mercredi, septembre 9, 2026
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Quand le Sénégal sacrifie l’unanimité sur l’autel des intérêts personnels

Par Ch. S. NDONG (avec En Relief)

La lourde défaite de Khady Diène Gaye face à l’Azerbaïdjanais Farid Gayibov (80 voix contre 62) pour la présidence de la COP10 n’est pas un simple revers électoral. C’est le résultat d’un choix malheureux, qui a sacrifié l’intérêt supérieur du Sénégal au profit de calculs personnels à courte vue. Car à la vérité, si le Sénégal avait présenté Matar Bâ, le sort de cette élection aurait été scellé sans le moindre suspense.

Matar Bâ, figure respectée de la gouvernance sportive mondiale, était le candidat du consensus. Elu brillamment Vice-président de la COP7 (2019 – 2021) puis de la COP8 (2021 – 2023), concomitamment président pour l’Afrique, il portait avec constance la voix du continent sur les grandes questions liées à l’éthique, à la transparence et à la lutte contre le dopage. Son expérience, sa diplomatie et son entregent étaient salués par tous les partenaires internationaux.
Le 25 octobtre 2023, Matar Ba, ancien ministre des Sports du Sénégal a été encore brillamment élu Président de la Conférence des Parties à la Convention internationale contre le dopage dans le sport COP 9, par acclamation.

Lors de la réunion sous régionale de la COP9 tenue au mois de janvier dernier à Banjul, en Gambie, c’est par acclamation que son travail a été reconnu. Un plébiscite rare, qui traduisait une reconnaissance unanime au sein de l’Assemblée.

Malheureusement, Madame la Ministre des Sports, Khady Diène Gaye, était absente au sommet de haut niveau de Banjul, organisé dans le cadre de la COP9, où treize ministres africains parmi les trente avaient pourtant fait le déplacement. Une absence remarquée, car sa présence lui aurait permis de constater par elle-même l’impact et l’estime dont jouissait le Président Matar Bâ au sein de cette instance antidopage placée sous l’égide de l’UNESCO.

Cette réunion, cruciale pour la dynamique continentale, s’était tenue sous les regards attentifs de plusieurs observateurs internationaux présents à Banjul pour la circonstance. Le Président de l’ANPS Abdoulaye Thiam, la journaliste sportive Fatima Sylla de la 2STV et moi-même accrédités par la Conférence, sommes témoins directs de l’enthousiasme et du respect manifestés à l’égard de l’ancien ministre sénégalais.

Interrogé sur l’absence du ministère sénégalais à cette réunion stratégique, Matar Bâ avait sobrement répliqué : «Je suis aussi là pour représenter mon pays, le Sénégal.» Une réponse digne, à l’image de l’homme d’État qu’il demeure, et qui en dit long sur son attachement aux intérêts de la Nation, au-delà des fonctions officielles.

Et pourtant, à la veille d’une élection aussi stratégique, le Sénégal a choisi de retirer sa meilleure carte, un mois seulement avant le scrutin, brisant ainsi les alliances patiemment construites depuis des années.

Pire encore, ce retrait a laissé un goût d’incompréhension. Selon une source diplomatique présente à Paris, « s’il s’était présenté, Matar Bâ aurait été réélu à l’unanimité». En 2022 déjà, alors qu’il n’était plus ministre des Sports, la COP8 avait solennellement demandé au président Macky Sall de maintenir Matar Bâ à la tête de la délégation sénégalaise, preuve éclatante de la confiance et de l’estime dont il jouissait.

Vouloir gérer des carrières ou des équilibres internes au détriment de la stabilité internationale construite autour d’un homme, c’est fragiliser la position d’un pays. Et aujourd’hui, le Sénégal perd bien plus qu’un fauteuil : il perd une voix forte dans la gouvernance mondiale du sport, une tribune stratégique où se discutent les grands enjeux d’intégrité et de développement.

L’argument est simple : quand un homme fait l’unanimité, qu’il est reconnu, plébiscité et qu’il incarne une continuité diplomatique solide, il faut le maintenir. Surtout lorsqu’il s’agit de défendre l’image et l’influence d’un pays sur la scène internationale.

