mercredi, septembre 9, 2026
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Malika: Lancement d’une mutuelle de santé pour accompagner les femmes vulnérables

La présidente de la plateforme And Boolo, Mme Oumy Sall née Mme  Kane, a procédé ce week-end au lancement officiel d’une mutuelle de santé destinée aux femmes de la commune de Malika.

Cette initiative sociale et solidaire vise à renforcer l’accès aux soins médicaux pour les femmes les plus vulnérables de la localité. Le groupement dirigé par Mme Sall regroupe aujourd’hui plus de 720 femmes, dont une première cohorte de 50 bénéficiaires a été enrôlée lors de cette première phase.

Chaque adhérente contribue à hauteur de 1 000 francs CFA, ce qui a permis la mise en circulation de 3500 cartes de mutuelle. Un appui déterminant est venu des partenaires de la plateforme, notamment la MSA et Grand Moulin, qui ont subventionné à 80 % l’accès des membres aux soins dans les centres de santé ciblés.

«Aujourd’hui, c’était le lancement de notre mutuelle de santé avec nos partenaires qui nous ont accompagnées dans cette démarche. Nous savons que seule la santé peut aider à travailler. C’est pourquoi nous avons puisé dans nos ressources pour mettre en place ce dispositif», a déclaré Mme Oumy Sall née Mme Kane.

L’ambition affichée est claire : élargir progressivement la couverture à plusieurs centaines de femmes à travers la mise à disposition de 3 000 cartes de membres et offrir ainsi une réponse durable aux nombreuses difficultés sanitaires rencontrées par les femmes de Malika. Mme Oumy Sall a également rappelé l’impact des problèmes environnementaux, notamment liés à la décharge de Mbeubeuss, qui expose quotidiennement les habitants à divers risques sanitaires.

Au-delà de la santé, la présidente d’And Boolo insiste sur la nécessité d’œuvrer pour l’autonomisation économique et sociale des femmes : « Nous avons misé sur le social, car les femmes doivent être autonomes. Nous remercions nos partenaires sans exception », a-t-elle conclu.

7ème journée des éliminatoires de la coupe du monde 2026: Sénégal 2- Soudan 0

Buts marqués à la 14e mn par Kalidou Coulibaly le capitaine au cœur de lion qui est aussi l’auteur de la passe décisive sur le deuxième but inscrit à la 42e mn par l’un des benjamins du groupe Pape Matar Sarr, qui contrôle de la poitrine le ballon venu de l’espace défensif du Sénégal, dribble son vis à vis pour conclure du gauche.          

C’est le résultat final de la rencontre qui a opposé au Stade Abdoulaye Wade de Diamniadio le Sénégal et le Soudan ce vendredi 5 septembre 2025.

Cette confrontation entre le 2e (12 points + 7) et le 3e (12 points + 6) du groupe B comptait pour la 7e journée des éliminatoires de la coupe 2026 qui aura lieu aux Etats-Unis, au Canada et au Mexique du 11 juin au 19 juillet

Rappelons que dans l’après-midi, la RD Congo avait déjà corrigé le Soudan du Sud chez lui 4-1 pour s’installer solidement en tête du groupe avec 16 points + 8 . Mauritanie-Togo : 2-0

Le Sénégal, après sa victoire acquise plus tard dans la soirée occupe toujours la deuxième place avec 15 points + 9 avant leur face à face direct ce mardi 9 septembre au stade des Martyrs à Kinshasa. Ce sera un Rd Congo/ Sénégal de feu , interdit aux cardiaques ou émotions fortes. A vos comprimés !

Ce sera certainement le match de la qualification car l’équipe qui l’emportera aura une bonne option pour être invitée au mondial prochain. Vivement que nos chers lions soient les bienheureux parmi les meilleurs de la planète comme ce fut le cas en 2002, 2018 et 2022 ! Il ne restera plus que deux journées : les 9e et 10e : 10 octobre : Soudan du Sud-Sénégal; Togo – Rd Congo ; Soudan Mauritanie . 13 octobre : Rd Congo – Soudan ; Soudan du Sud-Togo ; Sénégal -Mauritanie Tout un peuple attend cette consécration qui n’est point un rêve utopique.

Tous les observateurs avertis savent que le Sénégal ne serait pas un intrus dans ce concert des nations (17e mondial FIFA).

Vive le Sénégal qui gagne ! Allez les lions !

