mercredi, septembre 9, 2026
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En Conseil des ministres: Le PR Bassirou Diomaye Faye fixe quatre priorités

 Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a présidé ce mercredi 1er octobre 2025 la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres. Quatre sujets majeurs ont été abordés : l’éducation, l’agriculture, la diplomatie et la santé.

1 – Rentrée scolaire et réforme du système éducatif

À l’approche de la rentrée des classes, prévue le 6 octobre 2025, le chef de l’État a invité le Premier ministre à mettre fin progressivement aux abris provisoires. Il a également insisté sur la nécessité d’adapter l’école aux défis actuels :

« De manière à ce qu’il puisse répondre aux réalités de l’heure, notamment sur le numérique, les langues nationales, les langues étrangères aussi comme l’anglais, mais aussi qu’il puisse reposer sur nos valeurs et nos cultures. »

2 – Politique agricole et promotion du consommer local

Revenant sur la campagne agricole, Bassirou Diomaye Faye a félicité le gouvernement pour les résultats obtenus. Il a toutefois demandé au ministre de l’Agriculture et de l’Élevage, ainsi qu’au secrétaire d’État chargé des coopératives paysannes, de renforcer le Programme des domaines agricoles communautaires et d’accélérer la création de coopératives.
Il a aussi insisté sur la reconstitution du capital semencier, en s’appuyant sur la recherche, en particulier avec l’ISRA, pour consolider la souveraineté alimentaire.
Dans le même esprit, il a rappelé que le mois d’octobre est dédié au « Consommer local » et a exhorté le ministre de l’Industrie et du Commerce :

« De mettre en œuvre tout ce qui sera nécessaire pour sa bonne organisation avec l’implication de l’ensemble des parties prenantes afin que l’on puisse avoir une meilleure valorisation du Made in Senegal. »

3 – Position du Sénégal à  l’ONU

Le président a également évoqué sa participation à la 80ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations unies, tenue la semaine dernière. Il a réaffirmé la position du Sénégal sur les grands enjeux mondiaux, notamment les changements climatiques, la gouvernance politique et le multilatéralisme.

4 – Octobre Rose et lutte contre le cancer du sein

Enfin, Bassirou Diomaye Faye a rappelé l’importance de la campagne de sensibilisation sur le dépistage du cancer du sein. Il a demandé au gouvernement d’intensifier les actions de prévention et d’améliorer la prise en charge des malades : «Le mois d’octobre est dédié à la campagne de sensibilisation et d’information sur le dépistage du cancer du sein. Le gouvernement devra s’impliquer dans la lutte contre le cancer du sein, mais aussi pour une meilleure prise en charge. »

 

Face au défi pressant de la Sécheresse en Afrique de l’Ouest: un Centre régional pour l’eau en Afrique créé pour renforcer les capacités dans le secteur

31 January 2019 - Diadiam 3 village, region of Saint Louis, Senegal. A group of women collect water. Photo: Vincent Tremeau/The World Bank

Un Forum de Haut Niveau de deux jours sur la Lutte contre la sécheresse en Afrique de l’Ouest s’est achevé aujourd’hui à Ouagadougou (Burkina Faso) sur un engagement fort pour relever les défis pressants liés à la sécheresse dans la région, dans le contexte plus large du changement climatique et de la croissance démographique.

Des décideurs politiques de haut niveau du Burkina Faso, du Tchad, du Mali, de la Mauritanie, du Niger et du Sénégal, accompagnés d’experts techniques du Maroc et du Brésil, ainsi que des institutions régionales et internationales, et des partenaires au développement, se sont réunis pour faire avancer des solutions coordonnées et concrètes visant à réduire les pertes liées à la sécheresse et à renforcer la résilience climatique dans le Sahel. Des sessions techniques ont mis en lumière les meilleures pratiques régionales et mondiales et ont facilité la co- conception d’une feuille de route définissant des actions politiques à court, moyen et long terme pour renforcer la résilience face à la sécheresse en Afrique de l’Ouest.

Un protocole d’accord entre le Groupe de la Banque mondiale, le Gouvernement du Burkina Faso et l’Institut International d’Ingénierie de l’Eau et de l’Environnement (2iE), pour la création du Centre régional de l’eau pour l’Afrique (CREA) a été signé. Hébergé au sein du 2iE à Ouagadougou, le CREA servira de centre régional pour l’innovation, le partenariat, l’échange de connaissances et le renforcement des capacités dans le secteur de l’eau.

