mardi, septembre 8, 2026
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Réforme de l’éducation religieuse: Moustapha Guirassy donne le ton d’une réforme inclusive

Assises nationales des Daara 

À Tivaouane, le ministre de l’Éducation nationale a présidé la clôture des concertations départementales des Daara, réaffirmant la volonté de l’État d’intégrer ces écoles coraniques dans le système éducatif national, sans en altérer l’identité. Une étape décisive d’un chantier stratégique porté par le Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye.

A. L. NDIAYE  (avec En Relief)

Le processus des Assises nationales des Daara (AND) a franchi, ce jeudi, une étape déterminante avec la clôture des concertations départementales de Tivaouane, sous la présidence du ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Mamba Guirassy, en présence des autorités administratives, religieuses et des acteurs du sous-secteur des daara.

Cette phase s’inscrit dans la dynamique impulsée par le Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, qui a fait de la réforme des daara un pilier central de la nouvelle vision éducative du Sénégal. L’ambition affichée est claire : bâtir une réforme inclusive, respectueuse des valeurs religieuses, tout en garantissant aux daara une reconnaissance institutionnelle au sein du système éducatif national.

Avant la cérémonie de clôture, le ministre a effectué des visites de courtoisie et d’information auprès des Khalifes généraux de Tivaouane et de Ndiassane, soulignant le rôle central des autorités religieuses dans ce processus. Un geste fort, perçu comme la marque d’une volonté de dialogue permanent et de co-construction avec les guides spirituels.

À Tivaouane comme dans les autres départements du pays, les concertations communales ont permis une mobilisation large et inclusive des Serigne daara, des familles religieuses, des collectivités territoriales, des acteurs éducatifs et sociaux, ainsi que des organisations de la société civile. Les discussions ont porté sur des questions structurantes, notamment la gouvernance des daara, leur financement, les curricula, le statut des maîtres coraniques, les conditions de vie et d’apprentissage des ndongo daara, ainsi que la protection des enfants.

Dans son allocution, Moustapha Guirassy a salué la qualité des contributions issues des concertations, estimant qu’elles traduisent une volonté collective de moderniser les daara tout en préservant leur vocation originelle. Il a rappelé que cette réforme s’inscrit dans l’Agenda de transformation “Sénégal 2050”, ainsi que dans la déclaration de politique générale du Premier ministre Ousmane Sonko, qui a réaffirmé l’engagement du Gouvernement à intégrer les daara dans le système éducatif national sans en dénaturer l’identité.

À l’issue de la phase départementale, les rapports des concertations communales seront consolidés au niveau régional, avant l’élaboration du rapport national. Les Journées nationales des Assises des Daara serviront ensuite de cadre de restitution, de validation et d’adoption des recommandations, en présence des autorités religieuses, des acteurs éducatifs et des représentants institutionnels.

Ces travaux devraient déboucher sur des orientations stratégiques claires, visant la mise en place d’une gouvernance inclusive, durable et adaptée aux réalités des daara, avec une participation active et une supervision renforcée des Serigne daara.

En clôturant les travaux de Tivaouane, le ministre de l’Éducation nationale a réaffirmé l’engagement ferme de l’État à travailler main dans la main avec les guides religieux et l’ensemble des acteurs, afin de relever les défis liés à la qualité des enseignements, à l’environnement pédagogique, à la disponibilité de données fiables et à la protection des enfants.

Les Assises nationales des Daara apparaissent ainsi comme un chantier structurant pour l’avenir de l’éducation au Sénégal, posant les bases d’une réforme concertée, respectueuse des valeurs et tournée vers la formation citoyenne des générations futures.

 

CHRONIQUE – L’économie mondiale est redevenue politique: l’heure des choix stratégiques pour l’Afrique et le Sénégal

Pendant des décennies, un récit a dominé la pensée économique : celui d’un marché globalisé, autorégulé et neutre, où les États devaient s’effacer pour laisser place aux flux financiers et commerciaux. Cette ère, souvent présentée comme une évidence intangible, est révolue. Nous assistons aujourd’hui à un tournant historique : la repolitisation brutale de l’économie mondiale.

