur la nécessité de promouvoir un changement de comportement, en réduisant la consommation excessive de sel, de bouillon et d’épices, en luttant contre le tabac et en encourageant l’activité physique.

Il a également plaidé pour un renforcement du dépistage, en particulier du diabète, rappelant que 80 % des personnes atteintes ignorent leur état faute de tests réguliers.

L’adjoint au gouverneur de Louga, Papa Leity Mar, a salué la qualité de l’enquête et recommandé sa diffusion au niveau départemental, à travers les comités de développement départementaux (CDD) avec les préfets, afin de mieux sensibiliser les populations.

Il a appelé à mobiliser les mêmes efforts que ceux déployés contre les maladies transmissibles, en élaborant un plan d’action national adapté aux maladies non transmissibles, lesquelles, bien que responsables de plus de la moitié des décès,. restent largement évitables par la prévention et l’adoption de modes de vie sains.

 

Moustapha Diakhaté vide son sac: Justice, Sonko, Diomaye et le Procureur dans le viseur

Lors d’une conférence de presse tenue ce mardi, Moustapha Diakhaté est revenu en détail sur ses récents démêlés judiciaires, n’épargnant ni le pouvoir en place ni ses anciens alliés politiques.

Par A. L. NDIAYE (avec En relief)

L’ancien Président du groupe parlementaire de Benno Bokk Yakaar a dénoncé ce qu’il qualifie de «détention arbitraire et injustifiée», pointant du doigt une instrumentalisation de la justice. Il a particulièrement mis en cause le procureur Ibrahima Ndoye, accusé de «manquements graves à la déontologie» et d’avoir agi «sous pression politique».

Diakhaté s’est également montré très critique envers le président Bassirou Diomaye Faye, estimant que ce dernier «marche dans les pas de ses prédécesseurs», notamment en matière de privation des libertés individuelles. Selon lui, le nouveau régime manque de rupture et perpétue des pratiques qu’il avait pourtant promis d’éradiquer.

Concernant Ousmane Sonko, Moustapha Diakhaté n’a pas mâché ses mots, évoquant une «trahison des idéaux démocratiques». Il accuse le leader de Pastef de «s’être servi de la jeunesse pour accéder au pouvoir avant de l’abandonner».

Dans une déclaration chargée de colère mais aussi de défiance, Diakhaté affirme qu’il continuera le combat pour la vérité, la justice et la démocratie, ,

 

 

Décarbonation du transport maritime: Des experts africains renforcés sur les principes, concepts et mesures

Par Ch. Seck NDONG

Dakar accueille du 4 au 6 août 2025 un atelier régional de haut niveau sur la décarbonation du transport maritime. La rencontre vise à renforcer les capacités des experts africains sur les principes, concepts et mesures de réduction des émissions de GES dans le secteur maritime, en cohérence avec la stratégie 2023 de l’OMI.

L’événement, soutenu par l’Organisation maritime internationale (OMI) et plusieurs partenaires africains et internationaux, réunira pendant trois jours des experts, décideurs et professionnels du secteur maritime des pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre pour renforcer leurs capacités sur les mesures de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) dans le secteur maritime. Le Directeur de Cabinet, Dr Mamadou Goudiaby, représentant le ministre des Pêches et des Infrastructures maritimes et portuaires a présidé l’ouverture officielle de cette rencontre de Dakar.

Alors que le commerce maritime représente plus de 90 % des échanges mondiaux, indique M. Bécaye Diop, Directeur général de l’Agence nationale des Affaires maritimes (ANAM) du Sénégal, le secteur est sous pression pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre (GES), responsables d’environ 3 % des émissions globales. La nouvelle stratégie adoptée par l’OMI en 2023 fixe un cap clair atteindre la neutralité carbone d’ici 2050, avec des objectifs intermédiaires dès 2030.

