mercredi, septembre 9, 2026
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Fatick: Des acteurs locaux sensibilisés sur la justice énergétique

A Fatick, le Centre départemental d’assistance et de formation des femmes (CEDAF) a abrité, ce jeudi, un important atelier de sensibilisation sur la justice énergétique.

L’événement dont l’ouverture a été présidée par Ousmane Ndour au nom de la directrice du centre départemental d’assistance des femmes, a réuni plusieurs acteurs locaux (chefs de services, journalistes, représentants d’ONG et de la société civile). Ceci, dans le cadre de l’initiative: « Parlons justice énergétique avec les communautés ».Ceci, dans le cadre de l’initiative « Parlons justice énergétique avec les communautés »,  AJE – Action pour la Justice Environnementale en partenariat avec la Fondation Heinrich Böll et le CEDAF de Fatick.

Un accès encore inégal à l’énergie

Bien que le taux d’accès à l’électricité avoisine 70 % au niveau national, de fortes inégalités persistent entre les zones urbaines et rurales. À Fatick, en particulier dans les zones périphériques, les populations font face à une précarité énergétique aiguë : dépendance au bois de chauffe, coût élevé des sources alternatives, manque d’éclairage public, ou encore faible accès à l’information sur les énergies renouvelables.

Cette situation affecte directement les conditions de vie des ménages et freine le développement local. Les femmes et les jeunes, souvent en première ligne des activités économiques et domestiques, en sont les principales victimes.

Enjeux de la transition énergétique

Mme BENGELOUNE Ngara Diouf, présidente de l’ONG Femmes, Enfance et Environnement (FEE), a salué l’organisation de cet atelier, en partenariat avec l’ONG AGIE, membre de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) au Sénégal.

« Nous avons été associés à ce projet pour présenter les enjeux de la transition énergétique, les questions de justice et d’équité, ainsi que les risques pour les communautés locales », a-t-elle expliqué. « L’objectif est de faire comprendre que l’énergie n’est pas un luxe, mais un droit. »

Mme Diouf a évoqué le projet GTA (Grand Tortue Ahmeyim) axé sur le gaz naturel, ainsi que le programme JETP-I (Just Energy Transition Partnership Initiative), récemment contracté par l’État du Sénégal. Elle a insisté sur la nécessité de rendre ces informations accessibles aux citoyens pour qu’ils puissent exercer un contrôle citoyen sur les politiques énergétiques.

Donner la parole aux communautés

De son côté, Adja Natta GUEYE, chargée des programmes à l’ONG Action pour la Justice Environnementale (AJE), a souligné l’importance de l’implication des communautés dans les processus décisionnels.

«Aujourd’hui, le constat est que les communautés ne participent pas suffisamment aux décisions qui les concernent. Confrontées qu’elles sont à l’accès à l’information qui constitue l’un des principaux obstacles à une justice énergétique réelle », a-t-elle déclaré. Selon Mme GAYE, « le coût élevé de l’énergie, la non-implication des populations dans les projets, et le manque de transparence dans les partenariats énergétiques (comme le JETP-I) freinent l’autonomisation énergétique des communautés ».

Au moment où, il est indiqué que l’accès équitable, abordable et durable à l’énergie demeure un défi majeur au Sénégal. Car, avec un taux d’accès à l’électricité qui avoisine 70 % à l’échelle nationale, de fortes disparités subsistent entre zones urbaines et rurales.

Dans la région de Fatick, et plus particulièrement dans les zones périphériques, les populations sont confrontées à une précarité énergétique persistante.

Plusieurs intervenants sont revenus sur ces problématiques lors des débats qui ont suivi les différentes présentations. Ils ont évoqué la dépendance massive au bois de chauffe pour la cuisson, des difficultés d’approvisionnement en électricité pour les petites unités économiques locales, le coût élevé des sources alternatives d’énergie, le manque d’éclairage public et une faible diffusion d’informations sur les opportunités offertes par les énergies renouvelables.

