mardi, septembre 8, 2026
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Bougar Diouf de Ndianda offre un marché à Ndoffane et affirme sa stature de bâtisseur à Nguéniène

DÉVELOPPEMENT LOCAL – ENGAGEMENT CITOYEN  

À Ndoffane, l’inauguration du nouveau marché communal dépasse le simple cadre d’une infrastructure marchande. Offert par le Mouvement Citoyen INWI, sous l’impulsion de son président Bougar Diouf de Ndianda, également candidat à la mairie de Nguéniène, l’ouvrage symbolise une vision politique axée sur l’action, la proximité et l’autonomisation économique des populations, notamment des femmes.

La commune de Nguéniène a franchi un cap significatif dans son développement économique local avec l’inauguration officielle du marché de Ndoffane, une infrastructure structurante réalisée par le Mouvement Citoyen INWI (Initiative Nationale Wuut Indi). L’événement, fortement mobilisateur, a réuni autorités municipales, acteurs du développement, organisations féminines et populations locales dans une atmosphère de reconnaissance et d’espoir.

Au cœur de cette réalisation, Bougar Diouf de Ndianda, président du Mouvement Citoyen INWI et donateur du marché, s’impose comme l’architecte d’une démarche citoyenne fondée sur des actes concrets. À travers cet ouvrage, celui qui est candidat à la mairie de Nguéniène donne corps à une ambition politique assumée : faire du développement local une réalité palpable, portée par l’initiative citoyenne et l’engagement communautaire.

La cérémonie s’est tenue en présence du maire de Nguéniène, Alpha Samb, et du maire de Tataguine, M. Ndiaye, soulignant la portée intercommunale de l’événement. Autour de Bougar Diouf de Ndianda, une forte délégation de la direction d’INWI était mobilisée, comprenant notamment Yamar Ndiaye, membre fondateur et conseiller municipal, Paul Diène Faye, cadre du mouvement, Hamath Seck, secrétaire général, André Gning, Mame Soukéye Ndiaye, conseillère municipale, ainsi que Mady Bane de Fadial, membre de Taxawu Sénégal.

À Ndoffane, l’accueil a été à la hauteur de l’enjeu. Le Pôle stratégique local, conduit par Diamé Sarr et MC Bara, initiateurs du projet, a coordonné une mobilisation populaire remarquable. Les femmes vendeuses du marché, principales bénéficiaires de l’infrastructure, ont répondu massivement présentes, aux côtés de leurs homologues de la gare routière de Nguéniène, dirigées par Gnilane Ndiémé.

La présence du GIE des femmes de Nguéniène (Mme Fama Wade), des femmes de la Rue Sans Soleil, ainsi que de la coordinatrice communale du Mouvement des femmes d’Anta Babacar Ngom, Mme Ndéning Diakhao, a mis en lumière l’adhésion forte des organisations féminines à la vision portée par INWI.

Transporteurs de Joal et de Nguéniène, jakartamans, figures de la lutte sénégalaise et acteurs du développement, dont Abdoulaye Diop, fils du terroir, ont également marqué l’événement de leur présence, conférant à la cérémonie une dimension sociale et populaire affirmée.

Au-delà de l’infrastructure, le marché de Ndoffane incarne une méthode et une vision. Pour Bougar Diouf de Ndianda, il s’agit de démontrer que le leadership local se mesure à la capacité d’anticiper les besoins, de mobiliser les énergies et de poser des actes durables au service des populations. Une posture qui renforce sa crédibilité politique à l’heure où la commune de Nguéniène s’apprête à faire des choix décisifs pour son avenir.

Avec ce marché, INWI confirme sa vocation de mouvement d’actions, et son président s’affirme, aux yeux de nombreux observateurs, comme un bâtisseur engagé, déterminé à faire de Nguéniène un espace de développement inclusif et de prospérité partagée.

Par A. L. NDIAYE (avec En Relief)

 

Ngohé Ndoffongor: la lutte traditionnelle, un levier de développement et de cohésion sociale

Le Gala de lutte traditionnelle de Ngohé Ndoffongor a connu un succès retissant cette année, avec une mise de 3,5 millions de francs CFA. Cet événement culturel et sportif a réuni les habitants du village et des environs pour célébrer la tradition et la culture Sérère.

