lundi, septembre 7, 2026
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Agriculture et genre: Les acteurs du secteur s’engagent à corriger les disparités

Connaissant les enjeux de l’heure, les disparités au niveau des facteurs de production que ce soit pour les hommes ou les femmes, les acteurs du secteur de l’agriculture ont tenu un atelier de renforcement de capacité, hier, sur la Gestion axée sur les résultats sensible au genre (Garsg).

Le Programme d’appui au programme national d’investissement de l’agriculture du Sénégal (Papsen-Pais) et le Programme multinational de renforcement à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle au Sahel (P2rS) ont convenu d’un partenariat d’une durée d’un an renouvelable. Les deux programmes entendent conjuguer leurs efforts pour une parfaite convergence autour de leur domaine d’intérêt commun parmi lesquelles les acteurs prônent le développement organisationnel et la promotion de l’équité et de l’égalité de genre.

La coordinatrice de la Cellule Genre, Sokhna Mbaye Diop, conseillère technique et au ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural (Maer) a souligné que a formation a pour objectifs général de donner aux participants et participantes des aptitudes et connaissances pratiques. Il s’agit des techniques de base et des outils en planification, gestion et  suivi des activités, projets et programmes dans une approche axée sur les résultats sensibles à la dimension genre.

Mme Diop a fait comprendre que le genre occupe une place centrale dans l’intervention du P2rS et du Paosen, «c’est pourquoi un programme d’activités spécifiques et transversal a été élaboré pour un accès équitable des hommes et des femmes aux opportunités qu’offre les deux programmes». L’objectif visé à travers ce partenariat, c’est de développer une synergie dans le cadre de leurs interventions.

En encrage au Maer, le P2rS et le Papsen-Pais sont en droite ligne avec les politiques et stratégies du Sénégal concourant au développement rural dans le respect de l’équité et l’égalité telles que le PSE, le Pracas, la Sneeg. Aussi dans leurs interventions, le coordonnateur du P2rS Younoussa Mbalo a soutenu que le genre contribue à l’atteinte des Objectifs de développement durable (Odd) 2, 5 et 8.

Dans les deux programmes, les principes de la Garsg sont appliqués pendant tout le cycle de vie d’un programme. La Garsg implique l’utilisation d’outils de planification/gestion de programme: modèle logique, cadre de mesure de rendement et registre des risques. Cette approche de gestion met l’accent sur l’atteinte des résultats, la mise en œuvre de mesures du rendement, l’apprentissage, l’adaptation ainsi que la production de rapports sur le rendement.

Evoquant la politique Genre des deux programmes, M. Mbalo a précisé qu’il est important d’inclure des résultats clairs, mesurables et réalisables pour promouvoir l’équité et l’égalité de genre. Pour ce faire tous les acteurs impliqués dans la mise en œuvre des activités de la planification à l’évaluation doivent s’approprier des principes, des approches et des outils de la GAR sensible au genre ; d’où  l’importance de cette session de formation co- organisée par le Papsen-Pais et le P2rS. 31 personnes du Pais, du P2rS et autres structures du Maer ont participé à cette session de renforcement de capacité.

Ch. Seck NDONG

Quai de pêche de Ndangane Sambou: Les pêcheurs vont bénéficier d’une infrastructure d’un coût de 326 000 000 F Cfa

Dans le cadre du renforcement des capacités de débarquement et de la valorisation des produits de la pêche pour la région de Fatick, le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime Oumar Guéye a procédé, hier, à la pose de la première pierre pour la construction du quai de pêche de Ndangane Sambou. Financée par l’Union Européenne pour un montant estimé à 326 millions de francs Cfa, cette infrastructure va contribuer à assurer et faciliter la mise sur le marché des produits pêchés dans les îles et la distribution des produits alimentaires dans la région de Fatick mais également au niveau national.

En procédant à la Cérémonie de pose de la première pierre du projet d’aménagement du quai de pêche de Ndangane Sambou, le ministre Oumar Guèye a indiqué que le Gouvernement du Sénégal traduit en acte un engagement du Président de la République, Macky SALL,pour l’amélioration des conditions de travail des acteurs de la pêche notamment des pêcheurs, mareyeurs et micro mareyeurs. Il a rappelé que la pêche contribue à hauteur de 3,2% au PIB national et constitue le premier poste d’exportation avec 244,16 milliards de recettes d’exportation en 2017. La consommation per capita est de 29,9 kg par an avec plus de 70% de participation à la couverture des besoins en protéines d’origine animale. Selon lui, le secteur de la pêche constitue un des moteurs de croissance sectorielle devant favoriser la transformation structurelle de l’économie telle que définie dans le Plan Sénégal Emergent (PSE), référentiel unique des politiques de développement économique et social du Sénégal. Elle joue à ce titre un rôle central de renforcement de la sécurité alimentaire ainsi que la création de richesses et d’emplois.

