mardi, septembre 8, 2026
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Affaire Softcares et autres: l’Appel de la Sames et sous-section Sutsas de l’Arp à l’Etat

La section Sames et Sous-section Sutsas de l’Agence sénégalaise de Réglementation pharmaceutique (Arp) demandent à l’Etat d’arriver à la résolution des difficultés que rencontre l’Agence sénégalaise de réglementation pharmaceutique (Arp). Ayant décidé de faire la jonction de leur lutte bien avant l’affaire Softcare, les deux structures syndicales souhaitent voir les autorités étatiques redorer le blason de leur institution.

La section Sames et Sous-section Sutsas de l’Agence sénégalaise de réglementation pharmaceutique (Arp) demandent à l’Etat d’arriver à la resolution des difficultés que rencontrent l’Agence sénégalaise de Réglementation pharmaceutique (Arp).

«Aujourd’hui, nous appelons les autorités à assumer pleinement leurs responsabilités, afin de restaurer l’ARP dans son rôle fondamental celui d’une autorité de réglementation pharmaceutique crédible, respectée dans la sous-région, reconnue dans l’espace francophone et à l’échelle africaine et internationale », souligne Yankoba Coly, Sg de la section Sames Arp et pharmacien inspecteur assermenté lors d’une conférence de presse tenue vendredi dernier.

Le Sénégal, en juillet 2024, est le premier pays Africain francophone et le sixième de toute l’Afrique à atteindre le niveau de Maturité 3 (NM3), résultat qui est le fruit d’un long travail collectif, entamé par les agents depuis 2021.Ayant décidé de faire la jonction de leur lutte bien avant l’affaire Softcare, les deux structures syndicales souhaitent voir les autorités étatiques redorer le blason de l’Apr en remous avec des difficultés ces derniers temps.

La section Sames et Sous-section Sutsas de l’Agence sénégalaise de Réglementation pharmaceutique (Arp) demandent à l’Etat à resolution des difficultés que rencontrent l’Agence sénégalaise de Réglementation pharmaceutique (Arp).

Ayant décidé de faire la jonction de leur lutte bien avant l’affaire Softcare, les deux structures syndicales souhaitent voir les autorités étatiques redorer le blason de l’Apr en remous avec des difficultés ces derniers temps.

C’est ainsi que Dr Yankoba Coly, Sg de la section Sames Arp et pharmacien inspecteur assermenté lors d’une conférence de presse tenue vendredi dernier dénonce  «des recrutements massifs et des nominations clientélistes et partisanes avec inadéquation des profils aux postes» et des «diminutions unilatérales de salaire de certains agents avec révision de contrats en exigeant la signature d’avenant dans les 72 heures sous peine de licenciement».

Alors souligne-t-il «au même moment, on note une augmentation de rémunération sans fondement sur les textes réglementaires à d’autres agents», tout en dénonçant « l’utilisation du service des ressources humaines comme moyens de répressions et d’intimidations à l’encontre» de ses camarades.

Il s’insurge contre « l’ingérence de la Direction Générale dans le fonctionnement de organes du personnel en soulignant que «les membres du bureau de l’amicale nous ont été imposé par la Direction Générale, l’administrateur du personnel élu depuis plus de cinq mois n’arrive pas à siéger aux réunions du conseil de réglementation, l’élection des délégués du personnel n’est pas encore organisée malgré les multiples relances.»

Après le premier jalon de leur jonction qui vient d’être posé et qui sera évalué, les deux structures annoncent un deuxième plan d’action qui sera décliné prochainement.

Assane Gaye

Serigne Bassirou Mbacké: Un leadership et une grande ambition pour Bambey

À l’approche des prochaines élections locales et municipales, les leaderships se positionnent et les ambitions se précisent. Dans le département et la commune de Bambey, les entités et acteurs politiques se livrent une guerre des tranchées, engagés dans une véritable conquête du terrain et une pêche aux voix déjà bien lancée.

Récemment élu conseiller municipal en remplacement d’un collègue démissionnaire, le marabout et intellectuel-politicien Serigne Bassirou Mbacké annonce clairement la couleur et marque son territoire politique. Son entrée en sourdine mais remarquée sur l’échiquier local traduit une volonté assumée de peser dans les dynamiques à venir.

Doté d’un profil multidimensionnel, cet authentique fils du terroir semble disposer d’un avantage certain dans l’action de massification, à Bambey, de la formation politique Renaissance Républicaine, dirigée par l’ancien ministre Abdoulaye Diouf Sarr, dont il est par ailleurs le coordonnateur national du Réseau des enseignants.

