mardi, septembre 8, 2026
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Prévention et promotion de la santé: doublure administrative et risque de chevauchement dans la gouvernance.

La création récente d’un poste de Conseiller technique chargé de la prévention et de la promotion de la santé au sein du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, pose un sérieux problème de cohérence institutionnelle. Elle a révélé une contradiction flagrante entre les discours officiels sur la rationalisation des services publics et certaines décisions administratives.

Dans un contexte national marqué par le redressement économique, la rareté des ressources publiques et l’exigence de rationalisation de l’action de l’Etat, cette décision apparait, à bien des égards, comme une doublure administrative difficilement justifiable.

Comment justifier une telle création alors qu’existe au coeur même du dispositif ministériel, un Service national de l’Information Sanitaire et Sociale (SNEISS), rattaché au Cabinet du Ministre (Décret n° 2025-1431 du 06 septembre 2025, portant répartition des services de l’Etat) , déjà investi de missions couvrant l’ensemble du champ de la prévention et de la promotion de la santé, notamment l’élaboration, la mise en oeuvre, la coordination et l’ évaluation des politiques y afférentes. Cette superposition de rôles ne relève pas de renforcement stratégique mais d’une redondance administrative coûteuse et inefficace.

Dans ce contexte, l’instauration d’un nouveau poste aux attributions similaires, comporte un risque de chevauchement fonctionnel incompatible avec les orientations actuelles de redressement et de relance.

Aussi, une question simple se pose : à quoi répond réellement la création de ce nouveau poste ?

Alors que les discours officiels appellent à la sobriété budgétaire, à la réduction des chevauchements institutionnels et à une meilleure efficacité de l’administration publique, la superposition de rôles aux missions quasi identiques, envoie un signal contraire. Elle fragilise la cohérence de l’action publique. Dans un pays engagé dans un processus de redressement économique, cette décision interroge.

Peut-être c’est une tentative de réponse aux critiques légitimes formulées à l’encontre du budget 2026, dans lequel la prévention et la promotion demeurent marginalisées, tant en volume qu’en priorisation stratégique, au risque d’une redondance institutionnelle.

Créer un poste de conseiller technique, aussi compétent soit-il, ne saurait remplacer une volonté budgétaire claire, ni compenser l’insuffisance des ressources allouées aux actions préventives et promotionnelles, pourtant reconnues comme les piliers les plus rentables et les plus équitables des systèmes de santé.

Dans le budget national 2026, la santé représente 2,9% avec une part très insignifiante pour la prévention. L’allocation de ressources suffisantes, une coordination avec les communautés avec un soutien réel aux services existants, sont les gages pour permettre à la prévention et à la promotion de la santé, de gagner en efficacité et en crédibilité et non par la multiplication des fonctions.

Si la prévention et la promotion de la santé doivent devenir une priorité nationale, la cohérence institutionnelle, la discipline budgétaire et l’efficacité administrative, doivent être les premières exigences.

A défaut, cette doublure administrative risque de devenir le symbole d’une prévention reconnue théoriquement mais reléguée dans la pratique.

Alioune AW

Keur Massar Nord

Email : badou60@gmail.com

Solidarité avec le Venezuela: l’ONG AHDIS dénonce l’agression impérialiste américaine

Dakar, 4 janvier 2026 – L’ONG Action humaine pour le développement intégré au Sénégal (AHDIS) a publié une déclaration condamnant fermement l’agression militaire américaine contre le territoire vénézuélien et sa population. Dans un communiqué, l’ONG a dénoncé cette violation flagrante de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du Venezuela.

« L’ONG AHDIS se joint à la République bolivarienne du Venezuela pour condamner fermement l’agression militaire américaine contre le territoire vénézuélien et sa population », a déclaré Amacodou DIOUF, président de l’ONG AHDIS. « Nous dénonçons cette violation flagrante de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du Venezuela, et appelons le Conseil de sécurité des Nations Unies à prendre des mesures immédiates pour arrêter cette attaque impérialiste. »

L’ONG AHDIS invite également l’État du Sénégal à réagir face à cette agression et à soutenir le Venezuela dans sa lutte pour la défense de sa souveraineté et de son indépendance. « Il est temps pour les pays africains de se mobiliser pour défendre les principes de la non-ingérence et de la solidarité internationale », a ajouté Amacodou DIOUF.

