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Dembélé et Sylla: Deux économistes qui plaident pour la refondation l’Afrique

Face à un monde multipolaire qui menace de fragmenter l’Afrique, les deux économistes misent sur la jeunesse, demandeuse de panafricanisme, pour fédérer les nations et consolider l’unité africaine au-delà des seuls chefs d’État.

Du 25 au 28 octobre 2025, Dakar a été la capitale du panafricanisme, réunissant décideurs politiques, diplomates et intellectuels venus d’Afrique et d’ailleurs pour réfléchir sur le thème : “Repenser l’intégration régionale en Afrique : transcender les échecs du passé et se préparer aux défis d’un monde multipolaire”. Dans ce cadre, Demba Moussa Dembélé et Ndongo Samba Sylla ont dessiné les contours d’un panafricanisme moderne fondé sur la souveraineté, l’unité des peuples et le rôle moteur de la jeunesse.

Le Réseau africain d’International Development Economics Associates (IDEAS) a marqué un grand coup cette semaine en mettant le curseur sur les questions cruciales liées notamment aux recompositions géopolitiques au sein de la CEDEAO, à l’intégration régionale, à la souveraineté, etc. Cela est d’autant plus important qu’on assiste au recul du modèle libéral et à la recomposition géopolitique mondiale. Durant cette semaine, Demba Moussa Dembélé et Ndongo Samba Sylla ont fortement plaidé pour une refondation du projet africain.

Les deux économistes appellent à un panafricanisme fondé sur la maîtrise des ressources, l’unité des peuples et la mobilisation d’une jeunesse déterminante pour l’avenir du continent. L’économiste et directeur du Forum africain des alternatives, Demba Moussa Dembélé, est d’abord revenu sur l’évolution du concept de panafricanisme qui est passé d’un simple combat contre le racisme pour devenir un combat d’appropriation et de mobilisation des ressources des pays africains et des représentants de la diaspora pour transformer l’Afrique et consolider ses relations avec la diaspora.

Il s’agit surtout, selon Demba Moussa Dembélé, d’établir la souveraineté sur nos ressources et sur la définition de nos politiques de développement. À l’en croire, le monde est extrêmement complexe et les peuples africains doivent se solidariser pour sauver l’Afrique, d’une certaine manière, du pillage externe et essayer de mettre toutes ces ressources au service du développement des pays africains. Pour l’économiste, panafricain progressiste et révolutionnaire, les gens confondent souvent “démocratie” et “élections”.

“La démocratie n’est pas une élection. Et ce qu’on nous propose, c’est la démocratie libérale occidentale qui, en réalité, ne correspond pas à la réalité africaine. Pour parler de démocratie, il faut d’abord avoir la souveraineté. Nous devons aussi pouvoir définir nos politiques. Ce qui n’est pas le cas”, déplore-t-il. Le directeur du Forum africain des alternatives s’est également réjoui de cette ère souverainiste qui souffle dans la sous-région, que ce soit au Sénégal comme dans les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES), à savoir le Burkina, le Mali et le Niger.

Selon lui, cette tendance souverainiste cherche à libérer nos économies de l’héritage colonial, notamment le modèle extraverti qui est l’exportation de matières premières. Non sans faire constater l’effondrement du système néolibéral qui se manifeste à travers l’élection de Donald Trump. Sa conviction : “nous sommes à l’ère de la montée irréversible du Sud global”.

Ndongo Samba Sylla : “…On aurait pu avoir une guerre entre pays voisins…”

Quant au Directeur Afrique de l’International Development Economics Associates (IDEAS), Dr Ndongo Samba Sylla, le monde est de plus en plus multipolaire et il y a un risque que l’Afrique soit fragmentée entre les blocs qui se constituent. Ainsi, dit-il, il faudrait que l’Afrique s’unisse. “Il faudrait tirer des leçons du passé, des expériences d’intégration que nous avons eues. Je pense qu’on a besoin d’avoir ces discussions franches pour dire ce qui n’est pas allé, ce qu’il faudrait faire pour qu’on soit ensemble”, a affirmé Monsieur Sylla.

