mercredi, septembre 9, 2026
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Rentrée scolaire à Louga: Amar Thiam offre des kits scolaires à des élèves vulnérables

Le président du Mouvement And Jarign Louga, Amar Thiam, a offert 1000 kits scolaires à des élèves du cycle primaire issus de familles vulnérables, à l’occasion de la deuxième édition du projet « Rentrée scolaire pour tous ». Cette initiative vise à soutenir les parents en difficulté et à promouvoir l’éducation de qualité accessible à tous.

Les bénéficiaires ont été identifiés dans les quartiers périphériques de Louga en collaboration avec les délégués de quartiers et les Badiénou Gokh. Amar Thiam a appelé les élèves à travailler dur pour devenir des leaders capables de sortir leurs parents de la précarité. Le président du mouvement And Jarign Louga, Amar Thiam, a offert samedi mille kits scolaires à des élèves du cycle primaire issus de familles vulnérables, à l’occasion de la deuxième édition du projet « Rentrée scolaire pour tous », organisée à la Place civique Mansour Mbouna Ndiaye.

Selon Amar Thiam, cette initiative vise à soutenir les parents en difficulté pour la rentrée des classes. «Nous avons mobilisé plus de cinq millions de francs CFA pour venir en aide aux familles démunies et accompagner les autorités académiques dans la réussite de la rentrée scolaire », a-t-il expliqué.

Il a précisé que les bénéficiaires ont été identifiés dans les quartiers périphériques de Louga en collaboration avec les délégués de quartiers et les badiénou gokh. « Nous avons voulu que cette action touche les enfants les plus nécessiteux, parce que nous savons que les couches vulnérables sont plus nombreuses dans ces zones », a déclaré Amar Thiam, appelant les élèves « à travailler dur pour devenir demain l’élite capable de sortir leurs parents de la précarité ».

Le président du mouvement And Jarign Louga a enfin réaffirmé son engagement à poursuivre les actions sociales au profit des populations. « Nous faisons ce geste pour les enfants, mais aussi pour soutenir l’école publique, car l’avenir du Sénégal passe par une éducation de qualité accessible à tous», a conclu Amar Thiam.

Massylla Moustapha Diongue, Louga

UDAM/ Fatick: Plaidoyer pour la massification de la couverture universelle

Fatick: Une importante rencontre a réuni hier lundi 20 octobre 2025, plusieurs acteurs; élus territoriaux, autorités administratives et autres porteurs de voix en vue d’une meilleure compréhension des enjeux de la Couverture maladie universelle (CMU).

Une occasion d’un plaidoyer fort en vue de soutenir sa politique d’accompagnement de l’Unité départementale d’assurance maladie de Fatick (UDAM/F) dans son processus de massification et de professionnalisation.

L’atelier a été organisé à la préfecture sous la présidence de l’Adjoint au Préfet, Bou Camara qui avait à ses côtés, les Sous-préfets des quatre (4) arrondissements du département de Fatick.

Ce fut donc un bon prétexte pour renforcer l’implication des élus locaux et des autorités administratives et autres acteurs dans la mise en œuvre de la CMU et de promouvoir l’enrôlement massif dans la mutuelle départementale à travers le soutien des collectivités territoriales dont les représentants ont été sensibilisés sur les mécanismes de financement via les budgets municipaux en plus du partage d’un modèle de convention entre l’UDAM et les collectivités territoriales.

Une participation forte mais encore inégale des collectivités

Pour autant, il faut noter que sur les 17 communes du département, seules 4 contribuent régulièrement depuis 2017 à l’enrôlement des populations vulnérables dans la mutuelle départementale. Ces contributions permettent à des indigents d’accéder à des soins de qualité.

Le Directeur de l’Unité départementale d’assurance maladie de Fatick (UDAM/F), M. Saidou Samba Diallo, a saisi l’occasion pour rappeler, « que la santé est une compétence transférée, et que les collectivités territoriales doivent s’approprier davantage la CMU, notamment en finançant l’enrôlement de leurs populations les plus démunies ».

C’est pourquoi, a-t-il souligné, « nous avons jugé nécessaire d’élargir l’assiette de participation des communes pour alléger les dépenses de santé des populations, surtout celles à faibles revenus. Et aussi de faire l’état des lieux de la couverture qui indique actuellement un taux d’enrôlement de 47 % dans le département de Fatick. Mais avec des disparités notables entre les communes, celle de Fatick affichant un taux de pénétration bien plus élevé que les autres ».