Le peuple vénézuélien a toujours été un symbole de résistance et de détermination face à l’impérialisme. « Nous sommes convaincus que le Venezuela vaincra cette agression et continuera à défendre son droit à l’autodétermination », a déclaré Amacodou DIOUF.

La déclaration de l’ONG AHDIS se termine par des slogans de solidarité avec le Venezuela : « À bas l’impérialisme américain ! Vive la révolution bolivarienne ! Venceremos ! »

Par A. NIANG et S. NDONG

Les Etats-Unis, “gendarme du monde” et le piétinement du droit international

Les Etats-Unis sont souvent qualifiés de “Gendarme du monde”. Cette étiquette collée à la première puissance mondiale est loin d’être infondée sur le plan géopolitique. L’hégémonie américaine confirmée et assumée par Donald Trump qui s’octroie le droit de fouler aux pieds le principe du droit international de non-ingérence dans la gestion interne d’un État. Une disposition de l’article 2, paragraphe 7 de la Charte des Nations Unies, qui interdit à tout Etat de s’immiscer dans les affaires intérieures d’un autre Etat.

Le Président vénézuélien Nicolas Madura a appris à ses dépens la vieille rhétorique de “gendarme du monde” incarnée par Donald Trump qui fait fi de ce principe du droit interdisant le recours à la menace ou à la force armée à l’encontre d’un Etat tiers. Ce samedi 02 janvier, à l’aube de l’année 2026, le Président américain a surpris plus d’un en annonçant que les USA ont capturé le Président vénézuélien pour le déporter vers le pays de l’oncle Sam pour y être jugé pour de lourds griefs allant du terrorisme au trafic de drogue.

Ces chefs d’accusation sont-ils plausibles pour procéder à l’arrestation et à la destitution du Président vénézuélien ? L’administration américaine dispose-t-elle d’un fondement légal pour s’arroger le droit de diriger la transition politique d’un État souverain ? Les réactions et les positions sont divisées et les condamnations fusent de partout notamment en Chine où le gouvernement “qualifie l’opération américaine d’« acte hégémonique », estimant que cela viole gravement le droit international, en particulier la souveraineté nationale du Venezuela, ainsi que la paix et la sécurité en Amérique latine et dans les Caraïbes”. Des condamnations péremptoires ont également été notées dans certains pays de l’OTAN, alliés des Etats-Unis notamment l’Espagne, qui malgré sa non-reconnaissance du régime de Nicolas Maduro depuis les élections de juillet 2024, fustige l’intervention américaine qui enfreint le droit international.

Cette intervention est-elle un subterfuge américain pour avoir une mainmise sur les réserves pétrolières vénézuéliennes considérées comme les plus grandes réserves pétrolières prouvées dans le monde, estimées à environ 303 milliards de barils de pétrole brut ?

Une interrogation qui mérite d’être posée parce que les USA n’en sont pas à leur premier coup. Ils ont imposé par le passé leur diktat et renversé une dizaine de gouvernements qui ont tenté des reformes pour échapper à l’hégémonie économique américaine. Pour le Venezuela, longtemps acculé par les Etats Unis, le gouvernement de Maduro pour survivre face aux sanctions du marché financier américain et de ses alliées, a cherché depuis 2017 des mécanismes alternatifs pour écouler son pétrole via des devises autres que le dollar :  le yuan chinois, le yen japonais, le rouble russe et la roupie indienne. A cette méthode lui permettant de contourner le système traditionnel axé sur le dollar, s’ajoute sa stratégie visant à utiliser des flottes de tankers discrètes en d’autres termes des navires pétroliers utilisés pour opérer en dehors des circuits commerciaux normaux.

