mardi, septembre 8, 2026
Accueil Blog Page 49

Actions des ONG à Louga: La gouverneure exige davantage de coordination

À Louga, la gouverneure Ndèye Nguenar Mbodj a appelé les organisations non gouvernementales opérant dans la région à renforcer la transparence et la coordination de leurs interventions. Elle a insisté sur la nécessité pour ces structures de transmettre régulièrement leurs rapports trimestriels et leur rapport annuel, mais aussi de partager leurs plans d’investissement afin d’éviter les chevauchements dans les actions menées sur le terrain.

S’adressant à la presse au terme d’un atelier régional consacré au renforcement des capacités des ONG, associations et organisations de la société civile, Mme Mbodj a rappelé qu’un déficit de communication persiste entre les autorités administratives, les collectivités territoriales, les services techniques et les ONG. Selon elle, de nombreuses organisations ne transmettent pas systématiquement leurs données d’activité, compliquant ainsi le suivi et la coordination à l’échelle régionale.

La gouverneure a annoncé la réactivation des comités départementaux et locaux chargés du suivi des actions des ONG. Si un cadre régional existe déjà, il ne se réunit qu’une fois par an ; désormais, ces rencontres auront lieu deux fois par an pour améliorer le pilotage des interventions. Elle a par ailleurs exhorté les ONG à partager leurs plans d’investissement annuels avec l’ensemble des acteurs concernés. Ce partage, affirme-t-elle, permettra d’éviter la duplication de projets dans une même localité, une situation fréquemment constatée. “Plusieurs ONG mènent parfois les mêmes projets au même endroit, ce qui crée des doublons. L’harmonisation est indispensable”, a-t-elle souligné.

Massylla Moustapha Diongue (Louga)

Fuerteventura: Le Sénégal brille à la 9ᵉ édition d’Africagua Canarias et projette ses ambitions

Le Palais de Formation et de Congrès de Fuerteventura a accueilli la 9ᵉ édition d’Africagua Canarias 2025, les 20 et 21 novembre dernier ; un rendez-vous incontournable pour l’eau, les énergies renouvelables et la coopération Afrique- Europe. Deux journées intenses, marquées par des échanges, des rencontres B2B et des perspectives concrètes de coopération.

Dans son discours d’ouverture, le président de la Chambre de commerce de Fuerteventura, Juan Jesús Rodríguez Marichal, a souligné l’importance d’Africagua comme plateforme d’innovation et de partenariats durables entre entreprises et institutions africaines et européennes. Il a particulièrement salué la présence du Sénégal et annoncé des initiatives concrètes pour renforcer les relations économiques et entrepreneuriales avec l’Union des Chambres de Commerce du Sénégal.

La présidente du Cabildo de Fuerteventura, Lola García, le maire de Puerto del Rosario, David de Vera, et le conseiller en Politique territoriale et Cohésion territoriale du Gouvernement des Canaries, Manuel Miranda Medina, ont rappelé le rôle stratégique de Fuerteventura comme point central pour le dialogue Afrique–Europe et l’importance des initiatives concrètes pour le développement durable.

Organisé par la Chambre de commerce de Fuerteventura, le Cabildo et le Gouvernement des Canaries, en collaboration avec ICEX, ITC, PROEXCA, Casa África, EEN Canarias, ULPGC et Cajasiete, Africagua Canarias 2025 a confirmé le rôle actif du Sénégal dans ce processus de coopération et de développement durable.

La participation sénégalaise a été au cœur de cette 9ᵉ édition. L’ambassadeur du Sénégal en Espagne, Ibrahim Al Khalil Seck, a réaffirmé la volonté de son pays de renforcer la coopération internationale dans les secteurs de l’eau et de l’énergie. Sa présence a été vivement appréciée par la communauté sénégalaise de Fuerteventura. Ndiawar Ndiaye, porte-parole de la communauté lors du forum, a déclaré : « Cette démarche traduit une rupture positive dans les pratiques diplomatiques habituelles. Elle marque une proximité inédite avec nos compatriotes et ouvre de nouveaux horizons d’espoir et de coopération pour notre communauté sénégalaise.»

Les interventions techniques sénégalaises ont mis en avant l’expertise et les projets concrets du Sénégal.

Jean Michel Sène, directeur de l’ASER, a présenté le plan d’électrification des 12 000 villages du Sénégal dépourvus d’électricité d’ici 2029.

El Hadji Adama Ndao, coordonnateur technique de la SONES, a exposé les défis liés au dessalement, à l’économie bleue et à l’accès universel à l’eau à l’horizon 2030. La table ronde « Gestion Intégrée de l’Eau : Politiques, Enjeux et Stratégies Régionales» a été animée par Cheikh Diouf Faye, directeur de RAESA Sénégal.

L’Union des Chambres de Commerce du Sénégal était représentée par son secrétaire général, Aliou Ndiaye. Le président Serigne Mboup n’a malheureusement pas pu se rendre au forum pour des raisons de dernière minute. Néanmoins, des perspectives concrètes de collaboration sont en cours entre la Chambre de commerce de Fuerteventura et l’institution sénégalaise.