Tous nos encouragements au Coach Pape Bouna Thiaw ainsi qu’à son staff technique et médical auquel il faut associer tous les collaborateurs qui accompagnent l’équipe !

Le Vieux Supporter: Sidy Malick Ndiaye

Mémorial Thierno Amadou Diaw: « Diakhao se souvient de son digne fils, le Sine se remémore de son inoubliable bienfaiteur »

La population de Diakhao dans son ensemble et par extension celle du Sine tout entier est à pied- d’œuvre pour l’organisation de la deuxième édition du Mémorial Thierno Amadou Diaw rappelé à Dieu en août 2020.

Cet ancien haut cadre du Sine a été jusqu’à son décès directeur de la comptabilité et des finances de l’Assemblée nationale du Sénégal.

C’est en reconnaissance de sa Philanthropie, de sa largesse sans commune mesure à l’endroit de ses congénères que, par son alter- ego l’ancien ambassadeur Mamadou Saliou Diouf dit Bamba, le maître d’œuvre lui rendent hommage à titre posthume.

Hormis ses gestes de bienfaisance désintéressés, Thierno était un acteur sportif et culturel. Il a pour dire participé à toutes les manifestations allant dans ce sens.

Pour le développement de la localité surtout côté éducation scolaire, il faisait partie des membres fondateurs du Regroupement pour le Développement de Diakhao (RDD) pour la création du lycée. Il n’en était pas le moins pour les financements octroyés aux regroupements et à la jeunesse.

C’est sur un programme bien rempli d’une semaine que les activités sont axées.

Ainsi, elles démarreront le samedi sept (7) septembre avec une lecture du Saint Coran suivi des éliminatoires directes des huit (8) équipes en lice. Les activités culturelles ne seront pas en reste tout comme un panel sur le football à Diakhao (hier à aujourd’hui).

Pour rendre cet événement de grande envergure plus visible le sponsor 1xbet n’a pas lésiné sur la logistique qu’il a mise à la disposition du métronome Bamba Diouf.

Ce Mémorial que nous souhaitons vivre en apothéose se terminera avec grande finale à laquelle toutes les populations sont conviées.

Birame Demba Faye Ngaary

Chargé de la Commission Communication

Théophile Mbengue, chef d’entreprise et président du parti And Liguey Sunu Rew, incarne le changement

COMMUNE DE TIVAOUANE PEULH, NIACOURAB

Ibrahima FALL

Arrivé à Niacourab depuis quelques années, Théopile Mbengue, chef d’entreprise et homme politique, affirme avoir pris conscience très tôt des difficultés que vivent les populations de la commune. Président du parti And Liguey Sunu Rew, il dit vouloir mettre son expérience et ses moyens au service du développement local.

«Depuis que je suis dans cette commune de Tivaouane Peulh j’ai constaté que la majeure partie des habitants vivent dans une grande vulnérabilité. C’est ce qui m’a poussé à m’engager en politique, pour pouvoir les aider», explique-t-il.

Concrètement, M. Mbengue rappelle avoir initié plusieurs actions sociales : Distribution de sucre et d’enveloppes d’aide lors de la Korité, Acquisition de matériel de nettoyage pour l’entretien des cimetières, Don d’une machine à moulin aux populations de Déni Guéth, mettant fin à plus de dix ans de marche pour les femmes qui devaient parcourir plus de 2 km pour moudre leur mil, Soutien aux activités sportives, notamment l’ASC Lakalé et d’autres associations sportives et culturelles (ASC), chacune ayant bénéficié de 50 000 F CFA pour leur participation aux navétanes, Contribution à l’école de Niacourab avec l’achat de chaises, tables et bancs, Parrainage de différentes manifestations locales.

Créé en février 2023, le parti And Liguey Sunu Rew compte déjà plusieurs organes de base : Un président, Un secrétaire général, Un chargé de communication, Un responsable de la jeunesse, Un chargé de l’action sociale. Lors des dernières élections législatives, le parti s’est classé 13ᵉ sur 41 listes, une première participation que M. Mbengue qualifie de «marque d’empreinte».

Théophile Mbengue ne cache pas son ambition : briguer la mairie de Tivaouane Peulh. Selon lui, la commune fait face à plusieurs défis majeurs : Des routes impraticables faute de pavage, Un manque criant d’accès à l’eau potable, Une insuffisance d’éclairage public, une absence d’infrastructures modernes. «Je suis chef d’entreprise, je sais comment réussir un projet. Pour transformer cette commune, il faut de l’endurance, de l’amour pour le travail et des moyens. Et je possède ces trois éléments », affirme-t-il. Le président de And Liguey Sunu Rew appelle les populations à plus de vigilance lors des échéances électorales.

