mardi, septembre 8, 2026
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Etudes médicales: Asfo accueille et trace la voie aux nouveaux bacheliers

L’Action Sanitaire pour le Fouta (ASFO) a organisé hier à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, une cérémonie d’accueil et d’orientation à l’intention des nouveaux bacheliers admis en médecine, pharmacie et odontostomatologie. Entre conseils académiques, témoignages inspirants et hommage appuyé à une figure de l’association, la rencontre a également permis de rappeler 25 années d’engagement sanitaire au service des populations du Fouta et du Sénégal.

La rencontre, empreinte de convivialité et de pédagogie, a réuni plusieurs personnalités du monde médical, institutionnel et associatif, venues partager leurs expériences et prodiguer de précieux conseils aux nouveaux étudiants.

En ouverture, le Dr Oumou Hanne a animé une communication très appréciée sur le parcours de l’étudiant en médecine, mettant en lumière les exigences académiques, la rigueur du travail, la persévérance et l’éthique indispensables à la réussite dans les études médicales.

Le parrain de la cérémonie, Dr Moucar Ly, ancien membre de l’ASFO et actuel Directeur général de l’hôpital Roi Baudouin de Guédiawaye, a, dans une allocution inspirante, exhorté les nouveaux bacheliers à faire preuve de discipline, d’humilité et de sens du service. Il les a invités à toujours garder à l’esprit la dimension humaine et sociale de leur future profession.

Prenant également la parole, l’honorable député Ismaël Diallo, élu du département de Podor, a prodigué des conseils axés sur la responsabilité, l’engagement citoyen et l’importance de mettre le savoir au service des communautés, en particulier celles du Fouta.

Moment fort de la cérémonie, M. Ousmane Macka Ly, journaliste–consultant en communication, Directeur général de la Radio Doumga FM (Matam) et premier Secrétaire général de l’ASFO, a été solennellement honoré. Un vibrant hommage lui a été rendu pour son engagement constant, sa détermination et sa contribution remarquable au développement du Sénégal en général, et du Fouta en particulier.

Dans son message aux nouveaux étudiants, M. Ousmane Macka Ly a rappelé l’importance des valeurs humaines dans la réussite universitaire : « Aujourd’hui marque une étape décisive dans votre parcours académique et humain. Être étudiant, ce n’est pas seulement apprendre des cours, mémoriser des formules ou réussir des examens. C’est avant tout apprendre la rigueur, cultiver la discipline et développer le sens des responsabilités. Respectez vos enseignants ainsi que le personnel administratif, cultivez l’esprit d’équipe et l’entraide. Surtout, n’oubliez jamais d’où vous venez. La société attend beaucoup de vous. En vous félicitant pour votre admission à l’université, nous avons confiance en votre capacité à relever ce défi avec honneur et responsabilité. Yoo Allah wallu ! »

À l’image du très dévoué Dr Mamadou Thioye, actuel président de l’ASFO, l’ensemble des intervenants a encouragé les nouveaux bacheliers à faire preuve de détermination, de solidarité et d’excellence, afin de devenir demain des professionnels compétents et engagés au service de la santé et du développement.

Par ailleurs, cette cérémonie a été l’occasion de rappeler le parcours remarquable de l’ASFO, qui totalise 25 années d’existence au service des populations. Durant ce quart de siècle, l’association a organisé 26 campagnes médicales annuelles gratuites, en plus de plusieurs campagnes médicales extraordinaires. Ces actions ont permis de couvrir 136 villages et sites, de consulter plus de 100 000 patients et de distribuer pour plus de 100 millions de francs CFA de médicaments, contribuant ainsi de manière significative à l’amélioration de l’accès aux soins dans le Fouta.

À travers cette initiative d’accueil et d’orientation, l’ASFO réaffirme son rôle de cadre d’accompagnement, de mentorat et de solidarité pour la jeunesse du Fouta engagée dans les filières médicales, avec l’ambition de former une relève compétente, responsable et profondément attachée à ses valeurs.

Par Ch. S. NDONG

Réunion internationale ISO/PC 343: les normes pour atteindre les ODD au cœur des débats à Dakar

Les experts internationaux se réunissent à Dakar pour discuter des ODD de l’ONU

 La ville de Dakar accueille du 12 au 16 janvier 2026 une réunion internationale du Comité ISO/PC 343, consacrée au système de management pour les Objectifs de Développement Durable (ODD) des Nations Unies.

La rencontre de haut niveau a réuni des experts internationaux, des représentants d’organismes de normalisation et des partenaires institutionnels pour élaborer des normes internationales visant à accompagner les organisations dans l’atteinte des ODD.

