mercredi, septembre 9, 2026
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 Diaspora Bonds au Sénégal: un outil prometteur mais aux contours incertains

Le Sénégal explore une nouvelle voie pour financer son développement : les diaspora bonds, des obligations spécifiquement destinées aux Sénégalais établis à l’étranger. L’initiative, qui s’inscrit dans une stratégie de diversification des sources de financement, vise à capter une partie de l’épargne de la diaspora, dont les transferts dépassent régulièrement 1 600 milliards de FCFA par an depuis 2022.

En proposant des obligations à des taux compétitifs et sur différentes maturités, l’État cherche à mobiliser cette ressource pour financer des projets d’infrastructures et réduire sa dépendance aux marchés financiers classiques, souvent plus coûteux et volatils. Plusieurs pays émergents, dont l’Inde et Israël, ont déjà expérimenté ce type d’instrument avec succès, ce qui nourrit l’espoir d’une dynamique similaire au Sénégal.

L’idée séduit. La diaspora est déjà un acteur stratégique de développement, présente dans l’immobilier, le soutien aux familles et les initiatives communautaires. Offrir à ces compatriotes un produit financier sûr, rentable et patriotique semble relever du bon sens. Mais derrière cette promesse, plusieurs limites méritent d’être discutées.

Des enjeux de confiance et de crédibilité

Le succès des diaspora bonds repose d’abord sur la confiance que la diaspora accorde aux autorités. Les souscripteurs potentiels attendent des garanties claires sur l’utilisation des fonds et sur le suivi des projets financés. Une communication régulière et des mécanismes de reddition de comptes seront indispensables pour lever les doutes.

À ce titre, l’accumulation de la dette intérieure envers le secteur du BTP, estimée à près de 300 milliards de FCFA, illustre les tensions de trésorerie de l’État. Même si une obligation souveraine n’est pas de même nature qu’une créance commerciale, ces retards envoient un signal négatif aux investisseurs. C’est donc avant tout une question de crédibilité et d’image : la capacité de l’État à honorer ses engagements financiers reste scrutée de près.

Accessibilité et inclusion financière

La réussite des diaspora bonds dépendra largement de leur accessibilité pour l’ensemble des migrants. Si les conditions de souscription exigent des montants élevés ou passent par des procédures bancaires complexes, une grande partie de la diaspora pourrait se sentir exclue du dispositif. Or, ce sont souvent les petites contributions, cumulées à grande échelle, qui constituent la véritable force des transferts de fonds. Pour élargir la base des souscripteurs, l’État pourrait mettre en place des options de participation fractionnée, permettant d’investir avec des montants modestes. L’utilisation d’outils modernes comme le mobile money, les fintechs et les plateformes digitales constituerait également un levier d’inclusion financière efficace. Ces innovations faciliteraient non seulement la souscription mais aussi le suivi des placements, renforçant ainsi la transparence et la confiance. Une telle approche ouvrirait la voie à une mobilisation plus démocratique de l’épargne de la diaspora, au-delà des élites économiques déjà intégrées au système bancaire. En définitive, l’accessibilité n’est pas seulement une question technique ,mais  elle conditionne directement la légitimité et le succès de l’initiative.

Un équilibre délicat avec les transferts familiaux

L’un des débats récurrents porte sur l’effet possible de substitution : les fonds investis dans les obligations pourraient réduire les transferts privés destinés aux familles. Ces transferts jouent un rôle crucial dans la consommation et la lutte contre la pauvreté.

Toutefois, l’expérience internationale nuance cette crainte. En Inde comme en Israël, les investisseurs potentiels dans les diaspora bonds ne sont pas toujours les mêmes que ceux qui effectuent des transferts familiaux réguliers. Le risque d’ « éviction » existe, mais il n’est pas systématique.

Une dette publique à gérer avec prudence

Les diaspora bonds, malgré leur potentiel, demeurent avant tout un instrument d’endettement souverain. Leur attractivité tient notamment au fait qu’ils peuvent offrir à l’État un coût de financement plus faible que les emprunts internationaux classiques, souvent assortis de conditions plus rigides. Cependant, ils ne doivent pas être perçus comme une ressource illimitée, car chaque émission accroît le volume global de la dette publique. Or, le Sénégal fait déjà face à un niveau d’endettement jugé préoccupant par plusieurs analystes, ce qui réduit ses marges de manœuvre budgétaires. L’intégration des diaspora bonds doit donc s’inscrire dans une stratégie cohérente de gestion de la dette, articulée autour de critères de soutenabilité à moyen et long terme. Cette stratégie suppose une sélection rigoureuse des projets à financer, afin que les emprunts génèrent des retombées économiques capables de couvrir leur remboursement. Elle exige aussi une transparence accrue vis-à-vis des investisseurs, qui attendront des preuves concrètes de discipline budgétaire. En définitive, les diaspora bonds ne peuvent être un remède isolé, mais seulement un outil complémentaire au sein d’une politique financière globale et responsable.

