mardi, septembre 8, 2026
Accueil Blog Page 54

« Tournée académique et sociale »:, un appui en soins de Santé, à Dieupeul Derklé

La plateforme « Tournée académique et sociale » a offert des consultations médicales gratuites à plus de 800 personnes.

Il y avait foule ce samedi au centre socioculturel de Derklé. Les populations sont sorties en masse pour prendre part à la journée de consultation médicale gratuite, combinée à un don de médicaments.

Une initiative de la plateforme « Tournée académique et sociale », dirigée par Oumar Gaye. Plus de 800 personnes ont bénéficié de cette consultation. Occasion saisie pour plaider pour la transformation du poste de santé de la commune de Dieupeul Derklé en centre de santé.

Médecine générale, chirurgie dentaire, biologie, cardiologie, pédiatrie, dermatologie, ophtalmologie et gynécologie, plusieurs spécialisations ont été offertes aux populations. Selon Oumar Gaye, initiateur de la tournée académique et sociale, cette journée de consultation gratuite était une demande sociale, venant des populations de la commune de Dieupeul Derklé, qui sont dans le besoin pour recevoir des soins de qualité, recevoir un certain nombre de médicament pour leur permettre de pallier certaines éventualités.

«Nous avons eu la chance d’avoir le plateau médical du ministère de la santé et bénéficier de spécialités demandées par les populations. Les populations ont reçu des médicaments gratuitement » a expliqué Oumar Gaye. La journée a été parrainée à Ismaila Diallo, 1er Vice-Président de l’Assemblée nationale du Sénégal et responsable politique de Pastef.

Selon Oumar Gaye, le parrain n’a ménagé aucun effort pour la réussite de la journée. A l’en croire, plus de 870 personnes ont bénéficié de cette consultation médicale gratuite. La 2eme Vice-président de l’Assemblée nationale, Mme Rokhy Ndiaye Kébé, le 3eme vice-président, Cheikh Thioro Mbacké et le 4eme vice-président, Mbéne Faye et Alioune Barro Responsable Département de Dakar du service Nano-crédit de la DER, ont tous pris part à cette activité.

A cette occasion, un plaidoyer fort a été fait. Il s’agit de la transformation du poste de santé de la localité en centre de santé afin d’offrir aux populations des soins de santé approprié. «Le besoin est ressenti. Nous avons échangé avec les députés qui ont effectué le déplacement, sur la nécessité d’aller vers un centre de santé car le poste de santé, qui existe dans la commune, ne peut plus supporter les besoins en termes de santé des populations. Nous estimons que les parlementaires vont partager ces informations avec les plus hautes autorités » a indiqué M Gaye.

Par ailleurs, les députés ont apprécié à sa juste valeur cette initiative car elle leur permet d’être en contact direct avec les populations.

                                                                                                  M Sarr

 

Jaxaay: Baye Amadou Camara plaide pour le redécoupage et l’ouverture d’un bureau de passeport

À l’approche de la 12ᵉ édition du Gamou annuel dédié au guide religieux Baye Amadou Camara, la commune de Jaxaay a vibré ce week-end au rythme d’une forte mobilisation populaire. Les habitants sont sortis massivement pour participer à une vaste opération de nettoyage des artères les plus fréquentées par les taxis et les « tatas ».

Khalil Fall Ebé

Un geste citoyen salué par Bécaye Ba, membre du comité d’organisation, qui y voit « une volonté collective d’embellir les rues en prélude à l’événement ». Interpellé sur la situation de la commune, Baye Amadou Camara a rappelé les difficultés auxquelles font face les populations.

Selon lui, l’amélioration du cadre de vie demeure une urgence, notamment en raison du manque criant d’infrastructures qui entrave la circulation et pose de sérieux problèmes d’assainissement. Le guide religieux a également insisté sur la nécessité d’implanter un bureau de passeport à Jaxaay, une doléance récurrente qu’il qualifie de « véritable demande sociale ».

Il a, par ailleurs, invité les nouvelles autorités à revoir le redécoupage administratif, jugé injuste par les populations et source de nombreuses frustrations. Placée cette année sous le thème de « la pudeur », valeur fondamentale dans la vie en société, cette édition du Gamou appelle les parents à transmettre ces principes essentiels à leurs enfants.

