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56ème journée mondiale de la normalisation: Le Sénégal érige la Qualité comme levier pour un développement durable

Par Ch. Seck NDONG

Le Sénégal a célébré ce vendredi 24 octobre 2025 la 56e Journée Mondiale de la Normalisation, placée sous le thème « Vision partagée pour un monde meilleur ». La cérémonie, présidée par le Secrétaire Général du Ministère de l’Industrie et du Commerce, a mis en lumière l’importance de la normalisation et de l’évaluation de la conformité pour le développement économique et social du pays.

Dans son allocution, le Secrétaire Général a souligné l’existence d’un déficit de culture qualité au Sénégal, qu’il convient de corriger à travers la mise en œuvre de la Politique Qualité et l’engagement de tous les acteurs. Il a également insisté sur l’importance de l’infrastructure de la qualité dans la mise en œuvre de la nouvelle Politique industrielle.

La cérémonie a été l’occasion de remettre des certificats de reconnaissance à des experts et des entreprises qui se sont distingués dans le domaine de la normalisation et de la qualité. Le Prix CEDEAO de la Qualité a été décerné à l’entreprise SOCOCIM, tandis que le Certificat d’accréditation du LANAC a été remis à plusieurs entreprises.

Un panel sur la normalisation comme levier intégrateur dans le renforcement du partenariat multi-acteurs et multisectoriel pour l’atteinte des objectifs de la Vision Sénégal 2050 a clôturé la cérémonie. Les participants ont échangé sur les perspectives et les pistes concrètes pour renforcer le rôle de la normalisation dans la Vision Sénégal 2050.

 

Hommage au Président Amadou Mahtar Mbow: Le Mesri annonce une série activités

En prélude à l’hommage national au Président Amadou Mahtar Mbow, le gouvernement a fait face aux journalistes. Le Secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur de la Recherche et de l’Innovation Mr Fary Sèye qui a représenté le ministre de tutelle est revenu sur les activités que le Mesri va dérouler.

«Au-delà du caractère multidimensionnel de l’homme, la famille de Mbow de son vivant avait décidé d’octroyer à l’université 12500 ouvrages », explique Fary Seye. Il signale que le ministère en relation avec l’université Amadou Mahtar est en train de travailler sur le catalogage et le référencement de ces 12500 ouvrages.

Le Mesri, à travers ses différents demembrements, a aussi prévu de refaire le bureau du parrain. «Ce sera un symbole et un lieu où les étudiants pourront se remémorer de l’homme », explique le Secrétaire général du Mesri. À côté de la bibliothèque patrimoniale Amadou Mahtar Mbow, il est prévu d’organiser un concours de publi reportage et un concours de portrait de l’homme.

«Nous avons également avec l’université Amadou Mahtar mbow assuré la promotion auprès des étudiants la réalisation de recueil de poèmes qui porteront sur le doyen Mbow. Évidemment avec l’intelligence artificielle, les étudiants sont prêts à créer un avatar qui diffuse des épisodes sur la vie de Amadou Mahtar Mbow. En relation avec polyteque science agricole de Diamniadio, nous allons acquérir les plans et aménager un espace pour réaliser un jardin botanique», soutient M. Seye.

Le Mesri annonce aussi un colloque entre l’Université Amadou Mahtar Mbow et l’université moderne de Chinguetti. Le thème de ce colloque est Pr Amadou Mahtar Mbow et Dr Mohamed Moctar Ould Bah héritage et valeurs au service de l’éducation, de la culture et du développement en Afrique.

Le Pr Amadou Mahtar Mbow et le Dr Mohamed El Moctar Ould Bah deux figures emblématiques de l’Education et de la Culture en Afrique de l’ouest ont partagé des parcours similaires en tant que ministre de l’Education et de la Culture, acteurs du développement, figures politiques et dirigeants au sein de l’UNESCO. Leurs visions convergent autour de l’éducation comme acteur du développement durable et de la préservation des identités culturelles Africaines renseigne le SG du Mesri.

Pape Bakary Diatta

 

Fatick- Changements Climatiques: Des acteurs appellent l’État à encadrer les émissions de méthane

Fatick: Face à la montée des températures et à l’accélération des effets du changement climatique, plusieurs acteurs de la région de Fatick ont haussé le ton hier jeudi 23 octobre 2025 pour un encadrement des émissions de méthane.

C’est lors d’un atelier de plaidoyer de la société civile pour la réglementation de ces émissions de méthane dans le secteur des hydrocarbures au Sénégal. Une importante rencontre tenue à la Chambre de commerce et ayant mobilisé communautés et autorités autour de cet enjeu crucial pour lequel les communautés de Fatick appellent à légiférer.

Pour ce faire, l’organisation: Citoyens actifs pour la justice sociale (CAJUS) est montée au créneau en partenariat avec NRDI et en présence de plusieurs représentants communautaires, des élus locaux et des acteurs de la société civile.

Un gaz discret, mais destructeur

Souvent oublié dans les discussions climatiques, le méthane est pourtant un gaz à effet de serre 86 fois plus puissant que le dioxyde de carbone (CO₂) sur une période de vingt ans. Invisible et inodore, il s’échappe des exploitations pétrolières et gazières sans être toujours contrôlé. Avec le lancement des projets énergétiques à Sangomar et Saint-Louis, le Sénégal entre dans une phase décisive de son développement énergétique. Mais avec des risques environnementaux qui y sont liés inquiétant. « À Fatick, les températures sont déjà élevées. Si le méthane s’ajoute aux autres gaz à effet de serre, ce sera le comble », alerte Babacar SEYDI le point focal du CAJUS.