L’Afrique, fortement exposée aux effets du changement climatique tels que l’élévation du niveau de la mer, l’érosion côtière, les inondations récurrentes et la variabilité climatique et engagée dans une dynamique de croissance économique, voit ses échanges commerciaux appelés à croître de manière significative avec la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

Dans ce contexte, le continent doit impérativement adapter ses infrastructures portuaires et logistiques, renforcer ses cadres réglementaires et politiques, et développer les compétences techniques et institutionnelles nécessaires pour accompagner la transition vers un transport maritime plus durable, résilient et compétitif.

Ainsi, le transport maritime joue un rôle essentiel dans le commerce mondial et africain. Environ 90 % des échanges mondiaux sont assurés par voie maritime, représentant près de 10 milliards de tonnes de marchandises transportées chaque année. Mode de transport stratégique, il soutient la croissance économique, notamment en Afrique, où les économies nationales sont fortement dépendantes des échanges extérieurs.

L’Accord sur la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), mis en œuvre par l’Union africaine, devrait stimuler les flux maritimes intra-africains, avec une hausse attendue de 62 % du fret maritime. Toutefois, ce développement soulève de nombreux défis : insuffisance des infrastructures portuaires, vulnérabilité aux chocs extérieurs, mais aussi pression croissante sur l’environnement.

Le transport maritime représente environ 3 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES), un chiffre en augmentation constante, qui se classe parmi les plus importants émetteurs sectoriels. En réponse, l’Organisation maritime internationale (OMI) a adopté en juin 2023 une Stratégie révisée sur la réduction des émissions de GES, avec l’ambition d’atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050.

Ainsi, les pays africains doivent anticiper ces évolutions réglementaires, saisir les opportunités liées à la transition énergétique et participer activement à la transformation durable du secteur maritime.

L’atelier vise à sensibiliser les acteurs publics et privés aux enjeux et opportunités liés à la décarbonation du transport maritime. Il s’agit aussi de soutenir l’élaboration ou l’actualisation des cadres réglementaires nationaux, en particulier à travers la transposition de l’Annexe VI de MARPOL. Il a aussi permis de fournir aux médias des outils de compréhension pour appuyer le plaidoyer en faveur de la décarbonation maritime.

Elle est organisée par le Gouvernement de la République du Sénégal, à travers l’Agence nationale des affaires maritimes (ANAM), en partenariat avec : – l’Organisation maritime internationale (OMI) ; – le Shipping and Océans Research Group (UCL) ; – l’Association des administrations maritimes africaines (AAMA) ; – l’Organisation maritime de l’Afrique de l’Ouest et du Centre (OMAOC) ; – l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) ; – la Fondation des Nations Unies.

Environ 60 experts sont issus des administrations maritimes et portuaires et du secteur privé des pays francophones membres de l’OMAOC, notamment: Bénin, Cameroun, Cap-Vert, Côte d’Ivoire, Congo, Guinée, Guinée-Bissau, Mauritanie, Sénégal, Togo. Il y a des représentants des organisations régionales telles que l’AAMA, OMAOC, UCCA, AGPAOC, UEMOA, CEDEAO et CEMAC sont également présents.

 

 

 

 

 

 

 

 

6ème réunion du Copil du PROMOGED: Pour accompagner les collectivités territoriales dans leur rôle central de gestionnaires des déchets solides

Par Aïssatou FAYE

Le Directeur de Cabinet et représentant du ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des Territoires, Monsieur Balla Moussa Fofana a présidé le vendredi 1 Août la sixième réunion du Comité de pilotage (Copil) du Projet de Promotion de la Gestion intégrée et de l’Économie des Déchets solides au Sénégal (PROMOGED).

Cette rencontre qui s’inscrit dans le cadre du suivi stratégique du PROMOGED vise à accompagner les collectivités territoriales dans leur rôle central de gestionnaires des déchets solides municipaux.

Le comité de pilotage du PROMOGED a souligné qu’étant en droite ligne avec les objectifs de l’Agenda National de Transformation du Sénégal à l’horizon 2050, le projet répond également à une forte demande sociale en matière d’amélioration du cadre de vie, de création de richesses et d’emplois durables.