Atteindre un taux d’enrôlement de 115%

Alors que pour Saidou Samba Diallo, « l’objectif que nous visons est d’atteindre un taux d’enrôlement de 115 % en prenant en compte les adhésions classiques et les prises en charge communautaires par les collectivités. Il y a aussi l’extension géographique de la couverture puisque les bénéficiaires de l’UDAM/F peuvent se faire soigner non seulement dans le département, mais aussi dans des structures de santé partenaires à Kaolack, Diourbel ou Mbour. Il s’y ajoute l’intégration en cours vers une carte d’assuré nationale, permettant aux bénéficiaires d’accéder aux soins dans tout le pays ».

Des difficultés identifiées

L’atelier a aussi permis d’identifier plusieurs problèmes de terrain qui ont été soulevés. Notamment, le faible respect des conventions signées entre la mutuelle et les prestataires de santé, les difficultés d’accès aux soins dans les zones rurales reculées, les retards dans le remboursement des prestations.

Autant de difficultés identifiées que le directeur de l’UDAM/F, Saidou Samba Diallo dit avoir, « reconnu tout en rassurant sur les efforts en cours et liés au paiement des prestations en attente dès réception des virements de subventions, l’organisation de réunions d’information avec les structures de santé pour améliorer la prise en charge des bénéficiaires, l’engagement constant de l’État et de l’Agence nationale de la CMU pour épurer les dettes et garantir la continuité des services ».

Enjeux et recommandations

L’atelier a permis de sensibiliser les décideurs locaux sur l’importance d’un engagement politique et budgétaire fort pour réussir la Couverture sanitaire universelle (CSU). Entre autres recommandations clés, c’est l’intégration systématique de la CMU dans les budgets communaux, la signature de conventions formelles entre chaque commune et l’UDAM/F, la mise en place d’un suivi régulier de l’enrôlement et de la qualité des soins ».

Pour l’adjoint au Préfet, Bou Camara, « la CMU est une œuvre collective. Et, c’est en mutualisant nos efforts que nous parviendrons à garantir une santé durable pour tous».

Ainsi, le cap est mis vers une gouvernance sanitaire locale renforcée par l’UDAM de Fatick qui se positionne aujourd’hui comme un acteur incontournable de la santé communautaire, dans une dynamique de professionnalisation et d’élargissement de la couverture maladie.

Mais, avec l’implication renforcée des collectivités territoriales, des services techniques, des relais communautaires et des leaders d’opinion pour permettre à la CMU de devenir une réalité palpable pour chaque citoyen, même dans les zones les plus reculées.

Pour rappel, l’UDAM de Fatick, installée depuis le 21 août 2021, est chargée de coordonner l’ensemble des actions en matière de santé communautaire dans les 17 communes du département. Elle regroupe les anciennes mutuelles communales autour d’un cadre unique de mutualisation du risque.

Mohamadou SAGNE

Le vrai défi du Sénégal: replacer l’économie au cœur des priorités

Le 15 septembre 2008, la planète financière vacillait. La banque Lehman Brothers, après 138 ans d’existence, déclarait faillite. En quelques heures, les actions de Citibank et d’AIG s’effondraient, précipitant l’économie mondiale dans une crise sans précédent.

Face à la tourmente, Barack Obama, alors candidat à la Maison-Blanche, suspendit sa campagne pour se rendre à Washington et participer au vote d’un plan de 700 milliards de dollars destiné à sauver les entreprises américaines au bord du gouffre.

Son adversaire, John McCain, pourtant en tête des sondages, refusa de le suivre et lâcha cette phrase restée célèbre: «Let them fail» – qu’ils échouent. Cette erreur d’appréciation lui coûta cher politiquement.

Cet épisode rappelle une vérité universelle: méconnaître le poids de l’économie dans les priorités des citoyens est une faute politique majeure.

Les populations jugent leurs dirigeants à leur capacité à protéger l’emploi, stabiliser les prix et créer des opportunités. Le reste, même légitime, devient secondaire si le quotidien se complique.

Aujourd’hui, le Sénégal ferait bien d’en tirer les leçons. Le pays traverse une période de fortes attentes sociales : emploi des jeunes, santé, éducation, pouvoir d’achat. Pourtant, le débat public s’oriente davantage vers des controverses politiques et juridiques, au détriment des questions économiques essentielles.

