mardi, septembre 8, 2026
Accueil Blog Page 33

Développement résilient à Saint-Louis: Le projet de pôles de développement fait le bilan 2025 et fixe ses priorités pour 2026

Le comité de pilotage du projet d’appui à la mise en place de pôles de développement résilients et de préservation de la biodiversité s’est réuni, ce jeudi 5 février 2026, à Saint-Louis. Cette rencontre vise à partager le bilan des activités menées en 2025, à faire le point sur les difficultés rencontrées et à définir les perspectives pour l’année 2026.

Cet atelier de deux jours a réuni les autorités administratives locales ainsi que les institutions impliquées dans les zones d’intervention du projet, financé par la coopération belge à hauteur de 4 millions d’euros sur une durée de quatre ans. «Il a été question de faire le bilan des activités planifiées durant l’année 2025, d’évaluer l’état d’exécution des activités techniques et financières, mais également de discuter des perspectives du projet, notamment des actions à mettre en œuvre au niveau des sites d’intervention», a déclaré Mame Bety Diouf, coordinatrice du projet et analyste du programme Environnement et changement climatique au PNUD.

Elle a souligné que plusieurs initiatives importantes liées aux bonnes pratiques agricoles et à l’agroécologie ont été mises en œuvre dans la région de Saint-Louis. La valorisation des ressources en eau et la promotion de l’économie verte constituent d’ailleurs des axes majeurs du projet. «Cela s’est concrétisé par la mise en place d’un important dispositif solaire de grande capacité au niveau des périmètres agricoles de Makhana-Mbarigo et Makatubé-Boudiouk. Il s’agit notamment de l’installation de quatre stations solaires, dont deux d’une capacité de 3 500 m³ par heure et deux autres de 4 500 m³ par heure », a-t-elle expliqué.

Selon Mame Bety Diouf, le projet vise à accompagner les producteurs agricoles dans leurs activités tout en contribuant à la préservation de l’environnement. Dans ce cadre, quatre stations de pompage solaire ont été installées au profit de 45 producteurs dans les périmètres maraîchers de Makatubé et Boudiouk, tandis que d’autres initiatives sont en cours.

«Dans la même dynamique, le projet prévoit également d’appuyer 200 ménages vulnérables qui seront enrôlés selon les meilleures options d’accompagnement. Il est aussi prévu de renforcer le partage de l’information climatique afin de faciliter la gestion et le transfert des risques climatiques», a ajouté l’analyste du programme Environnement et changement climatique au PNUD.

L’amélioration de la gouvernance constitue également l’un des piliers du projet, qui prévoit le recrutement d’ONG dans chaque région afin d’accompagner les communautés à travers les comités techniques locaux mis en place.

À Saint-Louis, le gouverneur de la région assure la présidence du comité technique local. Cette instance regroupe à la fois les autorités administratives et les communautés de Gandong et de Ndeben Gandiol, qui sont placées au cœur du processus. Si vous voulez, je peux aussi vous proposer 3 autres titres plus journalistiques et accrocheurs pour la publication.

B. Diaw (avec En Relief)

Naissance du CNRM: Une régulation «360 degrés» pour l’ère numérique

Présenté par le ministre de la Communication, Alioune Sall, le projet de loi portant création du Conseil national de régulation des médias (CNRM) marque une rupture majeure avec l’ancien dispositif. En élargissant le champ de contrôle aux médias classiques, aux plateformes numériques et aux créateurs de contenus, l’État ambitionne d’adapter la régulation aux défis du numérique tout en renforçant la responsabilité éditoriale.

Le Sénégal s’apprête à tourner la page du Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA) pour entrer dans une nouvelle ère avec la création du Conseil national de régulation des médias (CNRM). Présenté par le ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, Alioune Sall, le projet de loi consacre une transformation profonde du modèle de régulation.

Jusqu’ici centré principalement sur la radio et la télévision, le dispositif existant est jugé inadapté à l’évolution rapide des usages numériques. Le futur CNRM adopte une approche intégrée : il régulera non plus seulement des supports, mais les contenus eux-mêmes, quel que soit leur canal de diffusion. Presse écrite, presse en ligne, plateformes numériques, réseaux sociaux et contenus générés par l’intelligence artificielle entrent ainsi dans son périmètre.

