mercredi, septembre 9, 2026
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Keur Massar Sud: Sans tambour ni trompette, Babacar trace son chemin pour détrôner Bilal Diatta

Loin des projecteurs et du vacarme médiatique, un nouveau visage émerge dans l’arène politique locale : Babacar, jeune militant de Pastef, incarne une alternative sérieuse à la gestion du maire sortant, Bilal Diatta. Sans agitation, mais avec méthode, il tisse sa toile et prépare une offensive électorale que beaucoup commencent à prendre au sérieux.

Une ascension discrète mais structurée

Alors que la politique locale est souvent marquée par les discours enflammés et les démonstrations de force, Babacar adopte une autre stratégie : celle du terrain. Depuis plusieurs mois, il enchaîne les visites de quartiers, les rencontres communautaires, les actions sociales ciblées souvent loin des caméras. Son approche séduit, notamment chez les jeunes et les femmes, qui voient en lui un porte-voix crédible et engagé. « Il ne fait pas de bruit, mais il est toujours là quand il faut. On sent qu’il connaît nos réalités », confie Aminata Fall.

Pastef en embuscade à Keur Massar Sud

L’effervescence autour du projet de Babacar Mbaye s’inscrit dans une dynamique nationale où Pastef, galvanisé par la popularité d’Ousmane Sonko, multiplie ses ambitions locales. À Keur Massar Sud, le parti semble vouloir miser sur une figure jeune, formée, connectée aux réalités sociales, capable de séduire au-delà de son électorat naturel. « Babacar Mbaye, c’est la surprise tranquille. Pendant que d’autres font du bruit, lui construit des alliances durables », glisse un cadre local du parti.

Bilal Diatta sur la défensive ?

En place depuis les dernières élections, Bilal Diatta fait face à une usure de l’image. Critiqué pour une gestion jugée «trop administrative et éloignée des priorités sociales», le maire devra désormais composer avec une opposition de terrain structurée, portée par une jeunesse décidée à prendre le relais. Si les bilans se confrontent, c’est surtout la capacité de projection qui pourrait faire la différence. Et sur ce terrain, Babacar semble avoir une longueur d’avance.

 Une campagne en préparation

Sans annonce officielle, tous les signaux laissent penser que Babacar prépare sa candidature pour les prochaines locales. Son équipe, composée de profils issus de la société civile, travaille déjà à un programme basé sur la transparence, l’inclusion, et la transformation sociale de la commune. Keur Massar Sud pourrait ainsi devenir l’un des pôles chauds des prochaines élections locales. Et cette fois, la surprise pourrait venir de celui qu’on n’a pas vu venir justement parce qu’il a choisi d’avancer sans tambour ni trompette.

Ibrahima FALL

DETTE CACHÉE: La parole de la DG du FMI n’est pas parole d’évangile !! (Par Youssou Diallo)

Le FMI, la BCEAO ainsi que la Cour des comptes doivent situer leurs propres responsabilités dans la question de la dette dite «cachée», pour préserver leur crédibilité ainsi que celle de leurs conclusions.

Ils ont été, à des niveaux divers et élevés, impliqués dans ce qui est supposé s’être passé.

Ils ne sauraient donc s’en tirer à si bon compte en tentant de tirer la couverture sur eux-mêmes.

Le premier exercice – ou plutôt l’obligation absolue – de transparence consistera en la publication officielle des rapports :

  • de l’IGF,
  • de la Cour des comptes,
  • du cabinet Forvis Mazars,
  • ainsi que des conclusions du FMI et de la BCEAO.

Il faut que tout le monde sache !

La parole de la Directrice générale du FMI, même si elle est importante, n’est pas parole d’Évangile.

Aucun document officiel et crédible engageant le FMI sur cette question n’a été publié, si ce n’est des propos tenus lors d’une conférence de presse, que chacun interprète à sa manière.

Du côté des responsables de l’ancien régime, des explications claires et publiques sur cette dette « cachée » doivent également être fournies.