Outre le Venezuela, d’autre chefs de gouvernement ont fait les frais de l’impérialisme américain notamment l’Iran. D’après des documents officiels de la CIA publiés en 2013, les USA ont orchestré le coup d’Etat qui a renversé le premier ministre iranien, Mohamed Mossadegh, le 18 août 1953. Son seul tort était d’avoir nationalisé le pétrole du pays. Le modus operandi était selon les documents déclassifiés de la CIA “d’acheter des partisans de Mossadegh, des journaux américains et iraniens pour qu’ils ternissent sa réputation, et des manifestations dans les rues de Téhéran pour justifier le changement de pouvoir”. La CIA soutient également avoir versé 5 millions de dollars au général Fazlollah Zahedi, ensuite nommé premier ministre après la destitution de Mohamed Mossadegh.

Même procédé au Guatemala en 1954 où le Président Jacobo Arbenz, à cause d’une réforme agraire pour protéger les terres du pays, les Etats Unis ont décidé de le museler et par l’entremise de son bras armé, la CIA qui sévit en armant un groupe constitué de centrifuges pour orchestrer son éviction du pouvoir.

Le gendarme du monde a aussi frappé en Afrique de manière officielle ou officieuse. A tire d’exemple le Congo en 1960, avec une intervention de l’armée belge, soutenue par les USA, chasse du pouvoir le premier ministre Patrice Lumumba. Journaliste, leader politique et fondateur du Mouvement National Congolais (MNC) en 1958, Lumumba se battait pour que le pétrole, le cuivre, le cobalt et autres richesses du Congo profitent d’abord aux Congolais, et non aux multinationales occidentales. Cependant, son combat aura rapidement déclenché le courroux de la Belgique et de son allié américain. Ainsi, en 1960, la “CIA prend contact et soutient des personnes planifiant de l’assassiner”, lit-on dans les colonnes de The Church Comittee, un organisme qui surveille les actions clandestines de l’agence secrète américaine. Lumumba sera finalement capturé et exécuté le 14 septembre 1960, avec la complicité de la Belgique et des services secrets américains.

Agissant toujours sous couvert de maintien de l’ordre international ou de lutte contre des menaces supposées, les interventions militaires américaines sont foison mais restent en réalité guidées par des considérations économiques et stratégiques afin de mieux contrôler les pouvoirs et Etats qui ont des ambitions de s’affranchir du néocolonialisme ou d’arracher une certaine liberté financière.

Ablaye Modou Ndiaye

 

Sellal Mbay: Promouvoir l’autonomisation économique des producteurs à travers l’agro écologie et l’accès à l’énergie durable

Images: Ndèye Dabo DIOP

Les bénéficiaires du projet Sellal Mbay ont visité la Foire Internationale de Dakar (FIDAK). Le projet, piloté par Enda Tiers monde et mis en œuvre par Enda Energie et Enda Pronat, est co -financé par la Fondation Chrétiens pour le Sahel (CPS) et le MAEE du Grand-Duché de Luxembourg. Il vise à renforcer la résilience des communautés face aux changements climatiques et à améliorer durablement les rendements agricoles et les revenus des ménages.

Texte: Cheikh Seck NDONG

Modou NGOM, ingénieur agronome et chargé projet à Enda Energie, explique que le projet « Sellal Mbay » est une initiative qui promeut les transitions agro-écologiques et énergétiques pour l’emploi et le climat dans le département de Nioro. « C’est un projet d’une durée de cinq ans qui accompagne les communautés pour renforcer leur résilience face aux changements climatiques et améliorer les rendements agricoles », déclare-t-il.

Les bénéficiaires du projet ont visité la FIDAK pour découvrir les opportunités de marché et les partenariats possibles pour la commercialisation de leurs produits. « Nous sommes là pour permettre aux acteurs de visiter des pratiques innovantes et durables en termes de production, de transformation et de commercialisation des produits horticoles, de savoir ce qui se passe dans le monde de l’entrepreneuriat pour, qu’au retour à leur niveau, de pouvoir appliquer ces initiatives au niveau local », explique Modou NGOM.