Le bilan de Matar Bâ, à la tête du ministère des Sports, reste à ce jour difficile à égaler. Et son aura au sein des instances internationales aurait dû suffire à guider le choix du Sénégal. Ce qui s’est passé à Paris est un rappel brutal : les intérêts personnels ne doivent jamais primer sur ceux de la Nation.

Il faut aussi rappeler que le premier poste de responsabilité occupé par Mme Khady Diene Gaye alors agent à la Direction de la Formation et du Développent sportif (DFDS), porte la signature du Ministre des Sports Matar Ba qui l’avait promue Chef service régional des sports de Dakar.

 

Madiambal Diagne: Une affaire judiciaire à forte portée médiatique et politique

Ce mardi 21 octobre 2025, le journaliste sénégalais Madiambal Diagne a été interpellé en France à la demande des autorités sénégalaises, dans le cadre d’un mandat d’arrêt transmis par le parquet général de Versailles. L’affaire marque une nouvelle étape dans une procédure judiciaire à forte portée médiatique et politique.

Par Ch. S. NDONG

Le journaliste sénégalais Madiambal Diagne a été interpellé en France à la demande des autorités sénégalaises dans le cadre d’un mandat d’arrêt. Son collectif d’avocats dénonce une demande d’extradition « infondée » et « irrégulière ».  Madiambal Diagne a été placé sous contrôle judiciaire après sa comparution devant la Cour d’appel de Versailles. Ses avocats sont confiants dans la suite de la procédure et entendent contester cette demande d’extradition.

Selon un communiqué publié par son collectif d’avocats, composé à la fois de conseils sénégalais et français, M. Diagne a comparu devant le premier président de la Cour d’appel de Versailles, qui a décidé de le laisser en liberté sous contrôle judiciaire. Les juges ont notamment pris en compte le fait qu’il s’agit d’une personnalité publique bien connue, dirigeant de presse, et qu’aucun élément ne permettait de penser qu’il tenterait d’échapper à la procédure d’extradition.

Me Vincent Brengarth, avocat au sein du cabinet Bourdon & Associés, est intervenu en coordination avec les avocats sénégalais du journaliste. Le collectif indique que Madiambal Diagne et ses défenseurs sont « confiants » dans la suite de la procédure, qu’ils entendent mener devant la chambre de l’instruction de Versailles. Ils jugent la demande d’extradition «totalement infondée» et entachée d’«irrégularité manifeste».

La défense affirme vouloir faire valoir ces éléments dans les prochaines étapes judiciaires. L’affaire s’annonce sensible, tant sur le plan juridique que politique.

 

 

 

Aissatou Diop Fall dénonce une cabale politique orchestrée par la Bnde

« Ils veulent m’abattre pour faire taire une voix libre »

C’est par ces mots que Mme Aïssatou Diop Fall, journaliste chevronnée et PDG du Groupe PROD’ADF, a interpellé ce mardi l’opinion publique, lors d’un point de presse tendu mais digne, tenu au siège de sa structure.

Face à une salle pleine de journalistes nationaux et internationaux, l’éditrice de PUBLICSN TV a décidé de briser le silence sur ce qu’elle qualifie de « persécution bancaire à visée politique », menée par la Banque Nationale pour le Développement Économique (BNDE).

Au cœur de la tempête : un prêt contracté en 2022 auprès de la BNDE pour lancer sa Web TV. Selon Mme Diop Fall, PROD’ADF a honoré ses engagements, malgré les turbulences économiques et les attaques répétées contre son média.

Une restructuration de la dette avait même été signée devant notaire, validée par le FONGIP et acceptée par la BNDE…avant que la banque ne revienne unilatéralement sur sa parole, exigeant désormais un remboursement immédiat de 49 millions CFA, sous menace de poursuites pénales pour détournement de fonds.

Pour la patronne de presse, la manœuvre ne fait aucun doute:  « Il s’agit d’une tentative de me faire taire, de fermer mon entreprise et d’anéantir une voix indépendante dans le paysage médiatique. »

Elle dénonce une instrumentalisation de la justice et une dérive autoritaire visant à museler les médias non-alignés.  « S’il y a un litige, qu’il soit tranché devant le Tribunal de commerce, pas au pénal comme dans une dictature. »

Matériel visible, activités actives, preuves de paiement à l’appui : tout indique que l’accusation de détournement ne tient pas. Pourtant, la BNDE a déjà clôturé son compte sans préavis et s’apprête à saisir le procureur.

