mercredi, septembre 9, 2026
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Suivi du PAN des OSC sur ODD avec les sectoriels: pour s’assurer de l’inclusion des populations vulnérables dans les secteurs spécifiques

Synthèse : Ch. Seck NDONG

Le Conseil des Organisations Non Gouvernementales d’Appui au Développement (CONGAD) et la Direction Générale de la Planification et des Politiques Économiques (DGPPE) ont organisé, en partenariat avec Sightsavers, une rencontre pour évaluer les progrès réalisés dans la mise en œuvre du plan d’action concernant les données inclusives. L’objectif est de s’assurer que l’inclusion est fondamentale dans les secteurs spécifiques et de ne laisser personne de côté.

Points clés de la rencontre :

– Évaluation du plan d’action : La rencontre vise à évaluer les progrès réalisés dans la mise en œuvre du plan d’action pour les données inclusives et à identifier les défis à relever.

– Inclusion des populations vulnérables : Les participants ont souligné l’importance de prendre en compte les besoins des populations vulnérables, notamment les personnes handicapées, les femmes et les enfants.

– Partenariat avec les organisations de la société civile : Le Sénégal a établi un partenariat avec les organisations de la société civile pour s’assurer que les différents segments de la population sont représentés.

– Attentes concernant les impacts : Les participants attendent que le plan d’action contribue à améliorer la vie des Sénégalais, notamment les plus vulnérables, et à faire du Sénégal un champion des données inclusives au niveau international.

Intervenants, face à la presse :

– Ibrahima Yade, Président du CONGAD

– Amadoui Mahi DEME, Chef de Division à la DGPPE

– Cheikh SECK, Représentant Pays de Sightsavers

Objectifs de la rencontre :

– Évaluer les progrès réalisés dans la mise en œuvre du plan d’action pour les données inclusives.

– Identifier les défis à relever pour améliorer l’inclusion des populations vulnérables.

– Renforcer le partenariat entre les organisations de la société civile et les institutions publiques.

– Faire du Sénégal un champion des données inclusives au niveau international [1].

Rentrée scolaire 2025- 2026: Guirassy équipe l’école sénégalaise

La rentrée scolaire 2025-2026 se prépare sous le sceau de l’équité et de l’innovation. Le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Maba Guirassy, a présidé hier la cérémonie officielle de réception et de déploiement d’un important lot de matériels scolaires destinés aux établissements du pays.

Au total, 50 000 tables-bancs, 3,3 millions de manuels scolaires, 500 000 kits scolaires, ainsi que des milliers d’armoires, de chaises et de tableaux blancs seront distribués dans les écoles primaires, moyennes et secondaires. «Ces équipements traduisent notre engagement à garantir à chaque élève un environnement propice à l’apprentissage et à placer nos enseignants dans de meilleures conditions de travail», a déclaré le ministre.

Cette initiative s’inscrit dans la réforme globale de l’éducation et dans la vision Sénégal 2050, qui fait de l’école le levier central du développement économique et social. «L’égalité des chances et l’inclusion sont au cœur de notre action», a insisté Moustapha Maba Guirassy, lançant un appel aux fondations, ONG et entreprises à renforcer leur appui en infrastructures et équipements scolaires.

Le ministre a salué la contribution décisive du Général Birame Diop, ministre des Forces armées et de la gendarmerie nationale, qui ont mobilisé des moyens logistiques pour le convoyage du matériel à travers le pays.

«Ce geste collectif, a-t-il conclu, redonne à l’enseignant comme à l’élève toute la dignité nécessaire pour enseigner et apprendre dans de bonnes conditions»

A. L. NDIAYE (avec En Relief)

 

 

 

 

Les Poètes ne Meurent pas: Et je m’en fous qu’Amadou Lamine Sall soit candidat …

Je m’en fous qu’Amadou Lamine Sall soit candidat Secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie ! Je veux parler du poète. Tous ses vers sont ancrés dans la quête du beau véritable et du bien incontestable. Locataire du Néant, ses thèmes sont universels. Son verbe d’une fraîcheur incandescente est Un Iceberg en Flammes. Sa prose, une mer jamais furieuse, cependant tumultueuse, est à l’image du poète : tourmenté par l’Amour-amour, l’Amour-mère, l’Amour-patrie, l’Amour-monde, l’Amour-humain.