Les bénéficiaires du projet ont rencontré des partenaires potentiels, notamment les Chambres Consulaires de Kaolack et de Fatick, pour discuter de la professionnalisation des acteurs et de la commercialisation des produits agricoles. « L’idée c’est d’aller leur présenter le projet, dans un premier temps, et dans un deuxième temps avoir une idée beaucoup plus approfondie sur leur offre de service en termes d’accompagnement des communautés », déclare Modou NGOM.

Le projet vise à promouvoir l’agro-écologie et l’autonomisation des femmes rurales, ainsi qu’à renforcer la résilience des communautés face aux changements climatiques. « Les modèles de fermes rurales mis en place dans le cadre de ce projet dans les communes de Taïba Niasséne et de Paoskoto, constituent des modèles innovants et durables qui prouvent que l’agro-écologie peut nourrir, créer des emplois et lutter contre le changement climatique », déclare Modou NGOM.

Les bénéficiaires du projet sont déterminés à poursuivre leurs efforts pour promouvoir l’agro-écologie à travers l’accès à l’énergie durable afin de renforcer l’autonomisation économique des femmes rurales. « Nous espérons que ce projet permettra de renforcer la résilience des communautés en améliorant les rendements agricoles, les revenus des ménages et la protection de l’environnement », déclare Modou NGOM.

Alassane Ndiaye, de Enda Pronat, explique que l’objectif de cette visite est de permettre aux entrepreneurs agricoles de découvrir les expositions à la foire, de rencontrer d’autres partenaires et de trouver des solutions pour la transformation et la commercialisation de leurs produits.

Alassane Ndiaye souligne que la transformation est un enjeu clé pour les entrepreneurs agricoles de Paoskoto et de Taïba Niasséne. « La transformation joue un rôle très important dans la création d’emplois et dans la valorisation des produits agricoles », déclare-t-il. « Une enquête de discussion, qui a été faite au niveau des États-Unis, montre que les revendeurs, les gens qui arrivent à transformer, gagnent 8 sur 10 par rapport aux producteurs qui fournissent beaucoup plus d’efforts et qui gagnent que 2 sur 10. »

Un modèle de transformation à mettre en place

Le Projet Sellal Mbay vise à mettre en place un modèle de transformation au niveau de la ferme, du village et de la commune. « Ce modèle sera peut-être démultiplié au niveau national », explique Alassane Ndiaye. « L’objectif est de permettre aux producteurs de transformer leurs produits et de les vendre à un meilleur prix. »

Les bénéficiaires du projet ont rencontré des partenaires potentiels à la FIDAK, notamment les Chambres Consulaires de Kaolack et de Fatick, des groupements de femmes transformatrices de produits agricoles, des commerçants et d’autres acteurs. « Il y a pas mal d’informations qui vont permettre à ces fermes que nous accompagnons de se formaliser pour ultérieurement venir, peut-être l’année prochaine, exposer au niveau de la FIDAK pour mieux vendre leurs produits sains », déclare Alassane Ndiaye.

La commercialisation des produits agricoles est un défi à relever pour les entrepreneurs agricoles. « La commercialisation est un défi », déclare Alassane Ndiaye. « Mais nous sommes déterminés à mettre en place un modèle de transformation et de commercialisation qui permettra aux producteurs de vendre leurs produits à un meilleur prix. »

Les bénéficiaires du projet sont déterminés à poursuivre leurs efforts pour promouvoir la transformation et la commercialisation des produits agricoles. « Pour l’année 2026, espérons que tout le monde sera là, sain avec des produits sains », soutient Alassane Ndiaye.

 

ONU/ Candidature: Macky Sall promet une ONU « confiante efficace et réformée » s’il est élu Secrétaire général

New York / Dakar – Candidat au poste de Secrétaire général des Nations Unies, Macky Sall a présenté sa vision d’une ONU réformée et tournée vers le digital, lors d’un discours prononcé au terme de son mandat.

Devant les représentants des États membres, l’ancien président sénégalais a fixé le cap de son projet : une organisation plus confiante, plus efficace et adaptée aux défis du 21e siècle.