Autant de contraintes qui affectent directement les conditions de vie des ménages et compromettent la productivité locale tout en accentuant les inégalités sociales. Les femmes et les jeunes, souvent au cœur des activités domestiques et économiques, en sont les premières victimes. À cela s’ajoute un déficit d’information et de sensibilisation sur les enjeux de la transition énergétique et sur les impacts sociaux et environnementaux liés à l’exploitation des ressources naturelles.

Au début de ce projet, la commune de Bargny a bénéficié d’activités de formation et de sensibilisation sur la justice énergétique et les enjeux liés à l’exploitation des hydrocarbures. Une première expérience qui a démontré l’importance de renforcer les capacités des communautés et des acteurs relais, afin de stimuler un débat inclusif et d’informer la population sur ses droits énergétiques et environnementaux.

Un plan de plaidoyer en préparation

Aujourd’hui, l’initiative se poursuit dans la région de Fatick, où la précarité énergétique reste prononcée, mais où les dynamiques communautaires offrent une opportunité de mobilisation forte. À l’issue de l’atelier, les organisateurs ont annoncé une tournée dans les 13 quartiers de la commune de Fatick afin de recueillir les perceptions et besoins des citoyens en matière d’énergie. Ces contributions serviront à élaborer un plan de plaidoyer participatif, qui sera soumis aux autorités compétentes que sont : la Senelec, l’Agence nationale pour l’électrification rurale (ANER), le ministère de l’Énergie et collectivités territoriales, entre autres…

Ce document visera à exprimer les attentes des communautés en termes d’autonomie énergétique, d’équité tarifaire et de justice environnementale. Il sera co-construit avec les habitants et porté par les organisations partenaires, avec le soutien de la Fondation N’Bushpole.

Trois piliers pour une transition juste

La rencontre a mis en lumière le rôle fondamental de trois catégories d’acteurs dans le processus de justice énergétique dont: Les journalistes, vecteurs d’information et de conscientisation, les Organisations de la Société Civile (OSC), les relais de proximité des revendications communautaires, les services techniques, garants de la mise en œuvre concrète des politiques publiques, entre autres.

Donc, dans un contexte où la transition énergétique s’accélère au Sénégal, cet atelier de Fatick marque une étape clé vers une meilleure appropriation des enjeux énergétiques par les citoyens. L’initiative appelle à une gouvernance plus inclusive, transparente et équitable dans la gestion des ressources et les projets énergétiques.

Par Mohamadou SAGNE

Le PNDIES à Louga: un milliard de francs Cfa pour transformer l’élevage

Le Programme national de développement intégré de l’élevage au Sénégal (PNDIES) amorce une nouvelle étape dans la modernisation du secteur pastoral. Son coordonnateur, Dame Sow, a annoncé à Louga qu’«un peu plus d’un milliard de francs Cfa sera injecté dans le Ranch de Dolly et dans plusieurs infrastructures des départements de Louga, Dahra, Linguère et Kébémer».

Financé par la Banque africaine de développement (BAD) et la Banque islamique de développement (BID), le PNDIES a été conçu par les nouvelles autorités pour couvrir l’ensemble des chaînes de valeur animales (bovin, ovin, volaille), avec des activités transversales comme la culture fourragère. Objectif affiché : consolider la stratégie nationale de souveraineté alimentaire.

Des investissements ciblés dans les territoires

À Dolly, vaste ranch de 87 500 hectares, le programme prévoit l’aménagement d’un périmètre fourrager, l’installation d’un forage et la création d’un centre d’incubation destiné à former les jeunes aux métiers de l’élevage. Le Centre national d’amélioration génétique (CNAG) de Dahra sera quant à lui renforcé par l’acquisition de 16 taureaux de haute qualité et l’équipement de son laboratoire aux standards internationaux.