Face à cette pression, Mme Diop Fall reste debout, déterminée à défendre son honneur, ses droits, et la liberté de la presse au Sénégal.

Par A. L. NDIAYE (avec En Relief)

 

Dionewar: Le maire Lansana Sarr blanchi et libéré après sept mois de détention

Dakar : Après sept mois passés en détention préventive, le maire de Dionewar, M. Lansana Sarr, a retrouvé la liberté le 16 septembre dernier, à la suite d’une ordonnance de non-lieu rendue par Madame le juge d’instruction du 5e cabinet du Tribunal de grande instance hors classe de Dakar.

L’édile de Dionewar était poursuivi pour association de malfaiteurs et complicité de tentative de trafic de migrants, dans une affaire qui avait éclaté en mars 2025, après l’interception de 241 migrants au large des côtes sénégalaises.

Une arrestation très médiatisée

L’affaire avait provoqué une vive émotion dans la région du Sine-Saloum. Le 15 mars 2025, le maire de Dionewar avait été interpellé avant d’être déféré le 18 mars devant le pool judiciaire financier de Dakar, après une garde à vue à la Brigade territoriale de gendarmerie de Foundiougne.

Son incarcération avait suscité une vague de soutien populaire dans sa commune et au-delà. De nombreux habitants de Dionewar avaient exprimé leur incompréhension et leur solidarité envers leur maire, jugé jusque-là irréprochable.

L’ordonnance du juge met fin aux poursuites

L’Avocat de Mr Sarr, Maître Ciré Clédor Ly, a donc reçu notification de l’ordonnance du tribunal qui est sans équivoque. Elle stipule : « En exécution de l’article 177 du Code de procédure pénale, il est donné connaissance à Maître Ciré Clédor Ly, Avocat à la Cour, conseil de M. Lansana Sarr, inculpé d’association de malfaiteurs et complicité de tentative de trafic de migrants, de l’ordonnance de non-lieu rendue le 16 septembre 2025 par Madame le juge d’instruction du 5e cabinet ».

Ainsi, cette décision marque la fin des poursuites judiciaires à son encontre et consacre sa pleine innocence dans ce dossier sensible.

Un maire engagé contre l’émigration clandestine

Connu pour ses prises de position fermes contre l’émigration irrégulière, M. Sarr avait toujours dénoncé le drame des départs massifs depuis les îles du Saloum. Il s’était particulièrement alarmé de la nouvelle tendance impliquant des jeunes femmes et des mères de famille dans ces périlleuses traversées vers les îles Canaries.

Sa libération a été accueillie avec un immense soulagement à Dionewar. Les habitants ont salué une « justice rendue » et espèrent désormais que leur maire pourra reprendre pleinement ses fonctions pour poursuivre les projets de développement de la commune.

Mohamadou SAGNE

Khady Diène Gaye: Une candidature honorable et des réformes audacieuses au service du sport sénégalais

Le Sénégal n’a pas réussi à conserver la présidence de la Conférence des Parties (COP10) à la Convention internationale contre le dopage dans le sport. La ministre sénégalaise des Sports, Madame Khady Diène Gaye, qui portait la candidature du Sénégal, a été battue par son homologue azerbaïdjanais, Farid Gayibov, par 80 voix contre 62.

Un résultat qui, s’il prive notre pays du fauteuil de présidence, confirme cependant le crédit diplomatique et la reconnaissance internationale dont jouit le Sénégal dans la gouvernance mondiale du sport.

Professionnelle du sport, juriste de formation et femme d’action, Khady Diène Gaye représente une nouvelle génération de dirigeants africains qui allient compétence technique, rigueur juridique et leadership féminin. Contrairement à son prédécesseur issu du corps enseignant, elle apporte à la tête du ministère des Sports une vision pragmatique, réformatrice et profondément ancrée dans les réalités du terrain.

