mercredi, septembre 9, 2026
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Editorial commun:  La presse se dresse contre le monstre

Il arrive, dans la vie d’une nation, que les masques tombent et que les discours sur la démocratie se fracassent contre la brutalité des faits. Le Sénégal vit ce moment. L’État de droit vacille, la liberté de la presse chancelle, et la machine répressive, que l’on croyait endormie, tente de reprendre la main. Avec fracas, et une froide méthode.

Mardi 28 octobre, les forces de l’ordre ont fait irruption dans les locaux de la 7TV, interrompant une émission en direct. Sa directrice, Maïmouna Ndour Faye, a été arrêtée sans ménagement, sous le regard impuissant de ses collaborateurs et de milliers de téléspectateurs. Le lendemain, c’est Babacar Fall, directeur de la rédaction de RFM, qui a été interpellé avec ses techniciens. Il a été relâché tard dans la nuit. Mais le signal envoyé est glaçant. Plus personne n’est à l’abri.

Comme pour parachever l’intimidation, les signaux de la 7TV et de la TFM ont été suspendus sans justification. Le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA), censé garantir la liberté et l’indépendance de l’information, s’est enfermé dans un silence assourdissant. Où sont passées les garanties procédurales, les droits de la défense, les principes mêmes de la légalité ?

Ces attaques surviennent alors que le secteur des médias traverse une crise économique d’une gravité sans précédent. Près de 400 entreprises au bord de la faillite, des arriérés de salaires atteignant parfois quatorze mois, des subventions publiques bloquées, des contrats publicitaires unilatéralement suspendus et des contrôles fiscaux démultipliés. L’objectif semble clair. Fragiliser pour mieux réduire au silence. Une presse à genoux économiquement est une presse plus facile à faire taire politiquement.

Mais cette fois, le coup de force a produit l’effet inverse. Face à l’arbitraire, la presse sénégalaise s’organise. Ce mercredi 29 octobre, dans les locaux du Groupe Futurs Médias, les organisations membres de la Coordination des Associations de Presse (CAP) ont décidé de créer le Front pour la Défense de la Liberté de la Presse (FDLP). Ce front, qui réunira toutes les organisations faitières et les personnalités du secteur, tiendra son Assemblée générale constitutive le samedi 1er novembre 2025, à la Maison de la Presse Babacar Touré. Ce sera un moment de la refondation d’une presse décidée à reprendre l’initiative et à défendre collectivement son indépendance.

À cette décision structurante s’ajoute une initiative symbolique forte, qui est l’opération “Anonymous”, prévue du 3 au 13 novembre 2025. Durant dix jours, nous sollicitons nos consœurs et confrères, de ne citer ni montrer les autorités officielles dans leurs couvertures médiatiques. Les titres seront mentionnés, mais les noms et images occultés. Ce geste volontaire, pacifique et créatif, vise à rappeler que l’information n’est pas un instrument du pouvoir, mais un droit du citoyen.

Dans le même esprit, un sit-in a eu lieu ce jeudi devant les locaux de la 7TV, suivi d’un plateau spécial diffusé simultanément sur plusieurs chaînes nationales.

Ces moments de communion professionnelle ont démontré que la presse sénégalaise sait faire bloc lorsque ses libertés sont menacées. Une marche nationale est également en préparation. Sa date sera rendue publique dans les prochains jours. L’objectif est de rassembler journalistes, techniciens, patrons de presse et citoyens autour d’une même cause. Celle de la défense de la liberté d’informer.

Car il ne s’agit pas seulement de défendre des confrères injustement arrêtés. Il s’agit de défendre un principe fondateur de toute démocratie : le droit de savoir. Sans presse libre, il n’y a ni débat contradictoire, ni responsabilité publique, ni démocratie réelle mais seulement une façade, un décor sans substance.

C’est pourquoi nous appelons solennellement toute la presse sénégalaise à dépasser les divisions, à refuser les querelles intestines et les calculs à courte vue. Les intérêts individuels ne peuvent justifier la compromission collective. Le temps n’est plus à la dispersion, mais à l’unité. Car ceux qui veulent faire taire la presse comptent sur nos fractures pour nous affaiblir. Nous leur opposerons un front uni, une solidarité sans faille.

Nous interpellons enfin les organisations de défense des droits humains (Amnesty International, Human Rights Watch, la Fédération internationale des journalistes, Reporters sans Frontières, Article 19) ainsi que la communauté internationale présente à Dakar pour le SIMA. Vous débattez de l’avenir des médias africains alors que, sous vos yeux, la liberté de la presse est bafouée. Votre silence serait incompréhensible et votre indifférence, une faute morale.

