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12e Congres fédéral de la Cnts: Les socialistes plaident pour un «front national du progrès social»

Dakar, 9 novembre 2025: Représentant le Parti socialiste (PS) au 12e Congrès fédéral de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (CNTS), tenu du 7 au 9 novembre à Dakar, Abdoulaye Wilane a livré au nom de son parti, un discours vibrant en faveur de la justice sociale, de la défense du pouvoir d’achat et de l’unité du mouvement syndical.

Dès l’entame de son intervention, le porte-parole socialiste a salué « un moment fort pour la Nation entière », soulignant que ce congrès se tient dans un contexte économique « extrêmement difficile » pour les travailleurs. Il a dénoncé la « coût élevé de la vie » qui asphyxie les ménages, la hausse continue des prix de l’électricité, du carburant et des denrées, ainsi que les « nouvelles taxes » prévues dans le projet de Loi de finances 2026, qui « font peser un fardeau supplémentaire sur les ménages et les PME».

Un appel à la préservation des acquis sociaux

Wilane a rappelé le lien historique entre le Parti socialiste et la CNTS, citant les grandes conquêtes sociales nées de cette alliance : Code du travail, Sécurité sociale, conventions collectives, SMIG, dialogue social institutionnalisé. «Cet héritage reste notre socle commun », a-t-il insisté, appelant à protéger ces acquis face à la précarité et à « l’arbitraire » qui menacent les travailleurs.

Il a également rendu hommage à « ceux qui portent le Sénégal sur leurs épaules », notamment les enseignants, les agents de santé, ouvriers et agriculteurs, artisans, commerçantes, travailleurs du secteur informel et migrants, à qui il a adressé un message de solidarité. «Nous vous entendons. Nous vous comprenons. Nous sommes à vos côtés », lance-t-il.

Pour un modèle de développement humain et équitable

Face à la montée des tensions sociales et à l’affaiblissement du dialogue social, Abdoulaye Wilane Wilane a salué le rôle de la CNTS, « phare de résistance pacifique et de dignité », et réaffirmé l’engagement du PS à défendre «une fiscalité équitable, la protection du pouvoir d’achat et un modèle de développement centré sur l’humain».

Le dirigeant socialiste a enfin appelé à la création d’un «grand front national du progrès social», rassemblant syndicats, forces politiques de gauche, mouvements citoyens, jeunes et femmes, autour de combats communs : « des salaires décents, des prix maîtrisés, une protection sociale élargie et la revalorisation du travail. Le Sénégal a besoin de clarté, de justice et d’unité ».

En conclusion, Abdoulaye Wilane a exhorté les congressistes à poursuivre leurs travaux « dans l’intérêt supérieur des travailleurs », leur assurant la confiance du Parti socialiste. « Le Sénégal a besoin de clarté, de justice et d’unité », a-t-il martelé, avant de conclure par un triple hommage : « Vive la CNTS ! Vive le Parti socialiste…

Synthèse de Mohamadou SAGNE

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…Et appelle à un sursaut républicain pour la défense de l’État de droit et des libertés fondamentales

Dakar, 10 novembre 2025 Dans un communiqué rendu public ce lundi, le Parti socialiste (PS) du Sénégal, par la voix de son porte-parole Abdoulaye Wilane, a réaffirmé avec vigueur son attachement à l’État de droit, à la justice indépendante, aux libertés publiques et à la liberté de la presse. Le parti fondé par Léopold Sédar Senghor met en garde contre toute dérive susceptible de fragiliser la démocratie sénégalaise et la cohésion nationale.

Un appel à la vigilance républicaine

Le PS rappelle que « l’État de droit n’est pas une option politique, mais une exigence républicaine absolue». Selon le communiqué, la justice doit rester « indépendante, impartiale et accessible à tous », loin de toute pression ou instrumentalisation. « Il ne saurait y avoir une justice pour chaque régime : il n’existe qu’une seule justice, au service du peuple et de la loi », insiste le texte. Face aux tensions institutionnelles et sociales, le parti appelle les acteurs politiques à la responsabilité et au respect mutuel. « La République ne se construit pas dans la confrontation permanente, mais dans le dialogue et la conscience de la fragilité du vivre-ensemble», avertit Abdoulaye Wilane.