Les participants vont discuter des moyens de mettre en place des systèmes de management efficaces pour atteindre les 17 ODD, qui visent à éradiquer la pauvreté, à protéger la planète et à assurer la prospérité pour tous.

La réunion internationale est une occasion unique pour les experts et les parties prenantes de partager leurs expériences et leurs connaissances pour contribuer à la réalisation des ODD. Les normes qui seront élaborées lors de cette réunion seront d’une grande importance pour les organisations qui cherchent à contribuer à la réalisation des ODD.

 

Après les incidents de Goxu-Mbacc Ansoumana Dione sollicite une audience urgente avec le PR Bassirou Diomaye Faye

TENSIONS À LA FRONTIÈRE SENEGALO –MAURITANIENNE

Par Cheikh Seck NDONG 

À la suite de graves tensions survenues à la frontière sénégalo-mauritanienne, dans le quartier Goxu-Mbacc (Gokhou Mbadji) à Saint-Louis, Ansoumana Dione, président de l’ASSAMM, tire la sonnette d’alarme. Dans une lettre ouverte adressée au chef de l’État, il demande une audience expresse, tout en interpellant le ministre de l’Intérieur sur une situation qu’il juge explosive et porteuse de risques majeurs pour la paix et la stabilité.

Des incidents frontaliers qui ravivent les inquiétudes

Les récents événements survenus à Goxu-Mbacc, dans la ville de Saint-Louis, ont provoqué une vive inquiétude au sein des populations locales. En cause, la tentative présumée des forces de défense et de sécurité de la République islamique de Mauritanie d’ériger un poste de contrôle sur le territoire sénégalais, un acte perçu par les habitants comme une violation de la souveraineté nationale.

Selon les témoignages recueillis et relayés par Ansoumana Dione, le poste aurait été brièvement installé avant d’être détruit par des populations fortement mobilisées, déterminées à s’opposer à ce qu’elles qualifient de « forfaiture ».

Une lettre ouverte adressée au Président Bassirou Diomaye Faye

Face à la gravité de la situation, Ansoumana Dione a choisi de s’adresser directement au président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, à travers une lettre ouverte dans laquelle il sollicite une audience urgente. Il estime que seule une implication personnelle du chef de l’État permettra d’éviter une escalade aux conséquences imprévisibles.

Pour le président de l’ASSAMM, ces incidents frontaliers ne sauraient être traités comme de simples faits divers, d’autant plus qu’ils se sont déroulés sous le regard des forces de défense et de sécurité sénégalaises, une situation qui alimente incompréhension et colère chez les populations saint-louisiennes.

Interpellation du ministre de l’Intérieur Me Bamba Cissé

Parallèlement à sa démarche auprès du chef de l’État, Ansoumana Dione interpelle le ministre de l’Intérieur, Mouhamadou Bamba Cissé, l’appelant à prendre toute la mesure d’une situation qu’il qualifie de « catastrophique et très préoccupante ». Il insiste sur l’urgence d’une réponse ferme, responsable et coordonnée de l’État pour préserver la paix sociale et l’intégrité territoriale.

Le spectre de 1989 et l’appel à la responsabilité

Évoquant le conflit sénégalo-mauritanien de 1989, Ansoumana Dione rappelle que le Sénégal et la Mauritanie, liés par une histoire commune, ne peuvent se permettre la moindre incompréhension frontalière. Il appelle les autorités à agir avec discernement afin d’éviter toute résurgence de tensions entre deux peuples voisins.

Vu l’importance du dossier qu’il suit avec beaucoup d’intérêt, M Ansoumana Dione a eu à effectuer, le mardi à- janvier 2026 à Saint-Louis pour constater les faits sur le terrain et échanger directement avec les populations concernées

 

 

Remous à l’Aéroport de Saint-Louis: les agents de l’AIBD transférés à l’ASECNA réclament justice

Par Ch. S. NDONG

Saint-Louis, 9 janvier 2026 – Les agents AIBD de l’aéroport Ousmane Masseck Ndiaye de Saint-Louis, transférés à l’ASECNA, ont décidé de traîner AIBD en justice pour réclamer leurs droits.

En effet, par la décision N° 374/AIBD/DG/CG/DEX F5/PRHF/DFGC/pbd en date du 24 mars 2024, ces agents ont reçu des décisions individuelles de licenciement déguisée leur accordant une indemnité de cessation d’activité.

Cependant, les promesses d’accompagnement, notamment pour les agents âgés, et la prime de bon résultat (PBR) de l’année N-1, n’ont pas été respectées. Le collectif des agents AIBD de l’aéroport de Saint-Louis transférés à l’ASECNA réclame donc ses droits et a décidé de saisir la justice pour obtenir gain de cause.