 Comme l’océan rien de ce qui est humain ne lui est étranger, aucune berge de l’âme humaine n’échappe à ses furieuses vagues (à l’âme), aucune crique du monde aux caresses de ses flots de tendresse.

Mais ce n’est pas pour ça que je m’en fous que Lamine Sall soit candidat au Secrétariat général de l’OIF.

Ce papier bourré de rage ira dans tous les sens, je vous en averti.

Ce pays regorge d’intelligences militantes, c’est-à-dire actives pour non pas leur petit ou gros nombril, mais pour la communauté, le bien commun, le bien-être commun. On appelle ça des intellectuels. Ils sont toujours de bonne volonté et respectables, mais ce ne sont jamais que des êtres de chair et de sang. Comme Amadou Lamine Sall, ils ne sont ni ange, ni diable, ils peuvent donc se tromper. Beaucoup parmi eux, ces quatre dernières années, se sont trompés et – plus grave de conséquences- ont trompé des gens. Ils ont trompé une partie de leur compatriotes une partie du temps. Et il semble que cette partie tire à sa fin. Ce n’est donc pas la peine de s’y trop arrêter. D’autant plus que la matière dans laquelle ils se sont trompés (la politique) est complexe, inextricable parfois, même avec le recul ; et chez nous plus que partout. Alors qu’ils ont trompé après s’être trompés pendant que se déroulaient sous leurs yeux les événements sur lesquels ils se sont trompés. Ce n’est donc pas bien grave, et c’est pardonnable ; même si certains parmi eux croient, encore aujourd’hui, qu’ils peuvent « tromper tout le peuple tout le temps » ! Grand bien leur fasse, de n’avoir pas écouté Bob Marley – et ça c’est impardonnable ! Chez ceux-là, il manque ce qui, chez l’intellectuel véritable et vérifiable, fait le sel : la sincérité. Ce n’est donc pas, là aussi, bien grave. Ce n’en sont pas de véritables et vérifiables.

C’est sûrement chez cette catégorie fadasse qu’on trouve ceux qui sont gênés par cette candidature de Lamine Sall au pilotage de l’OIF. Les mêmes sûrement qui se sont crus malins de s’étrangler de la candidature murmurée seulement de Macky Sall au Secrétariat général de l’Onu. Mais bon, je suis peut-être en train de faire semblant d’oublier que mon pays traverse une telle « phase de vulgarité » qu’on y rit publiquement du malheur des autres – des prisonniers malades, par exemple-, et qu’une député (grand Dieu : une femme !) a osé y proposer, à la tribune de l’Hémicycle, que l’on poursuive, et que l’on saisisse les richesses des épouses et enfants des dignitaires de l’ancien régime qui seraient coupables de détournement de biens publics. Auparavant, un de ses collègues, « Juriste » se dit-il, avait voulu que soit votée une loi autorisant à poursuivre en justice la même catégorie de prévaricateurs, même après leur mort – les juges risqueraient d’avoir des soucis, quand il leur faudra dire : « Accusé, levez-vous ! »

Et je vais me reprocher de penser que mon pays traverse « une phase de vulgarité » ? Non, je refuse, jusqu’à ce qu’on me prouve le contraire !

Mais ce n’est pas pour tout ça que je m’en fous de la candidature d’Amadou Lamine Sall…

Nous sommes au pays du « France dégage ». Certes, quand, fastueusement et avec des mamours au petit-déjeuner dans les salons de l’Elysée, notre si cher Président Diakhar Faye à étreint Marianne dans ses bras sous les flashs, on a pu penser que « France dégage » se changeait en « France engage », mais il restera toujours quelque-chose des éructations destructrices de 2021 à 2023 sur les contraignantes responsabilités d’Etat de 2024-2025, et ans à venir.

