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CAN 2025: Le Sénégal sacré champion d’Afrique pour la deuxième fois de son histoire

Dakar, 18 janvier 2026 – Le Sénégal a remporté la finale de la CAN 2025 face au Maroc, grâce à un but vainqueur de Pape Alassane Gueye en prolongation (94e minute). Les Lions de la Teranga ont ainsi décroché leur deuxième titre de champion d’Afrique après celui de 2022.

La rencontre a été marquée par une polémique arbitrale, avec un but sénégalais annulé pour une supposée faute et un penalty accordé au Maroc. Mais Sadio Mane a sauvé la situation en faisant revenir ses coéquipiers sur le terrain et en les motivant à poursuivre le match.

Édouard Mendy a ensuite sauvé les siens en arrêtant le penalty de Birahim Diaz, avant que Pape Alassane Gueye ne scelle le sort du match d’un tir du gauche magistral.

Les Sénégalais ont dominé la rencontre et ont créé de nombreuses occasions, mais le Maroc a résisté grâce à la solidité de sa défense et à la qualité de son gardien, Yassine Bounou.

Sadio Mane a été élu homme du match pour la deuxième fois, après avoir été l’un des artisans de la victoire des siens. Il a été récompensé pour son esprit de combat et son leadership.

Le coach Pape Bouna Thiaw a également été félicité pour son travail et sa stratégie gagnante. Les joueurs ont été acclamés pour leur courage et leur détermination sans faille.

Cette victoire est un grand bonheur pour les supporters sénégalais, qui ont vibré tout au long de la compétition. Les Lions de la Teranga ont prouvé qu’ils sont l’une des meilleures équipes d’Afrique.

Bilan du Sénégal à la CAN 2025:

– 7 matches joués : 6 gagnés, 1 nul, 0 perdu

– 13 buts marqués, 2 encaissés

– 2e étoile sur la poitrine

Félicitations aux Lions de la Teranga ! Vive le Sénégal qui gagne ! Allez les lions ! Rugissez encore plus fort !

Le Vieux Supporter: Sidy Malick NDIAYE 

Élections municipales de 2027: Souleymane Sagne annonce sa candidature à Malika

Dakar, 17 janvier 2026 – Souleymane Sagne, délégué communal de AWALÉ MALIKA, a annoncé officiellement sa candidature au poste de Maire de la Commune de Malika lors des prochaines élections locales de 2027. Dans une déclaration publique, il a exprimé sa volonté de bâtir une commune prospère, rayonnante et solidaire, où chaque citoyen trouvera sa place.

« Je viens devant vous, pour vous annoncer ma candidature au poste de Maire de la Commune de Malika lors des prochaines élections locales de 2027 », a déclaré Souleymane Sagne. « Mon engagement repose sur une seule boussole : l’amour que je porte à Malika et la volonté de bâtir une commune prospère, rayonnante et solidaire, où chaque citoyen – femmes, jeunes, enfants et sages – trouvera sa place ».

Souleymane Sagne a présenté son programme de transformation de la commune, qui repose sur deux approches complémentaires : une approche par compétences et une approche par projet. La première vise à renforcer les capacités de la commune dans les domaines clés de gouvernance locale, tandis que la seconde consiste à traduire les compétences en projets concrets, mesurables et visibles.

Le candidat a également présenté 10 projets structurants et réalistes pour la transformation durable de la commune de Malika, notamment l’assainissement et la lutte contre les inondations, la protection du littoral et la lutte contre l’érosion côtière, la création d’un centre communal de formation professionnelle et d’entrepreneuriat, et la digitalisation des services municipaux.

Souleymane Sagne a souligné que sa candidature est portée par la volonté populaire et qu’elle répond à une aspiration légitime : bâtir une gouvernance locale plus juste, plus efficace et plus proche des citoyens. « Je s’engage à porter avec responsabilité, détermination et transparence le projet de transformation de la Commune de Malika », a-t-il déclaré.

École Abdallaye Ibn Masnoute de Yeumbeul: un modèle d’éducation entre foi, excellence et engagement social

Fondée en 2007 à Yeumbeul, l’école Abdallaye Ibn Masnoute, dirigée par Abdalah Ba, également deuxième imam Abdallaye, s’est imposée au fil des années comme une référence en matière d’éducation islamique et académique au Sénégal.