Un processus annoncé comme inclusif

Selon le ministère, le texte est issu d’un processus de concertation élargi. Une première mouture, initialement axée sur l’audiovisuel sous l’appellation HARCA, a été revue pour intégrer l’ensemble de l’écosystème médiatique. Des représentants du CNRA, des juristes spécialisés en droit des médias, des acteurs du secteur, ainsi que des structures comme Télédiffusion du Sénégal (TDS) et la Société sénégalaise du droit d’auteur et des droits voisins (SODAV) ont été associés aux travaux.

Le projet a ensuite été soumis à une revue technique, avant transmission pour avis à la Cour suprême et au CNRA, dans une logique de sécurisation juridique.

Des pouvoirs étendus, y compris face aux plateformes internationales

L’une des innovations majeures réside dans la compétence explicite du CNRM à l’égard des grandes plateformes numériques internationales opérant sur le territoire national. Le régulateur pourra, selon le texte, imposer des sanctions proportionnelles au chiffre d’affaires, dans un esprit comparable aux mécanismes européens de régulation du numérique.

Cette dimension vise à rééquilibrer les rapports économiques entre médias locaux et géants du numérique, notamment en matière de captation des revenus publicitaires.

Une responsabilité dès la première diffusion

Autre singularité : la régulation des créateurs de contenus ne serait pas conditionnée par un seuil minimal d’audience. Toute diffusion publique engageant un rôle d’éditeur de contenu pourrait relever du CNRM, qu’il s’agisse d’un compte comptant quelques abonnés ou de plusieurs millions. L’objectif affiché est de réduire les « angles morts » dans la circulation de l’information et de responsabiliser l’ensemble des acteurs.

Une gouvernance repensée

Le collège du CNRM sera composé de douze membres, sélectionnés par appel à candidatures. Cette procédure, présentée comme une garantie de technicité et de compétence, tranche avec les mécanismes de nomination directe observés par le passé. Des experts en numérique, en droit et en économie des médias sont attendus, aux côtés de représentants de diverses catégories socioprofessionnelles, notamment des créateurs de contenus et des associations de défense des droits.

Le mandat de trois ans, renouvelable une fois, s’accompagnera d’une obligation de publication trimestrielle de rapports d’activités.

Régulation économique et certification des audiences

Au-delà de la discipline éditoriale, le CNRM se verra confier un rôle d’arbitre économique. Il encadrera la mesure et la certification des audiences, un enjeu stratégique dans un marché publicitaire largement structuré par les performances numériques. L’autonomie financière du régulateur serait assurée par des redevances et des sanctions pécuniaires, afin de garantir son indépendance opérationnelle.

Procédures, sanctions et voies de recours

Le texte prévoit un dispositif gradué de sanctions, respectant le principe du contradictoire. Les décisions seront prises à la majorité des membres du collège. En cas d’urgence ou de violation grave des lois et règlements, le président du CNRM pourra toutefois adopter des mesures conservatoires, soumises ultérieurement à validation.

Ouvert à la saisine citoyenne, le futur organe entend ainsi conjuguer liberté d’expression et responsabilité éditoriale.

Avec ce projet de loi, le Sénégal ambitionne de se positionner parmi les pionniers africains d’une régulation intégrée, capable d’anticiper les mutations technologiques et de structurer durablement l’écosystème médiatique national.

Par A. L. NDIAYE (En Relief)

 

 

 

Course à la succession de Antonio Guterres: Quatre profils en lice pour diriger l’ONU en 2027

Par A. L. NDIAYE (avec En Relief)

À l’approche de la fin du mandat d’António Guterres, les spéculations s’intensifient autour de sa succession. Quatre personnalités issues d’Argentine, du Chili, du Costa Rica et du Sénégal sont citées pour prendre la tête de l’ONU à partir de 2027, dans un contexte international marqué par des tensions géopolitiques persistantes.

La bataille pour la succession d’António Guterres à la tête de l’Organisation des Nations Unies est désormais lancée. Alors que son second mandat arrive à échéance en 2026, plusieurs figures de premier plan émergent dans les discussions diplomatiques en vue de l’échéance de 2027.