Toujours dans la région de Louga, le Domaine agricole communautaire (DAC) de Keur Momar Sarr sera relancé avec la mise en place d’un centre ovin spécialisé dans la production de moutons de Tabaski, tandis que le département de Kébémer bénéficiera de l’aménagement du marché hebdomadaire de bétail, pour un montant estimé à 170 millions de francs CFA.

Enfin, à Dahra et Linguère, trente mini-fermes laitières seront installées, chacune évaluée à 15 millions de francs CFA. Reliées à des unités fourragères, elles devraient permettre de réduire la saisonnalité de la production laitière et d’alimenter durablement les mini-laiteries locales.

Pour Dame Sow, la réussite de ce programme repose sur l’implication des autorités locales et des bénéficiaires. « Le dispositif de gestion des plaintes intégré au PNDIES doit permettre de prévenir et résoudre d’éventuels litiges pour assurer une exécution harmonieuse», a-t-il conclu.

Massylla Moustapha Diongue correspondant (Louga)

Devant prendre part au championnat du monde en Croatie; l’Equipe nationale de Taekwondo Itf bloqué à Dakar

Les championnats du monde de Taekwondo Itf commencent demain 7 octobre en Croatie, mais malheureusement, l’équipe du Sénégal ne participera pas à cette compétition en raison d’un manque de moyens financiers.

Les championnat du monde de Taekwondo Itf qui démarre demain 07 octobre en Croatie se tiendra sans le Sénégal. Devant se rendre sur les lieux de la compétition, l’équipe nationale du Sénégal de Taekwondo Itf est bloquée à Dakar à cause d’un manque de moyens financiers. Après avoir remporté haut la main de l’Open international de Dakar le 28 septembre dernier au stade Amadou Barry avec 18 médailles dont les 16 en or et les 2 en argent face au Mali qui n’a pu remporter que 2 médailles, l’équipe nationale du Sénégal de Taekwondo Itf qui voulait surfer sur cette performance pour prendre part à cette compétition mondiale a vu son espoir déçue.

« On devait être à l’instant en Croatie pour les championnats du monde du monde qui se tiennent le 7 octobre en Croatie. Mais on ne pourra pas. Parce qu’on devait finir l’Open et partir. Les moyens pour organiser l’Open ce sont les salles qui ont fait des contributions. Mais on ne pourra pas participer à ces championnats du monde par faute de moyen », regrette Me Assane Touré, Sg du Taekwondo Itf. Sur un budget prévisionnel de 9 millions, les responsables de l’Open international de Dakar n’ont pu que mobiliser que 2 millions 700 francs pour tenir cette manifestation sportive.

Le Taekwondo Itf est une discipline qui se pratique depuis 2018 et qui y a été introduit par Me Dame Seck qui est 7ème Dan en Wtf.

Gérée par une association qui compte passer fédération, c’est une discipline qui dépend pas de la fédération sénégalaise de Taekwondo Wtf. Parlant de ce qui différencie les deux disciplines qui ne font qu’une, Me Assane Touré, un des médaillés de l’Open international de Dakar, souligne que le Taekwondo Itf est plus authentique que le Taekwondo Wtf. Le Taekwondo Itf se distingue des autres disciplines de taekwondo, comme le Taekwondo Wtf par ses techniques de combat spécifiques avec l’utilisation des pieds et des poings pour les techniques de combat.

Par Assane Gaye

Pour la construction d’un poste de transfusion sanguine: une campagne de collecte de fonds lancée à Dioffior

A Dioffior, une vaste campagne de collecte de fonds a été lancée pour la construction d’un poste de transfusion sanguine.

Un service essentiel pour la survie de milliers de patients de cette structure sanitaire qui polarise près de cinq (5) communes mais qui est en état de délabrement très avancé au point qu’en extrêmement urgence, des travaux de rénovation y ont été récemment entamés. Un cri de cœur ayant été lancé permettant de faire constater aux autorités étatiques, la nécessité de réagir et d’apporter des solutions.