Un modèle économique solide

Le Gala de lutte de Ngohé Ndoffongor est un événement qui a été relancé en 2023 par l’association Jamm Bouguoum. Les organisateurs ont décidé de créer un modèle économique solide pour financer l’événement, qui est entièrement financé par les fils du village. Cela a été un succès colossal, avec des moments de retrouvailles et de bonheur au sein du village.

La lutte, un levier de développement et de cohésion sociale

La lutte traditionnelle est un élément important de la culture Sérère. Elle permet de rassembler les gens, de renforcer les liens sociaux et de promouvoir la cohésion sociale. Les organisateurs du Gala de lutte de Ngohé Ndoffongor sont fiers de voir que l’événement a permis de mobiliser les gens autour d’un projet commun.

Des défis à relever

Cependant, les organisateurs ont noté des défis à relever, notamment la perte de la tradition et de la culture Sérère. Les lutteurs ne s’habillent plus de la même manière qu’avant, et les griots ne battent plus les tam-tams comme avant. Les organisateurs appellent à une prise de conscience pour préserver la tradition et la culture Sérère.

Un plan de communication efficace

Les organisateurs ont mis en place un plan de communication efficace pour promouvoir l’événement. Ils ont utilisé les réseaux sociaux, les médias locaux et les affiches pour informer les gens de l’événement. Cela a permis de mobiliser un grand nombre de personnes et de créer une ambiance exceptionnelle.

Un modèle de financement innovant

Les organisateurs ont créé un modèle de financement innovant pour l’événement, qui repose sur la contribution des fils du village. Cela a permis de financer l’événement sans avoir recours à des sponsors extérieurs. Les organisateurs ont également mis en place un système de gestion des finances rigoureux pour assurer la transparence et la responsabilité.

Ils sont fiers de voir que l’événement a connu un succès retentissant et qu’il a permis de mobiliser les gens autour d’un projet commun. Ils sont déjà en train de préparer l’édition 2026, qui promet d’être encore plus grandiose.

Entretiens avec les organisateurs

– Birama NDOUR, Président du Comité de Lutte : « La lutte traditionnelle est un élément important de la culture Sérère. Elle permet de rassembler les gens, de renforcer les liens sociaux et de promouvoir la cohésion sociale. »

– Gilbert NDOUR, Chef de village : « Le Gala de lutte de Ngohé Ndoffongor est un événement qui redonne vie à la tradition et à la culture Sérère. Nous sommes fiers de voir que les jeunes sont impliqués dans l’organisation de l’événement et que les anciens sont là pour les soutenir. »

– Diogoye Yandé DIOUF, Chargé de la Communication de la lutte et des Relations avec JAMM BOUGOUM : « Nous avons mis en place un plan de communication efficace pour promouvoir l’événement. Nous avons utilisé les réseaux sociaux, les médias locaux et les affiches pour informer les gens de l’événement. »

– Ousmane Diouf, membre du comité d’organisation et en charge de la gestion des finances: « Nous avons créé un modèle de financement innovant pour l’événement, qui repose sur la contribution des fils du village. Cela a permis de financer l’événement sans avoir recours à des sponsors extérieurs. »

Le Gala de lutte de Ngohé Ndoffongor est un événement qui a réussi à redonner vie à la tradition et à la culture Sérère.

Synthèse: Cheikh Seck NDONG 

 

 

 

 

 

CAN 2025 au Maroc/ Sénégal- Bénin (3-0): les Lions affamés écrasent les Guépards et restent invaincus à Tanger

Tanger, 30 décembre 2026 – Les Lions de la Teranga ont démontré leur suprématie face aux Guépards du Bénin, ce 30 décembre 2026, lors de la troisième journée de la 35e édition de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) qui se déroule au Maroc. Les Sénégalais ont remporté la rencontre sur un score net et sans bavure de 3-0, grâce à des buts de Krépin Diatta (38e), Habib Diallo (62e) et Cherif Ndiaye (90e+7).