Libertés publiques et presse libre : piliers de la démocratie

Le Parti socialiste se dit préoccupé par les atteintes croissantes aux libertés fondamentales, notamment le droit de manifester et le pluralisme démocratique. Il appelle au respect des acquis obtenus depuis l’indépendance et considère que toute restriction injustifiée de ces droits « remet en cause l’esprit même de la République ».

Concernant la liberté de la presse, le PS plaide pour la protection des journalistes et des entreprises médiatiques, tout en invitant les acteurs à « informer pour éclairer, non manipuler ». Le parti souligne que la liberté de la presse « ne doit jamais devenir un instrument de désinformation ou de déstabilisation ».

Laïcité et cohésion nationale au cœur des priorités

Dans une perspective de réflexion sur la cohésion républicaine, le PS annonce la tenue prochaine d’un colloque national sur la laïcité, organisé par sa structure Vision Socialiste. Ce rendez-vous vise à « approfondir la réflexion sur l’application concrète de la laïcité dans le contexte sénégalais contemporain », principe que le parti considère comme un facteur d’unité et non d’exclusion.

Unité des forces démocratiques

Enfin, le Parti socialiste appelle à l’unité des forces républicaines et démocratiques pour faire face à ce qu’il qualifie de « recul démocratique » et de «menaces sur la cohésion nationale». La République est en péril, la Nation menacée: «il faut agir, avec discernement, courage et fidélité aux principes démocratiques», conclut le communiqué.

M. SAGNE

Journée des Forces Armées: la gouverneure de Louga souligne le rôle des FDS dans les JOJ Dakar 2026

La gouverneure de la région de Louga, Ndèye Nguenar Mbodj, a présidé, dimanche, la cérémonie officielle marquant la 22e édition de la Journée des forces armées, placée cette année sous le thème: «Les forces armées, partenaires des Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026 : la souveraineté technologique et industrielle des forces armées ».

La cérémonie, organisée chaque année au mois de novembre, a été marquée par un défilé militaire, un dépôt de gerbe de fleurs en hommage aux soldats disparus et une visite des stands tenus par les différentes composantes des Forces de défense et de sécurité (FDS).

«Ce fut un moment de partage et de communion avec les populations, dans l’esprit du concept Armée-Nation », a déclaré Mme Mbodj, soulignant que l’événement permet aux FDS de présenter leurs missions, leurs responsabilités ainsi que les équipements modernes dont elles disposent.

La gouverneure a salué les efforts de modernisation observés au sein des forces de défense, notant une utilisation accrue des nouvelles technologies dans le travail et la formation.Abordant le thème de l’édition 2025, Mme Mbodj a estimé qu’il est «d’une grande actualité», rappelant que les forces de défense et de sécurité auront un rôle essentiel dans la sécurisation et l’accompagnement logistique des Jeux olympiques de la jeunesse de Dakar 2026. Elle a indiqué que les FDS, membres du Comité national d’organisation des JOJ, «participent déjà aux préparatifs » afin d’assurer la protection des sites, des personnes et des biens, ainsi que «l’encadrement des activités liées à cet événement mondial».

Mme Mbodj était accompagnée du chef d’escadrons Daouda Coly, commandant la place d’armes de Louga, lors de la revue des troupes et des différentes étapes de la cérémonie.

Par Massylla Moustapha Diongue (Louga)

 

Entre espoirs de rupture et dérives dangereuses: Urgence d’une mobilisation citoyenne au Sénégal

Novembre 2025. Le Sénégal, notre cher pays, se trouve à un tournant décisif de son histoire. Il est aujourd’hui à la croisée des chemins. Après l’élection de Bassirou Diomaye Faye et d’Ousmane Sonko en 2024, une lueur d’espoir s’était levée : celle d’une rupture réelle avec les pratiques du passé.

Mais un an plus tard, le constat est amer : les vieilles habitudes persistent, les divisions s’aggravent, et les dérives autoritaires menacent les fondements mêmes de notre démocratie.