Selon l’économiste, l’Afrique est un continent majoritairement jeune. “Le gouvernement actuel a beaucoup de popularité au sein de la population jeune. Et ces jeunes sont demandeurs de panafricanisme. On a parlé de ce qui s’est passé dans le cas des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES). On aurait pu avoir une guerre entre pays voisins, mais on a vu partout que les populations africaines elles-mêmes ne voulaient pas de cette guerre, malgré les intentions de certains chefs d’État”, a-t-il relevé.

Ndongo Samba Sylla soutient en définitive que les gouvernants actuels doivent compter sur la jeunesse. “Il faudrait pouvoir utiliser cet atout pour fédérer les nations, parce que le panafricanisme, ce n’est pas seulement l’union des chefs d’État ou des États ; mais aussi c’est l’union des peuples”, a-t-il soutenu. Non sans indiquer que les peuples sont beaucoup plus avancés que les États. “Il faut que les États fassent également attention à ce que disent les peuples pour qu’on puisse avancer”, a-t-il renchéri.

 

 

Urgence nationale: Les images terribles du “concert de casseroles” des étudiants de l’UCAD pour réclamer le paiement de leurs bourses ! 

En regardant les vidéos du concert de casseroles de ce soir, malgré ma qualité d’ancien dirigeant du mouvement étudiant à l’UCAD au début des années 1980, je me suis posé la question suivante : « Qui pourra bâtir le Sénégal de demain avec une telle “élite de la jeunesse”, nos étudiants ? »

La crise qui affecte notre pays depuis quelques décennies est très profonde. Et il s’agit, fondamentalement, d’une crise de notre jeunesse.

Depuis la fin des années 1980, les régimes qui se sont succédé à la tête du pays ont utilisé la jeunesse — les étudiants en particulier — pour survivre, ou se sont complus à leur sort. Les réformes courageuses et structurantes ont été ignorées ou sans cesse différées, tandis que des politiques démagogiques et néfastes (massification, augmentation non maîtrisée des bourses et aides, ghettoïsation des étudiants) ont été privilégiées.

Certains opposants, également, ont instrumentalisé les étudiants pour déstabiliser les pouvoirs en place.

Aujourd’hui, le résultat catastrophique est sous nos yeux, et il concerne tout le monde. Les seuls véritables perdants restent les étudiants, leurs parents, et le Sénégal — qui a pourtant énormément investi en eux.

Nous assistons à une véritable quadrature du cercle de l’autodestruction de la société sénégalaise, qui se déroule devant nous depuis quasiment le début des années 2000.

Le temps est venu de s’arrêter, avant qu’il ne soit trop tard, et de soigner en urgence une jeunesse dont dépend l’avenir de notre pays, mais qui est aujourd’hui dangereusement malade.

Dakar, le 27 novembre 2025

Youssou Diallo, Président du Club Sénégal Émergent

 

Journée régionale du producteur à Fatick: l’agroécologie au cœur de la résilience climatique

Par Mohamadou SAGNE

Le Réseau des Agro- écologistes de la région de Fatick (RAERF), en partenariat avec Agrisud International, organise le 11 décembre 2025 prochain à Mbam dans le département de Foundiougne, la première édition de la Journée du Producteur.

Une édition qui sera placée sous le thème : « L’agroécologie, alternative pour une résilience des exploitations familiales aux changements climatiques dans la Région de Fatick », cette rencontre entend mobiliser largement producteurs, partenaires techniques, autorités locales et acteurs du développement agricole.

Cet événement marque une nouvelle étape dans la collaboration entre le RAERF et Agrisud International, un partenaire historique engagé depuis plus d’une décennie dans l’appui aux initiatives agroécologiques au sein de l’Entente Interdépartementale Diourbel-Fatick (EIDF).

Au programme de cette journée : allocutions officielles, deux panels thématiques – l’un consacré aux bonnes pratiques agroécologiques, l’autre aux échanges d’expériences – ainsi qu’une exposition- vente mettant en lumière les productions locales. Plus de 300 participants sont attendus, dont une forte représentation de producteurs membres du réseau.