«Les habitants doivent changer de mentalité. Ils doivent comprendre que cette commune a des intellectuels capables de la gérer. Les pratiques consistant à distribuer de l’argent pendant les élections doivent cesser. Il est temps de confier l’avenir de la commune de Tivaouane Peulh à des gens qui aiment travailler et qui aiment véritablement leur commune», insiste t’il.

 

Yeumbeul Nord: Mamadou Diédhiou, un acteur de développement au service de la cité Comico

Ibrahima FALL

Dans la commune de Yeumbeul Nord, plus précisément au quartier tiers d’Abdou Cissé, la cité Comico bénéficie depuis quelque temps des actions d’envergure menées par l’ingénieur et acteur de développement Mamadou Diédhiou.

Conscient des nombreuses difficultés auxquelles les populations sont confrontées, il multiplie les initiatives sociales afin d’alléger leurs souffrances quotidiennes. Parmi ses actions récentes figurent la dotation de vêtements et de chaussures aux orphelinats, l’organisation de consultations médicales gratuites permettant aux plus vulnérables d’accéder aux soins, ainsi que l’accompagnement de jeunes sportifs par la remise de trophées et de médailles lors de compétitions locales.

Ces initiatives favorisent l’épanouissement de la jeunesse et renforcent la cohésion sociale dans la cité. En outre, des projets de pavage sont en cours, visant à améliorer le cadre de vie et à renforcer l’image de la cité Comico.

Pour Serigne Dame Camara, collaborateur proche de Mamadou Diedhiou, l’engagement de ce dernier mérite d’être salué: «M. Diedhiou est en train de poser des jalons considérables pour le développement harmonieux de la cité. Son action ne se limite pas seulement à soulager les souffrances des riverains, mais contribue également au rayonnement de Comico », souligne-t-il.

À travers ces initiatives, Mamadou Diedhiou confirme son rôle d’acteur engagé, œuvrant sans relâche pour un développement inclusif et solidaire de sa localité.

 

 

 

Africa Food Systems Forum 2025: Dakar accueille Paul Kagamé

Ch. S. NDONG (avec En relief)

Le Président de la République Bassirou Diomaye Diakhar Faye a reçu, ce dimanche à Dakar, son homologue rwandais Paul Kagame, en marge du Africa Food Systems Forum 2025 (AFSForum2025).

Cette visite traduit l’excellence des relations diplomatiques entre Dakar et Kigali et met en lumière la volonté commune des deux pays de promouvoir une transformation durable et inclusive des systèmes alimentaires sur le continent.

Le AFSForum2025, qui réunit chefs d’État, décideurs politiques, acteurs privés, organisations paysannes et partenaires techniques et financiers, se veut une plateforme stratégique pour repenser la sécurité alimentaire et répondre aux défis liés au changement climatique.

À travers cette rencontre, le Sénégal et le Rwanda entendent contribuer à l’émergence de solutions innovantes pour renforcer la résilience des systèmes agricoles africains et assurer un avenir plus sûr aux populations.

 

 

 

 

Rassemblement des patriotes pour la nation: Abdourahmane Ndiaye, Président du RPN, mobilise la jeunesse de Diossong

 À Diossong (Foundiougne), son terroir natal, Abdourahmane Ndiaye, président du Rassemblement des patriotes pour la nation (RPN), a allié sport, social et développement pour rassembler la jeunesse. Entre communion populaire et ambition politique, l’ingénieur-paysan trace sa voie vers la conquête de sa commune.

La finale, disputée samedi 30 août 2025, a opposé l’équipe de Baobab de Mbouloum à Niominka Bi de Bambougar. Un but d’Idrissa Diouf à la 37e minute a offert la victoire à Mbouloum. «Ce fut une belle communion avec la jeunesse de notre commune. Le fair-play et la fraternité ont dominé cette finale », a déclaré Abdourahmane Ndiaye, avant de féliciter les organisateurs et l’ODCAV de Foundiougne.

Au-delà du sport, le président du RPN a rappelé son ambition de «tisser la toile pour une mobilisation des forces vives», en soutenant les jeunes, les femmes, les écoles, les postes de santé et les initiatives agricoles. Dans ce cadre, il a évoqué ses actions récentes : distribution de matériel informatique, appui en médicaments, campagnes de reboisement et aides sociales.