Par « repolitisation de l’économie mondiale », j’entends un changement profond de logique où l’économie n’est plus gouvernée principalement par des règles techniques abstraites, neutres ou marchandes, mais de plus en plus par des choix politiques assumés, liés à la sécurité, à la souveraineté et à la puissance. Pour l’Afrique, et le Sénégal en particulier, comprendre cette nouvelle donne n’est pas un exercice intellectuel. C’est une condition de survie et de souveraineté.

La fin du mythe de la dépolitisation économique

La mondialisation libérale des années 1990-2010 reposait sur un postulat central : la séparation entre l’économie et le politique. Les marchés étaient censés allouer efficacement les ressources, tandis que les institutions multilatérales garantissaient un cadre neutre et universel. Cette vision, largement idéologique, a masqué ce que la politologue Susan Strange appelait déjà la puissance structurelle : la capacité de certains États à façonner les règles mêmes du jeu économique mondial.

La crise financière de 2008, les tensions commerciales, la pandémie de covid-19 et la guerre en Ukraine ont définitivement mis fin à cette fiction. Les sanctions économiques, les contrôles à l’exportation, la relocalisation industrielle ou encore la guerre technologique montrent que l’économie est redevenue un instrument central de la rivalité entre États. Le marché n’est plus un arbitre neutre ; il est redevenu un champ de bataille. L’idée d’un espace économique apolitique a vécu.

Le retour de l’État stratège

Cette repolitisation se traduit par un retour assumé de l’État comme acteur économique majeur. Loin de s’être effacés, les États sont redevenus les architectes principaux des stratégies nationales. Les grandes puissances mettent en œuvre des politiques industrielles offensives, ciblant des secteurs jugés stratégiques : énergie, technologies numériques, défense, métaux critiques. Les subventions, les normes, les barrières non tarifaires et la planification sélective redeviennent des outils légitimes, comme le montrent le « Inflation Reduction Act » américain ou la course européenne à l’autonomie stratégique.

L’économiste Karl Polanyi avait montré que le marché dit « autorégulateur » était une construction politique et non un phénomène naturel. Ce que nous observons aujourd’hui confirme son intuition : lorsque les marchés menacent la cohésion sociale ou la sécurité nationale, les États interviennent pour les réencastrer dans le politique. Dani Rodrik prolonge cette analyse en soulignant l’incompatibilité entre hypermondialisation, souveraineté nationale et démocratie. La repolitisation actuelle est, en ce sens, une tentative de rééquilibrage. L’économie mondiale ne ressemble plus à un espace de libre-échange multilatéral. Elle se fragmente en blocs, devient sélective, conditionnelle et hiérarchisée.

Une économie désormais indissociable de la sécurité

Dans ce nouveau contexte, l’économie n’est plus dissociable des enjeux de sécurité nationale. Le changement est profond : la frontière entre les deux sphères s’est estompée. L’accès à l’énergie, aux technologies critiques, aux chaînes logistiques et aux ressources stratégiques est perçu comme une condition de survie des États. Les métaux rares, les données, les semi-conducteurs ou encore les infrastructures deviennent des actifs géopolitiques avant d’être des biens commerciaux.

C’est cette logique qui explique la ruée vers les terres rares, les tensions sur les routes maritimes ou la bataille pour la 5G. Cette évolution fragilise profondément le multilatéralisme économique. Les règles existent toujours, mais leur application devient asymétrique, dépendante du rapport de force. L’Organisation mondiale du commerce est affaiblie, tandis que les mesures unilatérales se multiplient. Le droit économique international cède progressivement la place à une logique de puissance assumée.

L’Afrique à l’épreuve de la nouvelle donne

Pour l’Afrique, cette repolitisation constitue un défi colossal. Le continent reste structurellement enfermé dans un rôle de fournisseur de matières premières, exportées brutes et transformées ailleurs. Cette dépendance, ancienne, devient beaucoup plus risquée dans un monde où les grandes puissances utilisent leur poids économique comme levier de pression et où l’accès aux chaînes de valeur est soumis à des critères stratégiques.

