mercredi, septembre 9, 2026
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72 heures de la convention citoyenne du Djolof: le développement local en ligne

Par Baba NDIAYE

La salle de réunion du Centre de formation professionnelle et technique (Cfpt) de Linguère a abrité samedi dernier, la cérémonie de lancement des activités de la Convention citoyenne du Djolof (Ccd). Il s’agit d’une structure apolitique mise sur pied par des cadres ressortissants du Djolof. Ses différents membres sont éparpillés à l’intérieur du pays et dans la diaspora.

La convention a fait du développement local dans le département de Linguère son principal objectif. Ainsi, au cours de la rencontre, les participants ont saisi l’occasion pour échanger et partager les voies et moyens à entreprendre pour booster le développement de leur terroir.  Selon Leyti Ndiaye, le président du comité directeur de la Convention citoyenne du Djolof (Ccd), « les objectifs fixés par ladite la structure sont entre autres, de réunir les Djolof-djolof d’ici et de la diaspora autour d’un cadre pour échanger sur le développement économique et socio culturel ».

Ainsi, les concertations au niveau des commissions ont abouti à l’élaboration d’une feuille de route étalée en thématiques. Le président du comité directeur souligne que, « ces thématiques sont liées à l’éducation, la santé, l’agriculture, l’élevage, l’environnement, le sport, la culture, le patrimoine qui sont les véritables socles du développement de notre terroir ».

Ainsi, cette initiative de rassembler tous ces membres de la Convention citoyenne du Djolof (Ccd), a permis de larges échanges qui aboutit à l’élaboration de projets qui devraient permettre de fédérer l’action du développement local. Le Président du comité directeur Leyti Ndiaye, révèle que, « parmi ces projets, certains sont en cours de finalisation mais, l’essentiel est adossé à un référentiel que la Ccd va partager avec les autorités publiques dans le cadre d’un partenariat ou aussi de réfléchir pour trouver des moyens supplémentaires pour la réalisation des projets dont le but principal est d’accompagner le développement du Djolof ».

L’occasion a été saisie pour distribuer des dons aux habitants du village de Thiononck, dans la commune de Labgar. Par ailleurs, des actions humanitaires similaires ont touché les semaines qui ont précédé dernières les populations de certaines localités du département de Linguère, victimes des dégâts matériels occasionnés par les aléas climatiques de ces temps-ci. Une randonnée pédestre a clôturé ces 72 heures de la Convention citoyenne du Djolof.

9ème édition de la Journée de l’excellence à Fimela: les meilleurs élèves récompensés

Par Mohamadou SAGNE

A Fimela, le prétexte de la 9e édition de la journée de l’excellence les 23 et 24 août 2025 derniers a été saisi pour récompenser les meilleurs élèves de l’année scolaire 2024-2025.
Un événement couplé à un tournoi dit de l’amitié qui met en lice les équipes navetanes de la zone mais dont l’initiative est du Pr Ibrahima Faye, enseignant aux Etats-Unis, dans le département d’éducation de New York. Mr FAYE est en même temps le Président de l’Organisme International Africain Education (IAE).

Sous ce rapport, la journée de l’excellence initiée depuis 2017 a été saisie pour primer une quarantaine d’élèves de l’élémentaire à la terminale. Une cérémonie empreinte de solennité à laquelle ont pris part plusieurs personnalités, la plupart des enseignants, parents d’élèves, promotionnaires et proches parents de l’initiateur.
Ainsi, parmi les récipiendaires on note : 40 élèves de l’élémentaire dont 24 à l’école 1 et 16 à l’école 2 en plus des élèves du lycée au nombre de 5 ayant obtenu la mention à l’examen du baccalauréat 2025.
Pour les élèves de l’élémentaire, tous ont reçu des fournitures scolaires (cahiers, crayons de couleurs, des stylos, et autres. En plus des logos qui leur ont été distribués constituant des jeux que les enfants utilisent pour performer leur intelligence intellectuelle.