L’établissement porte le nom de Abdallaye Ibn Masnoute, considéré comme le premier sahaba à avoir appris le Coran à La Mecque, un choix symbolique qui reflète la vision spirituelle et éducative de l’école. Les débuts n’ont pourtant pas été faciles. À sa création, l’école ne disposait que de deux salles de classe, avec un salaire mensuel de 35 000 FCFA pour le directeur, somme qui servait même à payer son loyer.

Malgré des propositions décourageantes et des conditions de vie difficiles ce que l’on appelle communément en wolof «mbar» Abdalah Ba est resté ferme dans sa conviction. Pendant près de deux ans, il a travaillé sans percevoir le moindre bénéfice financier, porté uniquement par la foi et la détermination. À l’école Abdallaye Ibn Masnoute, l’éducation ne se limite pas à l’apprentissage académique. Le comportement et les valeurs morales constituent la première étape de la formation des élèves, avant même l’accès au savoir.

Une approche qui porte ses fruits. Aujourd’hui, l’établissement figure parmi les meilleures écoles daara modernes, avec des résultats remarquables: 80 % de taux de réussite au BFEM chaque année. Après l’obtention du CFEE, les élèves intègrent les CEM, et certains poursuivent jusqu’à l’enseignement supérieur. Fait marquant, plusieurs anciens élèves sont aujourd’hui doctorants ou étudiants en médecine dans de grandes universités, notamment à l’UCAD, preuve de la qualité de la formation reçue dès le bas âge.

Le recrutement des enseignants repose sur des critères stricts. L’école privilégie des enseignants qualifiés, disposant des autorisations nécessaires et d’une solide formation pédagogique, avec une maîtrise avérée des enseignements. Les nouveaux enseignants sans expérience ne sont généralement pas retenus. Située à proximité de la route, l’école accorde une importance particulière à la sécurité des élèves.

Des surveillants sont chargés d’accompagner les enfants afin d’assurer leur bien-être et leur protection au quotidien. Sur le plan social, l’école Abdallaye Ibn Masnoute se distingue par son engagement en faveur des orphelins et des familles modestes. Le directeur, premier contributeur, accorde une attention particulière aux enfants démunis.

Chaque année, au moins 10 orphelins sont recrutés et scolarisés gratuitement. D’autres élèves bénéficient de réductions de mensualités, parfois jusqu’à la moitié, afin de soutenir la classe moyenne et les familles en difficulté. Contrairement à d’autres établissements, l’école ne bénéficie pas du soutien des mairies de Keur Massar ni de Yeumbeul Nord.

Autrefois accompagnée par des partenaires turcs, l’aide reçue restait limitée. Toutefois, l’ancien président de la République, Macky Sall, avait apporté un appui notable à l’école, notamment pour l’achat du terrain et le démarrage de la construction du bâtiment actuellement en chantier. Aujourd’hui, le besoin est urgent : finaliser le bâtiment scolaire et renforcer l’accompagnement des élèves.

À cet effet, Abdalah Ba lance un appel solennel à l’État du Sénégal, aux partenaires techniques et financiers, ainsi qu’aux autorités locales, notamment au maire Babacar Ndao, afin de soutenir cette œuvre éducative et sociale au service de la communauté.

Ibrahima FALL

Sénégal: Le coût du refus de restructurer la dette- (Par Libasse Sow)

Le débat sur la restructuration de la dette publique du Sénégal s’impose aujourd’hui au cœur de la réflexion économique nationale. Avec un ratio dette/PIB estimé à 119 %, le pays dépasse largement les seuils généralement considérés comme soutenables pour une économie émergente. Dans ce contexte, le choix de refuser une restructuration, souvent justifié par la volonté de préserver la crédibilité financière du pays, mérite une analyse rigoureuse de ses implications économiques, budgétaires et sociales.