Des populations en première ligne, mais peu informées

Selon les enquêtes menées par l’organisation, moins de 2 % des habitants des zones concernées savent réellement ce qu’est le méthane et quels sont ses impacts. Pourtant, ils subissent déjà les conséquences du réchauffement lié aux vagues de chaleur intenses, à la baisse de la productivité agricole, la perturbation des écosystèmes. «C’est pourquoi, les populations ne peuvent pas être laissées à l’écart. Avant d’exploiter, il faut inclure et informer », insiste le représentant de l’organisation: Citoyens actifs pour la justice sociale (CAJUS) qui multiplie depuis 2023, des campagnes de sensibilisation, forums communautaires et ateliers de formation pour renforcer les capacités locales face aux dérèglements climatiques.

Un vide juridique préoccupant

Toutefois, il faut noter que le Code de l’environnement du Sénégal, notamment en son article 133, interdit certes le torchage du gaz, mais prévoit encore de nombreuses exceptions. Et donc, aucune loi spécifique sur les émissions de méthane n’existe à ce jour. « C’est pourquoi, nous appelons l’État à légiférer sur les émissions de méthane. Ce n’est pas une question technique, c’est une question de volonté politique », a plaidé Mr Seydi.

Une mobilisation citoyenne pour interpeller les autorités

À travers cet atelier, CAJUS et NRDI veulent amorcer une campagne nationale de plaidoyer pour pousser les autorités à adopter une réglementation stricte. Les participants, parmi eux de nombreuses femmes et jeunes ont réaffirmé leur détermination à porter cette cause au niveau national. Mme Ndieme Ndong, point focal de CAJUS à Fimela, témoigne : « Il y a quinze ou vingt ans, nous ne connaissions pas ces phénomènes. Aujourd’hui, la chaleur est insoutenable. Il faut agir maintenant pour protéger nos enfants ».

Un appel à la responsabilité collective

Si l’exploitation pétrolière et gazière promet des retombées économiques, elle ne doit pas compromettre la santé publique ni la durabilité environnementale. Les citoyens de Fatick rappellent que la crise climatique est d’origine humaine et que les solutions doivent l’être aussi. « Le plaidoyer, c’est informer, influencer et inciter à agir. Nous ne voulons pas subir : nous voulons participer aux décisions qui concernent notre avenir », a fait savoir Lamine DIAGNE qui a présenté le document de plaidoyer pour renforcer la mobilisation citoyenne pour la réglementation des émissions de méthane dans le secteur des hydrocarbures au Sénégal.

L’enjeu aujourd’hui est la réglementation urgente des émissions de méthane au Sénégal. A travers l’adoption d’une loi nationale spécifique sur le méthane qui aura pour objectif majeur de protéger les populations et contribuer à la lutte mondiale contre le réchauffement climatique.

Par Mohamadou SAGNE

Education: La Fondation Kéba Mbaye offre plus de 500 kits à dix écoles dans l’IEF de Pikine

EDUCATION

La Fondation Kéba Mbaye remet ça. Fidèle à sa réputation, elle a offert 50 kits scolaires aux élèves de l’école Baoré Seck, à Pikine-Ouest. Mais au total, ce sont 500 kits scolaires qui seront distribués dans dix écoles de l’IEF de Pikine.

Les parents d’élèves de l’école Baoré Seck de Pikine Ouest (Banlieue de Dakar) poussent un de soulagement. La fondation Kéba Mbaye a offert à plus de 50 élèves de cet établissement des kits scolaires. Un geste bien apprécié par le directeur de l’école.

« C’est une action qui vient à son heure. De plus en plus, on parle de « Oubbi tay, Jang Tay», mais il est difficile de réaliser cet objectif à cause du manque de fourniture. Les parents d’élèves sont souvent confrontés à des difficultés pour garnir les cartables des élèves. Donc si la Fondation Kéba Mbaye vient en début d’année scolaire avec 500 kits de fournitures, rien que pour l’inspection de l’éducation et de la formation (IEF) de Pikine dont 50 kits dans mon établissement, c’est une excellente chose. C’est pourquoi, nous nous en réjouissons de ce geste au nom de l’école, au nom de la collectivité, des élèves et de leurs parents et au nom de l’inspecteur, Mor Guèye. Nous adressons nos vifs remerciements à la Fondation Kéba Mbaye pour ce geste » a expliqué Mamadou Lamine Diène.

Selon le directeur de l’école Baoré Seck, cette action va contribuer au relèvement du niveau des élèves. « Ce geste va permettre d’améliorer les résultats, d’améliorer les taux de réussite aux différents examens. C’est aussi une action qui permet de lutter contre la déperdition scolaire. Il y a des élèves qui quittent l’école faute de fournitures scolaires. Face à certaines difficultés, l’enfant n’est même pas motivé. Aujourd’hui, si nous recevons ses fournitures scolaires, nous ne pourrons que s’en féliciter et remercier encore la Fondation Kéba Mbaye », se a ajouté Mamadou Lamine Diéne.

Selon lui, au-delà du critère de l’excellence, les élèves issus de familles démunies ont été aussi accompagnés. « Cela motive les élèves parce que les critères de choix, déjà, il y a le critère de l’excellence. Nous choisissons d’une part les meilleurs élèves pour les récompenser et les pousser à continuer sur la bonne lancée. Mais nous attribuons aussi des kits à des élèves qui sont choisis selon le critère de la nécessité, de la vulnérabilité, issus de familles défavorisées. Tous ces élèves sont ciblés » a-t-il renchéri.