Les pressions climatiques s’intensifient en Afrique de l’Ouest. La croissance démographique et la diminution des ressources en eau par habitant mettent à rude épreuve l’équilibre entre l’offre et la demande, tandis que le risque de sécheresse augmente parallèlement aux inondations et aux vagues de chaleur. Au cours des cinq dernières décennies, les conditions de sécheresse extrême ont augmenté de plus de 230 %, avec des impacts disproportionnés sur la croissance des économies en développement. Dans certains pays sahéliens, ces pressions pourraient réduire la croissance annuelle jusqu’à 6% d’ici 2050. Dans ce contexte, le CREA réunira les partenaires, consolidera l’expertise technique et offrira des formations pour aider les institutions à opérationnaliser les systèmes d’alerte précoce, renforcer la planification et l’allocation de l’eau, et coordonner la gestion de la sécheresse, en complément des programmes nationaux et des initiatives régionales.

CITATIONS :

Dr Aboubakar Nacanbo, ministre de l’économie et des finances du Burkina Faso. « Notre région sahélienne connaît depuis toujours la rigueur de la sécheresse. Plus qu’un défi environnemental, la sécheresse est une menace pour la stabilité économique et sociale qui pèse sur nos finances publiques, nos infrastructures, la santé des populations, et inévitablement sur la paix. Et c’est ensemble, par la solidarité, l’innovation et la coopération, que nous pourrons la transformer en levier d’opportunité pour nos peuples. Nous saluons la création du Centre Régional de l’Eau pour l’Afrique (CREA) qui sera hébergé au 2iE, ici même à Ouagadougou. Un centre appelé à devenir un phare d’excellence et d’innovation pour la gestion durable de l’eau et la coopération Sud-Sud. »

Professeur El Hadji Bamba Diaw, directeur général, 2iE. « L’Afrique de demain se construira avec les solutions que nous posons aujourd’hui. La création du CREA marque une étape déterminante, celle de notre engagement collectif à doter le continent d’un véritable outil stratégique, levier de coopération, moteur de développement socio-économique et de paix sociale. Ce Centre sera un véritable hub d’excellence scientifique et technique, un haut lieu de productions et de transmission de la connaissance et du savoir où se croiseront les savoirs académiques, les innovations technologiques et les solutions concrètes adaptées aux réalités africaines et tout cela au service de la résilience des territoires et de la transformation structurelle de nos économies. »

Ousmane Diagana, vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre. « La sécheresse ne connaît pas de frontières. Pour la vaincre, nous devons agir sur trois fronts : la connaissance, pour mieux anticiper, grâce à des données fiables et des systèmes d’alerte précoce efficaces ; la coopération régionale, car aucun pays ne peut y faire face tout seul ; et l’action, avec détermination, pour mettre en œuvre des solutions concrètes. En combinant connaissance, coopération et action, nous pouvons transformer la menace de la sécheresse en une opportunité pour renforcer nos sociétés, notre agriculture et nos économies. Le CREA offre une opportunité unique pour relever les grands défis liés à l’eau dans notre région. »

Juergen Voegele, vice-président de la Banque mondiale, Planète. « Les secteurs dépendants de l’eau soutiennent 1,7 milliard d’emplois dans le monde. Lorsque l’eau coule de manière fiable, les économies prospèrent ; quand ce n’est pas le cas, les opportunités disparaissent. Renforcer la résilience face à la sécheresse est essentiel, non seulement pour le Sahel, mais aussi pour toutes les communautés confrontées à la rareté de l’eau. Les connaissances et l’innovation générées par cette initiative aideront les régions du monde entier à transformer leur vulnérabilité en force, pour stimuler la création d’emplois, la croissance économique et un avenir plus sûr en matière d’eau pour tous. »

Organisé par le Groupe de la Banque mondiale, en partenariat avec le Gouvernement du Burkina Faso et l’institut 2iE, le Forum de Ouagadougou constitue la première activité du Programme Impact Défier la sécheresse de l’Académie du Groupe de la Banque. Ce programme vise à catalyser l’adoption et la montée en puissance des mesures de résilience face à la sécheresse.

Synthèse: Ch. Seck NDONG

 

Nomination: Me Sidiki Kaba rejoint le Conseil consultatif de la Fondation Brazzaville

L’ancien Premier ministre du Sénégal, Me Sidiki Kaba,2 vient d’être coopté au sein du Conseil consultatif de la Fondation Brazzaville, selon une annonce publiée sur le site officiel de l’institution.