Son discours clair, sa maîtrise des enjeux du dopage et son engagement pour une éthique sportive mondiale ont été unanimement salués par les délégations présentes à la COP10.

Mais au-delà de cette élection, c’est surtout sur le plan national que Madame la Ministre s’illustre par des réformes structurantes et courageuses.

Sous son impulsion, le gouvernement a adopté en Conseil des ministres la nouvelle Charte nationale du sport, un texte de référence qui modernise la gouvernance sportive, redéfinit les rapports entre l’État et les fédérations, et met l’accent sur la transparence, la performance et la redevabilité.

Elle a également posé les jalons de la création de la Fédération sénégalaise de lutte, marquant une étape historique pour la formalisation, la reconnaissance et la professionnalisation de la discipline la plus populaire du pays.

Plus récemment encore, la ministre a su régulariser la saison des navétanes dans des délais maîtrisés, démontrant une capacité d’écoute et de dialogue avec les acteurs de la base, tout en veillant à la conformité réglementaire et à la stabilité du calendrier sportif.

Ces actes forts traduisent une volonté ferme de bâtir un écosystème sportif national à la fois inclusif, moderne et responsable.

La défaite du Sénégal à la COP10 ne saurait donc occulter ces avancées majeures.

Elle rappelle simplement que la diplomatie sportive est un champ exigeant où se croisent enjeux géopolitiques, alliances et stratégies d’influence.

Dans ce contexte, obtenir 62 voix sur un total de 142 pays votants demeure un résultat respectable qui atteste du rayonnement international du Sénégal.

En définitive, Madame Khady Diène Gaye a porté haut les couleurs nationales avec dignité, compétence et courage.

Son engagement, son sérieux et ses réformes ambitieuses montrent que la perte d’une élection n’est pas un recul, mais un signal de respect et de reconnaissance pour le Sénégal.

C’est donc le moment de féliciter la ministre pour son travail remarquable, son sens du devoir et sa détermination à hisser le sport sénégalais au rang des modèles africains.

Makhete Djite

Memos

Directeur Cams

Commune de Mlomp: Le maire Ansoumana Papice Diémé lance les travaux de construction de la maternité du poste de santé

Par Pape Bakary DIATTA

Dans lea commune de Mlomp dans le département de BIGNONA, le premier magistrat Ansoumana Papice Diémé marque une nouvelle étape dans le renforcement du plateau médical en procédant au démarrage officiel des travaux de construction de la maternité du poste de santé de mlomp.

La cérémonie de lancement des travaux s’est déroulée en présence du médecin-chef du district sanitaire de Thionck-Essyl le Dr Kader Sarr. Il en a profité pour mettre en service plusieurs appareils médicaux récemment acquis par la commune parmi lesquels: une échographie portative, un électrocardiogramme et un microscope.

D’une valeur estimée à près d’une centaine de millions de francs Cfa, cette commune de Mlomp dans le Département de Bignona. Le maire Ansoumana Papiss Diémé lance les travaux de construction de la maternité du poste de santé.

Dans cette commune de Mlomp dans le département de BIGNONA, le premier magistrat Ansoumana Papiss Diémé marque une nouvelle étape dans le renforcement du plateau médical en procédant au démarrage officiel des travaux de construction de la maternité du poste de santé de mlomp.

La cérémonie de lancement des travaux s’est déroulée en présence du médecin-chef du district sanitaire de Thionck-Essyl le Dr Kader Sarr. Il en a profité pour mettre en service plusieurs appareils médicaux récemment acquis par la commune parmi lesquels, une échographie portative, un électrocardiogramme et un microscope. *

D’une valeur globale estimée à près d’une centaine de millions de francs Cfa, cet investissement témoigne de la volonté des autorités locales d’améliorer la qualité des soins offerts aux populations. Une initiative, saluée par les populations.

Cet acte traduit l’engagement du maire Ansoumana Papiss Dieme et de son équipe municipale à renforcer les infrastructures sanitaires et à rendre les services de santé plus accessibles à Mlomp et aux villages environnants. Investissement témoigne de la volonté des autorités locales d’améliorer la qualité des soins offerts aux populations.Une initiative, saluée par les populations.