Pour la présidente de la fondation Kéba Mbaye, c’est 5.000 sacs remplis de fournitures qu’ils seront octroyés cette année pour accompagner les élèves. «Nous sommes aujourd’hui à l’école Baoré Seck de Pikine-Ouest, dans le cadre des activités de la Fondation Kéba Mbaye. L’activité principale de la Fondation, c’est l’éducation, parce que nous pensons que l’éducation est le socle du développement du Sénégal. Depuis maintenant 15 ans, nous distribuons des kits scolaires, avec tout le matériel dont on a besoin à l’école primaire, pour permettre aux enfants nécessiteux, mais aussi aux enfants qui sont les meilleurs dans leur classe, de pouvoir poursuivre l’année scolaire correctement. Nous sommes venus ici aujourd’hui pour distribuer 500 kits scolaires, et nous en distribuerons 5 000 dans tout le Sénégal » a indiqué Fatimata Agne, présidente de la fondation Kéba Mbaye.

M. Sarr

3ème Congrès de l’UNSAS: Yvette Keita, secrétaire générale intérimaire, minimise les incidents

Le troisième congrès de l’Union nationale des syndicats autonomes du Sénégal (UNSAS) s’est ouvert hier à Dakar. Pendant deux jours, les congressistes vont se pencher sur l’unité et la solidarité syndicale. D’où le thème : ‘’Repenser l’autonomie syndicale dans l’unité et la solidarité ‘’. Mais la cérémonie a été marquée par des incidents, jugés mineurs par Yvette Keita.

L’ouverture des travaux a vu la présence de nombreuses personnalités, du monde syndical, des camarades de l’UNSAS et des autorités étatiques. Mody Guiro Sg de la CNTS, Mamadou Lamine Dianté président du Haut conseil du Dialogue social (HCDS), le représentant du BIT, bureau Dakar, Mamadou Diop dit ‘’CASTRO’’, Awa Wade, Samba Sy ancien du Travail sous Macky…, tous étaient présent.

La cérémonie a été présidée par Olivier Boucal, Ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme du service public. Toutefois, la cérémonie a été marquée par des incidents, qui ont perturbé le déroulement des travaux durant des dizaines de minutes. Entre applaudissements et huées, Yvette Keita, secrétaire générale intérimaire de l’Unsas, a prononcé son allocution dans un climat tendu.

Cependant elle minimise ces incidents. « Le congrès est moment crucial dans la vie d’un syndicat, d’une centrale syndicale, qui peut attiser des tensions ou de bonnes choses. Mais tout ceci, c’est la vitalité d’une centrale syndicale. Il faut l’admettre. Dans une centrale syndicale, nous ne pouvons pas avoir toutes les sensibilités d’un côté. Il faut qu’il y’ait de la friction. Nous le comprenons. Nous l’acceptons et nous avons la grandeur de faire avec. Ces incidents ne représentent rien pour nous. C’est dans le cour normal de la vie d’une centrale syndicale » a expliqué Mme Yvette Keita. :

Mais pour d’autres, ces incidents témoignent de la tension qui prévaut autour de l’élection au poste de secrétaire générale de l’UNSAS, prévue ce samedi. Le 3ème congrès de l’Union nationale des syndicats autonomes du Sénégal (UNSAS) intervient dans un contexte très difficile pour les travailleurs. Il est caractérisé par la précarité de l’emploi, les licenciements dans les secteurs publics et parapublics, les revendications des syndicats de tout bord pour un meilleur traitement des travailleurs.

C’est pourquoi le secrétaire général de la confédération nationale des travailleurs du Sénégal (CNTS, Mody Guiro, appelle les responsables syndicaux à l’unité et à la solidarité. A cette occasion, un vibrant hommage a été rendu à feu Mademba Sock, ancien secrétaire général historique de l’Unsas et figure emblématique du syndicalisme sénégalais, africain et mondial.

M. Sarr

Abdou Dione: Le Professeur qui veut reverdir l’Afrique et réinventer le destin du continent

LEADER CONTINENTAL EN DEVENIR

 De Kahone à Kinshasa, en passant par Bénin, Burkina Fasso, Touba, Tivaoune, Kaolack et Saly, Abdou Dione incarne une Afrique qui agit, forme, plante, bâtit et inspire. Professeur, écrivain, entrepreneur, reboiseur, investisseur et bâtisseur de villes intelligentes, cet homme aux multiples casquettes trace un sillon inédit dans le développement durable et la souveraineté africaine.

Un intellectuel de terrain, un homme de vision

Premier Sénégalais à décrocher un Master II en Parasitologie dans le système LMD à l’Université Cheikh Anta Diop, Professeur au Lycée Serigne Amadou Cissé de Pire avec 15 ans d’expérience, Abdou Dione aurait pu rester confiné à une brillante carrière académique. Mais c’est sur le terrain de l’action écologique, économique et sociale qu’il choisit de faire fleurir son génie.

Deux milliards d’arbres pour l’Afrique

Fondateur de One Terra Trees Project (OTTP), le natif de Damonghaye ambitionne de planter ou protéger jusqu’à 2 milliards d’arbres fruitiers à travers l’Afrique, dont 18 millions au Sénégal et 2 millions à Touba. Déjà, à lui seul, il a injecté plus de 12 millions de FCFA dans la reforestation du Sénégal. Plus de 1 000 personnes formées, des milliers d’arbres plantés, une dizaine de pépinière créées, et une dynamique verte enclenchée dans plusieurs pays africains. Au Burkina Fasso par exemple, le jeune Zoubga Nathanaël, coordonnateur national de One Terra, a installé une pépinière dans la commune de Bama, où il est sur le point de produire 20 000 pieds.