Les agents concernés estiment que leurs droits ont été bafoués et qu’ils doivent être indemnisés pour les préjudices subis. Ils appellent à la solidarité de tous pour les soutenir dans leur lutte pour la justice et l’équité.

 

Fatick: Les anciens handballeurs renouent avec la tradition des 72 heures

Les anciens handballeurs et handballeuses de Fatick ont renoué, le week-end dernier, avec la tradition des 72 heures du handball, à l’occasion de la troisième édition de cet événement sportif et culturel devenu un rendez-vous attendu. Une célébration marquée par la convivialité, la mémoire et la passion du ballon à sept.

Par M. SAGNE

Les activités se sont déroulées les 29, 30 et 31 décembre, sous le haut parrainage de M. Issa Diéye, homme politique et président de la Chambre des métiers de Fatick. Selon Ndick Faye, chargé de la commission communication, le programme est resté fidèle aux éditions précédentes, à l’exception de la kermesse qui n’a pas été organisée cette année.

La manifestation a débuté par une lecture du Saint Coran, organisée à l’école Salif Ba, en mémoire des illustres disparus du handball fatickois. Un lieu symbolique, témoin de nombreuses heures de gloire de la discipline, où plusieurs générations de joueurs ont fait leurs premiers pas sous la houlette de figures emblématiques comme Jo Kane Zaul et Samba Baldé. Pour ceux qui ont découvert le handball plus tard, la Maison des jeunes et de la culture, située entre le District sanitaire et la Poste, demeure également un repère historique.

Dans l’après-midi, aux environs de 17 heures, une grande randonnée pédestre a été organisée en collaboration avec deux amicales de randonneurs. Le circuit a sillonné plusieurs artères de la ville, des Berges du Sine à la route de Ndouk, en passant par des quartiers et sites emblématiques, avant de boucler le parcours au point de départ. Les organisateurs ont salué le soutien de La Casamançaise, qui a assuré l’approvisionnement en eau, ainsi que celui d’Alassane Ndiaye, parrain de la randonnée.

Le lendemain, le terrain Guygui du quartier Ndiaye-Ndiaye a accueilli le grand tournoi de handball, réunissant quatre équipes venues de localités voisines. La première rencontre a opposé l’Avenir de Toubacouta à l’équipe féminine de Diofior, dirigée par Bouba Roger, ancien handballeur de Fatick. Au terme d’un match disputé, les joueuses de Toubacouta se sont imposées grâce à leur expérience, malgré la belle résistance de leurs adversaires.

La seconde rencontre s’est cependant jouée dans des conditions difficiles, en raison d’un éclairage insuffisant du terrain. Une situation qui a conduit les acteurs à formuler une doléance portant sur l’installation d’un éclairage adéquat et l’aménagement d’infrastructures plus adaptées à la pratique du handball, sport qui a longtemps fait la fierté de la cité de Mame Mindis.

Le point d’orgue de ces 72 heures a été la grande soirée salsa, animée par l’incontournable Balla Ndiaye, figure emblématique et fierté culturelle de Fatick. Une soirée haute en couleurs qui a tenu toutes ses promesses et marqué les esprits, concluant ainsi, dans l’allégresse, cette édition réussie.

 

Diplomatie: le PR Bassirou Diomaye Faye salue l’action de l’Ambassadeur mauritanien en fin de mission

Le Chef de l’État a reçu,  jeudi au Palais de la République, l’Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République islamique de Mauritanie au Sénégal, Mohamed Aly Ould Sidi Mohamed, à l’occasion de la fin de sa mission diplomatique, marquée par un engagement constant en faveur du renforcement des relations bilatérales.

Par A. L. NDIAYE (avec En Relief)  

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a accordé une audience, ce jeudi au Palais de la République, à Mohamed Aly Ould Sidi Mohamed, Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République islamique de Mauritanie au Sénégal, arrivé au terme de sa mission diplomatique dans le pays.

Cette rencontre, placée sous le signe de la cordialité et de la reconnaissance mutuelle, a permis au Chef de l’État de saluer la contribution déterminante du diplomate mauritanien au raffermissement des liens historiques d’amitié, de coopération et de bon voisinage qui unissent le Sénégal et la Mauritanie.

Le Président Bassirou Diomaye Faye a exprimé sa profonde gratitude pour la qualité du travail accompli par l’Ambassadeur durant son mandat, mettant en exergue son engagement constant en faveur du dialogue, de la concertation et de la consolidation des relations fraternelles entre les deux pays voisins.