Ainsi cette 6e session du COPIL a permis de faire le point sur l’état d’avancement du projet dans ses différentes composantes, durant le premier semestre de 2025. Lors des échanges, une attention particulière a été accordée aux travaux de résorption de la décharge de Mbeubeuss et aux études techniques qui sont dans une bonne dynamique d’exécution a-t-on noté. Elle a également été l’occasion de valider le rapport sur l’état d’exécution du PTBA au premier semestre, ainsi que le programme de travail et de budget annuel de l’année en cours révisé.

À travers cette réunion, le Gouvernement du Sénégal, représenté par le ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des Territoires a réaffirmé son engagement à faire de la gestion des déchets un levier de développement durable, d’amélioration de la santé publique et de création d’opportunités économiques au bénéfice de la population sénégalaise.

Selon le directeur de cabinet du ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales, Cheikh Ahmed Tidiane Faye, la présente réunion constitue une étape majeure dans la conduite de ce projet structurant car s’inscrivant dans une dynamique de redevabilité, de pilotage stratégique et d’optimisation de la mise en œuvre opérationnelle dans un contexte où chaque action compte, chaque résultat pèse et chaque retard nous engage. « Alors que l’horizon 2026 se rapproche, il convient de rappeler que le PROMOGED s’intègre pleinement dans les priorités nationales définies par l’agenda de transformation Sénégal 2050 qui porte l’ambition d’un pays souverain, moderne et résilient » a informé M. Faye

Il indique également que ce projet, par son envergure et sa portée, dépasse le champ strict de la gestion des déchets tout en participant activement à la transformation structurelle du cadre de vie de nos concitoyens, au renforcement des infrastructures de base et à la territorialisation effective des politiques publiques.

Ce choix n’est ni accessoire ni conjoncturel, il reflète une volonté politique forte d’assurer une équité réelle dans l’accès aux services publics de base, quelle qu’elle soit la localisation géographique, en cela, le PROMOGED est au cœur de l’agenda gouvernemental en faveur de la justice territoriale, de la gouvernance environnementale et de la lutte contre les inégalités en matière d’infrastructures a-t-il détaillé.

M. Faye a par ailleurs la nécessité de renforcer leur coordination, d’accélérer les prises de décisions et aligner les efforts autour d’une même exigence de performance. « La présente session du comité de pelotage s’organisera autour de trois axes structurants. Premièrement, le partage des conclusions du comité technique national du 27 juin 2025, qui servira de base à l’actualisation de notre feuille de recherche.

Deuxièmement, l’examen du nouveau texte d’exécution du programme de travail du budget annuel du PTBA révisé de 2025, afin d’identifier les points de satisfaction, les ajustements nécessaires et les facteurs bloquants. Et enfin, la présentation des priorités du PTBA révisé, avec pour objectif de définir clairement les orientations à prendre pour garantir la structure efficace du programme » a conclu M. Faye.

 

Plan de redressement: un plan d’asphyxie nationale, de punition collective- Par Mamadou DJIGO

IL NE TAXE PAS LES ENTREPRISES, IL FAIT PAYER LES POPULATIONS DÉJÀ AFFAMÉES

Sous prétexte de redresser l’économie, Ousmane Sonko applique une politique de taxation aveugle qui frappe non pas les grandes fortunes ni les multinationales, mais directement les populations déjà épuisées par une gouvernance hasardeuse. Au lieu d’encourager la production, l’innovation, l’investissement et l’emploi, le régime choisit la facilité : faire payer les plus faibles, ceux qui n’ont ni lobbys, ni relais, ni filets sociaux. En surtaxant les opérateurs économiques, les entreprises formelles, les jeux, les services de base comme Canal+, les denrées alimentaires, ou même les transferts, le gouvernement ne taxe pas les entreprises : il taxe les citoyens.