Ils ne peuvent pas, eux non plus, se « cacher » derrière l’ancien président de la République, M. Macky Sall, pour éviter de communiquer courageusement sur le sujet.

Sont concernés, pour la période incriminée, les anciens Premiers ministres, ministres, directeurs généraux, directeurs et responsables à tous les niveaux.

Avant d’envisager d’incriminer ou de traduire quiconque devant les juridictions, des réponses précises doivent être apportées aux questions fondamentales suivantes :

  1. Depuis quand cette dette « cachée » existe-t-elle ?
  2. Quel est le montant total de cette dette ?
  3. Quels financements sont concernés, quels sont les responsables et quels secteurs sont impliqués ?
  4. Quels sont les montants, les créanciers, les taux, les échéances et le niveau de remboursement ?
  5. Qui sont les différents responsables au niveau de l’État ?
  6. Quelles sont les responsabilités du FMI, de la BCEAO, de la Cour des comptes, de la Cour suprême et des corps de contrôle ?

La redevabilité et la transparence exigent que chacun assume sa part de responsabilité dans ce dossier inédit, si l’on veut que justice soit rendue et que l’intérêt de notre peuple et de notre pays soit pleinement sauvegardé.

Dakar, le 17 octobre 2025

Youssou Diallo

Président du Club Sénégal Émergent

Mouvement d’humeur: Les ferrailleurs dénoncent l’interdiction de leur marche à Thiès

Les responsables et membres du regroupement des ferrailleurs du Sénégal sont dans une profonde colère contre les autorités étatiques. Leur courroux est lié aux nombreuses interdictions de leurs marches de protestation pacifique à Dakar et à Thiès.

Après l’interdiction de leur marche pacifique, prévue le 25 septembre dernier a Diamniadio, les responsables du regroupement des ferrailleurs du Sénégal se sont vus encore interdits d’organiser une marche pacifique, hier vendredi 17 octobre, à Thiès. Une interdiction qu’ils jugent de trop. « À notre grande surprise, le Préfet de Thiès a interdiction notre manifestation, sans notification. Alors que les ferrailleurs, venus de différentes régions du pays, ont déjà rallié la capitale du rail. Même la salle de réunion que nous voulions louer pour y tenir une assemblée générale, la police nous a interdit. C’est incompréhensible», a déploré Galaye Thiam.

Le chargé de communication du regroupement des ferrailleurs du Sénégal se dit déçu du régime en place. « Sous Macky Sall, les ferrailleurs ont obtenu plusieurs autorisations de marches pacifiques. Mais aujourd’hui, l’autorisation est l’exception et l’interdiction, la règle. C’est vraiment navrant. » s’est offusqué, à nouveau M Thiam. A l’en croire, aujourd’hui, l’État et les industriels sont en train de « tuer » les ferrailleurs locaux.

Ils interpellent les autorités sur leurs difficultés. 

Les ferrailleurs ne décolèrent pas contre le régime en place. Après l’interdiction de la marche d’hier, les ferrailleurs ont tenu un rassemblement à Diamniadio. Ils ont arboré des brassards rouges et ont brandi des pancartes où ils ont mentionné leurs doléances. Ils exigent que les industriels respectent la lettre circulaire du 29 septembre 2025 et appliquent la règle en vigueur.

« Nous demandons aussi l’arrêt immédiat de l’importation des billettes de fer. Ils détruisent notre secteur » ont-ils soutenu. Mais il n’y a pas que. Les ferrailleurs réclament un encadrement de la politique d’industrialisation pour protéger l’économie informel et l’emploi sénégalais.

« Nous demandons à notre ministre de tutelle de rouvrir l’exportation des produits ferreux et non ferreux pour permettre aux ferrailleurs de travailleurs dignement. » Ont martelé les responsables des ferrailleurs.