Au terme de l’audience, le Chef de l’État a adressé à Mohamed Aly Ould Sidi Mohamed ses vœux les plus sincères de réussite dans la poursuite de sa carrière diplomatique, tout en réaffirmant la volonté du Sénégal de poursuivre et de renforcer davantage les excellentes relations bilatérales sénégalo-mauritaniennes, fondées sur une coopération étroite et un respect mutuel.

 

Sénégal-Mali (1-0): Une victoire de l’autorité et de la maîtrise

Le Sénégal s’est impose hier vendredi 1-0 face au Mali. En 8e de finale de la coupe d’Afrique des nations « Maroc 2026 ». Une victoire qui reflète la force du caractère des Lions de la Teranga.

Cette équipe qui a joué avec conviction et une maîtrise technique incontestable est vraiment à féliciter. Ils sont venus pour la circonstance pratiquer un football de qualité, face à une équipe malienne bien décidée à imposer une bataille physique tout en cherchant à résister en s’appuyant sur un milieu de terrain dense et une défense profonde.

Toutefois, le véritable atout des Lions, fut leur capacité à conserver la possession et à ne jamais douter de leur maîtrise tactique. L’équipe a déployé un jeu fluide et offensif, bien orchestré par le coach Pape Thiaw.

Le but de Illiman Ndiaye, qui illustre parfaitement cette stratégie, est le résultat direct des combinaisons réfléchies et de l’impact de ses déplacements sur le flanc droit. Titularisé parmi des ailiers de talent comme Ismaila Sarr et Ibrahim Mbaye, il a brillamment réalisé la mission de percuter et d’entretenir le jeu de passes.

Une conséquence logique d’une stratégie bien préparée. Il faut noter aussi la bonne présence de Krépin Diatta cherchant à chaque fois à apporter de la profondeur à l’attaque.

Du côté malien le gardien Tigui Diarra, n’a pas eu un après-midi facile face à la pression incessante des attaquants sénégalais au grand dam du sélectionneur Tom Saintfiet qui a fait face l’équitation des assauts des soldats Sénégalais lui qui avait annoncé une guerre entre les deux équipes.

Mais, le Sénégal a prouvé, une nouvelle fois, que son jeu de possession, allié à une défense solide et un milieu de terrain entreprenant, en fait l’un des plus redoutables du continent.

M. SAGNE

Respect, alerte rouge et appel du cœur à Monsieur le PR et Monsieur le PM du Sénégal

Il ne s’agit rien d’autre que de ce monstre de PORT DE NDAYANE ! Encore que ce « porc » peut servir, si l’État a décidé de le bâtir, mais surtout pas les autres 1200 hectares subitement rajoutés aux 450 hectares affectés comme superficie du port, pour bâtir une zone économique non définie, bizarre, hâtive et toute hypothétique !

Monsieur le Président, Monsieur le Premier ministre, avec mes respects, ce sont en effet 1200 hectares de terres expropriées, au profit d’un projet de zone économique jusqu’ici nébuleuse, entre le port et l’aéroport de Diass, dit- on ! Aucun port au monde, sur tous les continents, n’occupe une telle effarante et infamante superficie de 1200 hectares ! Le Président Macky Sall avait dit et demandé à la suite des révoltes des populations, que la superficie du port ne dépasse pas 450 hectares. Finalement, à la surprise générale, le décret en date du 11 janvier 2021 est signé par l’ancien Président de la République, décret qui stipule à son Article premier : Est déclaré d’utilité publique et urgent, en application des dispositions des articles 3 et suivants de la loi n° 76-67 du 02 juillet 1976 relative à l’expropriation pour cause d’utilité publique et aux autres opérations foncières d’utilité publique, le projet de construction du port multifonctions de Ndayane sur une superficie de 1200 hectares. Suivent les Articles 2 / 3 / 4 / 5 / 6 / 7 / 8 qui déterminent les limites couvrant les 1200 hectares, les numéros des titres fonciers visés, les délais d’expropriation, le paiement des indemnités d’éviction ou leur consignation.