En prélude à la manifestation, des visites de champs seront organisées le 10 décembre 2025, couvrant les trois départements de la région : Fatick : Tataguine, Kër Martin et Ndiob; Foundiougne : Toubacouta, Kër Babou Diouf, Djilor, Mbam et Thiaré; Gossas : Colobane, Patar Lia, Ndiéné et Lagane. Cette journée de terrain offrira une immersion dans les pratiques agroécologiques locales, renforcée par une large couverture médiatique.

Pour rappel, Agrisud International, présente au Sénégal depuis 2009, œuvre pour un développement agricole durable, fondé sur l’accompagnement des producteurs et la structuration de projets territoriaux responsables. De son côté, le RAERF, créé en 2013, se donne pour mission de promouvoir l’agroécologie et d’appuyer les politiques publiques de développement durable au niveau local.

À travers cette première édition de la Journée du producteur, les organisateurs entendent valoriser le rôle central des exploitations familiales dans la sécurité alimentaire régionale et promouvoir des solutions agroécologiques capables de renforcer leur adaptation aux défis climatiques.

 

Pression fiscale, chômage des jeunes, licenciement de travailleurs: And JEF / PADS /Authentique peint un tableau noir du Sénégal… 

Le Secrétariat exécutif politique de AND JEF/ PADS/A a organisé dimanche dernier une journée de réflexion sur la situation nationale, ouest africaine, internationale et sur la préparation du 5ème congrès ordinaire du parti.

L’évolution de la situation économique et sociale du pays préoccupe And JEF / PADS / A, parti de l’opposition. Ceci, au regard des licenciements abusifs et en hausse, de la projection de milliers de personnes dans le chômage et dans la régression, de la pression fiscale exercée sur certaines entreprises, des attaques méthodiques contre certains acquis sociaux et surtout du poids de la dette extérieure, de son insoutenabilité et de la baisse du pouvoir d’achat.

«Résultat, la colère monte de toutes parts : chez les jeunes précarisés, les élèves, les étudiants, les enseignants, les professionnels de santé, les personnels des collectivités décentralisées et les médias indépendants dont le seul tort est de faire vivre le pluralisme de l’information » ont déploré les camarades de Landing Savané.

Selon le Secrétariat exécutif (SE) du parti, les manifestations de l’opposition, et des forces citoyennes, associatives et républicaines expriment les aspirations démocratiques et le rejet de cette pratique du « pouvoir autoritaire et narcissique qui n’a que pour seules limites celles qu’il veut s’imposer » ont-ils soutenu.

À les en croire, il est inadmissible qu’un pouvoir qui dispose constitutionnellement de toute une série de pouvoirs, tarde à répondre aux attentes et aux espérances des populations, des jeunes en particulier. « Ils sombrent dans les faux-fuyants, la manipulation, et dans les luttes de clans » s’offusquent-ils.

Pour le SE, les conflits déchirants entre tenants du nouveau régime représentent un obstacle majeur à la stabilité politique, institutionnelle, économique et sociale du pays et à une prospérité partagée. Le SE d’And JEF / PADS / A exhorte le gouvernement à orienter l’économie vers le bien-être de tous, ce qui suppose des investissements productifs, le refus de la marchandisation des biens et des services publics que doivent rester l’éducation, la santé, la justice, la défense du pouvoir d’achat.

And JEF/PADS/A tient son congrès en 2026.

Le SE a décidé de la convocation du 5eme congrès ordinaire du parti. La date de cette importante instance sera fixée lors du bureau politique du samedi 14 février 2026. Ce même Bureau politique précisera par ailleurs les modalités pratiques d’organisation du congrès et la date limite de dépôt des candidatures et des contributions générales et thématiques.