Y. BALDE

Atelier sur l’eau et l’assainissement: Un moment fort pour le dialogue territorial

Un atelier du cadre régional de concertation de Saint-Louis sur la gouvernance des services d’eau potable et d’assainissement, organisé par l’Ard, s’est déroulé hier à la Gouvernance. Cette rencontre s’est déroulée sous la présidence du Gouverneur Al Hassane Sall, en présence du Directeur de l’Agence régionale de développement (Ard), Ousmane Sow, des maires de la région de Saint-Louis et autres acteurs territoriaux.

Créé par arrêté du Gouverneur en 2015, ce cadre se veut un espace de gouvernance territoriale au service de la coordination, de la concertation et de la planification dans le secteur de l’eau et de l’assainissement.

Le Gouverneur a rappelé que cette session est organisée avec l’appui du projet AICHA III – Saint-Louis (Appui aux Initiatives des Collectivités locales pour l’Hydraulique et l’Assainissement) et du programme “Bonne gouvernance et participation citoyenne à Richard-Toll”, financés par MON-3/Sénégal et mis en œuvre avec l’ARD de Saint-Louis et plusieurs acteurs régionaux.

Selon le chef de l’Exécutif régional, l’accès universel et durable à l’eau potable et à l’assainissement demeure un défi majeur pour le Sénégal, particulièrement en milieu rural et périurbain. La réforme de l’hydraulique rurale, la territorialisation des politiques publiques, et la mise en œuvre des nouveaux cadres de référence nationaux, notamment la Lettre de Politique Sectorielle de Développement (LPSD) 2025–2029 et la Vision Sénégal 2050, recommande de renforcer la concertation multi-acteurs.

Dans ce contexte, a-t-il poursuivi, le CCREA constitue un instrument stratégique de dialogue entre l’État central, les collectivités territoriales, les opérateurs, les ONG, les populations (usagers) et les partenaires techniques et financiers. Il offre un espace unique pour aligner les politiques nationales avec les priorités locales, favoriser la cohérence des interventions et accélérer la décentralisation effective du secteur.

Dans un document de presse élaboré par le Directeur de l’Ard, Ousmane Sow et son staff, les experts de l’Ard ont précisé que le Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement (MHA) est invité à investir pleinement ce cadre pour y ancrer ses réformes et matérialiser sur le terrain la volonté nationale de transfert progressif du secteur de l’eau et de l’assainissement aux collectivités territoriales.

Cette note de presse a souligné que le renforcement du rôle des collectivités par des contrats-plans État–collectivités territoriales apparaît comme une voie incontournable pour améliorer la gouvernance et la performance des services, consolider la redevabilité locale et garantir une meilleure appropriation des politiques publiques par les populations. Il n’y a pas d’alternative à la décentralisation pour un Sénégal souverain, juste et prospère.

Des enjeux urgents pour la région de Saint-Louis

Les discussions de cette rencontre du CCREA ont porté notamment sur l’état d’avancement de la réforme de l’hydraulique rurale et ses implications régionales, la situation actuelle de l’accès à l’eau potable et à l’assainissement dans la région, ainsi que les projets en cours, les résultats de la phase pilote de la Gestion Intégrée des Ressources en Eau (GIRE) territoriale, appuyée par le projet AICHA et le diagnostic sur l’assainissement urbain et industriel de Richard-Toll, ainsi que la caractérisation de la qualité des principales masses d’eau de la zone.

Ces thématiques traduisent l’urgence d’une action concertée face à la saturation des infrastructures, à la pollution des eaux de surface (notamment du fleuve Sénégal), à la pression démographique et à la vulnérabilité des ressources.

Dans un large débat enrichissant et fructueux, les experts de l’Ard ont plaidé pour une mobilisation accrue, précisant que cette rencontre du CCREA est aussi un appel solennel lancé à l’État central et aux partenaires techniques et financiers pour soutenir la planification et la mise en œuvre d’un programme d’investissement régional prioritaire dans l’eau et l’assainissement.