D’un coût global de trois cent vingt-six millions (326 000 000) francs CFA, ce quai comprend, un débarcadère, un laboratoire, un poste de surveillance, une salle de réunion, un poste de contrôle, des vestiaires et sanitaires, un loge gardien, des abris moteurs, un magasin, une aire de manœuvre, une aire de chargement, un parking extérieur, une piste d’accès, des guérites, des aménagements pour l’accostage, la clôture du site, un réseau d’assainissement, une réserve pour l’extension. La réalisation de l’ouvrage dans les délais requis et conformément aux spécifications techniques prévues dans le contrat, permettra à coup sûr, de renforcer la qualité hygiénique et sanitaire des produits et d’améliorer les conditions de travail des acteurs et la rente des produits. La cérémonie a eu lieu en présence du maire de Fimela, Karim Séne, du Gouverneur de Fatick, du représentant de l’Union Européenne ainsi que d’autres autorités administratives, religieuses.

La dynamique de mise en œuvre des réalisations ci-dessus évoquées, souligne le ministre, va se poursuivre pour permettre à la pêche de mieux contribuer au renforcement de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, ainsi qu’à la croissance bleue. A son avis, le quai de pêche de Ndangane Sambou vient matérialiser la mise en œuvre effective d’un des projets phares du Plan d’actions prioritaires (Pap) 2016-2018 du PSE et satisfaire ainsi une vieille doléance des populations de Ndangane et environs. Avec ce quai moderne, les pêcheurs, mareyeurs et micro mareyeurs bénéficieront de conditions de travail améliorées en matière d’hygiène et de sécurité. Ils disposeront également de produits de meilleure qualité et de plus grande valeur.

Pèche: Le Sénégal et la Guinée Bissau signent un nouveau protocole

Le nouveau protocole d’application de la Convention de 1978, dans le domaine des pêches maritimes signé lundi, à Bissau, entre le Sénégal et la Guinée Bissau s’inscrit dans la lignée des précédents textes et s’appliquera dans un esprit de gestion durable de la ressource.

Bonne nouvelle pour les acteurs de la pêche. Après de longues négociations, le ministre de la Pêche et de l’économie maritime, Oumar Guèye et son homologue bissau-guinéen Maria Adiatu Djalo Nandingna ont signé, le 14 janvier 2019, à Bissau, le nouveau protocole d’application de la convention entre les  deux pays, dans le domaine des pêches maritimes. Le présent protocole d’une durée de deux ansprécise les modalités pratiques de mise en œuvre de la coopération dans le domaine de la pêche maritime.

Le  nouveau protocole d’application de la Convention de 1978, dans le domaine des pêches maritimes signé entre le Sénégal et la Guinée Bissau s’inscrit dans la lignée des précédents textes. Ilpermet aux pêcheurs artisanaux et industriels du Sénégal d’accéder aux eaux territoriales de la Guinée Bissau. «La République du Sénégal et la République sœur de Guinée-Bissau sont deux pays amis et frères, liés depuis plusieurs décennies, par la culture, l’histoire et la géographie et qui partagent des valeurs et des traditions communes. Ce lien est partiellement illustré par la signature à Dakar, le 1er avril 2016 du dernier Protocole d’application de la Convention dans le domaine des pêches maritimes, lequel a été prorogé par un mémorandum», a rappelé Oumar Guèye. Le mémorandum de prorogation du dernier protocole signé à Dakar, le 1er avril 2016 a pris fin le 31 décembre 2018. 

Les deux ministres se sont engagés à renforcer la coopération bilatérale notamment dans le domaine de la pêche, la formation et la mutualisation des moyens pour le suivi, le contrôle et la surveillance des pêches mais également pour la recherche appliquée à l’évaluation des stocks halieutiques et à la qualité sanitaire des poissons, mollusques et crustacés.

Selon Oumar Guèye, les résultats satisfaisants du précédent protocole, ont motivé la signature d’un nouvel instrument juridique de coopération bilatérale. « Ce Protocole offre des conditions propices à un développement harmonieux et une croissance soutenue du secteur de la pêche dans nos deux pays. Il donne un cadre légal sécurisé pour nos acteurs du secteur », a commenté le ministre sénégalais de la Pêche et de l’économie maritime.

Oumar Guèye et Maria Adiatu Djalo Nandingnaont renouvelé leur engagement à faire du secteur de la pêche un axe majeur de coopération et d’intégration économique, compte tenu de son rôle stratégique en tant que vecteur de développement socio-économique et de facteur incontournable de la sécurité alimentaire. Ils ont insisté sur la nécessité d’adopter de nouvelles approches  sur la durabilité des pêches, de lutter contre la pêche illicite non déclarée et non réglementée (Inn), de promouvoir l’évaluation et la connaissance des stocks des ressources, d’encourager les opérateurs privés à une plus grande participation pour renforcer leurs liens d’amitié et de fraternité.

LE CONCEPT D’EMERGENCE (Par Moubarack LO) Auteur du livre « Emergence économique des Nations , Définition et mesure : Editions Harmattan, Mars 2017 »

Selon le dictionnaire Le Robert,«émerger »  se dit d’un phénomène «qui s’impose à l’attention par sa valeur ». Subséquemment, on peut considérer qu’un pays, anciennement pauvre, émerge lorsqu’il suscite l’intérêt et se démarque de la masse des nations sous-développées et situées en marge des échanges mondiaux de biens, de services et d’idées. 
Mais, à partir de quel moment, dans son cheminement vers le progrès économique, peut-on considérer qu’un pays est réellement devenu émergent ? Cette question est d’autant plus pertinente qu’aujourd’hui plusieurs pays, sur tous les continents, prétendent avoir atteint le stade de l’émergence ou sont en voie de l’être. Et, il est d’autant plus difficile de les départager qu’il n’existe à ce jour aucune définition consensuelle de la notion d’émergence. La même problématique se posait avec le concept de « décollage » de Walt W. Rostow. 
La notion d’émergence est une variation, adaptée à la mondialisation en cours, sur le même thème de « décollage ». Elle marque un réel point tournant, faisant passer un pays pauvre d’un équilibre de faible croissance à un meilleur équilibre de croissance forte, durable et diversifiée, dans un contexte de stabilité macro-économique.  