Serigne Bassirou Mbacké est également coordonnateur interrégional de la zone Centre-Est de la mutuelle de santé des agents de l’État pour les régions de Louga, Thiès et Diourbel. À ce titre, il a développé une politique de proximité au sein des populations et d’un vivier électoral où, depuis plusieurs années, il s’est définitivement imposé comme un responsable et un leader utile, attentif et prompt à la satisfaction des besoins et des préoccupations de ses compatriotes.

Très proche du président de la Fédération sénégalaise de football, Abdoulaye Fall, qu’il a soutenu dans sa quête de la plus haute instance du football national, Serigne Bassirou Mbacké bénéficie également d’un atout non négligeable lié à son implication dans le mouvement associatif.

Toutefois, il demeure conscient que les prochaines joutes électorales ne sauraient être une promenade de santé dans un landerneau politique local où les prétendants aux dents longues ne manquent pas.

Dans tous les cas une grosse pierre est lancée dans le jardin de la lionne du Baol Aida Mbod’j et de la formation présidentielle le Pastef  du président Bassirou Diomaye Faye et du premier ministre Ousmane Sonko.

Mohamed Al Amine Thioune

Noël, Foi et Cohésion nationale/ Paix et réconciliation: l’État et l’Église à l’unisson

Par A. L. NDIAYE 

À la veille de la fête de la Nativité, le Président de la République a rendu une visite hautement symbolique à l’évêque de Ziguinchor, tandis que l’archevêque métropolitain de Dakar, Monseigneur André Gueye, lançait un appel solennel à la paix, au pardon et à la réconciliation nationale. Deux messages forts, politiques et spirituels, qui convergent vers un même idéal : l’unité et l’apaisement du Sénégal.

En cette période marquée par la célébration de Noël, les signaux de paix et de rassemblement se sont multipliés au sommet de l’État et au sein de l’Église catholique. En Casamance, le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a effectué une visite de courtoisie à l’évêque de Ziguinchor, Monseigneur Jean-Baptiste Valter Manga, dans un geste à forte portée humaine, spirituelle et symbolique.

L’évêque de Ziguinchor a salué la présence du Chef de l’État dans la région à la veille de la Nativité, y voyant un message fort adressé à la communauté chrétienne et, au-delà, à l’ensemble des populations de la Casamance. Il a magnifié la tournée présidentielle en cours, soulignant une démarche de proximité fondée sur l’écoute, le respect et la présence effective auprès des citoyens. Réaffirmant l’engagement constant de l’Église dans la recherche de la paix, il s’est réjoui des efforts déployés à travers le Plan Diomaye pour la Casamance, tout en exprimant la disponibilité de l’institution ecclésiale à accompagner cette dynamique par l’action et la prière.

De son côté, le Président de la République a rappelé que sa vision de la gouvernance repose sur un dialogue sincère avec toutes les forces morales et spirituelles du pays. Il a rendu hommage au rôle déterminant de l’Église dans la consolidation de la paix, de la cohésion sociale et du vivre-ensemble, réaffirmant sa volonté de travailler étroitement avec tous les acteurs engagés dans la quête d’une paix durable en Casamance.

Dans le même esprit, à Dakar, l’archevêque métropolitain, Monseigneur André Gueye, a livré son message de Noël, marqué par un appel solennel à la paix, au pardon et à la réconciliation nationale. Pour sa première adresse à l’occasion de la Nativité depuis sa nomination, le prélat a placé son exhortation sous le signe de la réconciliation, rappelant que Noël ne se limite pas à la commémoration d’un événement passé, mais révèle la présence vivante de Dieu parmi les hommes.

Insistant sur la dimension sociale et nationale du message de Noël, Monseigneur André Gueye a souligné que la paix véritable repose sur la justice, la vérité, le pardon et la miséricorde. Il a invité les fidèles et toutes les personnes de bonne volonté à sortir « des ténèbres du mal » pour marcher « dans la lumière de l’amour de Dieu », et à réparer les relations humaines dans les familles, les communautés et la société.

Entre la démarche politique du Chef de l’État et l’appel spirituel de l’Église, un même message se dégage : la paix durable passe par le dialogue, la réconciliation et la responsabilité collective. En cette fête de la Nativité, l’État et l’Église apparaissent ainsi à l’unisson, porteurs d’une espérance commune pour un Sénégal apaisé, solidaire et résolument tourné vers l’avenir.

 

La CAF doit cesser de suivre… et commencer à développer l’Afrique

L’Afrique compte aujourd’hui 1,55 milliard d’habitants. Dans 25 ans, elle en comptera 2,4 milliards, répartis sur 54 pays. Cette croissance démographique fulgurante n’est ni une fatalité ni un fardeau : elle constitue l’un des plus grands atouts stratégiques du continent, à condition d’être pensée, organisée et transformée en valeur économique.