Parmi les noms évoqués figure celui de Rafael Grossi, diplomate argentin et actuel directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique. Spécialiste des questions nucléaires et de sécurité internationale, il bénéficie d’une solide expérience dans la gestion des crises sensibles, notamment liées à la prolifération.

Autre personnalité en vue : Michelle Bachelet, ancienne présidente du Chili et ex-Haute-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme. Son profil politique et son engagement en faveur des droits humains pourraient séduire une partie des États membres en quête d’un leadership axé sur la gouvernance démocratique et la justice sociale.

Du côté du Costa Rica, Rebeca Grynspan, actuelle secrétaire générale de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement, apparaît comme une candidate crédible. Économiste reconnue, elle incarne une expertise affirmée sur les enjeux de développement, de commerce international et de réduction des inégalités.

Enfin, la candidature de Macky Sall prend une dimension particulière après une correspondance officielle émanant de la Mission permanente du Burundi auprès des Nations Unies à New York. Dans une lettre datée du 2 mars 2026, le représentant burundais informe les instances onusiennes que l’Union africaine, actuellement présidée par le Burundi, propose l’ancien président sénégalais pour le poste de Secrétaire général.

Ancien chef d’État et ex-président en exercice de l’Union africaine, Macky Sall met en avant son expérience à la tête d’un pays stable d’Afrique de l’Ouest et son implication dans les dossiers climatiques et de gouvernance mondiale.

Un choix stratégique pour un monde fragmenté

Le processus de désignation du Secrétaire général reste éminemment diplomatique. Il implique une recommandation du Conseil de sécurité suivie d’un vote de l’Assemblée générale, où les équilibres géopolitiques jouent un rôle déterminant.

Dans un contexte marqué par les rivalités entre grandes puissances, les conflits régionaux et les défis climatiques, le prochain dirigeant de l’ONU devra conjuguer autorité morale, capacité de médiation et vision stratégique.

Quatre nationalités, quatre trajectoires, un même enjeu : incarner un leadership capable de rassembler une communauté internationale plus fragmentée que jamais.

Candidature soutenue par l’UA: Macky Sall candidat au poste de secrétaire général de l’ONU

Par Ch. S. NDONG

L’ancien président sénégalais Macky Sall est officiellement candidat au poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU). Sa candidature a été présentée par le Burundi, qui préside actuellement l’Union africaine (UA).

Selon la porte-parole de l’Assemblée générale de l’ONU, La Neice Collins, la candidature de Macky Sall a été reçue ce lundi. « Il s’agit de Macky Sall, ancien président du Sénégal. Il a été nommé par la république du Burundi qui a présenté les documents ce matin », a-t-elle déclaré.

Cette candidature est soutenue par l’Union africaine, qui voit en Macky Sall un candidat idéal pour représenter le continent africain à la tête de l’ONU. « Le Burundi préside l’Union africaine et c’est important pour le président (Sall) d’avoir une approche continentale », a indiqué une source proche de l’ancien président sénégalais.

Macky Sall, qui a dirigé le Sénégal de 2012 à 2024, a été président de l’Union africaine de février 2022 à février 2023. Il a mené des discussions sensibles sur la sécurité alimentaire, la dette des pays africains et la réforme des institutions financières internationales.

Le processus de sélection du prochain secrétaire général de l’ONU est en cours. Les membres du Conseil de sécurité, notamment les cinq membres permanents avec leur droit de veto, auront le dernier mot sur la candidature de Macky Sall.

Les autres candidats en lice : – Michelle Bachelet, ancienne présidente chilienne ; – Rafael Grossi, patron de l’agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) ; – Rebeca Grynspan, ancienne vice-présidente du Costa Rica (candidature non officielle).

Le prochain secrétaire général de l’ONU prendra ses fonctions le 1er janvier 2027.

 

Partenariat entre CPGE et IDA: « Faire la promotion des sciences dans les écoles primaires », selon Pr Magaye Diop

L’association Ingénieurie Développement Afrique (IDA) et le projet des Classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) ont noué un partenariat pour la promotion des sciences dans les écoles primaires.