D’autres pays africains ont également été représentés. La Mauritanie, invitée d’honneur, était conduite par Mohamed Amara, président de la Fondation Chinguetti, et Walid, président de CAMES. La Gambie a présenté sa vision à travers Lamine Camara, secrétaire permanent du ministère du Pétrole et de l’Énergie, qui a détaillé le développement des énergies renouvelables et les financements verts disponibles, soulignant l’importance de la coopération régionale.

Les rencontres B2B ont permis à 93 participants de tenir 83 réunions, favorisant la création de partenariats internationaux et le renforcement de la coopération entrepreneuriale. Les échanges ont porté sur la gestion intégrale de l’eau, la transition énergétique, l’innovation technologique et les infrastructures durables.

Après deux journées riches en échanges et en rencontres, les rideaux se sont refermés et les lampions se sont éteints. La 9ᵉ édition d’Africagua laisse un bilan porteur de réussites et de perspectives rassurantes. Le leadership du Sénégal pour la 10ᵉ édition émerge déjà, et les prochains mois permettront de mesurer davantage ses ambitions et initiatives, promettant une continuité et un renforcement de la coopération, de l’innovation et du développement durable.

Momar Dieng Diop/ Espagne

Diplomatie sportive et géopolitique: La CAN comme instrument stratégique de projection d’influence du Maroc

L’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations par le Maroc s’inscrit au cœur d’une stratégie géopolitique sophistiquée, fondée sur la mobilisation du sport comme outil de soft power, de consolidation d’alliances africaines et d’affirmation d’un leadership continental. Le Royaume transforme ainsi un événement sportif en un levier multidimensionnel de rayonnement, combinant enjeux diplomatiques, économiques et sécuritaires.

Diplomatie sportive comme outil de soft power structuré

Depuis le retour du Maroc au sein de l’Union africaine en 2017, Rabat a intensifié son empreinte diplomatique en Afrique subsaharienne. La politique sportive y occupe une place centrale.

Le pays a adopté une approche structurée reposant sur trois piliers :

Infrastructure et capacité organisationnelle

Le Maroc dispose aujourd’hui de l’un des écosystèmes sportifs les plus performants d’Afrique : stades homologués, centres de formation, réseau de transport modernisé, capacité hôtelière renforcée. Ces infrastructures créent un avantage comparatif décisif pour accueillir des compétitions internationales et servir de hub sportif continental.

Institutionnalisation de la coopération sportive

Le Royaume multiplie les partenariats bilatéraux dans le domaine du football (accords fédéraux, stages, formations CAF). Cette diplomatie sportive contribue à créer des réseaux d’influence dans les fédérations africaines et au sein de la CAF.

Narratif stratégique

Le discours marocain articule sport, développement et africanité. Il positionne le Maroc comme un acteur qui investit massivement dans le progrès du football africain, renforçant ainsi sa légitimité pour orienter les décisions continentales.

La CAN comme plateforme géopolitique et instrument d’influence

L’organisation de la CAN confère au Maroc plusieurs leviers géopolitiques: Renforcement du leadership continental

La CAN devient un outil de légitimation du rôle du Maroc au sein de la gouvernance du football africain. L’événement permet au Royaume de démontrer sa capacité à garantir sécurité, logistique et stabilité politique — des critères majeurs pour la CAF et les bailleurs internationaux.

Ce positionnement renforce son poids dans les arbitrages continentaux, qu’ils soient sportifs ou politiques.

Consolidation d’un réseau d’alliances

En accueillant les délégations de dizaines d’États africains, Rabat crée un environnement propice à la diplomatie discrète: négociations bilatérales, renforcement de relations stratégiques, élargissement de la sphère d’influence vers des pays-clés d’Afrique de l’Ouest et Centrale.

Le sport devient ainsi un espace de coopération où se structurent des alliances durables.

Projection internationale et sécurisation de la candidature mondiale

La CAN sert également de répétition générale en vue de la Coupe du Monde 2030, dont le Maroc est coorganisateur.

L’enjeu est double: démontrer des standards d’organisation équivalents à ceux attendus par la FIFA, consolider le positionnement du Maroc comme puissance montante du sport mondial.

Enjeux économiques et sécuritaires : au-delà du sport

Hub économique régional : L’événement se veut un catalyseur d’investissements, principalement dans le tourisme sportif, les infrastructures, les PME locales, les services numériques et médiatiques.

La CAN s’insère dans la stratégie marocaine de diversification économique et de promotion du pays comme plateforme régionale entre Afrique, Europe et Moyen-Orient.

Sécurité et stabilité régionale

La réussite d’un événement de masse constitue un argument majeur pour asseoir la crédibilité du Maroc dans la gestion de la sécurité des grands rassemblements.

Ce savoir-faire contribue à renforcer la position du Royaume comme partenaire fiable dans les questions régionales (immigration, lutte antiterroriste, coopération sécuritaire).

Vers une hégémonie douce en Afrique ?

La CAN devient, pour le Maroc, un instrument d’hégémonie douce, combinant influence culturelle (football), influence institutionnelle (CAF, fédérations), influence économique (investissements régionaux) et influence politique (alliances bilatérales renforcées).

Cette stratégie s’inscrit dans une vision plus large : repositionner le Maroc comme acteur central du système africain d’ici 2030.