Et ce petit quelque-chose, ce passif dont on s’est lesté avant d’arriver au pouvoir, gênera la diplomatie de Diomaye si elle devait prendre en charge et endosser la candidature de n’importe quel Sénégalais pour le Secrétariat général de quoi que ce soit dans le monde, encore plus de cet outil de promotion de la langue française ; dont certains Souverainistes (qui, certes ne la parlent même pas bien) diraient que c’est un « instrument d’aliénation » ; oubliant que notre constitution, dont ils sont aujourd’hui les gardiens, en a fait notre langue officielle. Et que personne jusqu’ici n’a songé à changer cela … Bref !

En se rendant à l’Elysée pour embrasser Macron, ré-normaliser nos relations avec la France, notre vieux diable d’ami, était l’objectif de Diomaye Faye. Porter une attention renouveler à l’OIF ne pourrait rien gâcher à cette mission, d’autant plus que c’est de redonner à l’organisation sa virginité culturelle et linguistique, lui enlever ses scories politiques, qui serait le programme du seul Sénégalais candidat à sa direction …

Or, ce n’est même pas pour cela que je n’en ai rien à faire de la candidature de mon ami Amadou Lamine Sall.

Poète contagieux de son inspiration (fréquentez le, et il vous révélera le poète en vous), ce cher Amadou est un découvreur et révélateur de talent, malade d’inquiétude pour le niveau d’inculture dans notre pays, pour l’agonie de la langue de …Senghor dans le monde entier ; et pas seulement chez nous où, certes, elle pousse ses râles ultimes. Sur ce dernier point ALS n’est pas seul des puristes de ce pays à s’échiner, mais il est le seul à porter ce fardeau comme Atlas le monde. Il en a le dos voûté. Je l’appelle souvent pour lui reprocher de s’épuiser tant. Et il rit. Et il recommencera le lendemain.

Mais ce n’est également pas pour ça que je m’en balance de sa candidature…

Il sera difficile à la diplomatie souverainiste, je l’ai déjà noté, de surmonter ses frayeurs et ses freins psychologiques afin de pouvoir porter cette candidature ou une autre pour le Sénégal, or c’est une condition sine qua none, Amadou le sait qui a écrit et qui attends le feu vert de Diomaye.

Abdou Diouf, ancien Secrétaire général de l’OIF, apparemment adulé par quelques hautes figures du pouvoir pastéfien, en tête desquelles le PR Diomaye lui-même, aimait à dire pendant qu’il était aux affaires, Chef de l’État du Sénégal – il a emprunté la formule à Kierkegaard- : « C’est le difficile qui est le chemin ». Alors cher Diomaye, même si cela vous paraît difficile, portez une candidature sénégalaise à ce poste. Le sport a déjà souffert de cette sorte de désintérêt diplomatique de votre régime pour ce genre de compétition où nos compatriotes s’engagent. – Vu l’ambiance qui règne dans votre camp politique, il y a peu de chances que vous soyez auprès du Président Macky Sall sans difficulté, si l’Onu le tentait vraiment. Or, donc, ne laissez personne croire que notre pays s’est lui-même puni, s‘est mis lui-même au coin de la classe, coiffé du bonnet d’âne, reclus dans une presqu’île d’Afrique à se ronger les ongles, complexé ! Ça serait désastreux pour l’héritage que vous laisserez aux enfants, les vôtres propres, comme à ceux de ce Sénégal, qui sont aussi, désormais les vôtres, comme ils sont ceux de Senghor et de ses suivants.

Mais ce n’est bien évidemment, surtout pas, pour cela que je m’en fous que la candidature d’Amadou Lamine Sall reçoive ou pas le feu vert des autorités de son pays pour le poste de Secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie.

C’est tout simplement parce qu’au lendemain de cette lourde séquence de notre récente histoire, et quelle qu’en soit l’issue, Secrétaire général ou pas, Lamine Sall restera le grand poète qu’il est : l’un des plus grands de son temps dans l’espace francophone.