Bien cerné, le concept d’émergence viendrait ainsi apporter une grande contribution à la théorie du développement. Car, jusqu’ici le seul but fixé aux nations pauvres est de chercher à converger avec les pays riches. Or, la convergence est un chantier de longue portée (des dizaines voire des centaines d’années), comme en atteste l’histoire économique contemporaine. Et, ne retenir comme cible que cet horizon lointain conduirait à inclure, pour longtemps, dans le même ensemble de pays en développement, des nations aux trajectoires et aux perspectives fort diverses.   

Des trajectoires divergentes des pays pauvres depuis 1960  
Certains économistes (dont Solow) ont estimé que, même si elle doit prendre du temps, la convergence des revenus par tête entre pays riches et pays pauvres finira tôt ou tard par se réaliser, ces derniers ayant tendance à croître plus vite (hypothèse de la convergence absolue). 
Les faits empiriques ont contredit la prédiction de convergence absolue des pays. L’analyse de la base de Maddison (2003) montre ainsi qu’entre 1960 et 2003, les performances des pays partis avec des niveaux faibles de revenus par tête ont été fort diverses et que seuls quelques uns d’entre les pays anciennement pauvres (les pays gagnants) ont réussi à s’inscrire dans une dynamique de convergence avec les pays riches.  
Plusieurs auteurs se sont alors mis à testé, par le biais de travaux empiriques, la validité de l’hypothèse de convergence. Barro (1997) met en évidence le rôle positif du maintien de la règle de droit et de la faiblesse de la consommation du secteur public, du niveau initial élevé d’espérance de vie et de la scolarisation masculine, du faible taux de fécondité et de l’amélioration des termes de l’échange. Pour un niveau donné de ces variables, la croissance est plus forte si le pays part avec un niveau faible de PIB par tête (phénomène de convergence conditionnelle). Selon Barro (1997), l’impact de la démocratie (droits politiques) sur la croissance est peu clair: lorsque le degré de démocratie est faible, un accroissement favorise la croissance, mais lorsque le degré de démocratie devient plus élevé, un nouvel accroissement a un impact négatif sur la croissance, du fait du poids devenu important des groupes de pression sur les dépenses publiques.  

Les pays qui ont réussi ont appliqué des recettes diverses  
Les pays gagnants de la période 1960-2003, comme la Corée du Sud, le Botswana, la Malaisie, la Chine ou Maurice, ont mis en œuvre des stratégies hétérodoxes pour réaliser des performances, mêlant attraction des investissements étrangers, promotion active des exportations (y compris par la manipulation du taux de change et le maintien de plusieurs marchés de change au niveau interne, protection (par le biais de tarifs et d’éléments non tarifaires) et subvention des industries locales, encouragement des PME ou des grandes entreprises, etc. Et, il est difficile de trouver, parmi la palette d’instruments, une recette simple permettant de trouver des clés de succès universelles (Rodrick 2004). 
Le nouveau contexte mondial tend à contraindre les choix stratégiques des pays  
Le nouveau mouvement de mondialisation de l’économie en cours caractérisé par un «monde sans frontières» («Bordeless world», Kenichi Ohmae) et marqué par la libéralisation sans précédent des échanges, la révolution de l’informatique et des télécommunications, le développement rapide de la sous-traitance mondiale, et l’ouverture des marchés et la liberté plus grande de circulation des capitaux, réduit très fortement la marge de manoeuvre des pays dans la conduite de leur politique économique. Pour les pays pauvres, désireux de recevoir une aide internationale, une contrainte supplémentaire s’ajoute : celle de satisfaire les conditionnalités du Fonds Monétaire International et de la Banque Mondiale qui mettent en avant la levée des distorsions potentiellement créées par les politiques de protection et de subvention et encouragent les pays à réduire les réglementations et à orienter leur économie vers l’extérieur «outward looking policy». 
Pour pouvoir amorcer une dynamique de croissance forte et durable («growth sustaining»), tout pays pauvre doit donc tenir compte, dans la définition et dans la mise en oeuvre de sa stratégie de développement, de la donnée que constitue la nouvelle mondialisation qui offre autant d’opportunités que de contraintes. Il doit chercher à exister sur la carte des réseaux mondiaux de production et d’échanges d’idées et de savoirs, de capitaux, de biens et de services, sous peine de perdre en dynamisme économique, en mettant en place un environnement des affaires de classe internationale et en menant de bonnes politiques macroéconomiques pour rassurer les investisseurs sur ses perspectives futures. Il doit également accompagner sa stratégie de croissance économique par une transformation structurelle correspondante (CEA/CUA 2013, Rapport économique sur l’Afrique), en créant de la valeur ajoutée sur son territoire. 