Promesse d’une 3e école élémentaire

Par ailleurs, a indiqué Mr Ibrahima FAYE, « pour cette édition, nous avions programmé des séances d’ateliers pour les élèves. Mais malheureusement, on n’a pas eu le temps c’est bien pourquoi nous avons été obligés de leur distribuer ces logos pour qu’ils puissent se performer en attendant l’année prochaine ». Mais, ajoute-t-il, « pour les élèves du lycée, nous avons primé les cinq (5) meilleurs qui ont eu la mention au bac et à qui nous avons remis à chacun d’entre eux un ordinateur ».
Pour le Pr Ibrahima Faye, Président de l’organisme International Africain Education, « notre ambition est de démarrer la construction de classes pour une troisième école élémentaire à Fimela. Et ceci, dès l’année prochaine car déjà nous avons le plan sur Instagram et Facebook ».
Mais, ajoute le Président de l’Organisme International Africain Education (IAE),. »notre ambition est de réaliser deux écoles voire même trois pour coller à l’évolution du village. Car, comme tout le monde l’a constaté l’agglomération est entrain de s’agrandir ce qui fait que le nombre d’élèves grossit chaque année avec comme conséquence, des effectifs pléthoriques dans les classes et dont nous avons l’ambition de diminuer en construisant une troisième école primaire mais également de séparer le collège d’enseignement moyen (CEM) du lycée Diogoye Basile Senghor auquel il reste toujours rattaché ».
Que de bonnes nouvelles donc annoncées devant les acteurs de l’éducation de Fimela parmi eux le Pr d’Anglais El Hadji Diouf du lycée Diogoye Basile Senghor, le Doyen Mamadou Séne au nom du collectif des directeurs d’écoles et représentant egalement l’inspecteur de l’éducation et de la formation de Dioffior, entre autres.

Une initiative, source de motivation

Cette initiative est surtout une source de motivation pour les élèves créant en eux une émulation avec la dotation de fournitures scolaires et d’ordinateurs aux meilleurs candidats admis Bac avec mention. Certains de ses amis et promotionnaires venus participer à la cérémonie ont beaucoup apprécié ce geste de haute portée.
L’un d’eux, Mr Khatary Mbaye souligne que, « notre présence aux côtés de notre frère et ami Ibrahima Faye qui est aux Etats-Unis trouve tout son sens du fait que nous sommes tous natifs du village. Nous avons fait l’université ensemble avant qu’il ne voyage vers Etats-Unis et nous on est resté, moi je suis aux Nations-Unies, je suis dans le développement. Il y en a qui sont ailleurs, comme le professeur Gaye qui est allé ensuite, le Dr Abdou Karim Diop, actuel médecin-chef de l’hôpital Philippe Maguilene Senghor, entre autres ».

Une diversité de personnalités qui, depuis l’université, ont toujours rêvé comme nous l’a fait savoir, Khatary Mbaye, « avoir la possibilité d’aider le village, chacun en ce qui le concerne, cela constituait un commun vouloir de toujours revenir au village, pour aider ceux qui sont dans le besoin, mais surtout pour montrer la voie aux jeunes, leur dire qu’à chaque fois qu’on a la chance de réussir dans la vie, il faut toujours retourner au village. Ce sont des leçons qu’il faut en tirer et ce qui est important ici, ce sont les jeunes qu’on est entrain d’encourager. Et, le fait d’investir dans l’éducation trouve tout son sens. Ce sont des leçons qu’il faut en tirer pour que demain ces jeunes puissent prendre conscience demain, à travers des gestes similaires pour le village. Donc, c’est un peu le sens de notre présence ce jour à Fimela car, on ne souhaiterait pas par exemple que Ibrahima FAYE organise cette édition, avec tous les efforts qu’il consent et ne nous voit pas à ses côtés ».