Des limites liées au contexte social et international

La réussite du dispositif dépend aussi du profil socio-économique des migrants. Certains segments de la diaspora, notamment les travailleurs modestes, sont moins familiers avec ce type d’instrument financier. En revanche, d’autres sont très actifs dans l’immobilier, l’entrepreneuriat ou les coopératives, et pourraient être plus réceptifs.

À cela s’ajoute la conjoncture internationale. Depuis la crise financière de 2008 et la pandémie de Covid-19, beaucoup d’expatriés restent fragilisés économiquement. De plus, la montée du nationalisme et le durcissement des politiques migratoires dans certains pays d’accueil limitent les opportunités et la capacité d’épargne de la diaspora.

Des risques de change à bien encadrer

La question du risque de change est également centrale. Tout dépendra de la devise choisie pour l’émission.

Si les obligations sont libellées en euros, l’arrimage du franc CFA à l’euro réduit considérablement le risque (sauf en cas de rupture de cet arrimage).

En revanche, si elles sont émises en dollars, une variation défavorable entre le dollar et l’euro/franc CFA pourrait alourdir la charge de remboursement pour l’État et réduire l’attractivité pour les investisseurs.

La stabilité monétaire reste donc un facteur clé pour la viabilité du dispositif.

La nécessaire neutralité politique

Pour convaincre, les diaspora bonds doivent apparaître comme un levier national et non partisan. Leur politisation risquerait de diviser plutôt que de mobiliser.

Dans ce sens, la communication gagnerait à être portée de façon technique et factuelle par les ministères des Finances et de l’Économie, en mettant en avant l’administration plutôt que le discours politique. Une telle approche renforcerait la crédibilité du projet et enverrait le signal qu’il s’agit avant tout d’un outil au service de l’intérêt général.

Conclusion

Les diaspora bonds offrent au Sénégal une opportunité intéressante pour associer sa diaspora au financement du développement national. Mais leur succès dépendra de trois conditions majeures : instaurer la confiance, garantir une large accessibilité et maintenir une gestion prudente de la dette.

Il faudra également tenir compte de la diversité socio-économique de la diaspora, du contexte international et du choix de devise d’émission, qui influencent directement la capacité et la volonté d’investissement. Enfin, la résolution des arriérés intérieurs, comme ceux dus au secteur du BTP, constitue une étape indispensable pour crédibiliser la démarche.

La diaspora ne pourra être pleinement convaincue que si l’État démontre, par des actions concrètes, sa capacité à honorer ses engagements et à gérer avec rigueur cet instrument de financement inédit.

Libasse Sow

Économiste

Foot/Décès De Moussa Diop Queneum: Un virtuose du ballon s’en est allé

Il fait partie des légendes du Jaraaf de Dakar pour avoir écrit l’une des plus belles pages du football de ce club. Son décès survenu dimanche soir a plongé toute la communauté des vert et blanc, mais également du Sénégal dans la consternation. Moussa Diop Queneum n’est plus ! Il rejoint ses ainés Séga Sakho, Abdoulaye Bâ, mais aussi son formateur Ass Diack partis il y a quelques mois.

Il a rayonné dans l’entrejeu du Jaraaf à la fin des années 1980 et au début de 1990 pendant de longues années, permettant à son club de truster les titres nationaux (championnats et coupes). L’annonce de son décès, comme une trainée de poudre, a fait le tour des milieux du football sénégalais. Le monde du football sénégalais est en deuil, Moussa Diop Quenum, figure emblématique du Jaraaf de Dakar et ancien international, s’est éteint à 64 ans après une longue maladie.