Le pouvoir dispose peut-être de la force, mais il n’a pas la légitimité. Cette légitimité appartient à celles et ceux qui défendent les libertés fondamentales, qui informent malgré la peur, qui refusent le silence des dictatures.

La presse sénégalaise a choisi de se lever. Elle n’a pas les armes, mais elle a la parole. Et tant que cette parole existera, la démocratie respirera.

FDLP

 

Hommage national à Amadou Mahtar Mbow: Le Président Faye célèbre un “pédagogue visionnaire”

En rendant hommage à l’illustre Amadou Mahtar Mbow, ce mardi 28 octobre 2025, le Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye a exalté une vie dédiée à l’éducation, à la culture et à la liberté.

Le Chef de l’État a aussi salué la vision humaniste du ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Guirassy, initiateur du programme NITHÉ, symbole d’une refondation éducative fidèle à l’héritage de Mbow et tournée vers la souveraineté intellectuelle du Sénégal.

L’Université Amadou Mahtar Mbow a vibré, ce mardi, au rythme d’un hommage solennel et émouvant. Sous un ciel chargé de mémoire et d’espérance, le Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye a célébré «un pédagogue visionnaire, un humaniste engagé et un serviteur de la Nation».

Dans un discours empreint de profondeur, le Chef de l’État a rappelé que « l’intelligence n’a de valeur que lorsqu’elle élève l’homme et sert la collectivité », citant ainsi l’esprit de celui qui fut le premier Africain à diriger l’UNESCO. Pour le Président, Amadou Mahtar Mbow incarne «la foi dans le savoir comme levier de transformation et instrument de souveraineté ».

Cette cérémonie d’hommage s’est muée en un véritable acte de conscience nationale, un moment où la mémoire éclaire l’avenir. En écho à cette vision, le Président Faye a mis en exergue la Nouvelle Initiative pour une Transformation Humaniste de l’Éducation (NITHÉ), portée par le ministre Moustapha Guirassy.

Une réforme structurante, ancrée dans les réalités culturelles et spirituelles du Sénégal, qui fait du numérique un outil d’émancipation et place les daara au cœur du nouveau modèle éducatif. «Le Sénégal que nous construisons, a souligné le Président, est celui où le numérique n’efface pas l’humain, mais l’élève.»

À travers cette vision commune, l’héritage d’Amadou Mahtar Mbow se prolonge dans les politiques publiques du Sénégal : une éducation souveraine, une culture vivante et un savoir porteur de dignité.

Par cet hommage vibrant, Bassirou Diomaye Faye inscrit la politique éducative de son gouvernement dans le sillage d’un héritage : celui d’Amadou Mahtar Mbow, pédagogue visionnaire et chantre du panafricanisme intellectuel.

Le ministre Moustapha Guirassy, quant à lui, voit dans cette reconnaissance présidentielle un encouragement à poursuivre son œuvre de modernisation du système éducatif, dans une approche « d’écologie des liens et des lieux » : une école ancrée dans sa culture, ouverte sur le monde et au service de la souveraineté nationale.

Par A. L. NDIAYE (avec En Relief)

Coup de force à la 7Tv: la Gendarmerie interrompt l’émission en direct avec Madiambal Diagne

Climat électrique hier soir dans les locaux de la 7TV. Des éléments de la Gendarmerie ont fait irruption en pleine émission L’Invité de MNF, interrompant brutalement un entretien en visioconférence avec le journaliste Madiambal Diagne, qui intervenait depuis la France.

À peine l’échange avait-il débuté que l’écran est devenu noir, mettant fin à la diffusion en direct. Selon des témoinssur place, les forces de l’ordre ont exigé l’arrêt immédiat de la retransmission, sans fournir d’explication officielle.

Le journaliste de la chaîne, Mamadou Awa Ndiaye, présent lors de l’incident, a témoigné: «Des gendarmes armés de mitraillettes jusqu’aux dents ont investi la régie de la 7TV et coupé le signal de diffusion».

La direction de la chaîne dénonce un acte grave contre la liberté de la presse et annonce qu’un communiqué officiel sera publié dans les prochaines heures. Cet épisode spectaculaire remet sur la table la question des pressions exercées sur les médias et de la protection du droit à l’information au Sénégal.

Par Ch. S. NDONG

Babacar Seck, candidat de la Grande Coalition: un leader toujours debout pour Tivaouane Peulh- Niague- Niacourab

… parrain du tournoi de la Zone D

Tivaouane Niague Niacourab a vibré ce week-end au rythme du tournoi de la zone D, un événement sportif et communautaire placé sous le parrainage de M. Babacar Seck, candidat déclaré de la Grande Coalition en perspective des prochaines élections locales.