Un match compliqué face à un Bénin recroquevillé

Les Lions de la Teranga ont eu du mal à trouver la faille face à des Béninois qui se sont retranchés dans leurs bases arrières, misant sur un match nul. Mais les Sénégalais ont finalement réussi à prendre le dessus grâce à une balle arrêtée bien bottée par Krépin Diatta, qui a trouvé la tête d’Abdoulaye Seck pour ouvrir le score.

Un deuxième but venu de nulle part

Le deuxième but est venu de nulle part, grâce à une passe décisive de Sadio Mané pour Habib Diallo, qui a mis le cuir au fond des filets à la 62e minute.

Un penalty transformé par Cherif Ndiaye

Le troisième but est venu d’un penalty transformé par Cherif Ndiaye à la 90e+7, après une faute commise sur Ibrahima Mbaye par le défenseur béninois Rachid Moumini.

L’expulsion de Kalidou Koulibaly

Malheureusement, les Lions de la Teranga ont perdu leur capitaine Kalidou Koulibaly, expulsé à la 71e minute pour une faute involontaire sur son vis-à-vis. Il a été remplacé par Mamadou Sarr, sociétaire du Stade de Strasbourg.

Abdoulaye Seck élu homme du match

Abdoulaye Seck a été élu homme du match, après une prestation solide et décisive. Il rejoint Nicolas Jackson et Sadio Mané, également élus hommes du match lors des précédents matchs.

Le Sénégal reste invaincu à Tanger

Avec cette victoire, les Lions de la Teranga restent invaincus à Tanger et se qualifient pour les demi-finales de la CAN. Ils croiseront le fer avec le vainqueur du match entre le Soudan et le Burkina Faso.

Classement du groupe D

– Sénégal : 7 points, 3 matches joués, 2 gagnés, 1 nul, 7 buts marqués, 1 encaissé, gd : +6
– RD Congo : 7 points, 3 matches joués, 2 gagnés, 1 nul, 5 buts marqués, 1 encaissé, gd : +4
– Bénin : 3 points, 1 victoire, 2 défaites, 1 but marqué, 4 encaissés, gd : -3
– Bostwana : 0 point, 3 défaites

Le Vieux Supporter Sidy Malick Ndiaye

Football et identités: quand la fracture identitaire menace le “Maankoo wutti waat ndam li”

Il existe un poison plus discret que la défaite, mais souvent plus destructeur pour une sélection nationale : la tentation de réduire un joueur à autre chose qu’à ce qu’il est — un footballeur représentant son pays. Au Sénégal comme ailleurs en Afrique, cette dérive prend des formes religieuses, ethniques, régionales et même patronymiques.

Le joueur n’est plus évalué sur sa performance, mais sur son nom, sa ville, sa région, parfois même sa confrérie. Comme si une origine géographique ou un patronyme déterminait la loyauté, la compétence ou la légitimité à porter le maillot national. On en arrive à des absurdités : un Diop ne pourrait pas jouer pour le Maroc, un Fall serait assigné à un “camp”, alors même que le Maroc aligne sans complexe un Brahim Díaz formé en Espagne.

Le football moderne est fait de mobilités et d’identités multiples. Le Sénégal en est l’illustration parfaite : il avait son Mohamed Rebeiz (ancien meneur de jeu d’Al Jadida du Maroc) , Albert Joseph Bougazelli.,  Patrice Cardeau, …Aujourd’hui il a son Jackson, grandi en Gambie, pays qu’il pouvait représenter, et son Jacobs, formé en Allemagne, qu’il aurait aussi pu défendre. Tous deux ont choisi le Sénégal. Leur engagement ne se mesure pas à leur lieu de naissance, mais à leur décision de défendre un drapeau.

Cette vérité devrait nous rassembler. Car c’est précisément l’union sacrée autour de l’équipe nationale (le “Maankoo wutti ndam li” ) qui nous a permis de décrocher notre première et unique étoile, la Coupe d’Afrique des Nations 2021. Ce jour-là, il n’y avait ni régions, ni patronymes, ni confréries : il n’y avait qu’un peuple derrière un onze.