Toutes ces personnalités ont également assisté à la finale de football qui a opposé les équipes de deux villages, dont celui de Fimela et Samba Diallo. Un tournoi de la jeunesse, 9e édition du genre depuis 2017 qu’il a été lancé pour freiner la récurrence des scènes de violence entre supporters lors des Navetanes. « La seule fois qu’on n’avait pas organisé ce tournoi l’a été pendant le COVID 19. Car, nous avions jugé que c’était irresponsable que les gens restent chez eux et qu’on rassemble les jeunes pour une compétition sportive. Mais depuis lors ce tournoi est organisé et de la plus belle des manières », nous a fait savoir Pr Ibrahima Faye.

Pour cette année, la finale de la 9e édition du tournoi de football a opposé les deux équipes de « Linguir » de Fimela et celle de « Boli Bana » du village de Samba Diallo qui se sont partagées les points (0 à 0). Tout comme elles ont aussi partagé la série de tirs aux buts, chaque équipe ayant tiré 12 pénalités et personne n’a gagné.

« Finalement, le fair play a prévalu, la mise des medailles a été répartie mais l’équipe de Fimela décida de donner le trophée à l’équipe de Samba Diallo parce qu’ils n’ont jamais eu de trophée », s’est félicité le Pr Ibrahima FAYE. Tout en saluant ce geste de haute portée reconnaissable de la part de l’équipe de Fimela à l’endroit de son homologue de Samba Diallo et qui a été beaucoup apprécié. Vivement donc la prochaine édition, la 10e du genre en 2026 à la même période.

Le Pr Ibrahima Faye tire ainsi un bilan satisfaisant de neuf (9) éditions de cette journée de l’excellence même comme il l’a indiqué, « chaque année, nous essayons de travailler avec les enseignants pour tirer un bilan exact. L’année dernière, il y a eu beaucoup plus de prix que cette année. Ce même bilan nous sera fait aussi pour cette présente édition parce que cela nous encourage à faire des sacrifices dans le domaine de l’éducation et pouvoir entrevoir l’édition à venir ».

Diamniadio et l’ONU: un enjeu stratégique majeur pour le Sénégal

Par A. L. NDIAYE (avec En Relief)

La «Maison des Nations Unies» de Diamniadio, inaugurée en 2023, devait être une vitrine de la diplomatie sénégalaise et un levier de développement économique et social. Mais les tensions actuelles entre l’État et l’ONU font planer la menace d’un départ de l’organisation vers d’autres capitales africaines.

Les atouts d’un hub onusien au Sénégal

Conserver le siège régional de l’ONU à Diamniadio représenterait pour le Sénégal un avantage considérable à plusieurs niveaux :

Rayonnement diplomatique: accueillir le centre névralgique de 34 agences onusiennes placerait le pays au cœur de la gouvernance mondiale en Afrique de l’Ouest et renforcerait son influence sur les grands dossiers régionaux.

Retombées économiques: plusieurs milliers de fonctionnaires internationaux, des budgets de fonctionnement annuels de plusieurs dizaines de millions de dollars et des services associés (hôtellerie, restauration, transport, immobilier) stimuleraient l’économie locale.

Emplois et opportunités: l’installation créerait directement et indirectement des milliers d’emplois qualifiés et offrirait des opportunités pour les jeunes diplômés sénégalais.

Image et attractivité: Diamniadio, conçue comme une ville nouvelle moderne, verrait son statut consolidé et attirerait davantage d’investisseurs étrangers.

Les risques d’un départ de l’ONU

À l’inverse, si l’ONU renonçait à s’implanter durablement à Diamniadio, les conséquences seraient lourdes :

Un gâchis financier: avec plus de 175 milliards de FCFA déjà investis dans le projet, l’abandon laisserait un « éléphant blanc » coûteux et sous-utilisé.

Un revers diplomatique: la perte du siège serait perçue comme un recul du leadership régional du Sénégal et un signal d’instabilité dans ses engagements internationaux.