Dans ce contexte, une question mérite d’être posée sans détour : et si la Confédération africaine de football (CAF) devenait un acteur structurant du développement du coton, des peaux et cuirs et de l’industrialisation en Afrique ?

LE FOOTBALL AFRICAIN : UN LEVIER SOUS-EXPLOITÉ 

Le football constitue aujourd’hui le premier langage commun des Africains, un espace symbolique partagé qui transcende les frontières nationales, les appartenances culturelles, les générations et les classes sociales. Aucune autre activité économique ou institutionnelle ne bénéficie d’un tel niveau d’adhésion populaire et de visibilité continentale. À travers ses compétitions, la Confédération africaine de football (CAF) mobilise des centaines de millions de spectateurs, génère des flux financiers significatifs et exerce une capacité d’influence sans équivalent en Afrique.

Pourtant, cette puissance demeure largement confinée à la sphère de l’événementiel sportif. Elle alimente l’émotion collective, la notoriété internationale et les droits médiatiques, mais reste insuffisamment connectée aux dynamiques de l’économie réelle. Or, le football offre un potentiel structurant bien plus large : il peut devenir un moteur de création massive d’emplois, un levier de structuration de filières locales et un accélérateur de transformation industrielle.

En articulant plus étroitement ses activités avec l’agriculture, l’élevage et l’industrie manufacturière, la CAF pourrait contribuer à la montée en gamme des productions africaines, favoriser l’émergence de chaînes de valeur continentales et transformer une passion populaire en outil durable de développement économique. Le football ne serait alors plus seulement un spectacle, mais un vecteur stratégique de production, d’investissement et de souveraineté économique pour l’Afrique.

LE COTON AFRICAIN POUR HABILLER LE FOOTBALL AFRICAIN 

L’Afrique est l’un des grands bassins mondiaux de production de coton, avec plusieurs pays au cœur de cette filière stratégique. Malgré cette richesse naturelle, la majeure partie du coton africain est exportée à l’état brut, puis réimportée sous forme de textiles et de maillots fabriqués hors du continent, une aberration économique coûteuse en emplois et en valeur ajoutée locale. Par exemple, lors de la campagne 2023-2024, le Mali a produit environ 690 000 tonnes de coton, suivi du Bénin avec environ 600 000 tonnes, des chiffres qui reflètent l’importance de ces pays dans la production continentale. D’autres acteurs comme le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Cameroun, la Tanzanie, le Nigeria, l’Égypte, le Tchad, le Sénégal… contribuent aussi significativement à l’approvisionnement en coton africain.

Aujourd’hui, ce coton est souvent transformé ailleurs, privant les économies africaines de chaînes de valeur essentielles. La Confédération africaine de football (CAF), en tant que plateforme d’influence continentale unique, pourrait changer la donne en s’engageant politiquement et économiquement dans cette transformation stratégique :

– Subventionner la culture du coton dans les principaux bassins cotonniers.

– Favoriser des contrats continentaux exigeant l’utilisation de coton africain dans tous les maillots et équipements officiels.

– Soutenir la création et l’expansion d’unités de filature, de tissage et de confection locales, du coton brut au textile fini.

– Produire des maillots officiels « Made in Africa » pour les équipes nationales, les clubs et les compétitions sous l’égide de la CAF.

Une telle politique générerait des retombées économiques massives : création de millions d’emplois agricoles, industriels et commerciaux, stabilisation des revenus ruraux, réduction des importations textiles, et bâtiment d’une souveraineté textile continentale au service du sport et au-delà. Ainsi, plutôt que de simplement consommer le coton africain sous forme d’importations, l’Afrique peut habiller son football avec sa propre fibre, une démarche qui lie symboliquement et concrètement sport, économie et développement industriel.

LES PEAUX ET CUIRS AFRICAINS POUR FABRIQUER LES BALLONS ET CHAUSSER LE FOOTBALL AFRICAIN

L’Afrique dispose de l’un des cheptels les plus importants au monde, notamment bovin, ovin et caprin. Les principaux pays d’élevage se situent en Afrique de l’Est et au Sahel, avec en tête l’Éthiopie, le Soudan, le Nigeria, le Tchad, le Niger, le Mali, le Kenya et la Tanzanie, auxquels s’ajoutent le Maroc, l’Algérie et l’Afrique du Sud. Cette base pastorale constitue un avantage comparatif majeur pour le continent.

Parallèlement, plusieurs pays se sont affirmés comme producteurs de peaux et cuirs, parfois indépendamment de la taille de leur cheptel, grâce à des réseaux de collecte, d’abattage et de première transformation. C’est notamment le cas de l’Éthiopie (référence continentale du cuir), du Maroc, de l’Égypte, de la Tunisie, de l’Afrique du Sud, mais aussi du Sénégal, reconnu comme pays producteur de peaux, notamment ovines et caprines, largement utilisées dans les filières artisanales et industrielles.