Une contrainte budgétaire de plus en plus étouffante

La conséquence la plus immédiate du refus de restructurer la dette est la pression croissante exercée sur le budget de l’État. Le service de la dette absorbe une part considérable des ressources publiques, estimée à 5 490 milliards de francs CFA, soit environ 74 % des dépenses globales prévues pour 2026. Cette situation se fait au détriment des dépenses productives et sociales. Les marges de manœuvre budgétaires se réduisent, limitant la capacité de l’État à financer les secteurs clés de la transformation économique, notamment l’éducation, la santé, l’agriculture et les infrastructures de base. À moyen terme, cette compression budgétaire affaiblit le potentiel de croissance et complique davantage la stabilisation du ratio dette/PIB.

Un frein à l’investissement et à la croissance

Lorsque l’essentiel des ressources publiques est consacré au remboursement de la dette, l’investissement devient la principale variable d’ajustement. Les projets d’infrastructures, les programmes sociaux et les dépenses en capital humain sont réduits ou reportés. Or, dans une économie comme celle du Sénégal, l’investissement public joue un rôle structurant : il améliore l’environnement des affaires, attire l’investissement privé, soutient la création d’emplois et stimule la demande intérieure. Le refus de restructurer la dette génère ainsi un effet d’éviction, en détournant des ressources nécessaires aux secteurs stratégiques. À terme, cette dynamique affaiblit la capacité de l’économie à générer des recettes fiscales suffisantes, alimentant un cercle vicieux où la pression de la dette réduit encore les marges de manœuvre pour la croissance.

Une vulnérabilité accrue face aux chocs externes

Dans un contexte international marqué par la hausse des taux d’intérêt, la volatilité financière et les incertitudes géopolitiques, le maintien d’un niveau élevé de dette sans réaménagement renforce la fragilité macroéconomique du pays. Le Sénégal demeure exposé à des chocs climatiques, énergétiques ou financiers susceptibles de perturber sa trajectoire de croissance. Faute de marges budgétaires suffisantes, un choc même modéré peut rapidement se transformer en crise de liquidité, compromettant le financement des services publics essentiels et aggravant les déséquilibres macroéconomiques. Cette situation limite la capacité de l’État à répondre efficacement aux urgences et affaiblit la résilience de l’économie.

Pétrole et gaz : un potentiel réel, mais insuffisant à court terme

L’entrée prochaine du Sénégal dans le cercle des pays producteurs de pétrole et de gaz constitue indéniablement une opportunité économique majeure. Les projets de Sangomar et de Grand Tortue Ahmeyim devraient contribuer à l’amélioration des recettes publiques, des exportations et de la balance des paiements à moyen terme. Toutefois, ces ressources ne sauraient être considérées comme une solution immédiate au problème de soutenabilité de la dette.

Les revenus pétro-gaziers restent progressifs, dépendants des cours internationaux et partiellement absorbés par les coûts d’exploitation, les engagements contractuels et les mécanismes de partage de production. Surtout, leur montée en puissance intervient dans un calendrier décalé par rapport aux fortes échéances de service de la dette à court et moyen terme. En ce sens, le potentiel pétro-gazier peut améliorer les perspectives macroéconomiques futures, mais il ne supprime ni la contrainte de liquidité actuelle ni la nécessité d’un ajustement crédible de la trajectoire de la dette.

Une crédibilité financière fragile à moyen terme

Contrairement à une idée largement répandue, le refus de restructurer la dette n’est pas nécessairement un gage durable de crédibilité. Les investisseurs et partenaires financiers évaluent avant tout la soutenabilité de la dette. Si celle-ci apparaît compromise, le pays s’expose à une hausse du coût de ses emprunts, voire à une dégradation de sa notation souveraine. Le paradoxe est clair : vouloir éviter la restructuration pour rassurer les marchés peut, à moyen terme, produire l’effet inverse.

Un ajustement interne socialement coûteux

En l’absence de restructuration, l’ajustement budgétaire repose principalement sur des mesures internes souvent socialement sensibles. Cela se traduit par une hausse de la pression fiscale, une réduction des subventions, la compression des dépenses publiques et un ralentissement des recrutements dans la fonction publique. Ces décisions pèsent directement sur le pouvoir d’achat des ménages et restreignent l’accès à des services essentiels comme la santé, l’éducation ou l’énergie. Dans un contexte marqué par de fortes attentes sociales et des inégalités persistantes, cet ajustement risque de fragiliser la cohésion sociale et d’alimenter des tensions économiques et politiques, tout en pesant sur la consommation et la demande intérieure.