Or, et je vais en finir. « Il n’existe, selon Baudelaire, que trois êtres respectables : le prêtre, le guerrier, le poète. Savoir, tuer et créer. Les autres hommes sont … faits pour exercer ce qu’on appelle des professions. » (1)

Pape Samba Kane

 In Œuvres complètes (R. Laffont 1990) – Journaux intimes- P. 410

Diender: les intellectuels appelés à jouer leur rôle stratégique

Diender ne changera pas sans ses intellectuels. »

« Unis pour l’essentiel, nous changerons tout. »

« Nos savoirs n’ont de sens que s’ils servent Diender. »

« Intellectuels de Diender : l’heure d’agir est arrivée. »

« La politique divise, le développement nous rassemble. »

La commune de Diender fait face à de multiples défis : retards infrastructurels, faiblesse de la concertation citoyenne, et nécessité d’un projet global de développement. Dans ce contexte, la contribution des intellectuels apparaît comme un atout stratégique incontournable.

Formés dans divers domaines, dotés de compétences et d’expériences variées, les intellectuels de Diender représentent une richesse pour la collectivité. Leur rôle dépasse les clivages politiques : il s’agit de mettre leurs savoirs au service de la communauté et de tracer, ensemble, les grandes orientations de demain.

«La commune, c’est d’abord pour nous et pour nos enfants», souligne un appel récent à l’unité. Cet engagement suppose la création d’un cadre de concertation permanent, où les idées peuvent s’échanger et se compléter, loin des divisions partisanes.

Cheikh Anta Diop rappelait que « l’intellectuel est celui qui met son intelligence au service de la société ». Dans cette perspective, l’intellectuel devient un bâtisseur, un éclaireur et un facilitateur du changement.

Sans pointer du doigt, l’appel insiste sur l’opportunité d’agir collectivement, de mettre en commun les ressources et les compétences afin de donner à Diender une trajectoire nouvelle. L’heure est à la mobilisation des intelligences pour transformer les défis en perspectives.

Car c’est ensemble, dans l’écoute et la concertation, que Diender pourra écrire une nouvelle page de son développement.

Louga/ Concertation régionale: De nouvelles orientations pour la réforme de l’hydraulique rurale

La gouverneure de Louga, Ndèye Nguenar Mbodj, a présidé une rencontre régionale sur la gestion des forages et la réforme de l’hydraulique rurale, visant à clarifier les enjeux de cette réforme souvent mal comprise.

Les représentants de l’Office des Forages Ruraux (OFOR) et de la Sénégalaise des Eaux Rurales (SDER) ont exposé la politique de l’État en matière de gestion de l’eau et répondu aux inquiétudes des collectivités.

Points clés de la rencontre :

– Projet de grand transfert d’eau : 58 communes de la bande salée entre Louga, Diourbel et Thiès bénéficieront d’un projet de grand transfert d’eau douce à partir du lac de Guiers pour corriger les déséquilibres d’investissement et garantir un aménagement équilibré du territoire.

– Vétusté des infrastructures : Un tiers des infrastructures hydrauliques rurales datent de plus de 40 ans avec des rendements faibles oscillant entre 30 et 60 %.

– SDER : 40% des forages de la région de Louga sont déjà passés sous la gestion de la SDER, avec un objectif de couverture totale d’ici début 2026. La SDER revendique une amélioration notable du service dans certaines zones.

– Recommandations : Les participants ont formulé plusieurs recommandations, notamment le renforcement de la communication, l’organisation régulière de comités locaux de développement et la mise en place de mécanismes de suivi.¹

Avancement de la réforme dans la région de Louga :

– La SDER a déjà enrôlé 130 forages sur 321 dans la région de Louga.

– La SDER a régularisé la situation de 18 forages qui n’avaient plus d’accès à l’électricité pour factures impayées et a permis de fixer le prix de l’eau à 250 francs CFA le mètre cube.

– L’association des conducteurs de forages de la région de Louga adhère à la réforme hydraulique rurale mise en œuvre par la SDER.