Sans capacité de transformation locale, sans maîtrise de filières industrielles, l’Afrique restera vulnérable aux décisions prises à l’extérieur de ses frontières. Dans un environnement plus conflictuel, l’absence de stratégie économique cohérente et souveraine est un luxe que le continent ne peut plus se permettre.

Pourtant, cette période n’est pas seulement une menace. Elle offre aussi des opportunités inédites. La fragmentation des chaînes d’approvisionnement pousse les puissances à chercher de nouveaux partenaires et à diversifier leurs sources. La concurrence entre blocs peut offrir à l’Afrique une marge de négociation plus importante qu’auparavant. Mais pour en profiter, une condition est sine qua non : avoir une vision claire, une unité de parole et une capacité de négociation renforcée. L’heure n’est plus à la réaction, mais à l’action stratégique.

Le Sénégal à un carrefour historique

Le Sénégal incarne ce moment de choix de manière cruciale. Son entrée dans le cercle des producteurs de pétrole et de gaz génère un immense espoir de développement. Mais dans un monde repolitisé, les ressources naturelles sont toujours politiques. Elles peuvent financer le décollage économique ou, au contraire, alimenter la rente, affaiblir les institutions et créer de nouvelles dépendances.

La question décisive n’est donc pas le volume de production, mais l’usage qui sera fait de ces richesses. Si le gaz est prioritairement destiné à produire une énergie abordable pour industrialiser le pays, électrifier les campagnes, moderniser l’agriculture et créer des emplois dans des filières intégrées, alors il sera un levier de souveraineté. S’il est simplement monétisé pour alimenter des dépenses courantes sans vision industrielle, il deviendra un piège économique et politique.

La crédibilité internationale du Sénégal est ici primordiale. Les investisseurs, dans ce nouvel environnement, ne cherchent pas seulement le rendement. Ils cherchent avant tout la stabilité, la cohérence et la lisibilité stratégique. Une gouvernance transparente, un État de droit solide et un plan de développement industriel crédible sont les véritables attraits dans une économie mondiale où l’improvisation fait fuir les capitaux.

Conclusion : choisir plutôt que subir

La repolitisation de l’économie mondiale n’est pas une parenthèse. C’est la nouvelle normalité. Elle impose aux nations africaines, et au Sénégal en tête, un changement de paradigme.

Il ne s’agit plus de s’ouvrir sans garde-fou ni de se replier autarcique. Il s’agit de définir stratégiquement son insertion dans la mondialisation. Cela suppose des priorités industrielles assumées, une diplomatie économique agissante, et une gouvernance exigeante qui place l’intérêt national à long terme au cœur des décisions.

Dans ce monde de rapports de force réaffirmés, où la puissance structurelle et la sécurité nationale redeviennent les clés du jeu économique, la neutralité est une illusion et l’absence de stratégie, une faiblesse. La vraie question pour le Sénégal et l’Afrique n’est plus de savoir si l’État doit piloter le développement économique, mais comment le faire avec intelligence et détermination pour ne plus subir, mais choisir son destin. L’heure des choix stratégiques a sonné.

Par CHERIF SALIF SY – Économiste-politiste

 

L’ASN valide la norme sur le BMC, un additif alimentaire pour renforcer la sécurité alimentaire

Dakar, 6 janvier 2026 – L’Association Sénégalaise de Normalisation (ASN) a organisé un atelier de validation du projet de norme sur le copolymère de méthacrylate basique (BMC), un additif alimentaire utilisé pour enrober la vitamine A et protéger les nutriments des aliments.

L’atelier a réuni des experts, des industriels, des consommateurs et des représentants de l’État pour examiner les commentaires reçus lors de l’enquête publique et valider le document technique. Le BMC est un produit qui permet de protéger la vitamine A de la destruction et des interactions, ce qui est particulièrement important dans les pays où les ressources alimentaires sont limitées.