Le meeting de Téra du 8 novembre 2025 en a été la preuve éclatante. Ousmane Sonko, au lieu d’incarner le rassemblement et l’unité, s’enferme dans un discours agressif, multipliant attaques personnelles et diatribes contre les institutions. Résultat: un climat de méfiance, de peur, et de confrontation permanente.

Pendant ce temps, les véritables urgences du pays – chômage des jeunes, inégalités sociales, crise environnementale – restent sans réponses concrètes.

La rupture trahie : quand les promesses deviennent dérives

Aujourd’hui, nous considérons qu’Ousmane Sonko est passé du leader espéré au diviseur en chef. Car, en 2024, il symbolisait vraiment l’espoir d’un Sénégal nouveau, débarrassé de la corruption et des injustices. Mais aujourd’hui, son radicalisme inquiète.

Lors du meeting du 8 novembre, il a promis de “tout balayer” et de “démasquer les traîtres” — un langage populiste qui rappelle les dérives des régimes autoritaires que le peuple sénégalais a toujours rejetés.

En dénonçant la justice, en s’attaquant à Aminata Touré, Abdourahmane Diouf et d’autres figures publiques, Sonko semble plus préoccupé par le règlement de comptes que par la construction nationale. Ainsi, au lieu d’unir, il divise. Au lieu de bâtir, il fragilise. Et au lieu de défendre les institutions, il contribue à leur affaiblissement.

Bassirou Diomaye Faye : un président prisonnier de son alliance

Face à cette dérive, le président Bassirou Diomaye Faye paraît impuissant. Prisonnier de son alliance avec Sonko, il peine à affirmer son autorité et à incarner l’unité nationale.

Pourtant, le pays attend de lui qu’il garantisse la stabilité, protège les institutions et impulse un véritable changement.

Deux choix s’offrent à lui : soit il laisse Sonko imposer sa loi et conduit le Sénégal vers l’instabilité ; soit il assume pleinement ses responsabilités, recadre son allié et remet le pays sur une trajectoire pacifique et progressiste. Le temps des hésitations est révolu. Le peuple sénégalais mérite des dirigeants à la hauteur de ses espoirs.

Une économie en trompe-l’œil : la croissance sans le développement humain. Avec un taux de croissance de 8,4 % en 2025, le Sénégal affiche des performances économiques flatteuses.

Mais cette croissance ne profite pas à tous; la dette publique s’alourdit dangereusement, le chômage des jeunes reste endémique, les inégalités territoriales se creusent entre Dakar et les régions rurales et l’inflation érode chaque jour le pouvoir d’achat des ménages. À quoi sert une croissance record si elle ne sort pas la majorité des Sénégalais de la précarité ?

Une société fracturée : entre colère et désespoir

Après une accalmie post-électorale, la tension sociale remonte. Les jeunes diplômés sans emploi, les femmes marginalisées, les enseignants et les soignants épuisés expriment une colère sourde.

La jeunesse sénégalaise ne veut plus de promesses creuses : elle réclame des emplois décents, une éducation de qualité, et une justice équitable. Sonko et Diomaye Faye ont une responsabilité historique : écouter cette jeunesse et lui donner les moyens de construire le Sénégal de demain.

L’urgence environnementale: un désastre annoncé

Le Sénégal a adopté une Lettre de politique sectorielle de l’Environnement (2025-2029) promettant de réduire les émissions de GES de 23 % d’ici 2030. Mais sur le terrain, la situation reste dramatique. Dakar figure parmi les villes les plus polluées du monde ; la désertification et la salinisation menacent nos terres agricoles, et la transition énergétique demeure trop lente.

Agir pour l’environnement, c’est agir pour notre survie. Le temps des slogans est passé. L’appel à une mobilisation citoyenne pour une révolution pacifique. Face à la faillite morale et politique des élites actuelles, une mobilisation citoyenne s’impose.Nous devons bâtir une alternative pacifique, inclusive et résolument tournée vers l’avenir.

Nos priorités:

Une justice indépendante, fin des poursuites politiques et des bracelets électroniques arbitraires. Une économie au service du peuple, redistribution équitable des richesses issues des hydrocarbures ; soutien aux PME locales. Un État de droit fort, fin des discours de haine, démocratie participative réelle.