L’émergence constitue un préalable et une étape décisive vers la convergence et le développement intégral 
La convergence est un long processus 
Le pays le plus performant de la classe de pays pauvres de 1960 (la Corée du Sud) ne parvient toujours pas à rattraper les États Unis en terme de revenu par habitant. Même s’il a fortement réduit le gap initial, son PIB par tête ne représente encore que 54% de celui des Etats-Unis en 2003 (contre seulement près de 11% en 1960). Si la tendance à la convergence se maintient (sans doute à un rythme moins rapide, au fur et à mesure que la Corée se rapproche des Etats-Unis), la Corée du Sud ne pourra au mieux égaler le revenu par habitant des Etats-Unis qu’après 2020, soit 60 ans après avoir commencé à accélérer sa croissance.  
Pour les pays moins performants et inscrits dans une dynamique de convergence, la durée de la convergence sera encore plus longue et représentera cent à deux cents ans voire davantage.   
 L’émergence donne des ressorts pour accélérer la marche vers la convergence et le développement intégral 
La convergence étant un processus de longue haleine, l’émergence représente une étape qui lorsqu’il est franchi rend plus soutenable le chantier de rattrapage des pays riches. Elle possède une autre vertu : celle de sanctionner positivement les progrès accomplis par les pays les plus performants et de  leur permettre de célébrer des  victoires intermédiaires (« quick wins ») stimulantes pour continuer à mobiliser les énergies, poursuivre dans la voie tracée, engager d’autres réformes structurantes et institutionnaliser les bonnes pratiques.  
Pour émerger, le pays pauvre doit en effet se mettre aux normes internationales de compétitivité et s’aligner sur les meilleures pratiques. De ce fait, c’est comme s’il mettait les pendules à l’heure et se donnait, avec un certain décalage dans le temps,  les mêmes conditions initiales que les pays riches. En franchissant le seuil de l’émergence, le pays anciennement pauvre obtient alors les mêmes niveaux d’éducation primaire et secondaire que les pays riches (mais pas le même niveau d’enseignement supérieur qui deviendra déterminant au fur et à mesure le pays s’approche de la frontière technologique, conformément au paradigme schumpétérien),  des taux d’épargne et d’investissement équivalents, ou encore des institutions et des données démographiques relativement comparables. La convergence conditionnelle à la Barro peut alors s’enclencher de manière inexorable.  


L’atteinte du stade de l’émergence dépend de la capacité des pays peu développés à gérer efficacement des  facteurs de nature différente 
 Atteindre le stade de l’émergence économique ne provient pas du hasard ou de la chance. Un pays peut certes initier et enregistrer des pics de croissance, durant une certaine période, mais comme l’a montré Haussmann-Pritchett-Rodrik (2004), la croissance économique ne peut être soutenable et mener vers le développement que si le pays en question poursuit les bonnes politiques économiques et possède des institutions de qualité.  
Pour émerger et donner à la croissance un caractère soutenable, un pays pauvre doit donc mettre en place des politiques volontaristes pour convaincre les investisseurs de venir et de demeurer chez lui, et chercher à s’insérer avec succès dans l’économie mondiale. Les réformes attachées à cette exigence constituent les pré-requis de l’émergence.  
Dans l’idéal, le pays doit chercher à atteindre un niveau de compétitivité et d’attractivité le plus élevé possible, en mettant en place un environnement de classe internationale. Aujourd’hui, certains éléments sont généralement cités comme contribuant à renforcer la compétitivité internationale d’un pays:  

Bloc 1: Stabilité politique et macroéconomique 
• la stabilité politique et sociale et un bon cadre de vie (sécurité, propreté, infrastructures sanitaires adaptées, etc.) ; 
• une gestion saine et dynamique des finances publiques (y compris la priorité accordée, dans les dépenses, aux investissements dans le développement des ressources humaines et des infrastructures) ; 
• une inflation modérée et un taux de change réaliste ; 

  Bloc 2: Dynamisme économique et ouverture: 
• une croissance du PIB en hausse tendancielle ; 
• la libéralisation des activités économiques et des prix, couplée avec la mise en place d’un cadre réglementaire efficace de manière à supprimer les positions de rente et à consacrer la compétition; 
• l’ouverture de l’économie sur l’extérieur (outward-looking policy), par la libéralisation des échanges et la construction de grands marchés intégrés avec les pays voisins, et l’encouragement des investissements par la levée des barrières entravant leur venue; 
• la limitation de l’intervention de l’Etat dans l’économie au strict nécessaire; 
• l’existence d’un secteur privé local dynamique, compétitif, créatif, intègre et visionnaire ; 
• la capacité à générer une forte épargne locale et la disponibilité d’un bon système bancaire et financier local, régulé par des instances de supervision efficaces et capable de faire une allocation optimale des ressources. Le corollaire en est la transparence et la  fiabilité des informations économiques, permettant l’évaluation correcte des performances et des potentialités des entreprises; 
•  la mise en place d’un système d’incitations de qualité (fiscalité, terrains et bâtiments industriels, politique agricole, etc.); 