Une occasion manquée de réformes structurelles

Une restructuration bien négociée peut pourtant constituer une opportunité pour engager des réformes structurelles profondes en matière de gestion des finances publiques et de gouvernance de la dette. Elle peut permettre de rééchelonner les paiements, d’alléger la charge du service de la dette à court terme et de réorienter les ressources vers des investissements à fort impact économique et social. Refuser cette option revient à différer l’ajustement, avec le risque qu’il soit imposé ultérieurement dans des conditions plus contraignantes.

Conclusion

Avec un ratio dette/PIB proche de 119 %, le refus de la restructuration ne résout pas le problème de la dette sénégalaise, il en reporte simplement le coût. Les perspectives pétro-gazières améliorent l’horizon économique, mais elles ne répondent pas aux contraintes immédiates de liquidité. Plus l’ajustement est différé, plus il risque d’être brutal. L’enjeu pour le Sénégal n’est donc pas seulement de savoir s’il faut restructurer, mais comment le faire de manière stratégique, crédible et compatible avec ses objectifs de développement économique et social.

Par Libasse Sow, économiste

 Sadio Mané : Plus qu’un joueur, une icône

Les chroniques de la participation citoyenne – (467)

Dans un monde où le sport est souvent résumé à des performances et à des statistiques, Sadio Mané incarne quelque chose de plus profond : une valeur, une vision, une source d’inspiration. Il ne joue pas seulement pour marquer des buts ou pour briller sur un terrain. Il joue pour raconter une histoire, celle d’un jeune homme déterminé qui a su faire de la persévérance, de la discipline et du respect ses plus fidèles alliés.

Sadio Mane, c’est d’abord une attitude. Toujours humble, toujours tourné vers les autres, il ne cherche pas la lumière pour lui-même mais pour éclairer le chemin de toute une génération. Son engagement dépasse les limites du sport : il incarne une idée de la réussite fondée sur l’effort, la loyauté et la fierté d’appartenir à un territoire, à une communauté, à une identité.

Sur le terrain, il séduit par son jeu fluide et réfléchi, par cette capacité rare à faire briller l’équipe avant lui-même. En dehors, il impressionne par sa maturité et son sens de la responsabilité. Les jeunes le regardent avec admiration, les aînés avec respect. Tous reconnaissent en lui un modèle non pas un modèle de gloire facile mais un modèle de constance, de foi et de travail bien fait.

Être une icône, ce n’est pas seulement être admiré. C’est aussi porter un message. Celui de Sadio Mané est clair : « Le talent attire les regards mais le caractère construit les légendes».

Ainsi, Sadio Mané dépasse le cadre du sport pour devenir un symbole d’espoir et de dépassement de soi. Dans un monde souvent emporté par le bruit et les illusions, il nous rappelle que la vraie grandeur réside dans la simplicité, la sincérité et l’engagement.

Oui, Sadio Mané est plus qu’un joueur. C’est une icône.

Alioune Cheikh Anta Sankara Ndiaye

Expert en développement international

Écrivain de la transformation

Décentralisation au Sénégal: consacrer la région et refonder le leadership territorial – (Par Makhete Djite)

L’Acte III de la décentralisation avait pour ambition de corriger les insuffisances des réformes antérieures et d’approfondir la gouvernance locale. La communalisation intégrale et l’érection du département en collectivité territoriale répondaient à une logique de proximité et de démocratisation de l’action publique. Toutefois, plus d’une décennie après, il apparaît indispensable de procéder à une évaluation lucide, sans complaisance ni calcul politique, de cette réforme majeure.

Car décentraliser ne consiste pas uniquement à multiplier les structures administratives, mais à créer des collectivités fortes, cohérentes et capables de transformer les territoires. À ce titre, la question centrale aujourd’hui n’est plus tant celle du nombre de collectivités que celle de leur efficacité réelle.