Mamadou Djité, Directeur Cams

GLORIA, un concert de Noël pour petits et grands au Grand Théâtre National Doudou Ndiaye Coumba Rose

Agsila Afromytik présente GLORIA, une création afro-gospel unique à Dakar

Par Mame Khady NDAO

Le Grand Théâtre National Doudou Ndiaye Coumba Rose accueillera le vendredi 5 décembre 2025 à 19h30 le concert GLORIA, une création originale de la chanteuse et compositrice Agsila Afromytik. Ce spectacle unique mêle musique afro-gospel, danse contemporaine africaine et vidéo, dans un univers afro-mythique, poétique et spirituel.

Agsila Afromytik, formée à l’Orchestre National du Sénégal, a composé l’ensemble des chansons originales du spectacle en langue wolof. Elle a réuni un orchestre de 8 musiciens et un ensemble de 6 chanteurs pour les chœurs. Les costumes, imaginés par Agsila et le couturier Demba Création, s’inscrivent dans un style afro-mythique singulier.

Sur scène, trois danseurs formés à l’École des Sables-Germaine Acogny interpréteront des chorégraphies audacieuses, spécialement créées pour le spectacle. GLORIA s’impose comme l’un des grands rendez-vous culturels et spirituels de la fin de l’année 2025 à Dakar, mettant en lumière la création sénégalaise contemporaine et le patrimoine immatériel du pays.

« GLORIA est une œuvre de transmission et de foi, portée par la langue wolof, la danse et l’image. C’est un hommage vivant à notre patrimoine spirituel et culturel », déclare Agsila Afromytik.

INFORMATIONS PRATIQUES
Date : Vendredi 5 décembre 2025
Heure : 19h30
Lieu : Grand Théâtre National Doudou Ndiaye Coumba Rose – Dakar
Spectacle : GLORIA – Agsila Afromytik

Malika face à un désastre écologique silencieux: alerte sur une commune au bord de la rupture – (Par Libasse Sow)

Longtemps considérée comme une zone périphérique en plein essor, la commune de Malika est aujourd’hui l’un des symboles les plus frappants des dérèglements environnementaux que connaît la banlieue dakaroise. Coincée entre un dépotoir géant, un lac devenu envahissant et un littoral affaibli, la commune subit une pression écologique sans précédent.

  • *Mbeubeuss: une bombe écologique à ciel ouvert

*La proximité du dépotoir de Mbeubeuss constitue la première menace. Véritable volcan de déchets en activité permanente, il libère continuellement dans l’air, les sols et la nappe des substances toxiques d’une extrême nocivité. Cette pollution diffuse et durable empoisonne non seulement les riverains mais détruit également les terres agricoles et les zones humides qui faisaient autrefois la richesse écologique de Malika.

  • *Le lac Wouye déborde et asphyxie l’économie locale

*À cette situation critique s’ajoute la montée incontrôlée du lac Wouye. Gonflé par les eaux de ruissellement provenant de plusieurs communes de la banlieue lors des fortes pluies, le lac a littéralement avalé ses rives, notamment à l’Est et au Nord.

Des champs fertiles ont disparu, emportant avec eux une économie agricole entière et plongeant des centaines de familles dans la précarité.

Le dispositif de gestion du lac est aujourd’hui dépassé. La pompe chargée d’évacuer l’excès d’eau vers la mer est à l’arrêt depuis des mois, faute de maintenance. Résultat : les eaux stagnent, les inondations s’aggravent, et les terres continuent de se dégrader.

Dans ce contexte déjà fragile, les travaux de terrassement en cours dans la partie ouest du lac Wouye soulèvent une question majeure : celle du respect du domaine public lacustre. L’emprise légale de 25 mètres qui borde le lac doit être strictement préservée. Cette bande joue un rôle essentiel dans la protection des écosystèmes et constitue une zone tampon naturelle face aux risques de débordement. À terme, elle pourrait même être aménagée en corniche verte au bénéfice des populations de Malika, tout en contribuant à la restauration du paysage et à une meilleure gestion des abords du plan d’eau.

  • *L’érosion côtière accentuée par la disparition des protections naturelles

*Malika fait également face à l’avancée progressive de la mer. Ce phénomène, en grande partie lié aux changements climatiques, est localement amplifié par les séquelles de l’exploitation intensive du sable marin qui s’est poursuivie pendant près de vingt ans dans la zone. Même si cette carrière a été fermée sur décision de feu le ministre de l’Environnement, monsieur Djibo Leyti Ka en 2007, les dégâts restent visibles et profonds.

À ce tableau déjà préoccupant s’ajoute le déboisement progressif de la bande de filaos, conséquence directe de l’absence de conscience écologique et d’une pression foncière de plus en plus forte. Peu à peu, cet espace autrefois protégé a été grignoté, affaibli, puis en grande partie détruit, au profit d’occupations humaines non réglementées et d’activités incompatibles avec la préservation du littoral.