Manque à gagner économique: la fuite des agences onusiennes vers Abidjan, Nairobi ou Addis-Abeba priverait le pays de flux financiers importants et d’une manne d’emplois directs et indirects.

Crise de confiance: ce départ risquerait d’entamer la crédibilité du Sénégal auprès de ses partenaires et investisseurs internationaux.

 Un choix décisif pour l’avenir

Entre la volonté de renégocier certains accords et la nécessité de préserver les acquis diplomatiques, le Sénégal se trouve face à un dilemme stratégique. Trouver un compromis avec l’ONU apparaît désormais comme la seule voie pour éviter un revers historique et transformer Diamniadio en véritable capitale régionale de la coopération internationale.

 

 Décès de l’honorable Fanta Sall: l’APR rend hommage à une militante engagée

Par A. L. NDIAYE (avec En Relief) 

L’Alliance Pour la République (APR) est en deuil. Le parti a annoncé avec une grande tristesse le décès de Madame Fanta Sall, ancienne députée et membre du Secrétariat exécutif national.

Figure politique respectée, elle a marqué la vie parlementaire sénégalaise par son engagement républicain et sa contribution « inestimable » aux travaux de l’Assemblée nationale. Native du département de Koungheul, elle s’est toujours illustrée comme une défenseure infatigable des intérêts de ses populations.

Dans son communiqué, l’APR souligne que Fanta Sall restera dans les mémoires comme une militante loyale et fidèle, profondément attachée aux idéaux du parti. Le Président Macky Sall, ainsi que les responsables et militants, présentent leurs condoléances les plus attristées à sa famille et à ses proches.

L’APR s’incline devant la mémoire de « cette femme de devoir et de foi » et prie pour le repos de son âme.

 

 

 

Bougar Diouf convoqué à la Division de la Cybercriminalité: «Je ne reculerai pas»

Par Ch. Seck NDONG

Le président de l’Union Patriotique (UP), Bougar Diouf, a annoncé ce jeudi avoir reçu une convocation du Commissaire de police de la Division de la cybercriminalité. Il devra s’y présenter demain, vendredi, à 9 heures.

Dans une déclaration rendue publique, le responsable politique affirme assumer pleinement ses positions et maintenir ses propos. “Le combat que je mène pour la défense de l’État de droit, la protection des institutions de la République et la sauvegarde de l’unité nationale est non négociable”, a-t-il martelé.

Bougar Diouf a réaffirmé son opposition à toute revendication séparatiste, notamment en Casamance, rappelant que “le Sénégal est un et indivisible” et que “notre devoir est de défendre l’intégrité territoriale et la souveraineté de notre pays”.

Critiquant la gouvernance actuelle, il estime que “lorsqu’un Premier ministre s’empresse de gouverner à la place du Président, il est du devoir de tout citoyen de défendre la République”.

Appelant la société civile, la presse et les mouvements citoyens comme “Y en a marre” à le soutenir, Bougar Diouf affirme qu’il est prêt à “tous les sacrifices” pour ce qu’il considère comme un combat de principe.

“Il n’y aura ni recul ni compromission devant la vérité. L’unité nationale et la stabilité du Sénégal sont non négociables”, a-t-il conclu, dans un message où il a réitéré son attachement à l’État de droit, à la République et à la Nation.

Doudou Coulibaly sous mandat de dépôt:  le journaliste devra être jugé en flagrant délit

Le journaliste Doudou Coulibaly a été placé sous mandat de dépôt par le procureur de la République à l’issue de son déferrement. Il devra comparaître lundi prochain devant le tribunal des flagrants délits, a indiqué son avocat, Me Aboubacry Barro. Ce dernier a salué la décision du parquet d’orienter l’affaire vers la juridiction des flagrants délits, plutôt que de saisir un juge d’instruction.

L’arrestation du journaliste fait suite à une plainte introduite par le procureur après des propos qu’il aurait tenus à l’encontre du Premier ministre, Ousmane Sonko, et du président turc, Recep Tayyip Erdogan.