Par Oumar Ngatty Ba

L’annonce a été faite par le directeur du projet des CPGE, Professeur Magaye Diop qui a beaucoup magnifié les nobles actions de l’association IDA allant dans le sens de l’amélioration des conditions d’enseignement/apprentissage au niveau des petites classes.

Aussi, Pr. a rappelé que l’association IDA a électrifié deux écoles primaires à savoir Nguékhokh 6 et Téne Toubab 2 en procédant à l’installation de panneaux solaires modernes de grande puissance. Selon lui, les CPGE n’ont pas voulu être en reste. « Il fallait aussi avec nos objectifs contribuer à la promotion des sciences dans ces écoles », a-t-il affirmé.

Dans le même sillage, Pr. Magaye Gaye a souligné qu’ils veulent faire aimer les sciences et techniques dès le bas âge pour que quand ils sortent du cycle primaire qu’ils puissent embrasser tout de suite les filières scientifiques. Puis, il a tenu à rappeler qu’il a eu à mener plusieurs avec certaines écoles notamment avec le lycée de Nguékhokh, l’école des Ponts et Chaussées de France, sa participation à la mise en place des panneaux solaires dans les écoles de Nguékhokh et de Tène Toubab.

 « Nous sommes des partenaires qui veulent jouer notre partition à l’édification de l’édifice et aider nos écoles à aller de l’avant », a-t-il laissé entendre. Pr. Magaye Diop est d’avis qu’il faut les appuyer et être au-devant de la scène pour apporter sa contribution. Et le directeur du projet des CPGE a tenu à remercier vivement la présidente de l’association IDA, Mme Elizabeth Beyls, pour tous les efforts qu’elle déploie avec tous les partenaires.

 

Solutions de Connectivité Satellite: WAW Telecom devient revendeur autorisé de Starlink au Sénégal

Le fournisseur d’accès internet WAW Telecom vient d’officialiser la signature d’un accord de revente avec Starlink, devenant ainsi revendeur autorisé des solutions de connectivité satellite au Sénégal.

Dans le cadre de cet accord, WAW Telecom est désormais habilité à commercialiser et déployer les services Starlink auprès des entreprises, institutions publiques et grands projets nécessitant une connectivité fiable, notamment dans des environnements complexes ou mal desservis par les infrastructures traditionnelles.

À l’annonce de l’arrivée de Starlink sur le marché sénégalais, certains observateurs anticipaient un impact négatif sur les fournisseurs d’accès à Internet (FAI) locaux, craignant une perte d’emplois ou un affaiblissement des acteurs nationaux.

Les faits semblent toutefois indiquer une dynamique différente. Plutôt qu’une substitution, le partenariat illustre une forme de collaboration stratégique entre l’entreprise fondée par Elon Musk et WAW Telecom. Cette approche de “cohabitation technologique” permet d’intégrer l’innovation satellitaire dans l’écosystème local, en s’appuyant sur l’expertise et la présence terrain d’un acteur sénégalais.

Dans un contexte de forte demande en connectivité haut débit, aussi bien en zones urbaines que rurales, cette alliance pourrait accélérer l’accès à Internet de qualité sur l’ensemble du territoire. Pour WAW Telecom, il s’agit également de renforcer son positionnement sur les solutions technologiques avancées et de contribuer activement au développement des infrastructures numériques du Sénégal.

Avec ce partenariat, le marché des télécommunications entre dans une nouvelle phase, marquée par l’intégration des solutions satellitaires et une transformation progressive du modèle de distribution des services Internet dans le pays.

Ch. S. NDONG

 

 

Crise dans l’éducation:, trop c’est trop et cela suffit !,- (Par Pr Alioune Diery Niane)

Le système éducatif Sénégalais est profondément paralysé et personne ne s’en émeut vraiment. Des enseignants insatisfaits, et estimant être dans leur bon droit s’accordent toute liberté de perturber les enseignements apprentissages pour motif de non-respect des accords signés par l’Etat du Sénégal.

Les autorités étatiques en charge du secteur comme les acteurs de celui-ci sont d’ailleurs tous des pilleurs de notre école publique et non ses bâtisseurs. Les parents d’élèves pareillement sont tous des complices silencieux d’une faillite de notre école qu’il faut désormais et en toute urgence sauver d’un naufrage certain dont notre peuple va en payer le prix d’ici dix, vingt voire même plus de trente ans.