Monsieur le Président, Monsieur le Premier ministre, pour notre part, ce décret, depuis, nous mène lentement mais sûrement vers une injustice et une iniquité qui feront date. Il faut vite commanditer un audit à cet effet pour y voir clair et décider ! La résidence d’écriture du poète Amadou Lamine Sall érigée à Toubab Dialaw, à l’intérieur des terres, depuis les années 90 et qui accueille des poètes et artistes du monde entier, sera rasée sous peu. L’emblématique écrivain et homme de culture émérite, Gérard Chenet, avec qui nous partagions le combat des 1200 hectares, est mort. Il a érigé au Sénégal le théâtre de verdure le plus grand d’Afrique et le plus couru. Gérard a demandé à être enterré dans son théâtre et il y repose. Cet espace va être rasé et sa tombe profanée. La diva et danseuse internationale Germaine Acogny célébrée par le monde, ancienne collaboratrice du mythique Maurice Béjart qui dirigeait la célèbre école de danse de Dakar sous Senghor, « Mudra-Afrique », voit son espace actuel « l’École des Sables » impacté, violé. Patricia Gomis, comédienne de renom, a créé « l’École du Dialaw » où les jeunes viennent s’instruire, sans compter l’exemplarité d’un espace qui accueille résidences et spectacles. Cet espace sera rasé. Par ailleurs, « La ferme des 4 chemins » si connue, si ouverte aux femmes, est une ferme- école pour l’agro-écologie à Toubab-Dialaw et qui offre des conditions de vie favorable à l’épanouissement et au bien-être des populations. Elle sera rasée.  Des artistes, femmes et hommes de culture, perdent leurs biens les plus précieux acquis par de très longues années de labeur et de rayonnement international. Non ! Cette expropriation est inacceptable ! Cette expropriation est un viol et un vol ! Cette expropriation est un crime. Même le centre de la FIFA construit à coups de milliards va être impacté et invivable avec un port où plus de 1000 camions/jour circuleront pour charger et décharger des containers.

Monsieur le Président, Monsieur le Premier ministre, tous ensemble, nous avions proposé à votre prédécesseur la CRÉATION D’UN POUMON VERT entre le port de Ndayane et Toubab-Dialaw, afin de préserver ce patrimoine culturel, artistique et agro-écologique ici énuméré, comme cela se fait désormais partout où des ports sont érigés. L’ancien Directeur du port de Dakar, Monsieur Mountaga SY, instruit par le président Sall, avait préparé une mission pour aller visiter des ports témoins à l’étranger, afin de mettre en place ce poumon vert qui sauverait ainsi ce patrimoine ici indiqué et qu’il serait génocidaire de raser et d’anéantir, anéantissant ainsi des années d’efforts et de combats de poètes, d’écrivains, de femmes et d’hommes de culture. Non, vous ne pouvez pas laisser faire un tel drame et couvrir un tel génocide humain et environnemental ! Vous n’êtes pas inscrit dans cette nuit sombre ! Protéger les terres et rendez-les aux combattants qui les ont occupées avec leur sueur, leur travail, leur mérite !

La construction du port de Ndayane a déjà mis en lambeaux un espace unique au Sénégal où, à 45 minutes de Dakar, on débarque sur des plages fascinantes ouvrant sur un océan où viennent mettre bas dauphins et tortues de mer. S’y ajoute, qu’à deux jets de pierre entre Ndayane et Toubab-Dialaw, forêts, petits lacs, arbres rares, paysages, animaux, y invitent au rêve. Le Sénégal en cédant, en partenariat, ce patrimoine unique à DP Word pour y bâtir un port plutôt de l’enfer que du futur, enterre des populations encerclées, désinformées et réduites au silence par des manœuvres politiques rusées, éhontément conduites depuis 2022 par des maires affreux, partiaux, trompeurs ! Les collectivités locales, comme toujours, s’arrêtent au maire et au conseil municipal. Les populations sont rarement consultées ou mal consultées. Dans de grands projets économiques et environnementaux comme le port de Ndayane, les élus locaux, politiquement, penchent toujours du côté du pouvoir et font taire les voix de la démocratie !

Nous voulons le développement, mais pas n’importe quel développement. Les populations de Ndayane, Toubab- Dialaw, ont un droit à la vie. Elles n’ont que leur maison, leur terre, leur champ de labour, la mer qui les nourrit par la pêche. Tout cela ne sera plus qu’un lointain souvenir avec l’expropriation de leurs terres. Que se passe-t-il donc au Sénégal ? Que se passe-t-il avec cette rage et cet irrespect sur la plus élémentaire des droits à la vie ? Comment se battre contre de telles forces ? Comment se battre contre des fonctionnaires véreux, mafieux, voyous, qui s’enrichissent au détriment des populations ? Si nous ne pouvons plus compter sur l’autorité suprême, sur qui compter ? Aucun tribunal, aucun juge, aucun avocat, aucun maire, aucun ministre, aucun député, aucun préfet, aucun gouverneur, aucun chef religieux, aucune voix autorisée, aucun traité international signé, ne peut vaincre la signature du prince. Voilà le pouvoir donné à un homme, un seul parmi 18 millions de Sénégalais, pour installer des milliers de ses compatriotes dans la douleur, la peine, le désarroi, l’errance, la pauvreté, la mort.