Une transition écologique accélérée, investir massivement dans les énergies renouvelables. Une éducation et une santé pour tous,  digitalisation des services publics, formation et accès universel aux soins.

L’heure à la mobilisation

Le Sénégal est à un moment décisif. Nous refusons les divisions, les dérives autoritaires et les promesses trahies. L’heure est venue d’une révolution pacifique, d’un mouvement citoyen fort et rassembleur. Notre alliance n’est pas un parti de plus, mais une cause nationale.

Une cause pour tous ceux qui croient encore en un Sénégal juste, uni et souverain. Le Sénégal compte sur nous. Ensemble, nous pouvons. Ensemble, nous gagnerons.

Par Samba Kara NDIAYE – Directeur de publication de SunuTimesNews.com, Président du Parti NADEMS et du Mouvement de la Troisième Voie (MTVS)

 

Keur Massar: le MJDMK, un acteur majeur du développement local

Le Mouvement des Jeunes pour le Développement de Médina Kelle et Environs (MJDMK ex AJDMK) est une organisation de jeunesse dynamique et engagée qui œuvre pour le développement socio-économique et culturel de la localité de Keur Massar.

Créée en 2011, cette association a mené plusieurs actions concrètes pour améliorer les conditions de vie des populations de Keur Massar.

Récemment, le MJDMK ex AJDMK a organisé une formation bureautique gratuite pour des dizaines de jeunes, qui s’est terminée par une cérémonie de remise d’attestations le 9 novembre 2025. Cette initiative a permis aux participants d’acquérir des compétences essentielles pour leur insertion professionnelle.

Le MJDMK ex AJDMK est convaincu que l’éducation et la formation sont les clés du développement. C’est pourquoi l’association met en place des programmes de formation visant à renforcer les capacités des jeunes et des femmes de la localité.

L’association adopte une approche participative et inclusive dans toutes ses actions et elle travaille en étroite collaboration avec les autorités locales et les organisations communautaires de base. Le MJDMK ex AJDMK a des projets ambitieux pour l’avenir et entend poursuivre ses efforts pour améliorer les conditions de vie des populations de Keur Massar.

Par Ibrahima Fall Ebé

Affaire Prodac: Pape Malick Ndour brise le silence et démonte les accusations…

«Je n’ai rien à cacher, rien à craindre, rien à renier» —

Resté jusque-là silencieux par respect pour la justice, Pape Malick Ndour est sorti de sa réserve après les propos du Premier ministre et président du Pastef, Ousmane Sonko, sur le prétendu rapport de l’Inspection générale des finances (IGF) à l’origine de son dossier judiciaire. Dans une mise au point ferme, l’ancien coordonnateur du Prodac dénonce une manipulation politique et apporte des précisions chronologiques pour balayer toute confusion.

Après plusieurs semaines de silence, Pape Malick Ndour a décidé de «remettre les pendules à l’heure».

Dans une déclaration rendue publique ce week-end, l’ancien ministre a réagi aux «propos injustes» du président du Pastef et Premier ministre en congé, Ousmane Sonko, qui a affirmé que son dossier judiciaire découlerait du fameux «rapport» de l’Inspection générale des finances (IGF). «Ces accusations sont fallacieuses, infondées et traduisent une volonté manifeste de travestir les faits», a-t-il déclaré d’emblée.

S’appuyant sur des éléments factuels, Pape Malick Ndour rappelle que le premier article de presse évoquant le rapport du Prodac date du 11 juin 2018, soit une année entière avant sa nomination à la tête du programme, survenue le 6 juin 2019.

«Comment un rapport évoqué un an avant ma prise de fonction aurait-il pu m’épingler ?» interroge-t-il, non sans ironie. L’ancien coordonnateur souligne également une autre incohérence : selon ceux qui brandissent la thèse d’un rapport de l’IGF, l’auteur supposé, Samba Laobé Dieng, est décédé en octobre 2018, huit mois avant sa nomination. «Faut-il comprendre que l’on m’accuse d’avoir été entendu par un homme disparu avant mon arrivée au Prodac ?», poursuit-il, dénonçant une manipulation «qui frôle l’absurde».