C’est dans cette dynamique et à travers l’initiative d’un groupe de bonnes volontés sous la houlette du Dr Amy LABOU, qu’une vaste campagne de collecte de fonds a été lancée pour la construction d’un centre de transfusion sanguine, service essentiel à la survie de milliers de patients.

Le coût du projet estimé à 63 millions de FCFA

Selon le Dr Amy LABOU, « le coût du projet est estimé à 63 millions de FCFA. Car, comme on peut le constater, un centre de transfusion sanguine est un besoin vital. Surtout dans cette zone enclavée où ce manque d’une telle structure a déjà coûté trop de vies, notamment en cas d’hémorragies post-accouchement ou d’accidents graves ».

Appel à la solidarité, chaque geste compte

Ainsi, le projet de construction de ce poste est aujourd’hui l’unique espoir pour renforcer durablement le système de santé locale. Et pour ce faire, la mobilisation est déjà en cours. Plusieurs citoyens, issus de la diaspora, du corps médical, des radios locales, et des communautés, ont commencé à contribuer. À ce jour, 1.171.000 francs CFA ont déjà été collectés, avec aussi des dons en nature (ciment, fer à béton…) (liste disponible).

Ce sont des volontaires anonymes et donneurs divers qui ont envoyé leurs souscriptions volontaires via Wave ou Orange Money. Ceci, pour mieux assurer la traçabilité des soutiens pour l’objectif fixé d’atteindre : 63.000.000 F CFA.

En sommes, chaque franc versé est une vie potentiellement sauvée. Il ne s’agit pas simplement de bâtir un mur, mais de construire un avenir plus sûr pour Diofior, où femmes, enfants et personnes âgées pourront se soigner dans la dignité. « Le cri de cœur c’est d’agir maintenant pour souligner que Diofior compte sur ses propres fils et filles.

Mohamadou SAGNE

Louga/ l’ANER lance la troisième phase du programme des lampadaires solaires; pour un total de plus de 30 000 installations

Le directeur général de l’Agence nationale pour les énergies renouvelables (ANER) a annoncé, samedi à Louga, le démarrage de la troisième phase du programme national d’éclairage public solaire, qui prévoit l’installation de 12 655 nouveaux lampadaires solaires dans la région, portant à plus de 30 000 le nombre total d’équipements implantés.

Cette nouvelle phase, représentant un investissement global de plus de 34,6 milliards de francs CFA, s’inscrit dans la politique nationale de promotion des énergies renouvelables, a rappelé le directeur général de l’ANER, lors de la cérémonie de clôture de la campagne de proximité sur les énergies renouvelables, organisée dans la région.

«Pour les phases 1 et 2, 17 446 lampadaires solaires ont déjà été installés dans la région de Louga, et la troisième phase qui démarre aujourd’hui viendra compléter cet effort avec 12 655 lampadaires supplémentaires, pour un total de 30 101 installations solaires », a précisé le directeur général.

Il a souligné que ces initiatives visent à «renforcer la sécurité, améliorer les conditions de vie des populations et favoriser le développement local à travers un accès équitable, durable et propre à l’énergie».

Outre l’éclairage public, 159 kits solaires ont été installés dans des infrastructures communautaires de santé, d’éducation et de culte, tandis que des groupements de femmes ont bénéficié de plateformes multifonctionnelles. L’ANER encourage également la vulgarisation des pompes solaires pour l’agriculture et l’hybridation solaire des forages ruraux.

La campagne de proximité, qui s’est déroulée du 26 septembre au 4 octobre dans les départements de Louga, Kébémer et Linguère, a permis de sensibiliser les populations sur les enjeux de la transition énergétique et les avantages des énergies renouvelables.

Le directeur général de l’ANER a salué l’implication des autorités administratives, notamment celle du gouverneur de Louga, dont l’accompagnement a, selon lui, contribué à la réussite de la campagne.