Synthèse: Massylla Moustapha  DIONGUE

Guinée: Mamadi Doumbouya, l’espoir d’une nouvelle

La vision souverainiste et les réalisations concrètes d’un général engagé pour le bien-être intégral du peuple guinéen.

Par Cheikh T. SECK

En Afrique, certains coups d’État militaires ont été perçus comme des tournants salvateurs dans l’histoire de nations confrontées à l’injustice, à la corruption, à l’impunité et à la mauvaise gouvernance. Celui du 5 septembre 2021 en Guinée, mené par le chef des forces spéciales, le Colonel (aujourd’hui Général) Mamadi Doumbouya contre le régime d’Alpha Condé, s’inscrit dans cette dynamique. Il a marqué un point de rupture avec un passé chaotique, ouvrant la voie à un nouvel espoir pour un peuple trop longtemps trompé.

Dans un essai aussi rigoureux qu’objectivement documenté, le journaliste et écrivain panafricaniste Mohamed El Amine Thioune dresse le portrait d’un dirigeant atypique. À travers cet ouvrage engagé, il met en lumière la détermination, le patriotisme et la volonté de réforme du Général Mamadi Doumbouya, devenu en quelques années une figure emblématique de la refondation guinéenne.

L’auteur y développe une analyse pointue des enjeux de la transition politique en Guinée, mettant en relief les avancées réalisées sous la conduite du Général Doumbouya : lutte contre la corruption, restauration de l’autorité de l’État, et ambition affirmée pour une souveraineté retrouvée. Pour Thioune, il ne fait aucun doute que ce leadership militaire, enraciné dans les valeurs républicaines et panafricaines, mérite la confiance renouvelée du peuple guinéen.

À l’approche du référendum crucial du 21 septembre, qui pourrait redéfinir les contours de la gouvernance en Guinée, l’auteur plaide pour la continuité. Il appelle les citoyens à faire un choix éclairé, estimant que le Général Doumbouya représente une chance historique de stabilisation et de développement pour la nation.

Cet ouvrage arrive donc à point nommé. À travers une plume engagée et une analyse lucide, Mohamed El Amine Thioune signe un plaidoyer fort pour une Afrique souveraine, guidée par des dirigeants ancrés dans la réalité de leurs peuples – à l’image du Général Mamadi Doumbouya.

 

 

La face cachée du développement: Diender accueille des projets structurants mais ses habitants restent à la marge

Ce samedi 06 septembre 2025, la commune de Diender a eu l’honneur de recevoir une importante délégation de l’Agence Sénégalaise d’Électrification Rurale (ASER), conduite par son Directeur général, Monsieur Jean Michel Sène.

La rencontre, présidée par le maire Alsane Ndoye et son premier adjoint, Monsieur Amadou Mame Diop, a porté sur la mise en œuvre du projet de Coopérative d’Habitat des Agents du Ministère du Pétrole et des Énergies.

Le programme, d’envergure nationale, prévoit l’aménagement de 60 hectares à Diender pour la construction de logements modernes et durables.

Une initiative ambitieuse qui devrait renforcer l’offre en habitat, favoriser l’électrification et générer des emplois. Sur le papier, un véritable levier de développement local.

Mais derrière ces annonces flatteuses, les populations de Diender restent sceptiques. La commune, en dépit de son potentiel stratégique et de la multiplication des projets, est gangrenée par une gestion jugée opaque et peu soucieuse des réels besoins des habitants.

En effet, la part des lotissements destinée à la mairie, censée bénéficier en priorité aux populations locales, devient bien souvent un instrument de politique, de favoritisme et de camaraderie. Des terrains qui devraient permettre aux jeunes, aux familles et aux habitants de s’installer dignement, échappent à ceux qui en ont le plus besoin.

Carrières et usines hors de contrôle

À cela s’ajoute la prolifération de carrières qui détruisent les champs, privant les paysans de leurs terres, ainsi que l’installation d’usines qui échappent au contrôle effectif de la municipalité. Ces activités, loin de profiter pleinement aux populations, génèrent au contraire nuisances, appauvrissement du sol et sentiment d’injustice.