 

Bitumage de l’axe Mékhé-Pékesse-Thilmakha en 2026: Le maire de Mérina Dakhar, Mamour Syll, salue la décision du gouvernement

Le gouvernement sénégalais a décidé de procéder au bitumage de la route Mékhé-Pékesse-Thilmakha, longue de 42 km, pour un coût de 8,5 milliards de francs CFA. Cette décision a été saluée par le maire de Mérina Dakhar, Mamour Syll, qui a exprimé sa joie au nom des populations du Cayor. La route, qui était dans un état défectueux, rendait la circulation très difficile, surtout en période d’hivernage.

Par Oumar Ngatty Ba

Le maire a remercié le président de la République, le Premier ministre et le ministre des Infrastructures pour cette décision qui répond à une véritable demande sociale. Il a également souhaité plein succès au ministre Déthié Fall dans la réalisation de ce projet et a réitéré la volonté des populations de l’accompagner jusqu’à la fin des travaux.

L’une des principales préoccupations du Cayor a été, depuis plusieurs années, le bitumage de la route Mékhé-Pékesse-Thilmakha longue de 42 kms. Cette longue attente de ces populations, souligne le maire, vient de trouver une réponse positive de la part du président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, de son Premier ministre Ousmane Sonko et du ministre chargé des infrastructures, Déthié Fall en décidant, durant l’année 2026, de procéder au bitumage de l’axe Mékhe-Pékesse-Thilmakha pour un coût de 8,5 milliards FCfa.

Cette nouvelle a été accueillie avec joie par les populations des quatre coins du Cayor. Ces dernières ont souffert de l’état d’implacabilité de cette route depuis plusieurs années. Il faut noter que circuler sur cet axe surtout en période d’hivernage constitue un véritable parcours du combattant pour les usagers à savoir les automobilistes, les motocyclistes et les charretiers. Ces derniers n’ont cessé de pousser un véritable cri de cœur pour le bitumage de cet axe à cause des nombreux désagréments.

Très soucieux du bien-être des populations, le maire de la commune de Mérina Dakhar, Mamour Syll, a accueilli avec beaucoup de joie cette décision du gouvernement. Selon lui, le gouvernement vient d’apporter une réponse à une véritable demande sociale « car l’état défectueux de cet axe a causé des victimes et beaucoup de dégâts matériels ».  » Si le gouvernement s’engage à finaliser les travaux de cette route, ce serait une aubaine pour les populations de tout le Cayor », s’est-il plu à dire.

Aussi, le maire Mamour Syll, au nom de toutes les populations du Cayor, a souhaité plein succès au ministre chargé des infrastructures, Déthié Fall, tout en lui réitérant toute la volonté de la population à l’accompagner jusqu’à la fin des travaux. Et l’édile de Mérina Dakhar a tenu à transmettre au ministre chargé des infrastructures les remerciements des populations du Cayor.

 

Mashujaa Day: Le Président Bassirou Diomaye Faye célèbre les héros africains

À l’invitation de Son Excellence William Samoei Ruto, Président de la République du Kenya, le Chef de l’État sénégalais, Son Excellence Bassirou Diomaye Faye, a pris part ce lundi 20 octobre aux célébrations officielles de la Journée des Héros (Mashujaa Day), organisées au stade Ithookwe dans le comté de Kitui.

Commémorée chaque année, cette journée nationale revêt une importance particulière pour le peuple kényan. Elle rend hommage aux femmes et aux hommes qui, par leur courage et leur engagement, ont marqué l’histoire du pays et du continent africain dans leur lutte pour la liberté, la justice et le progrès.

En tant qu’invité d’honneur de cette édition 2025, le Président Diomaye Faye a assisté à la cérémonie aux côtés de Madame Maria Benvinda Levy, Première ministre du Mozambique, de membres du gouvernement kenyan, du corps diplomatique ainsi que de plusieurs dignitaires civils et militaires.

Dans son discours, le Président sénégalais a salué la mémoire des héros kényans et africains, affirmant que « célébrer nos héros, c’est préserver notre histoire et affermir notre avenir ». Il a également plaidé pour une plus grande synergie africaine autour de la mémoire collective, en mettant en avant l’importance de l’éducation, de la recherche et de la valorisation des figures de résistance du continent.