Pourtant, cette culture de l’unité est aujourd’hui fragilisée par des lectures tribales du football. La récente polémique partie d’un créateur de contenu connu sous le nom de Malaw Pikine, puis récupérée par certains pour opposer Saint-Louis aux autres localités, en est une illustration inquiétante. Le débat sportif devient prétexte à la stigmatisation territoriale.

Le cas d’Ismaïla Sarr en est un autre symbole : à chaque contre-performance, certains ne jugent plus le joueur, mais ce qu’ils projettent sur lui — son origine, son nom, sa région.

Il est normal qu’un quartier ou une ville soutienne “son” joueur. C’est une fierté saine. Mais il est dangereux que cette fierté se transforme en exclusion. Dire “le Saint-Louisien doit sortir”, “le Pikinois est favorisé” ou “on ne prend que des Casamançais”, c’est injecter dans l’équipe nationale des fractures qui n’y ont pas leur place.

Une sélection nationale n’est ni une coalition de territoires ni un équilibre communautaire. Elle est la somme des meilleurs talents au service d’un seul drapeau.

À force d’ethniciser et de régionaliser le football, on met en péril ce qui nous a rendus champions : le Maankoo wutti ndam li.

Le maillot national ne connaît ni ville, ni nom, ni origine. Il ne connaît qu’une chose : la capacité à le défendre ensemble.

D. Sidy Malick NDIAYE

 

 

Le tanker « MERSIN »: l’ANAM prend des mesures pour protéger les intérêts de l’État du Sénégal

Dakar, 29 décembre 2025 – Le Directeur général de l’ANAM, Monsieur Bécaye DIOP, a visité ce matin le tanker « MERSIN » en compagnie de la Direction des opérations maritimes (DOM), de la Direction de la Sécurité maritime et de la Prévention contre la pollution marine (DSM) et d’un représentant de la capitainerie du Port de Dakar.

Le navire pétrolier Mersin, battant pavillon panaméen, a subi une avarie de coque constituée de quatre (4) brèches dans la nuit du jeudi 27 novembre 2025, conduisant à l’envahissement d’eau de la salle des machines. Le navire transportait 39 000 Tonnes de gasoil.

Grâce à la célérité de l’intervention et à la coordination efficace entre les différentes parties prenantes, aucune perte en vie humaine n’est à déplorer et le navire a pu être stabilisé dans la rade extérieure du port de Dakar.

L’ANAM a pris des mesures administratives pour protéger les intérêts de l’État du Sénégal, notamment : – l’interdiction d’appareillage du navire conformément à la loi portant Code de la Marine marchande (articles 49 et 68), – l’ouverture d’une enquête technique et administrative pour établir les circonstances exactes de ce naufrage, – la réquisition des moyens logistiques et de protection de l’environnement, – la validation du mode opératoire des sociétés contractées par l’assureur pour le colmatage des brèches, le pompage des eaux de la salle des machines et le transfert sécurisé de la cargaison.

La société TTSM (Tous Travaux Sous-Marins) a commencé le travail de colmatage et de soudure des brèches sur la coque du navire. Après cette étape, il sera procédé au pompage de l’eau dans la salle des machines.

L’ANAM salue l’engagement et le professionnalisme de l’ensemble des services ayant contribué à la réussite des opérations de sauvetage et tiendra le public informé de toute évolution relative à cette situation.

Synthèse : Ch. Seck NDONG

Proposition de paix entre la Russie et l’Ukraine dans un contexte européen et de l’ONU

La IADA ACADEMY (Académie internationale d’action diplomatique) a élaboré une proposition de paix durable entre la Russie et l’Ukraine, qui a été transmise aux représentations diplomatiques de tous les États membres des Nations Unies, à la présidence et à la direction générale de l’ONU, à la Commission européenne, aux institutions religieuses, aux médias internationaux et à d’autres institutions intéressées.

En principe, les organisations internationales existent pour réduire et prévenir les conflits. C’est tout à fait normal qu’on leur souffle à l’oreille si elles oublient.

Maintenant, s’il y a des problèmes de divergence de point de vue ou d’asymétries de pouvoir, ce n’est plus notre affaire.