Il a enfin appelé à «poursuivre la dynamique d’appropriation citoyenne» afin de faire de la région de Louga «un exemple inspirant de transition énergétique participative, inclusive et durable».

Massylla Moustapha Diongue correspondant à Louga

 

Transformation digitale: Sonko installe le Conseil national du numérique

Par A. L. NDIAYE (avec En Relief)

Le Sénégal franchit une nouvelle étape dans sa marche vers la souveraineté digitale. Le Premier ministre Ousmane Sonko a procédé, hier, à l’installation du Conseil national du numérique (CNN), une instance stratégique rassemblant 20 personnalités issues de l’État, du privé et de la société civile.

Organe consultatif placé sous l’autorité de la Primature, le CNN aura pour mission de baliser les grandes orientations du pays en matière de politique numérique, d’accompagner les projets structurants, de stimuler l’innovation et l’entrepreneuriat, mais aussi de garantir inclusion, cybersécurité et protection des données.

Pour Ousmane Sonko, ce Conseil est un levier majeur de la transformation économique et sociale, en droite ligne avec la vision du président Bassirou Diomaye Faye inscrite dans l’Agenda national de Transformation.

Avec cette installation, le gouvernement veut faire du numérique non plus un simple outil, mais un moteur de développement, capable de créer de l’emploi, d’attirer des investissements et de renforcer la souveraineté technologique du Sénégal.

 

 

Affaire Aser: Pape Mahawa Diouf porte-parole adjoint de l’APR placé sous mandat de dépôt

Par Ch. S. NDONG (avec En Relief)

Le porte-parole adjoint de l’Alliance pour la République (APR), Pape Mahawa Diouf, a été placé sous mandat de dépôt ce jeudi, après son déferrement par la Division spéciale de cybersécurité pour diffamation et diffusion de fausses nouvelles. Selon des sources de Seneweb, il passera ainsi sa première nuit en prison.

L’ancien coordonnateur de la cellule de communication de Benno Bokk Yaakaar (BBY) pourrait comparaître en flagrant délit dès lundi prochain.

Pour rappel, l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER) avait annoncé, dans un communiqué publié le jeudi 18 septembre 2025, avoir porté plainte contre lui pour diffamation et diffusion de fausses nouvelles.

Ces poursuites font suite aux propos de Pape Mahawa Diouf lors de l’émission Faram Facce, diffusée le 17 septembre sur la TFM. Le responsable de l’APR y aurait affirmé qu’un détournement de 37 milliards de francs CFA avait été commis au sein de l’ASER.

L’éthique à l’épreuve: plaidoyer pour un journalisme de principes au Sénégal

L’espace médiatique sénégalais est le miroir de nos passions, de nos débats, mais aussi de nos tensions. Récemment, l’actualité a été marquée par le cas d’une journaliste, une affaire qui, au-delà des faits, nous invite à une réflexion profonde sur le rôle et les responsabilités du journalisme dans notre société.

Entre les plaintes pour injures publiques, les convocations à la cybercriminalité et les agressions physiques subies lors d’une couverture de manifestation, le parcours de cette professionnelle est devenu un cas d’école. Il pose une question fondamentale, essentielle à l’heure où le pays se tourne vers l’avenir : quelle est la mission du journaliste dans un débat politique ? Est-ce de s’attaquer personnellement, avec une virulence inouïe, à des individus pour leurs actions ou leurs positions ?

Le journalisme, une mission, pas une vendetta personnelle

Le premier principe du journalisme est d’informer, d’analyser et de mettre en lumière les enjeux d’intérêt public. Il s’agit d’une quête de vérité, étayée par des faits, des sources croisées et des preuves. Le journalisme de qualité ne s’en prend pas à la personne, il questionne les actions. Il ne dénigre pas, il favorise un débat sain et contradictoire.

La personnalisation de la vindicte, qui consiste à transformer la critique politique en une attaque personnelle, est une déviation dangereuse. Elle déplace le débat des idées vers les querelles de personnes. Ce faisant, elle dessert à la fois la profession et la société.