Défilés, hommages et prestations culturelles ont rythmé cette cérémonie empreinte de solennité et de fierté nationale. Par sa participation, le Président Faye a réaffirmé la solidité des liens d’amitié et de coopération entre le Sénégal et le Kenya deux nations unies par une même vision d’une Afrique souveraine, solidaire et fière de son héritage.

A. L. NDIAYE (avec En Relief)

Promotion de 4000 nouveaux enseignants: Guirassy sacre une nouvelle génération de bâtisseurs de la Nation

ÉDUCATION NATIONALE

Au Grand Théâtre de Dakar, le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Mamba Guirassy, a présidé la cérémonie solennelle de remise des certificats de fin de stage aux 4000 élèves-maîtres de la 12ᵉ promotion. Une cérémonie empreinte de symboles et de valeurs fortes, qui consacre l’engagement du ministre pour une école plus citoyenne, plus humaine et résolument tournée vers l’avenir.

C’est dans un Grand Théâtre Doudou Ndiaye Coumba Rose plein à craquer que s’est tenue, sous la présidence effective du ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Mamba Guirassy, la cérémonie de remise des certificats de fin de stage aux 4000 élèves-maîtres de la 12ᵉ promotion. Un moment solennel, fort en émotions et en symboles, qui vient marquer la fin d’un cycle de formation et l’entrée dans la profession d’enseignant pour des milliers de jeunes, désormais prêts à servir la Nation.

Placée sous le thème «L’école au service de la transmission des valeurs et de la construction d’une citoyenneté responsable», la cérémonie a mis en exergue la vision profondément humaniste et citoyenne que le ministre entend insuffler à l’école sénégalaise. Pour Moustapha Mamba Guirassy, l’école ne doit pas être uniquement un lieu de transmission de savoirs, mais aussi un espace d’éducation aux valeurs, de formation à l’éthique, à l’intégrité, à la responsabilité et à l’engagement civique.

Dans son allocution, le ministre a lancé un appel fort à l’ensemble des acteurs du système éducatif pour un renouveau des mentalités, une école «porteuse d’espérance et d’humanité», capable d’accompagner les mutations sociales, de bâtir une société juste, équitable et solidaire, et de contribuer à l’émergence d’un Sénégal fort, uni et résilient.

L’événement a également été l’occasion de rendre un hommage appuyé à Madame Sokhna Astou Seck Diouf, marraine de la promotion. Figure emblématique de l’éducation nationale, elle incarne, selon le ministre, la rigueur, l’engagement et la passion pour le métier d’enseignant. Sa présence à la cérémonie a été saluée comme un symbole fort de ce que le ministère souhaite promouvoir: l’excellence, la transmission des savoirs, et le don de soi au service de la République. Ce sont ainsi 4000 nouveaux enseignants – dans les options français, arabe, anglais et Daara, au préscolaire comme à l’élémentaire – qui vont venir renforcer les rangs du système éducatif national. Une véritable bouffée d’oxygène pour les écoles du pays, mais surtout un signal fort de l’engagement du gouvernement à améliorer la qualité de l’éducation, à travers un personnel bien formé, conscient de son rôle social et porteur des valeurs fondamentales de la République.

Sous la conduite de Moustapha Mamba Guirassy, l’école sénégalaise est appelée à devenir un levier de transformation sociale, un vecteur de citoyenneté et un moteur de développement. Ce message, martelé tout au long de la cérémonie, a trouvé un écho fort chez les nouveaux enseignants, investis d’une mission noble : éduquer, former et transmettre, dans le respect des valeurs républicaines et au service d’un avenir meilleur pour le Sénégal.

Pape Bakary DIATTA

Tourisme durable dans le Delta du Saloum: La SAPCO trace sa voie avec une vision inclusive et écologique

Fatick: Dans un entretien exclusif, Pape Made Diouf, Délégué régional de la SAPCO Sénégal pour la zone Centre (Fatick – Kaolack – Kaffrine), nous a détaillé les ambitions, les défis et les perspectives de développement touristique de sa structure dans cette région à fort potentiel touristique.