Amadou Diop, président du Codex Alimentarius, a souligné l’importance de cette norme pour la sécurité alimentaire des consommateurs. « Le BMC est un produit qui peut être utilisé sans risque, il permet de protéger la vitamine A et de combattre les maladies liées à la carence en vitamine A », a-t-il déclaré.

Dans le cadre des efforts nationaux visant à renforcer la sécurité sanitaire des aliments, des travaux sont en cours au Sénégal pour encadrer l’utilisation des additifs alimentaires, qui contribuent à l’amélioration de la qualité, de la stabilité et de la conservation des denrées.

Le copolymère de méthacrylate basique (BMC, E1205) est utilisé comme agent d’enrobage dans certaines formulations alimentaires. Les évaluations menées par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) ainsi que les travaux du Codex Alimentarius soulignent la nécessité de disposer de spécifications normatives adaptées pour son utilisation.

À cet effet, l’Association Sénégalaise de Normalisation (ASN), à travers le Comité Technique Agro-alimentaire (CT3), a élaboré un projet de norme intitulé « Additifs alimentaires – Partie 5 : Copolymère de méthacrylate basique (BMC) », soumis à une enquête publique, de deux (2) mois, ouverte depuis le 21 octobre 2025.

Ainsi, Mamadou Sangaré, représentant de l’ASN, a expliqué que la norme sera d’application volontaire, mais que l’ASN travaillera avec les autorités pour la rendre obligatoire si nécessaire. « L’objectif est d’avoir une norme nationale sur les additifs alimentaires, notamment le BMC, et de permettre aux entreprises de l’appliquer de façon volontaire », a-t-il déclaré.

La participation des différents acteurs a contribué à l’adoption d’une norme de qualité, protectrice de la santé des consommateurs et favorable au développement du secteur agroalimentaire. L’ASN compte accompagner les entreprises dans la mise en œuvre de cette norme pour renforcer la sécurité alimentaire des consommateurs.

 

 

 

 

Education: l’UDEN dénonce avec vigueur les lenteurs administratives…

L’Union démocratique des enseignant-e-s du Sénégal (UDEN) exprime sa vive préoccupation face aux lenteurs administratives qui plombent la gestion du sous-secteur de l’éducation et de la formation.

Par Y Baldé

Selon les responsables de l’UDEN, la révision du statut des Enseignant-e-s décisionnaires, la publication des actes administratifs, les arrêtés d’admission au CEAP et CAP la surimposition et les retards de salaires des contractuels. « S’agissant de la révision du statut, depuis l’adoption des projets de décrets en conseil des Ministres, nous attendons toujours leurs signatures et leurs mises en application urgente.

Parallèlement, de nombreux dossiers de reclassement restent bloqués depuis plus de deux ans alors que la retraite n’attend pas. Cette situation, intolérable, traduit un manque de considération pour des questions essentielles à la stabilité du système éducatif » lit-on dans leur communiqué. Mais il n’y a pas que. « Concernant la délivrance des arrêtés d’admission au CEAP et au CAP et des actes administratifs les lenteurs persistent malgré la digitalisation annoncée » ont dénoncé Abdourahmane Guèye et ses camarades.

Selon eux, ces blocages dans le circuit des visas (VISAS, MASSE SALARIALE, BUDGET, CONTROLE FINANCIER, SGG…) pénalisent et démotivent les enseignant-e-s et au-delà constituent une menace pour la quiétude du système éducatif. Mais que dire des surimpositions sur les rappels. « Elles persistent » s’indignent-ils. « Il s’y ajoute ce manque de diligence dans le traitement des salaires des contractuels dans certaines circonscriptions académiques ».

… exige du gouvernement des mesures urgentes et concrètes.