Malgré ce potentiel, la transformation reste limitée et insuffisamment industrialisée. Or, le football constitue un débouché naturel pour ces matières premières : cuir pour les ballons, chaussures, équipements sportifs et accessoires techniques. En mobilisant son pouvoir d’influence, la Confédération africaine de football (CAF) pourrait encourager la modernisation des abattoirs, la mise à niveau des tanneries, et la transformation locale des peaux, jusqu’à la fabrication de ballons et équipements sportifs africains conformes aux normes internationales.

Une telle stratégie permettrait une meilleure valorisation de l’élevage, une industrialisation des territoires ruraux, une montée en compétence technique et l’exportation de produits finis à forte valeur ajoutée. Le cuir africain, passerait ainsi du statut de sous-produit agricole à celui de pilier d’une industrie sportive continentale.

Aujourd’hui, la quasi-totalité des maillots, ballons, chaussures et équipements d’entraînement utilisés en Afrique est importée. Cette dépendance structurelle entraîne une fuite annuelle de plusieurs milliards de dollars, tout en privant le continent d’emplois industriels, de compétences techniques et de valeur ajoutée locale. Or, avec 2,4 milliards d’habitants attendus à l’horizon 2050, l’Afrique est appelée à devenir le plus grand marché sportif mondial, tant en consommation qu’en pratique.

Dans ce contexte, la Confédération africaine de football (CAF) dispose d’un levier unique pour catalyser l’émergence d’une industrie sportive continentale intégrée. Sans se substituer aux États ni aux acteurs privés, elle peut structurer l’écosystème par des instruments ciblés et efficaces.

Un premier axe consiste à soutenir la création de zones industrielles sportives régionales, spécialisées selon les avantages comparatifs : textile sportif en Afrique de l’Ouest et du Nord, cuir et équipements en Afrique de l’Est et au Sahel, assemblage et logistique dans les grands hubs portuaires. Ces zones permettraient des économies d’échelle, une mutualisation des infrastructures et une intégration transfrontalière des chaînes de valeur.

La CAF pourrait également jouer un rôle clé dans la structuration de partenariats public-privé (PPP), en facilitant la rencontre entre États, investisseurs, équipementiers africains et internationaux. La garantie d’une demande régulière et prévisible, maillots officiels, compétitions continentales, sélections nationales et tournois de jeunes, constitue un puissant levier de sécurisation de l’investissement industriel.

Sur le plan des marchés, la réservation d’une part progressive des commandes CAF à des producteurs africains certifiés permettrait de créer un effet d’entraînement immédiat, sans rupture brutale. Ce dispositif pourrait être accompagné d’un label CAF “Made in Africa”, fondé sur des critères clairs de qualité, de transformation locale et de conformité aux normes internationales.

des instruments financiers dédiés (fonds sectoriels sport-industrie, garanties de commande, financements concessionnels via la BAD et les banques régionales),

des programmes de formation technique pour les jeunes (textile, cuir, design sportif, maintenance industrielle),

des dispositifs d’innovation et de recherche appliquée, notamment sur les matériaux durables et les équipements adaptés aux climats africains.

Il ne s’agit pas de détourner la CAF de sa mission sportive, mais de l’élargir intelligemment, à l’image d’autres organisations sportives internationales qui ont su articuler sport, industrie et développement territorial. Le football africain peut ainsi devenir un vecteur transversal : il nourrit l’agriculture, dynamise l’élevage, structure l’industrie, forme la jeunesse et renforce l’intégration économique continentale, en cohérence avec la ZLECAf.

L’Afrique ne manque ni de terres, ni de bras, ni de talents, ni de marché. Ce qui fait encore défaut, ce sont des chaînes de valeur intégrées et des visions audacieuses capables de relier les ressources à la demande. Faire de la CAF un acteur du développement agricole, de l’élevage et de l’industrie sportive, c’est transformer la passion du football en puissance économique durable, et la ferveur populaire en prospérité partagée.

Mamadou DJIGO 

Administrateur du Bureau d’études T&D 

Ingénieur Aménageur de Territoires 

Développeur de Territoires

Géostratège 

Ancien Dg de l’ANAT 

Ancien arbitre officiel

 

Dr Fatou DIOUF Clarifie: «Le complexe frigorifique de Hann, et non le quai de pêche, a un directeur nommé»

Par Ch. Seck NDONG

Le Ministre des Pêches et de l’Économie maritime, Dr Fatou Diouf, a reçu des représentants du Collectif National des Acteurs pour une Pêche Durable (CONAPED) pour faire le point sur la mise en œuvre de la charte pour une pêche durable signée entre son département et les acteurs de la filière.