Présent lors de la cérémonie, Babacar Seck a exprimé toute sa satisfaction et son attachement à la jeunesse et au développement local. Dans une ambiance conviviale, il a salué l’engagement des jeunes, véritables acteurs du changement et du progrès dans la commune.

« Je suis très heureux d’être parmi vous aujourd’hui. Le sport est un facteur d’unité et de dépassement de soi. Je félicite la zone D pour cette belle initiative », a-t-il déclaré, visiblement ému par l’accueil chaleureux que lui ont réservé les habitants.

Connu pour son engagement constant en faveur du développement social et économique de Tivaouane Niague Niacourab, Babacar Seck se présente comme un homme proche des populations, toujours à l’écoute et prêt à agir. Son message est clair : « rester debout et continuer le combat pour le bien-être collectif ».

À travers ce parrainage, il a une fois de plus réaffirmé sa volonté de soutenir la jeunesse, le sport et la cohésion sociale, des valeurs qui sont au cœur de son projet pour la commune. «Je crois profondément en la jeunesse de Niacourab. Ensemble, nous pouvons bâtir une commune forte et solidaire », a-t-il ajouté.

L’événement s’est clôturé dans une ambiance festive, marquée par la satisfaction des participants et l’enthousiasme des populations. Un signe fort pour un candidat qui, plus que jamais, reste debout et engagé aux côtés de sa communauté.

Ibrahima Fall Ebé

 Place de la médecine et de la pharmacopée traditionnelles: Hommage au Pr Amadou Makhtar Mbow

Introduction

L’objectif du référentiel intitulé « Sénégal 2050« , Agenda national de transformation, est de faire du Sénégal à l’horizon 2050, un pays souverain, juste et prospère.

Cette démarche vise à restructurer les pratiques économiques, sociales et institutionnelles, favorisant ainsi un développement durable et harmonieux.

Aussi, cette production se veut une contribution pour inviter et attirer l’attention des nouvelles autorités sur les enjeux de l’apport de notre patrimoine thérapeutique pour relever les défis sanitaires de l’heure, Conformément au message et à la vision que portait le Professeur Amadou Makhtar Mbow, pour la valorisation des savoirs africains, particulièrement dans le domaine de la santé.

Aussi, cette contribution est publiée pour la deuxième fois, pour honorer et célébrer, avec gratitude et reconnaissance, un homme dont la carrière a influencé positivement son pays, l’Afrique et le monde.

  • Enjeux Scientifiques :

L’Afrique, de par sa situation géographique, dispose d’une flore riche et variée dont certaines sont endémiques au continent. Les plantes médicinales africaines, concentrent des molécules originales dans leurs propriétés pharmacologiques, pharmacodynamiques et thérapeutiques.

Parmi les espèces de plantes médicinales recensées, plusieurs centaines pourraient être étudiées en vue de trouver des médicaments pour soigner beaucoup de pathologies qui aujourd’hui résistent à la médecine moderne.

La richesse de la pharmacopée traditionnelle africaine, représente donc une opportunité intéressante. Son exploitation judicieuse et sa valorisation peuvent conduire à la mise au point de médicaments utilisables dans le traitement des maladies qui minent nos sociétés. Cette valorisation par la recherche et la production industrielle va favoriser le développement d’une expertise locale permettant ainsi à l’Afrique de mieux couvrir ses besoins en médicaments. La présence d’une telle expertise dans un pays, constitue un véritable levier de développement économique et social. C’est dans ce sens que l’énorme potentiel que représente la flore africaine en terme de plantes médicinales, ouvre des perspectives intéressantes dans le domaine de la recherche pour la mise au point de nouveaux médicaments.

C’est la raison pour laquelle il faut se féliciter de la création de l’Unité de gestion du Projet de relance de l’industrie pharmaceutique locale (Delivery Unit ou DU) au sein du Ministère de la Santé et de l’Action sociale par Arrêté n°004446, en date du 10 mars 2022 et dont la mission est de piloter la mise en œuvre des projets et réformes identifiées dans le cadre du plan de relance de l’industrie pharmaceutique locale et notamment le développement de 10 médicaments issus des plantes médicinales du Sénégal à l’horizon 2035.