Pour renforcer également les mécanismes de financement décentralisés au profit des collectivités territoriales, accompagner la mise en œuvre du transfert de compétences et de moyens définit dans les nouvelles orientations sectorielles et intégrer la préservation de la qualité des ressources en eau comme priorité stratégique. Les besoins de la région demeurent énormes. Et il est dangereux de priver d’eau une population déjà habituée au service.

Une gouvernance concertée et partagée

Pour le Directeur de l’Ard, Ousmane Sow, le CCREA doit désormais être reconnu et soutenu comme l’espace privilégié de dialogue, de suivi et d’évaluation des politiques de l’eau et de l’assainissement dans la région de Saint-Louis.

Il a laissé entendre que le développement du Sénégal passe par la vitalité de ses territoires. Et la souveraineté nationale sur la ressource en eau commence à l’échelle locale, là où doivent se prendre les décisions les plus concrètes.

«L’eau n’est pas seulement un service : c’est un droit, un levier de développement territorial et un pilier de souveraineté national », a-t-il conclu.

Par Mbagnick Kharachi Diagne

Alignement des Formations, Co Construction de Référentiel…: Le projet Cfit révolutionne l’enseignement supérieur

Le projet « Fonds-en-dépôt de Chine (CFIT III) dans l’Enseignement Supérieur : Un enseignement technique supérieur en Afrique pour une main-d’œuvre innovante » arrive à terme. Ce projet s’inscrit dans la Stratégie opérationnelle de l’UNESCO pour la priorité Afrique.

En effet, au bout de cinq ans (depuis octobre 2020) d’un partenariat  avec le gouvernement de la République Populaire de Chine pour son appui financier et à l’UNESCO pour la coordination et la mise en œuvre de ce projet phare, le projet a été clôturé hier au cours d’un atelier présidé par El Hadji Oumar Thiam Directeur de la Coopération du Mesri. Ce projet a révolutionné l’enseignement supérieur par d’importantes réalisations produites.

Il s’agit de l’alignement des formations avec les besoins de l’écosystème par la révision des maquettes pédagogiques selon les besoins des entreprises et par le renforcement des relations avec les entreprises (conventions actives, stages, immersion, etc.); la co-construction de référentiels, procédures, bilans sociaux qui sont autant de marqueurs d’un tournant vers une gouvernance reposant sur des bases techniques.

Également dans les réalisations, on note une inflexion vers une pédagogie active et contextualisée, accès sur l’adoption de l’approche par les compétences (APC) avec l’introduction de travaux de groupe sur des projets et l’augmentation de la dimension pratique; la reconnaissance de l’autonomie de l’étudiant(e)comme levier pédagogique (allègement des horaires, entreprenariat, compétences transversales, etc.).

Mais aussi la redynamisation de la collaboration avec les structures de formation d’ingénieurs au sein de l’écosystème national avec la création du Réseau des Établissements Publics de Formation d’Ingénieurs du Sénégal (REPFIS). Des résultats salués par le Directeur de la Coopération du Mesri. Toutefois, Pr Thiam estime que «la capitalisation et la pérennisation des résultats demeurent fondamentales pour consolider les acquis ».

Pour lui, «si elles sont assurées convenablement par les établissements impliqués, la transformation concrète et durable dans les domaines de la gouvernance, de la pédagogie et de l’insertion professionnelle sera définitivement ancrée».

Une bouteille à la mer pour la candidature au Secrétariat Général de l’OIF du Poète Amadou Lamine SALL – (Par Abdoulaye SARR – Juriste)

Ce qui caractérise une grande Nation tient à la capacité de ses citoyens à faire bloc, chaque fois qu’il s’agit de défendre une belle cause.

Ce qui fait la grandeur d’un Etat sur la scène internationale, est sa particularité à rayonner politiquement et diplomatiquement dans le concert des Nations.

Le « soft power », cette faculté qu’ont certains Etats, à impacter et orienter les Relations Internationales en leur faveur, relève d’une stratégie d’influence qui leur confère une certaine puissance et renforce leur légitimité au sein de la Communauté mondiale.