Reconnaissance spirituelle et implication des Guides religieux

Il convient de souligner que M. Dione et son équipe, *Team One*, ont été reçus, félicités, encouragés et bénis par plusieurs des plus hautes autorités religieuses du Sénégal :

– le 9 novembre 2024, par le Khalife Général des Mourides, Serigne Mountakha Mbacké, dont le fils ainé, Serigne Mame Thierno Mbacké (Serigne Kosso), est le Président d’honneur du one Terra.

– le 31 août 2025, par le Khalife Cheikh Omar Hadiyatoulah Soumbounou de Fass Kahone,

– le 18 octobre 2025, par Serigne Cheikh Ndigal Sène, entre autres.

Au cours de ces différentes rencontres, le Président Abdou Dione a visité plus de vingt lieux de culte à travers le pays et planté plusieurs milliers d’arbres, témoignant ainsi de son engagement spirituel et écologique profond.

Une Afrique en action, portée par une jeunesse debout

À travers son engagement, Abdou Dione incarne un nouveau leadership africain : enraciné, éclairé et profondément tourné vers l’impact. Convaincu que la transformation du continent viendra d’une jeunesse formée, audacieuse et connectée à ses réalités, il mise sur l’éducation environnementale, la transmission des savoirs pratiques et l’entrepreneuriat durable comme leviers de changement.

Dans les zones rurales comme dans les centres urbains, ses actions touchent des communautés entières : création de pépinières communautaires, développement de forêts nourricières, ateliers de reboisement intelligent, formation de femmes et de jeunes aux métiers verts. Le professeur Dione ne plante pas que des arbres, il sème aussi des idées et fait pousser des vocations.

L’innovation au service de la souveraineté écologique

Visionnaire, Abdou Dione ne se limite pas à la plantation d’arbres. Il rêve d’une Afrique souveraine où chaque village devient un pôle d’autosuffisance écologique. À travers la conception de villes intelligentes participatives vertes, il allie urbanisme durable, énergies renouvelables, gestion intelligente de l’eau et agriculture urbaine pour bâtir des espaces de vie à l’avant-garde du développement durable.

Son approche transversale associe science, technologie, culture et spiritualité, dans une logique de régénération des sols… et des consciences. Pour lui, reverdir l’Afrique, c’est aussi améliorer la qualité de la nutrition des populations, prévenir les maladies, faire des économies, créer des emplois et réconcilier le continent avec ses savoirs ancestraux, tout en intégrant les innovations du XXIe siècle.

Son concept Daawaamonaay Cities (Villes intelligentes participatives vertes, VIP) a séduit des dizaines de familles qui en ont profité pour acquérir et construite des toits décents. La première VIP implantée à Mbour, dans la commune de Malicounda, est un cas d’école. M. Dione martèle qu’il est tout à fait possible de créer 557 Smart Cities participatives, soit une VIP par commune, pour rendre le logement accessible à chaque sénégalais.

Un modèle de leadership panafricain et mobilisateur, une démarche fédératrice

De plus en plus sollicité sur la scène continentale, Abdou Dione incarne une voix panafricaine pragmatique montante. Il collabore avec des ONG, des universités, des institutions publiques et des acteurs du secteur privé, dans une logique de synergie et de co-construction.

Son rêve : créer une alliance panafricaine des acteurs du reboisement et de la transition écologique.

À travers ses écrits (plus de 7 ouvrages), ses conférences (plus de 12 conférences) et ses chantiers (LPCM, Daawaamonaay City Mbour, Kaj’Or City, AGI, OTTP…), il interpelle les consciences, inspire des vocations, et prouve qu’un autre destin africain est possible : enraciné dans ses terres, porté par ses enfants, et tourné vers un futur durable, inclusif et rayonnant.

Son projet de rédaction collective du « Livre le plus cher au monde » (LPCM), qui fédère plus de 4 000 membres dont 600 investisseurs issus de 40 pays répartis sur 4 continents, illustre, tout comme le One Terra Trees Project, ses VIPs, sa capacité à concevoir des initiatives d’envergure. À cela s’ajoute sa plateforme de lecture centrée sur l’Afrique de demain, déjà proposée au programme de gouvernance d’une université de la sous-région par un professeur agrégé du CAMES, ainsi que l’Assemblée Générale d’Africa GéniEinvest, tenue pour la deuxième fois du 26 au 28 septembre 2025 à Saly et ayant réuni 4 pays.

L’ensemble de ces réalisations témoigne à la fois de la pertinence de ses projets et de ses remarquables capacités de mobilisation et de leadership.

Une valeur sûre pour le Sénégal

L’État du Sénégal, voire l’Afrique toute entière, gagnerait à mettre à profit la créativité, la vision stratégique, la détermination et les capacités exceptionnelles de cet homme aux multiples talents.

Il compte parmi les rares leaders africains capables de concevoir des projets novateurs, de mobiliser la jeunesse, les femmes et les hommes, tout en ralliant les plus hautes autorités religieuses autour d’idéaux communs.

Un souffle nouveau pour l’Afrique

Abdou Dione est bien plus qu’un acteur du changement : il est le souffle nouveau qui irrigue l’espoir d’une Afrique renaissante. À travers ses actions concrètes et son engagement inébranlable, il montre que reverdir le continent ne relève pas seulement d’une urgence écologique, mais d’une révolution culturelle et économique.