Interpellé par les jeunes sur une éventuelle candidature à la mairie de Diossong, Abdourahmane Ndiaye n’a pas éludé : «Nous avons une vision claire pour la commune et l’ambition de devenir son édile. Mais cela se fera avec la jeunesse, les femmes, les anciens et toutes les sensibilités politiques.»

Conscient des défis liés aux infrastructures sportives, aux inondations et aux routes, il appelle les jeunes à se regrouper en GIE pour développer des projets agricoles et économiques. «Mon ambition est de voir une jeunesse qui dépasse le cadre du sport, qui soit estudiantine, agricole, engagée et dévouée », a-t-il insisté, réaffirmant que son combat politique reste d’abord au service des populations.

Par ces initiatives, Abdourahmane Ndiaye confirme sa volonté d’ancrer le RPN, parti qu’il a lancé en décembre 2024, comme une force politique de proximité et de mobilisation nationale.

Le Président du RPN a demandé à ses militants, les serviteurs-patriotes de continuer à œuvrer pour la massification du parti et à se préparer dès à présent pour les prochaines échéances électorales

Mohamadou SAGNE

 

Sder/ Linguère: 91 conducteurs des forages saluent la gestion de l’eau en milieu rural

Par Bathie Ndiaye (Linguère)

Au total ils étaient 91 conducteurs de forages dans le département de Linguère qui se sont donnés rendez-vous ce dimanche au siège de la Sénégalaise des Eaux Rurales (Sder) à Dahra pour apprécier positivement la gestion.

Les conducteurs de forages du département de Linguère ont exprimé leur satisfaction quant à la gestion de l’eau en milieu rural par la Sénégalaise des Eaux Rurales (Sder). Selon Malai Diouf, président de l’association des conducteurs de forages de la région de Louga, la Sder a amélioré l’accès à l’eau potable dans le département en prenant en charge 91 forages sur un total de 176. La Sder a également équipé 12 forages de nouvelles pompes et régularisé la situation de 9 forages ayant des problèmes de factures avec la Senelec.

Les conducteurs de forages ont salué la création d’emplois par la Sder, notamment le recrutement de releveurs, plombiers, mécaniciens et soudeurs, ainsi que l’amélioration des salaires des conducteurs de forages. La Sder a également mis en place un stock de pompes d’une valeur de 150 millions de francs CFA pour garantir la disponibilité de l’eau en quantité et en qualité suffisantes pour les usagers.

Les intervenants ont également critiqué la gestion précédente de l’eau en milieu rural, notamment les comités de gestion, les ASUFOR et les comités ad hoc, qui ont connu des difficultés pour maintenir l’accès à l’eau potable dans les zones rurales.

6eme édition de la journée intercommunautaire de l’arbre à Sindia: Des avancées significatives en matière de reboisement dans la zone de Diorgui

Par Oumar Ngatty Ba

Soucieuse du reverdissement de sa zone d’intervention, la convention locale de la zone de Diorgui (Commune de Sindia) a fait de la foresterie une de ses principales activités. C’est pourquoi, depuis quelques années, outre ses actions quotidiennes de reboisement, cette convention organise une journée intercommunautaire de l’arbre qui draine de nombreux villages.

La 6ème édition a été organisée, lundi dernier, à Diarméo (Commune de Sindia). Cette importante cérémonie a été présidée Mme Thimbo née Dibor Diouf, chef du CPDT (Ex- Cer) représentant le sous-préfet de l’arrondissement de Sindia (Département de Mbour) en présence du président d’ACCES, Samba Ba, de la présidente de la commission « Environnement » de la mairie de Sindia, Mme Soukèye Sarr, du représentant du projet Nébédaye, Ismaila Diallo, de nombreux invités et des populations de la zone.

Lors de cette cérémonie, le coordonnateur de la convention locale de Diorgui, Ousseynou Diouf, a expliqué que cette journée intercommunautaire de l’arbre à été organisée dans le cadre de l’exécution du plan d’actions de la convention élaboré depuis janvier 2025. Selon lui, cette journée constitue un moment fort de sensibilisation et de conscientisation des populations sur l’importance du reboisement mais aussi sur le suivi et la protection des arbres plantés.

Magnifiant l’adhésion massive des populations, Ousseynou Diouf reste rassuré que le suivi et l’entretien ne feront pas défaut. Mettant l’accent sur le partenariat entre l’Ong ACCES et la convention locale, il a souligné que cette Ong ACCES n’a ménagé aucun effort dans le cadre de la formation et de l’encadrement pour la mise en place en place de cette convention qui a une reconnaissance juridique. C’est pourquoi, le coordonnateur de cette convention locale a tenu à remercier vivement l’ONG ACCES à travers ses nobles actions au profit des populations.