Avocat de formation, Me Kaba a marqué son parcours par une riche carrière nationale et internationale : ancien ministre de la Justice, des Affaires étrangères, des Forces armées et de l’Intérieur, il est également reconnu pour son engagement constant en faveur de la démocratie et des droits humains. Ancien président de la Fédération internationale des droits humains (FIDH) et de l’Assemblée des États parties à la Cour pénale internationale, il a été honoré de nombreuses distinctions à travers le monde.

La Fondation Brazzaville, présidée par son fondateur Jean-Yves Ollivier et basée à Londres, a salué l’arrivée de Me Kaba et se réjouit de pouvoir bénéficier de son expérience et de son expertise. L’organisation intervient notamment dans les domaines de la paix, de la santé publique, de l’environnement et de la gouvernance.

A L Ndiaye (avec En Relief)

Pratique de la discipline au Sénégal: Le Muay Thai étale ses difficultés

Le Muay Thai est une discipline martiale thaïlandaise qui est pratiquée au Sénégal, mais qui rencontre des difficultés d’accessibilité pour un grand nombre de Sénégalais. Secrétaire général de l’association en charge de la discipline, Abdou Karim Diop en parle.

Le Muay Thai est une discipline martiale thaïlandaise qui gagne en popularité au Sénégal.  Mais elle rencontre des difficultés d’accessibilité pour ceux qui souhaitent la pratiquer. Secrétaire général de l’Association sénégalaise de Muay Thai sous l’égide de la fédération Sénégalaise de boxe, Abdou Karim Diop revient sur les obstacles qui font que cette discipline ne soit accessible au grand nombre de sénégalais.

«Pour le moment, il n’y a pas beaucoup de personnes qui font le Muay Thaï, pour diverses raisons.  Déjà, on n’a pas beaucoup de clubs. On a un total de dix clubs au niveau national.Ce qui fait que ce n’est pas beaucoup.  Et aussi, le nombre d’athlètes  varient entre 100 à 150 athlètes pour l’ensemble. Maintenant, l’association qui vient d’être créée en 2021, essaye tant bien que mal de faire la promotion. On a deux, trois, quatre ans d’existence et on essaie d’ici 2026 de rendre cela beaucoup plus accessible. Parce que le problème, c’est le problème d’accessibilité des Sénégalais. Il y a énormément de personnes qui nous demandent des informations pour pouvoir pratiquer la discipline mais le problème, c’est qu’on n’a pas beaucoup de clubs. Et aussi, avec les équipements et tout, des fois, certaines personnes hésitent à venir pratiquer la discipline », explique le Sg de l’association sénégalaise de Muay Thai lundi lors de la clôture du stage national Muay Thai organisé par l’association en partenariat avec l’ambassade royal de Thaïlande.

Reconnu discipline olympique depuis Paris 2024, le muay-thaï, appelé aussi la boxe thaïlandaise ou l’art des huit membres, va officiellement démarrer ses compétitions en 2028. «On parle de l’art des huit membres parce qu’on utilise les deux poings, les deux coudes, les deux genoux et les deux pieds. Ce qui fait un total de huit contacts, huit surfaces de contact. C’est une discipline qui est originaire de la Thaïlande», explique M Diop.

Assane Gaye

Ouverture de l’année scolaire et universitaire: Le service national de l’hygiène a lancé les opérations de désinfection et de désinsectisation 

Le service national de l’hygiène, sur instruction des autorités compétentes, a procédé, hier, au lancement des opérations techniques de désinfection et de désinsectisation des établissements scolaires et universitaires.

La brigade régionale de l’hygiène de Dakar a commencé les opérations par la cité Claudel, à l’université de Dakar. «Avec l’hivernage, nous constatons une certaine humidité d’où la présence de beaucoup de moustiques. A cela, les salles de classes et les amphis ont été fermées pendant 3 mois.

Les microbes sont en latence au niveau des bâtiments. Tout ceci nous a poussé à déclencher cette opération de désinfection et de désinsectisation » a expliqué Capitaine Idrissa Ndiaye. Selon le chef de la brigade régionale de l’hygiène de Dakar, les opérations se déroulent sous l’égide du médecin colonel Maodo Malick Diop. « L’objectif est de lutter contre les insectes qui transmettent les maladies afin de mettre les élèves et les étudiants dans de meilleures conditions d’études » a-t-il ajouté.