« Une ONU réformée et digitale »

«Au terme de mon mandat, si j’ai la confiance des États, je voudrais laisser une ONU confiante, une ONU efficace, et une ONU qui aura réussi sa transformation digitale, profitant des bienfaits de l’intelligence artificielle », a déclaré Macky Sall.Mais pour lui, la priorité reste la réforme institutionnelle. « Mais surtout, une ONU réformée, tant au niveau du Secrétariat qu’au niveau des États membres », a-t-il insisté.Réinterroger les méthodes de travail

Le candidat sénégalais met en garde contre les limites des réformes sans l’adhésion des États.

«Car en réalité, sans les États membres et sans leur volonté, les réformes du Secrétaire général resteront timides », a-t-il souligné. Il appelle donc à «réinterroger nos méthodes de travail » au sein de l’organisation. Un constat chiffré à l’appui : « Nous avons 40 000 mandats aujourd’hui qui ont été activés.» Pour Macky Sall, cette inflation de mandats est un frein à l’efficacité et à la lisibilité de l’action onusienne sur le terrain.

Ch. Seck NDONG

 

 

 

 

 

PR Bassirou Diomaye Faye: «2026 sera l’année de la relance de l’emploi et de l’investissement public »

ADRESSE À LA NATION – NOUVEL AN 2026 

Dans un message solennel à la Nation à l’occasion du Nouvel An, le Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a dressé le bilan d’une année 2025 marquée par la rigueur, la transparence et le redressement de l’État.

Assumant un discours de vérité et de responsabilité, le Chef de l’État a annoncé 2026 comme l’année de l’Emploi et de l’Économie sociale et solidaire, tout en réaffirmant sa détermination à engager une relance soutenue de l’investissement public, à renforcer la justice sociale et à consolider durablement l’État de droit.

S’adressant aux Sénégalaises et aux Sénégalais, le Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye a d’abord placé son discours sous le signe de la reconnaissance, saluant l’engagement des forces de défense et de sécurité, des autorités religieuses et coutumières, ainsi que la résilience du peuple sénégalais, au pays comme dans la diaspora.

Le Chef de l’État a rappelé la portée du serment présidentiel, engageant sa responsabilité à servir chaque citoyen dans le respect strict de la Constitution et des valeurs de justice, d’équité, de transparence et de dignité humaine. Il a souligné que l’année 2025 fut un moment de vérité, marqué par un diagnostic lucide des déséquilibres de l’État et par les premiers actes de redressement.

Sur le plan économique et social, le Président a mis en avant des avancées concrètes, notamment la baisse progressive du coût de la vie, qui a permis aux ménages de réaliser plus de 342 milliards de francs CFA d’économies en 2025. Il a également salué l’action du Gouvernement et du Premier ministre Ousmane Sonko dans la stabilisation de l’État et le renforcement des services publics.

Les secteurs clés ont enregistré des progrès notables : relance de la production agricole, redynamisation de la SONACOS avec plus de 2 300 emplois recréés, accompagnement de plus de 8 000 PME, renforcement du système de santé avec l’ouverture de postes de santé et le déploiement d’ambulances médicalisées, ainsi que des investissements importants dans l’éducation, la formation professionnelle et les infrastructures.

Projetant l’action publique vers l’avenir, le Président a annoncé que 2026 sera l’année de la relance de l’investissement public, avec des budgets ambitieux pour l’éducation, la santé, l’eau, l’énergie, les routes, le logement et le monde rural. Il a également décrété 2026 « année de l’Emploi et de l’Économie sociale et solidaire », plaçant la jeunesse au cœur du projet national.

Sur le plan institutionnel, Bassirou Diomaye Diakhar Faye a réaffirmé son attachement à l’État de droit, à la démocratie et aux réformes issues des Assises de la Justice et du Système politique, annonçant la présentation prochaine de projets de textes majeurs devant l’Assemblée nationale.