Porté par une vision claire et un pragmatisme audacieux, il incarne cette génération de leaders africains capables de réinventer le destin du continent. Il promeut exclusivement la mise en lumière du génie africain.

En conjuguant science, innovation et respect des racines, Abdou Dione dessine une Afrique qui se relève, se bâtit et se révèle, à l’image des forêts qu’il plante : fortes, vivantes, et prêtes à nourrir des lendemains durables.

Par sa vision, son inspiration et son action, il milite pour un leadership coopératif, collaboratif et panafricain pragmatique, porteur d’un rayonnement mondial. Entre l’amont de ses inspirations et l’aval de ses aspirations, aucune limite ne se dresse : tout lui paraît possible.

Son message est limpide : c’est en agissant ensemble, avec détermination et amour de la terre, que l’Afrique pourra enfin écrire sa propre histoire, verte et souveraine.

A. L. NDIAYE (avec En Relief)

 

La commune du Plateau dans la tourmente: quand la vérité dérange- (Par Boubacar Diallo)

J’ai fait l’effort de lire le texte signé par M. Sélé Dièye, en réponse au texte lumineux de M. Abdou Khadre Gaye, citoyen engagé, intellectuel respecté et acteur du développement. Après la lecture du texte, j’ai eu un vertige, puis j’ai pensé à Sacha Guitry: «Quand une phrase ténébreuse, alambiquée vous donne le vertige, souvenez-vous que ce qui donne le vertige c’est le vide».

En effet, ces attaques virulentes et injustifiées sonnent vides et traduisent moins une recherche de vérité qu’une volonté manifeste de protéger un système politique à bout de souffle, incarné aujourd’hui par M. Alioune Ndoye, maire de Dakar-Plateau, dont la gestion accumule les échecs visibles et les désillusions profondes.

  1. Abdou Khadre Gaye, une voix libre face à la gestion fermée du Plateau

Depuis des années, M. Abdou Khadre Gaye agit en citoyen éclairé, rappelant que la commune n’appartient ni à un homme ni à un clan politique.

Ses analyses, souvent dérangeantes pour les tenants du pouvoir local, sont pourtant fondées sur une connaissance profonde des enjeux de gouvernance, de patrimoine et de mémoire collective.

Face à cela, on a préféré la caricature, la déformation et la diabolisation. Or, critiquer la gestion d’un maire n’est pas un crime : c’est un acte démocratique.

  1. Les dégâts politiques et moraux de la gestion d’Alioune Ndoye

Sous le magistère d’Alioune Ndoye, Dakar-Plateau a connu une dérive politique et administrative inquiétante, marquée par :

  • La confiscation du débat public : aucune instance de concertation réelle n’existe avec les acteurs de la société civile ou les forces vives du Plateau. Les décisions se prennent dans le secret des bureaux, loin des populations concernées.
  • La politisation de la gestion communale : la mairie est devenue un instrument partisan au service d’ambitions personnelles, non un outil de développement collectif. Les nominations, les choix budgétaires et les priorités témoignent d’une gouvernance de clan, non de vision.
  • Le recul du cadre de vie : malgré les discours, le Plateau reste submergé par l’insalubrité, les embouteillages, l’encombrement et la précarité de certains quartiers historiques. L’esthétique urbaine se dégrade pendant qu’on communique sur des projets vitrine.
  • L’abandon du patrimoine symbolique : Sandaga,les bâtiments coloniaux, les penths et quartiers traditionnels ont souffert de la lenteur, du flou et de l’absence de stratégie claire. Beaucoup d’initiatives sont restées à l’état de promesses ou de slogans.
  • La fracture avec les acteurs culturels et communautaires : jamais le lien entre la mairie et les forces vives du Plateau n’a été aussi faible. Le sentiment d’exclusion domine, alors même que la commune concentre une richesse humaine exceptionnelle.

Ce bilan, visible de tous, explique pourquoi tant de voix, à l’image de celle de M. Gaye, s’élèvent pour dénoncer un système qui étouffe la vitalité démocratique du Plateau.

  1. Sandaga: symbole d’une gestion sans transparence

Le marché Sandaga, symbole de notre patrimoine collectif, a été transformé en dossier politique opaque.

Les appels d’offres, les coûts, les arbitrages techniques et les critères de décision n’ont jamais fait l’objet d’une communication claire.

Là où le Maire aurait pu créer un consensus local, il a choisi le passage en force et la communication partisane.

C’est précisément cette opacité que dénonce Abdou Khadre Gaye — non par esprit de contradiction, mais par exigence de vérité et de respect des citoyens.

  1. Une mémoire collective malmenée

La débaptisation précipitée des rues et places publiques est un autre exemple d’improvisation politique.

Renommer des espaces sans concertation ni critères transparents, c’est effacer des pans entiers de notre mémoire sans offrir aux populations l’occasion de s’approprier ces choix.

  1. Gaye, acteur culturel majeur, rappelle à juste titre que la mémoire urbaine ne se gère pas par décret, mais par dialogue.

Sur ce terrain, la mairie a échoué à incarner une vision rassembleuse.

  1. Le vrai problème : un leadership en fin de cycle
  2. Alioune Ndoye, élu pour servir, s’est peu à peu enfermé dans un fonctionnement solitaire, rétif à la critique et déconnecté des réalités sociales du Plateau.

Cette posture a provoqué un épuisement de la confiance, même parmi ses anciens soutiens.

Les jeunes, les commerçants, les femmes et les acteurs de quartier ne se reconnaissent plus dans une gestion qui promet beaucoup, mais transforme peu.

Le discours est resté politique, alors que la population attendait des résultats concrets.