  • Enjeux Economiques:

D’après PROPARCO, une filiale de l’Agence Française de Développement, dans son rapport 2018 intitulé « le médicament en Afrique : répondre aux enjeux d’accessibilité et de qualité «, le continent africain produit moins de 5% des médicaments que consomment ses populations alors que 95 % sont importés. L’Afrique consacre chaque année une part importante de ses ressources financières à l’achat de médicaments importés. Le coût extrêmement élevé de la prise en charge thérapeutique de patients souffrant de maladies chroniques, déstabilise la situation financière de nos États car les besoins en devises pour l’achat de médicaments, risquent d’atteindre des niveaux insupportables pour nos économies. La forte demande en médicaments abordables, peut-être une richesse financière importante pour les États Africains. Dans son rapport de recherche, Market Research Future (MRFR) indique que le marché mondial des médicaments à base de plantes atteint un volume de plus de 129 Milliards USD avec un taux moyen de croissance annuelle de 5,88%.

Le développement d’une industrie pharmaceutique locale est donc une nécessité. En outre, elle fournira de nombreux emplois à nos populations dans la culture des plantes médicinales africaines.

Le Sénégal doit faire preuve d’imagination, d’agressivité, de rigueur et de responsabilité, car le faible pouvoir d’achat des populations et le coût élevé des prestations de santé, doivent susciter l’intensification des recherches sur les plantes médicinales réputées et dont les vertus thérapeutiques ont été démontrées. Il ne fait aucun doute que les résultats de la Recherche- Développement des plantes médicinales, prédispose notre pays à résoudre les problèmes sanitaires des populations en ayant recours à des solutions thérapeutiques locales.

De même, il faudra lever les contraintes dans le domaine de la propriété intellectuelle et de la biodiversité, l’accès aux ressources biologiques et le renforcement des capacités des Praticiens de la Médecine Traditionnelle. Cette créativité sénégalaise, a besoin d’une meilleure reconnaissance et d’une valorisation par la production et la mise sur le marché.

  • Enjeux de Sante Publique :

Bénéficiant d’une légitimité sociale et culturelle de la communauté au sein de laquelle il vit, le Praticien de la Médecine Traditionnelle (PMT) contribue d’une façon importante à la couverture des soins primaires. Et justement, la santé publique ou santé de la collectivité, est le niveau de santé d’une population. Elle regroupe l’ensemble des moyens collectifs susceptibles de promouvoir la santé et d’améliorer les conditions de vie.

L’apport de la médecine traditionnelle dans l’offre de soins, est reconnu et accepté par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) depuis la déclaration d’Aima Ata en 1978. Aujourd’hui, l’importance du recours à la médecine traditionnelle est estimée à 80% pour les populations vivant en milieu rural.

Le Praticien de la Médecine Traditionnelle (PMT), est une personne reconnue  par la collectivité dans laquelle elle vit comme compétente pour diagnostiquer des maladies y prévalant et dispenser des soins grâce à l’emploi de substances végétales, animales ou minérales et d’autres méthodes basées sur les fondements socio-culturels et religieux, aussi bien que sur les connaissances, comportements et croyances liés au bien-être physique, mental, social de la collectivité.

Le rôle des PMT, en tant que responsables communautaires est indéniable. Leur aptitude à communiquer  dans des domaines touchant à la santé et à la vie sociale, est une ressource qui doit être utilisée dans les activités de promotion de la santé communautaire. En se trouvant dans une position unique en tant que notables, mobilisés et capacités, les PMT peuvent participer aux programmes de santé.

Du fait qu’ils sont à l’avant garde de la lutte contre les maladies et qu’ils sont nombreux et totalement intégrés à leur communauté, les PMT peuvent, par exemple, faciliter la pénétration de la mutualité chez les populations, contribuant ainsi à sa massification. De ce point de vue, les ériger en promoteurs, constitue une valeur ajoutée certaine pour le développement des mutuelles de santé.

Ainsi, l’idée est de développer une collaboration étroite entre le système traditionnel et le système moderne de prise en charge des maladies. Il s’agira pour eux de détecter et de référer précocement tout cas suspect.

L’objectif est de faire du PMT, un élément intégrant l’équipe de santé dans ses activités préventives et promotionnelles mais surtout de renforcer son rôle dans la communauté et d’améliorer sa position et sa pratique.

  • Enjeux Culturels :

Source des sciences médicales, la médecine traditionnelle se présente comme une schématisation de l’humain à partir des lois de la nature démontrant ainsi l’harmonie entre l’humain et son milieu de vie. Pour soulager ses maux à l’image de l’animal qu’il est, l’humain s’est identifié à la nature dont il est une composante.

Toute médecine est dite traditionnelle lorsqu’elle se fonde sur une manière d’être qui est en harmonie avec la nature qui répond toujours à nos questions.