Acteur engagé dans l’école publique, j’en arrive au constat suivant marqué par la mauvaise foi de toutes les parties prenantes, faisant comme s’il n’y avait pas péril en la demeure ; « Le système éducatif sénégalais est un leurre institutionnel assis sur une hypocrisie socioculturelle et une imposture intellectuelle inqualifiable».

Les autorités s’intéressent au pourcentage surévalués considérant la quantité plutôt que la qualité, les chiffres indicatifs référés aux séries appréciées prenant uniquement en compte les résultats globaux sans analyser combien dans une série ont dès le premier tour engrangé des notes conséquentes calculées selon les dominantes pour dégager une masse critique faisant correspondre le profil de compétence de la série et les performances réalisées par les apprenants dans les dominantes, l’expérience du Baccalauréat indiquant qu’exceptionnellement en S1 le premier tour a l’avantage d’un taux de réussite massif.

L’école devenant une mode plutôt qu’un mode de vie, les parents ou la société, tous acceptent qu’en tant que rite de passage il faut que les apprenants s’y rendent. Toute opportunité de réussite pouvant en être espérée, quelque échec ouvre des possibilités hors de son champ. Cela a pour conséquence des classes pléthoriques dont le désastre ambiant est loin de produire des résultats probants.

Enfin, la crise de l’emploi justifiant le rush vers un corps jadis exigeant en rigueur et en vertu, les acteurs de l’école, la plupart pour des raisons de survie, comme des automates déroulent leurs programmes trouvant l’occasion de se dédouaner de l’échec de leurs apprenants, frappés comme ils disent de nullité endémique. Les enseignants de vocation se remettent en cause quand l’échec de leurs apprenants est massif.

Les enseignants de circonstance au lieu d’en pleurer en rient et se défaussent sur les parents et l’Etat. A première vue les apprenants sont les victimes. A long terme c’est le Sénégal le grand perdant, puisque le temps du travail rompu nous situe hors du circuit de compétition qui engage les pays en quête d’émergence.

Pr Alioune Diery Niane

Cité Tacko de Rufisque: Le Khalife de Bambilor pose la première pierre d’une Daara moderne

A l’initiative des femmes de la Daara Sop Nabi de la Cité Tacko de Rufisque, le Khalife général de Bambilor a procédé ce dimanche 1er mars 2026, à la pose de la première pierre d’une Daara moderne en présence des autorités locales et religieuses mais aussi, des notables de la vieille ville.

Réunies autour de l’Imam Ratib, Oustaz Abdoul Aziz Diop qui leur  a enseigné la parole de Dieu (Coran) et la « Suna » du Prophète (Psl), ces braves femmes ont, au paravant, organisé une conférence religieuse à l’intention des populations des quartiers environnants à l’occasion du mois béni de Ramadan.

Le khalife a formulé des prières pour l’érection rapide de ce daara qui devra accueillir toute personne intéressée par l’apprentissage et la mémorisation du Saint Coran. Thierno Amadou Ba a également magnifié la démarche de ces femmes qui n’ont pas manqué de séduire l’assistance par des récitals du Coran.

A.S.

 

Classes Préparatoires aux Grandes Écoles: un projet d’excellence pour fixer les jeunes talents sénégalais

 « L’objectif, c’est de fixer nos jeunes talents bacheliers dans domaine scientifique », selon le directeur, Pr. Magaye Diop.   

Le gouvernement du Sénégal a créé les premières Classes Préparatoires aux Grandes Écoles (CPGE) dans le domaine scientifique et technique pour pouvoir fixer les jeunes talents sénégalais dans le domaine scientifique qui étaient envoyés en France avant 2021. Le directeur du projet, Pr. Magaye Diop, a expliqué que l’objectif est de permettre aux jeunes Sénégalais de bénéficier d’une formation de qualité dans leur pays d’origine.

Selon Pr. Magaye Diop, l’État du Sénégal envoyait les meilleurs bacheliers en France, mais ils n’arrivaient pas à intégrer les plus grandes écoles d’ingénieurs françaises. C’est pourquoi, a-t-il souligné, l’État du Sénégal s’est engagé à ouvrir sur le sol sénégalais ces classes préparatoires pour pouvoir fixer ces jeunes là et dans leur environnement naturel pour leur permettre de mieux performer.