Pourtant, cette ceinture verte ne relevait pas du hasard. Mise en place dès 1948, puis renforcée en 1979 à travers l’opération « Sahel Vert », la bande de filaos remplissait une fonction écologique essentielle. Elle constituait une barrière naturelle contre l’avancée des dunes, stabilisait les sols et protégeait la côte contre l’érosion éolienne et marine. Elle jouait également un rôle important dans la régulation du microclimat local et la préservation de certains écosystèmes.

Sa disparition progressive a aujourd’hui laissé la commune de Malika presque sans défense face aux vents violents, à l’avancée de la mer et à la dégradation continue du littoral. Les sols deviennent plus vulnérables, les infrastructures plus exposées, et les populations riveraines davantage confrontées aux risques d’ensablement et d’inondation côtière.

Cette situation illustre une fois de plus les conséquences d’une gestion non durable des espaces naturels et pose avec acuité la question de la reforestation, de la protection des zones sensibles et du contrôle effectif de l’occupation du domaine public.

  • Urbanisation non maîtrisée et occupation des zones interdites

Dans ce contexte déjà très contraignant, l’urbanisation anarchique vient renforcer la fragilité du territoire. Faute de planification rigoureuse et d’application effective des règles d’aménagement, des zones pourtant classées non aedificandi, telles que « Sakuma » et « Gouye Demba Dia », connues pour leur forte humidité, leur instabilité des sols ou leur sensibilité écologique, ont été progressivement occupées par des habitations et des installations informelles.

Cette dynamique d’occupation incontrôlée s’explique en partie par la pression démographique, le manque d’alternatives foncières accessibles et l’insuffisance de mécanismes de contrôle et de sensibilisation. Elle expose directement les populations à divers aléas, notamment les inondations récurrentes, la stagnation des eaux, l’insalubrité et les risques sanitaires associés.

Par ailleurs, cette situation compromet sérieusement toute tentative de restauration écologique ou de réhabilitation de ces espaces. La disparition progressive des zones tampons naturelles, qui jouaient un rôle essentiel dans l’absorption des eaux et la régulation des écosystèmes locaux, réduit les capacités de résilience du territoire face aux changements climatiques. À terme, c’est l’équilibre environnemental de toute la zone qui se trouve menacé, rendant les interventions futures plus complexes, plus coûteuses et moins efficaces.

  • Le solaire, une piste crédible pour la gestion des eaux

Parmi les solutions durables envisagées, le recours à l’énergie solaire pour alimenter la pompe de drainage du lac Wouye, après sa réparation, apparaît comme une alternative pertinente au gasoil. Plus économique, moins polluante et mieux adaptée au contexte local, cette option permettrait d’assurer un fonctionnement continu de la pompe, de réduire les coûts d’exploitation et d’améliorer la régulation du niveau de l’eau. Une menace directe sur l’avenir écologique et urbain de Malika.

  • Un avenir menacé si rien n’est fait

Pour une commune en pleine expansion démographique, les conséquences de cette dégradation environnementale sont particulièrement lourdes. De vastes surfaces ont déjà été perdues, à l’image de la zone occupée par la décharge de Mbeubess, qui a à elle seule englouti près de 115 hectares. À cela s’ajoutent l’aggravation des problèmes de santé publique, la disparition des activités agricoles et une détérioration générale du cadre de vie des populations.

À terme, c’est tout le potentiel de développement durable de Malika qui se trouve menacé, tant sur le plan environnemental qu’économique et social.

  • Urgence d’une réponse globale

Face à l’ampleur du désastre, seule une réponse coordonnée et ambitieuse peut inverser la tendance :

-Reboisement massif de la bande côtière et restauration écologique des zones vulnérables ;

-Transition vers un système de drainage solaire, fiable et durable ;

-Lutte ferme contre l’occupation anarchique du domaine public ;

-Gestion rationnelle des déchets, notamment à travers le renforcement du projet de Promotion de la Gestion intégrée et de l’Économie des Déchets Solides au Sénégal (PROMOGED).

Au-delà du seul cas de Malika, cette situation sonne comme un avertissement pour toutes les zones périurbaines sénégalaises confrontées aux mêmes pressions climatiques, foncières et urbanistiques.

Libasse Sow-Économiste

Projet d’urgence de sauvegarde des amas coquilliers du Delta du Saloum

DOSSIER

Les activités lancées à Toubacouta

Toubacouta: Le coup d’envoi du projet « Mesures de sauvegarde d’urgence des amas coquilliers du Delta du Saloum contre l’érosion côtière » a été donné samedi 29 novembre 2026 à Toubacouta, dans le département de Foundiougne.

La cérémonie officielle a été présidée par le Sous-préfet Amdy Moustapha Ba, représentant la gouverneure de Fatick, en présence du maire Seydou Diancko, du Directeur régional de l’UNESCO pour l’Afrique de l’Ouest, du Premier Vice-Recteur de l’UCAD et de plusieurs partenaires institutionnels.

Un patrimoine mondial menacé

Le Sous-préfet Mr Ba a rappelé l’importance du Delta du Saloum, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2011, tout en soulignant l’urgence d’agir face à l’érosion côtière accentuée par le changement climatique. La montée des eaux, a-t-il insisté, fragilise non seulement les écosystèmes, mais aussi les moyens de subsistance des populations locales. Il a salué la « responsabilité collective » engagée à travers ce projet, fruit d’une collaboration étroite entre l’UNESCO, l’UCAD et les collectivités territoriales, en cohérence avec les objectifs du programme Sénégal 2050.