M Sarr

Gis Day 2025: L’UGB et l’ASPG mettent en lumière le rôle stratégique de la géomatique au Sénégal

Par B. Diaw (avec En Relief)

Le département de Géographie de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis et l’Association Sénégalaise des Professionnels de la Géomatique se sont associés pour célébrer, au Sénégal, le GIS Day, les 27 et 28 novembre 2025. Cette activité a réuni l’ensemble des segments d’acteurs (spatial, terrestre, applications, produits et services) autour des données d’observation de la Terre.

L’objectif était d’éprouver les connaissances, de favoriser une fertilisation croisée, ainsi que des partages d’expériences et de solutions entre des communautés de pratiques en technologie, ingénierie et intelligence territoriale. «Tous les géomaticiens se retrouvent dans les universités pour célébrer d’abord leur discipline, mais aussi pour partager leurs innovations, leurs expériences et jeter les bases de nouvelles perspectives de développement», a expliqué Dah Dieng, enseignant-chercheur à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis.

Selon lui, cette discipline transversale offre de larges perspectives, notamment au Sénégal. « La géomatique permet de gérer tous les territoires, car elle ne concerne pas seulement la géographie. On la retrouve chez les médecins, les agronomes, les juristes et dans bien d’autres disciplines », a-t-il ajouté. Le professeur Dah Dieng a rappelé que c’est une discipline que beaucoup utilisent sans même s’en rendre compte.

À l’instar d’une centaine de pays, ces journées constituent de réelles opportunités, selon le directeur adjoint de l’UFR des Lettres et Sciences humaines de l’UGB, le professeur Ousmane Ngome. «C’est une occasion pour nous de montrer ce qui se fait dans les universités, mais aussi de permettre aux décideurs de s’appuyer sur nos résultats afin de prendre des décisions mieux informées et plus pertinentes pour impacter efficacement les cibles», a-t-il souligné.

Revenant sur ces cibles, il précise qu’il s’agit d’étudiants qui, à travers les enseignements, découvrent les professionnels et les sommités de la géomatique. « Cela leur donne une nouvelle impulsion pour approfondir davantage cette discipline qui est particulièrement intéressante », a-t-il poursuivi.

Pour le professeur Ousmane Ngome, dans le monde moderne, la géomatique est indispensable pour évoluer et accompagner les transformations territoriales et technologiques.

 

Conférence internationale: l’Avenir de la médecine traditionnelle scrutée à Dakar

C’est à Dakar que des experts venant de plusieurs pays se sont donnés pour scruter l’avenir de la médecine traditionnelle. Cela à travers la conférence mondiale de la pharmacologie se tient depuis mercredi dernier au Sénégal qui le pays africain à l’accueillir.

Étalée sur trois jours et qui va être clôturé le vendredi 28 novembre prochain, cette rencontre est une occasion pour le professeur Bamba Kane, président du comité d’organisation de cette rencontre de soulever les nombres défis sur le chemin de rendre davantage sécure l’utilisation relative aux produits de la médecine traditionnelle à laquelle fait recours plus de 70% des populations des pays développés.

«Vous savez, de plus en plus dans les pays développés, les gens ont tendance de plus en plus à revenir vers la médecine traditionnelle, vers la médecine des plantes. De plus en plus des populations délaissent les médicaments synthétisés, chimiquement, pour retourner vers des médicaments qui sont un peu plus bio. Cela implique des défis qu’il faut relever.

Comme je l’ai dit tout à l’heure dans mon allocution, la différence fondamentale aujourd’hui entre la médecine traditionnelle, qui n’est pas forcément que la médecine des plantes, il faut dire que l’acupuncture par exemple est une forme de médecine traditionnelle. Mais la médecine traditionnelle est composée essentiellement de la médecine des plantes.

Et à ce titre, il y a des défis à relever, notamment la maîtrise des doses. Parce que régulièrement, dans les médias, nous entendons des traduits praticiens donner des conseils par rapport à l’utilisation de certaines plantes, mais avec des doses relativement approximatives. Or, c’est la dose qui fait le poison», mentionne le professeur Bamba Kane.