Pour lever toute ambiguïté, Pape Malick Ndour annonce qu’il saisira le ministre des Finances, Cheikh Diba, afin d’obtenir la preuve écrite qu’il était bien en poste au ministère entre 2013 et juin 2019, bien avant sa désignation au Prodac. Il compte également joindre à sa demande les comptes rendus des réunions de recettes hebdomadaires qu’il a tenues aux côtés de l’actuel ministre, alors directeur général des Finances.

«Je n’ai jamais été entendu par l’IGF, jamais rencontré un de ses enquêteurs. Je n’ai rien à cacher, rien à craindre et rien à renier», insiste-t-il, tout en réaffirmant sa confiance en la justice sénégalaise.

Et de conclure: «Ma seule exigence est celle de la vérité, face aux tentatives grossières de manipulation et d’instrumentalisation politique. La République mérite mieux que les approximations et les contre-vérités».

A. L. N. (avec En Relief) 

Réforme des textes de la fédération sénégalaise de football: L’importance de l’expertise pour une réforme inclusive !

La mise en place d’une commission ad hoc  chargée de la réforme des textes de la Fédération Sénégalaise de Football est une initiative qui mérite d’être saluée. Cependant, il est crucial de s’assurer que cette réforme soit menée de manière méthodique, transparente et inclusive, en mettant à contribution les experts avérés et avertis du domaine.

En effet, la réforme des textes qui régissent notre football ne peut pas être confiée à des personnes qui n’ont pas une expérience significative dans le domaine. Il est essentiel de s’appuyer sur les compétences et l’expertise de ceux qui ont consacré leur carrière à l’étude et à la pratique du droit du sport, de la gestion sportive et du leadership, car dans ce monde sportif on connait qui est qui, mais aussi qui est capable.

Le Sénégal regorge d’éminents experts en droit du sport, en gestion sportive et en leadership, qui ont fait leurs preuves dans leurs domaines respectifs. Des personnalités telles que les Professeurs Abdoulaye Sakho et Hameth Dieng, les éminents juristes sportifs comme les Magistrats Ousmane Kane et Fara Mbodji, Maitres Abdel Kader Niang, Seydou Diagne, Moussa Sarr, Alassane Cissé, Hameth Bâ, ainsi que les éminents cadres de l’administration sportive comme Souleymane Boun Daouda Diop, Moussé Dior Diop et Alpha Sylla, et bien d’autres, pourraient apporter une contribution précieuse à cette réforme qui pourra servir les intérêts du football afin de ne pas se tromper de méthode.

Il est essentiel que la nouvelle équipe fédérale comprenne que la réforme des textes ne doit pas être l’affaire de copinage ou d’alliés, mais plutôt une affaire qui concerne tout le microcosme footballistique. Les experts doivent être au cœur de cette réforme pour garantir que les textes soient adaptés au contexte et répondent aux besoins du football sénégalais.

Faire des réformes sans l’implication d’experts avérés et avertis serait une erreur stratégique qui pourrait avoir des conséquences fâcheuses pour l’avenir du football sénégalais. Les réformes doivent être basées sur une analyse approfondie des forces et des faiblesses du système actuel, ainsi que sur une vision claire de l’avenir du football sénégalais.

gNous espérons que la Fédération Sénégalaise de Football prendra en compte ces observations et mettra en place un processus de réforme inclusif et transparent, qui valorise l’expertise et la compétence. Le football sénégalais mérite mieux que des réformes improvisées et partisanes. Il est temps de mettre le football sénégalais sur la voie de la réussite durable et de la compétitivité internationale, mais pas n’importe comment.

Mbaye Jacques DIOP

Analyste sportif

Administrateur Plateforme

Club des Experts Sportifs

Appel à la sagesse et à la dignité: le choix qui s’impose à M. Abdourahmane DIOUF

Monsieur le Ministre Abdourahmane DIOUF, les événements récents survenus au sein du gouvernement, marqués par les déclarations publiques du Premier ministre, Monsieur Ousmane Sonko, vous mettant en cause pour une supposée gestion financière litigieuse, suscitent une vive attention au sein de l’opinion. Selon ses propos, ce serait l’une des raisons ayant motivé votre changement de portefeuille ministériel.