L’autorité administrative a également rendu hommage aux communautés locales, véritables gardiennes du site. Leur savoir endogène, leur proximité avec les espaces menacés et leur engagement constant constituent, selon lui, des atouts indéniables pour la réussite de solutions durables et inclusives.

L’alerte de UNESCO sur l’avancée de la mer

Le Directeur régional de l’UNESCO pour l’Afrique de l’Ouest, Dimitri Sanga, a insisté sur l’urgence de contrer les effets visibles du changement climatique. Plusieurs îles du delta subissent déjà une avancée préoccupante de la mer, confirmée par des données scientifiques et des observations locales. Des arbres autrefois enracinés loin de l’eau se retrouvent aujourd’hui immergés, signe d’une dégradation rapide.

Financé par les fonds d’urgence de l’UNESCO, le projet prévoit de documenter précisément l’évolution de l’érosion, de co-construire des solutions avec les communautés et de concentrer les premières interventions sur deux îles particulièrement menacées. L’organisation prévoit également une mise à jour du plan global de gestion du site.

Un chantier pour la préservation du patrimoine national

Représentant le Secrétaire d’État chargé de la culture, le Directeur du Patrimoine culturel, Oumar Badiane, a salué une initiative « essentielle pour la protection d’un patrimoine exceptionnel ». Le Delta du Saloum, rappelle-t-il, abrite des amas coquilliers millénaires, des tumulus funéraires rares et un mode de vie façonné par un environnement littoral unique.

Mais ces richesses sont aujourd’hui fragilisées par la pression climatique et humaine. «Le défi de la préservation s’impose comme une priorité », a-t-il insisté, soulignant que le projet vise à renforcer les mécanismes de protection à travers des études et des actions préparatoires cruciales.

M. Badiane a également adressé ses remerciements à l’UNESCO et à son Directeur régional pour leur soutien constant, déterminant pour la mise en œuvre de ce programme stratégique.

Les autorités locales saluent une initiative salvatrice

Le maire de Toubacouta, Seydou Diancko, ainsi que le représentant du Président du Conseil départemental, Issa Bâ, se sont réjouis du lancement du projet, espérant qu’il permettra de restaurer et de préserver l’île de Ndiorom Boumag, véritable sanctuaire d’amas coquilliers mais aujourd’hui menacée par l’avancée de la mer. Ils ont également salué l’engagement de l’UNESCO, rappelant que l’organisation joue un rôle clé dans la promotion de la coopération internationale en matière de culture, de science et de développement durable.

Avec ce projet d’urgence, les acteurs institutionnels, scientifiques et communautaires entament une course contre la montre pour sauvegarder l’un des patrimoines les plus emblématiques du Sénégal, dont l’avenir dépend désormais de la capacité collective à freiner la dégradation en cours.

La journée a également été marquée dans la matinée par d’importantes actions de plantations de filaos le long de la plage de Toubacouta. Les acteurs veulent faire de cette zone une bande de ce écosystèmique aux propriétés d’adaptation aux sols pauvres, en particulier qui développent deux sortes de symbioses au niveau de leurs racines.

Par Mohamadou SAGNE

 

///////////////////////////////////////////////////////////////////

L’APPEL DU PR MOUSTAPHA SALL

L’île de Njorom Bou Mack, un trésor archéologique menacé

Le Pr Moustapha Sall, archéologue à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), lance un vibrant plaidoyer en faveur de la préservation et de la valorisation de l’île de Njorom Bou Mack. Un site unique au monde situé dans le delta du Saloum.

Selon lui, cette île artificielle de coquillages, d’une superficie de 12 hectares et façonnée au fil des siècles par l’exploitation des ressources halieutiques, représente « une valeur extraordinaire qu’il faut valoriser pour le bien des populations ».

L’île, dont les amas coquilliers atteignaient autrefois près de 50 mètres de hauteur, constitue la plus grande structure de ce type au monde. Un patrimoine exceptionnel qui devrait, selon le Pr Sall, devenir un véritable levier de développement pour le département de Foundiougne, notamment pour Toubacouta, mais aussi pour le Sénégal.

Un patrimoine en péril

Malgré son importance, le site fait face à de multiples menaces. La première est naturelle : l’érosion et la montée des eaux grignotent progressivement les amas coquilliers, particulièrement entre Njorom Bou Mack, Tchoupane, Dionewar et Falia. « Chaque année, des parties entières disparaissent sous l’eau. Il faut agir pour stopper cette menace », alerte l’archéologue.

La seconde menace provient des activités humaines. Certains habitants tamisent et vendent les coquillages, une pratique qui, à long terme, pourrait détruire ce patrimoine classé au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2011. Le Pr Sall préconise la mise en place d’alternatives économiques pour les populations afin d’en faire des protecteurs du site plutôt que des exploitants contraints.

Création d’un musée et d’un institut du patrimoine

Au-delà de la préservation, l’archéologue appelle à une valorisation scientifique et touristique du site. Les fouilles réalisées sur seulement deux tumulus ont déjà permis de recueillir des centaines de poteries, témoignant du potentiel immense pour alimenter un futur musée régional ou même un musée in situ.