Des dérives aux conséquences inattendues

La dérive vers le journalisme d’agression personnelle entraîne des conséquences à la fois imprévues et contre-productives et une crédibilité mise à rude épreuve. Les réactions, qu’elles soient de la part d’hommes politiques qui écartent un micro ou de militants qui se montrent violents, peuvent à la limite trouver une justification dans les relents d’un sentiment d’injustice, voire d’un coup médiatique politicien.

Cependant, lorsque qu’un journaliste s’en prend aux Hommes plutôt qu’aux faits, il s’expose et perd la protection implicite qui vient avec l’exercice de son métier. En devenant un acteur direct du conflit, il ne peut plus prétendre à un traitement impartial. Il perd sa légitimité, cette présomption d’honnêteté intellectuelle vis-à-vis des faits, qui est le fondement même de sa profession.

Par ailleurs, la polémique crée un brouillard qui masque l’essentiel. Ce qui est en train de se passer est une distraction pour la Nation. C’est au moment même où le Premier ministre Ousmane Sonko sillonne le monde pour chercher des solutions économiques, au moment où le Forum Invest in Senegal 2025, un rendez-vous majeur s’inscrivant dans la Vision Sénégal 2050, se prépare à accueillir à Dakar plus de 3 000 décideurs économiques, avec l’ambition de recueillir plus de 10 000 milliards de francs CFA en promesses d’investissement. C’est au moment où le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Dr Cheikh Tidiane Dièye, a réussi l’exploit de confirmer Dakar comme co-organisateur de la Conférence des Nations Unies sur l’eau 2026, une reconnaissance majeure du leadership sénégalais. C’est au moment où le ministre Alioune Sall met en place le New Deal Technologique pour assurer la souveraineté numérique du pays, et que le ministre Mabouba innove dans le monde rural.

Ces actions concrètes et stratégiques, qui attirent les regards du monde et construisent l’avenir du Sénégal, sont éclipsées par des débats de personnes. Le Président Bassirou Diomaye Faye, dans sa « master class » de sérénité sur France 24, a montré qu’il traitait ces questions avec une froideur responsable, refusant de s’y laisser entraîner par le journaliste. Donc ces polémiques créées par des journalistes, même si elles semblent défendre une cause, nuisent en réalité à la cause qu’elles semblent vouloir servir. Elles détournent l’énergie du gouvernement et du peuple et en obscurcissent les réalisations.

Il est légitime pour une publication ou un journaliste d’avoir une ligne éditoriale, une préférence politique. Des exemples existent partout dans le monde, de Fox News aux États-Unis à des médias comme La Voie en Cote d’Ivoire. C’est leur droit. Cependant, la démarche éthique est de ne pas attaquer personnellement des individus, car même dans le cadre d’un journalisme de conviction, la dignité humaine n’est pas négociable. On peut critiquer un homme politique pour ses actions, pointer du doigt ses échecs, ou célébrer exclusivement les réussites d’un camp en s’appuyant sur des faits. C’est le rôle de l’observateur engagé. Mais la frontière est franchie lorsque l’on s’en prend à la nature même de l’individu, en proférant des insultes ou en créant des informations dans le seul but d’humilier ou de dénigrer.

Le journaliste, même engagé, doit se souvenir qu’il n’est ni un politicien, ni un citoyen lambda. On attend de lui qu’il vérifie ses sources et qu’il fonde ses accusations sur des preuves. Accuser personnellement, sans décision de justice, c’est faillir à un devoir fondamental. L’éthique journalistique impose un respect inconditionnel de la personne, même si l’on critique fermement son action.

Pour retrouver la sérénité nécessaire au développement de notre nation, les esprits doivent se ramener aux bases. L’exercice du journalisme doit rester un service public d’information. C’est en dénonçant ces dérives que la profession pourra retrouver sa noblesse et sa crédibilité, garantissant ainsi son rôle essentiel de quatrième pouvoir, respecté et respectueux.