Enfin, le Chef de l’État a porté un message de fermeté contre toutes les formes de violence, en particulier celles faites aux femmes et aux personnes vulnérables, avant de conclure par un appel à l’unité, à la paix et à l’effort collectif pour bâtir un Sénégal souverain, juste et prospère

Par A. L. NDIAYE (avec En Relief)  

 

Chute historique des cours mondiaux du riz en 2025: une opportunité à double tranchant pour le Sénégal

Le marché mondial du riz connaît en 2025 une correction d’ampleur exceptionnelle. Les prix internationaux ont chuté à des niveaux jamais atteints depuis près d’une décennie, sous l’effet combiné d’une offre surabondante et d’un ralentissement de la demande. Si cette évolution peut sembler favorable aux pays importateurs comme le Sénégal, elle comporte également des risques majeurs pour la production locale et, à terme, pour la souveraineté alimentaire nationale.

Des prix mondiaux au plus bas depuis 2017.

Selon les dernières données de la FAO, l’indice FAO All Rice Price (FARPI) a reculé de 1,5 % en novembre 2025, pour s’établir à 96,9 points. Sur un an, la baisse avoisine les 20 %, un niveau inédit depuis 2017. Sur les marchés spot, les prix du riz 5 % brisé d’origine indienne et thaïlandaise poursuivent leur repli, oscillant entre 340 et 435 dollars la tonne FOB, contre plus de 500 dollars en 2024.

Cette tendance baissière s’explique principalement par une production mondiale record. Pour la campagne 2025-2026, la FAO estime la production à 558,8 millions de tonnes, portée par des récoltes exceptionnelles en Asie. L’Inde, premier producteur mondial, a accru son offre de près de 7 millions de tonnes et prévoit des exportations avoisinant 22,5 millions de tonnes, à la suite de la levée complète des restrictions sur ses ventes à l’international. Ses stocks publics atteignent par ailleurs un niveau historique, dépassant 57 millions de tonnes début décembre 2025.

Une offre excédentaire face à une demande en retrait

Au-delà de l’Inde, la concurrence accrue des autres grands exportateurs asiatiques, notamment le Vietnam et la Thaïlande, accentue la pression sur les prix. Dans le même temps, la demande marque le pas dans plusieurs pays importateurs traditionnels, tels que la Chine et l’Indonésie.

Conséquence directe : les stocks mondiaux de riz atteignent des niveaux record, contribuant à détendre durablement le marché. À titre d’exemple, selon S&P Global Platts, les prix FOB du riz brisé indien sont tombés à 434 dollars la tonne dès janvier 2025, leur plus bas niveau depuis 19 mois.

Un soulagement pour les consommateurs, une menace pour la production locale

Pour le Sénégal, fortement dépendant des importations de riz en provenance d’Inde et d’Asie du Sud-Est, cette conjoncture mondiale offre, à première vue, une perspective favorable. La baisse des cours internationaux pourrait alléger les coûts d’approvisionnement des opérateurs et, à terme, contribuer à une détente des prix à la consommation, malgré le poids persistant des frais logistiques et de fret.

Mais cette dynamique cache un revers préoccupant. La chute des prix internationaux risque de fragiliser davantage une production locale déjà vulnérable. Il y a encore quelques semaines, près de 300 000 tonnes de riz local demeuraient invendues dans la vallée du fleuve Sénégal, faute de débouchés compétitifs face au riz importé, souvent moins cher et immédiatement disponible sur les marchés urbains.

Dans ce contexte, l’écart de compétitivité entre le riz local et le riz importé tend à se creuser. Si les prix internationaux restent durablement bas, les efforts consentis ces dernières années pour stimuler la production nationale pourraient être compromis, décourageant les producteurs et désorganisant les circuits de commercialisation locaux.

Souveraineté alimentaire : un objectif mis à l’épreuve

Si la baisse des prix mondiaux du riz peut apparaître comme une aubaine pour le pouvoir d’achat des ménages sénégalais, elle met surtout en lumière une fragilité structurelle de la politique agricole nationale. La souveraineté alimentaire, régulièrement affichée comme une priorité stratégique, se heurte aux réalités d’un marché international volatil et peu prévisible.

Le riz, pilier de la consommation nationale, illustre ce paradoxe. Malgré des politiques volontaristes visant à réduire la dépendance aux importations et à alléger la facture extérieure, la filière rizicole locale demeure fragile. Confrontés à une concurrence étrangère soudainement moins chère, les riziculteurs peinent à aligner leurs coûts de production, voient leurs débouchés se contracter et leur rentabilité s’éroder.