Milieu de terrain talentueux et technicien hors pair, Quenum était reconnu pour sa gestuelle habile et sa combativité surprenante. Malgré un gabarit frêle, il a marqué le club dakarois et porté le maillot national à plusieurs reprises, laissant une empreinte durable dans l’histoire du football sénégalais. La levée du corps aura lieu aujourd’hui à 15h à la mosquée de Liberté 1, suivie de l’inhumation au cimetière musulman de Yoff. Les condoléances sont adressées à sa famille et à l’ensemble de la communauté sportive.

Hier à la levée du corps à la mosquée sise à la Sicap Liberté 1, suivie de l’enterrement au cimetière de Yoff, les sportifs ont afflué de tous les bords pour prier et se remémorer des belles années durant lesquelles il a émerveillé le public par ses touches de balles, son ouverture de jeu et ses passes millimétrées qui faisaient la joie de ses fans, mais également tous ceux qui sont épris du beau jeu. C’est ce virtuose qui a tiré sa révérence à la suite d’une maladie. A la Mosquée qui jouxte le club de football Dakar Sacré Cœur, il y avait foule, en tête le président du Jaraaf, Cheikh Seck, avec qui il a écrit les beaux jours de l’équipe de la Médina.

Evidemment les visages étaient tristes a cours des témoignages qui ont été faits par les uns et les autres aussi bien au plan sportif qu’au plan religieux car Queneum, comme on l’appelait familièrement dans le milieu du football, était aussi un fervent musulman, comme en a témoigné l’imam de ladite Mosquée lors de la prière mortuaire. Son compagnon de toujours, Cheikh Seck, n’avaient pas les mots pour qualifier l’homme, mais également Mansour Ayanda, Pape Camara, Amadou Diop Boy Bandit qui était son capitaine au Jaraaf et en équipe nationale et tant d’autres joueurs avec qui il avait partagé joie et bonheur sur les terrains du Sénégal et d’Afrique. Queneum est ainsi parti, laissant un vide dans la grande famille du Jaraaf son club de cœur. Il part rejoindre son mentor, Ass Diack, qui l’a formé et modelé pour en faire un milieu de terrain exceptionnel malgré sa petite taille.

Ch. F. Keita (avec En Relief)

Pour un Sursaut National autour du Plan de Redressement, et de la Vision Sénégal 2050: L’Heure de l’Unité et d)e l’Action Collective

Le Sénégal traverse une étape décisive. Nous savons que nous sommes confrontés à des défis sans précédent, mais également à des opportunités exceptionnelles. L’heure est venue de redresser notre pays, de transformer nos difficultés en forces, et d’engager une nouvelle ère de prospérité partagée.

La vision du Président Bassirou Diomaye Faye et du Premier ministre Ousmane Sonko est claire : le Sénégal doit se reconstruire, se renforcer, et se préparer pour un avenir meilleur. Le Plan de Redressement lancé par le Premier ministre Ousmane Sonko, basé sur l’intégrité, la transparence, et la souveraineté économique, vise à corriger les injustices du passé et à offrir aux Sénégalais une nation juste, forte et prospère.

Pour que cette vision devienne réalité, il est impératif que chacun de nous se sente concerné, impliqué et responsable. Le sursaut national, tel que l’a demandé le Premier ministre Ousmane Sonko à plusieurs reprises, dans différents discours, doit être collectif. Il ne doit pas se limiter à quelques partis ou groupes, mais doit s’étendre à tous les Sénégalais.

Un Plan Pratique et Ambitieux :

Le Plan de Redressement lancé par le Président Diomaye et le Premier ministre Sonko propose des réformes profondes et ambitieuses :

  • Lutter sans compromis contre la corruption, pour que chaque franc du contribuable soit investi dans l’intérêt général, et non dans les poches des corrupteurs.
  • Accélérer la reddition des comptes pour débarrasser le Sénégal de ceux qui, par leur gestion malhonnête, ont pris notre pays en otage.
  • Refonder l’État en plaçant la compétence, la probité, et l’efficacité au cœur de chaque nomination et décision publique.
  • Renforcer la souveraineté économique et alimentaire, en soutenant la production locale et la transformation nationale.
  • Améliorer les conditions de vie des citoyens, avec des réformes structurelles dans l’éducation, la santé, l’emploi des jeunes, et l’aménagement du territoire.
  • Assurer la transparence et l’inclusion dans la gouvernance, pour rétablir la confiance entre l’État et le Peuple.

Ces engagements sont les nôtres. Ils font partie intégrante de la vision partagée bien avant l’élection présidentielle. Nous avons soutenu cette vision avec conviction, et nous nous engageons à la porter jusqu’au bout.