Un accueil à deux vitesses

Si les agences de l’État sont reçues à bras ouverts, les habitants de Diender, eux, peinent à obtenir un simple terrain pour construire une maison. Une contradiction criante qui met en lumière le manque de vision et de courage des dirigeants locaux.

Car sans une gouvernance juste et transparente, les grands projets risquent de se transformer en mirages pour la population : beaucoup de promesses, peu de retombées concrètes.*

Diender en avant… mais pour qui ?

Le slogan « Diender en avant » ne peut avoir de sens que si l’avancée est collective et inclusive. Or, aujourd’hui, ce sont les autorités communales qui tirent profit des opportunités, tandis que la majorité des habitants reste en marge du développement.

L’arrivée de projets nationaux comme celui de l’habitat des agents du ministère devrait être une chance pour Diender. Mais sans une gestion responsable et orientée vers l’intérêt général, ce rêve risque de se transformer en cauchemar pour les populations locales.Diender mérite mieux!

Al Amine DIA

Les Priorités du Gouvernement Sonko 2 ! Par Youssou DIALLO

Le gouvernement n’a plus de temps à perdre dans les règlements de comptes !

Le peuple ne mord plus à cet appât : le pouvoir en a déjà trop fait.

Les nombreux prisonniers maintenus sans jugement, de manière abstraite et arbitraire, commencent à agacer, même dans les rangs les plus fidèles.

Le remaniement ministériel obéit à cette logique primaire : recomposer le gouvernement pour jeter un os à la base radicale de Pastef, qui continue de réclamer justice et clarté.

Mais soyons lucides : ce que le juge Ousmane Diagne n’a pas pu faire en 20 mois, Yacine Fall ne le fera pas non plus d’ici la fin du quinquennat. Elle ne dispose ni des compétences techniques et professionnelles, ni des réseaux nécessaires dans le secteur extrêmement complexe de la justice.

Les vraies urgences du Gouvernement Sonko 2 sont ailleurs :

  • Trouver des financements pour faire fonctionner l’État et honorer les engagements liés à la dette publique ;
  • Renouer rapidement avec le FMI ;
  • Répondre aux attentes sociales de plus en plus pressantes ;
  • Remettre le pouvoir à l’offensive sur le terrain de la communication ;
  • Gérer la dualité au sommet de l’État pour stabiliser l’architecture institutionnelle ;
  • Préparer les prochaines élections locales, etc.

Il reste, d’ici-là présidentielle de 2029, environ : 60 mois – 20 mois = 40 mois, soit 3 ans et 4 mois.

Est-ce beaucoup ? Est-ce peu ?

Cela dépend de ce que l’on en fait.

Dakar le 07 septembre 2025

Youssou Diallo

Le Président du Club Sénégal Émergent

Gamou de Sirmang: Le Khalife Serigne Cheikh Tidiane Niang invite à adopter de bons comportements et à la croyance en Dieu

Sirmang: Dans cette cité religieuse, petite bourgade de la commune de Keur Samba Gueye située le long de la frontière Gambienne, la tradition a été respectée à l’occasion du Maouloud 2025. Une occasion saisie par le Khalife Serigne Cheikh Tidiane Niang à la cérémonie officielle d’inviter les fidèles à adopter de bons comportements et à croire davantage en Dieu.

C’était en présence d’une forte délégation conduite par l’Adjoint du gouverneur de Fatick chargé du développement, Dominique Coumba Ndoffene DIOUF, accompagné du Préfet de Foundiougne et du Sous-préfet adjoint de Toubacouta ainsi que plusieurs chefs de services régionaux et départementaux. Mais, aux côtés des autorités territoriales dont le Secrétaire élu Issa BA représentant le président du conseil départemental de Foundiougne, les Maires des communes de Keur Samba Gueye, de Toubacouta, de Diagane Barka, de Niodior et de Fimela, entre autres.