Lors de la rencontre, Dr Fatou Diouf a précisé avoir nommé un Directeur pour le complexe frigorifique de Hann, une infrastructure construite par l’État du Sénégal à hauteur de trois (3) milliards de francs CFA. Elle a tenu à clarifier que cette nomination concerne spécifiquement le complexe frigorifique et non le quai de pêche.

« J’ai reçu des acteurs de la pêche, car nos échanges sont utiles dans le cadre de nos engagements pour une pêche durable. Nous avions signé une charte et nous notons aujourd’hui des avancées et des acquis, chaque partie continuant de s’engager dans la bonne voie », a déclaré Dr Fatou Diouf.

Le Ministre a également indiqué que son Département travaille sur plusieurs axes prioritaires, notamment le nettoyage des fonds marins, l’audit des flottes industrielle et artisanale, ainsi que le renforcement du suivi, du contrôle et de la surveillance des zones de pêche.

« Le système de suivi et de surveillance est en marche. Nous sommes en train de le renforcer et les résultats sont visibles, avec une baisse considérable des infractions », a-t-elle souligné.

Dr Fatou Diouf a par ailleurs indiqué qu’une évaluation des accords de pêche avec l’Union européenne était en cours, et a mis l’accent sur l’urgence d’évaluer l’impact de l’exploitation du pétrole et du gaz sur les activités de pêche.

Les acteurs de la pêche ont salué les avancées réalisées et ont réaffirmé leur engagement à poursuivre les efforts pour une pêche durable au Sénégal.

 

 

Gouvernance locale à Koumpentoum: La commune de Kahéne vote un budget de 324 millions FCfa axé sur un développement inclusif

Par P. D. SIDIBÉ

Réuni en session budgétaire, le conseil municipal de Kahéne a adopté à l’unanimité le budget de gestion 2026, arrêté à 324 millions de francs CFA. En baisse de33 130 millions par rapport à l’exercice précédent, ce budget se veut réaliste et prioritairement orienté vers l’amélioration des conditions de vie des populations.

La commune de Kahéne, située dans le département de Koumpentoum, à près de 180 kilomètres de la capitale régionale, a adopté son budget de gestion 2026. Arrêté à 324 millions de francs CFA en recettes et en dépenses, ce budget enregistre une baisse significative de 130 millions de francs CFA par rapport à celui de 2025, qui s’élevait à 454 millions.

Selon le maire de Kahéne, Mamady Thiam, cette révision à la baisse répond3 à une exigence de réalisme budgétaire. « En 2025, nos recettes n’ont pas permis de couvrir totalement les prévisions. Il était donc3 nécessaire d’ajuster le budget afin qu’il soit réalisable », a-t-il expliqué, soulignant la volonté du conseil municipal de privilégier une gestion responsable.

Peuplée de 18 788 habitants, la commune de Kahéne compte 43 villages et hameaux. Elle présente la particularité d’être la seule commune du département de Koumpentoum à partager une frontière avec un pays étranger, en l’occurrence la Gambie, distante d’environ 27 kilomètres. Cette position géographique stratégique, conjuguée à l’existence de terres fertiles et de vastes pâturages, constitue un atout majeur pour une population essentiellement tournée vers l’agriculture, l’élevage et le petit commerce.

Malgré ce potentiel, les défis restent nombreux. Les populations ont notamment exprimé des doléances liées à l’accès à l’eau potable, à l’électrification rurale, à la santé et à l’éducation. Des priorités que l’équipe municipale entend prendre en charge à travers le nouveau budget. « Le budget est orienté vers la jeunesse, l’éducation et la santé. Les questions d’adduction d’eau et d’électrification seront également prises en compte », a assuré le maire.

Le vote unanime DE conseillers municipaux traduit, selon Mamady Thiam, une convergence de vues autour de l’objectif de développement inclusif de la commune. « Avec les niches de recettes identifiées, nous comptons mobiliser les ressources nécessaires pour accompagner durablement le développement de notre collectivité territoriale », a-t-il ajouté.

Pour l’exercice 2025, plusieurs réalisations ont été enregistrées, parmi lesquelles la clôture du terrain de football communal sur une superficie de 200 m x 200 m, la construction d’une salle de classe à Missirah Thiarène, ainsi que la mise en place de deux cases de santé à Médina Kanéne Malick et à Ngounta Toucouleur. À cela s’ajoutent la maternité du poste de santé de Kahéne, le poste de santé de Kanta, et l’adduction en eau potable dans six écoles de la commune.