En marge des activités religieuses, plusieurs actions sociales sont prévues : distribution de moustiquaires, consultations médicales gratuites, collecte de sang, ainsi que la prise en charge des personnes touchées par le paludisme ou d’autres maladies émergentes. Autant d’initiatives que Baye Amadou Camara inscrit dans une dynamique de solidarité et de soutien aux populations.

Remise du matériel aux pécheurs et transformatrices: Les acteurs du secteur bénéficient d’un programme de 185 millions F Cfa

Par Ch. Seck NDONG

Le ministre des Pêches et des Infrastructures maritimes et portuaires a procédé, hier, à la remise de matériel de pêche et de transformation aux acteurs de la pêche artisanale. Cette cérémonie, indique Dr Fatou Diouf, s’inscrit dans le cadre d’un programme de modernisation de la filière pêche artisanale, qui vise à renforcer les capacités des pêcheurs et des transformatrices.

Le ministre des Pêches et des Infrastructures maritimes et portuaires, Dr Fatou Diouf, a souligné que le programme, d’un coût global de 185 millions de francs CFA, est financé par la Caisse d’Encouragement à la Pêche et à ses Industries Annexes (CEPIA). Il comprend la fourniture de bacs isothermes et de matériel de conservation et de transport, ainsi que des chèques pour soutenir les initiatives économiques locales.

«La cérémonie que nous célébrons aujourd’hui en est une illustration concrète. La remise de matériel de bague de manutention conforme aux normes de conservation et de transports destinées à renforcer les capacités de nos pécheurs mareyeurs et transformatrices », a déclaré Dr Fatou Diouf.

Ce programme d’un coup global 185 millions de francs Cfa est entièrement financé dans le cadre de la Caisse d’encouragement à la pêche et à ses industries annexes. Il est reparti en deux axes principaux : la fourniture de 6500 bagues isothermes pour une valeur de 113 millions de francs Cfa, venant compléter les 12000 bagues déjà distribués en 2024 traduisant ainsi la conscience de l’effort public en faveur des acteurs de la pêche artisanale.

Les bénéficiaires de ce programme sont les pêcheurs et les transformatrices de plusieurs régions du Sénégal, notamment Dakar, Thiès, Louga et Fatick. Le matériel remis permettra d’améliorer les conditions de travail et de réduire les pertes, tout en renforçant la compétitivité des produits halieutiques. Le programme est aussi destiné aux impactés de la houle notamment à Thiaroye, Mbao, Yarakh et Yène.

Dr Fatou Diouf a souligné l’importance de la pêche artisanale dans l’économie nationale, qui assure près de 85% des débarquements et des revenus créés dans le secteur. Il a également rappelé son engagement à moderniser cette filière et à promouvoir la sécurité en mer, la valorisation des produits halieutiques et la gestion durable des ressources marines.

Le ministère des Pêches et des Infrastructures maritimes et portuaires inscrit cet événement sous le signe de la solidarité nationale et du développement inclusif. «Il traduit la ferme volonté du gouvernement d’accompagner les hommes et femmes qui vivent de la mer pour leur permettre de contribuer chaque jour à nourrir notre nation», relève-t-elle.

Il s’inscrit également, poursuit Dr Fatou Diouf, dans la continuité de la vision de S.E.M. le Président de la République qui a placé la pêche artisanale, secteur essentiel de notre économie maritime au cœur de son engagement en faveur de l’équité territoriale de la justice sociale et de la souveraineté économique.

«La modernisation de cette filière, sa résilience face aux défis environnementaux et socio-économiques, ainsi que la valorisation de la pêche artisanale comme levier stratégique de sécurité alimentaire et d’emploi durable sont plus que jamais des priorités de notre démarche collective », a relevé le ministre.

Le secteur de la pêche artisanale, insiste Dr Fatou Diouf, occupe une place prépondérante dans notre économie assurant près de 85 % des débarquements, générant des revenus, créa des emplois et soutenant des dizaines de milliers de familles de nos zones côtières. Cependant la raréfaction des ressources, la concurrence accrue, la cherté du matériel et les effets du changement climatique constituent autant de défis que nous devons relever ensemble.