 

Le CUDIS invite à puiser dans les, enseignements du Prophète pour relever les défis du monde

Dakar, le 27 novembre 2025 – Le Secrétaire Général du Cadre Unitaire de l’Islam au Sénégal (CUDIS), Dr Cheikh Guèye, a prononcé un discours d’ouverture lors du Symposium international sur la commémoration du 1500ème anniversaire de la naissance du Prophète Mohammed (Paix et Salut sur Lui).

L’événement, organisé par l’État du Sénégal et le COMIAC, a réuni des éminents savants, des chercheurs et des experts pour réfléchir sur les défis du monde contemporain à la lumière des enseignements du Prophète.

Dans son allocution, Dr Guèye a souligné que le monde actuel est secoué par des crises multiformes : politiques, économiques, écologiques et morales. Il a invité les participants à puiser dans la Sîra, la vie et l’œuvre du Prophète, pour trouver des solutions aux maux les plus contemporains.

« Le modèle de Médine, bâti par le Prophète, nous enseigne l’art de la gouvernance inclusive et juste, où la diversité est une force et non une menace », a-t-il déclaré. Il a également mis en avant les enseignements économiques du Prophète, qui prônent une équité qui protège le faible contre l’avidité du fort.

Dr Guèye a également souligné l’importance de la protection de l’environnement, rappelant que le Prophète était un gardien bienveillant de la nature. Il a également mis en avant le rôle de la femme dans la société, qui doit être traitée avec dignité et respect.

Le Secrétaire Général du CUDIS a conclu son discours en remerciant l’État du Sénégal et le COMIAC pour avoir organisé ce symposium, qui vise à promouvoir la paix, la tolérance et la coexistence pacifique.

« Que ce symposium ne soit pas une fin en soi, mais le début d’une réflexion renouvelée et d’une action concrète, inspirée par la vie exemplaire de notre Prophète (PSL) », a-t-il déclaré.

Par Cheikh Seck NDONG

Dette Cachée: Macky Sall conteste les chiffres du FMI évalués à 7 milliards de dollars

L’ancien Président sénégalais Macky Sall poursuit sa contre-offensive juridique autour de la dette publique dite « cachée », estimée à 7 milliards de dollars et qui aurait été contractée sous son mandat.

Selon un courrier révélé en exclusivité par RFI, ses avocats du cabinet français FTMS interrogent le Fonds monétaire international (FMI) sur les conditions dans lesquelles l’institution a validé ce calcul.

Ils demandent notamment si cette estimation repose sur un audit interne du FMI ou uniquement sur des informations fournies par l’administration sénégalaise. Pierre-Olivier Sur, l’un des avocats de l’ancien chef de l’État, affirme que son équipe a identifié des « erreurs de méthodologie » dans le rapport de la Cour des comptes, notamment l’absence de vérification de la fiabilité des données exploitées.

Dans leur correspondance, les avocats sollicitent également la transmission des documents ayant servi à établir le montant de la dette et demandent à rencontrer un représentant du FMI pour clarifier ce dossier. Cette démarche vise à défendre l’héritage économique de Macky Sall et à contester l’image d’un ancien régime qui aurait sciemment dissimulé une partie de la dette du pays.

Ch. Seck NDONG

Le Khalife de Bambilor sur la crise au sommet de l’Etat: « La stabilité du Sénégal dépend de Sonko et de Diomaye »

La crise entre le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et son Premier ministre, Ousmane Sonko, continue d’alimenter les débats. Depuis le tera-meeting du 8 novembre 2025 et la nomination d’Aminata Touré à la tête de la coalition Diomaye Président, décision qui a installé un malaise au sein du gouvernement, les réactions se multiplient.

Si certains concitoyens accusent le Pastef et invitent le chef de l’État à prendre ses responsabilités, d’autres appellent à un sursaut national et exhortent les deux protagonistes à dépasser les querelles partisanes.

C’est dans ce sens que s’est exprimé le Khalife général de Bambilor, appelant les deux dirigeants à mettre de côté leurs états d’âme et à penser aux populations qui les ont portés au pouvoir.