Replacer l’économie réelle au centre des politiques publiques.

Depuis plus d’un an, le débat public au Sénégal se focalise sur la dette publique, sa soutenabilité et, dans certains cercles, sur sa légitimité. Ces discussions sont légitimes dans un contexte où le ratio dette/PIB dépasse le seuil de 70 % fixé par les critères de convergence de l’UEMOA et où le service de la dette absorbe une part croissante des recettes budgétaires.

Toutefois, cette focalisation sur la dette, bien qu’importante pour la stabilité macroéconomique, ne doit pas occulter l’enjeu fondamental : la capacité de l’économie à générer une croissance soutenue, inclusive et créatrice de revenus pour les ménages.

La question essentielle n’est donc pas seulement de savoir combien nous devons, mais surtout ce que nous faisons avec les ressources empruntées.

Si l’endettement finance des projets à fort impact économique — infrastructures productives, transformation agricole, industrialisation, innovation technologique — il devient un instrument de développement.

En revanche, lorsqu’il alimente des dépenses courantes ou des programmes sans retour économique mesurable, il fragilise la soutenabilité budgétaire et accroît la vulnérabilité financière du pays.

Il est urgent de replacer la réflexion économique sur ses véritables leviers d’action.

D’un côté, la demande intérieure doit être soutenue par des politiques publiques favorisant la consommation des ménages, l’accès au crédit et l’investissement privé. Cela suppose un environnement macroéconomique stable, une maîtrise de l’inflation et une meilleure redistribution des revenus, notamment via l’emploi.

De l’autre, l’offre doit être renforcée en stimulant la productivité des secteurs porteurs : agriculture, industrie manufacturière, services et économie numérique.

L’agriculture, par exemple, reste le principal pourvoyeur d’emplois mais souffre d’un faible rendement et d’une dépendance excessive aux aléas climatiques.

L’industrie locale, quant à elle, pourrait jouer un rôle d’entraînement si elle bénéficiait de meilleures infrastructures, d’un accès abordable à l’énergie et d’un cadre fiscal incitatif.

Le secteur des services et l’économie numérique recèlent également d’importants gisements de croissance, à condition d’investir dans les compétences et d’assurer une régulation adaptée.

En définitive, le débat sur la dette ne doit pas se limiter à la soutenabilité financière. Il doit s’élargir à l’efficacité économique : comment transformer les ressources mobilisées en croissance réelle et en bien-être social ?

Autrement dit, la viabilité de la dette dépend moins de son volume que de la qualité des investissements qu’elle finance. C’est ce lien entre discipline budgétaire, choix stratégiques et création de valeur qu’il faut aujourd’hui reconstruire.

C’est là que se joue le véritable défi : faire de la politique économique une boussole nationale, capable d’orienter les décisions publiques au service de la prospérité collective.

Préserver la confiance : un impératif économique pour le Sénégal

Cette réflexion en appelle une autre : qu’a fait le régime actuel pour préserver les acquis de l’ancien, notamment en matière d’emploi et d’attractivité économique ?

Des secteurs clés, comme la presse et les BTP, connaissent de grandes difficultés, avec des conséquences directes sur l’emploi et, par ricochet, sur le pouvoir d’achat. Préserver ces emplois, c’est aussi soutenir le PIB à travers la consommation.

Par ailleurs, les feuilletons politico-judiciaires qui saturent l’espace médiatique détournent l’attention des urgences économiques et affaiblissent la confiance des investisseurs. Or, sans confiance, il n’y a pas d’investissement durable.

Le Forum des investisseurs récemment tenu à Dakar a suscité beaucoup d’espoirs, avec des engagements annoncés à hauteur de près de 13 000 milliards de francs CFA. C’est une perspective encourageante, mais il faut rester lucide : entre les promesses et les réalisations, le fossé reste immense.

L’expérience du premier forum, en 2023, en témoigne : sur 51 projets annoncés, seuls 10 auraient été concrétisés. Ce taux de concrétisation interpelle sur la capacité du pays à transformer les intentions d’investissement en projets effectifs.

Dans ce contexte, les autorités doivent adopter une posture à la fois résolue et pragmatique. La communication diplomatique est essentielle : il ne s’agit pas de renoncer à la souveraineté ou à la transparence, mais d’éviter le prisme de la défiance, qui peut dissuader les partenaires économiques.