Il faut repenser le port de Ndayane dans ses limites externes qui sont un génocide ! Ndayane et ses prolongements sont des zones vertes et doivent être préservées, protégées, autant que possible. Ce sont des espaces de recréation et de conservation de la nature et d’un écosystème extrêmement rare et qui ne sera plus recomposé s’il était détruit. La lagune de NDIONGOP (Toubab Dialaw) qui est une réserve naturelle et un parc à oiseaux durant une partie de l’année va disparaitre. Douloureux, intenable, honteux !

Aucune indemnité ne saurait réparer un tel drame de milliers de familles dessaisies de leur terre, de leur unique bien. Des enfants du Sénégal revenus de l’étranger pour investir dans leur propre pays, perdent hôtels, auberges, écoles, jardins d’enfants. Quelle indemnité peut remplacer un tel rapport de force ? Comme l’aéroport pour les jeunes trompés de Diass à qui on promettait des embauches, quels emplois pour les jeunes de Ndayane et de Toubab-Dialaw pour le port dit du futur et qui sera un port du malheur, du mensonge, du désespoir ? Sans compter que ce port est en totale contradiction avec le plan directeur de l’urbanisation qui prévoit que la zone où l’État veut aujourd’hui implanter ce port, est une zone à vocation culturelle et touristique ! Comme zone de développement urbain, l’ANAT, Agence Nationale pour l’Aménagement du Territoire, avait proposé pour la région de Ndayane- Yène de faire de cette région un pôle urbain de front de mer, avec le long de la RN1 et de l’aéroport, une ZESI – Zone d’Expansion Spéciale Industriel. Ce pôle urbain serait ainsi le plus compatible avec l’activité et l’histoire de la population tournée vers la pêche, ainsi que la permaculture en plein développement dans la zone.

Monsieur le Président, Monsieur le Premier ministre, regardez de plus près cette tragédie qui s’annonce avec le port de Ndayane qui dépasse largement Ndayane pour étendre ses tentacules jusqu’à Toubab Dialaw ! Ce découpage à la hyène qui prend les terres les plus engraissées et dessaisit des populations sans défense, sans recours, laissées à elles-mêmes, ressemble étrangement au partage de l’Afrique lors de la conférence de Berlin en 1885. Non, Monsieur le Président, Monsieur le Premier ministre, l’histoire du Sénégal n’effacera pas une telle posture politique inhumaine et tragique si vous laissez, tels quels, en l’état, le découpage et le partage des 1200 hectares de terres de Ndayane et de Toubab-Dialaw !

S’il est encore temps Monsieur le président de la République, Monsieur le Premier ministre, revenez sur ce décret signé par votre prédécesseur et ces 1200 hectares faramineux et troublants ! Ne laissez pas dans votre histoire un tel legs. Il est lourd et douloureux. Il doit plutôt ressembler à votre rage et votre inflexibilité pour la justice, la vérité, l’équité, la transparence, l’écoute des démunis, le partage,

J’ai été appelé au téléphone le mercredi 19 mars par une équipe qui s’est présentée comme opérante pour DP World : « Monsieur Sall, nous devons vous rencontrer. Votre résidence d’écriture à Toubab-Dialaw est inscrite dans la phase des démolitions à court terme pour les besoins des superficies allouées au port à containers de Ndayane. » Il n’est pas responsable de dire non quand l’État du Sénégal, dans ses plans de développement, cherche à offrir au pays et aux populations de meilleures conditions de vie économique. Ce projet de port s’inscrit dans une volonté politique admirable de poser des outils de développement maritime d’une très haute portée économique. L’exiguïté et l’encombrement du port de Dakar a nécessité les projets de construction d’autres ports modernes, dont celui inachevé de Bargny-Sendou et maintenant celui de Ndayane. D’ailleurs, comment construire à moins de 10 kms d’intervalles sur la même côte, deux grands ports dont celui de Bargny-Sendou et de Ndayane ? La brutalité, la destruction d’écosystèmes rares n’ont pas été tenues en compte dans les enquêtes et les études préalables de défense de l’environnement. C’est un drame qui menace et pèse sur le patrimoine foncier, culturel, historique et identitaire de Ndayane, Popenguine, Yène, Toubab-Dialaw. Une vision économique et diversifiée, certes, passe nécessairement par de tels outils dans un pays qui a la chance d’être ouvert sur la mer. Mais la mer est partout du Saloum jusqu’à Saint-Louis et la Casamance heureuse. Il s’agit juste de faire éviter l’assassinat d’un habitat exceptionnel au service de la biodiversité.