Au terme de la session budgétaire, le maire de Kahéne a tenu à remercier le sous-préfet de l’arrondissement de Bamba Thialène, ainsi que l’ensemble des conseillers municipaux, pour leur engagement et pour l’adoption unanime du budget de gestion 2026.

 

Remise de certificats STCW: Dr Fatou DIOUF souligne l’importance de la formation maritime pour l’avenir du Sénégal

Par Ch. Seck NDONG

Dakar, 23 décembre 2025- La cérémonie de remise de certificats STCW (Standards of Training, Certification and Watchkeeping) aux marins sénégalais a eu lieu ce mardi au Cercle Mess des Officiers, sous la présidence effective de Dr Fatou DIOUF, ministre des Pêches et de l’Economie maritime (MPEM).

Dans son discours, Dr Fatou DIOUF a souligné l’importance de la formation maritime pour l’avenir du Sénégal. « Cette cérémonie revêt une portée toute particulière, car elle marque une étape importante dans le parcours professionnel de nos marins », a-t-elle déclaré.

La ministre a rappelé que le Sénégal s’engage résolument dans la valorisation durable de son espace maritime et dans la montée en compétence de ses ressources humaines. « Les orientations stratégiques imprimées par Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE, Président de la République, et de Monsieur Ousmane SONKO, Premier Ministre, ont permis de franchir des étapes décisives et d’enregistrer des avancées qualitatives notables dans la prise en charge des besoins des acteurs du secteur maritime », a-t-elle ajouté.

Dr Fatou DIOUF a également souligné que la formation maritime est essentielle pour la sécurité de la navigation, la performance des navires et la protection de la vie humaine en mer. « Vous devenez des professionnels qualifiés, appelés à jouer un rôle déterminant dans la sécurité de la navigation, la performance des navires et la protection de la vie humaine en mer », a-t-elle déclaré aux récipiendaires.

La cérémonie a permis de remettre des certificats à 306 marins sénégalais formés, dont 241 matelots chargés de quart à la passerelle et 65 mécaniciens chargés de quart à la machine.

Le directeur général de l’Agence nationale des Affaires maritimes (ANAM), Bécaye DIOP, a également pris la parole pour souligner l’importance de la formation maritime pour le développement du secteur maritime sénégalais. « Nous voulons aller plus loin, bâtir un écosystème maritime solide et durable, capable de hisser le Sénégal au rang des nations maritimes compétitives », a-t-il déclaré.

L’ANAM a également annoncé plusieurs projets pour renforcer la formation maritime au Sénégal, notamment la réhabilitation de l’École nationale de Formation maritime, la construction d’une Académie Maritime Nationale et la création de Centres régionaux de Formation aux Métiers de la Mer.

« Nous voulons susciter un véritable engouement pour les métiers de la mer en proposant des formations diversifiées et attractives », a déclaré Bécaye DIOP.

La cérémonie s’est terminée par la remise des certificats aux récipiendaires et des vœux de bonne chance pour leur avenir professionnel.

 

Agitation politico-judiciaire: Alerte sur des risques majeurs…

DJONE accuse les avocats de Sonko de vouloir imposer un débat clos

La coalition DJONE est sortie de sa réserve pour dénoncer ce qu’elle qualifie d’agitation politico-judiciaire aux conséquences potentiellement graves pour la stabilité nationale. Dans un communiqué rendu public ce mardi à Dakar, le regroupement politique met directement en cause les avocats du Premier ministre, Ousmane Sonko, qu’il accuse de chercher à raviver un débat judiciaire pourtant définitivement tranché par les juridictions compétentes.

Selon DJONE, cette stratégie viserait à influencer l’opinion publique et à entretenir un climat de tension, dans un contexte national encore marqué par les séquelles économiques et sociales des crises politiques passées. La coalition estime que ces manœuvres, loin de servir l’intérêt général, exposent le pays à des risques inutiles de polarisation et de violences.
Le regroupement souligne que, tout au long des procédures, le rapport censé incriminer l’ancien ministre Mame Mbaye Niang, régulièrement évoqué par Ousmane Sonko, n’a jamais été produit devant la justice. Pour DJONE, cette absence fragilise les tentatives actuelles de relance du dossier et conforte l’idée d’un débat clos sur le plan judiciaire.
Plus critique encore, la coalition reproche au Premier ministre de privilégier des considérations politiques personnelles au détriment des urgences nationales. Elle regrette notamment l’absence de gestes forts à l’endroit des populations affectées par les conséquences économiques des troubles antérieurs, appelant à un recentrage de l’action gouvernementale sur les priorités sociales et économiques.
Estimant que « le droit a été définitivement dit », DJONE demande à la Cour suprême de rejeter toute initiative visant à remettre en cause une décision devenue irrévocable. La coalition appelle également les médias à faire preuve de responsabilité dans le traitement de ce dossier sensible, afin de ne pas amplifier des tensions jugées artificielles.