Le monde de la finance est interconnecté : une perte de confiance locale peut rapidement se répercuter à l’échelle internationale, surtout à l’heure de la mondialisation.

Une meilleure vulgarisation des nouveaux codes des investissements et codes des impôts s’impose également. Ces réformes, souvent techniques, doivent être expliquées simplement pour démontrer qu’elles visent à améliorer le climat des affaires et renforcer la compétitivité du pays.

La stabilité économique ne se mesure pas seulement à travers le PIB ou les taux de croissance. Elle repose avant tout sur la confiance, ce capital invisible mais décisif. C’est elle qu’il faut préserver et renforcer pour que le Sénégal poursuive sa trajectoire de développement et de création d’emplois.

En conclusion

Le Sénégal dispose d’atouts considérables : une population jeune, une position géographique stratégique et un potentiel agricole, énergétique et numérique réel.

Mais ces atouts ne produiront leurs effets que si l’État recentre son action sur l’économie réelle.

Le moment est venu de sortir des polémiques pour s’atteler à ce qui compte vraiment : redonner confiance, créer des emplois et relancer la production nationale.

 Libasse Sow, Économiste

Décès d’Abdou Aziz Mbaye: Le monde des communicateurs traditionnels perd une figure emblématique

Le Sénégal pleure l’un de ses plus grands médiateurs culturels. Abdou Aziz Mbaye, président des communicateurs traditionnels du Sénégal, est décédé ce dimanche soir à Dakar, à l’hôpital Fann, des suites d’une courte maladie, selon des sources proches de sa famille.

Personnalité incontournable du griotisme moderne, Abdou Aziz Mbaye avait su faire le lien entre tradition et modernité, en s’imposant comme un défenseur infatigable du patrimoine oral sénégalais. À travers ses interventions publiques, ses actions de terrain et son engagement associatif, il a contribué à réhabiliter le rôle des communicateurs traditionnels dans la société contemporaine.

Respecté pour sa sagesse, son éloquence et sa capacité à fédérer, il œuvrait sans relâche pour la préservation des savoirs ancestraux et la promotion des valeurs de paix, de dialogue et de respect intergénérationnel.

Sa disparition laisse un vide immense au sein de la communauté des communicateurs traditionnels, dont il était à la fois la voix, le guide et le gardien. Nombreux sont ceux qui, aujourd’hui, saluent la mémoire d’un homme engagé, porteur de la culture et de l’identité sénégalaise.

En cette douloureuse circonstance, la rédaction présente ses sincères condoléances à sa famille, à ses proches ainsi qu’à l’ensemble de la communauté des communicateurs traditionnels du Sénégal.

A. L. NDIAYE (avec En Relief)

 

 

Coumba Diallo: « Nous sommes des chefs d’organes délibérants déterminés à accompagner le développement du secteur parapublic »

Le Cercle des administrateurs publics (CAP) a organisé un atelier de formation pour ses membres sur la maîtrise du cycle budgétaire et des exigences réglementaires pour l’exercice 2026. Coumba Diallo, PCA du Théâtre national Daniel Sorano et membre du CAP, a souligné la détermination des chefs d’organes délibérants à accompagner le développement du secteur parapublic, conformément à la vision du chef de l’État et du Premier ministre.

Au Sénégal, beaucoup de personnes averties se sont faites une opinion que les présidents de conseil d’administration (PCA) ne jouent pas un rôle important dans les directions. Mais le Cercle des administrateurs publics (CAP), qui regroupe les PCA veut changer la donne. Les responsables du Cercle, sous la houlette de Lansana Gagny Sakho, multiplient les initiatives, pour montrer au grand public leur important dans le dispositif de l’administration.

Le Cercle des administrateurs public (CAP) a organisé ce samedi un atelier de formation à l’intention de ses membres. Il a été consacré à la maîtrise du cycle budgétaire et des exigences réglementaires pour l’exercice 2026. Ce moment clé, qui coïncide avec les premières délibérations parlementaires sur les orientations budgétaires, marque une volonté forte de mise à niveau des chefs des organes délibérants du secteur parapublic.

«L’objectif de cette formation est d’accompagner la vision du chef de l’État, Son Excellence Bassirou Diomaye Faye et son premier ministre Ousmane Sonko, par rapport à l’agenda de transformation Sénégal 2050. Nous ne sommes plus à l’époque des chefs d’organes délibérants travaillent qu’une fois tous les trois mois. Nous sommes des chefs d’organes délibérants déterminés à accompagner le développement du secteur parapublic » a expliqué Coumba Diallo.