Dans un an, se tiendra à Siem Reap au Cambodge, le XXème Sommet de l’Organisation Internationale de la Francophonie qui aura, entre autres tâches, de désigner à nouveau un Secrétaire Général qui sera appelé à présider le Conseil permanent de la Francophonie (CPF) pour quatre ans. Ce CPF, faut-il le rappeler, est l’une des trois Instances consacrées par la Charte, au même titre que le Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement ainsi que la Conférence ministérielle de la Francophonie. C’est dire l’importance du poste de Secrétaire Général de l’OIF et l’aura qui en découle pour le pays dont il est ressortissant. Fort de ce constat, chacun comprendra l’enjeu de ce qui va se jouer au dernier Trimestre 2026 pour le renouvellement de ce poste stratégique …

L’OIF, ce n’est pas seulement qu’une Communauté de langue. Cet objectif ne fut qu’un prétexte à la naissance de l’Institution qui n’est plus seulement un instrument de promotion du français – qui quoi qu’on dise ou pense reste néanmoins notre vecteur de communication internationale, notre outil de liaison administrative, et surtout le moyen concret de transmission de nos connaissances – mais l’OIF c’est désormais un facteur de développement grâce à ses aides au financement de projets nationaux qui concourent à la réalisation de ses objectifs : dans le domaine du numérique ; de l’enseignement ; de l’insertion des jeunes ; de la promotion des femmes ; etc, etc, comme dirait Senghor ! Ce programme novateur est à destination, au sein des Etats membres, à la fois des personnes physiques ou morales ; d’organismes publics comme parapublics ou privés. Ce n’est pas une broutille !

L’OIF est également un acteur efficace et précieux – ce n’est pas toujours bien visible et il est temps que cela change – d’instauration de la paix, pour laquelle elle consacre inlassablement et discrètement, mais avec efficacité, des moyens non négligeables parallèlement à l’effort des Nations Unies. C’est dire l’utilité du « machin » et l’intérêt d’y voir un compatriote en tant que Secrétaire Général, car l’OIF avec 54 Etats membres et par extension 88 en comptant les membres associés et les observateurs constitue une Organisation de poids qui pèse sur la scène internationale avec son Budget autonome et ses moyens d’action.

C’est là que j’interpelle les autorités étatiques sénégalaises ! Dans cette compétition à venir, le Sénégal a-t-il un candidat ? Officieusement, oui. Il s’agit du Poète universel, Amadou Lamine SALL. Un homme d’envergure nationale et internationale. Un homme de paix, un homme de dialogue, un homme de vertus à l’immense culture mondialement reconnue. Il convient d’en faire le candidat officiel du pays de la Teranga. Une simple déclaration venant du plus haut niveau de l’Etat suffira pour rendre unanime cette candidature. Ensuite, devront suivre des actes de promotion, de soutien, ainsi que de solidarité. Il y’a urgence, le temps presse !

Pour que tout cela soit efficace, le candidat Amadou Lamine SALL accompagnera le Chef de l’Etat, comme le Chef du Gouvernement, dans leurs déplacements au sein de l’espace francophone, pour y être présenté à leurs homologues qui auront à décider par consensus, à défaut par un vote à la majorité simple, dans un an. Il devrait également être convié aux réceptions de ces Chefs d’Etat ou de Gouvernement lors de leurs visites à Dakar. C’est par l’effet de l’imprégnation qu’une candidature imprime !

La candidature de Amadou Lamine SALL au poste de Secrétaire Général de l’OIF n’est ni une lubie, ni une fantaisie. Elle est réaliste et crédible, au regard de son parcours personnel ; de ses compétences saluées par de nombreux et prestigieux prix littéraires à travers le Monde ; des somptueuses décorations qu’il s’est vu décerner au Sénégal ou en France et de sa notoriété tant nationale qu’internationale dont attestent les invitations et présidences à des évènements de haute portée intellectuelle dont il est constamment l’objet. De plus, le profil de l’intéressé répond pleinement aux trois critères sélectifs institués par le Paragraphe 3 de l’Annexe 1 de la Charte de l’OIF pour le poste de Secrétaire Général.