En effet, depuis 2019, la Société d’Aménagement et de Promotion des Côtes et Zones Touristiques du Sénégal (SAPCO) y déploie une stratégie axée sur la durabilité, l’inclusivité et la préservation du patrimoine naturel.

Une présence stratégique dans la région Centre

La SAPCO, bras armé de l’État pour l’aménagement touristique, est active dans plusieurs zones stratégiques de la région centre. Notamment à Fatick, Foundiougne, Ndolet, Escale, Mbellacadiao (site situé sur la route Fatick-Foundiougne), Missirah, Soukouta et Sandicoly. Ces sites, immatriculés par l’État, sont en attente du décret de liquidation des impenses, ultime étape avant le démarrage effectif des aménagements. « Et pour ce faire, les actes de cession sont déjà signés », nous a précisé Pape Made Diouf.

Le Delta du Saloum, un joyau à préserver

Classé patrimoine mondial de l’UNESCO, membre du Club des plus belles baies du monde et reconnu comme zone RAMSAR, le Delta du Saloum concentre toutes les qualités pour devenir un pôle d’écotourisme exemplaire.

Mais la SAPCO ne veut pas d’un développement à tout prix. Elle entend éviter les erreurs du passé, à l’image des stations bétonnées comme Saly ou Pointe Sarène. L’objectif étant de mettre en avant un tourisme durable, écologique et communautaire, basé sur l’écotourisme, l’agrotourisme et le tourisme solidaire. Des structures légères, démontables, comme les lodges en bois, sont privilégiées pour minimiser l’impact environnemental.

Pour Pape Made DIOUF, « ce que nous voulons c’est un tourisme qui respecte la nature et implique les communautés locales à chaque étape du projet ».

Appel à une régularisation claire et équitable

Mais, malgré cette vision ambitieuse, de nombreux défis freinent le développement cette vision. « C’est en fait la réticence des populations locales liée à l’attachement ancestral à la terre ce qui rend les projets publics complexes, alors même que certains habitants cèdent leurs terres à des acteurs privés », a précisé le Délégué régional SAPCO Centre.

Toutefois, les responsables de la société d’aménagement appellent à une régulation claire et équitable, notamment sur la fiscalité et la catégorisation des structures touristiques.

Et, pour faire face à ces enjeux, SAPCO veut se réinventer avec la création de filiales spécialisées allant dans le sens de mettre en place des stratégies nouvelles afin de mieux structurer son action.

Un projet hôtelier est également envisagé autour de Missira, proche de la plateforme pétrolière, pour capter une clientèle professionnelle.

Congrès des plus belles baies du monde en 2026

À l’horizon 2026, le Sénégal, particulièrement la région accueillera un événement majeur. Le congrès du Club des plus belles baies du monde, co-organisé avec la baie de Ngor qui vient d’être officiellement reconnue en tant que membre. Ceci devrait constituer une occasion unique de faire rayonner le Delta du Saloum à l’international.

En perspective, la SAPCO milite pour une meilleure insertion des jeunes dans le secteur. Malgré les formations existantes, le lien entre la théorie et la pratique reste fragile. « On forme des jeunes, mais ils ne savent même pas tenir un plateau. Il faut les intégrer dans les structures, leur donner des indications concrètes », déplore Pape Made Diouf.

L’appel est donc lancé pour que les lycées professionnels, universités et initiatives locales (comme les GIE de jeunes) soient pleinement associés à la dynamique touristique.

En conclusion, le Délégué régional de SAPCO Centre lance un plaidoyer pour une responsabilisation collective, où chaque acteue: État, collectivités, populations, secteur privé pourrait jouer pleinement son rôle.

« Le Delta du Saloum ne doit pas être sacrifié sur l’autel du profit immédiat. Fatick peut bien devenir un véritable grenier économique du Sénégal, à condition de miser sur l’humain, l’environnement et la durabilité», a conclu Pape Made DIOUF, Délégué régional centre Fatick-Kaolack-Kaffrine de la Société d’Aménagement et de Promotion des Côtes et Zones Touristiques du Sénégal (SAPCO).

Mohamadou SAGNE

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