 

Nouveau Pdc de Diagane Barka: Le processus d’élaboration lancé avant hier

Diagane Barka: Le processus d’élaboration du nouveau Plan de développement communal (Pdc) de Diagane Barka, à été lancé avant hier, jeudi 21 août 2025. Un exercice qui marque le début des consultations de l’ensemble des acteurs à travers différentes étapes à franchir pour arriver à la validation définitive comme l’a souligné le Sous-préfet de Djilor Papa Amadou BA qui a présidé la cérémonie.

« Donc, un rendez-vous qui marque le début du processus qui sera participatif et inclusif permettant de définir les priorités de développement de notre territoire à l’horizon 2026-2030 après le premier plan 2021-2025 (PDC) qui a expiré et qui avait été financé sur fonds propres », nous a indiqué le Maire, Mabousso DIALLO.

L’édile de Diagane Barka a tenu ainsi à remercier l’Agence Régionale de Développement (ARD) de Fatick et le programme RESISTeR 2 de la coopération décentralisée née de l’entente inter departementale des régions de Fatick et de Diourbel. Ceci, a-t-il souligné, « pour leur appui financier et technique dans l’élaboration de ce plan. Un soutien précieux pour notre commune et dont nous sommes convaincus que le document final constituera un outil efficace pour promouvoir le développement économique et social de notre territoire.

Le processus est important et nécessite la participation de tous les acteurs de la commune, notamment les élus locaux, les administrations publiques, les services techniques,les partenaires au développement, les organisations de la société civile, les associations de producteurs et les communautés locales. C’est pourquoi nous ravi de voir autant de participants issus de différents horizons à cette rencontre pour laquelle, nous allons travailler ensemble pour identifier les priorités de développement, définir les objectifs et les stratégies pour atteindre ces objectifs, et élaborer un plan d’action concret de mise en oeuvre ».

Selon le chef de la division de la planification et de la formation à l’agence régionale de développement (Ard) de Fatick, Moustapha Thiam qui a présenté le document, « le processus d’élaboration du plan de développement communal de Diagane Barka va être fait comme les autres processus classiques de planification, en respectant les grandes phases, notamment la phase préparatoire où on vient d’organiser l’atelier de lancement qui sera suivi de la formation des enquêteurs pour ensuite entamer la phase de diagnostic avec les enquêtes de terrain par des enquêteurs qui vont être recrutés et formés.

Ensuite, il y aura des focus groupes que le comité technique régional composé de l’ARD, des services régionaux de la planification, de la promotion du développement territorial, de la démographie, mais aussi de l’aménagement du territoire va mettre en place pour diagnostiquer, aller en profondeur des différentes thématiques qui composent la collectivité. Ceci, va précéder la planification et la mise en cohérence des axes stratégiques et les orientations stratégiques qui vont être mises en cohérence avec les politiques nationales et internationales, notamment l’Agenda national de transformation à l’horizon 2050 édicté par l’actuel gouvernement du Sénégal. Mais également avec le plan de développement départemental (PDD) de Foundiougne ».

Par ailleurs, il sera procédé selon Mr Thiam, « à la rédaction du document technique des informations recueillies par les enquêteurs pour son élaboration par le comité technique régional. Et enfin, on va arriver vers la validation technique mais également la validation institutionnelle qui sera faite par le conseil municipal de Diagane Barka avant de soumettre le document à l’approbation des représentants de l’Etat. Pour dire simplement que globalement, le processus est évalué en trois mois ».

C’est pourquoi, le Maire de Diagane reste convaincu que, « ce plan sera un outil important pour notre commune et devrait contribuer à améliorer la qualité de vie de nos populations. En outre, je suis également convaincu que la participation de tous les acteurs de la commune sera essentielle pour garantir le succès de ce processus ». Le Maire de Diagane Barka a ensuite souhaité à tous les participants un travail fructueux et des échanges enrichissants.