Selon la présidente du conseil d’Administration du Théâtre national Daniel Sorano, avec la vision du chef de l’État, ils sont obligés de le faire. « C’est notre rôle» s’est-elle exclamé. A l’en croire toujours, l’atelier s’inscrit dans le prolongement direct des recommandations formulées lors de la Conférence des Administrateurs et des Managers Publics, tenue en janvier 2025 à l’initiative du Chef de l’État.

Ce dernier avait expressément demandé que ces recommandations soient mises en œuvre, en particulier celles relatives à la gouvernance budgétaire, à la conformité réglementaire et à la performance des entités parapubliques. « Notre rôle ne se limite plus à la validation. Nous avons une mission de pilotage, de conformité et de mobilisation au service de l’intérêt général » a fait comprendre Coumba Diallo. Le séminaire a été animé par les experts du contrôle financier de la Présidence de la République, dont le rôle avant-gardiste dans la gouvernance des entités du secteur parapublic est désormais reconnu.

Y. BALDE

Quand la suffisance prend la parole: réponse à Cheikh Oumar Diagne sur la dette dite “cachée”

Il est des débats qui éclairent et d’autres qui obscurcissent. Celui sur la dette publique du Sénégal aurait pu être l’occasion d’une clarification utile ; il a viré à la leçon de suffisance. Dans une sortie relayée par Emedia, M. Cheikh Oumar Diagne a cru bon d’ériger sa parole en vérité absolue, fustigeant ceux qui, selon lui, n’auraient pas les compétences pour aborder ce sujet. En déclarant que « la dette ne pouvait pas être cachée », il a substitué la condescendance à la démonstration, le mépris à la méthode. Mais en économie publique, les certitudes tonitruantes ne valent pas les preuves silencieuses. La science financière ne s’impose pas par le ton : elle s’explique par la rigueur.

Parler de « dette cachée » ne relève ni du sensationnalisme ni du mensonge. C’est une notion établie, utilisée par le FMI, la Banque mondiale et toutes les institutions de notation souveraine. Elle désigne les engagements financiers d’un État non consolidés dans la dette officielle, souvent portés par des entités publiques, parapubliques ou des sociétés d’État. Ces dettes “hors bilan” ne sont pas invisibles, mais elles échappent au périmètre statistique de la dette centrale. Elles deviennent donc « cachées » non parce qu’elles sont secrètes, mais parce qu’elles ne figurent pas dans la comptabilité consolidée. Les cas du Mozambique en 2016, du Ghana en 2022 ou encore du Tchad en 2018 ont démontré comment ces passifs périphériques peuvent se transformer en crise nationale. Parler de dette cachée, c’est parler de transparence comptable, non d’accusation politique.

C’est ici que l’argument de M. Diagne vacille. Affirmer que la dette « ne pouvait pas être cachée au FMI ni à la BCEAO » traduit une confusion élémentaire sur le rôle de ces institutions. Ni le FMI ni la BCEAO n’ont accès, de façon indépendante, à la comptabilité détaillée des États. Leurs chiffres reposent sur les déclarations officielles transmises par les administrations nationales. Le FMI ne vérifie pas la sincérité budgétaire : il part du principe qu’elle existe. La BCEAO, pour sa part, ne suit que les expositions bancaires agrégées, non les dettes contractuelles ou les garanties croisées entre entités publiques. En d’autres termes, ce qui est connu en interne n’est pas nécessairement consolidé dans les statistiques internationales. C’est cette dissociation entre la connaissance technique et la publication officielle qui fonde précisément la notion de dette cachée.

Cheikh Oumar Diagne confond ainsi la connaissance administrative avec la transparence comptable, et l’existence juridique d’une dette avec sa visibilité statistique. Il cite les écarts entre la Direction de la Dette Publique (DDP) et la Direction des Opérations de Dette Publique (DODP) comme preuve que « tout était connu ». C’est une erreur. Ces divergences ne démontrent pas la transparence : elles en révèlent les fractures. Elles traduisent une désarticulation institutionnelle entre les structures chargées du suivi de la dette, DDP, DODP, DGCPT, DGID, DGPPE et justifient aujourd’hui la réforme structurelle du dispositif. Le terme “cachée” ne vise donc pas un mensonge politique, mais un déficit de coordination et de consolidation. Nier cette réalité, c’est refuser de voir le problème de gouvernance budgétaire qui s’impose à nous.