La région : l’échelle la plus pertinente pour structurer le développement

La région constitue, par nature, l’échelon le plus adapté pour penser le développement économique, social et territorial. Elle offre une masse critique suffisante en termes de population, de ressources, d’infrastructures et de potentialités économiques pour impulser des politiques publiques structurantes.

Faire de la région une collectivité territoriale pleinement opérationnelle suppose :une fiscalité régionale propre, lisible et performante ; le transfert effectif de compétences stratégiques, notamment en matière d’aménagement du territoire, de formation professionnelle, d’emploi des jeunes, de transport régional, d’appui aux entreprises et d’innovation ; des ressources financières à la hauteur des missions confiées, permettant aux régions d’investir et non de se limiter à la gestion courante.

Une région forte permettrait ainsi de rationaliser l’action publique, de réduire les chevauchements de compétences et de soulager l’État central, qui pourrait se recentrer sur ses fonctions régaliennes et stratégiques.

Des régions économiquement viables pour corriger les déséquilibres territoriaux

Le Sénégal reste marqué par de profondes disparités territoriales. Une régionalisation renforcée, fondée sur des régions économiquement viables, favoriserait la constitution de pôles de développement, capables de valoriser les ressources locales et de créer de la richesse à l’échelle territoriale.

Cette approche permettrait également une meilleure articulation entre les politiques nationales et les réalités locales, en tenant compte des spécificités économiques, sociales, culturelles et environnementales de chaque région.

La région, acteur clé de la formation et de l’emploi des jeunes

L’un des défis majeurs du Sénégal demeure l’emploi des jeunes. À cet égard, la région apparaît comme le niveau le plus pertinent pour concevoir et piloter des politiques de formation adaptées aux besoins réels des territoires et du tissu économique local.

En impliquant directement les régions dans la formation professionnelle, l’apprentissage et l’insertion, l’État favoriserait une adéquation plus efficace entre formation et emploi, tout en responsabilisant les acteurs territoriaux dans la lutte contre le chômage et la migration irrégulière.

La coopération internationale et l’attractivité territoriale

Des régions fortes facilitent la coopération décentralisée et les partenariats internationaux. Dans de nombreux pays, les régions constituent des interlocuteurs crédibles pour les bailleurs, les investisseurs et les collectivités étrangères. Le Maroc, la France, l’Italie ou encore l’Allemagne offrent des exemples probants de régions disposant de budgets conséquents et de compétences clairement définies, capables de porter des projets structurants à fort impact.

Renforcer la région au Sénégal, c’est donc aussi améliorer la capacité des territoires à mobiliser des financements extérieurs et à s’inscrire dans des dynamiques économiques régionales et internationales.

La question centrale du profil de l’élu local

Toute réforme institutionnelle, aussi pertinente soit-elle, ne peut réussir sans des hommes et des femmes capables de la porter. La réflexion sur le renforcement des régions impose donc une interrogation fondamentale sur le profil de l’élu local.

Le leadership territorial de demain doit reposer sur : la compétence technique et managériale, la vision stratégique du développement, la capacité à mobiliser les acteurs publics et privés, la culture de la reddition des comptes et de la transparence, et un sens élevé de l’intérêt général.

L’élu régional ne peut plus être uniquement un acteur politique ; il doit devenir un véritable manager du développement territorial, capable de piloter des budgets importants, de conduire des politiques publiques complexes et de dialoguer avec des partenaires nationaux et internationaux.

Repenser la gouvernance territoriale

Réussir la régionalisation implique également de professionnaliser l’administration territoriale, par le recrutement de personnels qualifiés et la mise en place de mécanismes de planification, de suivi et d’évaluation rigoureux. Sans une gouvernance moderne et performante, la région risque de reproduire les limites observées à d’autres niveaux de collectivités.

Oser une réforme de fond

Consacrer la région comme pilier de la décentralisation, c’est faire le choix du réalisme, de l’efficacité et de la responsabilité. C’est reconnaître que le développement durable ne peut être piloté exclusivement depuis le centre, mais qu’il doit s’appuyer sur des territoires forts, gouvernés par des élus compétents et porteurs de vision.