Dans ce contexte, souligne le ministre, le gouvernement sous la direction éclairée du président de la République œuvre pour une modélisation durable en équipant, en formant et en accompagnant les acteurs de la filière.

 

 

Nouveaux Horizons pour l’ASN: Approbation des bilans, élection et lancement du Plan stratégique 2025-2029

Par Ch. Seck NDONG

L’Association Sénégalaise de Normalisation (ASN) a tenu récemment son assemblée générale ordinaire. Cette occasion a permis aux membres de l’association de discuter des défis et des résultats obtenus dans le domaine de la normalisation et de la certification.

Le Directeur Général de l’ASN, El Hadji Abdourahmane Ndione, a souligné que le principal défi auquel l’association est confrontée est le manque de ressources financières. Pour y remédier, l’ASN a mis en place un plan d’amélioration des ressources qui se décline en trois points : la distribution des normes, le développement de la certification de conformité et la communication.

L’ASN a mis en place une plateforme électronique qui permet d’accéder à des normes internationales et de les acheter en ligne. L’association a également développé une offre de certification de conformité qui lui permet de générer des revenus. En outre, l’ASN travaille à élargir son offre de certification à d’autres domaines, tels que la gestion de la qualité et l’environnement.

Marieme Ndour Diallo, directrice RSE à la Sococim a été élue comme membre du CA représentant le secteur privé.

L’ASN a également souligné l’importance de la communication et de la sensibilisation pour promouvoir la qualité et la normalisation au Sénégal. L’association a célébré la Journée nationale de la qualité en avril dernier, en présence du Chef de l’État.

Pour l’avenir, l’ASN entend poursuivre ses efforts pour promouvoir la qualité et la compétitivité des entreprises sénégalaises. L’association compte sur ses partenariats avec des organisations internationales et des structures nationales pour atteindre ses objectifs.

Vers un plan durable de gestion des pêcheries du Lac de Guiers: Les résultats des études de faisabilité partagés à Richard-Toll

Richard-Toll: Les acteurs du secteur de la pêche continentale se sont réunis mardi dernier 11 novembre 2025 dans la salle de conférence « Mamadou Diallo » de Richard-Toll pour partager les résultats des études bioécologiques, halieutiques et socioéconomiques menées en vue de l’élaboration d’un plan de gestion durable des pêcheries du Lac de Guiers.

Organisé à l’initiative de la Direction des pêches continentales (DPC), avec l’appui technique de la FAO et du Centre de recherche océanographique de Dakar-Thiaroye (CRODT), cet atelier marque une étape déterminante dans la préservation de cet important écosystème aquatique.

Une ressource menacée mais encore pleine de potentiel

Le représentant de la FAO, M. Valério, a présenté le document intitulé « Initiative globale pour la gestion intégrée des ressources en eau et la pêche continentale ». Il a insisté sur la nécessité de combiner la gestion intégrée des ressources en eau (GIRE) avec des actions de reforestation autour des lacs et cours d’eau, afin de lutter contre la prolifération des cyanobactéries, nocives pour la santé humaine et animale.
De son côté, M. Mbow, représentant de l’Office des Lacs et Cours d’eau (OLAC), a réaffirmé l’engagement de son institution à œuvrer pour la sauvegarde du Lac de Guiers, notamment à travers des projets visant à améliorer la qualité et la disponibilité de l’eau.

Des études scientifiques pour mieux comprendre l’écosystème

Les chercheurs du CRODT ont, pour leur part, identifié quatre sites majeurs de reproduction des poissons, tout en dressant un inventaire des principales espèces présentes et de leur évolution. Ces résultats serviront de base scientifique à la future stratégie de gestion durable du lac.

Les communautés locales, regroupées au sein des Comités locaux de pêche artisanale (CLPA) de Dagana et Louga, ainsi que de l’Aire du patrimoine autochtone communautaire (APAC) du Lac de Guiers, ont réitéré leur engagement pour la préservation de la biodiversité et la gestion responsable de la ressource halieutique.
Le président de l’APAC, M. Magatte Diaw, a présenté le plan de zonage du site de conservation et plaidé pour l’aménagement des mares de Mayel, zones de reproduction naturelles initiées par les communautés elles-mêmes.