DES TAXES DÉGUISÉES QUI SAIGNENT LES MÉNAGES (DES ADOU-CALPÉS)

Sous le vernis d’un discours pseudo-souverainiste, le gouvernement Sonko a choisi la voie la plus facile et la plus injuste : faire payer la facture économique aux consommateurs. En surtaxant les opérateurs téléphoniques, les chaînes de télévision, les entreprises de services et les sociétés agroalimentaires, il donne l’illusion de s’en prendre aux puissants. Mais dans la réalité, ce sont les populations les plus vulnérables qui paient l’addition. Aucune entreprise ne supporte une taxe sans la répercuter sur ses prix. C’est une règle élémentaire d’économie. Chaque hausse fiscale appliquée à un fournisseur devient une charge supplémentaire pour le client. Résultat : les prix grimpent, les factures s’alourdissent, et les ménages déjà étouffés par l’inflation sombrent davantage dans la précarité. Prenons l’exemple criant de Canal+, compris par tous. Ce service, qui représentait pour beaucoup de foyers sénégalais le seul accès au divertissement, à l’information et aux programmes éducatifs, a vu ses tarifs exploser à cause d’une nouvelle taxe imposée par l’État. Le gouvernement savait très bien que cette taxe ne serait pas absorbée par l’entreprise, mais transférée intégralement aux abonnés. Résultat : des centaines de milliers de familles doivent désormais faire un choix cruel : se priver d’un moment de détente, d’un dessin animé pour les enfants ou d’un match pour les jeunes, ou sacrifier un repas, une dépense de santé, ou un produit de première nécessité. Ce n’est plus seulement une question de loisir, c’est devenu un marqueur de l’injustice sociale que le régime a imposée. Et le cas Canal+ n’est qu’un symbole parmi d’autres. Les opérateurs téléphoniques augmentent leurs tarifs, les prix du riz, du pain, du sucre ou du lait montent discrètement. Tout augmente, sauf le pouvoir d’achat. Et pendant ce temps, l’État persiste à parler de souveraineté économique, tout en étranglant les seules forces vives du pays : les consommateurs, les familles, les travailleurs.

UNE POLITIQUE DESTRUCTRICE POUR L’ÉCONOMIE RÉELLE

Ce qui se passe actuellement au Sénégal n’est pas un simple ralentissement conjoncturel : c’est un effondrement volontaire de l’économie réelle, orchestré par une idéologie de la haine du secteur privé. Le gouvernement, en prétendant vouloir « redresser » le pays, détruit les fondations mêmes sur lesquelles repose la croissance : l’investissement, la production, la confiance des acteurs économiques.

Le secteur du Bâtiment et des Travaux Publics (BTP), qui est historiquement l’un des principaux moteurs de l’économie sénégalaise, est aujourd’hui à l’agonie. Des milliers de chantiers suspendus, des promoteurs immobiliers étranglés, des PME en faillite, des artisans ruinés, des jeunes maçons, menuisiers, soudeurs, électriciens jetés au chômage sans aucune mesure d’accompagnement. Et cela, uniquement parce que le régime a choisi de punir les « riches » et de criminaliser le succès, au lieu de réguler intelligemment. La conséquence, c’est que des quartiers entiers laissés inachevés, une hausse des loyers par raréfaction de l’offre, un chômage qui explose chez les ouvriers et techniciens du bâtiment, et un effet domino catastrophique sur tous les secteurs en aval : cimenteries, transporteurs, quincailleries, fournisseurs d’équipements, etc.

Mais la logique punitive ne s’arrête pas là. Les hommes d’affaires sont pourchassés, humiliés publiquement, incarcérés sans procès équitable, dans une atmosphère de règlement de comptes politique. On ne distingue plus l’État de l’arbitraire. La justice est instrumentalisée pour intimider, briser, neutraliser. Toute réussite est désormais suspecte. Tout entrepreneur devient un potentiel « ennemi de la révolution ». Dans ce climat délétère, quel investisseur ; sénégalais ou étranger oserait encore injecter son argent dans le pays ? Qui accepterait de risquer ses capitaux dans un environnement où la prospérité est un délit, où la réussite attire la prison, où l’État ne garantit plus la sécurité juridique ?