Une Gouvernance Inspirée par les Meilleurs Exemples :

Comme l’a dit le Premier Ministre Ousmane Sonko, « ce qui a échoué dans le passé, c’est la mauvaise gestion des ressources humaines et des institutions ». Aujourd’hui, il est temps de repenser notre manière de gérer notre pays. L’expérience des pays émergents nous montre que, pour réussir, il faut des leaders compétents, engagés et des structures performantes.

Le choix des hommes et des femmes qui porteront cette vision est donc capital. Ceux-ci doivent incarner la compétence, l’intégrité et la volonté de réaliser des résultats concrets. Le secteur privé, par son efficacité, a démontré qu’il est capable de produire des résultats rapides lorsqu’il est bien géré. Il est temps d’impliquer ces managers et d’appliquer ce modèle dans la gestion publique comme l’ont fait bon nombre de pays devenus émergents.

Le Premier ministre Sonko a toujours rappelé qu’il ne s’agit pas de politiques de façade, mais de véritables réformes structurelles qui doivent profondément transformer notre pays.

L’Engagement National : Une Action Collective pour Réussir

Le Président Diomaye, lors de la présentation de la Vision Sénégal 2050, a clairement posé les bases : pour que ce projet réussisse, il doit être porté par tous les Sénégalais. Il a appelé à un rassemblement national, dépassant les clivages politiques, pour œuvrer ensemble à un Sénégal plus juste et plus solidaire.

En ce sens, nous soutenons pleinement cette vision et ces ambitions. Mais, pour que cela devienne une réalité, il nous faut des hommes et des femmes de vision, expérimentés et exemplaires, capables de porter les réformes et d’accomplir la mission que nous avons tous reçue. Le choix des prochains ministres et directeurs généraux, des grands responsables sera décisif pour l’avenir de notre pays.

Porter la transformation ensemble : pilotage de la performance et évaluation trimestrielle de tous les acteurs majeurs

Le Sénégal ne peut se développer avec une partie seulement de sa population. Il ne s’agit pas d’un petit groupe élitaire, mais de tous les Sénégalais, sans distinction, qui doivent se sentir concernés et mobilisés pour la réalisation de cette vision. Le premier Ministre Ousmane Sonko, dans ses discours, a souligné la nécessité de dépasser les divisions et de travailler pour l’unité nationale. « Le pays est prêt pour le changement, et ce changement, nous devons le porter ensemble ».

Aujourd’hui, plus que jamais, le pays a besoin d’un sursaut national. Nous appelons toutes les forces vives, partis politiques, société civile, diaspora, opérateurs économiques, jeunes, femmes et acteurs communautaires, à se rassembler autour de cette feuille de route. Car le succès de ce plan de redressement dépend de la mobilisation collective et de la mise en œuvre rigoureuse des réformes annoncées à travers un pilotage solide de la performance et une évaluation trimestrielle de l’action de tous les responsables (ministres, DG, hauts responsables …) Nous n’avons pas d’autres choix que de taire les divisions stériles et de nous mobiliser solidairement pour la réussite du projet.

Le choix des hommes et des femmes : 1ier facteur clé de succès du plan de redressement

Dans cet élan, nous devons rappeler que le choix des hommes et des femmes forts qui porteront cette vision sera déterminant. Les prochains membres du gouvernement et les futurs directeurs généraux devront être des profils d’intégrité irréprochable, des managers aguerris, capables de porter la vision, de délivrer les résultats et d’incarner le renouveau promis par le Premier Ministre Ousmane Sonko. Les Sénégalais sont devenus exigeants et très regardants sur la conformité des profils et des postes occupés. Dès lors, le premier facteur clé de succès pour le gouvernement Sonko 2 et les nouveaux DG devant porter le renouveau sera le choix des hommes et des femmes dont la compétence sera le premier gage de réussite.

Le délai de grâce se terminant, force est de constater que les 18 millions de Sénégalais, d’ici et d’ailleurs, patients jusque-là, inaudibles pour la plupart, observent les choix et espèrent qu’à l’instar de l’Équipe nationale de football, que les coachs auront à cœur de s’inscrire dans l’amélioration continue pour détecter et choisir les meilleurs managers capables de faire gagner le Sénégal. Nous sommes convaincus que le Président Bassirou Diomaye Faye et le Premier Ministre Ousmane Sonko sauront s’entourer des meilleurs talents pour que les résultats soient au rendez-vous rapidement.