Cette proposition, n’est présentée que maintenant car nous avons constaté l’absence de propositions concrètes pour une paix durable, alors que le plan de paix de Trump, que nous jugeons déséquilibré et comportant des éléments d’imposition susceptibles d’engendrer de la frustration, fait couler beaucoup d’encre.

Il nous semble que l’objectif principal de ce plan, plutôt que la recherche d’une paix durable, est de marginaliser l’Europe au seul profit de la présidence américaine, laissant ainsi les problèmes de coexistence sur le continent européen sans aucune solution pour l’avenir.

La IADA ACADEMY est autonome et indépendante, et est animée par un esprit de collaboration avec tous ceux qui recherchent des solutions pour une coexistence pacifique entre les Peuples, les États et les Religions. Par conséquent, la proposition de paix réaffirmant la nécessité de négociations directes entre la Russie et l’Ukraine dans un cadre européen, sous l’égide de l’ONU, est actuellement la seule présentée en alternative au plan de paix de Trump, La proposition s’articule en 14 points, précédés d’un préambule et suivis d’une conclusion:

– Une responsabilité partagée pour la paix et le renouveau:

  1. Un processus de paix européen sous l’égide des Nations Unies
  2. Traité de coopération et de reconnaissance mutuelle entre la Russie et l’Ukraine
  3. Refondation des relations entre la Russie et l’Europe
  4. Régions autonomes bilingues dans l’est de l’Ukraine
  5. Statut spécial et dispositions relatives à la double citoyenneté
  6. La Crimée : un statut distinct et soigneusement équilibré
  7. Zone économique libre et mécanismes conjoints de développement dans le Donbass
  8. Rôle des communautés religieuses et dialogue interreligieux
  9. Centre pour la mémoire, la justice et les réparations
  10. Fonds international pour la reconstruction de l’Ukraine
  11. Interdépendance économique Europe–Russie et intégration des marchés
  12. De la dissuasion à la sécurité coopérative
  13. Construire la confiance par une prospérité partagée
  14. Contribution à un ordre international équilibré et multipolare

– La paix comme un début non comme fin

Nous estimons que la proposition de la IADA ACADEMY est aussi équilibrée que possible, Par conséquent, quiconque refusera d’aller dans ce sens devra en assumer les conséquences.

Genève , 30 Dècembre 2025 – La Présidence et la Direction de la IADA ACADEMY

P.S.: Le texte intégral de la Proposition pour une paix durable entre la Russie et l’Ukraine, élaborée par la IADA ACADEMY, est disponible sur demande par courriel à l’adresse iada.actiondiplomacy@gmail.com

Coopération sénégalo-mauritanienne: la pêche et l’aquaculture au cœur des discussions

B. DIAW (avec En Relief)

La ville de Saint-Louis a abrité, du 22 au 24 décembre 2025, la réunion extraordinaire du Comité technique de suivi de la Convention dans le domaine de la Pêche et de l’Aquaculture, signée le 25 février 2001 à Nouakchott entre la République du Sénégal et la République Islamique de Mauritanie.

Monsieur Cheikh FALL, Directeur des Pêches maritimes, a procédé à l’ouverture de la réunion, au nom de Madame Fatou Diouf, Ministre des Pêches et de l’Économie maritime du Sénégal, en présence de la délégation mauritanienne, des autorités locales de Saint-Louis, ainsi que des représentants des communautés de pêcheurs.

Cette rencontre de haut niveau témoigne de l’excellence des relations fraternelles et de coopération entre le Sénégal et la Mauritanie, fondées sur une volonté commune de promouvoir une gestion concertée, durable et responsable des ressources halieutiques partagées.

Les travaux de cette réunion extraordinaire ont porté notamment sur: – la revue du procès-verbal de la dernière réunion du Comité technique tenue du 05 au 07 août 2025 ; – l’examen des activités du comité technique local de suivi de la mise en œuvre du Protocole; – l’analyse des conditions actuelles de mise en œuvre du Protocole, notamment la gestion des 6 % à Nouakchott, l’enrôlement et la gestion des affrètements ; – la réflexion sur des questions transversales telles que la digitalisation du suivi et de la gestion du Protocole, ainsi que le renforcement des capacités des pêcheurs en matière de réglementation et de respect des zones interdites ; – la planification des négociations relatives au renouvellement du Protocole, étape stratégique pour la continuité de la coopération bilatérale.