Trouver l’équilibre entre consommation et production

À moyen terme, le défi pour le Sénégal consiste à arbitrer entre deux impératifs contradictoires : protéger le pouvoir d’achat des ménages, pour lesquels le riz représente une part essentielle du budget alimentaire, tout en préservant une filière rizicole nationale viable, créatrice d’emplois, de valeur ajoutée et de résilience économique.

La réponse ne saurait se situer ni dans un protectionnisme rigide ni dans un laisser-faire intégral. Elle passe par la mise en place d’outils publics plus sophistiqués et réactifs : politiques d’achats et de stockage stratégiques, renforcement des capacités de transformation locale pour améliorer la qualité et la compétitivité du riz sénégalais, mécanismes de régulation capables d’amortir les chocs externes. Des droits de douane variables, des subventions ciblées et temporaires ou encore des instruments d’assurance pour les producteurs pourraient contribuer à stabiliser le marché.

Dans un environnement international marqué par les aléas climatiques, les tensions géopolitiques et les ruptures des chaînes d’approvisionnement, la souveraineté alimentaire ne peut se limiter à un slogan. Elle exige une vision cohérente, des investissements durables et des choix politiques courageux. L’épisode actuel de chute des prix du riz constitue un signal d’alerte : sans alignement clair entre les discours et les actes, l’autonomie alimentaire restera un horizon lointain. Le Sénégal se trouve aujourd’hui à la croisée des chemins, appelé à inventer un modèle conciliant résilience interne et ouverture maîtrisée sur le monde.

Par Libasse Sow, économiste

 

 

Adresse à la Nation: Mamadou Djigo démonte le message de fin d’année du PR Bassirou Diomaye Faye

Ancien Directeur de l’Agence nationale de l’aménagement du territoire (ANAT), Mamadou Djigo a livré une analyse sévère de l’adresse à la Nation du Chef de l’État, prononcée le 31 décembre 2025. Dans une déclaration largement relayée, il dénonce un discours qu’il juge déconnecté des réalités et marqué par un déficit de résultats concrets.

La traditionnelle adresse à la Nation du Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye continue de susciter de vives réactions dans le paysage politique et intellectuel sénégalais. Parmi les plus critiques, celle de Mamadou Djigo, ancien Directeur de l’ANAT, se distingue par sa tonalité tranchante et son argumentaire sans détour.

« Son discours ne peut pas être bon », assène d’emblée l’ancien haut responsable, estimant que l’écart entre les promesses initiales et les réalisations effectives est aujourd’hui trop important pour être masqué par un exercice de communication. Selon lui, le pays serait passé « d’un océan de promesses à un désert de résultats », une formule qui résume, à ses yeux, l’état actuel de l’action gouvernementale.

Pour Mamadou Djigo, un discours de fin d’année, aussi bien construit soit-il, ne saurait compenser l’absence de faits tangibles. « Quand les faits manquent, les mots sonnent vide. Quand les résultats ne sont pas là, l’éloquence devient inutile », affirme-t-il, pointant ce qu’il considère comme une fragilité majeure du message présidentiel.

L’ancien Directeur de l’ANAT souligne également ce qu’il qualifie de « paradoxe cruel » : la nécessité, pour le Chef de l’État, de s’appuyer largement sur des projets hérités du régime précédent afin de donner de la consistance à son discours. Routes, infrastructures, programmes structurants tels que le PUDC, le PUMA ou PROMOVILLES sont cités comme exemples emblématiques de cet héritage. « Sans ces acquis, le discours aurait été presque vide, privé de toute matérialité », soutient-il.

En conclusion, Mamadou Djigo inscrit son propos dans une prière et un vœu collectif- «Yallah na Yallah samou Sénégal » — avant de souhaiter une bonne et heureuse année aux Sénégalaises et aux Sénégalais, tout en appelant implicitement à un sursaut fondé sur des résultats concrets plutôt que sur la seule rhétorique.