L’histoire du Sénégal est en marche. Faisons bloc, ensemble, pour la réussite de notre Sénégal 2050.

Alpha Thiam

SG Forces Nouvelles Dimbali Sa Rew (FNDR)

Membre de la Coalition Diomaye Président

Intégration africaine,…: SEM Cheikh Niang s’engage à servir avec rigueur en faveur de la souveraineté du Sénégal

Le ministre de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur (MIAAESE), SEM Cheikh Niang, a pris ses fonctions lors d’une cérémonie de passation de service avec son prédécesseur, Mme Yassine Fall. Dans son allocution, il a exprimé sa gratitude au Président de la République et au Premier ministre pour la confiance placée en lui.

SEM Cheikh Niang s’est engagé à servir avec rigueur, humilité et détermination, en consolidant l’intégration africaine, en affirmant la souveraineté du Sénégal et en renforçant les liens avec la diaspora. Il a rendu hommage à son prédécesseur, Mme Yassine Fall, pour son travail remarquable en tant que ministre des Affaires étrangères.

Le ministre a souligné les défis qui se dressent devant le département, notamment la consolidation de l’intégration africaine, l’affirmation de la souveraineté du Sénégal et le renforcement des liens avec la diaspora. Il a insisté sur l’importance de solidifier les partenariats économiques et d’attirer l’investissement étranger pour soutenir l’émergence de l’industrie nationale et promouvoir les talents sénégalais.

Les Priorités du ministre : – consolider l’intégration africaine à travers des projets concrets ; – affirmer la souveraineté du Sénégal dans un monde en recomposition ; – renforcer les liens avec la diaspora et soutenir leur contribution au développement national.- adapter la diplomatie sénégalaise aux mutations géopolitiques, économiques et technologiques.

Le ministre SEM Cheikh Niang a appelé à l’unité et à l’effort partagé pour servir le Sénégal avec dignité et constance. Il a exprimé sa volonté de travailler avec l’ensemble du personnel du département pour relever les défis et hisser le flambeau du Sénégal.

Synthèse : Ch. Seck NDONG

Débat sur l’endettement: Mamadou Djigo dénonce une «confusion volontaire»

Les déclarations du Premier ministre Ousmane Sonko sur l’endettement du Sénégal n’ont pas laissé indifférent l’ancien directeur général de l’Agence nationale de l’Aménagement du territoire (ANAT), Mamadou Djigo. Dans une sortie vigoureuse, il a dénoncé une «confusion volontaire» entre dette publique et richesse nationale, qu’il juge à la fois «dangereuse et irresponsable».

 «La dette du Sénégal ne représente même pas une infime fraction (1/100.000) de la véritable richesse de notre nation. Notre patrimoine est immense et comprend nos autoroutes, routes, aéroports, ports, mines, immeubles, terres, mer, fleuves, entreprises, ressources naturelles, territoires…» a rappelé Mamadou Djigo

«Soit il ne comprend absolument rien à l’économie, révélant ainsi son incompétence, soit il choisit délibérément la manipulation, faisant preuve de mesquinerie, d’inconscience et d’irresponsabilité» a souligné l’ex DG de l’ANAT.

«Même les plus ignorants savent qu’on ne peut pas confondre dette publique et richesse nationale. Rappelons que la dette du Sénégal ne dépasse pas 35 milliards de dollars, ce qui est bien inférieur à l’endettement de nombreuses grandes multinationales. À titre d’exemple : Toyota, l’un des géants mondiaux de l’automobile, affiche une dette d’environ 179 milliards de dollars a-t-il fait remarquer.

«Cette confusion volontaire frôle la folie et constitue une provocation dangereuse qui met en péril l’image et la crédibilité du Sénégal» a conclu l’Ingénieur-Aménageur et Développeur de Territoires.

A. L. NDIAYE (avec En Relief)

 

Projet de résilience agricole: plus de 6 300 ménages de Louga bénéficient de 1,265 milliard FCFA

Par Massylla Moustapha Diongue, Louga

 Le département de Louga bénéficie de 6 327 ménages allocataires dans le cadre du Projet de Résilience Agricole (PRA) 2025, pour un montant global de 1,265 milliard de francs CFA, a annoncé, samedi, la ministre de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités, Maïmouna Dièye, lors de la cérémonie de lancement des paiements.