Le sous-préfet Papa Amadou BA, qui lui a emboîté le pas, dit avoir noté avec satisfaction, « des échanges fructueux, assez intéressants, parce que, d’abord, la sensibilisation des chefs de village qui doivent accueillir les focus groups et quelques-uns qui ont déjà anticipé dans la planification en donnant un début de diagnostic avec les problèmes qu’ils rencontrent au niveau des ménages, au niveau du village même, les problèmes d’électricité, les problèmes de pistes de communication, entre autres ».

Mais en tout cas, pour un début, a ajouté le sous préfet de Djilor, « nous sentons que les populations sont engagées et de façon inclusive, parce qu’il ne faut laisser personne en retard, tout le monde doit s’impliquer pour avoir un meilleur document, outil assez important pour les collectivités territoriales. Et sur les questions qui relèvent de l’autorité supérieure, nous attendons que la commune termine son travail ».

Papa Amadou BA de souligner que, « par rapport au document final de planification, dès qu’il sera soumis à approbation, nous allons faire le nécessaire pour l’approuver et le suivre. Mais, ce qu’il faut retenir c’est que ce document s’arime forcément au plan de développement départemental et à la vision Sénégal 2050, qui est le document de référence pour la République du Sénégal ».

Mohamadou SAGNE

Croisade contre les maladies liées aux inondations pendant l’hivernage: Le service d’hygiène de Dakar mobilise ses éléments pour protéger la santé des populations

De nombreux quartiers des départements de Dakar et de Pikine sont impactés par les inondations, issues des fortes pluies. C’est le cas de Parcelles assainies et de Thiaroye sur mer. Le village lébou, en sus des inondations, est aussi touché par les effets de la houle, qui a frappé la localité. Les risques que maladies sont énormes chez les populations.

La brigade régionale de l’hygiène de Dakar a mobilisé ses éléments pour venir à la rescousse des populations. Hier, elle a organisé des opérations de désinfection et de désinsectisation et des visites à domicile à Thiaroye sur mer. Beaucoup de maisons ont été désinfectées.

Selon le chef de la brigade régionale de l’hygiène de Dakar, Capitaine Idrissa Ndiaye, depuis le mois de mai dernier, le service d’hygiène de Dakar est en alerte. « Et depuis deux semaines, nous sommes entrés dans le vif du sujet. Nous constatons beaucoup d’inondations dans la région de Dakar. Mais les départements de Pikine et de Dakar présentent des quartiers qui sont très impactés par les eaux.

Par exemple, la commune de Thiaroye sur mer, à Pikine, est confrontée aux inondations et aux effets de la houle. Sur le plan purement santé, hygiène et assainissement, nous nous rendons compte qu’il y’a beaucoup de risques, qui nécessitent l’intervention du service d’hygiène » a expliqué Capitaine Idrissa Ndiaye.

D’après toujours le chef de la brigade de l’hygiène de Dakar, cette activité rentre dans le cadre du plan d’action qui a été élaboré avant l’hivernage. « Nous allons agir sur trois aspects pour dérouler nos actions. D’abord, il y’a les activités de visites à domicile, en sensibilisant les ménages sur les bonnes pratiques d’hygiène.

La deuxième activité que nous menons repose sur la lutte anti-vectorielle et la désinfection. Il s’agit là des opérations techniques car les eaux sont chargées et sont mélangées à des eaux issues des fosses septiques. « Notre intervention est nécessaire pour minimiser les risques de maladie des populations » a renchéri Capitaine Idrissa Ndiaye.