Ce qui fait de la médecine traditionnelle une médecine naturelle, c’est sa thérapie qui relève de mécanismes propres à la nature. Aussi, la médecine traditionnelle est-elle non seulement ancestrale, mais aussi et de surcroit d’actualité eu égard  aux contraintes et difficultés de la médecine dite conventionnelle.

La médecine traditionnelle, ce n’est pas la phytothérapie, autrement dit, la médecine par les plantes. Confiner la médecine traditionnelle à la phytothérapie, c’est une ignorance du large spectre des domaines d’intervention des thérapies de la médecine traditionnelle. La médecine traditionnelle est avant tout une thérapie de culture et de sociologie. S’adresser à la médecine traditionnelle, c’est aller vers la nature, à la quête d’une plénitude humaine.

En médecine traditionnelle, il y a certes la médication mais surtout le remède. La notion de remède englobe la thérapie sans médication comme le dialogue, la parole, le geste, le toucher, le massage, la prière, le jeûne, etc……….

  • Enjeux Politiques :

En dépit de l’engouement vis-à-vis de la médecine traditionnelle, il faut reconnaitre l’anarchie qui entoure aujourd’hui les conditions de son exercice : ce qui favorise l’émergence de charlatans. Cette situation est imputable aux pouvoirs publics et aux autorités compétentes concernées dans la réglementation de ce sous-secteur.

C’est pourquoi, l’Etat doit s’impliquer davantage dans l’organisation de la médecine traditionnelle afin de mieux sécuriser la santé des populations par la recherche de solutions aux problèmes qu’induisent le recours massif et parfois incontrôlé des populations et la profusion des charlatans.

L’organisation et l’encadrement de la pratique et de l’exercice de la médecine traditionnelle, s’avèrent très urgent, d’autant que des PMT, de plus en plus nombreux, demandent des autorisations officielles d’exercer à titre privé, individuellement ou en association avec des formations sanitaires.

Dans notre pays, la problématique de l’intégration de la médecine traditionnelle dans le système national de santé n’a jamais été abordée très sérieusement du fait essentiellement de la faiblesse ou d’un manque et/ou de volonté politique. Quelques actions d’éclat sans lendemain, avaient permis d’engranger des acquis certes, notamment avec la création d’une structure d’impulsion et de coordination mais faute d’une véritable stratégie de pérennisation, lesdits acquis se sont affaissés ou tout simplement remis en cause systématiquement.

A l’état actuel, notre pays souffre d’une absence de cadre juridique et législatif relatif à l’exercice et à la pratique de la Médecine Traditionnelle, contrairement à la majorité des pays africains. Aussi, nous invitons les nouvelles autorités à accorder une importance particulière à ce sous-secteur et à corriger cet impair de manque de cadre juridique. La Médecine Traditionnelle, c’est-à-dire notre patrimoine thérapeutique, doit mériter de nos autorités et compatriotes, beaucoup plus d’égard, d’estime et considération. Il faut la protéger et la préserver.

La rupture pour le relèvement des défis sanitaires, invite à mettre en œuvre une synergie soucieuse au premier chef, d’articuler la recherche moderne à l’expertise locale dépositaire de solutions endogènes qui privilégient une souveraineté dans la quête du bien être sanitaire de nos populations.

Cela passe par la mise en place d’une nouvelle structure administrative (Direction ou Programme ou autres…) nécessaire à la coordination et au suivi des actions de promotion et de valorisation de la médecine traditionnelle. Celle existant actuellement, ayant atteint ses limites objectives, est devenue obsolète, dépassée et sans âme.

La rupture ici, doit être matérialisée par l’érection d’un organe qui vise à développer la qualité, travaillant aux cotés des pouvoirs publics dont il éclaire les décisions et en relation avec tous les acteurs pour optimiser leurs pratiques.

Ce qui entre en droite ligne de la vision « Sénégal 2050 » et de ses objectifs qui visent à rompre avec les pratiques de dépendance étrangère et à s’appuyer sur les ressources locales.

Mr Alioune AW

Ancien Coordinateur de la Cellule de Médecine Traditionnelle.

Email : badou60@gmail.com

 

 

Chaleureuses félicitations à nos vaillantes lionnes qui viennent de se qualifier à la Can 2026 qui se déroulera au Maroc !

En match joué ce mardi 28 Octobre 2025 et comptant pour le 2ème tour retour des éliminatoires, la Côte d’Ivoire et le Sénégal se sont encore neutralisés en faisant match nul vierge 0-0 comme à l’aller le vendredi 24 octobre 2025 au Stade Lat Dior de Thiès.                   

Il a fallu par conséquent recourir à la séance fatidique des tirs au but. A cette épreuve, les protégées du Coach Mame Moussa Cissé ont été plus adroites que leurs homologues Ivoiriennes.