Au sortir de leur réunion de secrétariat exécutif national, l’UDEN a exigé la signature et la publication immédiate des décrets portant révision du statut des décisionnaires et sa mise en application, l’’arrêt systématique des lenteurs administratives et la publication sans délai des actes administratifs des enseignant-e-s, la diligence dans le traitement des salaires des contractuels pour que des retards ne se reproduisent plus et l’arrêt de la surimposition sur les rappels et les heures supplémentaires. Les responsables syndicaux tiennent les autorités responsables de tout ce qui arrivera, si leurs revendications ne sont pas satisfaites.

 

Pêcheurs de Thiaroye: une charte pour une cohabitation harmonieuse

Les pêcheurs du Quai de Pêche de Thiaroye ont adopté une charte de cohabitation et de bonne conduite pour prévenir les conflits entre pêcheurs autochtones et allochtones.

Par Y. Baldé

Cette charte, adoptée par le Conseil Local de Pêche Artisanal (CLPA) de Pikine et le GIE Interprofessionnel du Quai de Pêche de Thiaroye, vise à établir des règles claires pour une cohabitation harmonieuse, garantir la sécurité des pêcheurs et protéger les infrastructures communes.

Selon le président du CLPA, Moustapha Diop, l’objectif est de prévenir les conflits, de garantir un accès équitable aux infrastructures du quai, de renforcer la sécurité et l’ordre au sein du quai et en mer, et de promouvoir la collaboration entre les parties prenantes pour une gestion durable des activités de pêche.

La charte recommande que tous les pêcheurs doivent adopter un comportement respectueux envers les autres usagers du quai, quelle que soit leur origine. Elle interdit également le port d’armes blanches dans le périmètre du quai et le jet de filets de pêche usés en mer.

Les responsables du CLPA de Pikine, les acteurs de la pêche et les autorités ont tenu une rencontre à la mairie de Thiaroye sur mer pour expliquer la charte aux pêcheurs campagnards et aux pêcheurs de Thiaroye sur mer. Le chef de service régional des pêches et du contrôle, Lamine Diagne, a plaidé pour le respect strict de la charte.

Les pêcheurs sont invités à respecter ces mesures pour une campagne de pêche calme et paisible. La charte est un pas important vers une gestion durable des activités de pêche et une cohabitation harmonieuse entre les pêcheurs de Thiaroye.

Malika:  Village et Commune- (Par Souleymane SAGNE)

Malika est d’abord un village historique, bien avant de devenir une commune.

Elle a été fondée par Seydina Limamou Laye au XIXᵉ siècle, ce qui confère à Malika une dimension spirituelle, culturelle et historique profonde. Son existence est donc antérieure à toute organisation administrative moderne.

Pendant longtemps, Malika a vécu et fonctionné comme un village traditionnel, avec ses règles sociales, religieuses et communautaires propres, bien avant l’indépendance du Sénégal et avant toute réforme territoriale.

En 1972, l’État du Sénégal engage une grande réforme administrative à travers la politique de décentralisation. Cette réforme marque la création et la reconnaissance officielle de plusieurs collectivités locales.Elle est appelée l’acte 1 de la décentralisation.

En 1996, Malika accède au statut de commune d’arrondissements, avec des institutions administratives formelles, un conseil municipal et un maire. Cette réforme est intitulée l’acte 2 de la décentralisation

Il est donc essentiel de retenir que :Malika existait bien avant 1972, en tant que village fondé par Seydina Limamou Laye.1996 marque  la reconnaissance administrative et territoriale de Malika comme commune d’arrondissements puis 2013 ave l’acte 3 , elle devient une commune à part entière..

L’identité de Malika repose ainsi sur un double héritage : un héritage spirituel et historique (le village) et un héritage administratif et institutionnel (la commune)

Malika est donc un village par son origine et une commune par l’histoire de la décentralisation

La décentralisation au Sénégal : cadre juridique et évolution

Fondement juridique : la loi n°2013-10 du 28 décembre 2013

La loi n°2013-10 du 28 décembre 2013, portant Code général des Collectivités territoriales, constitue le socle juridique de l’Acte III de la décentralisation. Elle marque une étape décisive dans l’approfondissement de la gouvernance locale au Sénégal.