Pour sa part, le président d’ACCES (Association d’actions concertées pour l’entraide et la solidarité), Samba Ba, est revenu sur la genèse de la création de la convention locale de gestion durable des ressources naturelles de Diorgui. Selon lui, avant la naissance de cette convention, c’est l’association pour le développement de Diorgui (ADD) qui était présent sur le terrain.

C’est l’ADD, a-t-il rappelé qui a sollicité Accès en 2009 à cause d’une série de conflits par rapport à l’occupation de l’espace et par rapport à la conduite des activités agricoles, pastorales et forestières dans la zone de Diorgui ». « Sur ce point, nous avons suggéré de travailler sur un outil de gestion appelé convention locale de gestion durable des ressources naturelles », a-t-il poursuivi. Selon le président Samba Ba, c’est une charte qui a été le fruit d’une large concertation des populations pour convenir des règles de fonctionnement.

Dans le même sillage, a-t-il précisé que ces règles de fonctionnement sont transcrites sous forme de document qui a été soumis à la délibération de la mairie de Sindia et après à l’approbation du sous-préfet de l’arrondissement de Sindia. Puis, a-t-il ajouté que le code forestier a consacré la convention locale comme outil de gestion durable des ressources naturelles. De l’avis du président d’Acces, cela a permis d’apaiser certaines tensions et de rapprocher les points de vue par rapport à certains conflits.

Le président Samba Ba a, enfin, insisté sur l’importance du suivi et de la protection des arbres plantés, tout en appelant les populations à preuve de vigilance et de détermination pour la réussite des actions menées. Au nom du maire de la commune de Sindia, Mme Soukéye Sarr, présidente de la commission « Environnement  » a la mairie et marraine de la journée, s’est d’abord fortement réjouie de l’organisation de cette journée intercommunautire de l’arbre. « Nous avons appuyé cette organisation parce que l’environnement est une de nos compétences transférées en tant que collectivité locale », a déclaré Mme Soukéye Sarr. Aussi, elle a tenu à rappeler que lors de l’élaboration de leur plan d’actions annuel, il y’a eu des discussions avec la convention locale de Diorgui pour voir dans quelle mesure les deux entités peuvent collaborer sur le déroulement de certaines activités comme le reboisement, les plantations.

Après les discussions, selon elle, les deux parties sont tombées d’accord pour travailler en étroite collaboration sur des activités inscrites dans leurs plans d’actions annuels. La présidente de la commission « Environnement » a invité les populations à pérenniser les activités avant de mettre l’accent sur le suivi et la protection des arbres. Sur les arbres parrains à savoir le manguier et le baobab, Mme Soukéye Sarr est d’avis que ces espèces fruitières participent à l’autosuffisance alimentaire.

Puis, elle a lancé un appel à la jeunesse de participer efficacement à l’effort de reverdissement des différentes zones du Sénégal. Au nom du sous-préfet de l’arrondissement de Sindia, Mme Thimbo née Dibor Diouf s’est d’abord réjouie de la mobilisation des populations à cette journée intercommunautaire de l’arbre organisée à Diarméo. Aussi, a-t-elle rappelé que la mission de l’Etat, c’est d’accompagner les populations par rapport aux activités qu’elles mènent sur le terrain.

Après avoir mis l’accent sur l’importance du reboisement, Mme Thimbo est d’avis que planter un arbre est un acte facile mais le plus difficile c’est d’en assurer le suivi et l’entretien. C’est pourquoi, elle a invité les différentes couches de la population de Diarméo à prendre soin des arbres qui ont été plantés lors de cette journée. Il faut retenir que toutes les personnalités présentes à cette cérémonie ont planté des arbres au niveau de l’école primaire du village de Diarméo.