Pour réussir cette opération, la brigade régionale de l’hygiène de Dakar a mobilisé un important dispositif. Il est composé d’une cinquantaine d’agents et un important lot de matériel de pulvérisation. Au-delà de la cité Claudel, l’ex école normale supérieure et l’ex ENEA seront traitées. « Les 16 pavillons de l’université de Dakar seront désinfectés et désinsectisés par les agents d’hygiène. Tout cela va contribuer au succès de la rentrée scolaire et universitaire » a martelé M Ndiaye.

Le chef de la brigade régionale de l’hygiène de Dakar a par ailleurs, annoncé le déploiement d’agents du service de l’hygiène dans l’enceinte de l’université de Dakar. Ce sera dans le cadre d’un partenariat qui n’a jamais existé entre le service d’hygiène et l’université Cheikh Anta Diop. « A partir de cette rentrée universitaire, nous allons mettre à la disposition de l’université des éléments de l’hygiène. La présence continuelle des agents d’hygiène au COUD se fait sentir pour assurer la sécurité sanitaire des lieux » a confié M Ndiaye.

M. Sarr

 

Grossesses précoces en milieu scolaire: le GEEP* à la rescousse des jeunes filles- mères dans l’Académie de Fatick

Fatick. Le Groupe pour l’étude et l’enseignement de la population (GEEP), a lancé hier un nouveau programme d’accompagnement des jeunes filles-mères dans l’Académie de Fatick, pour leur maintien à l’école.

Placé dans son contexte, Mademba Ndoye, le coordonnateur national des Clubs d’éducation à la vie familiale (CEVF), a indiqué que, « quand une jeune fille quitte l’école à cause d’une grossesse, ce n’est pas seulement son avenir qui s’assombrit, mais aussi celui de toute une communauté ».

D’où, a-t-il souligné, « une réflexion profonde s’impose sur un sujet tabou qui plombe l’avenir de nos filles. Surtout que ces grossesses précoces en milieu scolaire désignent pour la plupart des élèves, principalement des adolescentes âgées de 12-19 ans, qui tombent enceintes durant leur parcours scolaire ».

Un phénomène qui compromet l’avenir éducatif

Un phénomène majeur donc au Sénégal en ce sens qu’il compromet non seulement l’avenir éducatif des jeunes filles, mais reflète en outre des inégalités structurelles et des défis, sociétaux.

« Et elles sont nombreuses, ces filles qui ont abandonné l’école à cause de ce phénomène pour lequel, il est important également de souligner les tabous autour de la sexualité, car, dans de nombreuses familles et même au niveau des écoles, l’absence d’éducation sexuelle crée un vide informationnel sur la santé reproductive », a souligné Mademba Ndoye.

Suffisant pour le coordonnateur régional de Fatick du GEEP

Serigne SARR, qui a présenté les enquêtes sur les grossesses précoces réalisées au niveau des établissements (collèges et lycées) de l’Académie de Fatick de décrire une situation catastrophique de l’ensemble de la région qui compte quatre (4) inspections de l’éducation et de la formation que sont : Dioffior, Fatick, Foundiougne et Gossas.

Selon Mr Serigne Sarr, « on a eu pour les non mariées, 94 cas de grossesses répartis comme suit : pour l’intervalle d’âge 12 – 15 ans, nous avons 27 cas, pour les 16 – 18 ans 41 cas, 13 cas pour les élèves âgées de 19 ans, 13 cas identifiés pour les plus de 19 ans ».

S’agissant des mariées Serigne Sarr nous signale, « 111 cas de grossesses recensés répartis comme suit : pour la tranche d’âge 12–15 ans, nous avons 10 cas, 43 cas pour 16–18 ans. Pour les élèves âgées de 19 ans, nous avons 23 cas et 35 cas chez les plus de 19 ans ».

En conclusion, dans l’académie de Fatick, la situation des grossesses se résume selon lui, « chez les célibataires on note un total de 68 cas précoces : 12–18 ans et pour les autres grossesses (19 ans et + 19 ans) nous avons 26 cas. Chez les mariées, les grossesses précoces (12–18 ans) font un total de 53 cas et pour les autres grossesses (19 ans et + 19 ans) nous avons 58 cas ».