«La dernière activité, qui sera menée plutard, c’est de doter les ménages de kits d’hygiène, constitués d’eau de javel, de savon, de bassine. C’est pour permettre aux populations d’observer les bonnes pratiques d’hygiène » a soutenu M Ndiaye. Pour réussir cette opération, tous les effectifs qui se trouvent au niveau des sous-brigades ont été mobilisés. « Nous sommes vraiment dans la réaction pour protéger la santé des populations »

M. Sarr

Prise en charge sanitaire des enfants et des jeunes orphelins: L’Ong SIF enrôle près de 4 000 enfants et jeunes vulnérables à la CSU

L’Organisation non gouvernementale (ONG) Secours Islamique France (SIF) a lancé hier la quatrième édition des enrôlements à la couverture sanitaire universelle (CSU) des enfants et jeunes apprenants des écoles coraniques ainsi que des enfants orphelins bénéficiaires des projets EBEE (EJ1 et EJ2) du SIF et de leur entourage. Au total, 3 795 personnes vulnérables dont 1 305 filles, sont ciblés.

La cérémonie a eu pour cadre la salle de délibération de la mairie de Diamaguène Sicap Mbao, à Pikine (Banlieue de Dakar). Trois mille sept cent quatre-vingt-quinze (3 795) personnes vulnérables dont 1 305 filles, seront enrôlés à Dakar et à Kaffrine. « Nous procédons au lancement national de la quatrième édition des enrôlements à la couverture sanitaire universelle (CSU) des enfants et jeunes apprenants des écoles coraniques, ainsi que des enfants orphelins bénéficiaires des projets EBEE (EJ1 et EJ2) due l’Ong SIF et de leur entourage.

Au total, 3 795 personnes vulnérables notamment des enfants talibés, des enfants orphelins, des maîtres d’enseignement coranique et leur famille et des membres de familles démunies sont concernés par cette initiative d’envergure, pour une durée d’un an, renouvelable et pour un montant de 13 282 500 FCFA » a expliqué Amdy Moustapha Faye, coordinateur du projet TAWDE.

La commune de Diamaguène Sicap Mbao fait partie des localités d’intervention de deux projets de l’Ong SIF. « C’est important que les enfants talibés et les enfants vulnérables de nos projets puissent bénéficier de la CSU car le facteur de protection des enfants qui va permettre leur développent et leur épanouissement. C’est important pour nous de mettre en avant la santé des enfants » a souligné Pauline Delacroix, coordonnatrice de l’ONG Secours islamique France.

Selon le maire de la commune de Diamaguène Sicap Mbao, cet enrôlement va faciliter la prise en charge sanitaire des enfants. « Au niveau de nos communes la question de la santé pose d’énormes problèmes. Il faut rappeler que 80 à 90 % des demandes que nous recevons sur le plan social concernent la santé et ce n’est pas du tout facile avec nos budgets de tout prendre en charge. Aujourd’hui, avoir des partenaires qui vous appuient sur ce point est une véritable aubaine » a confié Cheikh Aliou Badara Bèye.

M. Sarr

Conseil municipal de Fatick: Les fonds de dotation et d’équipements examinés hier par les conseils municipaux

Par M. SAGNE (avec En Relief)

Fatick: En séance spéciale hier mardi 19 août 2025, le Conseil Municipal a examiné trois points importants de son ordre du jour. Il s’agissait des autorisations spéciales relative au Fonds d’appui à la décentralisation (FDD) et au Fonds d’équipements des collectivités territoriales de l’année en cours mais également au virement de crédits N.1/2025.

Le Maire de la ville, Matar BA qui a présenté les différents rapports s’est d’abord dit très honoré et heureux de devoir s’acquitter à cet exercice. Ainsi, a-t-indiqué, « pour ce qui est du fonds de dotation de la décentralisation (FDD), il s’équilibre en recettes et en dépenses d’un montant de Cent six millions quatre cent soixante-seize mille neuf cent quatre-vingt et un rancs (106 476 981 frs) ».

Ainsi, dans le libellé des dépenses de fonctionnement, la priorité sera accordée aux différents secteurs de la santé, l’hygiène et l’action sociale pour une enveloppe globale de 58 995 000 FCFA. Dont un important volet secours aux indigents pour un montant de 15 millions de FCFA.