Les chercheurs de l’UCAD envisagent d’utiliser des technologies avancées — drones, station totale, référentiels géospatiaux, et bientôt un radar à pénétration du sol — afin de cartographier et documenter les plus de 300 amas coquilliers du delta, dont certains ont disparu et doivent être répertoriés à nouveau.

Dans la même dynamique, le Pr Sall soutient l’idée de délocaliser une partie du laboratoire de l’UCAD dans la région et même d’y créer un Institut d’archéologie et du patrimoine. « Ce serait un formidable outil de formation et de valorisation, au service des collectivités territoriales », a-t-il affirmé.

Un appel à l’action

Le Pr Moustapha Sall, estime qu’il est urgent de conjuguer expertise scientifique et savoirs locaux afin de transformer ce patrimoine millénaire en moteur de développement durable. L’île de Njorom Bou Mack, dit-il, « plus que jamais, doit devenir une plus-value pour le Sénégal ». Le message est donc clair : préserver aujourd’hui pour transmettre demain.

M. SAGNE

L’INDIFFERENCE HUMAINE- (Par Amadou Ousmane Wade)

A chaque acte barbare, Sauvage, on attend le même dicton « Le monde est méchant ». Mais s’est-on déjà demandé : qui est ce monde, sinon nous tous ? Qui est ce monde, sinon toi, moi, nos voisins, nos amis, nos silences ? nos complices et nos absences ?

Si vous vous rappelez, hier nous avions perdu un jeune frère, un étudiant, un rêveur à l’UGB (Université Gaston Berger de Saint Louis) au nom de Matar Diagne. Ainsi, avant de commettre l’irréparable suicide, il nous a laissé un message bouleversant, poignant, triste et écœurant espérant que cela nous poussera à repenser notre comportement dans la société. Mais Hélas !!! La méchanceté humaine sévit et roule à une vitesse de l’éclair.

Le récit du défunt Matar Diagne nous raconte que ce dernier se sentait seul, abandonné, invisible dans une foule de visages familiers. Il avait crié sans qu’on entende, souri sans qu’on voie, souffert sans qu’on s’en soucie. Et quand il a chuté, ce n’est pas la mort qui l’a tué, mais l’indifférence. Après son départ, les médias et les réseaux sociaux se sont enflammés de messages poignants, de regrets tardifs, de leçons de morales.

Mais à quoi bon pleurer les morts si l’on ne sait pas aimer les vivants ?

 Aujourd’hui, une autre tragédie nous secoue. Une jeune mère au nom de Nogaye Thiam a été retrouvée sans vie dans sa chambre, son nourrisson affamé pleurant à ses côtés, cherchant en vain la chaleur d’un sein devenu froid. Deux jours. Deux jours de silence, d’oubli, d’absence. Deux jours où personne n’a frappé à sa porte, pas même sa belle-mère, pas même un voisin. Et pourtant, elle vivait en famille. Comment expliquer qu’aucun cœur n’ait perçu l’écho de son absence ? Comment avons-nous pu devenir si sourds, si aveugles, si éloignés les uns des autres ?

Ce n’est pas le monde qui est cruel. C’est notre indifférence qui tue. Ce sont nos regards fuyants, nos jugements hâtifs, nos priorités inversées. Nous avons appris à détourner les yeux plus vite qu’à tendre la main. Nous avons appris à commenter les drames sans jamais les prévenir. Nous avons appris à compatir à distance, mais oublié comment aimer de près. Et pendant ce temps, des vies s’éteignent dans le silence, des âmes se brisent dans l’ombre, des cœurs se fanent dans l’oubli. Il est temps de nous regarder en face. De reconnaître que nous sommes tous responsables, à des degrés divers, de ce que devient notre société. Car chaque fois que nous choisissons le confort de l’indifférence plutôt que l’inconfort de l’empathie, nous renforçons ce mur invisible qui sépare les êtres ce qui est anormal. Chaque fois que nous laissons quelqu’un s’éteindre sans lui tendre la main, nous trahissons notre humanité. Et chaque fois que nous attendons qu’un drame éclate pour nous émouvoir, nous arrivons trop tard. Avez-vous demandé une fois qu’avoir bonne foi, ce n’est pas seulement croire en Dieu ou en un idéal mais aussi croire en l’autre. Et croire en l’autre, c’est croire aussi que chaque être humain mérite d’être écouté, soutenu, entouré quel que soit sa nature.  C’est aussi oser poser une question sincère, offrir un sourire gratuit, prendre des nouvelles sans raison, refuser de laisser la solitude gagner du terrain. C’est comprendre également que la bonté n’est pas une faiblesse, mais une force révolutionnaire. Une force qui sauve, qui répare, qui rallume les étincelles dans les regards éteints.

Ainsi, il est urgent pour nous de réapprendre à vivre ensemble, pas seulement à cohabiter. Mais réapprendre à sentir l’absence d’un voisin, à entendre le silence d’un ami, à deviner la tristesse derrière un sourire. Nous devons redevenir des veilleurs, des passeurs de chaleur, des bâtisseurs de liens. Car une société qui ne sait plus prendre soin des siens est une société qui se meurt lentement, dans le vacarme de ses distractions et le tumulte de ses égoïsmes.