Sur les causes profondes dans la région de Fatick, les facteurs favorisant les grossesses précoces sont liés à la pauvreté des ménages, le travail domestique en zone urbaine, les évènements culturels : séances de lutte traditionnelle, « nguél : », cérémonies familiales, l’adolescence: âge critique ou le jeune cherche à découvrir son corps.

Mais, les auteurs identifiés de ces grossesses en milieu scolaire sont divers. Il s’agit surtout selon le responsable du GEEP à Fatick, « d’élèves (souvent des jeunes hommes plus âgés), de membres du personnel enseignant, et dans certains cas, de personnes extérieures à l’école. Donc, des grossesses qui résultent d’une combinaison de facteurs tels que le manque d’éducation sexuelle, la pression sociale, la pauvreté, les violences sexuelles, l’exploitation et des situations de contrainte et coercition dues à une relation de pouvoir déséquilibrée, entre autres ».

C’est pourquoi, comme l’a souligné l’inspecteur Mbacké Thioune, secrétaire général de l’Inspection d’académie de Fatick, « cette initiative du GEEP visant les jeunes filles mères est salutaire en ce sens que cela devrait leur offrir une chance pour qu’elles soient réintégrées à l’école, pour qu’elles puissent aussi participer au nom de la vision 2050 qui a tracé les grandes lignes d’une école inclusive, équitable et efficace. Et pour cela, nos filles qui sont éprouvées par ce fléau-là de grossesse précoce ne doivent pas être jetées en pâture ».

L’inspecteur Mbacké Thioune souligne, « qu’il faudrait qu’on trouve des stratégies pour les récupérer et leur offrir une seconde chance ».

Des kits scolaires et un soutien financier offerts

Son collègue secrétaire général de l’inspection de l’éducation et de la formation, Papa Latyr Diagne, qui a présidé la séance est revenu également sur l’importance de cette journée qui selon l’Inspecteur Diagne, « est à magnifier en ce sens que parallèlement à la sensibilisation ponctuée par la présence d’une dizaine de jeunes filles-meres, les responsables du GEEP ont également mis à la disposition de ces dernières des kits scolaires une dotation financière accordée en même temps pour leur permettre effectivement de réintégrer le cursus et d’avoir toutes les chances de réussir comme leurs paires ».

Le choix des élèves mères a été fait selon Mademba Ndoye, « dans quatre (4) établissements du département de Fatick et que sont: les lycées: Coumba Ndoffene Diouf et mixe Amadou Latyr Ndiaye, les Cem de Mbetite Ngouye et Khar Ndoffene Diouf. Toutes les principales cibles de cette campagne sont les élèves, les jeunes filles des différents établissements et les cibles secondaires que les autorités scolaires, les parents d’élèves et membres de la communauté, entre autres. « Leur mobilisation permet ainsi de créer un environnement favorable dans la prévention des grossesses », a souligné Mademba Ndoye.

La sensibilisation va se poursuivre dans les différents établissements ciblés devant les élèves et les membres de la communauté autour des questions relatives à la santé de la reproduction des adolescents (SRA) et des grossesses précoces et les mariages d’enfants.

Par Mohamadou SAGNE

Soutien à l’entrepreneuriat à Tambacounda: le FONGIP débloque 3 milliards F Cfa

Par Ch. S. NDONG

Le Fonds de Garantie des Investissements Prioritaires (FONGIP) a annoncé le déblocage d’une enveloppe de 3 milliards de FCfa pour soutenir les petites et moyennes entreprises (PME), les petites et moyennes industries (PMI) et les porteurs de projets établis dans le pôle-est, via le Centre d’affaires oriental installé à Tambacounda.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la territorialisation des interventions du FONGIP en faveur du financement inclusif et du développement économique local. Selon Abdoulaye Diassé, Secrétaire général du FONGIP, cette enveloppe vise à accompagner les acteurs économiques de la région et à répondre à leurs besoins en garantie et en accompagnement. Le FONGIP a déjà signé une convention avec la mairie de Tambacounda pour soutenir l’économie locale, avec une contribution conjointe de 100 millions de francs Cfa pour stimuler l’investissement local.

Le Centre d’affaires oriental, qui sera inauguré le vendredi 03 octobre 2025, sera un cadre propice pour les PME et les porteurs de projets pour bénéficier de cette enveloppe et développer leurs activités. Le FONGIP entend ainsi contribuer à la création de richesses et d’emplois dans la région, conformément aux ambitions du référentiel stratégique « Vision Sénégal 2050 ».