Le Sénégal est aujourd’hui à un tournant. Approfondir la décentralisation en renforçant la région et en repensant le profil de l’élu local n’est pas une option idéologique, mais une nécessité stratégique pour bâtir un développement équilibré, inclusif et durable.

Décentraliser, ce n’est pas diviser le pouvoir, c’est mieux l’organiser au service des populations.

Makhete Djite

Consultant en décentralisation et développement local

Yeumbeul Nord: Adama Sy sonne l’heure de la rupture et promet une mairie au service du peuple

Yeumbeul Nord est à la croisée des chemins. Face à une population éprouvée par des années de difficultés sociales, économiques et infrastructurelles, Adama Sy, de Pastef Yeumbeul Nord, a officiellement annoncé sa candidature à la mairie avec une vision qu’il qualifie lui-même de «rupture totale avec la gestion actuelle».

Dans un discours sans détour, Adama Sy fustige la gouvernance du maire actuel, qu’il accuse d’avoir relégué aux oubliettes les priorités essentielles de la commune. « Yeumbeul Nord souffre de tous les maux », martèle t’il, pointant du doigt l’abandon de la jeunesse, livrée à elle-même dans une commune où il n’existe, selon lui, aucune structure sportive digne de ce nom pour encadrer et développer les talents. Face à cette situation, le candidat promet une politique ambitieuse en faveur des jeunes, avec la construction de grandes infrastructures sportives modernes, loin des simples travaux de réfection souvent annoncés mais rarement transformateurs. « Le sport est un levier d’éducation, d’emploi et de cohésion sociale », affirme t’il. Adama Sy n’oublie pas les femmes, qu’il place au cœur de son projet municipal. Il prône le développement de l’entrepreneuriat féminin, soutenu par des mécanismes de financement adaptés afin de renforcer l’autonomie économique des femmes de Yeumbeul Nord. La santé constitue également un axe majeur de son programme. Pour lui, les problèmes sanitaires de la commune n’ont jamais été réellement pris en charge. « La santé des populations est une urgence », insiste t’il, tout comme la question de l’assainissement, un problème récurrent qui affecte le quotidien des habitants, notamment en période d’hivernage. Porté par un discours de changement radical, Adama Sy estime que l’heure n’est plus aux promesses creuses. « C’est maintenant ou jamais », lance t’il, appelant les populations de Yeumbeul Nord à faire preuve de maturité et à lui accorder leur confiance pour bâtir une commune plus juste, plus solidaire et tournée vers l’avenir.

Ibrahima FALL Ebé

Retour au pays du Khalife Thierno Madani Mountaga Tall: un voyage spirituel et mémoriel sous le signe de la fidélité et de la transmission

Après deux mois et vingt jours de séjour en France, Thierno Madani Mountaga Tall, Serviteur de la Communauté oumarienne, est de retour au Sénégal. Un retour empreint d’émotion et de recueillement, qui coïncide avec le jour du rappel à Dieu de son père, le Cheikh Thierno Mountaga Tall, figure spirituelle majeure dont l’œuvre de dignité, de mémoire et de transmission continue d’éclairer les générations.

Ce séjour en France s’est inscrit dans une démarche spirituelle et communautaire profonde. Il a permis au Khalife d’aller à la rencontre des communautés africaines et musulmanes de la diaspora, d’écouter leurs préoccupations, de renforcer les liens de fraternité et de rappeler, par la parole apaisée, les valeurs de paix, de droiture et de responsabilité qui fondent l’héritage oumarien.

Durant cette tournée, marquée par des étapes symboliques à Cergy, au Havre et à Bruxelles, le Khalife a porté un message constant : celui d’une foi vécue dans la dignité, le respect des lois du pays d’accueil et l’engagement positif au service du vivre-ensemble. Il a également poursuivi le dialogue autour de la valorisation du patrimoine d’El Hadj Oumar Foutiyou Tall, rappelant que manuscrits, objets et archives ne sont pas de simples vestiges, mais une mémoire vivante à transmettre aux générations futures.