 

Une légende de la lutte: « Robert Diouf » tire sa révérence à 83 ans

HOMMAGE À MOHAMED NDIAYE “ROBERT DIOUF”

L’émotion est grande que je ne sais par où commencer pour rendre un hommage mérité à un grand homme. Mohamed Ndiaye était comme un père pour moi et cela, du fait des rapports qu’il entretenait avec mon père. J’ai eu la chance aussi de l’avoir interviewé lors de la rédaction de mon livre sur la lutte “Au-delà des millions et des passions” où j’ai découvert une autre facette de sa personne. Je tais les autres confidences que j’ai eues avec lui et publie un extrait de son entretien dans le livre. Cette légende du terroir du Sine tire sa révérence à 83 ans. Qu’Allah SWT l’accueille au Paradis. Aminea

MOHAMED NDIAYE ALIAS ROBERT DIOUF*

LE PREMIER « MILLIONNAIRE » DE L’ARENE

Les fruits de son intense activité physique, durant près de deux décennies restent visibles pour Mohamed Ndiaye « Robert Diouf ». A 68 ans, l’ancien champion sérère est toujours alerte et dans son Joal natal, redécouvre ses anciennes passions : les champs, tout en se rappelant le magnifique parcours qui est sien.

« Les champs, la pêche et le pâturage étaient les principales activités de Robert Diouf. Même quand il travaillait dans la police, il n’arrêtait pas de s’y consacrer quand il revenait à Joal. Il aime ce qu’il fait et il y va avec une réelle détermination », témoigne Serigne Ndiaye alias « Boy Ndiaye », bras droit du légendaire champion sérère. C’est ce dernier qui l’a découvert et conduit à Dakar avant de confier ses destinées à Cheikh Diop qui l’a géré jusqu’ à la fin de sa carrière. A 16-17 ans, il fit le tour de la question dans sa localité, engrangeant les bœufs, les titres. Sa renommée vient jusqu’à Dakar qui avait déjà adopté Double Less, Mbaye Guèye et les autres. « Je voulais toujours être le meilleur dans tout ce que je faisais, c’est pourquoi je me tuais aux entraînements. Personne ne pouvait me contenir. Il m’arrivait de faire un footing de plusieurs kilomètres, de revenir à la maison me recoucher avant le réveil de mes parents. Ensuite, après les travaux champêtres, la pêche et le traitement des bêtes, je retournais aux entraînements », fait savoir Mohamed Ndiaye, de retour… des champs, à près de 70 ans. Son statut de « bête du travail » va crescendo quand il sera enrôlé à la police aussi comme moniteur sportif. « Avant de me rendre à l’École de police, je faisais un footing matinal et à 10 h, je prenais en main mes éléments au niveau de l’École. A midi, je me rendais en salle pour parfaire ma musculation, mais ce n’est pas de la même façon que les lutteurs actuels. L’après-midi, je me rendais à l’écurie sérère et les séances finissaient après la dernière prière du soir », se rappelle Robert Diouf, nostalgique.

ANONYME, MAIS AMBITIEUX

Ses débuts à Dakar furent assez laborieux, surtout en notoriété. Pas grand de taille, ni assez costaud, Robert Diouf n’a jamais dépassé 100 kg, mais était résistant. « On me snobait lors des séances de « mbapatt», car on ne me connaissait pas assez à Dakar. Il me fallait jouer de subterfuge pour lutter avec des adversaires plus lourds que moi et avec un vécu plus conséquent. C’est fort de cela que j’ai eu à affronter Double Less qui me toisait. De même que mes amis qui ne voulaient pas entendre parler d’un quelconque combat. Au finish, je l’ai battu deux fois et fait match nul avec lui. C’est à partir de ce « mbapatt» que les amateurs m’ont  découvert agréablement », dit-il. Son parcours dans la lutte avec frappe est l’un des plus riches de l’histoire avec 118 victoires à son actif.

SEQUELLES DU COMBAT CONTRE MAME GORGUI

Faire monter les cachets de la lutte pour la première fois à un million et perdre un combat qu’il ne fallait pas prendre. C’est l’un des plus douloureux souvenirs de Robert Diouf, battu par Mbaye Guèye de Fass dans un combat « bizarre et mystique».

«J’avais fini de battre Mame Gorgui Ndiaye, alors porte étendard de Fass à l’époque et cette défaite avait fini de faire des dégâts. La bataille mystique avait fait rage, car Mame Gorgui était soutenu par les douze «pinthie» de la Médina et les Lébous dans leur ensemble. Fass savait que mystiquement, Mame Gorgui a laissé des traces dans mon corps et ils ont voulu coûte que coûte me faire lutter contre Mbaye Guèye. Je voulais l’affronter, mais pas si tôt. On m’a forcé la main dont des supporteurs qui m’étaient très proches et qui habitaient au cœur de Fass. Je sentais le piège, mais je ne pouvais plus reculer. Je me suis battu avec mes armes, mais la charge mystique avait laissé des traces », insiste ce dernier.