Un appui fort de l’État et de ses partenaires

Au nom du gouverneur de Saint-Louis, le préfet de Dagana a salué la mobilisation communautaire et réaffirmé l’accompagnement de l’État à toutes les étapes du processus.
La Directrice de la pêche continentale, Mme Fall Mbeugué Gaye, a pour sa part rendu hommage à l’engagement des femmes et des membres des CLPA de Louga et de Dagana. Elle a remercié la FAO et l’APAC pour leur appui constant, tout en inscrivant cette démarche dans la Vision 2050 portée par le président de la République, Son Excellence M. Bassirou Diomaye Diakhar Faye.

Elle a en outre instruit ses services régionaux et départementaux de poursuivre les rencontres de sensibilisation et de formation avec les communautés, afin de renforcer leurs capacités de gestion dans un contexte marqué par le changement climatique.

Des perspectives claires pour l’avenir

Les discussions ont permis d’identifier plusieurs actions prioritaires à entreprendre pour finaliser le plan de gestion : la mise en place d’un dispositif permanent de suivi des ressources halieutiques, la restauration des zones de reproduction, et la sensibilisation des acteurs sur les pratiques de pêche durables.

À travers cette initiative, la DPC et ses partenaires entendent faire du Lac de Guiers un modèle de gestion intégrée et participative des ressources naturelles, conciliant sécurité alimentaire, préservation de la biodiversité et résilience des communautés locales.

Synthèse de Mohamadou SAGNE

Visite à Saint-Louis: Déthié Fall sermonne l’entreprise en charge des travaux de l’aéroport Masseck Ndiaye

Le ministre des Infrastructures, Déthié Fall, poursuit ses visites de terrain dans la capitale du Nord. Ce vendredi 14 novembre, il était à l’Aéroport international Ousmane Masseck Ndiaye pour inspecter l’état d’avancement des travaux.

Sur place, Déthié Fall a déploré les retards et le laxisme constatés dans l’exécution du chantier. « Je voudrais dire très clairement à Transcom qu’il y a encore une partie de son contrat à respecter. Nous exprimons notre insatisfaction concernant le mur de clôture dont les fondations ne répondent pas aux normes », a-t-il déclaré.

Parmi les manquements relevés, figure notamment une portion du périmètre qui permettrait à des animaux d’accéder à la piste. Une situation qui, selon le ministre, représente un risque majeur pour les avions, aussi bien au décollage qu’à l’atterrissage.

«Sans compter l’achèvement du point H avec toutes les perspectives qu’il offre à l’aéroport, compte tenu de la relation avec les sociétés pétrolières en contrat avec le Sénégal, le déplacement de la station météo, mais également l’installation de l’ascenseur au niveau de l’aérogare », a-t-il ajouté.

Face à cette situation, Déthié Fall s’est montré catégorique envers l’entreprise en charge des travaux. À quelques semaines des échéances, le ministre exige des solutions d’ici la fin du mois. À défaut, prévient-il, des mesures appropriées seront prises.

«On ne peut pas accepter qu’un aéroport d’une telle envergure, financé par l’État du Sénégal, soit retardé parce qu’une entreprise, insignifiante au regard des besoins de l’État et de la volonté du chef de l’État et du Premier ministre, traîne les pieds et réalise des ouvrages qui ne répondent pas aux normes », a averti le ministre.

Selon lui, les autorités ont donné des instructions claires pour résoudre les problèmes auxquels font face les différentes agences et sociétés de l’État. Et concernant les aéroports, le ministre des Infrastructures se dit déterminé à respecter les engagements du Chef de l’État.

Il était accompagné d’une forte délégation composée du directeur général de l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD SA), Cheikh Bamba Dièye, du directeur des Infrastructures aéroportuaires, Badara Diop, du préfet du département de Saint-Louis, Abou Sow, entre autres

Par B. Diaw (avec En Relief)

Santé- Sport: Des Coachs et des encadreurs sportifs sont à l’école de la santé mentale

Une vingtaine de coachs, de formateurs et d’encadreurs suit depuis trois une session de formation la santé mentale. Il s’agit de renforcer leurs capacités dans ce secteur, important, mais laissé en rade dans les centres de formation, écoles de football, académies, entre autres. Une initiative de Enda jeunesse Action.