Bloc 3: Un cadre réglementaire de qualité: 
• la rationalisation des procédures administratives liées à l’exercice des activités économiques et la lutte contre la corruption; 
•  la promotion d’une administration publique compétente, intègre, crédible et prévisible, accueillante et déterminée à faire gagner le secteur privé; 
•  la mise en place d’un système juridique et judiciaire crédible, capable de faire appliquer la loi, dans l’équité et dans la transparence, en particulier à faire respecter les droits de propriété et les contrats ; 

Bloc 4: Des bases à long terme du développement adaptées: 
•  la capacité à absorber et à adapter le savoir et les technologies, y compris les TIC; 
• la disponibilité d’une main d’œuvre locale bien formée, qualifiée, productive et alliée avec les employeurs pour faire progresser l’entreprise; 
• la répartition équitable des fruits de la croissance pour renforcer la cohésion sociale; 
• l’existence de bonnes infrastructures et d’un bon système de télécommunications; 


Bloc 5: La capacité et la volonté à attirer les investisseurs 
• la mise en œuvre d’une bonne promotion du pays, à travers des agences de promotion et des stratégies de communication gagnantes ; 
• le consensus national sur les orientations que voilà pour les rendre irréversibles. 


Plusieurs de ces éléments ont été listés dans ce que l’on a convenu d’appeler «Consensus de Washington» (version initiale puis révisée) qui a longtemps guidé et qui continue encore de guider fortement le dialogue entre les institutions de Bretton Woods et les autorités des pays pauvres. Mais comme le note Rodrick (2004 a, 2004 b), le pays pauvre qui satisfait l’ensemble des prescriptions du Consensus de Washington devient de facto un pays développé.  
Ainsi, plutôt que de chercher à tout corriger à la fois, un pays doit identifier, à travers un diagnostic stratégique, les obstacles les plus sérieux qui freinent sa compétitivité internationale et engager les réformes prioritaires ayant le plus d’impact sur la croissance. Par exemple, pour l’Inde, en 1980, la principale contrainte résidait dans ce que l’État était perçu comme un acteur hostile au secteur privé; pour la Chine, en 1978, la contrainte était l’absence d’incitations orientées vers le marché. Une fois la dynamique de croissance enclenchée, les réformes pourront être accélérées et leurs coûts distribués sur la durée. 

Les axes prioritaires de réformes ayant été identifiés, le pays doit veiller à engager des blocs de réformes cohérents et complémentaires (de Macedo et Martins (2006)). Lorsque plusieurs éléments de réformes sont interdépendants, changer certains sans changer les autres réduit fortement les chances de succès des réformes (principe de super-modularité). La cohérence peut se faire par le haut (lorsque l’équilibre des réformes est recherché avec des réformes ambitieuses dans chaque composante du bloc) ou par le bas (lorsque les réformes engagées sont partout mineures).  
  Les chantiers de réforme doivent également être gérés en accordant une attention à la séquence des blocs de réforme, à l’horizon temporel de leur entrée en vigueur et de mise en œuvre , ainsi qu’aux indispensables mesures d’accompagnement.  


L’émergence est multidimensionnelle             
      a) Émergence économique et émergence sociale 
L’homme devant être au début et à la fin du développement, pour paraphraser Léopold S. Senghor, le concept d’émergence ne peut être uniquement appréhendé sous l’angle économique. Les citoyens d’un pays qui émerge doivent sentir dans leur vie quotidienne que leur bien-être s’améliore et que des opportunités nouvelles d’éducation, de santé, d’emplois et de revenus se présentent pour eux. L’émergence doit ainsi être également sociale.  
Inversement, l’émergence économique ne peut être durable que  si certains pré-requis sont satisfaits dans le domaine social. Il est désormais universellement admis que la qualité du capital humain (une population éduquée, bien nourrie et en bonne santé) est un des facteurs les plus déterminants de la croissance économique, surtout dans le nouvel environnement de la mondialisation où le savoir et le savoir-faire jouent un rôle central dans la hausse de la productivité des économies. Les calculs réalisés par la Banque Mondiale et par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), comparant d’une part l’évolution respective du PIB par tête et du taux de pauvreté et, d’autre part le PIB par tête et l’Indicateur de Pauvreté Humaine (IPH) de différents pays pour une année donnée, montrent que la corrélation est souvent établie entre les variables de croissance économique et celles de pauvreté. En d’autres termes, un pays améliore ses indices sociaux au fur et à mesure qu’il s’enrichit. Mais il ne s’agit point de causalité puisque le classement des pays en termes de pauvreté humaine ne suit pas rigoureusement celui établi à partir des niveaux de revenu par tête. La qualité de la politique menée en termes de redistribution des fruits de la croissance compte aussi dans l’impact réel du dynamisme économique sur le niveau de vie des pauvres.  

b) Émergence et qualité des institutions 
Le rôle des institutions est bien mis en évidence par Kaufmann et al. (2005) , en se fondant sur l’élaboration d’un indicateur synthétique de la bonne gouvernance (mesurant la qualité des institutions), et incluant les droits humains et démocratiques, la stabilité politique et l’absence de violence politique, l’efficacité du gouvernement, la simplicité et la rapidité des procédures administrative, le respect des règles de droit et la lutte contre la corruption. Testant cet indicateur, FMI (2005) a trouvé qu’il existe une forte corrélation entre la bonne gouvernance et le niveau du revenu national par tête.  En particulier, l’Afrique subsaharienne aurait multiplié son PIB par tête de deux fois et demi si ses institutions étaient établies au niveau de la qualité moyenne des institutions dans le monde. FMI (2005) a également découvert que les institutions exercent un impact significatif sur la croissance économique future, en ce qu’elles favorisent la durabilité des bonnes pratiques en matière de politique économique. En outre, des institutions de qualité permettent de réduire la volatilité de la croissance et facilitent donc la réalisation des objectifs économiques et sociaux du pays considéré.  