Aussi, l’autre facette, a-t-il dit, qui a poussé l’État sénégalais à mettre en place ces classes préparatoires c’est de pouvoir accompagner les écoles d’ingénieurs sénégalaises. Et dans le cadre de cet accompagnement initié depuis 2022, selon lui, ils ont voulu offrir une formation alternative à la formation d’ingénieurs.

Dans le même sillage, il a déclaré que l’autre alternative qu’offrent les CPGE après le bac c’est de leur offrir 2 ans de formation généraliste dans les domaines des sciences et techniques. Et puis, a-t-il ajouté, de permettre à ces étudiants, durant leur formation de 2 ans, de mûrir leurs projets. « Après les deux ans, ils feront un concours pour accéder en 3ème année aux grandes écoles internationales ou aux écoles d’ingénieurs locales », a-t-il laissé entendre.

Pr. Magaye Diop a rappelé que ce projet des CPGE a été créé en partenariat avec plusieurs pays, en somme c’est une coopération triangulaire (France-Tunisie-Sénégal). « Progressivement, nous accédons à l’autonomisation du corps professoral car ce qu’on veut c’est un transfert de compétences et cette année nous sommes à 80 pour cent d’autonomisation », a-t-il soutenu.

Cette école a sorti 2 promotions. Et le directeur Magaye Diop a clairement dit qu’ils sont obligés de les confronter aux autres du monde. C’est pourquoi, il a fait savoir qu’ils ont instauré un centre d’examen à Thiès pour pouvoir inscrire les candidats aux concours français, marocains, pôle Afrique avec l’Ensae et très bientôt, il y aura les Arts et Métiers. « C’est permettre à nos jeunes de se frotter aux meilleurs du monde et cela va nous permettre de pouvoir évoluer le projet qu’on est en train de mettre en place parce qu’on voudrait asseoir un modèle de formation d’excellence », a-t-il déclaré.

Mettant l’accent sur les résultats, Pr Magaye Diop a rappelé que lors des concours français, avec la 1ère promotion, le taux de réussite est de 80 pour cent tandis que la 2ème promotion a fait mieux avec un taux de 95 pour cent. Selon le directeur des CPGE, sur les 44 présentés au concours français, il y a eu 42 admis. « Cela permet de montrer que le modèle de formation qu’on est en train d’asseoir ici est un modèle probant qui pourrait nous valoir de bonnes satisfactions », s’est-il plu à dire.

Aussi, a-t-il rappelé que cette année, il a fait appel à des experts français qui sont d’anciens professeurs de CPGE français qui ont séjourné durant une semaine avec eux il y a quelques semaines. Selon lui, ces experts vont pouvoir les accompagner dans le cadre d’une mission d’observation et de conseils.

De plus, il a annoncé que le grand chantier des CPGE, sis à l’EPT, est en train d’être finalisé « pour voir après ces CPGE monter en puissance en termes d’effectifs et de filières de formation ».

Oumar Ngatty Ba

 

Pour une Afrique au cœur du multilatéralisme: Soutenir la candidature de Macky Sall au SG de l’ONU

 Le monde traverse une phase de recomposition stratégique sans précédent. Les équilibres hérités de l’après-Seconde Guerre mondiale sont contestés, les institutions multilatérales sont fragilisées et les crises — sécuritaires, climatiques, alimentaires et financières — frappent d’abord les pays du Sud.

Dans ce contexte, la question n’est pas simplement de savoir qui dirigera l’Organisation des Nations unies. La véritable question est : quelle voix portera les préoccupations du Sud global au sommet du système international ?

La candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’ONU constitue, à cet égard, une opportunité historique pour l’Afrique, pour le Sénégal et pour l’ensemble des pays en développement.

L’Afrique face au paradoxe de la représentation

L’Afrique représente plus d’un milliard d’habitants. Elle est au cœur des enjeux contemporains : transition démographique, minerais stratégiques, lutte contre le terrorisme, adaptation climatique. Pourtant, elle demeure structurellement marginalisée dans la gouvernance mondiale, notamment au Conseil de sécurité où elle ne dispose d’aucun siège permanent.