Alors, que chacun se pose cette question simple mais essentielle: «Suis-je ce monde que je dénonce ? »

Et si la réponse est oui, alors il est temps de changer. Non pas demain, mais aujourd’hui. Car chaque geste compte. Chaque regard bienveillant, chaque mot doux, chaque main tendue est une victoire contre la froideur ambiante. Et peut-être qu’un jour, quand on dira que le monde est méchant, on pourra répondre : « Pas celui que nous avons choisi de bâtir.»

Amadou Ousmane Wade, Altesse

Mail: amadououswade@gmail.com

 

 

 

Handball: les lionnes du Sénégal remportent leur première victoire contre l’Iran (30-21)

Les lionnes du Sénégal créent la surprise en battant l’Iran et se rapprochent du tour principal

Le Sénégal a enfin décroché sa première victoire dans cette Coupe du Monde de handball féminin qui se déroule aux Pays-Bas et en Allemagne. Les lionnes sénégalaises ont battu l’Iran sur le score de 30-21, soit 9 points d’écart, lors de leur troisième rencontre de groupe.

La victoire est d’autant plus importante qu’elle peut leur permettre de se qualifier pour le tour principal en terminant 3e du groupe B.

Les Sénégalaises, qui avaient perdu leurs deux premiers matchs contre la Hongrie (26-17) et la Suisse (25-24), ont montré une tout autre équipe face aux Iraniennes. La gardienne Justicia Toubissa Elbeco a été élue MVP du match contre la Hongrie, tandis que Gnonsiane Niombla a été désignée meilleure joueuse du match contre l’Iran. ¹

Avec cette victoire, les lionnes du Sénégal ont marqué 71 points (17+24+30) et ont encaissé 72 points (26+25+21), soit un goal différence de -1 pour 2 points sur 6 possibles. Elles devancent leurs homologues Iraniennes qui ont encaissé 111 points pour 43 marqués, soit un goal différence de -68 pour 0 point.

Le premier du groupe B sortira de la confrontation entre la Suisse et la Hongrie, toutes deux ayant enregistré chacune deux victoires. Les lionnes du Sénégal, qui ont montré une grande détermination, espèrent poursuivre sur cette lancée et se qualifier pour le tour principal.

Bravo à l’équipe du Sénégal et à leur coach Yacine Messaoudi pour cette belle victoire!

Festival Koom-Koom 2025: Ziguinchor s’apprête à accueillir une édition stratégique pour la Casamance

 À moins d’un mois du coup d’envoi, Ziguinchor commence déjà à vibrer au rythme du Festival Koom-Koom, dont la 18ᵉ édition se tiendra du 15 au 21 décembre 2025. Devenu l’un des rendez-vous majeurs du calendrier culturel sénégalais, l’événement s’affirme comme un levier de valorisation du potentiel économique, touristique, culturel et social de la Casamance. Cette édition s’inscrit dans les orientations nationales en cours : Stratégie de développement 2025-2029, Agenda Sénégal 2050 et Plan Diomaye pour la Casamance.

Un événement multidimensionnel au service du territoire

Pour son promoteur, Khalifa Dramé, le Festival Koom-Koom est aujourd’hui une véritable plateforme de mobilisation autour des secteurs clés de la grappe TICAE (Tourisme, Industries Créatives et Culturelles, Artisanat, Environnement).

L’ambition est assumée : stimuler l’économie sociale et solidaire, soutenir les filières artisanales et culturelles, dynamiser l’écotourisme et renforcer l’autonomisation économique des femmes.

L’édition 2025 proposera un programme riche et diversifié, mêlant échanges, formations, actions de promotion et activités artistiques. Une manière de favoriser l’appropriation de la dynamique TICAE par les acteurs publics, privés et les communautés locales.

Un outil stratégique de promotion territoriale

Au fil des éditions, Koom-Koom est devenu un événement structurant en Casamance. Il offre un espace d’expression, de visibilité et d’opportunités économiques pour les femmes et les jeunes. Ses retombées dépassent désormais les frontières régionales grâce au développement de partenariats nationaux et internationaux, au renforcement de l’attractivité touristique et à la mise en valeur du patrimoine matériel et immatériel. Le festival ambitionne de s’inscrire durablement dans les calendriers culturels et touristiques régionaux et internationaux.

Une édition tournée vers les JOJ 2026

L’édition 2025 prépare déjà la promotion des Jeux Olympiques de la Jeunesse 2026. Le programme prévoit : des formations et actions de renforcement des capacités ; un espace de concertation dédié aux thématiques TICAE, à l’écotourisme, à l’économie sociale et solidaire et à l’autonomisation des femmes ; des éductours, voyages de presse, forums professionnels ; des expositions, plateaux artistiques et ateliers spécialisés.

A tout cela, il faut noter qu’une stratégie de communication multicanal accompagnera l’ensemble afin d’offrir une visibilité accrue au festival, à la Casamance et à ses acteurs. Les publics visés sont multiples : professionnels des secteurs TICAE, entreprises des trois filières économiques, société civile, collectivités, institutions, fédérations sportives et entreprises engagées dans la RSE.