Ce fut un moment tant attendu de ressourcement mais aussi de rétrospection pourrait on dire, puisque le Maouloud constitue une des plus grandes attractions religieuses au Sénégal qui drainent autant de monde des différentes confréries à travers le pays. Ceci, pour célébrer l’anniversaire de la naissance du Prophète Seydina Mohammed (PSL) qui a fini de galvaniser de nombreux fidèles musulmans dont une grande partie a convergé jeudi 4 septembre dernier vers Sirmang auprès de la famille de Feu Mame Ansou Niang, fondateur du village qui a d’ailleurs refusé du monde.

Ainsi, le Khalife Serigne Cheikh Tidiane Niang dans son sermon, « a rappelé les bons comportements que doit adopter toute la population sénégalaise sans exception aucune mais aussi la croyance en Allah et la pratique des enseignements du Prophète Mohammad, à travers le coran et la Souna. Car, si nous voulons avoir la miséricorde il faut que nous nous pardonnons entre nous qui sommes les chers compagnons d’Allah. Donc, detrompons-nous en adoptant un retour aux enseignements spirituels et nous verrons tous nos problèmes résolus. Et pour ce faire, je peux vous garantir qu’il n’y a pas de secret ».

Le Khalife a également exhorté les fidèles musulmans au travail pour non seulement leur survie mais également et surtout pour développer leurs différents domaines d’activités.

Car, a-t-il laissé entendre, « le Sénégal n’est pas un pays pauvre mais en mal d’éducation de sa jeunesse. Et pour cela, les populations doivent s’accepter et avoir la culture du pardon à tous les niveaux ». Le guide religieux, d’indiquer que, « si chacun s’occupe de son travail, personne n’aura le temps de l’autre et on verra notre pays se développer très rapidement car disposant de toutes les ressources humaines comme naturelles que nos parents et guides religieux nous ont légué ce qui nous a permis d’être là aujourd’hui ».

Le Khalife Cheikh Tidiane Niang a par ailleurs remercié ses propres frères qui sont restés à ses côtés pour l’accompagner dans ce sacerdoce et au nom de qui d’ailleurs, Serigne Cheikh Abdou Aziz Niang lui a réitéré leur pacte d’allégeance et de fidélité. Serigne Cheikh Tidiane Niang a aussi confondu, les « Moukhadams » et autres personnalités qui ont eu à cheminer avec leur défunt Père, tout comme les disciples aussi qui sont restés fidèles. Il a ensuite remercié les autorités administratives et territoriales qui ont poursuivi de la plus belle des manières cet accompagnement dont elles ont toujours fait preuve auprès de la famille de feu Serigne Mame Ansou Niang.

Par ailleurs, Serigne Cheikh Tidiane Niang a tenu à décerner une mention spéciale  à l’Etat à travers ses démembrements sous la houlette du Gouverneur de région. Le Khalife a noté avec satisfaction que tous les engagements pris lors des différentes rencontres (CLD, CDD puis CRD) par les services techniques et les collectivités territoriales ont été satisfaits à plus de 98%.  Il a aussi salué la tenue pour la première fois d’une réunion du Comité local de développement (CLD) à SIRMANG ce qui est une innovation du Sous-préfet de Toubacouta à qui il a tiré chapeau.

Auparavant, le maire de Keur Samba Guèye, Abdoulaye Ndiaye a remercié toute l’administration pour leur promptitude ainsi que les différentes collectivités territoriales pour leur solidarité et la famille pour la cohésion sociale. Au nom du conseil départemental représenté par une forte délégation, le premier secrétaire élu Mr Issa Ba, a salué toute la famille de feu Mama Ansou Niang à leur tête le Khalif Cheikh Ahmed Tidiane Niang tout en y associant également les dignitaires pour les prières formulées à l’égard du président du conseil départemental de Foundiougne Moustapha Mbaye, les autorités administratives de la région, les services techniques et le président de la République et tout son gouvernement pour un stable et émergeant Sénégal.

Quand au gouverneur Dominique Coumba Ndoffene DIOUF, il a vivement remercié le Khalif et toute la famille de Mama Ansou NIANG tout en sollicitant  des prières pour le gouvernement. Il a enfin rappelé la volonté des nouvelles autorités du pays de renforcer l’accompagnement des rencontres religieuses. En témoigne la volonté manifestée des différents chefs de services techniques qui ont exécuté tous les engagements tenus lors des différentes rencontres.