DUEL FRATRICIDE CONTRE MOUSSA DIAME

 Un autre fait qui marquera l’ancien champion sérère, ses deux combats contre Moussa Diamé qui est un parent. Pour l’ancien manager Cheikh Diop, cet événement a laissé des séquelles dans l’écurie sérère. « C’est Robert qui a formé Moussa Diamé et lui a appris beaucoup de choses. Mais les promoteurs ont fait croire à Moussa Diamé qu’il est plus fort que Robert Diouf et lui ont proposé de l’argent. Robert a refusé de l’affronter et n’a pas voulu répondre aux provocations de ce dernier. Les Sérères se sont mobilisés pour que ce combat n’ait pas lieu, mais Moussa Diamé ne voulait rien entendre. Pour leur première confrontation, Robert n’a pas voulu forcer son talent et a contraint Moussa Diamé au match nul. Uniquement pour préserver les liens. Mais les attaques frontales étaient plus agressives et il le battra lors de leur deuxième opposition », regrette l’ancien manager de Manga 2. L’histoire ne dira pas cependant si c’est à cause de ce combat que les Sérères s’affrontent dès fois quand ils sont dans des écuries ou écoles de lutte différentes.

 HERITIERS

Avec le palmarès qui est sien, l’on peut dire sans hésiter que ses dignes héritiers sont… Yékini (fils spirituel) et Abdoulaye Ndiaye, son fils cadet, sociétaire de l’Écurie Ndakaru. Pourtant, Mbagnick et Mamady Ndiaye avaient toutes les qualités techniques pour réussir dans la lutte. «En sport, il faut être sérieux pour arriver à ses fins. Être fils d’un tel ou tel ne garantit absolument rien. Seul le travail paye. Je peux dire que Yékini qui est un neveu et Abdoulaye Ndiaye, mon fils cadet suivent à la lettre ce que je leur dis. Le résultat du premier nommé ne surprend guère, car il a été « Roi des arènes » et l’autre, qui n’a pas encore fait de combat officiel en lutte avec frappe sera peut-être un grand champion. S’il est toujours dans les mêmes dispositions, car il a les qualités techniques, physiques pour réussir », prévient Mohamed Ndiaye qui s’est reconverti à l’Islam aux derniers moments de sa carrière.

 «JE VOULAIS TOUJOURS ETRE LE MEILLEUR »

 UN PALMARES ELOQUANT

 « J’ai fait 137 combats pour 9 défaites, 12 nuls et 118 victoires. Tous des combats dans l’arène. Ce n’est pas la même chose ! On est différent sur tous les plans. En ce qui me concerne, si un lutteur me bat, je n’aurai de paix intérieure qu’une fois après avoir pris ma revanche. Je prenais le soin d’avertir mon adversaire par le biais de ses proches. Qu’il n’utilise pas son argent pour sa préparation mystique, car je le vaincrai. C’est cette force mentale qui m’habitait et toutes mes revanches, je les ai remportées. Et puis, nous on avait l’habitude de reprendre des combats quand la chute était litigieuse. Tant que ce n’est pas limpide, on ne peut considérer une chute. On avait cet esprit sportif et les lutteurs n’avaient pas peur de perdre, car chacun était sûr de ses qualités.  Il arrivait qu’on se rencontre deux, trois, voire à quatre reprises.  J’étais très doué et ce don était renforcé par un travail acharné. Je voulais être le meilleur partout. »

MEILLEUR SOUVENIR

« C’était pendant un voyage en Europe, en France, en compagnie de Double Less. On était dans la même chambre. Je tiens à souligner aussi que nos rapports avec nos adversaires étaient au beau fixe, seuls les combats nous opposaient. Double Less me dit : « Tu resteras la tâche noire de ma carrière. J’ai terrassé tout le monde, sauf toi. Comment tu fais ? Cela me fait tellement mal », ne cessait-il de me demander.  « Il ne faut pas t’en faire, c’est du ressort de Dieu. Je sais que tu es fort comme un taureau, puissant, mais je suis meilleur que toi. Tactiquement et techniquement, tu ne fais pas le poids » (rires). Et s’il se déplaçait normalement comme les autres, ses défaites seraient plus nombreuses. Je le chambre chaque fois que l’on se rencontre, mais sans plus.»