Ce que M. Diagne refuse de voir, c’est que le débat sur la dette cachée n’a pas été ouvert pour accabler l’État, mais pour assainir sa mémoire. Les écarts identifiés entre les directions et les institutions financières ne sont pas nés en 2024 : ils sont l’héritage d’une décennie d’opacité, de dérives comptables et de déresponsabilisation progressive des organes de contrôle. Ce gouvernement n’a pas inventé la dette cachée, il l’a mise au jour. Il a choisi la transparence là où d’autres avaient choisi la dissimulation comptable. En cela, la rupture est déjà visible : ce n’est plus l’État qui se cache de ses chiffres, mais les chiffres qui reviennent au service de l’État.

Autre approximation : assimiler les montages financiers complexes : partenariats public-privé, dettes garanties, prêts bancaires refinancés ou arriérés consolidés à des emprunts classiques. Ces instruments génèrent des risques budgétaires différés, qui n’apparaissent qu’à la maturité des contrats ou à l’exécution des garanties. Ils ne sont pas de la dette explicite, mais ils en produisent les effets différés. Là encore, parler de dette cachée n’a rien d’abusif : c’est reconnaître la part d’ombre comptable de ces montages. Le gouvernement actuel a eu raison d’en exiger l’audit complet et la consolidation dans un périmètre unique. La transparence commence là où s’arrête la fragmentation des chiffres.

Quant à la déclaration de M. Diagne selon laquelle il aurait été « le premier à évaluer la dette à 116 % du PIB », elle ne résiste à aucun examen méthodologique. Ce chiffre, lancé sans base claire, mélange probablement les engagements bancaires, les arriérés intérieurs et les dettes commerciales à court terme avec la dette publique consolidée. La mesure d’un ratio dette/PIB n’est pas un acte d’imagination : c’est un exercice normé. Les conventions internationales distinguent la dette brute, la dette nette et les engagements contingents. Les additionner indistinctement relève de la confusion, non de l’expertise. En économie, la rigueur n’est pas un luxe : c’est la seule politesse due au réel.

Le FMI et la BCEAO, contrairement à ce qu’il affirme, ne sont ni des commissaires aux comptes ni des juges de sincérité budgétaire. Leurs missions consistent à analyser, non à auditer. Ils se basent sur les données que leur communiquent les États, et leurs rapports n’ont pas valeur de certification. La sincérité statistique reste donc une responsabilité nationale. En décidant de réévaluer et d’unifier les chiffres de la dette, le gouvernement du Sénégal n’a pas cherché à “inventer” un problème : il a assumé son devoir de vérité. Car il n’y a pas de confiance publique sans cohérence comptable.

Le débat véritable n’est donc pas de savoir si la dette a été “cachée” ou non, mais si elle a été maîtrisée. La question essentielle n’est pas sémantique : elle est institutionnelle. Ce qui importe désormais, c’est de doter le pays d’une architecture de suivi cohérente, par exemple une Agence nationale de la dette, un cadastre des garanties et un reporting consolidé. Le reste n’est que distraction rhétorique. La crédibilité financière d’un État ne se mesure pas à la virulence de ses polémistes, mais à la traçabilité de ses engagements.

On ne protège pas la vérité économique par le mépris. On la sert par la précision. Ceux qui brandissent le dédain comme argument trahissent leur propre fragilité intellectuelle. Comprendre la dette, c’est accepter sa complexité et reconnaître la part d’ombre que toute comptabilité publique recèle. Le savoir, dans ce domaine, n’est pas un privilège : c’est un service. Et ce service suppose de l’humilité. Le vrai courage intellectuel ne consiste pas à dire “taisez-vous”, mais à parler juste, avec mesure, méthode et responsabilité.

Hady TRAORE

Expert-conseil

Gestion stratégique et Politique Publique-Canada

Fondateur du Think Tank : Ruptures et Perspectives

hadytraore@hotmail.com

 

 

Les Lionceaux U17 du Sénégal champions de l’UFOA/A: Un doublé de Souleymane Commissaire Faye offre le titre

Les Lionceaux U17 du Sénégal ont remporté la finale du tournoi UFOA/A en battant les Aiglonnets maliens 2-0, grâce à un doublé de Souleymane Commissaire Faye. Les jeunes Sénégalais avaient déjà impressionné en demi-finale en battant la Guinée-Bissau 4-0. Cette victoire qualifie les Lionceaux pour la prochaine CAN de la catégorie. Félicitations au Coach Ousmane Diop et à tout son staff technique et médical !