Par A.L. NDIAYE (avec En Relief)

 

 

Commune de Nguekhokh : Le maire Papa Songué Diouf offre 4 billets pour le pèlerinage à la Mecque et 1 pour Rome aux populations     

La 4ème édition de la conférence religieuse de la plateforme des Gie Genre de la commune dirigée par Mme Daba Ndiaye dont elle est la coordonnatrice a été organisée, samedi dernier au nouveau centre commercial de Nguékhokh. A cette occasion, le maire de la commune, Papa Songué Diouf a offert aux populations 4 billets pour le pélerinage à la Mecque et un billet pour Rome.

Les bénéficiaires ont été choisis à l’issue d’un tirage au sort. Il s’agit de Mmes Khady Ndondé, Nogaye Seck, Dieynaba Seck et M. Mamadou Ndiaye pour le pèlerinage à la Mecque et un billet pour Rome, soit au total 5 billets. La conférence religieuse qui a drainé beaucoup de monde notamment des femmes a été animée par l’islamologue, Oustaz Modou Fall.

La coordonnatrice de cette plateforme Gie Genre, Mme Daba Ndiaye, a rappelé que cette organisation regroupe près de 102 Gie composés de femmes et d’hommes, individuels et collectifs. Selon elle, cette plateforme vise d’abord à former sur différentes filières traditionnelles et évolutives, à autonomiser les femmes, à les capaciter et à soutenir le concept Genre en promouvant les droits, en luttant contre les inégalités et les violences baisées sur le Genre.

Lors de cette conférence, Mme Daba Ndiaye a tenu à rendre un hommage mérité au maire Papa Songué Diouf. « En ce moment d’émotion et de reconnaissance, nous saluons avec respect et gratitude l »honorable député Papa Songué Diouf dont le geste d’une noblesse exceptionnelle », a-t-elle laissé entendre. Aussi, a-t-elle souligné que l’offre de 5 billets témoigne d’un leadership éclairé, d’une générosité profonde et d’un attachement sincère envers ses mandants.

Par cet acte, a-t-il dit, le maire rappelle que servir, c’est aussi élever les âmes et ouvrir des chemins d’espérance. Très ému par forte mobilisation des populations notamment des femmes, le maire de la commune a tenu à remercier vivement les populations. Puis, il a salué leur soutien et leur engagement à le soutenir dans tous ses projets. De plus, l’édile de la ville a annoncé qu’il va mettre à la disposition des femmes d’autres subventions.

Oumar Ngatty Ba

Réunion clé pour l’élaboration de normes internationales: l’ISO et le PNUD travaillent ensemble pour accélérer la mise en œuvre des ODD

Par Ch. Seck NDONG

Le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et l’Organisation internationale de normalisation (ISO) ont organisé une réunion à Dakar pour discuter de l’élaboration de normes internationales sur les Objectifs de Développement Durable (ODD). L’événement a réuni des représentants des États membres, des experts et des partenaires pour accélérer la mise en œuvre des ODD.

Dans son discours d’ouverture, le représentant du PNUD a exprimé sa gratitude au Gouvernement de la République du Sénégal et à l’Association Sénégalaise de Normalisation pour leur accueil chaleureux et leur engagement constant. Il a également salué la participation active des pays membres et observateurs du Comité ISO/PC 343.

La réunion porte sur l’élaboration de l’ISO/UNDP 53001, le premier système de management spécifiquement dédié aux ODD. Cette norme offrira un cadre structuré, mesurable et universel pour planifier et améliorer les contributions au développement durable.

Le Sénégal démontre, par son leadership et les progrès réalisés en 2024, qu’une mise en œuvre cohérente des ODD peut produire des résultats concrets et durables. Le représentant du PNUD a réaffirmé l’engagement de l’organisation à travailler avec les partenaires pour faire des ODD une réalité tangible pour les communautés et les générations futures.

Les travaux de la réunion seront menés dans un esprit de consensus, de rigueur technique et de coopération, avec pour objectif de renforcer la qualité des normes et leur impact global.

 

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