Pour le 1er critère, ALS est investi « des plus hautes qualités de compétence, de qualification, d’expérience, et d’intégrité ». S’agissant du 2ème critère, il a « exercé et exerce d’ailleurs toujours des fonctions officielles importantes dans son pays d’origine », en l’occurrence le Sénégal. Quant au 3ème critère, Amadou Lamine SALL, à l’évidence, « a fait la preuve de son engagement – et continue de la faire – en faveur des valeurs et priorités énoncées dans la Charte de la Francophonie ».

Le Dossier de candidature de Amadou Lamine SALL est plutôt éloquent à cet égard. Il est solide et complet, parce que conforme aux exigences de la Charte. Il ne demande qu’à être porté par l’Etat du Sénégal pour aboutir.

Il est des moments où le réalisme doit primer sur le subjectivisme ; où le pragmatisme l’emporte sur la frilosité. La candidature de Amadou Lamine SALL devrait susciter l’adhésion de tous les sénégalais au point de rallier ses détracteurs. Elle est à présent entre les mains des décideurs à qui il appartient de la faire aboutir …

Abdoulaye SARR – Juriste à la retraite

Ancien Enseignant en Droit à l’Université de Tours

et au Conservatoire National des Arts et Métiers

Diplômé en Droit public et en Droit privé

Ancien Elu local – Chambray-lès-Tours – France

Coopération Sénégal-Arabie Saoudite: L’ADEPME et l’Ambassade du Sénégal à Riyad scellent un partenariat stratégique pour les PME

L’Agence de Développement et de Promotion des PME (ADEPME) a accueilli l’Ambassadeur du Sénégal à Riyad, SE Birame Mbagnick Diagne, pour discuter des opportunités de collaboration entre le Sénégal et l’Arabie Saoudite.

Renforcement des liens économiques

Les échanges ont porté sur la finance islamique, l’accès au marché saoudien, le cadre juridique et institutionnel, ainsi que le rôle du Sénégal comme hub de l’économie Halal en Afrique subsaharienne. Les deux parties ont également discuté de la participation de l’ADEPME à la Semaine Sénégalaise à Riyad en 2026 et à la prochaine édition du FOODEX à Djeddah.

Synthèse: Ch. S. NDONG

Tourisme: Le Sine-Saloum à la croisée des chemins

Malgré un potentiel exceptionnel, la région peine à s’imposer comme une destination touristique de premier plan au Sénégal. En cause, le manque de vision stratégique, une coordination déficiente et un investissement limité.

Classé Réserve de biosphère par l’UNESCO et inscrit au patrimoine mondial depuis 2011, le Delta du Saloum est l’un des trésors naturels du Sénégal. Il abrite une biodiversité remarquable, des écosystèmes préservés, ainsi qu’un riche patrimoine culturel et immatériel et est même membre du Club des Plus Belles Baies du monde.

Un joyau naturel et culturel sous-exploité

Mais ce tableau idyllique contraste avec la réalité. La destination peine à émerger sur le marché touristique, à la fois national et international. Contrairement à la Petite-Côte ou à la Casamance, le Sine-Saloum souffre d’un manque de visibilité, de structuration et de stratégie marketing.

« Pourtant, tout semble réuni pour réussir, mais rien n’est fait de façon coordonnée », regrette El Hadji Baba NDAO, promoteur hôtelier à Sokone.

Une absence de vision partagée

Plusieurs acteurs dénoncent un manque de synergie locale, malgré la mise en place d’un syndicat régional regroupant les professionnels du secteur. Maurice Faye, opérateur touristique à Ndangane Sambou, note que « chacun tire la couverture de son côté », ce qui freine toute dynamique collective.