Les travaux ont également été enrichis par une visite de terrain dédiée à l’identification et à la pose de scellés, illustrant la volonté partagée de traduire les décisions prises en actions concrètes.

À l’issue de cette rencontre, les deux parties ambitionnent d’aboutir à des recommandations consensuelles, réalistes et applicables, au bénéfice des États, des communautés de pêcheurs et de la durabilité des ressources halieutiques.

La réunion extraordinaire du Comité technique de suivi constitue ainsi une étape clé dans le renforcement de la coopération sénégalo-mauritanienne dans le secteur stratégique de la pêche et de l’aquaculture.

 

Malika, une vocation religieuse à consacrer- (par Libasse Sow)

Fondé en 1904 par Seydina Limamoulaye Al Mahdi, Malika a longtemps vécu au rythme des zikr dédiés au saint homme, qui ont façonné l’âme et l’identité spirituelle du village. Bien au-delà d’un simple espace d’habitation, Malika s’est imposée au fil du temps comme un lieu de foi, de recueillement et de transmission, profondément ancré dans l’histoire de la communauté layène.

L’installation de Chérif Abdoulaye Thiaw Laye, fils de Seydina Issa Rohou Laye et petit-fils de Seydina Limamoulaye Almahdi, qui fit construire sa maison dans les années 1950 à l’entrée même du village, revêtait une forte portée symbolique. Ce choix stratégique n’était pas anodin : en s’établissant à la porte de Malika, il incarnait physiquement son rôle de gardien et de protecteur. Sa demeure devenait ainsi un seuil symbolique, marquant à la fois l’accès à l’espace communautaire et la protection spirituelle qui le ceignait.

Par cette implantation, il confirmait et matérialisait son statut de gardien spirituel de Malika, veillant avec une sollicitude constante sur la cité et sur chacun de ses habitants. Sa présence quotidienne, à la fois visible et rassurante, fit de lui, pendant des dizaines d’années, un pilier incontournable de la communauté, un intermédiaire vivant entre le quotidien des fidèles et les préceptes de la voie layène.

Au-delà de la protection individuelle, cette présence pérenne a fondamentalement contribué à renforcer la centralité religieuse du village, en faisant de ce dernier un pôle d’attraction et de stabilité spirituelle. Elle a ainsi permis d’asseoir, de manière durable, la place toute particulière de Malika dans l’organisation spirituelle et géographique de la communauté layène, consolidant son rôle de lieu de référence et d’ancrage sacré au sein de la confrérie.

Aujourd’hui, Malika bénéficie de plusieurs voies d’accès structurantes, notamment la route de la Sonatel, la route dite des Niages, la VDN3 ainsi que la route menant à la plage. Ces axes facilitent l’accès des fidèles et des visiteurs, en particulier lors des grands événements religieux.

Par ailleurs, Nguédiaga occupe une place centrale dans l’histoire et la spiritualité de la communauté layène. C’est dans ce lieu que Seydina Limamoulaye Al Mahdi a séjourné pendant trois jours en 1887, lui conférant une forte valeur symbolique. Aujourd’hui, Nguédiaga abrite le deuxième plus grand événement religieux de la communauté layène et s’est imposé comme un point de ralliement majeur. Depuis 1962, chaque lendemain de la fête de l’Achoura, des milliers de fidèles s’y retrouvent pour renouveler leur foi, renforcer les liens communautaires et perpétuer une tradition religieuse profondément enracinée.

  • Malika, l’évidence d’un destin sacré

Au-delà de sa simple géographie administrative, Malika s’impose aujourd’hui comme une entité à part entière, dépassant le cadre ordinaire des localités pour toucher à l’intemporel. Face à l’épaisseur de son histoire, à la charge symbolique qui émane de ses sols et au rôle spirituel qu’elle joue structurellement pour ses habitants, prétendre qu’elle n’est qu’une commune comme les autres serait un raccourci historique.