Évolution historique de la décentralisation

 

Acte I – 1972 : la réforme fondatrice

Dès son accession à la souveraineté internationale, le Sénégal a opté pour une politique de décentralisation prudente, progressive et irréversible.

La réforme de 1972 constitue la première réforme majeure :

– création des communautés rurales ;

– promotion de la déconcentration administrative ;

– amorce de la régionalisation ;

– reconnaissance de libertés locales plus affirmées.

 

Acte II – 1996 : un tournant décisif

La réforme de 1996 marque un tournant majeur dans le processus sénégalais de décentralisation :

– renforcement de l’autonomie de gestion des collectivités locales ;

– allègement du contrôle de l’État ;

– transfert de compétences dans neuf domaines ;

– régionalisation avec l’érection de la région en collectivité locale ;

– création des communes d’arrondissement pour rapprocher l’État des citoyens.

C’est dans ce cadre que Malika devient une commune d’arrondissement.

 

Acte III – 2013 : la réforme de la territorialisation

Consacré par la loi n°2013-10, l’Acte III de la décentralisation modifie fondamentalement les relations entre l’État et les collectivités territoriales :

– suppression des communes d’arrondissement ;

– suppression des communautés rurales ;

– instauration de la commune comme collectivité territoriale unique ;

– renforcement des moyens financiers, humains et matériels ;

– responsabilisation accrue dans la gestion du développement local.

En résumé, Malika est un village historique fondé par Seydina Limamou Laye, bien avant les réformes administratives.

1972 marque le début de la décentralisation.

1996 voit Malika devenir commune d’arrondissement et 2013, il est une commune à part entière.

Par Souleymane SAGNE candidat aux élections locales de 2027

L’UNAPAS exige le repoussage des bateaux de pêche industrielle à 12 miles nautiques des côtes sénégalaises…

PROTECTION DES METIERS DE LA PECHE ARTISANALE

L’Union Nationale des Pêcheurs Artisanaux du Sénégal (UNAPAS) poursuit sa campagne dénommée « Porter le flambeau pour la protection des métiers de la pêche artisanale » par l’étape de Fass Boye. Selon le président de l’UNAPAS, cette campagne a pour objectif de porter le plaidoyer pour repousser les bateaux de pêche industrielle à 12 miles nautiques des côtes sénégalaise.

Cette campagne vise à protéger les pêcheurs artisanaux afin de leur permettre de ravitailler les populations sénégalaises en poisson de qualité et en quantité suffisante. « En effet, de Cayar à Potou, en passant par Mboro, Lompoul, Fass Boye et les autres localités situées dans la zone, les pêcheurs vivent au quotidien la destruction de leurs filets et autres engins de pêche par les bateaux de pêche industrielle qui descendent nuitamment, en dessous de la zone des 6 miles, pour commettre leurs forfaits. Cette situation a causé et continue de causer trop de torts aux pêcheurs sénégalais plus particulièrement les pêcheurs basés entre les localités cités plus haut » ont déploré Coumba Dièye et ses camarades. A les en croire, le choix de Fass boye, comme étape clé de la caravane dans la zone nord, est motivé par les conflits récurrents entre navires de pêche industrielle et les pêcheurs à bord de leurs pirogues, le long des localités situés sur la grande côte. La rencontre a été une véritable tribune de lamentations. L’Union Nationale des Pêcheurs Artisanaux du Sénégal (UNAPAS) a saisi cette occasion pour rappeler les autorités sénégalaises leurs devoirs de protéger les populations sénégalaises et leurs biens partout sur le territoire national. « Les communautés de pêcheurs font partie de cette population et doivent être protégées au même titre que tous les sénégalais, ainsi que leurs pirogues et filets de pêche qui constituent leurs biens » ont-ils soutenu, avec fracas.