Cet atelier s’inscrit dans le cadre de la stratégie de renforcement de capacités des acteurs qui sont relation avec les enfants et les jeunes sur la santé mentale.  » Il est né du drame du jeune Cheikh Touré. Ce drame témoigne d’une carence latente dans les écoles de football, les centres de formation, les académies etc. Nous nous sommes dits que les meilleures personnes qui peuvent agir sur cette problématique, ce sont les encadreurs et les coachs qui sont en contact direct avec les enfants. D’où la tenue de cette session de formation de trois jours », a expliqué Fulbert Gomis, responsable du bureau de Dakar pour Enda Jeunesse Action.

Les coachs et les encadreurs sont appelés à démultiplier la sensibilisation pour permettre aux jeunes et leurs parents d’avoir assez d’informations sur la résilience des enfants et des jeunes.  » Nous voulons aussi que les parents soient sensibilisés sur les risques de certains contrats  » a ajouté M Gomis.

La formation a été axée sur le thème a été axé sur:  » Former des esprits forts pour des performances durables « . Elle a été assurée par Ibrahima Giroux, docteur en psychologie et coordonnateur de l’unité de santé mentale de l’université Gaston Berger de Saint-Louis. Selon le Dr en psychologie cognitive, sur le plan sportif, les sénégalais ont brisé le plafond vert, c’est-à-dire qu’ils ont un mental fort.

« Toutes les contreperformances que nous avons eues sur le plan du sport, étaient liées à un manque de mental. Il nous a fallu plusieurs années pour renverser la donne. Aujourd’hui, le plafond vert a été brisé. Le mental des sportifs sénégalais n’est plus à démontrer  » a souligné M Giroux.  » Comme un pays entier, nous avons passé du temps à nous renforcer sur le plan mental. Aujourd’hui la problématique est devenue beaucoup plus claire car l’agenda mondial, c’est la santé mentale  » a-t-il soutenu.

Pour acquérir un mental fort, le Dr en psychologie note qu’il trois choses. Il s’agit des qualités du coach. Parmi ces qualités, il y a la patience, l’optimisme etc. La formation du coach joue aussi un rôle déterminant dans le mental des jeunes. La formation a réuni une vingtaine de coachs, de formateurs et de cadreurs, venus des quatre coins de la Banlieue.

Ibra Guéye dit Mor Guéye, membre du club espoir de Guédiawaye salue la tenue de cet atelier.  » C’est une bonne initiative de Enda jeunesse Action. Car dans le dispositif des clubs, des centres de formation, des académies et des écoles de football, il n’existe pas de préparateurs mentaux. Cette formation est venue à son heure », s’est réjoui M. Guéye.

Par Y. Baldé (avec En Relief)

 

La démocratie à l’épreuve des réseaux sociaux au Sénégal

Longtemps présentée comme un modèle de stabilité en Afrique de l’Ouest, la démocratie sénégalaise traverse une zone de turbulences où les réseaux sociaux s’imposent comme de nouveaux champs de bataille. Espaces de liberté pour les uns, foyers de désinformation pour les autres, ces plateformes redessinent les contours du débat public et bousculent les codes de la citoyenneté politique.

Le numérique, une révolution du verbe politique

Jamais la parole n’a été aussi libre, aussi immédiate, aussi incontrôlable. En une décennie, Facebook, X (ex-Twitter), TikTok et WhatsApp ont transformé le Sénégal en un forum numérique permanent. Dans ce nouvel espace sans hiérarchie, le citoyen ordinaire côtoie le responsable politique, l’activiste rivalise avec le journaliste, et le buzz supplante souvent le débat d’idées.

Cette transformation s’est faite à la faveur d’une jeunesse hyperconnectée, désireuse de participer autrement à la vie publique. Pour beaucoup, les réseaux sociaux représentent le dernier bastion d’expression libre, un exutoire face à des institutions jugées lentes ou déconnectées. L’émergence de mouvements citoyens – de Y’en a Marre aux mobilisations spontanées récentes   illustre cette capacité du numérique à transformer la colère sociale en action politique.

Mais si le digital amplifie la voix du peuple, il en amplifie aussi les excès.