Dans un tel contexte, pour préserver votre crédibilité, votre image et l’avenir de votre parcours politique, la voie la plus honorable semble être celle de la démission. En prenant l’initiative de vous mettre à la disposition de la justice, vous démontrerez à la nation entière que vous n’avez rien à vous reprocher. Une issue favorable à votre dossier ne fera que renforcer votre position morale et politique.

Déjà, vous devrez bientôt passer devant les députés dans le cadre du marathon budgétaire. J’imagine la difficulté de cet exercice lorsque vous ferez face à cent trente parlementaires de la majorité présidentielle, tous choisis par votre accusateur. Cette réalité rendra votre position particulièrement inconfortable et pourrait fragiliser davantage votre image publique.

Il est important de noter que le climat politique actuel est particulièrement tendu, et les récentes restructurations opérées au sein de votre département ne constituent pas nécessairement un renforcement de votre position. La collaboration avec certaines nouvelles directions, confiées à des membres fondateurs du parti au pouvoir, risque d’être délicate.

Un ministre, tenu par le principe de solidarité gouvernementale, ne dispose pas de la latitude nécessaire pour démentir publiquement un Premier ministre, encore moins son supérieur hiérarchique. Dès lors, le choix de se retirer, dans la dignité, s’impose comme l’option la plus sage. Il vous permettra, le cas échéant, de défendre votre honneur et de poursuivre en justice toute personne qui ne serait pas en mesure d’étayer ses accusations.

Vous êtes un homme jeune, instruit, compétent, et plusieurs de vos collaborateurs témoignent de votre rigueur et de votre sens du devoir. Le pouvoir est séduisant, certes, mais la véritable grandeur réside dans la capacité à s’en détacher lorsque l’honneur et la cohérence morale l’exigent.

Monsieur le Ministre, le moment est venu de faire le choix du courage et de la dignité. L’histoire retiendra toujours ceux qui préfèrent la vérité à la compromission.

Pape Made DIOUF

Enseignant

Observateur de la scène politique sénégalaise

Babacar Gaye décortique le Tera Meeting: «Entre catharsis manquée et théâtre d’ombres»

Mon cher Karl,

Le “tera meeting” d’hier m’a laissé cette impression étrange d’un théâtre où les projecteurs oublient parfois l’acteur central pour éclairer les figurants.

J’avais préparé ma grille de lecture avec des mots à préfixe CON. Mais, soudain me vint l’idée de partir de l’œuvre de Rabelais où Pantagruel, connu pour être un personnage exubérant, rusé, paillard, hâbleur, instable et avide de facéties, prépare un coup fatal à Dindenault sur le pont d’un navire chargé de moutons.

Et naquit l’idée de Panurge et les moutons engloutis dans les abysses d’un long après-midi d’un spectacle marqué par un succulent supplément : des tirs mal ajustés, une parade de rancunes et de frustrations mal contenues, et surtout une présence absente, lourde comme un meuble d’antiquaire invendu que l’on sort à chaque marché aux puces.

Panurge n’a pas esquivé les attaques, il les a convoquées.

Abdourahmane Diouf, d’abord. Cette fois, il n’a pas eu droit à la congélation polie qu’on réserve habituellement aux ex-alliés, de surcroît toujours membre de son Gouvernement. Non, il l’a exposé méthodiquement, comme un professeur montrant à sa classe comment ne pas faire de politique. L’homme est devenu un cas d’école, qui voulait être indispensable et qui finit congédié avant même d’avoir existé dans le dispositif.

Sa critique a été sèche, presque chirurgicale. On aurait dit une dissection sans anesthésie, destinée à rappeler au troupeau que le projet n’a pas de place pour les ambitions congloutonnes. Seulement, on ne mute pas un ministre coupable de surfacturations ; on le limoge et appelle la haute cour de justice à la rescousse.