Conclusion : La vérité, rien que la vérité et l’avenir du Plateau

Nous réaffirmons notre soutien total à M. Abdou Khadre Gaye, dont la voix incarne celle de la liberté, de la lucidité et du courage politique.

Car, il s’exprime au nom du peuple, non contre un homme, mais contre une méthode de gestion qui a montré ses limites.

Les attaques personnelles ne masqueront pas l’évidence: le Plateau mérite une gouvernance plus transparente, plus participative et plus visionnaire.

Le temps des monologues est révolu.

Place désormais au temps du débat, de la vérité et de la responsabilité.

Boubacar Diallo 

Pseudo Zaldaire 

O9 rue Dardanelles Niaye Thioker 

 

 

 

Mme Khady Ba présidente du Cf/Fsaph: «J’exercerai pleinement mes fonctions jusqu’à la fin de mon mandat»

Il y a des remous au sein du comité des femmes de la fédération sénégalaise des associations de personnes handicapées (Cf/Fsaph). Mardi dernier, des femmes handicapées, membres du Cf/Fsaph, ont tenu une assemblée générale à la mairie de Pikine-Nord, pour élire une nouvelle présidente. Khady Ba soutient qu’elle va diriger le comité des femmes jusqu’à la fin de son mandat car elle a été élue démocratiquement.

La présidente du comité des femmes de la fédération sénégalaise des associations de personnes handicapées (Cf/Fsaph), Khady Ba, se veut formelle et catégorique. « Nous n’accepterons aucun complot. J’exercerai mes fonctions de présidente du comité des femmes de la fédération sénégalaise des associations de personnes handicapées (Cf/Fsaph) jusqu’à la fin de mon mandat. J’ai été élue démocratiquement.

C’était le 8 mai 2024, au cours d’une assemblée générale, tenue à la Maison de la Culture Douta Seck. Nous étions deux candidates. Personne n’avait accepté de désister. A l’issue des votes, j’ai gagné la majorité des voix. L’Assemblée générale s’est déroulée devant le directeur général de l’action sociale (Dgas), qui est notre tutelle et le représentant du gouverneur de la région de Dakar. Ma protagoniste m’avait félicité devant toute l’assistance.

Il est inadmissible que plus d’un an après, que ma rivale et le président Moussa Thiaré reviennent pour organiser un simulacre d’AG pour l’élire comme présidente du Cf/Fsaph. C’est manquer de bonne foi » a martelé Mme Khady Ba. Elle relève qu’un complot ne passera sur son dos. « Nous avons envoyé des lettres de contestation de cette soi-disant AG à toutes les autorités. Nous les appelons à prendre leurs responsabilités car nous ne nous laisserons pas faire » a-t-elle martelé.

Selon Khady Ba, Moussa Thiaré n’est pas exempt de toute reproche. « Nous rappelons que le comité des femmes est une entité juridiquement reconnue. Je ne suis pas une bénie oui-oui » a cogné Mme Khady Ba. Pour la présidente du comité des femmes de la fédération sénégalaise des associations de personnes handicapées (Cf/Fsaph), les défis et les priorités des femmes handicapées sont ailleurs que dans des tiraillements.

Par M. Sarr (avec En Relief)

Village de Pilote-Barre*: La hantise de la menace silencieuse de l’érosion côtière

REPORTAGE

Le village Gandiolais de «Pilote-Barre» fait partie des localités du département de Saint-Louis, les plus affectées par l’érosion côtière. Un terroir de la commune de Ndiébéne-Gandiole, qui abrite plus de 3000 âmes.

 Du fait de l’impossibilité de mettre en valeur de nombreuses parcelles maraîchères (due à la salinisation des terres cultivables), de développer l’élevage et la pêche fluviale dans cette zone, ses bras valides ont presque vidé les lieux pour aller chercher un emploi décent sous d’autres cieux plus cléments. Avec les projets d’ensablement de la plage de ce village, de dragage et de balisage de la brèche, mis en œuvre par l’Etat, l’espoir d’une vie meilleure renaît dans ce patelin…

                 Reportage de Mbagnick Kharachi Diagne (Journaliste Consultant)

Saint-Louis-Avec nos mains en visière sur nos yeux illuminés par les lustres éblouissants de la nature joviale de Pilote-Barre, nous admirons la beauté de ce village niché au cœur du Gandiolais. Ce samedi de juillet 2025, nous sommes exténués, après avoir bravé la chaleur et l’inconfort à bord de ces vieilles guimbardes qui roulent à tombeau ouvert, à une allure vertigineuse, pour faire la navette entre le Gandiolais et l’entrée du pont Faidherbe, du côté du faubourg de Sor.

A 12 h 30, nous quittons rapidement le village de Tassinère pour emprunter des sentiers escarpés, des pistes sinueuses, ellipsoïdales, qui doivent nous mener, selon certaines indications, vers Gopp (le Nord) ou Tank (le Sud) de Pilote-Barre. Ce terroir, par endroits, ressemble à une petite hêtraie. Sa strate est arborée et arbustive. Autour du village, certaines plantes bulbeuses, ressemblant à des colchiques, attirent les touristes.

Ici, les villageois, ostensiblement, sont de très bonne humeur et leurs yeux racontent le bonheur, malgré les problèmes environnementaux auxquels ils sont quotidiennement confrontés pour survivre. Ces derniers mènent une vie rustique.

Il est hors de question dans ce milieu d’être dérangé par l’impudeur des femmes aguichantes qui sèment la pluie et le beau temps dans les grands centres urbains. A Pilote-Barre, nos braves concitoyennes sont plutôt préoccupées à aller chercher de l’eau potable.