Santé: Le Médecin-général Coumba Diouf, DG de l’hôpital Principal

L’Hôpital Principal de Dakar connaît un changement à sa tête. Ce mardi 30 septembre 2025, la direction de cette prestigieuse institution hospitalière a été officiellement transmise du Médecin-Général de Brigade Fatou Fall au Médecin-Général de Brigade Coumba Diouf Niang.

La cérémonie de passation de commandement, empreinte de solennité militaire, a consacré la prise de fonction du nouveau Médecin-Chef Directeur, marquant ainsi une nouvelle étape dans la vie de l’établissement.

Le médecin Général Coumba Diouf Niang de Linguère, fils du colonel Saliou Niang et homonyme de son oncle le Général Coumba Diouf Niang, ancien ambassadeur, a été promu Directeur général de l’hôpital Principal de Dakar.

Il succède au Générale Fatou Fall, première femme à occuper ce poste. Coumba Diouf Niang est un ancien du lycée Van Vollenhoven devenu Lamine Gueye en 1985.

Ch. S. NDONG

Diomaye Faye à l’ONU: une MasterClass diplomatique qui hisse le Sénégal au sommet- (Par Alpha THIAM)

Le 25 septembre 2025, à la tribune de la 80ème session ordinaire de l’Assemblée Générale des Nations Unies, le Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye a livré un discours d’une rare intensité. Plus qu’une allocution, ce fut une MasterClass diplomatique qui a définitivement inscrit son nom dans le cercle restreint des dirigeants qui marquent leur époque.

Dans un monde traversé par les crises, le président de la République, Son excellence Bassirou diomaye Diakhar Faye a trouvé les mots justes, ceux qui dépassent les clivages pour parler au cœur des peuples. « Nous vivons des moments de fortes turbulences, de défis inédits et d’incertitudes multiples : expansion du terrorisme, persistance de conflits anciens et nouveaux, dérèglement climatique, crise économique profonde, recul de la solidarité internationale et risque élevé de désintégration du multilatéralisme. »

Le cri d’humanité pour Gaza

Le passage le plus marquant restera sans doute son plaidoyer bouleversant pour le Peuple Palestinien. Avec une empathie rare à ce niveau de responsabilité, le Président Faye a osé dire ce que beaucoup taisent : « Gaza terre de larmes, de sang et de sueur, est devenue un enfer pour des millions d’âmes de tous âges, piégées dans une prison à ciel ouvert. »

Et d’ajouter avec fermeté : « Nous ne pouvons ni nous taire, ni détourner notre regard. »

Ces phrases ont traversé les murs de l’ONU comme une onde de choc. Pour le Sénégal, qui préside le Comité pour l’exercice des droits inaliénables du Peuple Palestinien, elles résonnent comme une exigence d’humanité et de justice. Elles rejoignent les prises de position constantes du Premier ministre Ousmane Sonko, qui n’a jamais cessé de défendre la cause palestinienne, que ce soit à Dakar ou ailleurs.

L’Afrique au centre du jeu diplomatique

Mais le discours n’a pas été seulement compassionnel. Il a aussi affirmé avec force la place de l’Afrique dans le nouvel ordre mondial. « La paix et la sécurité ont un prix. Donnons-nous les moyens de l’assumer par un financement prévisible et pérenne des opérations de soutien à la paix en Afrique». Par ces mots, le Président a renvoyé à la communauté internationale la responsabilité de soutenir le continent non pas par des déclarations de principe, mais par des actes concrets.

Il a aussi dénoncé l’injustice structurelle d’un système international biaisé : « Il ne peut y avoir de justice fondée sur le droit quand ce qui tient lieu d’ordre international est régi par la logique du deux poids deux mesures, la loi du plus fort et l’esprit partisan. »

Une phrase qui résume à elle seule la philosophie souverainiste qui guide aujourd’hui le Sénégal : dire la vérité, même quand elle dérange.

Un Président à la stature internationale

À travers ce discours d’une portée historique et profondément impactante, le Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye a définitivement endossé les habits d’un Homme d’État à la stature internationale, reconnu désormais comme l’un des grands leaders de sa génération. Son propos, mêlant humanisme et fermeté, a fait du Sénégal un phare moral dans les tempêtes géopolitiques.

« Alors, faisons de ce 80e anniversaire des Nations unies non pas le constat d’un ordre épuisé, mais le point de départ d’un nouvel espoir : celui d’une Organisation rénovée et plus efficace au service des peuples qu’elle incarne. » Cette phrase, au-delà de son élégance rhétorique, place le Sénégal comme acteur central d’un multilatéralisme repensé.