Au total, le concept d’émergence devient ainsi un puissant instrument de gestion pour les autorités gouvernementales des pays moins avancés, en fixant à toute la société un objectif intermédiaire à atteindre sur une période relativement courte (dix à quinze ans) dans le cheminement vers le développement intégral. Bien mieux que l’augmentation du PIB/tête, qui ne permet de mesurer qu’imparfaitement le degré de sophistication du pays concerné, le stade de l’émergence représente un important palier dans le processus de transformation que constitue le chantier du développement.  

Références bibliographiques  

Barro R. J. (1997): «Economic Growth in a Cross Section of Countries »  
Barro R. J. & Sala-i-Martin X. (1992): «Convergence », Journal of Political Economy, Vol. 100, n°2, 1992  
Cohen D. et Soto M. (2002): « Why are Some Countries so Poor?: Another Look at the Evidence and a Message of Hope», OECD Development Centre Working Papers, No. 197, 10/2002,  
FMI (2005): « Building Institutions », World Economic Outlook, September 2005 Haussmann R., Pritchett L. et Rodrik D. (2005): « Growth accelerations », August 2005, Harvard University  
Kaufmann et al. (2005): «Governance matters, Governance Indicators for 19996-2004», World Bank Policy Research Working Paper 3630, June 2005  
Lucas R. (1988): « On the Mechanics of Economic Development », Journal of Monetary Economics, 22, 1988, PP 3-42  
de Macedo J. B. et Martins J. O. (2006): « Growth, Reform Indicators and Policy Complementarities », NBER Working Paper, n° 12544, September 2006  
Rodrick D, Subramanian A, Trebbi F (2002):«The primacy of Institutions over Geography and economic integration », Harvard University Mimeographed, 2002  
Rodrick D. (2004 a): « Rethinking growth policies in the developing world », Lucas d’Agliano Lecture in development economics, oct. 2004, Torino  
Rodrick D. (2004 b): « Growth strategies », August 2004, Harvard University  
Sachs J. et Warner A. (1995): «Economic convergence and Economic Policies», NBER Working Papers Series, WP n° 5039, February 1995  
Solow R.M. (1956): « A contribution to the Theory of Economic Growth », Quarterly Journal of Economics, 70(1), pp 65-94  
Walt W. Rostow (1960): « les étapes du développement économique», 1960, Seuil, Paris  
Williamson O. (2000): « The new Institutionnal Economics: Taking Stock, Looking Ahead», Journal of Economic Literature, Vol. XXXVIII, (Sept. 2000), PP 595-613. 

Moubarack LO 
Conseiller économique en Chef du Premier Ministre du Sénégal

Réception du TER: Le discours du Président de la BAD

ABIDJAN, Côte d’Ivoire, 15 janvier 2019/ — Discours du Président de la Banque africaine de développement à la cérémonie de réception du Train Express Régional (Dakar, Sénégal, le 14 janvier 2019): 

Excellence Monsieur Macky Sall, Président de la République, Mon Cher frère, 

Monsieur le Premier Ministre, Mesdames et Messieurs les Députés, Mesdames et Messieurs les Ministres, 

Monsieur le Président de la Banque islamique de développement, 

Madame la Maire de Dakar, 

Mesdames   et   Messieurs   les   membres   du   corps   diplomatique   et représentants d’organisations internationales, 