À l’inverse, des régions comme la Casamance ont su capitaliser sur des événements structurants, comme le Festival Kom-Kom, pour construire une identité touristique forte. Ces initiatives sont souvent appuyées par des actions médiatiques, comme des éductours de presse.

Un tourisme de passage peu rentable

Le Sine-Saloum attire un tourisme de découverte, souvent éphémère, avec des visiteurs qui ne dorment pas sur place faute d’infrastructures adaptées. Le résultat est que peu de retombées économiques locales, et un affaiblissement progressif des structures existantes sont engrangés.

Ce phénomène est accentué par la prolifération des résidences secondaires, souvent informelles, échappant à la fiscalité et à la régulation. Une situation dénoncée par les acteurs traditionnels qui peinent à rester compétitifs.

«Aujourd’hui, le Sénégalais parle de résidence, pas d’hôtel. Ce glissement cache une réalité qui entre autres, une formalisation du secteur», explique un professionnel du tourisme.

Diversifier et moderniser pour se relancer

Pour inverser la tendance, plusieurs voix appellent à une diversification de l’offre touristique. À travers l’écotourisme, le tourisme culturel, solidaire et gastronomique, etc.

Ibrahima SARR, hôtelier à Palmarin, en est un exemple. Ce cadre du secteur hôtelier de Saly, a investi 600 millions FCfa dans un projet de relance locale avec le King Baobab Lodge, un écolodge quatre étoiles. Son objectif : créer jusqu’à 100 emplois locaux et positionner Palmarin comme une destination durable, accessible en 1h30 depuis l’Aeroport international Blaise Diagne (AIBD) de Diass.

Un financement structurant attendu

Malgré quelques investissements privés, l’accompagnement de l’État reste attendu. Des Formations, la régulation des résidences, un fonds de soutien aux structures en difficulté. Les professionnels demandent des solutions concrètes et adaptées à leurs réalités. «Il est temps de penser à un fonds spécifique pour la réhabilitation et la modernisation de nos infrastructures », plaide Baba Elimane NDAO.

Un salon régional, levier stratégique

Pour construire une identité touristique forte et fédérer les initiatives, les acteurs appellent à la tenue d’un salon régional du tourisme dans le Sine-Saloum. Selon le Pr Ibrahima DIOUF, de l’Université du Sine Saloum, «ce salon permettrait de créer une vitrine régionale et de mobiliser l’écosystème touristique autour d’un objectif commun».

L’événement pourrait valoriser tous les atouts du territoire : bolongs, mangroves, villages culturels, festivals, artisanat, gastronomie, et circuits fluviaux.

Un geste présidentiel symbolique

La visite du président Bassirou Diomaye Faye et de la Première dame dans le Delta a marqué les esprits. Leur immersion dans la nature, loin des sentiers battus, a été saluée comme un signal fort de promotion du tourisme local.

Plantation de palétuviers, observation ornithologique, immersion dans les bolongs : autant de gestes simples, mais puissants, pour attirer l’attention sur une destination encore trop méconnue.

Le Sine-Saloum n’a plus à prouver, mais à convaincre

Le Sine-Saloum dispose de tous les atouts pour devenir une destination phare du Sénégal. Ce qu’il lui manque, ce n’est ni la beauté des paysages, ni l’authenticité culturelle, mais une stratégie claire, partagée, structurée et soutenue. Il est temps de passer de la parole à l’action.

Dossier réalisé par Mohamadou SAGNE

Fièvre de la Vallée du Rift: Dakar enregistre son premier cas

Dakar, le 16 octobre 2025 – Le Ministère de la Santé et de l’Hygiène publique a publié ce jeudi un point de situation épidémiologique au 15 octobre 2025. Le document fait état de l’évolution simultanée de deux épidémies : la Fièvre de la Vallée du Rift (FVR) et la Mpox.