Ici, on ne sent pas la précarité de la vie. Tantôt, nous sommes impressionnés par de superbes villas et autres constructions futuristes appartenant à des sénégalais nantis, à des européens tombés sous le charme de cette belle localité. Ces maisons très vastes nous remplissent agréablement la vue. Elles sont délimitées par des troncs d’eucalyptus très géants, hauts comme des piliers de cathédrale. Ces grandes concessions sont aménagées de telle sorte, qu’une fois à l’intérieur, le visiteur se croirait dans un paradis terrestre.

Nos premières interlocutrices, Dieynaba Faly Diop, 37 ans et Rokhaya Gaye, 42 ans, visiblement contentes, rendent hommage au nouveau maire de Ndiébéne-Gandiole, Pape Ndiaga Fall, « qui nous envoie régulièrement des camions citernes pour nous alimenter en eau potable, aujourd’hui, nous avons un volume d’eau important qui nous permettra de tenir pendant au moins deux jours ».

Birane Gaye est un septuagénaire qui est resté profondément marqué par la disparition en haute mer d’un de ses enfants qui tentait de rallier les côtes espagnoles à bord d’une pirogue. Depuis six ans, il ne l’a plus revu.

Son témoignage en dit long sur le chagrin qui ronge le cœur de ces nombreux pères de famille de ce village, qui ont perdu au fond de l’océan, leurs enfants. Ces derniers avaient fini par être des candidats malheureux de l’émigration clandestine.

Selon Aldiouma Sène, un autre vieux pêcheur « cuisiné » vers Tassinère, « les jeunes de Pilote-Barre ne pouvaient plus supporter le chômage, l’oisiveté, le désœuvrement, à cause de la salinisation des terres et du fleuve, ils n’avaient plus la possibilité de pêcher ou de cultiver, nous arrivons à survivre grâce à l’argent que certains d’entre eux, qui sont parvenus à s’installer en Espagne, nous envoient régulièrement ».

D’autres jeunes du village sont obligés d’aller mener des campagnes de pêche en Casamance, à Joal, Kayar, en Guinée-Bissau, en Guinée-Conakry, pour envoyer constamment de l’argent aux familles restées à Pilote-Barre.

 

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       La brèche se rétrécit

L’ouverture d’une brèche dans la bande de sable de la Langue de Barbarie à Saint Louis (Sénégal) en 2003 a eu des conséquences sur l’étendue du bief fleuve-mer du Gandiolais. En effet, le village de Pilote-Barre et autres localités situées en face de la brèche, sont devenues très vulnérables à l’action des vagues dévastatrices de la Grande Côte.

 Selon Abdoulaye Siny Diop, 62 ans, frère du chef de village de Pilote-Barre, Ismaïla Diop, la décision d’une protection douce par ensablement, qui a été prise par les autorités sénégalaises, pour protéger ce village des risques d’érosion et de submersion marine, a donné des résultats satisfaisants.

Le projet de dragage et de balisage de la brèche, a-t-il précisé, « mis en œuvre par l’Etat, nous a un peu soulagé, aujourd’hui cette brèche s’étend sur 3 kms de large, alors qu’en 2017/2018, elle avait dépassé 7 kms de large, nous avons l’impression également que cette brèche se rétrécit toute seule et naturellement ».

Les services de l’Etat, a-t-il rappelé, avaient creusé ce canal de délestage au niveau de l’embouchure du fleuve Sénégal, pour permettre l’écoulement rapide des eaux d’inondation qui avaient fortement menacé en 2003 (sous le régime de Me Wade) la ville de Saint-Louis pendant les crues.

Quelques années plus-tard, a-t-il fait savoir, la brèche est passée de 4 mètres de large à plus de 7 kms, « l’eau du fleuve, exposée à l’action de la houle, était devenue très salée, plus de vingt maisons se sont effondrées à cause de l’érosion côtière, on n’arrivait plus à exploiter nos parcelles maraîchères, à capturer des poissons d’eau douce et nos jeunes ont fini par emprunter le chemin mortel de l’émigration clandestine ».

Et, du fait de cette submersion marine, les villages de Doune Baba Dieye, de Tassinère-Gandiole et de Pilote-Barre, ne pouvaient pas faire face à l’action dévastatrice des vagues, « si Doune Baba Dieye a disparu, Tassinère et Pilote-Barre résistent encore, depuis quatre ans, nous arrivons à dormir, tout en veillant sur d’éventuels raz-de-marée ».

Vers 1974, raconte Abdoulaye Diop, « c’était l’abondance dans notre village, j’étais en classe de CM2, on avait beaucoup de poissons d’eau douce, de légumes, d’arbres fruitiers, de cocotiers, de goyaviers, on vivait dans un paradis terrestre, lorsque le président Senghor était venu nous voir, il nous avait demandé d’exprimer nos besoins, on lui fit savoir qu’on ne manquait de rien et qu’on n’avait aucun problème de survie, de nombreux gandiolais nous ont reprochés le fait de lui avoir servi cette réponse ».

 

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     Une histoire de pilotage de bateau

Selon Abdoulaye Siny Diop, ce village existe avant les autres localités de Ndiébéne-Gandiole. A l’époque, des pêcheurs expérimentés, tels que Mafall Bateau (le premier à s’installer dans ce village), Gorgui Magatte Fall, Mame Masène Pathé Sène, Vieux Daouda Diagne et Mamadou Diallo, quittaient Sindoné (le sud de l’île) et Guet-Ndar, pour venir piloter des bateaux européens qui transportaient des marchandises, en vue de les aider à traverser l’embouchure. On les avait surnommés « les grands pilotes », parce qu’ils étaient capables de manœuvrer ces gros navires.