En tout les cas, tenant compte des déclarations du Khalife de Sirmang, il convient de conscientiser davantage les populations, les jeunes en particulier sur une necessaire rééducation. Pour ce faire, l’État est invité à renforcer davantage selon le représentant du conseil départemental de Foundiougne, « la couverture médiatique des évènements religieux pour les faire passer dans les différents canaux de communication pendant toute l’année selon des séquences bien organisées et coordonnées ».

Ce qui de l’avis de Mr Ba, « permettrait aux populations de pouvoir réécouter les discours pour mieux comprendre et tirer plus d’enseignements des déclarations de nos guides religieux auxquels les sénégalais croit fortement qu’à n’importe quelle autre discours ».

Enfin, le Khalife Cheikh Moustapha Niang comme l’accoutumé a récité des versets dans sa belle voix accompagnée d’une mélodie qui a attiré l’attention de toute l’assistance. Une veillée religieuse a mis fin à cette communion célébrant la naissance du Prophète Seydina Mohammed (PSL) à Sirmang.

Mohamadou SAGNE

Célébration des 90 ans de Abdou Diouf: l’adresse du Chef de l’Etat Bassirou Diomaye Faye à l’ancien président

Par Ch. S. NDONG

Le Musée des Civilisations Noires de Dakar a accueilli ce mardi une cérémonie solennelle et émouvante en l’honneur des 90 ans de l’ancien président de la République du Sénégal, Abdou Diouf. Réunissant sa famille, des membres du gouvernement, des représentants de la Fondation Abdou Diouf Sports et Vertu et de nombreux citoyens, l’événement a célébré neuf décennies d’une vie dédiée au service public et aux valeurs d’intégrité.

La Fondation Abdou Diouf Sport Vertu a organisé ce mardi une exposition et une conférence publique pour marquer les 90 ans de Abdou Diouf, ancien Président de la République du Sénégal. Une cérémonie en guise d’hommage qui a été présentée par le Professeur Souleymane Bachir Diagne, avec la présence de personnalités étatiques, politiques et académiques.

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye a dépêché le ministre secrétaire général de la présidence, Oumar Samba Bâ, pour porter son message auprès de la famille du président Diouf : « le président de la République m’a demandé de le représenter à cette cérémonie historique. Célébrer Abdou Diouf, c’est d’abord rendre hommage à un digne fils du Sénégal, attaché à son terroir et à ses origines. Mais également, un démocrate accompli », a indiqué le représentant du président de la République qui se félicite de l’initiative qui immortalise le parcours accompli de l’ancien président honoré.

Un hommage national

Moctar Pedro Diouf, fils de l’ancien chef de l’État, a exprimé la gratitude de la famille envers les participants et transmis les salutations de son père, absent pour raison de santé mais « lucide et reconnaissant ». « Si nous sommes réunis, c’est pour célébrer 90 ans d’une vie dont une grande partie a été consacrée aux exigences que requiert l’itinéraire d’un serviteur de l’État », a-t-il déclaré.

Moustapha Tall, président de la Fondation Abdou Diouf Sports et Vertu, a insisté sur la vertu comme fil conducteur de la vie de l’ancien président — gouverneur, Premier ministre, président de 1981 à 2000, puis Secrétaire général de la Francophonie jusqu’en 2014. «La vertu, c’est la droiture dans l’action, le courage de choisir l’intégrité en tout temps», a-t-il affirmé, saluant un modèle de rigueur et d’humilité.

Omar Samba Ba, conseiller en culture du président de la République, a apporté les hommages du chef de l’État en exercice, saluant «un aîné dont le parcours commande respect et admiration». Il a rappelé les qualités qui ont marqué le parcours d’Abdou Diouf : « rigueur, loyauté, générosité et sens aigu de l’État».

L’ancienne Première Dame, Élisabeth Diouf, a également été honorée pour son rôle discret mais essentiel de soutien et de dignité.

 

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