« Le peuple sénégalais est fatigué, et tous les yeux sont braqués sur le tandem Sonko-Diomaye, attendu sur les promesses d’hier et d’aujourd’hui faites aux Sénégalais. Il ne doit pas y avoir de tiraillements, encore moins de querelles entre eux », a déclaré Thierno Amadou Ba, lors de la cérémonie de signature du jumelage entre les communes de Bambilor et de Verdelino, dans la province de Bergame, en Italie.

Poursuivant, le guide religieux a ajouté : « M. le maire nous a demandé de prier pour les autorités gouvernementales, et nous ne cesserons de le faire. Le TOUT-PUISSANT a exaucé leurs prières. C’est pourquoi ils n’ont plus droit à l’erreur. Tout ce qu’ils ont à faire, c’est de s’occuper des urgences du moment, mais surtout des préoccupations des populations. C’est là que le peuple les attend.

Le message que je leur lance, c’est de garder à l’esprit ce qu’ils disaient au peuple lorsqu’ils étaient dans l’opposition, quand ils sollicitaient les suffrages des Sénégalais et formulaient toutes ces critiques. La stabilité du Sénégal dépend aujourd’hui d’Ousmane Sonko et de Diomaye Faye. Il est donc grand temps pour eux de mettre de côté leurs états d’âme et de préserver le Sénégal. Nous allons continuer à prier pour le pays et pour eux, mais ils doivent y mettre du leur », a martelé le Khalife de Bambilor.

Cette déclaration a été faite ce mardi en marge de la cérémonie de signature de jumelage entre le maire de Bambilor, Ndiagne Diop, et le maire de Verdelino, Zanoli Silvano, ainsi qu’entre la commune de Bambilor et l’ONG Fawzi Wa Nadiaty, dirigée par Thierno Amadou Ba, qui assurera le volet technique de l’exécution du programme de jumelage axé sur la culture, le tourisme, la formation, la santé et l’emploi des jeunes, entre autres.

A. Saleh (avec En Relief) 

7e Sommet UA–UE à Luanda: Diomaye Faye renforce l’ancrage diplomatique et économique du Sénégal

Arrivé ce dimanche à Luanda pour participer au Sommet UA–UE, le Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye a multiplié les rencontres de haut niveau. Il a notamment reçu le Président de la Banque africaine de développement, Dr Sidi Ould Tah, pour évoquer les priorités du Sénégal et les défis du financement du développement en Afrique.

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a atterri cet après-midi à l’aéroport international du 4 Février de Luanda, où il a été accueilli par les autorités angolaises et la communauté sénégalaise installée en Angola. Le Chef de l’État prend part au 7ᵉ Sommet Union africaine–Union européenne, organisé sous le thème : « Promouvoir la paix et la prospérité grâce à un multilatéralisme efficace ».

À peine arrivé, le Président Faye a poursuivi un agenda diplomatique dense. Il a accordé une audience au Dr Sidi Ould Tah, récemment élu à la présidence de la Banque africaine de développement (BAD). L’entretien, cordial et stratégique, a permis de réaffirmer la qualité du partenariat entre Dakar et l’institution financière continentale.

Le Chef de l’État a félicité M. Ould Tah pour sa prise de fonction et lui a assuré du soutien du Sénégal dans la mise en œuvre de son mandat. Il a également rappelé « le rôle central et catalytique de la BAD » dans le financement des transformations structurelles du continent, soulignant la nécessité d’innovations financières capables de soutenir durablement les économies africaines.

De son côté, le Président de la BAD a salué la vision portée par l’Agenda Sénégal 2050 et a exprimé la disponibilité totale de son institution à accompagner les projets prioritaires du pays, notamment dans les secteurs stratégiques de l’énergie, de la souveraineté alimentaire, des infrastructures et de l’économie numérique.

Par cette présence active au Sommet UA–UE et ces échanges de haut niveau, le Président Diomaye Faye réaffirme l’ambition du Sénégal de s’imposer comme un acteur majeur du multilatéralisme africain et un partenaire engagé dans la recherche de solutions concrètes pour la paix, la prospérité et le développement durable du continent. 

Synthèse : A. L. NDIAYE 

 

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