Après la brillante victoire des lions de la Téranga le 14 octobre dernier sur leurs homologues Mourabitounes au stade Me Abdoulaye Wade de Diamniadio (4-0 ) qui les qualifie à la coupe 2026, c’est au tour des lionceaux U17 de venir à bout des aiglonnets maliens 2-0 à l’issue de la finale du tournoi Ufoa/A qui s’est joué ce samedi 18 octobre 2025 au stade Mamadou Konaté de Bamako.

Un doublé de Souleymane Commissaire Faye (40e et 51e mn) élu homme du match et meilleur joueur du tournoi. Son coéquipier Assane Sarr capitaine de l’équipe s’adjuge également du trophée de meilleur gardien de la compétition. Bravo aux deux autres gardiens !

Les jeunes Sénégalais avaient auparavant sévèrement corrigé en demi-finale leurs voisins Bissau guinéens sur la marque de 4-0. Les aiglonnets maliens n’ont pu hélas prendre leur revanche sur les lionceaux puisque lors de l’édition précédente, le Sénégal avait également à domicile, pris le meilleur en finale sur ce même adversaire. Néanmoins, la différence est que, cette fois-ci tous les deux finalistes sont en même temps qualifiés pour la prochaine CAN de la catégorie.

Le reste sans commentaire ! Notons toutefois que la Guinée-Bissau s’empare de la 3e place en battant la Guinée 1-1 puis 4 -2 aux TAB Vives félicitations à nos braves jeunes représentants si on sait qu’il n’est point évident de nos jours en Afrique de remporter une finale chez l’adversaire. Vive le Sénégal qui gagne ! Bravo au Coach Ousmane Diop ainsi qu’à tout son staff technique et médical ! Allez les lions et lionceaux toutes catégories confondues ! Rugissez toujours plus fort !

Le Vieux Supporter : Sidy Malick Ndiaye

Commune de Mérina Dakhar: Le maire Mamour Syll a remis des fournitures scolaires aux écoles élémentaires 

Les écoles élémentaires de la commune de Mérina Dakhar (Département de Tivaouane) ont reçu leurs dotations en fournitures scolaires pour un coût de 14 millions FCfa.

La dotation est composée de cahiers, bics, crayons, craie…). Aussi, un matériel de réseaugraphie a été mis à la disposition des enseignants. Ces équipements ont été remis, récemment, aux écoles élémentaires de la commune de Mérina Dakhar.

A cette occasion, les actions du maire Mamour Syll ont été vivement magnifiées par les parents d’éléves et les enseignants. Ces actions ont orienté dans le sens de la réfection et de la construction de bureaux et de salles de classes, de la construction de murs de clôture des écoles et de l’approvisionnement en eau des écoles.

Aussi, ont-ils salué le travail remarquable du maire Mamour Syll, directeur d’école à la retraite, qui contribue à l’amélioration des conditions d’enseignement et d’apprentissage au sein des établissements scolaires. Il faut également noter que lors de cette cérémonie de remise des fournitures, les parents d’élèves ont tenu à remercier et à encourager l’ensemble des directeurs d’école de la commune pour les excellents résultats obtenus l’année dernière malgré les difficultés.

Après avoir salué les nombreuses actions du maire Mamour Syll, M. Fall, directeur d’école de Mérina Dakhar et président du Codec, a également salué les actions du maire en direction de l’école. Aussi,a-t-il saisi l’occasion pour au maire l’urgence à réhabiliter totalement l’école élémentaire de Mérina Dakhar. Le représentant du maire à réitéré l’engagement et le soutien de ce dernier pour la prise en charge des préoccupations de l’école.

Oumar Ngatty Ba

Octobre Rose/ Dépistage du Cancer du sein et du col de l’utérus: La caravane des sages-femmes sillonne le département de Mbour 

La caravane de l’association des sages-femmes du département de département de Mbour est en train de sillonner certaines localités dans le cadre de la campagne « Octobre rose ». Il s’agit en fait durant cette campagne de faire bénéficier aux femmes un dépistage du cancer du sein et du col de l’utérus et aussi de vacciner les enfants âgés de 9 à 15 ans.