 ‘’Chaque ménage touché recevra une subvention productive de 200 000 francs CFA destinée à l’acquisition d’intrants agricoles, de petit matériel et au renforcement des capacités de production’’, a-t-elle déclaré.

‘’Sous ce rapport, le département de Louga, qui totalise à lui seul 6 327 ménages bénéficiaires, recevra un montant d’un milliard deux cent soixante-cinq millions quatre cent mille FCFA (1 265 400 000)’’, a précisé la ministre, soulignant la place stratégique de Louga dans la politique nationale de résilience et de justice sociale.

Elle a souligné que ‘’le PRA, mis en œuvre par la Délégation générale à la protection sociale et à la solidarité nationale (DGPSN) avec l’appui du Projet d’appui à la protection sociale adaptative, vise cette année 15 000 ménages vulnérables répartis entre les départements de Louga, Ranérou, Gossas et Bignona, pour une enveloppe globale de 3 milliards de francs CFA’’.

‘’Ce programme a été initié par l’État pour soutenir les ménages vulnérables dont les revenus dépendent de l’agriculture, de l’élevage ou de la pêche, mais qui sont rudement éprouvés par les effets drastiques du dérèglement climatique’’, a rappelé Mme Dièye.

Au-delà du soutien financier, la ministre a annoncé que ‘’des séances de sensibilisation sur les bonnes pratiques agricoles seront organisées en partenariat avec les services régionaux du développement rural afin de renforcer les capacités des bénéficiaires’’. ‘’Le projet de résilience agricole que nous lançons aujourd’hui est plus qu’une réponse à une crise. C’est un investissement pour l’avenir. C’est un signal fort que nous envoyons à nos populations’’, a-t-elle déclaré, en appelant les autorités locales, les services techniques et les bénéficiaires à ‘’s’engager dans cette mission vitale’’.

Mme Dièye a par ailleurs réaffirmé l’engagement du gouvernement à faire du PRA un levier de transformation économique et sociale. ‘’Ensemble, faisons de ce programme un levier de transformation sociale et économique. Ensemble, marchons vers un Sénégal 2050 où chaque citoyen, où qu’il soit, puisse vivre dans la dignité et la prospérité’’, a-t-elle dit.

« Un cri de cœur pour les clubs sénégalais: Sauvons notre football local »

Madame la Ministre de la Jeunesse et des Sports, Khady Diene Gaye,

Nous nous tournons vers vous avec une grande inquiétude et un profond sentiment de responsabilité pour attirer votre attention sur la situation difficile des clubs sénégalais engagés dans les compétitions africaines.

En effet, la préoccupation majeure de ces clubs réside dans leur incapacité à prendre en charge le transport aérien très onéreux de leur délégation.

Ce volet, habituellement pris en charge par la tutelle risque de compromettre leur participation s’il n’est pas à nouveau pris en charge par le département des sports.

En plus de ce volet transport aérien, les clubs sont confrontés à d’autres charges (frais de préparation, prise en charge de l’équipe visiteuse, etc.). Ainsi, l’ASC Jaraaf de Dakar, championne du Sénégal, et Génération Foot, vainqueur de la Coupe nationale, risquent de déclarer forfait.

En prenant en charge le transport aérien des clubs, le département faciliterait leur participation aux compétitions sur la scène africaine, enjeu important pour notre football.

En effet, on ne peut pas prétendre dominer le football africain au niveau des équipes nationales et ne pas participer aux compétitions au niveau des clubs qui constituent son indice de rayonnement au plan africain.

Les clubs sénégalais sont les ambassadeurs de notre pays sur la scène africaine et mondiale. Ils représentent nos valeurs, notre culture et notre fierté.

Nous savons que les moyens financiers des clubs sénégalais sont limités, mais nous croyons qu’avec votre soutien, ils peuvent réussir à briller sur la scène africaine. La victoire récente de l’équipe nationale face à la RDC est un exemple de ce que nous pouvons accomplir avec des moyens adéquats.

Nous sollicitions votre magnanimité et votre mansuétude pour prendre en charge le transport aérien pour sauver les clubs sénégalais d’un éventuel forfait.

Nous sommes convaincus que votre intervention sauvera les clubs sénégalais et permettra au football sénégalais de continuer à rayonner.

Nous vous remercions de prendre en compte cette requête et de considérer l’importance de ce dossier pour notre pays.