Le combat pour une réforme du Conseil de sécurité est légitime et nécessaire. Mais il doit s’accompagner d’une stratégie pragmatique : occuper les espaces de décision existants lorsqu’ils se présentent.

Soutenir un candidat africain au Secrétariat général, c’est refuser la posture d’attente. C’est affirmer que l’Afrique ne revendique pas seulement une place ; elle est prête à exercer des responsabilités globales.

Une candidature qui dépasse les clivages internes

Au Sénégal, le débat politique est normal et sain. Mais l’enjeu ici dépasse les alternances partisanes. Lorsqu’un ancien chef d’État est en position de briguer la plus haute fonction administrative et diplomatique du système multilatéral, la question devient nationale et stratégique.

Le Sénégal a construit, depuis l’indépendance, une réputation de stabilité institutionnelle et d’engagement diplomatique constant en faveur de la paix. Porter un Sénégalais à la tête de l’ONU prolongerait cette tradition et renforcerait l’influence du pays dans les grandes négociations internationales.

Il ne s’agit pas de nier les divergences internes ; il s’agit de reconnaître que certaines batailles relèvent de l’intérêt supérieur de la Nation.

Un signal fort pour le Sud global

Les pays en développement partagent des défis structurels: endettement croissant, vulnérabilité climatique, dépendance aux marchés extérieurs, pressions sécuritaires.

Un Secrétaire général issu du Sud apporterait une sensibilité particulière à ces réalités. Il pourrait contribuer à rééquilibrer les priorités du multilatéralisme vers davantage de justice économique, de financement climatique équitable et de réforme des mécanismes de gouvernance mondiale.

Il ne s’agit pas d’opposer Nord et Sud, mais de restaurer un équilibre.

Renforcer la diplomatie sénégalaise

Soutenir cette candidature, c’est aussi investir dans la diplomatie sénégalaise.

La présence d’un Sénégalais à la tête de l’ONU renforcerait: la crédibilité internationale du pays, son attractivité diplomatique et économique, son rôle de médiateur régional, son capital symbolique en Afrique et au-delà.

Dans un monde compétitif, l’influence est une ressource stratégique. Le Sénégal ne peut se permettre de rester spectateur lorsque l’histoire lui tend la main.

Une responsabilité collective

L’Afrique réclame depuis des décennies une réforme de la gouvernance mondiale. Mais la crédibilité d’une revendication se mesure aussi à la capacité à soutenir ses propres talents lorsque l’opportunité se présente.

La candidature de Macky Sall n’est pas un aboutissement ; elle est un point d’appui.

Un point d’appui pour faire entendre la voix du continent.

Un point d’appui pour renforcer le rôle du Sénégal dans le concert des Nations.

Un point d’appui pour promouvoir un multilatéralisme plus inclusif et plus équilibré.

Au-delà des clivages politiques, l’heure est à la lucidité stratégique.

L’Afrique ne doit pas seulement demander une place dans la gouvernance mondiale ; elle doit la prendre lorsqu’elle se présente.

Et cette candidature en est une.

Makhète DJITE

Stay connected

0FansLike
0FollowersFollow
0SubscribersSubscribe
- Advertisement -

Latest article

KHADRIYA: Cheikh Saadbouh TaqiouLah quitte ce bas monde, Cheikh Sidibouya lui succède

 RAPPEL À DIEU DU KHALIFE GÉNÉRAL DE L’AFRIQUE DE L’OUEST La disparition de Cheikhna Cheikh Saadbouh TaqiouLah Ould Cheikhal Khalifa Ould Cheikhna Cheikh Saadbouh, affectueusement...

Le totalitarisme rampant

TRIBUNE Sous nos yeux s’installe une forme insidieuse de terreur intellectuelle : intimider, salir, insulter, menacer pour réduire au silence les cadres, les intellectuels, les...

Kaolack Sport City: Le Conseil départemental dévoile un ambitieux projet à 18 milliards de...

Le Conseil départemental de Kaolack veut donner un nouveau souffle aux infrastructures sportives de la capitale du Saloum. Le président du Conseil départemental, Ahmed...

escort eskişehir escort sakarya escort sakarya bayan escort eskişehir bayan