PIRE SOUVENIR

« Ce que je déplore, cela concerne mes anciens collègues lutteurs. Il arrive qu’on en interroge certains et ils citent mon nom parmi ceux qu’ils ont battus. Il s’agit de Pape Diop « Boston» de Pikine et Boy Bambara. Ils ne m’ont jamais battu, alors que les ai terrassés. (Il montre sa main gauche avec une cicatrice) Cette blessure, je l’ai contractée face à Boy Bambara. Après lui avoir donné un coup, sa dent a percuté ma main.  Je regrette, mais sa mère avait dit que son fils ne lutterait plus dans l’arène avant de se faire tuer. Je reconnais que Mbaye Guèye, Pape Kane, Mame Gorgui m’ont battu et je les ai terrassés aussi. Et pas une seule fois.  Et celle concédée face à Mbaye Guèye était presque préméditée ».

CACHETS D’HIER ET D’AUJOURD’HUI

« Les lutteurs d’aujourd’hui doivent nous féliciter et nous honorer, car si on parle de millions, c’est grâce à Mbaye Guèye et à moi-même. Nos collègues, malgré leur talent, cumulaient à 300, 400 ou 500 000 F.  Maintenant, c’est une véritable industrie et quand on sérieux, on peut réussir sa vie socialement. »

YEKINI ET ABDOULAYE NDIAYE

« Mon côté rangé, une bonne hygiène de vie, un mental de fer, car il ne répond pas aux provocations. Il a pris sur moi ma capacité de dépassement, le sens du partage. Yahya Diop « Yékini » est un modèle et sa principale qualité, il n’est pas têtu. Il répète à la lettre tout ce que je lui dis et il n’a pas besoin de se le faire répéter.

« Ce sont les mêmes conseils que je donne à tout le monde. Quand on est en âge de vouloir des choses positives, il faut s’occuper de ses parents, les écouter et les respecter. Un lutteur doit être un peu jaloux de sa personne. Ne pas manger n’importe où, ne pas aller partout. Je pense qu’il est assez jeune et il est très réceptif. Il s’entraîne dur et je pense qu’avec Yahya, il progressera. Si ce n’était pas ma blessure à la hanche, je les aurais encadrés, car à Joal, il y a un vivier extraordinaire de lutteurs. Quand j’étais à Joal, il m’arrivait de courir plusieurs kilomètres, jusqu’à Mbodiène, dès l’aurore, sans que mes parents ne s’en rendent compte.»

*Ce texte du reste raccourci est tiré du livre du journaliste écrivain Omar Sharif NDAO, « Au-delà des millions et des passions »

MOHAMED NDIAYE «ROBERT DIOUF» DIGEST

 VICTOIRES

 Faga N°1, Modou Diène de Thiaroye, Ndiol Sène (3 fois), Mour de Diender, Daouda Guèye, Thiaw Mbao, Assurance Diop,Boy NIAGUE (4 fois),Mbar Mbaye (3 fois),Mbaye Dia Diop (2 fois),Malick Niang de Yoff, Mame Gorgui Ndiaye (2 fois), Bécaye N°3 (4 fois), Ousmane Ngom  (6 fois),Souleymane Diaw (3 fois),Gormack Faye, Papa Touré, Yacou Sarr (2 fois), Ousmane Diop (5 fois), Modou Fall, Bécaye N°2, Poulo de Diourbel, Ndiobeu Mbaye, Diongue n°1, Diongue N°2,Sow Faye, Madiop Ndiaye, Songane n°2, Singuily Sankharé, Sa Ndiambour,Boy Bambara,

Samba Diaw (2 fois), Mbaye Guèye (2 fois), Double Less (1 fois), Boy Sérère de Darème, Moussa Diamé, Mbaye Fall, Ass Dialla, Mbaye Faye semaine nationale, Papa Kane, Ngoumbane Khoulé

 DEFAITES

Falaye Baldé, Allé Fall, Samba Diaw, Ousmane Ngom, Mame Gorgui Ndiaye, Boy Niague

MATCHES NULS

Madiop Ndiaye, Bécaye N°3, Falaye Baldé, Ousmane Diop,

Yacou Sarr, Boy Bambara, Boy Nar Fall (2 fois), Gormack Faye,

Bécaye n°2, Moussa Diamé, Sow Faye, Mbor Mbaye, Samba Diaw,

Allé Fall, Souleymane Diaw, Double Less

Lutte Internationale

Championnats Internationaux 1963 et 1972

Médaillé d’Argent à la Rau,

Médaillé d’Or au Maroc

Par Omar Sharif Ndao Journaliste écrivain

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