Mbaye Jacques DIOP

Ancien Conseiller Technique

Enseignant-chercheur au BEM

Administrateur Club des experts sportifs

Fimela: le Sergent-chef Mathias Erick Sarr, un soldat vert en première ligne pour l’environnement

Par M. SAGNE (avec En Relief)

Fimela (Fatick) – À la tête de la Brigade des Eaux et Forêts de Fimela depuis 2019, le sergent-chef Mathias Erick Sarr s’impose comme l’un des acteurs les plus engagés dans la défense du patrimoine naturel sénégalais. Chef de brigade et responsable de la pépinière régionale de Fatick, il a fait de la lutte contre la déforestation et de la sensibilisation communautaire son sacerdoce quotidien.

Village après village, de Joal à Tattaguine en passant par Ndiaganiao, l’agent forestier multiplie les campagnes d’information, impliquant chefs de village, élus locaux, radios communautaires et éleveurs. « Après la sensibilisation, c’est tolérance zéro pour les infractions », affirme-t-il, déterminé à faire respecter les lois forestières.

Un gardien de la Réserve de Samba Dia

Dans la Réserve de biosphère de Samba Dia, joyau écologique reconnu par l’UNESCO depuis 1979, Mathias Erick Sarr a mis fin à la coupe illégale des rôniers et des acacias. Cette forêt classée, menacée par la pression pastorale et le bois de chauffe, connaît aujourd’hui une régénération notable. La production annuelle de foin y est passée de zéro à 753 charrettes en 2023, avec l’ambition d’atteindre les mille grâce au renforcement du grillage et à la régénération naturelle.

Une croisade contre la carbonisation

L’agent forestier a aussi déclaré la guerre aux fours clandestins de charbon. Chaque saisie est suivie d’une verbalisation stricte, sans négociation. Cette fermeté a permis de réduire de manière significative la déforestation liée à la carbonisation.

La pépinière régionale, un poumon vert

Sous sa direction, la pépinière régionale de Fatick est passée à une capacité annuelle de 80 000 plants, allant des fruitiers (manguiers, cocotiers) aux espèces forestières et résistantes à la salinité (niaoulis, conocarpus). Ces plants sont distribués aux collectivités, écoles et groupements féminins.

En partenariat avec des ONG (Manco, JED, Carem) et le ministère de l’Environnement, il a également supervisé d’importants programmes de reboisement de la mangrove. À Fimela, 79 pancartes signalent déjà des zones restaurées, transformées en véritables puits de carbone et barrières contre l’érosion côtière.

Un combat face aux défis climatiques

Avancée de la mer, salinisation des terres, irrégularité des pluies : les défis environnementaux sont immenses. Pour y répondre, le sergent-chef Sarr mise sur le reboisement, la stabilisation des digues par les niaoulis, et la coopération communautaire. « Le développement durable passe par l’éducation, la rigueur et la conscience collective », insiste-t-il.De Fatick à Fimela, le parcours de Mathias Erick Sarr illustre l’engagement d’un homme qui, loin des projecteurs, incarne le soldat vert d’une bataille essentielle : celle de la survie des écosystèmes sénégalais.

 

Pour une modernisation de la gouvernance du football sénégalais

Le football sénégalais vit un moment charnière de son histoire. Les succès enregistrés ces dernières années – qualification à la Coupe du monde, performances en Coupe d’Afrique des Nations, reconnaissance internationale – traduisent un potentiel immense. Mais ils révèlent aussi une nécessité urgente : moderniser la gouvernance de notre fédération pour l’aligner sur les standards internationaux.

  1. Le poids d’un cadre juridique dépassé

Notre modèle de gestion sportive repose encore largement sur un héritage de la loi française de 1901, transposée au Sénégal par divers textes (loi 68-08, décret 76-040, etc.). Conçu pour des associations à but non lucratif, ce cadre montre aujourd’hui ses limites.

La Fédération Sénégalaise de Football (FSF), en tant que délégataire d’un service public, assume des missions qui dépassent largement les prérogatives classiques d’une simple association. Cette contradiction entre cadre légal associatif et réalité économique et institutionnelle constitue un frein à son évolution.

  1. Le sport comme secteur économique stratégique

Le sport moderne n’est plus une activité de loisir isolée : il est devenu un secteur économique majeur. Les flux financiers liés aux compétitions, aux droits télévisuels, aux sponsors, aux infrastructures et aux programmes de formation en témoignent.