Le double visage des réseaux : entre libération et déraison

Là où jadis régnaient la rigueur du débat et la vérification des faits, prospèrent désormais l’émotion et la rumeur. Les réseaux sociaux, par leur nature virale, favorisent la logique du clash au détriment de la construction. Le like devient un bulletin de vote symbolique, le partage une arme d’influence.

Dans les périodes électorales ou de tension politique, les plateformes se transforment en champs minés : fake news, manipulations d’images, récits alternatifs, et campagnes coordonnées de désinformation s’y multiplient. La frontière entre engagement et enrôlement se brouille, tandis que la vérité, fragmentée et instrumentalisée, se perd dans le vacarme numérique.

Les partisans de chaque camp se retranchent dans leurs bulles de conviction, alimentant une polarisation sans précédent. L’opinion publique devient volatile, parfois hystérique, toujours réactive. Le débat national, lui, s’en trouve affaibli, pris en otage par la logique de la viralité.

L’État face au défi du contrôle et de la liberté

Les autorités sénégalaises, conscientes du pouvoir d’influence du numérique, oscillent entre vigilance et tentation du contrôle. À plusieurs reprises, lors d’épisodes de tension sociale, l’accès à certaines plateformes a été restreint au nom de la sécurité publique.

Une décision qui, si elle se comprend dans l’urgence, interroge sur le rapport de l’État à la liberté d’expression.

Faut-il encadrer ou éteindre ? Réguler sans censurer ? L’équilibre est fragile. Trop de contrôle, et la démocratie s’étouffe. Trop de laxisme, et elle se délite sous le poids du chaos informationnel. Entre ces deux extrêmes, une vérité s’impose : le Sénégal doit inventer son propre modèle de gouvernance numérique, conciliant liberté et responsabilité.

Le citoyen, maillon faible ou rempart de la démocratie ?

Au cœur du problème, il y a moins les algorithmes que les usages. La démocratie numérique n’est pas qu’une question de technologie, mais de maturité civique. Or, si les Sénégalais sont de plus en plus connectés, ils ne sont pas toujours mieux informés.

L’éducation aux médias, encore embryonnaire, peine à suivre le rythme effréné de la désinformation.

Il est urgent d’armer les citoyens notamment les jeunes d’un esprit critique numérique : apprendre à douter, à vérifier, à contextualiser. Car sans cette culture du discernement, la démocratie risque de se transformer en populisme digital, où l’émotion supplante la raison.

Vers une nouvelle éthique publique du numérique

Les réseaux sociaux ne sont ni bons ni mauvais en soi. Ils sont ce que la société en fait. Outils d’émancipation ou instruments de manipulation, ils reflètent le degré de maturité démocratique du pays.

Pour le Sénégal, le défi n’est plus seulement d’assurer la liberté d’expression, mais d’en garantir la qualité. Cela suppose une régulation intelligente, une presse plus rigoureuse, des leaders politiques plus responsables, et des citoyens plus conscients du pouvoir et du danger de leurs claviers.

Parce qu’au fond, la démocratie à l’ère numérique ne se mesure plus à la liberté de parler, mais à la capacité d’écouter, de comprendre et de construire ensemble, au-delà des hashtags et des humeurs.

Makhete Djite, Consultant

«Diomaye Président»: Faye défie Sonko et mise sur Mimi Touré

La COALITION «DIOMAYE PRÉSIDENT» EN RECOMPOSITION

Moins de 72 heures après la sortie musclée d’Ousmane Sonko au «Téra meeting», où il rejetait toute tentative de remplacement d’Aïda Mbodj à la présidence de la coalition «Diomaye Président», le chef de l’État a tranché.

 Par lettre datée du 10 septembre 2025, Bassirou Diomaye Faye a mis fin à la mission d’Aïda Mbodj et désigné Aminata « Mimi » Touré pour conduire la réorganisation politique du mouvement présidentiel. Une décision qui consacre un tournant majeur dans les rapports entre les deux têtes de l’exécutif.

C’est un acte politique fort, aux allures de désaveu. Le président Bassirou Diomaye Faye a officiellement mis fin à la mission d’Aïda Mbodj à la tête de la coalition «Diomaye Président». Dans une correspondance datée du 10 septembre 2025, le chef de l’État a salué l’«engagement» et le «dévouement» de l’ancienne ministre, tout en annonçant la désignation de Mimi Touré pour conduire la nouvelle phase de la coalition, désormais placée sous le signe de la «restructuration et de l’efficacité opérationnelle».