… L’UNAPAS appelle les autorités à respecter leurs engagements

La pêche artisanale est un maillon très fort de l’économie sénégalaise. Elle contribue significativement à la stabilité du pays et à la sécurité alimentaire des populations sénégalaises. « La protection des métiers de la pêche artisanale ne devrait pas être une demande de l’UNAPAS mais un devoir que le ministère des pêches et de l’économie maritime doit inscrire prioritairement dans son agenda. Les pêcheurs artisanaux réitèrent leurs demandes pour la protection des métiers de la pêche. Elles sont articulées autour de la protection des pirogues de pêche artisanale contre l’incursion des bateaux de pêche industrielle dans la zone exclusivement réservée à la pêche artisanale ; de réserver exclusivement la zone de 0 à 12 miles marins à la pêche artisanale et de repousser les bateaux de pêche industrielle plus au large ; de faire l’audit du pavillon de pêche sénégalais et le publier. « Oui à l’exclusion des bateaux de pêche industrielle de la zone côtière comprise entre 0 et 12 miles nautiques ! » se sont-ils exclamés, en chœurs.

M. Sarr

Commune de Mérina Dakhar: Une ambulance neuve aux populations de Nguéoul Louto 

Le village de Nguéoul Louto (Commune de Mérina Dakhar) dispose désormais d’une ambulance neuve offerte par les fils de ce terroir établis dans la diaspora. Les clés de cette ambulance ont été remises aux populations par le maire de la commune de Mérina Dakhar, Mamour Syll, la semaine dernière, à Nguéoul Louto.

Après avoir procédé à la remise des clés, le maire de la commune a souligné que cette ambulance, généreusement offerte par la diaspora de Nguéoul Louto, constitue un acte fort de solidarité et d’amour pour la terre natale. Selon Mamour Syll, elle témoigne » de l’engagement constant de nos frères et sœurs de l’extérieur à accompagner le développement social et sanitaire de notre commune ».

Aussi, Mamour Syll a tenu à exprimer sa profonde reconnaissance à la diaspora de Nguéoul Louto pour ce geste hautement salutaire. Le maire Mamour Syll. Après s’être réjoui de cette action de la diaspora de Nguéoul, l’édile de la ville reste convaincu que cet équipement médical qui vient renforcer le dispositif sanitaire contribuera significativement à l’amélioration de la prise en charge des urgences à la sauvegarde de vies humaines.

C’est pourquoi, le maire a réaffirmé tout son engagement à veiller à une gestion responsable et efficace de cette ambulance, afin qu’elle serve exclusivement à l’intérêt général et le bien -être des populations. « Ensemble, dans l’unité et la solidarité, nous continuerons à bâtir une commune plus forte, plus solidaire et résolument tournée vers le progrès », a conclu le maire de la commune de Mérina Dakhar.

Il faut noter que les populations de ce village ont magnifié l’action de leurs fils de la diaspora. Aussi, ces populations ont souhaité que d’autres actions suivent pour le grand bonheur de tout un village.

Oumar Ngatty Ba

Mamour Syll, maire de la commune de Mérina Dakhar: « Mon souhait c’est d’être candidat aux prochaines élections locales avec Pastef »

Mamour Syll est devenu maire de la commune de Mérina Dakhar (Département de Tivaouane) depuis 2024 à la suite de la démission de l’ancien maire, Aymérou Gning, après les élections locales.

Aujourd’hui, l’édile de la commune de Mérina Dakhar entend briguer un deuxième mandat pour poursuivre le travail déjà entamé à la grande satisfaction de ses mandants. Son souhait en tant que souteneur du régime en place, c’est de diriger la liste du parti Pastef ou de la coalition Diomaye Président.

Mais, si ce n’est pas possible, il sera obligé d’être sur une autre liste pour briguer un second mandat. Le maire Mamour Syll a fait cette révélation récemment lors de la journée « Sargal » en l’honneur d’un des fils du terroir, Mor Nar Gueye. Mamour Syll a rappelé qu’en tant que maire de la maire de Mérina Dakhar, il a apporté tout son soutien au nouveau régime depuis son avènement en 2024.