Malika incarne bien davantage : c’est un haut lieu de spiritualité, un phare de la mémoire religieuse où le passé et le présent dialoguent en permanence. Ici, chaque pierre, chaque tradition raconte une quête de sens qui a traversé les générations, tissant un lien indestructible entre le territoire et le sacré. Cette vocation singulière, qui a forgé l’identité collective de la localité, ne peut plus rester dans l’ombre d’une classification anonyme.

Elle appelle aujourd’hui une consécration officielle. Donner une reconnaissance institutionnelle claire à Malika, c’est non seulement honorer ce patrimoine immatériel, mais c’est aussi répondre à une attente légitime de sa population. Dès lors, l’élévation de Malika au rang de « cité religieuse » ne relève pas de l’arbitraire ; elle apparaît comme la suite logique, l’aboutissement naturel et nécessaire d’une histoire qui n’a jamais cessé de regarder vers le ciel.

Concrètement, cette reconnaissance pourrait se traduire par des actes forts. Les principales voies de la ville gagneraient à être baptisées du nom des différents Khalifes layènes qui se sont succédé à la tête de la communauté. Une telle démarche permettrait d’inscrire la mémoire religieuse dans l’espace public et de donner une cohérence visible à l’écosystème spirituel de la cité.

Dans le même esprit, l’organisation régulière de séances de prière collectives sur le site de Nguédiaga lors des fêtes de la Korité et de la Tabaski renforcerait la dimension spirituelle de Malika. Ces moments de recueillement, organisés dans un lieu à forte charge symbolique, contribueraient à la cohésion sociale, à la transmission des valeurs de paix et de solidarité, et à l’affirmation du rôle religieux de la cité.

Ainsi reconnue, Malika pourra bénéficier des atouts liés au statut de cité religieuse, à l’image de ce qui a été accordé aux autres cités religieuses du pays. Ce cadre ouvre la voie à des mesures spécifiques en matière d’aménagement urbain, d’infrastructures, d’accompagnement institutionnel et de valorisation du patrimoine religieux et culturel. Il permet aussi de mieux encadrer les grands rassemblements religieux, d’améliorer l’accueil des pèlerins et de consolider le rôle de Malika comme pôle de spiritualité, de paix et de cohésion sociale.

En s’inscrivant dans cette dynamique, Malika verrait enfin sa vocation historique et religieuse pleinement reconnue par l’État, dans une continuité républicaine et dans le respect de l’équité entre les différentes cités religieuses du Sénégal.

Libasse Sow- Économiste

Education Inclusive: une plaidoirie pour la poursuite du programme

Diamniadio, – Le projet éducation inclusive formation professionnelle de Humanity and Inclusion, financé par l’Agence Française de Développement (AFD) et le ministère des Affaires Étrangères (MAE Lux), est arrivé à son terme après huit ans de mise en œuvre.

La cheffe du projet, Mme Seck, Aicha Diamé, s’inquiète pour l’avenir des enfants en situation d’handicap qui ont bénéficié de l’accompagnement des Auxiliaires de Vie Scolaire (AVS).

« Les enfants sourds qui ont bénéficié de l’accompagnement des AVS risquent de se retrouver sans soutien et de quitter le système éducatif faute de financement », a déclaré Mme Diamé lors d’un atelier à Diamniadio. Elle plaide pour la poursuite du programme et demande la prise en charge des AVS chargés d’encadrer les enfants en situation d’handicap.

Certaines collectivités territoriales, comme les maires, se sont engagées à prendre en charge des AVS dans leur zone d’intervention. Cependant, il y a des zones où il n’y a pas d’école inclusive, ce qui rend difficile la prise en charge des AVS. « Le combat continue, la sensibilisation et le plaidoyer par les Badjenu Goox et les organisations de personnes handicapées pour pouvoir vraiment continuer à avoir les autorités locales tant que institutionnelles pour pouvoir arriver à trouver une solution », a ajouté Mme Diamé.

Un exemple concret est celui d’un jeune élève de Rufisque, au collège Matar Seck, qui est en classe de troisième et qui risque de rester sans AVS. « Je pense qu’avec l’aide de cette organisation-là, Shc, on arrivera vraiment à au moins sécuriser quelques AVS en attendant d’avoir d’autres financements potentiels », a souligné Mme Diamé.