Selon les termes de la lettre, le président Faye estime que la coalition doit se réorganiser afin d’être « plus opérationnelle, mieux structurée et pleinement performante, au service du projet commun ». Une feuille de route qui confie à l’ancienne Première ministre la lourde tâche de rebâtir le socle politique du camp présidentiel, dans un contexte marqué par des tiraillements internes et des signaux d’essoufflement.

Mais la décision intervient dans un climat politique déjà tendu. Samedi dernier, lors de son meeting de Téra, le Premier ministre Ousmane Sonko avait mis en garde contre «des manœuvres visant à écarter Aïda Mbodj» de la présidence de la coalition, martelant qu’il ne saurait «l’accepter». Trois jours plus tard, le chef de l’État prend le contre-pied de cette déclaration, en officialisant la nomination de Mimi Touré à la tête du processus de refondation.

Dans sa lettre, Diomaye Faye justifie sa décision par la «léthargie» et les «facteurs de division» persistants au sein de la coalition, malgré «l’intérêt croissant de nouvelles personnalités politiques» souhaitant la rejoindre. Un constat d’échec collectif, que le président entend corriger par une restructuration «marquée du sceau de l’ouverture et de la recherche de l’efficience».

La désignation de Mimi Touré, figure politique expérimentée, ancienne superviseure générale de la campagne présidentielle de mars 2024, apparaît ainsi comme un signal fort de reprise en main. «Je ne doute point que son expérience, son engagement et son esprit fédérateur nous seront d’un grand apport», souligne Diomaye Faye, précisant que cette refonte doit aboutir à une coalition «plus forte, au service de la vulgarisation positive de l’action gouvernementale conduite par le Premier ministre Ousmane Sonko».

Reste à savoir comment ce dernier accueillera cette décision, perçue par beaucoup comme un coup d’autorité présidentiel dans la gouvernance politique du duo exécutif. Une chose est sûre : entre fidélité politique et logique de pouvoir, la coalition «Diomaye Président» entre dans une nouvelle dynamique politique

A. L. NDIAYE (avec En relief)

 

Diomaye relève le défi lancé par Sonko: par la politique !

Enfin, Diomaye s’affirme et valide définitivement la Coalition Diomaye.

En écartant Mme Aïda Mbodji, que Sonko avait encensée lors du Téra Meeting, et en nommant Mme Aminata Touré, pourtant mise en cause par le PM — de manière à peine voilée – en convoquant un rapport de l’IGE, le président Diomaye relève le défi lancé par le leader de Pastef.

Il l’a fait de manière éminemment politique, là où beaucoup attendaient un simple décret allant dans un sens ou dans l’autre.

Ainsi, Diomaye affirme son autorité, montre qu’il est bien le chef de la coalition présidentielle qui l’a porté au pouvoir et prouve, par la même occasion, qu’il est plus politique qu’on ne le croyait.

C’est maintenant à Ousmane Sonko de montrer sa cohérence… en démissionnant de la Primature !

Dakar, le 11 novembre 2025

Youssou Diallo

Stay connected

0FansLike
0FollowersFollow
0SubscribersSubscribe
- Advertisement -

Latest article

En prélude à son Magal à Ndiambour Sine (Fatick): Bassirou Diomaye Faye reçoit Cheikh...

En prélude au Magal de Cheikh Ndiguel Sène, prévu ce mardi 8 septembre à Ndiambour Sine, dans la commune de Patar, le Président de...

Kaolack/ Autonomisation des femmes: Amy Mara Dièye au cœur de l’accompagnement à Diomaye Faye

La mobilisation des femmes de KIIRAAY prend une nouvelle dimension à Kaolack. Lors d’une rencontre avec les militantes et responsables féminines ce dimanche, la...

Sénégal–FMI: les paniers vides entrent dans la négociation

Les créanciers ont leurs conditionnalités ; les citoyens commencent à formuler les leurs. Entre la discipline des comptes et l’urgence des foyers, la question...

escort eskişehir escort sakarya escort sakarya bayan escort eskişehir bayan