Fièvre de la Vallée du Rift : 196 cas confirmés dont 21 décès

Le bilan de la FVR s’établit à 196 cas confirmés, avec 21 décès et 147 patients guéris. La répartition géographique des cas confirmés est la suivante :

  • Région de Saint-Louis : 179 cas
    · District Richard-Toll : 105 cas
    · District Saint-Louis : 54 cas
    · District Dagana : 13 cas
    · District Podor : 3 cas
    · District Pété : 4 cas
    · Région de Matam : 8 cas
    · District Thilogne : 4 cas
    · District Kanel : 2 cas
    · District Ranérou : 1 cas
    · District Matam : 1 cas
    · Région de Louga : 6 cas
    · District Linguère : 3 cas
    · District Sakal : 2 cas
    · District Keur Monar Sarr : 1 cas
    · Région de Fatick : 2 cas
    · District Fatick : 1 cas
    · District Dioflor : 1 cas
    · Région de Dakar : 1 cas
    · District Keur Massar : 1 cas

Mpox : 8 cas enregistrés et tous guéris

Concernant la Mpox, le premier cas a été confirmé le 22 août 2025. À la date du point de situation, le pays a enregistré 6 cas confirmés et 2 cas probables. Tous les cas sont localisés dans la région de Dakar. Les huit patients sont guéris et aucun décès n’a été signalé. Les services de santé suivent actuellement 22 personnes contacts.

Le Ministère de la Santé appelle les populations à la vigilance, au respect des mesures de prévention et à une collaboration active avec les équipes sanitaires.

Pour toute information, le ministère met à disposition les numéros verts 800 00 50 50 et 1919, ainsi que le SAMU au 1515.

Ch. S. NDONG (avec SeneNews)

 

Octobre rose/dépistage du cancer du sein et du col de l’utérus…: La caravane des sages-femmes sillonne le département de Mbour     

La caravane de l’association des sages-femmes du département de département de Mbour est en train de sillonner certaines localités dans le cadre de la campagne « Octobre rose ». Il s’agit en fait durant cette campagne de faire bénéficier aux femmes un dépistage du cancer du sein et du col de l’utérus et aussi de vacciner les enfants âgés de 9 à 15 ans.

Lors de l’étape de Gandigal, plus précisément au poste de santé, la présidente de ladite association, Mme Mboup née Ndèye Togala, en service à Nguerigne, a rappelé qu’elles ont démarré la campagne « Octobre rose  » par une randonnée pédestre au niveau du district de Mbour avec la participation des sages- femmes du district, de l’Eps et l’amicale des infirmiers pour mieux sensibiliser les populations sur l’importance du dépistage du cancer du sein, du col de l’utérus et de la vaccination des enfants de 9 à 15 ans.

Sur la question relative à la pathologie, Mme Mboup a révélé qu’il existe bien des cas mais le nombre n’est trop élevé. Après avoir souligné que le dépistage se poursuit en vue de détecter des cas positifs qui sont référés au niveau de la région. Selon elle, le dépistage est devenu un réflexe chez les femmes. Depuis le démarrage de cette présente campagne « Octobre rose », a-t-elle ajouté, à la suite des séances de dépistage, il y’a eu 5 cas suspects (3 cancers du sein et 2 cols de l’utérus).

Puis, Mme Mboup a tenu à saluer l’appui du district sanitaire de Mbour en l’occurrence le médecin- chef de district, de quelques laboratoires. Après avoir mis l’accent sur la gravité de la maladie, la présidente de ladite association des sages- femmes du département de Mbour a demandé aux femmes de se faire dépister et aussi d’emmener les enfants de 9 à 15 ans vers les structures sanitaires pour la vaccination contre le HPV (Papinan Human Virus).*

Il faut noter que le 18 octobre la caravane sera à Nianing puis à Mbour. Et le 31 octobre, c’est le poste de santé de Falokhe qui va accueillir la caravane composée d’une quinzaine de sages-femmes.

Oumar Ngatty Ba

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