Les lionnes ont réussi tous leurs tirs et battent ainsi les éléphantes 5 à 4 alors que la troisième tentative ivoirienne a été arrêtée par la gardienne de but sénégalaise. Ce sera leur troisième qualification d’affilée (2022; 2024; 2026) et leur quatrième participation à une Can (2012).

Vivement qu’elles remportent enfin cette Coupe d’Afrique qui sera leur premier trophée !   C’est tout le mal qu’on puisse leur souhaiter. Vifs remerciements à tout le staff technique et médical ainsi qu’à tous ceux qui ont contribué à ce succès éclatant qui est de se qualifier ! Vive le Sénégal qui gagne ! Allez les lionnes !

Le Vieux Supporter: Sidy Malick Ndiaye

Dialogue et Spiritualité: Paris accueille la première édition des Rencontres Interculturelles…

Sous le haut patronage du Khalife Général des Tidianes, Serigne Babacar Sy Mansour, l’Université Paris-3 Sorbonne-Nouvelle abritera, le mercredi 5 novembre 2025 à 17h, la première édition des « Rencontres Interculturelles de Paris ». L’événement se tiendra sous la présidence effective de S.E.M. Baye Moctar Diop, Ambassadeur du Sénégal en France, en présence de nombreuses autorités françaises et diplomatiques.

Placée sous le thème « Éducation et Jeunesse : l’exemple sénégalais des enseignements du Cheikh Soufi, Seydil Hadji Malick Sy », cette rencontre intellectuelle mettra en lumière le modèle éducatif inspiré du soufisme sénégalais, fondé sur la tolérance, la paix et la coexistence harmonieuse.

Le Dr Pape Moctar Kébé et Al Amine Kébé, fonctionnaire international à l’OMS, animeront la conférence magistrale, qui sera présentée en arabe, français et anglais. Les inscriptions pour cet événement académique, qui affiche déjà complet, ont été clôturées le 21 octobre dernier.

Ces Rencontres Interculturelles, initiées par l’Association culturelle d’entraide “Moutahabina Fillahi Paris-19ème”, se tiennent en prélude au Gamou International de Paris, prévu le vendredi 7 novembre à Sarcelles. Une forte délégation en provenance de Tivaouane, conduite par Serigne Mansour Sy Dabbakh, Envoyé spécial du Khalife Général des Tidianes, prendra part à ces deux rendez-vous spirituels et culturels majeurs. Il sera accompagné de plusieurs dignitaires religieux dont Serigne Mame Ousmane Sy Habib et Serigne Moulaye Sy Habib.

L’événement, soutenu par l’Ambassade du Sénégal en France, ambitionne de valoriser le modèle sénégalais de brassage culturel et spirituel, véritable vecteur de cohésion nationale et de fraternité universelle. Y sont attendus notamment l’Ambassadrice du Maroc en France, Mme Samira Sitaïl, le Recteur de la Grande Mosquée de Paris, Me Chems-Eddine Hafiz, ainsi que des représentants du Quai d’Orsay, du Ministère de l’Intérieur, du CFCM et de l’Université Sorbonne-Nouvelle.

Par cette initiative, le Sénégal réaffirme sa volonté de partager son modèle de dialogue interculturel et interreligieux avec la France et l’Europe, dans un esprit de paix, de savoir et de fraternité.

Par A. L. NDIAYE (avec En Relief)

Abdoulaye Wilane alerte: « La stabilité institutionnelle est un bien national, pas une option politique »

Dakar: Le porte-parole du Parti socialiste (PS), Abdoulaye Wilane, est sorti de sa réserve pour alerter sur ce qu’il qualifie de « malaise institutionnel » au sommet de l’État.

Dans une déclaration aux accents fermes, il a insisté sur la nécessité de préserver la stabilité du pays, estimant que celle-ci «n’est pas une option politique mais un bien national».

Une cohabitation déguisée qui fragilise l’État

Selon Abdoulaye Wilane, le Sénégal traverse une période de confusion institutionnelle, marquée par une « dualité prévisible » entre le Président de la République et son Premier ministre.

«Ce désordre devenu manifeste a fini d’installer une cohabitation déguisée entre un Président et son Premier ministre aux ambitions inavouées mais concurrentes », a-t-il déclaré. Le porte-parole socialiste estime que cette situation crée une confusion des rôles, ralentit la gouvernance et plonge le pays dans « un climat d’incertitude préjudiciable à l’action publique ».

Appel à la clarté, à la compétence et à la sérénité

Dans ce contexte, M. Wilane a souligné la nécessité d’un retour à l’essentiel. «Le peuple a besoin aujourd’hui de clarté dans le discours, de compétence dans l’action et de sérénité dans la gouvernance», a-t-il martelé.