Un peuple en résonance avec son Président

Au Sénégal, ce discours a trouvé un écho immédiat. Militants du PASTEF, patriotes souverainistes, mais aussi citoyens ordinaires ont salué le courage et la clairvoyance du Chef de l’État. Beaucoup y voient l’illustration parfaite des promesses d’un Projet Souverainiste : un pays debout, parlant vrai, défendant les faibles et exigeant la dignité pour l’Afrique.

« Le véritable obstacle n’est ni financier et technique ni matériel. Il est dans la volonté politique de faire du multilatéralisme un instrument de solidarité collective. » En rappelant cela, le Président a redonné du sens à la politique internationale : remettre l’humain au cœur, replacer la justice au-dessus des rapports de force.

Une voix pour l’histoire

Ce 25 septembre 2025 restera comme un tournant. Le Sénégal a montré, par la voix de son Président, qu’il n’était pas une Nation périphérique mais bien une boussole morale. Avec le président de la République Bassirou Diomaye Diakhar Faye et le premier Ministre Ousmane Sonko, le pays assume désormais son rôle : conscience d’un monde en crise, acteur d’un avenir où la dignité humaine et la liberté des peuples ne sont pas négociables.

Alpha THIAM
Directeur Général de l’ADEPME

 

Journée de Reboisement à Yeumbeul Nord: Entre initiatives citoyennes et manquements municipaux

La commune de Yeumbeul Nord, notamment le quartier de Darou Salam 6, a récemment accueilli une journée de reboisement. Une démarche citoyenne inspirée, selon plusieurs observateurs, des appels du président Ousmane Sonko à une veille accrue sur l’environnement.

L’initiative, qui s’inscrit dans les compétences transférées des collectivités territoriales, a été saluée par de nombreux habitants qui estiment que la protection de l’environnement reste une priorité pour les générations futures. Cependant, cette action met également en lumière certains manquements notés au niveau communal. Plusieurs citoyens dénoncent la négligence du maire de Yeumbeul Nord sur des dossiers jugés essentiels.

«Le reboisement fait partie de ses compétences, mais on constate un manque d’engagement », déplore Le candidat à la mairie de yeumbeul, avant d’ajouter que d’autres secteurs, comme le sport, souffrent également de ce désintérêt. La population rappelle que l’ancien maire, Daouda Ndiaye, avait entamé la construction d’un stade à Yeumbeul Nord. Mais depuis son départ, le projet est resté en suspens, son successeur n’ayant pas réussi à l’exécuter. De plus, les audits promis sur le foncier par l’actuelle équipe municipale n’ont toujours pas vu le jour.

« Nous avons assisté à des projets délibérés sans exécution. Certaines réfections annoncées à plus de 100 millions de francs CFA paraissent exagérées. Le maire avait parlé de 125 millions pour une réhabilitation, un montant qui reste un véritable coup dur pour la commune », dénonce Adama Sy. Dans le domaine sportif, les attentes restent fortes. Les associations sportives et culturelles (ASC) rencontrent d’énormes difficultés financières pour participer aux compétitions de navétanes. Si certains présidents de clubs disposent de moyens, d’autres jeunes dirigeants peinent à mobiliser les ressources nécessaires.

«L’une de mes priorités, si je suis élu à la mairie, sera d’accorder des subventions conséquentes aux ASC afin de les accompagner. Le sport est un facteur de cohésion sociale et mérite un meilleur encadrement», insiste un Adama Sy candidat à la mairie de Yeumbeul qui, selon lui, incarne la rupture et le changement. Avec l’érection de Keur Massar en département, la commune de Yeumbeul Nord est appelée à jouer un rôle plus important dans le développement local. Les élus doivent ainsi répondre efficacement aux préoccupations des populations.

Certains saluent déjà le travail de parlementaires tels que l’honorable Siradio Souare, qui n’a de cesse de plaider à l’Assemblée nationale pour les difficultés rencontrées par les Masarois. En conclusion, les citoyens de Yeumbeul Nord appellent à une meilleure prise de conscience des autorités municipales et à un suivi rigoureux des projets de développement. « Gouverner, c’est une continuité », rappelle M. Sy, convaincu que la transparence et la rigueur doivent désormais guider la gestion locale.

Ibrahima FALL

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