Mesdames et Messieurs les représentants de la presse, Distingués invités, 

Mesdames et Messieurs, 

1.    Excellence Monsieur le Président, je vous remercie de m’avoir invité à cette cérémonie historique de réception du Train Express Régional Dakar – Aéroport International Blaise Diagne, reliant Dakar et Diamniadio. 
2.    Ce jour, Monsieur le Président, est un jour historique pour vous, car il marque une étape importante dans votre vision : le Plan Sénégal émergent(PSE). 
3.    J’ai toujours vu en vous, Monsieur le Président et cher frère, un homme de grande valeur, animé d’une vision ambitieuse, qui sait traduire dans la réalité la vision qu’il porte. 
4.    Dans mon message à la réunion du Groupe consultatif pour le Sénégal relative à la deuxième phase du Plan Sénégal émergent qui s’est récemment tenue à Paris,j’avais déclaré que «chaque fois que je me rends au Sénégal, je suis impressionné par les progrès remarquables réalisés sous votre leadership ». 
5.    La réception, aujourd’hui, de ce train moderne en constitue un autre témoignage éclatant. 
6.    Une vision non suivie d’action n’est que pure chimère. Aujourd’hui, nous sommes tous réunis ici pour célébrer les résultats concrets de votre action résolue, qui va radicalement transformer la vie des populations du Sénégal, en particulier celles de Dakar et des environs. 
7.    L’urbanisation rapide est un énorme défi qui se pose à l’Afrique. En effet, la proportion de la population urbaine devrait passer de 50 à 60 % d’ici 2050. Le Sénégal n’y échappe pas. Dakar compte 3 millions d’habitants,25%de la population du pays et 50 %de sa population urbaine. 
8.    Le développement des infrastructures, notamment dans les secteurs de l’énergie, des transports, du logement, de l’eau et de l’assainissement revêt une importance capitale pour améliorer la qualité de vie des populations. 
9.    C’est pourquoi la Banque africaine de développement apporte un appui sans faille aux efforts de votre gouvernement pour développer des pôles économiques urbains comme Diamniadio. Nous soutenons également les programmes PROMOVILLES et PUDC, que vous avez récemment lancés à Ziguinchor et Tambacounda. 
10. Qui aurait cru, il y a quelques années, que la petite bourgade de Diamniadio se transformerait en une ville d’affaires moderne ? C’est le pouvoir de la vision : la capacité de faire de l’avenir une réalité du présent. 
11. Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs, nous sommes aujourd’hui les témoins de cette ville nouvelle et pleine de vie,reliée à Dakar et au tout nouvel Aéroport international Blaise Diagne grâce à une autoroute à péage. La Banque africaine de développement est fière d’avoir financé l’autoroute à péage entre Dakar et Diamniadio et la construction de l’Aéroport international Blaise Diagne. 
12. Nous assistons aujourd’hui, Monsieur le Président, à une étape importante avec la réception du Train Express Régional. Avec ce train, le Sénégal devient pionnier en Afrique de l’Ouest dans le développement de systèmes de transport urbain moderne à grande vitesse. 
13. Le Train Express Régional va permettre d’économiser du temps et de l’argent.Imaginez :avec le Train Express Régional, il ne vous faudra plus que 35 minutes pour faire le trajet Dakar-Diamniadio ! Le Train Express Régional va réduire les embouteillages et la pollution de l’air en ville. 
14. Le Train Express Régional est une victoire pour le peuple, une victoire pour l’environnement, une victoire pour Dakar et sa banlieue, une victoire pour le Sénégal et aussi une victoire pour vous, Monsieur le Président. Bravo! 
15. La Banque africaine de développement, votre Banque, investit dans les gagnants. Sous votre leadership, Monsieur le Président, avec tant de projets remarquables et porteurs de transformation comme celui-ci, le Sénégal est gagnant ! La Banque africaine de développement est fière d’avoir investi 120 milliards de Francs CFA dans cette première phase du Train Express Régional. 
16. Nous sommes heureux d’avoir collaboré avec d’autres partenaires, notamment la Banque islamique de développement, l’Agence française de développement et le Trésor français. 
17. La Banque africaine de développement est un partenaire au développement majeur du Sénégal. Nous soutenons un développement accéléré du Sénégal, à travers nos High 5, qui sont : 
o Éclairer l’Afrique et l’alimenter en énergie, 
o Nourrir l’Afrique, 
o Industrialiser l’Afrique, 
o Intégrer l’Afrique,et 
o Améliorer la qualité de vie des populations africaines. 

18. Le Plan Sénégal émergent et les High 5sont parfaitement alignés. C’est pourquoi je vous donne un « High five », Monsieur le Président, et un « High five » au peuple sénégalais! 
19. Vous pouvez toujours compter sur le ferme appui de la Banque africaine de développement, et sur mon soutien personnel, à vos efforts visant à réaliser les objectifs du Plan Sénégal émergent. 
20. Le Groupe de la Banque africaine de développement était présent pour soutenir la première phase du Plan Sénégal émergent,avec une contribution de plus de 658 milliards de francs CFA. 
21. Comme je l’ai annoncé lors de la réunion du Groupe consultatif pour le Sénégal qui s’est tenue à Paris, la Banque africaine de développement va mobiliser jusqu’à 1 358 milliards de francs CFA (soit 2,3 milliards de dollars) pour le financement de la deuxième phase du Plan Sénégal émergent. 
22. Monsieur le Président,avec le Plan Sénégal émergent,vous avez placé le pays en mode « Fast track». La Banque africaine de développement est également en mode « Fast track» pour le Sénégal. 
23. Monsieur le Président, la réception, aujourd’hui, du Train Express Régional montre que le Sénégal va vite et dans la bonne direction en matière d’infrastructures modernes de mobilité urbaine! 
24. Monsieur le Président, nous sommes déjà à Diamniadio. Maintenant, cap sur l’Aéroport international Blaise Diagne ! 
25. Je voudrais vous assurer que la Banque africaine de développement sera résolument à vos côtés, jusqu’au bout, avec le financement nécessaire. 
26. Une telle réalisation s’inscrit dans votre vision 
·  d’un Sénégal nouveau, 
·  d’un Sénégal dynamique, 
·  d’un Sénégal qui connaît une croissance forte et inclusive, 
·  d’un Sénégal où le développement rejaillit sur la vie des populations, 
·  d’un Sénégal dont les Sénégalais peuvent être fiers,et 
·  d’un Sénégal qui fait la fierté constante de l’Afrique. 

27. Excellence Monsieur le Président, le Sénégal est bancable ! Et vous, Monsieur le Président, vous êtes bancable ! 
28. Toutes mes félicitations ! 
Diéré Dieuf ! 