Puis vient Mimi Touré, l’ancienne égérie de l’APR. Ici, le démiurge n’a pas seulement répondu à une adversaire. Il a réglé une équation personnelle. Mimi la combattante, Mimi la dissidente, Mimi l’insoumise à géométrie variable. Elle est devenue sous sa plume orale une conglomération de revirements, un répertoire ambulant de contradictions, presque congénitales. Elle devient subitement la prévaricatrice désignée dans un rapport de l’IGE que le Président aurait continué à cacher. La réplique sur scène est si drôle que les muscles labiaux d’un public qui avaient de la peine à exprimer des émotions, par atrophie.

Le meeting a servi d’arène où Panurge, d’un ton aussi froid que précis, a renvoyé l’amie de Diomaye à ses volte-faces, comme on replie une carte politique devenue illisible. On attend avec impatience les répliques de ces acteurs à l’ombre des coulisses.

Pour le reste, le chevillard indélicat est allé chercher au fond du congélateur un morceau de glace. Il a contenu ses ardeurs révolutionnaires, contenu ses promesses, contenu ses menaces de démission si le Président sans autorité ne le laissait pas gouverner.

Mais ce contrôle apparent a surtout révélé une congestion intérieure : celle d’un homme qui découvre que gouverner, c’est moins briser les murs que s’y appuyer pour ne pas tomber.

Ce meeting avait aussi un invité silencieux, et pourtant omniprésent : Macky Sall.

Son nom n’a pas fait trembler l’air, mais sa silhouette a traversé chaque phrase, et caressé les toisons d’or des moutons prêts à la tonte habituelle.

Avec une peur bleue de l’hôte de Mohamed VI, c’est toujours pareil: il dit ne pas parler de Macky, mais il converse avec son l’ombre. Le passé récent du pays reste une arrière-scène qui refuse de s’éteindre tant que les portes du Palais lui seront restées fermées par le rabat d’arrêt d’une Cour suprême qui échappe encore à son contrôle.

Le meeting était un long congédiement de l’ancien régime qui continue de le traumatiser, mais sans catharsis, sans rupture, presque sans conviction.

Macky Sall a quitté le pouvoir, mais reste dans la narration. C’est l’absent qui hante le scénario, le conglomérat symbolique de tout ce que l’actuel pouvoir voudrait dépasser mais ne parvient pas à oublier.

Sur l’économie, la dette, l’inflation, les épidémies, les inondations, le chômage, les valises du FMI, rien. Un silence de cathédrale compact, presque une congerie de non-dits.

Le pays étouffe, mais le discours ventile une rhétorique surannée.

On parle d’adversaires, de fidélités, de trahisons. On se perd dans les chapitres de “SOLUTIONS”, le mythique ouvrage des illusions.

C’est là que j’ai senti le vrai vertige : le gouvernement avance à reculons dans un congélateur idéologique, tandis que les ménages affrontent la chaleur de l’économie réelle.

Ce que j’ai vu, mon cher Karl, c’est un Panurge qui parle pour tromper le cupide Dindenault qui ne sait pas qu’il ne pouvait plus maintenir le conglomérat de moutons en équilibre dans un bateau ivre, secoué par des remous d’une mer en furie. Seuls les flots rugissants étaient la direction du beau bélier qui servira de guide au reste du bétail.

Mon cher Karl, j’ai lu à travers quelques capsules servies par la presse pastefienne, un discours où Ass et Mimi servent d’épouvantails et de punching ball, où Macky flotte comme un spectre non exorcisé, où le troupeau applaudit et s’extasie sans savoir que son destin est la noyade.

Certes, il y avait du nombre et de la ferveur. Eh oui ! Mais pas de cap, sauf la longue nuit qui attendait les convois sur les routes cahoteuses du retour au bercail, en attendant le grand déluge.

Voilà donc ma lecture: un discours congestionné qui congédie des alliés devenus lucides et encombrants, mais qui ne configure aucun avenir.

En cette matinée nuageuse de novembre, je t’écris depuis mon balcon de Dakar où l’on confond souvent clameur et la clarté dans un contexte où la Météo annonce des semaines chaudes et humides à cause du dérèglement climatique.