Le volet assainissement est aussi mis en exergue avec la récurrence des pluies. Les moustiques s’invitant dans les familles, la mairie en rapport avec le service régional de l’hygiène, procède comme chaque année au saupoudrage des différents coins et recoins de la commune. Ainsi, il est réservé un montant de six (6) millions de FCFA pour l’acquisition de produits d’hygiène, mais également pour le carburant pour permettre de faire le tour de la ville.

Pour ce qui est également de l’éducation, de la jeunesse, de la culture et les sports un montant de 41 481 981 FCFA a été inscrit avec en prime pour l’éducation l’achat de fournitures scolaires d’une valeur de 14 900 000 FCFA.  Parce que, comme nous l’a expliqué, Mr Diene DIOUF, le président de la commission des finances, « vous n’êtes pas sans savoir que la commune s’occupe du préscolaire et de l’élémentaire et que chaque année, avant que l’école n’ouvre ses portes, ces fonds de dotation sont mis à disposition, ce qui permet aux enfants de pouvoir démarrer les enseignements dès l’ouverture des classes ».

Aussi, le maire Matar BA ayant été informé de l’existence d’une structure scolaire qui se trouve dans une maison en location au quartier traditionnel de Ndiaye Ndiaye, a jugé inacceptable une telle situation. C’est pourquoi, selon le président de la commission des finances, Diene DIOUF, « un montant de 24 millions a été attribué à cette structure préscolaire pour sa construction. D’autant plus que le quartier est un peu dépourvu dans ce cadre pour pouvoir mettre les enfants dans une situation adéquate. Le préscolaire constituant un levier très important pour le développement du capital humain à partir de la base ».

Par ailleurs, dans cet exercice de réparation de fonds, il est prévu un montant de 10 800 000 FCFA destiné à subventionner les associations sportives et culturelles (ASC) en prélude à la finale de la coupe du Maire et dont les phases éliminatoires sont en cours.

Fonds d’équipements des collectivités territoriales

Pour ce qui est de cette autorisation spéciale de recettes et de dépenses portant sur les Fonds d’équipements des collectivités territoriales (FECT) 2025, celle-ci est principalement constituée selon le Maire Matar BA, « du transfert d’un montant de trente-cinq millions sept cent trois mille cent trente-neuf (35 703 139). Et, pour ce qui concerne les dépenses, celles-ci vont servir à l’acquisition de motopompes pour lutter contre les inondations. Il est aussi prévu l’achat d’un chargeur pour augmenter la capacité des services techniques dans la réalisation de certains ouvrages mais aussi permettre des rentrées d’argent à travers la location ». Cette proposition devait être réexaminer dans une dizaine de jours avant son adoption par le conseil municipal juste pour raison de réaménagement lié au fait qu’un montant ayant été prévu par anticipation au niveau du budget, s’est avéré inférieur en tenant compte de la notification de la tutelle.

« Ce qui veut dire qu’à ce niveau, il va falloir opérer un nouveau virement de crédit d’ici une dizaine de jours prévu à travers une opération financière qu’on n’a pas l’habitude de voir dans les communes. Car, le maire a consenti de prélever sur son fonctionnement un montant qu’il va allouer à la section investissement, pour montrer effectivement que la solution aux problèmes des populations reste une priorité donc un message fort qu’il a bien voulu véritablement montrer pour respecter sa ligne de conduite », a indiqué Mr Diéne DIOUF, le président de la commission des finances du conseil municipal de Fatick.

Pour le troisième (3e) point lié au virement de crédit, il s’élève à sept millions cinq cent cinquante mille francs (7 550 000 FCFA) prélevés sur le montant de Dix millions de FCFA (10 000 000 FCFA), alloué à l’entretien des lieux de culte. Ceci, permettra de renforcer les indemnités de représentation des adjoints au maire (4 550,000 FCFA) et du personnel temporaire dédié à la collecte (3 000 000 FCFA), ce que les conseillers ont approuvé.

 

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