Aussi, il a souligné que lors des élections législatives, il a battu campagne aux côtés de Pastef jusqu’à la victoire finale. Selon lui, lors de ces joutes, Pastef a raflé les 43 bureaux de vote sur les 44 que compte la commune, ce qui constitue une grande performance. Pour les prochaines élections, a-t-il dit, il compte travailler avec le régime en place, soit avec Pastef soit avec la coalition Diomaye Président. « Si les responsables du nouveau régime me font confiance et me désignent comme tête de liste et coordonnateur, je dirigerai la liste sans problème », a-t-il soutenu.

Dans le même sillage, le maire Mamour Syll a révélé que s’il n’est pas choisi par Pastef ou la coalition Diomaye Président, il sera obligé de choisir une autre liste qu’il va diriger pour briguer un second mandat. « Et avec cette liste, nous allons gagner et gérer ensemble », a-t-il martelé. Mais, comme il l’a si bien dit, son souhait, c’est de travailler avec les tenants du pouvoir en place.

Par Oumar Ngatty Ba

Prévention et promotion de la santé: doublure administrative et risque de chevauchement dans la gouvernance.

La création récente d’un poste de Conseiller technique chargé de la prévention et de la promotion de la santé au sein du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, pose un sérieux problème de cohérence institutionnelle. Elle a révélé une contradiction flagrante entre les discours officiels sur la rationalisation des services publics et certaines décisions administratives.

Dans un contexte national marqué par le redressement économique, la rareté des ressources publiques et l’exigence de rationalisation de l’action de l’Etat, cette décision apparait, à bien des égards, comme une doublure administrative difficilement justifiable.

Comment justifier une telle création alors qu’existe au coeur même du dispositif ministériel, un Service national de l’Information Sanitaire et Sociale (SNEISS), rattaché au Cabinet du Ministre (Décret n° 2025-1431 du 06 septembre 2025, portant répartition des services de l’Etat) , déjà investi de missions couvrant l’ensemble du champ de la prévention et de la promotion de la santé, notamment l’élaboration, la mise en oeuvre, la coordination et l’ évaluation des politiques y afférentes. Cette superposition de rôles ne relève pas de renforcement stratégique mais d’une redondance administrative coûteuse et inefficace.

Dans ce contexte, l’instauration d’un nouveau poste aux attributions similaires, comporte un risque de chevauchement fonctionnel incompatible avec les orientations actuelles de redressement et de relance.

Aussi, une question simple se pose : à quoi répond réellement la création de ce nouveau poste ?

Alors que les discours officiels appellent à la sobriété budgétaire, à la réduction des chevauchements institutionnels et à une meilleure efficacité de l’administration publique, la superposition de rôles aux missions quasi identiques, envoie un signal contraire. Elle fragilise la cohérence de l’action publique. Dans un pays engagé dans un processus de redressement économique, cette décision interroge.

Peut-être c’est une tentative de réponse aux critiques légitimes formulées à l’encontre du budget 2026, dans lequel la prévention et la promotion demeurent marginalisées, tant en volume qu’en priorisation stratégique, au risque d’une redondance institutionnelle.

Créer un poste de conseiller technique, aussi compétent soit-il, ne saurait remplacer une volonté budgétaire claire, ni compenser l’insuffisance des ressources allouées aux actions préventives et promotionnelles, pourtant reconnues comme les piliers les plus rentables et les plus équitables des systèmes de santé.

Dans le budget national 2026, la santé représente 2,9% avec une part très insignifiante pour la prévention. L’allocation de ressources suffisantes, une coordination avec les communautés avec un soutien réel aux services existants, sont les gages pour permettre à la prévention et à la promotion de la santé, de gagner en efficacité et en crédibilité et non par la multiplication des fonctions.

Si la prévention et la promotion de la santé doivent devenir une priorité nationale, la cohérence institutionnelle, la discipline budgétaire et l’efficacité administrative, doivent être les premières exigences.

A défaut, cette doublure administrative risque de devenir le symbole d’une prévention reconnue théoriquement mais reléguée dans la pratique.

Alioune AW

Keur Massar Nord

Email : badou60@gmail.com

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