Le projet a permis à 193 enfants avec handicap de bénéficier d’un environnement épanoui, grâce à l’accompagnement de 36 AVS. Les AVS sont chargés de traduire les cours en langue des signes pour les enfants sourds.

Mme Diamé garde tout de même un espoir de voir le projet se poursuivre avec l’engagement des autorités. Sans cela, il y a un risque réel de déscolarisation des enfants en situation d’handicap. D’où ce plaidoyer pour que l’État prenne en charge les AVS.

Assane Gaye

Nguidilogne: les femmes Fountakés se forment à l’entrepreneuriat numérique

La mairie de Nguidilogne, une commune de la région a abrité la deuxième édition du forum des Femmes Fountakés qui a vu la participation de plus de 450 GIE.

A l’issue de ce forum, les femmes de la localité formées durant 3 jours ont pu développer des aptitudes et connaissances sur les procédures et mécanismes de financement et sur l’entrepreneuriat numérique. Car l’objectif de ce forum est de promouvoir l’implication active des femmes rurales dans le développement territorial en favorisant l’entrepreneuriat, le renforcement du leadership numérique, la gestion d’entreprise et l’innovation locale.

Félicitant cette initiative, le Maire se dit être satisfait de l’organisation de cette activité qui boostera le pouvoir économique des femmes de sa commune.

« Ces initiations à la création d’activités professionnelles dont nos femmes seront porteuses par le biais de la formation et la croissance des entreprises qu’elles mettent en place participent à la création de valeur ajoutée dans leurs activités de tous les jours a t-il expliqué ajoutant que l’ Entrepreunariat féminin est désormais un enjeu de premier ordre et un tremplin sûr pour l’autonomisation et l’émancipation économique des femmes leaders.

La cérémonie de clôture de cet important événement été présidé par l’ adjoint au gouverneur en charge du développement Tafsir Baba Hanne mercredi dernier.

Selon l’autorité administrative, les femmes Fountakés ont toujours été des actrices de développement affirmant que c’est seulement au Fouta qu’on peut voir une fois à la fois entrepreneure , s’activer dans le développement en plus gérer sa famille.

« Les questions de développement m’intéresse car je suis adjoint au gouverneur en développement et je suis dans l’obligation de soutenir les femmes a t-il rappelé tout en lançant un message à ces dernières, les encourageant et les incitant à ne pas se décourager et à continuer à se battre pour leur autonomisation économique.

La promotrice du forum et native de la région Madame Reyhana DIALLO a indiqué que ce forum est un symbole vivant de leur attachement à leur terroir et la force collective des femmes rurales .

« Le théme de cette année entrepreneuriat et innovation numérique , leviers d’autonomisation des femmes rurales et de la transformation territoriale revêt notre ambition de faire des femmes des véritables piliers de developpement de Matam » a t-il elle déclaré.

A en croire Madame Diallo, souvent les femmes sont invisibles dans les statistiques , pourtant elles sont des actrices majeures de la transformation agricole et de l’entrepreunariat féminin.

Elle a par ailleurs déclaré que « ce forum n’est pas une séance de rencontre mais un aboutissement permettant aux femmes, d’apprendre appris à transformer les richesses locales à savoir le mil, le mais , le sorgho , les fruits des produits de haute qualité nutritive et commerciale

« Nous croyons fermement que l’autonomisation passe par le prototype des 3 F Formation –Financement et Formalisation et nos sœurs durant ces jours ont acquis des compétences en marketing digital , en gestion d’entreprises adaptés dans le monde rural , en leadership féminin , la formalisation juridique pour transformer les activités.

Un autre thème très important a été aussi abordé durant les sessions d’animation de ce forum. Il s’agit des Violences basées sur le genre et les Violences gynécologiques et obstétricales.

« Par la même occasion, nous avons également oser briser le silence sur les sujets cruciaux en collaboration avec l’Ong Equipop et le consortium VGO , nous avons intégré des sessions sur la santé reproductive , la lutte contre les violences basées sur le genre et les violences gynécologiques et obstétricales VGO » a conclu Madame Reyhana DIALLO.

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