Une vision durable et intégrée du développement territorial

Koom-Koom se veut un espace fédérateur où convergent tourisme, culture, artisanat et environnement. Le festival met en avant le tourisme culturel, l’artisanat d’art et le patrimoine casamançais comme moteurs d’attractivité et de création d’emplois. Moment clé de la semaine, le forum du festival rassemblera autorités, experts et professionnels pour analyser les risques, identifier les opportunités et formuler des recommandations opérationnelles. Plusieurs thématiques seront au cœur des discussions : écotourisme, économie sociale et solidaire, autonomisation durable des femmes et opérationnalisation de la grappe TICAE.

Un rendez-vous porteur d’espoirs

À l’approche de cette 18ᵉ édition, Ziguinchor confirme sa place de capitale culturelle et économique du Sud. Plus qu’un événement festif, le festival Koom-Koom poursuit son évolution en véritable moteur du développement territorial, au service d’une Casamance créative, innovante et résolument tournée vers l’avenir. Le Ministère de la Femme, de la famille et des solidarités va accompagner l’événement comme ce fut le cas l’année dernière.

Mohamadou SAGNE

1500ème anniversaire de la naissance du Prophète Mohammed (PSL): Le COMIAC invite à puiser dans les enseignements du Prophète pour relever les défis du monde

Par Cheikh Seck NDONG

Dakar, 27 novembre 2025 – Le Comité permanent pour l’information et les affaires culturelles (COMIAC) de l’Organisation pour la coopération islamique (OCI) a célébré, jeudi, le 1500ème anniversaire de la naissance du Prophète Mohammed (PSL). L’événement, organisé par l’État du Sénégal et le COMIAC, a réuni des éminents savants, des chercheurs et des experts pour réfléchir sur les défis du monde contemporain à la lumière des enseignements du Prophète.

Le directeur du COMIAC, Ameth Diallo, a souligné que l’héritage du Prophète Mohammed (PSL) demeure « intact, solide et inébranlable » plus de 1500 ans après sa naissance. « Cet héritage a façonné les civilisations les plus resplendissantes de l’humanité, avec des fidèles musulmans répartis dans les quatre coins du monde, qui observent scrupuleusement l’enseignement qu’il a transmis à travers son œuvre prophétique, inspirée par sa foi », a-t-il déclaré.

Le symposium, qui se déroule sur deux jours, porte sur le thème « Repenser un monde en péril sous le prisme des enseignements du Prophète Mohammed (PSL) pour les peuples et la planète ». Les participants sont invités à réfléchir sur les défis actuels auxquels fait face le monde et à trouver des solutions inspirées des enseignements du Prophète.

Le conseiller technique au ministère de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Mamadou Ndiaye, a souligné que ce symposium permettra aux hommes de culture et sommités de la Ummah islamique « d’apporter des éclairages sur les défis actuels auxquels fait face notre monde et surtout les réponses qui peuvent provenir des ressources normatives issues des enseignements de la vie du Prophète ».

Le représentant du secrétaire général de l’OCI, Lhoucine Rhazaoui, a réaffirmé l’engagement de l’OCI à promouvoir la paix, la tolérance et la coexistence pacifique. « Nous sommes tous conscients du combat culturel auquel nous sommes confrontés aujourd’hui, dont le seul moyen est de consolider et de diffuser nos propres récits, d’affronter les pensées et les actions de nos adversaires avec une réflexion et un raisonnement ferme et réfléchi », a-t-il déclaré.

Le Secrétaire Général du Cadre Unitaire de l’Islam au Sénégal (CUDIS), Dr Cheikh Guèye, a prononcé un discours d’ouverture lors du symposium, invitant les participants à puiser dans les enseignements du Prophète pour relever les défis du monde. Il a ainsi remercié l’État du Sénégal et le COMIAC pour avoir organisé ce symposium, qui vise à promouvoir la paix, la tolérance et la coexistence pacifique. « Que ce symposium ne soit pas une fin en soi, mais le début d’une réflexion renouvelée et d’une action concrète, inspirée par la vie exemplaire de notre Prophète (PSL) », a-t-il déclaré.

 

 

 

Stay connected

0FansLike
0FollowersFollow
0SubscribersSubscribe
- Advertisement -

Latest article

En prélude à son Magal à Ndiambour Sine (Fatick): Bassirou Diomaye Faye reçoit Cheikh...

En prélude au Magal de Cheikh Ndiguel Sène, prévu ce mardi 8 septembre à Ndiambour Sine, dans la commune de Patar, le Président de...

Kaolack/ Autonomisation des femmes: Amy Mara Dièye au cœur de l’accompagnement à Diomaye Faye

La mobilisation des femmes de KIIRAAY prend une nouvelle dimension à Kaolack. Lors d’une rencontre avec les militantes et responsables féminines ce dimanche, la...

Sénégal–FMI: les paniers vides entrent dans la négociation

Les créanciers ont leurs conditionnalités ; les citoyens commencent à formuler les leurs. Entre la discipline des comptes et l’urgence des foyers, la question...

escort eskişehir escort sakarya escort sakarya bayan escort eskişehir bayan