Enfin, DJONE interpelle le Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, l’invitant à restaurer un climat de sérénité et de cohésion au sommet de l’État. Selon la coalition, la loyauté présidentielle doit rester exclusivement tournée vers le peuple sénégalais et la performance du pays. Elle estime que si le Premier ministre ne parvient plus à rassembler et à gouverner efficacement, le Chef de l’État dispose des prérogatives nécessaires pour opérer les choix qui s’imposent.
La déclaration est signée par le coordonnateur national de la coalition DJONE, Mohamed Moustapha Diagne.

Synthèse: A. L. NDIAYE

CAN Maroc 2025: Les Lions du Sénégal démarrent en force

Les Lions du Sénégal écrasent le Botswana (3-0) et prennent la tête du groupe D

Tanger, 23 décembre 2025 – Les Lions du Sénégal ont démarré la 35e édition de la CAN Maroc 2025 en beauté, en s’imposant largement face aux Zèbres du Botswana (3-0). C’était un match bien maîtrisé par les poulains du coach Pape Bouna Thiaw, qui ont dominé leurs adversaires du début à la fin.

Nicolas Jackson a ouvert la marque à la 40e minute sur une passe décisive de Ismaël Jakobs. Ismaila Sarr a ensuite servi Nicolas Jackson pour un doublé à la 58e minute. Le troisième but a été marqué par Chérif Ndiaye à la 90e minute, sur une passe lumineuse de Cheikh Tidiane Sabaly.

Le gardien botswanais a été héroïque, enrayant plusieurs velléités des attaquants sénégalais (17 tirs cadrés, 3 buts). Nicolas Jackson a été élu homme du match, pour son premier doublé en CAN.

Le coach Pape Thiaw a fait un coaching gagnant, en alignant une équipe solide et en effectuant des changements judicieux. Les Lions du Sénégal occupent désormais la tête du groupe D, avec 3 points et un goal-average de +3.

La prochaine journée du groupe D aura lieu le samedi 27 décembre 2025, avec le match Sénégal-RD Congo à Tanger, et Bénin-Botswana à Rabat. Les Lions du Sénégal ont rendez-vous avec l’histoire, et tous les supporters sénégalais leur souhaitent bonne chance pour la suite de la compétition.

« Vive le Sénégal qui gagne ! Allez les lions pour un autre succès ce samedi 27/12/2025 ! » s’exclame le Vieux Supporter, Sidy Malick Ndiaye.

 Dette du Sénégal: chronique d’une crise qu’on aurait pu éviter

Quand les chiffres deviennent des armes politiques, les marchés font ce qu’ils savent faire de mieux : paniquer. L’épisode de la « dette cachée » sénégalaise raconte moins un scandale financier qu’une communication catastrophique — et les marchés financiers ne pardonnent jamais les maladresses. Retour sur un naufrage qu’on aurait facilement pu éviter.

Septembre 2024 : le jour où tout bascule

À Dakar, le Premier ministre Ousmane Sonko dénonce publiquement des « falsifications » et un « mensonge d’État » sur les comptes publics. Les mots sont graves, l’accusation lourde. Un détail, presque anecdotique : le rapport définitif de la Cour des comptes ne sera publié que cinq mois plus tard, en février 2025.

Sur les marchés financiers, inutile d’attendre la suite de l’histoire. Les investisseurs détestent une chose plus que la dette elle-même : ne pas savoir où elle ne commence ni où elle finit. Dès octobre 2024, l’agence Moody’s abaisse la note du Sénégal à B3, puis à Caa1 l’année suivante. Traduction concrète : emprunter coûte soudain plus cher, beaucoup plus cher.

Quelques mois plus tard, le ministre de l’Économie, Abdourahmane Sarr, apporte une précision importante : la dette était bien connue de l’État, mais partiellement invisible pour le FMI, à cause de paiements directs non intégrés aux rapports officiels. Une nuance essentielle. Arrivée un peu comme les pompiers après l’incendie.

Le manuel qu’on n’a pas ouvert

Pourtant, le mode d’emploi existe. Le FMI et la Banque mondiale l’ont écrit, relu et validé des dizaines de fois : transparence, oui — mais dans le bon ordre.

Premier principe : l’audit avant la conférence de presse

Attendre le rapport complet de la Cour des comptes, tout en travaillant discrètement avec le FMI pour vérifier les chiffres. Ici, l’annonce politique a précédé l’audit de plusieurs mois. Le vide ainsi créé, les marchés se sont empressés de le remplir — avec leurs propres chiffres, souvent alarmistes.