En sabotant ainsi son tissu économique, le régime PASTEF ne redresse rien : il précipite le pays vers une récession profonde, une fuite des capitaux, une démobilisation des forces productives, et une dépendance accrue aux aides internationales. Ironie du sort pour un pouvoir qui prétendait vouloir la souveraineté !

UN PLAN SANS VISION STRATÉGIQUE, SANS PERSPECTIVE D’AVENIR, SANS CHIFFRAGE RIGOUREUX, SANS OBJECTIF DÉFINI

Le « plan de redressement » présenté par Ousmane Sonko avec emphase et effets de manche n’a, en réalité, rien d’un plan stratégique. Il ne redresse rien. Il ne réforme rien. Il ne prépare aucun avenir. Ce n’est ni une politique de transformation, ni un cadre de développement, ni même une tentative de reconstruction. C’est un simple exercice de matraquage fiscal, maquillé sous des discours populistes pour tenter de masquer un vide abyssal de vision stratégique. Aucune ambition industrielle. Aucun projet structurant. Aucun horizon clair. Ce plan manque cruellement de perspective d’avenir, à court, moyen ou long terme. On aurait pu s’attendre, dans un contexte aussi difficile, à un grand plan de mobilisation des ressources productives, à une stratégie d’industrialisation progressive, à un pacte avec les territoires, les entrepreneurs, les jeunes et les agriculteurs. Mais non. Ce que le pouvoir a choisi de mettre en œuvre, ce sont des taxes, encore des taxes, toujours des taxes. Le pire, c’est que ces prélèvements ne reposent sur aucun chiffrage rigoureux. Il n’existe aucun document public précisant les projections budgétaires, les impacts attendus, les bénéfices escomptés ni les risques économiques. Pas de cadre macroéconomique crédible. Pas d’analyse coûts-bénéfices. Rien qui permette à un expert, un investisseur ou un citoyen de juger sérieusement de la viabilité de ce plan. Quant à l’objectif final, il demeure flou, incertain, et non défini. Veut-on relancer la croissance ? Réduire la dette ? Réindustrialiser ? Réduire la pauvreté ? Aucun indicateur n’est fixé, aucune cible n’est annoncée, aucune feuille de route n’est partagée. Le plan donne l’impression d’une improvisation politique sans finalité.

Ce plan aurait pourtant pu être une opportunité pour amorcer une réforme structurelle de l’économie nationale : moderniser la production agricole, relancer les industries locales, renforcer les chaînes de valeur, capter les flux de la diaspora, promouvoir le made in Sénégal. Il aurait pu inclure un fonds d’investissement pour les jeunes, des mesures pour formaliser le secteur informel, ou encore des partenariats public-privé pour développer des filières porteuses. Mais ce qui a été proposé, c’est au contraire un climat d’instabilité, de peur et de méfiance généralisée. Les opérateurs économiques sont sur la défensive, les investisseurs attendent ou fuient, les ménages réduisent leur consommation, et l’économie tourne au ralenti. La seule chose qui progresse, c’est la paupérisation.

En définitive, le plan de redressement de Sonko n’est qu’un plan de régression, sans vision stratégique, sans perspective d’avenir, sans chiffrage rigoureux, et sans objectif défini. Un document creux, sans imagination, sans méthode. Et donc, sans lendemain.

UN PEUPLE DÉJÀ AFFAMÉ, AUJOURD’HUI ÉTRANGLÉ

Le plus grand paradoxe de PASTEF, c’est qu’il s’est installé au pouvoir au nom du peuple, en promettant la fin des souffrances, la justice sociale, la souveraineté économique et la dignité retrouvée. Mais aujourd’hui, ce même peuple qu’il disait vouloir libérer est plus que jamais enchaîné, affamé, trahi, sacrifié sur l’autel d’une idéologie creuse et d’une gouvernance autoritaire et incohérente.