Et c’est un cri du cœur qui doit être lancé à tous ceux qui, par partisannerie ou par amour pour ce nouveau régime, ont à cœur l’avenir de ce pays : arrêtez de créer les conditions potentielles de la peur de la « destination Sénégal ». Alors que les autorités travaillent à attirer le regard positif du monde sur le pays, les querelles personnelles, les polémiques et les violences verbales ne construisent pas l’image d’un pays stable et sûr. L’amour d’une patrie se manifeste d’abord par le respect de sa dignité et la préservation de son climat de sérénité. Faisons de cette conviction notre force, pour le bien de tous.

Doudou NDIAYE

Expert international en Communication,

 Relations publiques et presse

Auditeur qualifié Journalism Trust Initiative (RSF)

 

 

Moustapha Mbengue: un leadership éclairé pour faire briller Keur Massar Sud

À l’heure où la commune cherche un nouvel élan pour répondre aux nombreux défis socio-économiques, une figure familière refait surface avec une vision claire, une expérience éprouvée et une volonté affirmée de servir : Moustapha Mbengue, ancien maire de Keur Massar.

Durant son mandat précédent, Moustapha Mbengue s’était imposé comme un homme de terrain, proche des populations, à l’écoute de leurs préoccupations et résolument tourné vers l’action. Il a su poser les bases d’un développement local inclusif à travers des projets structurants : amélioration des infrastructures de base, soutien à l’entrepreneuriat local, accès élargi à l’eau potable et à l’électricité, ainsi que la mise en place de partenariats efficaces avec des acteurs nationaux et internationaux.

Un bilan solide, une vision claire

Loin des discours sans lendemain, son bilan parle de lui-même. Sous son impulsion, plusieurs routes ont été réhabilitées, des écoles ont été rénovées, et des programmes d’insertion pour les jeunes ont été lancés. Moustapha Mbengue a toujours défendu une gouvernance transparente et participative, associant les citoyens aux décisions majeures qui concernent leur avenir.

Aujourd’hui, Keur Massar Sud fait face à des défis multiples : urbanisation non maîtrisée, manque de services publics, chômage des jeunes, insécurité. Pour y répondre, il faut plus que des promesses : il faut une main expérimentée, un leadership responsable, capable de rallier les forces vives autour d’un même objectif.

Un homme de vision, enraciné dans sa communauté

Ce qui distingue Moustapha Mbengue, c’est sa proximité avec les population, sa connaissance fine des réalités locales et sa capacité à fédérer. Il ne vient pas pour promettre, mais pour continuer un travail qu’il a déjà entamé, avec détermination et résultats à l’appui.

Son projet pour Keur Massar Sud repose sur trois piliers essentiels:-1. Développement des infrastructures modernes et durables- 2. Soutien à l’autonomisation des jeunes et des femmes- 3. Sécurité, propreté et attractivité de la commune.

Un appel à l’unité pour le progrès

Alors que les échéances électorales approchent, la population de Keur Massar Sud est appelée à faire un choix crucial pour son avenir. Redonner confiance à un homme d’expérience, visionnaire et profondément enraciné dans sa commune, c’est faire le choix de l’efficacité, de la stabilité et du progrès.

Moustapha Mbengue ne se présente pas comme un homme providentiel, mais comme le catalyseur d’un mouvement collective, au service exclusif de Keur Massar Sud.

Ibrahima FALL

AWALÉ MALIKA, la concrétisation d’une logique- (Par Souleymane SAGNE)

Présentement, nous sommes au courant des deux potentielles candidatures à la candidature déclarée de PASTEF MALIKA; celle de Moustapha NDAO chargée de communication de El hadj Malick FALL coordonnateur adjoint de PASTEF MALIKA. Nous avons eu connaissance de d’autres velléités de candidature dont nous n’avons ni vécu commun ni parcours partage auxquelles nous ne donnerons aucune suite.