Ces derniers, a-t-il précisé, étaient aidés dans leur tâche par une autre équipe de pêcheurs, qui était chargée de baliser le chemin qui devait leur permettre de conduire ces bateaux jusqu’à la fin de la traversée de l’embouchure. Cette équipe était composée de Pape Assane, Malick Fall, Ameth Diagne, Pape Iba Diagne et Pape Oumar Diop.

Poursuivant, Abdoulaye Siny Diop a souligné que Pilote vient de Pilotage, le terme Barre renvoie au Gouvernail d’un bateau. Tous ces pêcheurs ont fini par s’installer dans ce village, avant de lui donner le nom de Pilote-Barre.

Parlant de l’origine du phare qui surplombe le village, M. Diop a rappelé  qu’il y avait un système de signalisation en bois, qui orientait les bateaux de telle sorte qu’ils puissent éviter d’échouer sur les bancs de sable. Ce phare en bois a été finalement remplacé par un phare très moderne de 37 mètres de long, « jusqu’à présent, il clignote, nuit et jour ».

Il a été installé dans ce village par les européens. Ce phare constitue l’identité de cette localité. Il attire chaque année des milliers de touristes qui viennent l’admirer et le photographier. C’est un monument historique aménagé dans un site touristique. Certains villageois sont allés jusqu’à dire que cet ouvrage est un porte-bonheur.

 FIN

 

 

Visite de la ministre des Pêches au Môle 8 du PAD: Dr Fatou Diouf apprécie le projet de récifs artificiels

En partenariat avec BP, Kosmos Energy, Petrosen et l’ensemble du département du Ministère des Pêches et de l’Économie maritime, Dr Fatou Diouf a visité, ce mardi 21 octobre 2025 au Môle 8 du Port Autonome de Dakar, les récifs artificiels destinés à la région de Saint-Louis. La ministre a été accueillie par M. Waly Diouf Bodiang, Directeur général du Port Autonome de Dakar, en présence de plusieurs directeurs généraux et cadres du département.

Ce projet, d’un coût global de 3 milliards 200 millions FCFA, financé par BP, ses partenaires Kosmos Energy et Petrosen, s’inscrit dans le cadre des mesures de mitigation du projet GTA (Grand Tortue Ahmeyim). Il vise à atténuer les impacts environnementaux observés sur certaines zones de pêche et à faciliter la reproduction des poissons grâce à la création de zones de frayère naturelles.

«Ces récifs permettront de booster la régénération des produits halieutiques, de préserver la biodiversité marine et de renforcer la pêche artisanale dans la région de Saint-Louis. Ils traduisent notre engagement collectif pour une gestion durable des ressources maritimes et une économie bleue respectueuse de l’environnement», a relevé Dr Fatou Diouf.

L’acheminement de ces récifs vers Saint-Louis est prévu au plus tard demain, marquant une étape importante dans la stratégie nationale de préservation des écosystèmes côtiers et de soutien à la résilience des communautés de pêcheurs.

La ministre a expliqué que le projet a été initié en 2017, mais que les études préalables n’avaient pas été faites, ce qui a entraîné l’emportement des récifs par les courants. Cependant, les nouvelles études ont été menées avec rigueur et les matériaux ont été bien choisis. Dr Fatou Diouf a également souligné l’importance de la coordination entre les différentes structures concernées, notamment la direction de la gestion et de l’exploitation des forêts, l’Agence Nationale des affaires maritimes et l’administration des pêches.

Le projet de récifs artificiels s’inscrit dans le cadre du contenu local de l’exploitation pétrolière et vise à compenser les impacts négatifs de l’exploitation sur les activités de pêche. Le ministre a assuré que son département est largement impliqué dans ce projet et qu’il apportera tout son soutien pour assurer son succès.

La ministre a également insisté sur l’importance du suivi et de la coordination avec les parties prenantes pour garantir l’efficacité et la durabilité du projet. Il a annoncé qu’il travaillera en étroite collaboration avec le gouverneur de la région de Saint-Louis et les acteurs de la pêche pour assurer le succès de ce projet.

BP a lancé un projet de création de récifs artificiels au large de Saint-Louis, dans le cadre de son programme d’investissement social. Ce projet, d’un coût de 3 milliards de francs CFA, vise à régénérer la biodiversité marine et à renforcer les activités de pêche dans la zone. Selon le conseiller en conformité environnementale et sociale de BP, ce projet répond à une demande des pêcheurs locaux qui avaient exprimé leur besoin d’être accompagnés dans la mise en place de récifs artificiels lors des consultations publiques menées en 2019.

Les études techniques menées ont permis de constater que ce projet pourrait créer de nouveaux écosystèmes marins et constituer un dispositif d’attraction des poissons, renforçant ainsi les activités de pêche. Un plan de gestion rigoureux sera mis en place et coordonné par les différentes parties prenantes, étatiques et locales, pour préserver ces récifs artificiels et atteindre la productivité attendue.

Ce projet s’inscrit dans le cadre de l’exploitation du projet gazier de GTA, qui est un projet transfrontalier entre le Sénégal et la Mauritanie. La région de Saint-Louis abrite les installations de BP et bénéficiera en priorité des retombées de ce projet. BP affirme être à l’écoute des besoins de la région pour contribuer à son développement et apporter des solutions aux problèmes rencontrés par les communautés locales.

Par Ch. Seck NDONG

 

 

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