Toi, depuis Berlin, certainement blotti dans un coin de la brasserie de nos habitudes, tu entendras sûrement ces dissonances dans la grisaille de l’hiver qui pose déjà ses baluchons.

C’est la valse des saisons qui, hélas, accompagne la valse des convictions.

Auf Wiedersehen mein sehr lieber freund.

Saa Balaŋaar

Babacar Gaye, Responsable Politique

La Nuit du Bâtiment: Royal Bama, filiale de BTP Bama, honorée pour son excellence

Par Pape Bakary DIATTA

La deuxième édition de la Nuit du Bâtiment a consacré plusieurs acteurs majeurs du secteur de la construction. Parmi les entreprises distinguées figure Royal Bama, filiale du groupe BTP Bama, en reconnaissance de son professionnalisme et de son engagement dans le5 développement du secteur au Sénégal. La cérémonie s’est tenue dans la nuit du samedi 8 novembre 2025, dans un hôtel de la place, en présence de nombreuses personnalités du monde du BTP.

Chargée de la construction et de l’équipement de l’Université du Sénégal Oriental, l’entreprise Royal Bama s’impose aujourd’hui comme un acteur incontournable du paysage du bâtiment et des travaux publics. «L’entreprise Royal Bama, filiale de BTP Bama, fait partie d’un grand groupe fort d’une expérience d’environ trente ans. Royal BTP est implantée dans toute la sous-région », a expliqué Amadou Ségoulinaba, coordinateur de la société malienne, lors de la remise de distinction.

Un engagement social affirmé

Au-delà de ses performances techniques, Royal Bama se distingue également par son engagement en matière de responsabilité sociétale des entreprises (RSE). «Nous faisons un transfert de compétences en aidant et en soutenant les populations locales. À Dakar comme à Tambacounda, nous organisons régulièrement des actions sociales : dons de médicaments, distribution de vivres, appui aux hôpitaux et séances de rupture du jeûne pendant le Ramadan », a précisé M. Ségoulinaba.

Ces initiatives témoignent de la volonté de l’entreprise de s’intégrer durablement dans le tissu social et économique sénégalais, en contribuant au bien-être des communautés locales.

Un chantier universitaire en bonne voie

Concernant le projet de construction et d’équipement de l’Université du Sénégal Oriental, les travaux avancent à un rythme soutenu. «Nous avons bon espoir de livrer l’infrastructure avant la rentrée universitaire 2026-2027. Le gros œuvre est déjà exécuté à près de 90 %. Voilà trois ans que nous sommes installés au Sénégal, et jusqu’ici, nous n’avons rencontré aucune difficulté majeure. Si le BTP marche, cela veut dire que tout marche », a confié le coordinateur.

Grâce à son professionnalisme, sa rigueur et son engagement social, Royal Bama s’impose progressivement comme une référence régionale du BTP, alliant expertise technique et impact communautaire.

Distinction internationale: Youssou Ndour à nouveau nommé aux Grammy Awards avec son album Éclairer le monde

Vingt ans après son premier triomphe à Los Angeles, Youssou Ndour revient dans la cour des grands. L’artiste sénégalais vient d’être nommé aux Grammy Awards 2025 dans la catégorie Best Global Music Album pour son dernier opus Éclairer le monde. Une reconnaissance mondiale qui salue à la fois la richesse de sa musique et son engagement constant pour le dialogue des cultures.

Sur ses réseaux sociaux, le chanteur a partagé sa fierté et remercié ses collaborateurs artistiques — Michael League, Weedie Braimah et Nic Hard — qui ont contribué à la réalisation de cet album lumineux.

Sorti en 2024, Éclairer le monde est un véritable voyage musical mêlant rythmes sénégalais et sonorités universelles. Fidèle à sa démarche artistique, Youssou Ndour y célèbre la paix, l’unité et la lumière partagée entre les peuples.

Cette nouvelle nomination a une valeur symbolique : le 13 février 2005, le roi du mbalax devenait le premier Sénégalais à remporter un Grammy Award avec son album Egypt. Deux décennies plus tard, il confirme son statut d’ambassadeur planétaire de la musique africaine et de la culture sénégalaise.

 Ch. S. NDONG (avec En Relief) 

 

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