Deuxième principe : peser chaque mot

Dans le vocabulaire des institutions financières, une « erreur de déclaration » relève d’un problème de méthode ; une « falsification » relève du pénal. Le FMI a retenu le premier terme. Les autorités sénégalaises ont choisi le second. Cette différence de vocabulaire, apparemment subtile, se chiffre pourtant en centaines de milliards de francs CFA.

Troisième principe : montrer l’argent dépensé, pas seulement l’argent dû

Publier les dettes sans rappeler ce qu’elles ont financé — routes, centrales électriques, réseaux d’eau —, c’est comme montrer une facture sans expliquer ce qui a été acheté. Ces infrastructures existent, fonctionnent, et produisent de la valeur pour les Sénégalais. Les oublier, c’est organiser une panique pour rien.

Quatrième principe : un calendrier clair pour tout le monde

Un plan étalé sur 18 mois aurait permis d’expliquer progressivement la situation. À la place, le Sénégal a annoncé le problème en septembre 2024, puis la correction des chiffres seulement en novembre 2025. Quatorze mois d’intervalle. Autrement dit, quatorze mois à répéter « la solution arrive », sans jamais préciser quand.

Le rebasing : l’aspirine après la migraine

En novembre 2025, le pays change sa manière de calculer le PIB (nouvelle base 2021), ce qui augmente automatiquement la taille mesurée de l’économie de 13,5%. Le ratio dette/PIB retombe alors autour de 105%. Sur le papier, tout va mieux. Dans la vraie vie, les échéances à payer, elles, n’ont pas changé.

Ce rattrapage statistique arrive après plus d’un an de turbulences. Il améliore les chiffres affichés, mais n’efface ni la dette réelle ni les taux d’intérêt consentis pendant la tempête.

Pour comprendre la différence, regardons le Nigeria. En juillet 2025, ce pays fait exactement le même exercice : il recalcule son PIB, qui bondit de 30%, ce qui fait mécaniquement baisser son ratio dette/PIB. Mais contrairement au Sénégal, le Nigeria fait cette annonce en même temps qu’une grande émission d’obligations internationales réussie. Résultat : les investisseurs sont rassurés, les taux restent raisonnables. Même outil, meilleur timing, meilleur résultat.

Une facture bien réelle

Selon les données officielles, l’addition est loin d’être théorique.

Sur le plan financier : La charge d’intérêts a augmenté d’environ 250 milliards FCFA par an — de quoi construire 250 collèges ou équiper 500 centres de santé. La durée moyenne des emprunts s’est raccourcie autour de 2,5 ans, obligeant l’État à retourner constamment sur des marchés de moins en moins indulgents. Les taux sur le marché régional sont passés d’environ 5% à plus de 7%.

Sur le plan institutionnel : Le programme du FMI a été suspendu plusieurs mois, retardant près de 400 millions de dollars de financements prévus.

Sur le plan budgétaire : Le service de la dette pour 2026 est estimé à près de 8 800 milliards FCFA, soit presque le double de 2024. Cela réduit d’autant l’argent disponible pour la santé, l’éducation et les infrastructures.

Sur le plan réputationnel : Le Sénégal est passé du statut de « bon élève » de la région à celui de cas pratique cité dans les séminaires internationaux… mais rarement envié.

Ce qu’il faut retenir

La Banque mondiale et le FMI le répètent depuis longtemps : en matière de dette publique, le timing et les mots choisis pèsent parfois plus que les chiffres eux-mêmes. Dans le cas sénégalais, trois erreurs se sont conjuguées : une annonce politique avant vérification technique, un vocabulaire accusatoire que les audits n’ont jamais validé, et un décalage trop long entre la révélation du problème et sa correction.

Le rebasing statistique de novembre 2025 améliore les ratios affichés. Mais la confiance, elle, ne se rebase pas par un simple changement de calcul. Elle se reconstruit lentement, à coups de données stables, de paroles mesurées et de transparence continue.

Le FMI confirme aujourd’hui que des « mesures correctives » sont en place : centralisation de la dette, meilleure traçabilité, audits réguliers. Le chemin vers la reconstruction de la crédibilité est long, mais il existe. D’autres pays avant le Sénégal ont connu ce genre de crise et s’en sont relevés — à condition de parler moins fort et de vérifier plus longtemps.

Car gérer une dette publique, c’est finalement comme gérer un budget familial : mieux vaut corriger une erreur calmement avec sa banque que crier au scandale sur la place publique. Les voisins — les investisseurs — écoutent toujours. Et eux ne pardonnent jamais les approximations.

Dr Cheikh NIANG, CFA

Expert en Finance

 

 

 

 

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