Le pays d’où vient DPWORLD, dans le Golfe Persique, se bat dans le concert mondial en développant des zones touristiques qui attirent le monde entier. Il gagne sur la mer en construisant à coups de milliards de dollars des espaces de résidence et de loisirs, des hôtels, des parcs aquatiques et d’attractions. Nous, nous avons droit à des ports polluants, des maladies, des routes avec des milliers de camions par jour, des trains infernaux transportant des containers dans un espace qui était protégé, un environnement recherché dans le monde et dont beaucoup de pays nous envient. C’est cela que l’on nous demande de détruire, au nom d’un soi-disant développement. Nous devons accueillir tous ceux qui viennent chez nous certes, mais pour des projets sains, moins destructeurs et moins porteurs de plus-values pour les populations. Touba-Dialaw, Ndayane, Popenguine, Yène ne sont pas dans les Émirats Arabes Unis. Ils sont ici dans un pays qui s’appelle le Sénégal.

La construction du port de Ndayane a, certes, des avantages, mais surtout de très cruelles conséquences négatives. Nous nous y soumettrons si la République le décide. La République est invincible. Elle a notre respect et notre très haute gratitude. C’est elle la République, avec une famille pauvre, qui m’a conduit à l’école et fait de moi ce que je suis devenu. Je veux juste qu’elle veille sur ce qui nous rassemble et nous grandit et qu’elle soit juste et équitable.

Il y a peu, j’ai perdu ma mère, ma muse, et je n’ai pu aller nulle part pour la remplacer auprès d’une autre mère. Je ne me relèverais jamais de cette absence. Je la subis cruellement en priant intensément et désespérément. Si ma résidence d’écriture, bâtie pouce après pouce, depuis les années 90, est rasée, ma bibliothèque avec, aucune indemnisation ne pourrait remplacer un tel trésor d’affection, d’amour, de lieu de repos et de paix unique, de complicité avec la nature et les bêtes, d’ivresse des livres, de dialogue avec soi-même et d’hôtes de passages, de silence, de méditation. Mais il existe un moyen, un seul, d’en guérir, pour ne pas, le restant de ses jours, vivre dépouillé, déshabillé, démuni et blessé, fuir pour de bon les épreuves imposées par les hommes, la puissance politique et celle des puissances de l’argent, l’insondabilité de la raison d’État et de son glacial pouvoir du silence et de l’indifférence : d’abord commencer par remercier Dieu de m’avoir offert de vivre aussi longtemps et si honoré par mes semblables, ensuite de m’avoir donné à bâtir ce refuge de paix pour l’esprit, comme la grotte de « Hira » fut offerte et désignée pour Muhammad seul. Tranquille, que maintenant je meurs, en espérant que mon nom, demain, dans 100 ans, n’aura pas été une maison de paille où mettre le feu est facile et impuni.

Que DP Word suivie de la volonté et de l’arbitrage des autorités de mon pays chéri, de ses préfets et gouverneurs chevillés à leur mission, viennent, si telle était la volonté de Dieu et celle des hommes, et qu’ils éventrent et rasent donc avec leur bulldozer mes murs, mes pierres et mes livres témoins d’une vie consacrée avec humilité et respect à servir la création, le savoir, l’amour et le beau ! Ils n’effaceront pas mon âme de ce coin de terre qui m’a donné de beaux enfants dans l’écriture.

Merci et mes respects déférents Monsieur le président Bassirou Diomaye Diakar Faye, Monsieur le Premier ministre Ousmane Sonko. Dieu veille sur votre difficile mais si noble mission. Dieu veille sur les Sénégalais toujours chevillés à la foi et à l’espoir.

Amadou Lamine Sall poète

Résident à Ndougouma, Toubab Dialaw, commune de Yène

 

 

 

Autonomisation des femmes: le CLVF renforce les capacités des femmes pour lutter contre les VBG

La violence à l’égard des femmes et des filles (VFF)constitue une violation grave des droits humains et un obstacle majeur au développement durable. Ses conséquences, tant physiques, psychologiques qu’économique, compromettent l’autonomie, le bien-être et la participation pleine et effective des femmes à la vie sociales, économiques et politique.

Le Comité de lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants (CLVF) veut faire de l’autonomisation des femmes et filles un moyen de prévention durable et de lutte contre les violences basées sur le genre (VBG). D’où la tenue de cet atelier de renforcement de capacités des femmes axé sur l’entreprenariat.