Fidèle à la ligne historique du Parti socialiste, Abdoulaye Wilane a rappelé que sa formation politique, « héritière d’une longue tradition républicaine », se tient prête à offrir « une alternative de raison, d’expérience et de rassemblement ».

Il affirme que le PS veut redonner espoir aux Sénégalais et « permettre à la République de retrouver sa boussole et sa vocation ».

Critique du meeting du Premier ministre: “De la politique-spectacle”

Le porte-parole du PS s’est également exprimé sur le meeting prévu le 8 novembre prochain par le Premier ministre et chef du parti Pastef.

«Organiser un grand meeting alors que les familles peinent à remplir leurs marmites est un choix d’image, pas un acte de gouvernance », a-t-il critiqué. Selon lui, «le Sénégal a besoin de solutions, pas de slogans », avant d’ajouter que « gouverner, c’est répondre aux urgences sociales et économiques, pas occuper la rue ».

Wilane invite ainsi le pouvoir à renouer avec «la sobriété républicaine, le sens des priorités et le dialogue national», estimant que «les défis du pays se règlent dans la concertation, pas dans l’agitation».

Mobilisation du 31 octobre : “Le temps est venu d’amorcer le sauvetage du Sénégal”

S’exprimant également sur la marche prévue le 31 octobre prochain à l’initiative du Cadre formel d’unité d’action de l’opposition, Abdoulaye Wilane a appelé à une mobilisation massive et disciplinée. «Le Parti socialiste s’engage et engage ses militants à sortir en masse. Personne n’aura d’excuse pour s’absenter ou rester à l’écart», a-t-il lancé.

Il estime que cette marche constitue une « opportunité pour tous les Sénégalais d’adresser un message fort au régime en place ».

Rejet de la résolution Guy Marius Sagna: une “instrumentalisation évitée”

Abdoulaye Wilane s’est enfin prononcé sur le rejet, par l’Assemblée nationale, de la résolution déposée par le député Guy Marius Sagna visant à inculper l’ancien président Macky Sall pour trahison. «C’est une instrumentalisation qui a été évitée», a-t-il estimé, saluant «la préservation de la dignité institutionnelle».

Pour le socialiste, la justice ne doit «jamais être utilisée comme une arme politique». « Si des fautes existent, elles doivent être établies par une justice indépendante, pas par le tribunal médiatique ou la vindicte partisane », a-t-il insisté.

En conclusion, le porte-parole du Parti socialiste a rappelé la responsabilité collective des acteurs politiques dans la préservation des institutions et de la stabilité du pays: «Notre République mérite mieux que la politisation permanente des procédures», a-t-il affirmé.

Synthèse de M. SAGNE

1er SIMA ouvert à Dakar: pour un écosystème médiatique fort et souverain

Médias et innovation en Afrique

Le Théâtre national Daniel Sorano et la Maison de la Presse Babacar Touré accueillent, du 27 au 30 octobre 2025, le tout premier Salon international des Médias d’Afrique (SIMA). Placé sous le thème « L’Afrique face aux enjeux des nouveaux médias », l’événement, présidé par le ministre Alioune Sall, réunit à Dakar les principaux acteurs africains et internationaux du secteur, autour d’une ambition commune : construire un paysage médiatique africain dynamique, éthique et souverain.

C’est dans une atmosphère de ferveur, d’attente et d’espoir qu’a été donné, hier à Dakar, le coup d’envoi du 1er Salon international des Médias d’Afrique (SIMA).

Durant quatre jours, le Théâtre national Daniel Sorano et la Maison de la Presse Babacar Touré vibreront au rythme des conférences, panels, ateliers et expositions consacrés aux grands défis qui redéfinissent le paysage médiatique africain à l’ère du numérique et de l’intelligence artificielle.

Présidée par M. Alioune Sall, ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, la cérémonie d’ouverture a réuni un parterre de personnalités, de professionnels des médias, de représentants d’institutions publiques, de partenaires techniques et d’entreprises du numérique, tous venus célébrer un moment fondateur pour la presse africaine.

Un espace panafricain de dialogue et de convergence

Dans son mot de bienvenue, M. Sambou Biagui, Directeur général de la Maison de la Presse Babacar Touré, a salué « un rendez-vous africain majeur, symbole d’un engagement ferme en faveur de la liberté d’expression, de l’information juste et du dialogue entre les peuples».