Le retour du Khalife intervient à une date hautement symbolique. En ce jour de commémoration du rappel à Dieu de Thierno Mountaga Tall, ce voyage prend une dimension de continuité spirituelle. Il résonne comme un hommage silencieux à l’œuvre d’un père qui a consacré sa vie à la restauration de la dignité des ancêtres, à la quête de justice mémorielle et au renforcement des liens entre l’Afrique et le reste du monde.

Pour la Communauté oumarienne, ce retour n’est pas seulement la fin d’un déplacement. Il marque la transmission d’un flambeau, la fidélité à une voie faite de patience, de sagesse et de service. Il rappelle que la mission spirituelle s’inscrit dans le temps long, nourrie par la mémoire, la prière et l’engagement au quotidien.

La Communauté oumarienne, au Sénégal comme dans la diaspora, accueille ce retour avec recueillement et gratitude, priant pour que Dieu accorde Sa miséricorde au Cheikh Thierno Mountaga Tall, raffermisse la foi de son Khalife et continue de guider ses pas au service de la paix, de l’unité et de la dignité des peuples.

Paix et bénédictions sur les âmes des justes. Paix et continuité sur le chemin de la transmission.

Cheikh Seck NDONG

Hommage à Thierno Mountaga Tall:, Un grand Soufi de la Tidjaniya, et un humaniste exemplaire

Le Khalife Général Thierno Mountaga TALL est né à Démet, département de Podor (Sénégal) en 1914 et a grandi en Mauritanie à Boghé, terroir maternel, où il y a fait ses études coraniques chez Thierno Abda Dia.

Un grand Soufi de la Tidjaniya a reçu la formation dans les sciences islamiques, lettres arabes et mystiques chez ses maitres Thierno Ahmadou Sy à Djatar et Thierno Mouhamadou Zain-Eddine Ba, tous deux érudits islamiques et guides spirituels dans le département de Podor. Son dernier maître et initiateur fut son oncle paternel El Hadj Thierno Seydou Nourou TALL, fils de Nourou TALL, lui-même fils d’El Hadj Oumar TALL, de qui il a reçu toutes les perfections spirituelles et intellectuelles.

Thierno Seydou Nourou TALL fut un homme illustre, catalyseur de l’Islam en Afrique Occidentale, connu par ses dons dans les sciences islamiques, il a vécu 116ans. Ce grand illustre guide fut initié par ses grands maitres Thierno Ahmadou Moctar Sakho, grand Kadi et enseignant islamique à Boghé et de El Hadj Malick Sy, savant et saint de Tivaoune (Sénégal). Thierno Mountaga TALL dispense l’enseignement islamique en langue arabe et pulaar depuis 55 ans dans son école de Boghé (Mauritanie). Il a rejoint depuis son oncle Thierno Seydou Nourou TALL au Sénégal.

Le khalife général Thierno Mountaga TALL, après 35 ans sous l’ombre mystique de son oncle Thierno Seydou, qui mourut le 25 janvier 1980, devint l’héritier du trône spirituel et intellectuel dans la hiérarchie de la famille d’El Hadj Oumar. Il a continué à d’enseigner l’Islam en langue arabe et initie les fidèles à la perfection morale islamique dans la voie mystique de la Tidjaniya. Il a é té un grand Soufi de la tarîqa Tidjaniya jusqu’à son rappel à Dieu le 12 Janvier 2007.

Sa voie dans l’Islam est celle de concilier les êtres humains dans les valeurs célestes et les vertus humaines se basant sur les nobles principes du Coran et de la Sunna, au sens humaniste de tolérance et de dignité. Thierno Mountaga TALL est l’auteur d’un livre-archive en arabe sur la vie de son aïeul El Hadj Oumar, en 2 tomes.

Il fut président-créateur de la Ligue des Oulémas (savants islamiques-RABITA) du Sénégal et aussi président d’honneur de la ligue des Oulémas Marocco-sénégalais. A l’occasion de rencontres internationales, il a eu à visiter sur invitation des autorités des pays islamiques de l’Afrique du Nord, l’Iran, et l’Arabie Saoudite, sans oublier certains de l’Afrique de l’Ouest.

Grand humaniste et homme de paix, il a été présent dans les grands moments pour préserver cette paix entre des peuples musulmans de la sous-région. Les pauvres et les enfants trouvaient toujours un refuge auprès de Thierno, comme l’appelaient affectueusement ses amis et talibés.