Dès lors, diriger une fédération nationale revient à gérer une véritable entreprise : planification stratégique, mobilisation de financements, innovation, formation des ressources humaines, attractivité pour les investisseurs et bonne gouvernance.

  1. Des expériences africaines inspirantes

De nombreux pays ont déjà opéré cette mutation. La Mauritanie, le Maroc, l’Afrique du Sud, l’Égypte, l’Algérie, la Tunisie ou encore des fédérations de l’Afrique de l’Est se sont engagés dans une logique de professionnalisation, avec des structures de gestion proches du modèle entrepreneurial.

Cette transition leur a permis de capter davantage de financements, d’améliorer leur crédibilité et d’accroître la compétitivité de leurs championnats nationaux.

  1. Un impératif pour le Sénégal

Le Sénégal ne peut rester en marge de cette dynamique. La mise en œuvre d’un programme ambitieux de transformation du football national ne pourra réussir qu’à travers une réforme de gouvernance profonde.

La création d’un poste de Directeur Général de la FSF, doté de compétences managériales et stratégiques, apparaît comme une option incontournable pour traduire en actes les ambitions nationales.

  1. L’indispensable assise juridique

Certains soulèveront à juste titre la question du fondement légal. En effet, toute réforme de gouvernance doit s’accompagner d’une révision statutaire et d’une mise en cohérence avec la législation nationale.

Mais cet ajustement ne doit pas être perçu comme un obstacle insurmontable : il s’agit au contraire de sécuriser la réforme, d’assurer sa légitimité et de la protéger de toute contestation future.

  1. Une opportunité historique à saisir

Les succès récents offrent une fenêtre d’opportunité rare. Les revenus issus des compétitions internationales, combinés à l’attractivité nouvelle du football sénégalais, constituent un levier idéal pour engager une transformation structurelle.

En saisissant ce moment, le Sénégal peut non seulement consolider ses acquis sportifs, mais aussi bâtir un modèle de gouvernance moderne, durable et exemplaire pour tout le continent

Conclusion

Le temps est venu de hisser notre fédération au niveau des standards internationaux. Sortir du modèle associatif classique pour adopter une approche managériale et entrepreneuriale n’est plus une option, mais une exigence.

La modernisation de la gouvernance de la FSF ne vise pas uniquement à s’aligner sur des normes internationales : elle constitue le socle indispensable pour garantir la durabilité de nos succès sportifs et pour faire du football sénégalais un véritable moteur de développement économique et social.

Makhete Djite

Spécialiste en management du sport

Directeur Cams

Locales à Yeumbeul Nord: Adama Sy affiche ses ambitions pour la mairie

Responsable politique de Pastef et candidat déclaré pour les prochaines élections locales, Adama Sy a affiché ses ambitions de transformer radicalement la commune de Yeumbeul Nord, longtemps marquée par des promesses non tenues et des difficultés structurelles.

Par Ibrahima FALL

Selon lui, les quatre maires qui se sont succédés à la tête de la municipalité n’ont pas su répondre aux attentes de la population : déficit criard en infrastructures scolaires, accès limité à une éducation de qualité, insécurité persistante et un assainissement quasiment absent. «Yeumbeul Nord souffre depuis trop longtemps d’un manque de vision et de responsabilité. Les maires passés n’ont pas assumé pleinement leur rôle, et cela se traduit par un quotidien difficile pour nos populations », déclare t’il.

Adama Sy promet un programme ambitieux et réaliste, conçu à partir des préoccupations exprimées par les habitants de la commune. Parmi ses priorités : Assainissement : mise en place d’infrastructures modernes pour améliorer le cadre de vie. Jeunesse et sport : soutien massif aux jeunes et investissements dans les activités sportives comme leviers de développement et d’insertion. Éducation : construction et réhabilitation d’écoles afin de rendre l’éducation plus accessible. Sécurité : renforcement des dispositifs de protection et d’accompagnement des populations. Foncier : réalisation d’audits sur le dossier du site de Gadaye, aujourd’hui au cœur des préoccupations sociales.

Natif et résident de Yeumbeul Nord, Adama Sy dit avoir une parfaite connaissance des réalités de la commune. «Nous vivons les mêmes souffrances que nos populations, et c’est pourquoi nous voulons apporter une véritable alternative», assure-t-il.

 

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