Au Sénégal, la recrudescence des violences basées sur le genre (VBG) s’inscrit dans un contexte marqué par des inégalités structurelles persistantes entre les femmes et les hommes, notamment sur le marché de l’emploi. Selon l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), le taux de chômage des femmes demeure significativement plus élevé que celui des hommes, tandis que plusieurs régions du pays affichent des niveaux de pauvreté particulièrement élevés, affectant de manière disproportionnée les femmes.

Dans le cadre du projet intitulé « Appui à l’élimination des violences faites aux femmes et aux filles : une perspective d’autonomie », ONU Femmes, en partenariat avec le Comité de lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants (CLVF), a mis en œuvre un programme visant à renforcer l’autonomisation économique des femmes comme levier stratégique de prévention et de réponse aux violences qui leur sont faites.

Les deux structures ont organisé, hier à Dakar, un atelier de renforcement des capacités en entrepreneuriat, à l’intention de femmes et de jeunes filles vulnérables ou survivantes de violences. Selon Ndèye Fatou Sarr, présidente du CLVF, l’objectif est de « contribuer à l’autonomisation économique des femmes et des filles comme stratégie de prévention durable des violences basées sur le genre, à travers le renforcement de leurs capacités entrepreneuriales ».

Le projet est mis en œuvre dans les départements de Pikine, Keur Massar et Rufisque. « Nous renforçons les capacités des femmes. Nous menons également des actions de sensibilisation à l’endroit des femmes, des jeunes garçons et des hommes, qui sont, dans la plupart des cas, les auteurs de ces violences. Nous avons mené de nombreuses activités dans le cadre de ce projet », a expliqué Ndèye Fatou Sarr. À l’en croire, cet atelier permettra aux participantes de mieux s’autogérer et de développer des activités génératrices de revenus, condition essentielle à leur autonomisation.

Y. Baldé

 

CAN 2026: Les Lions de la Teranga déplument les Aigles du Mali et filent en demi-finale

Les lions de la Teranga ont déplumé les aigles du Mali dont les griffes ont été moins acérées que leur Coach Tom Saintfiet promettait en les incitant à la « guerre » contre leurs cousins avec lesquels ils ont la même devise : un peuple un but une foi. C’est ce même Coach qui a conduit la Gambie à la CAN 2023 et que les lions avec Aliou Cissé avaient laminée 3- 0.         

Le Coach Pape Bouna Thiaw lui, a préféré le talent, le calme et l’expérience pour battre des adversaires dont la pugnacité frise l’agressivité. C’est à la 27e mn que le virevoltant Iliman Ndiaye marque suite à une action qu’il a entamée sur son côté de prédilection pour servir Krépin Diatta dont la frappe a été mal maîtrisée par le gardien Malien.

Le score ne changera pas malgré les velléités offensives des lions qui auraient pu doubler la mise sur plusieurs occasions notamment sur celle venue de la contrattaque amenée par Pathé Ciss qui va échouer sur le gardien alors qu’il pouvait faire la passe à Cherif Ndiaye seul face à une cage vide. Hélas ! Le match serait plié mais tant mieux!

Ainsi, le Sénégal atteint les demi-finales pour la sixième fois alors que son adversaire du jour va se contenter de sa seule finale en CAN perdue en 1972 contre le Congo Brazzaville 2-1.  Notons que c’est Iliman Ndiaye qui est élu homme du match, le cinquième en cinq matches pour l’équipe du Sénégal.

Bilan d’étape : 5 matches joués ; 4 gagnés ; 1 nul ; 11 buts marqués ; 2 encaissés                    Rappelons que le Sénégal est à son seizième match sans défaite en coupe d’Afrique des nations (CAN).

Le prochain adversaire des lions sortira de la rencontre qui va opposer l’Égypte à la Côte d’Ivoire ce samedi 10 janvier 2026. Quel qu’il soit, ce sera sûrement sur un esprit de revanche que cette empoignade va se jouer.   L’Égypte se souviendra de sa défaite lors de la finale de la CAN Cameroun 2022 et de son élimination en coupe du monde de cette même année, tandis que le Sénégal n’oubliera pas son élimination en 8e de finale de la can 2023 par la Côte d’Ivoire si c’est cette dernière qui passe. Quelle belle affiche pour le Sénégal qui l’attend de pied ferme !

En attendant toutes nos félicitations et nos encouragements aux lions, à leur Coach ainsi qu’à tout l’encadrement technique et médical !   Vive le Sénégal qui gagne ! Allez les lions !

Le Vieux Supporter Sidy Malick Ndiaye

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