Ousmane Macka LY, Doumga FM tabaldecom@gmail.com

Etudes médicales: Asfo accueille et trace la voie aux nouveaux bacheliers

L’Action Sanitaire pour le Fouta (ASFO) a organisé hier à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, une cérémonie d’accueil et d’orientation à l’intention des nouveaux bacheliers admis en médecine, pharmacie et odontostomatologie. Entre conseils académiques, témoignages inspirants et hommage appuyé à une figure de l’association, la rencontre a également permis de rappeler 25 années d’engagement sanitaire au service des populations du Fouta et du Sénégal.

La rencontre, empreinte de convivialité et de pédagogie, a réuni plusieurs personnalités du monde médical, institutionnel et associatif, venues partager leurs expériences et prodiguer de précieux conseils aux nouveaux étudiants.

En ouverture, le Dr Oumou Hanne a animé une communication très appréciée sur le parcours de l’étudiant en médecine, mettant en lumière les exigences académiques, la rigueur du travail, la persévérance et l’éthique indispensables à la réussite dans les études médicales.

Le parrain de la cérémonie, Dr Moucar Ly, ancien membre de l’ASFO et actuel Directeur général de l’hôpital Roi Baudouin de Guédiawaye, a, dans une allocution inspirante, exhorté les nouveaux bacheliers à faire preuve de discipline, d’humilité et de sens du service. Il les a invités à toujours garder à l’esprit la dimension humaine et sociale de leur future profession.

Prenant également la parole, l’honorable député Ismaël Diallo, élu du département de Podor, a prodigué des conseils axés sur la responsabilité, l’engagement citoyen et l’importance de mettre le savoir au service des communautés, en particulier celles du Fouta.

Moment fort de la cérémonie, M. Ousmane Macka Ly, journaliste–consultant en communication, Directeur général de la Radio Doumga FM (Matam) et premier Secrétaire général de l’ASFO, a été solennellement honoré. Un vibrant hommage lui a été rendu pour son engagement constant, sa détermination et sa contribution remarquable au développement du Sénégal en général, et du Fouta en particulier.

Dans son message aux nouveaux étudiants, M. Ousmane Macka Ly a rappelé l’importance des valeurs humaines dans la réussite universitaire : « Aujourd’hui marque une étape décisive dans votre parcours académique et humain. Être étudiant, ce n’est pas seulement apprendre des cours, mémoriser des formules ou réussir des examens. C’est avant tout apprendre la rigueur, cultiver la discipline et développer le sens des responsabilités. Respectez vos enseignants ainsi que le personnel administratif, cultivez l’esprit d’équipe et l’entraide. Surtout, n’oubliez jamais d’où vous venez. La société attend beaucoup de vous. En vous félicitant pour votre admission à l’université, nous avons confiance en votre capacité à relever ce défi avec honneur et responsabilité. Yoo Allah wallu ! »

À l’image du très dévoué Dr Mamadou Thioye, actuel président de l’ASFO, l’ensemble des intervenants a encouragé les nouveaux bacheliers à faire preuve de détermination, de solidarité et d’excellence, afin de devenir demain des professionnels compétents et engagés au service de la santé et du développement.

Par ailleurs, cette cérémonie a été l’occasion de rappeler le parcours remarquable de l’ASFO, qui totalise 25 années d’existence au service des populations. Durant ce quart de siècle, l’association a organisé 26 campagnes médicales annuelles gratuites, en plus de plusieurs campagnes médicales extraordinaires. Ces actions ont permis de couvrir 136 villages et sites, de consulter plus de 100 000 patients et de distribuer pour plus de 100 millions de francs CFA de médicaments, contribuant ainsi de manière significative à l’amélioration de l’accès aux soins dans le Fouta.

À travers cette initiative d’accueil et d’orientation, l’ASFO réaffirme son rôle de cadre d’accompagnement, de mentorat et de solidarité pour la jeunesse du Fouta engagée dans les filières médicales, avec l’ambition de former une relève compétente, responsable et profondément attachée à ses valeurs.

Par Ch. S. NDONG

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