Selon lui, « le choix du Sénégal pour abriter ce premier salon n’est pas fortuit, car notre pays, reconnu pour son attachement à la démocratie, à la liberté de la presse et à la diversité des opinions, demeure une terre d’accueil pour les idées, le débat et la coopération entre médias africains ».

Abondant dans le même sens, M. Mactar Silla, Président du Comité de pilotage du SIMA, a rappelé que cet événement « concrétise une ambition panafricaine commune, nécessaire et structurante, dans un domaine ô combien sensible et vital : celui des médias ».

À ses yeux, le SIMA se veut « un point d’orgue d’un processus inclusif visant à réfléchir collectivement et à proposer les bases d’un écosystème médiatique africain plus fort, plus professionnel et plus performant ».

L’Afrique, actrice de sa propre narration

Dans son allocution, le ministre Alioune Sall a insisté sur la nécessité pour le continent de « devenir acteur de sa propre narration, producteur de ses contenus et gardien de sa propre image ».

Face à la mutation rapide du paysage médiatique mondial, où se brouillent les frontières entre médias traditionnels et numériques, il a souligné que « l’Afrique, longtemps spectatrice, est désormais pleinement actrice ».

«Des rédactions africaines intègrent déjà l’intelligence artificielle pour automatiser la vérification des faits, tandis que de jeunes créateurs de contenus influencent des millions de citoyens », a-t-il rappelé.

Pour autant, le ministre a mis en garde contre les dérives possibles : « Le rôle de la presse devient plus crucial que jamais. Elle doit demeurer un rempart moral et professionnel contre la désinformation, une boussole de vérité dans un océan d’informations contradictoires. »

Un levier de soft power africain

Revenant sur les enjeux du salon, M. Mactar Silla a souligné que « l’Afrique, avec près de 75 % de sa population âgée de moins de 35 ans, dispose d’un capital jeunesse exceptionnelle qui doit être mobilisé pour bâtir son propre modèle médiatique ».

Selon lui, le SIMA doit devenir « un véritable levier de soft power national et panafricain », destiné à valoriser la diversité culturelle du continent, ses talents sportifs, artistiques, littéraires et économiques, et à renforcer son intégration à travers les médias.

Un rendez-vous appelé à durer

Cette première édition du Salon international des Médias d’Afrique se poursuivra jusqu’au 30 octobre 2025.

Elle ambitionne d’instaurer un cadre durable d’échanges et de coopération entre les acteurs africains et internationaux du secteur, en synergie avec les domaines de la technologie, de la régulation, de la formation et de l’innovation.

Plus qu’un événement, le SIMA s’impose comme une plateforme panafricaine de réflexion et d’action au service d’un continent qui veut, désormais, écrire sa propre histoire médiatique.

Jean DIATTA (avec En Relief)

Dr Macoumba Mbodj répond à Dr Abdourahmane Diouf: « Quand la mémoire fait défaut, la dignité se perd »

Dans un contexte politique marqué par des tensions et des débats autour de la gouvernance, le Dr Macoumba Mbodji, responsable du Pastef Koumbal dans la commune de Latmingué, a tenu à rappeler le sens profond du combat mené par le Premier ministre Ousmane Sonko et son parti.

Réagissant aux propos d’Abdourahmane Diouf, Dr Mbodji estime que « quand la mémoire fait défaut, la dignité se perd ». Selon lui, il est regrettable que certains acteurs politiques préfèrent s’attaquer à des figures de résistance plutôt que de s’élever au niveau des grands enjeux du moment.

«Ousmane Sonko n’a pas conquis le cœur des Sénégalais dans les salons climatisés ni à coups de discours opportunistes. Il l’a fait dans la douleur, la dignité et la persécution », rappelle Dr Mbodji, soulignant les sacrifices consentis par les militants du Pastef au cours des dernières années.

Il rend hommage à ceux qu’il qualifie de « martyrs de la liberté », ces hommes et femmes qui ont connu la prison, l’exil, la mutilation, ou qui ont perdu la vie dans le combat pour la justice et la souveraineté nationale.

Pour le Dr Mbodji, « ce combat n’est pas celui d’un homme, mais celui d’un peuple qui s’est levé ». Il invite ainsi à ne pas oublier le prix payé par ces citoyens pour défendre leurs convictions.

En conclusion, le responsable politique appelle à l’unité et à la fidélité aux idéaux de justice et de dignité qui ont façonné le mouvement. «Justice pour nos martyrs, honneur à nos résistants, respect à Ousmane Sonko, symbole de la dignité sénégalaise», martèle-t-il, avant d’appeler les militants et sympathisants à se mobiliser massivement lors du rassemblement prévu le 8 novembre prochain.

Par A. L. NDIAYE (En Relief)

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