Suite a une question récurrente concernant notre candidature, il est à préciser que AWALÉ MALIKA n’est pas dans le temps de la déclaration publique de candidature mais plutôt dans celui du travail pour l’atteinte de notre objectif.

En 2022, notre commune comptait 27 378 électeurs inscrits. Pourtant, seuls 13 757 ont voté, soit un taux de participation de 50,2 % Cela veut dire que presque de la moitié des Malikois ont laissé d’autres décider à leur place.

Pire encore, le maire élu n’a obtenu que 3 565 voix, ce qui représente à peine 13 % du corps électoral. Est-il normal que l’avenir de toute une commune soit décidé par une minorité, pendant que la majorité reste silencieuse ?

En 2027, nous devons changer cette réalité. Nous devons montrer que Malika appartient à tous ses fils et toutes ses filles. Nous devons battre un record de participation en prenant en considération les conclusions récentes du dialogue national sur le plan politique en ce qui concerne les accords sur le ficher. Nous espérons un taux de participation plus élevé. Les primo votants reste notre cible privilégiée.

AWALÉ MALIKA depuis son installation officielle le 09 février est sur une rampe croissante de massification et de mobilisation en perspective des élections locales de 2027.

Notre objectif global est de rassembler 10 000 votants répartis dans les quartiers en fonction de leurs compétences et de la couche de la population.

Concrètement, nous allons installer des cellules dans les 35 quartiers de Malika ou les répondants sont déjà désignés. En outre, toutes Les instances de AWALÉ MALIKA (Bureau exécutif, l’assemblée générale, le mouvement des jeunes, des femmes, des cadres, des Domou Daara, des enseignants, des étudiants plus les cellules de quartiers) sont déjà en branle.

Tout ceci est couronné par des valeurs sûres de solidarité, d’intégrité, de probité, de responsabilité, de la bienveillance et de clairvoyance.

C’est pour cette raison d’ailleurs que nous sollicitons toutes les instances du parti. Bravo et un grand merci à Monsieur Pape Amadou SOW Délégué départemental de Keur Massar toujours présent à tout point de vue.

Pour les jeunes (18 – 35 ans) nous comptons mobiliser 4500 personnes soit 45 %  de l’objectif général. Des activités sont en train d’être coordonnées et menées de façon conjointe avec toutes les structures de jeunesse. l’association ADMPR (Actions et développement pour un Malika prospère et rayonnant) bras apolitique de mobilisation de AWALÉ MALIKA dont je suis le président entre en parfaite commodité avec l’aspiration des partenaires et ONG.

* Les jeunes sont plus nombreux dans la population et sont en train d’être mobilisés à travers le sport, la culture, les réseaux sociaux et les écoles/universités Par l’implication totale de la JAM (jeunesse AWALÉ MALIKA)

Pour les femmes l’objectif est de 3 500 personnes soit 35 %. Nous travaillons actuellement sur une session de formation des formatrices qui vont assurer le relais dans 70 groupements répartis dans la commune est prévue dans un futur proche

Pour les hommes adultes (36 – 55 ans) 15 %: 1 500 personnes. *Responsables dans les quartiers, dans les dahiras, au marché. A titre informatif nous avons commencé les rencontres avec les imams, les présidents d’ASC et les délégués de quartiers pour avoir respectivement leurs prières et leurs feux verts et leurs doléances.

Le reste, notables, sages et anciens, 5 %: 500 personnes seront mobilisés comme suit : *Influenceurs de proximité dans chaque quartier ; * Mobilisation par le biais des  Domou Daara AWALÉ MALIKA et leaders religieux.

En définitive, notre vision pour rendre Malika prospère et rayonnant est claire et assumée. Cette massification intensive sera clôturée par un PDL (programme de développement Locale) quinquennal 2027-2032 basé sur une démarche inclusive et participative.

Souleymane SAGNE

 Délégué Communal.

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