À peine quelques mois après son arrivée, la réalité est brutale : l’espoir s’est transformé en cauchemar. Les décisions économiques prises sont non seulement absurdes, mais aussi inhumaines. La flambée des prix, les coupures de financement dans les secteurs clés, les taxes à tous les étages, la paralysie du secteur privé, la destruction du BTP, l’acharnement contre les entrepreneurs… Tout cela asphyxie les familles sénégalaises, qui ne savent plus comment survivre au quotidien.

Le président de Pastef disait vouloir faire la rupture. Mais c’est une rupture avec la réalité, une rupture avec les fondamentaux de l’économie, une rupture avec le bon sens. Il fait pire que les autres, non pas parce qu’il échoue, mais parce qu’il impose volontairement une logique punitive qui frappe d’abord les plus fragiles : les femmes qui vendent au marché, les jeunes en quête d’un avenir, les familles modestes qui n’ont plus de filet social. Il disait qu’il ne ferait pas souffrir les Sénégalais.

Mais aujourd’hui, des millions de familles vivent dans la détresse, peinent à se nourrir, à se soigner, à scolariser leurs enfants. L’inflation dévore les revenus. Le chômage explose. Les projets sont à l’arrêt. La peur remplace l’espoir. Car Pastef ne taxe pas les multinationales. Il ne taxe pas les riches. Il ne taxe pas les privilèges. Il taxe les familles. Il taxe l’effort. Il taxe l’espoir. Il taxe l’avenir. Et le plus tragique, c’est qu’il le fait au nom du peuple, tout en méprisant ses souffrances réelles. Il instrumentalise la colère, mais refuse d’écouter la douleur. Il a pris le pouvoir avec des promesses de lumière, et il gouverne dans une obscurité inquiétante. Le peuple sénégalais, déjà affamé par des années de difficultés, est aujourd’hui étranglé par une gouvernance sans cœur, sans intelligence et sans courage.

POUR TERMINER

 

Les Sénégalais n’ont pas besoin d’un plan de redressement. Ils ont besoin d’un plan de survie. Dans l’état actuel des choses, parler de « redressement » est une provocation. Comment redresser un pays qu’on est en train d’écraser ? Comment prétendre sauver une économie qu’on détruit de l’intérieur, secteur après secteur, emploi après emploi, espoir après espoir ? Ce que le Sénégal réclame aujourd’hui, ce n’est pas un plan d’austérité maquillé en discours souverainiste, c’est un plan de survie pour les ménages, pour les entreprises, pour les territoires, pour la jeunesse. Il ne s’agit pas de faire payer les pauvres pour corriger les erreurs du pouvoir. Il ne s’agit pas de multiplier les taxes sur tout ce qui bouge pour compenser l’absence d’imagination économique. Il s’agit d’oxygéner le pays, de redonner confiance aux investisseurs, de remettre en marche les moteurs de production, de consommation et d’innovation. Le Sénégal a besoin d’un chemin clair. D’un projet productif, audacieux et inclusif. D’un État stratège qui soutient ses PME, qui valorise ses filières agricoles, qui investit dans la jeunesse, qui croit en l’industrie nationale, et qui respecte ceux qui créent de la valeur. Pas d’un régime qui punit les entrepreneurs, diabolise la réussite, décourage le travail et installe une économie de la peur. Le plan PASTEF est un piège. Un piège fiscal, un piège idéologique, un piège politique. Un plan de punition collective qui frappe le peuple en prétendant le défendre. Derrière les slogans creux, il n’y a ni vision, ni stratégie, ni souffle historique. Il y a juste une gestion hasardeuse, vengeresse et profondément régressive. Au lieu de redresser le Sénégal, ce plan l’enfonce dans l’appauvrissement, la tension sociale et le désespoir collectif. Il n’est pas une solution. Il est un facteur aggravant. Il est temps de tirer la sonnette d’alarme. Il est temps de dire la vérité.

Mamadou DJIGO

Ingénieur Aménageur et Développeur de Territoires

Ancien DG de l’ANAT

Membre du SEN – APR

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