Lors de l’étape de Gandigal, plus précisément au poste de santé, la présidente de ladite association, Mme Mboup née Ndèye Togala, en service à Nguerigne, a rappelé qu’elles ont démarré la campagne « Octobre rose  » par une randonnée pédestre au niveau du district de Mbour avec la participation des sages- femmes du district, de l’Eps et l’amicale des infirmiers pour mieux sensibiliser les populations sur l’importance du dépistage du cancer du sein, du col de l’utérus et de la vaccination des enfants de 9 à 15 ans.

Sur la question relative à la pathologie, Mme Mboup a révélé qu’il existe bien des cas mais le nombre n’est trop élevé. Après avoir souligné que le dépistage se poursuit en vue de détecter des cas positifs qui sont référés au niveau de la région. Selon elle, le dépistage est devenu un réflexe chez les femmes. Depuis le démarrage de cette présente campagne « Octobre rose », a-t-elle ajouté, à la suite des séances de dépistage, il y’a eu 5 cas suspects (3 cancers du sein et 2 cols de l’utérus).

Puis, Mme Mboup a tenu à saluer l’appui du district sanitaire de Mbour en l’occurrence le médecin-chef de district, de quelques laboratoires. Après avoir mis l’accent sur la gravité de la maladie, la présidente de ladite association des sages- femmes du département de Mbour a demandé aux femmes de se faire dépister et aussi d’emmener les enfants de 9 à 15 ans vers les structures sanitaires pour la vaccination contre le HPV (Papinan Human Virus).*

sIl faut noter que le 18 octobre la caravane sera à Nianing puis à Mbour. Et le 31 octobre, c’est le poste de santé de Falokhe qui va accueillir la caravane composée d’une quinzaine de sages-femmes.

Oumar Ngatty Ba

Coopération Interafricaine: Tunisie et Sénégal scellent un partenariat stratégique d’envergure

À Tunis, la Chambre Tuniso-Sénégalaise de Commerce et d’Industrie (CTSCI) et l’African Diplomatic League (ADL) ont signé, jeudi 16 octobre, un accord de partenariat ambitieux visant à intensifier les relations économiques, culturelles et diplomatiques entre les deux pays. Un pas décisif vers une coopération Sud-Sud durable

Tunis, le 16 octobre 2025 – Hôtel Golden Tulip. C’est dans une atmosphère empreinte d’optimisme que la Chambre Tuniso-Sénégalaise de Commerce et d’Industrie (CTSCI) et l’African Diplomatic League (ADL) ont officialisé leur rapprochement, en signant une convention de partenariat stratégique. Cet accord marque une nouvelle étape dans le renforcement des échanges entre la Tunisie et le Sénégal, deux nations liées par une histoire africaine commune et des ambitions économiques convergentes.

Paraphé par Ali Khribi, président de la CTSCI, et Aly Sall, président-fondateur de l’ADL, ce partenariat s’inscrit dans une vision panafricaine affirmée. Il vise à stimuler les échanges commerciaux et culturels, à encourager l’investissement bilatéral et à promouvoir l’innovation, les start-ups et le développement durable.

Parmi les actions prévues : l’organisation d’événements économiques conjoints, la mise en place de programmes de formation pour les entrepreneurs, ainsi qu’un calendrier d’activités communes pour la période 2025–2027. Les deux institutions s’engagent aussi à mutualiser leurs réseaux pour créer un environnement propice à l’émergence d’un tissu économique africain intégré.

« Ce partenariat stratégique ouvre une nouvelle ère de coopération tuniso-sénégalais », a déclaré M. Ali Khribi. «La Tunisie, porte d’entrée de l’Afrique vers la Méditerranée, se positionne comme un hub naturel pour renforcer les échanges.»

De son côté, M. Aly Sall a salué une démarche alignée sur la philosophie de l’ADL : « Mobiliser les compétences africaines pour bâtir des ponts durables, fondés sur la solidarité et la complémentarité.»

Cette initiative s’inscrit pleinement dans la dynamique d’une coopération Sud-Sud, pensée non seulement comme un levier de croissance économique, mais aussi comme un projet politique de souveraineté et de prospérité partagée entre nations africaines.

A. L. NDIAYE (avec En Relief)

 

 

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