Partenariat ou entraide nord-sud : L’association AKDF étend ses actions sociales à Boki Sada (centre du pays)

L’association d’entraide Abdourahmane Koïta Deemandi Kafo (AKDF) a élargi ses actions sociales jusqu’à Boki Sada un village situé dans la brousse de Tambacounda à 71 km de Koumpentoum. Choisie comme marraine de leurs activités socio-éducatives, Mme Fatou Koïta accompagnée d’une importante délégation a rencontré le chef du village, les notables et les jeunes pour s’enquérir de leur situation dans cette localité enclavée, sans eaux ni électricité. Pourtant, ladite zone rurale, spacieuse, dispose d’un potentiel agricole important.   

Arrivée à quatre heures du matin ce samedi à Boki Sada, la délégation dirigée par Mme Fatou Koïta a fait le tour du village avant de rencontrer le chef du village, les notables et les jeunes vers midi pour s’enquérir de leur situation. Ce lieu d’habitation niché en pleine brousse à 11 km de piste rurale de Payar (Centre du Sénégal) est composé de wolof, sérère et peulh. Il garde toujours le statut de village traditionnel. Le bourg de la commune de Payar est aussi séparé de Koumpentoum par une route non bitumée longue de 60 km. Très isolée dans un vaste étendu, cette zone rurale manque d’infrastructure routière pour mettre en valeur son potentiel agricole inexploité. Il n’y a pas d’eau potable ni électricité. Pourtant, d’après les habitants du village de Boki Sada, un forage, une installation de panneaux solaires, un centre de santé et une route bitumée jusqu’à Koumpentoum pourraient améliorer largement leurs conditions de vie.         

A Boki Sada, la présidente de l’association d’entraide Abdourahmane Koïta Deemandi Kafo (AKDF), Mme Fatou Koïta, désignée comme marraine de la finale qui a opposé les deux meilleures équipes l’Asc Tchelsi et l’Asc Paris, a offert trois jeux de maillots, deux ballons et une coupe aux jeunes de la localité. En compagnie d’une importante délégation dont El hadj Elimane Ndiaye, Mbissane Sène, entre autres, elle a rencontré le chef du village Bassirou Top qui a salué la dynamique entreprise par les partenaires pour le développement de la localité. Le jeune Badou Ndour et ses collaborateurs, le leader Mor Faye et l’étudiant Assane Dione ont exprimé leur satisfaction vis-à-vis du partenaire. Ils invitent le candidat de la coalition Benno Bokk Yakaar, Macky Sall, à inscrire leur localité dans l’exécution de phase 2 du Plan Sénégal Emergent.    

La présidente Fatou Koïta, ayant ses frères Lansana (cadre) et Abdourahmane (Consul du Sénégal à Bordeaux) disposés à faire du social et évoluant en Europe, a constaté le potentiel agricole de ladite localité. Elle a fait part de leur disponibilité à financer les femmes et les jeunes ayant des projets porteurs. En passant, la délégation a aperçu de grands tas de foins d’arachide dans presque toutes les concessions. La vente de ce foin au niveau des grandes villes dont Tambacounda, Kaffrine, Touba ou Kaolack pourrait permettre à ces braves hommes du monde rural de vivre convenablement avec leur famille. Mais le transport constitue leur casse-tête.

Avant l’ouverture des classes Mme Fatou Koïta avait remis un important lot de fournitures aux élèves de la seule école primaire (pour un rayon de 11 km). Ce geste a valu le déplacement du comité de gestion dirigé par le directeur de ladite école, M. Manga et les parents d’élèves, vers le lieu de résidence de la délégation pour transmettre leurs remerciements. Répondant à cet acte de reconnaissance, la présidente de AKDF dira que le principal motif de leur action est que les enfants constituent l’espoir de demain.

Ch. Seck NDONG

Non au misérabilisme ! (Par Soro DIOP)

Aux jeunes kenyans, à Nairobi, le Président américain Barack Obama avait lancé : «L’Afrique est en marche. Il n’y a aucune limite à ce que vous pouvez accomplir». Le Président de la République lui, sans discours oiseux mais sans désemparer montre, par l’exemple, à la jeunesse sénégalaise qu’il n’y a effectivement aucune limite à ce qu’elle peut accomplir. 
A ceux qui avaient émis de doute, à ceux qui ont dénigré le projet du Train Express Régional (TER), en distillant de fausses sommes d’argent, à ceux qui l’ont décrié sous prétexte que les priorités sont ailleurs se faisant partisans du misérabilisme,-comme si le Sénégal ne méritait pas d’emprunter le train de la modernité, d’être dans l’ère du temps-, la réponse du Président de la République par la cérémonie de réception du 14 janvier 2019, aura très symbolique. Symbolique de la puissance d’une ambition forte qui porte un pays vers l’émergence. Même un économiste de bazar sait chaque route tracée, chaque piste de désenclavement ouverte, chaque gare disponible créent des écosystèmes financiers.   
A propos du TER, les adversaires du Président Macky Sall se sont abimés en thèmes et souvent en anathèmes pour noircir les pages des journaux, brouiller les ondes des radios et polluer les petits rectangles. Voilà l’immobilisme politique dans lequel ils n’ont eu cesse de bouger face à ce projet-phare du Plan Sénégal Emergent (PSE). Beaucoup d’entre eux avaient sans doute nourri le rêve de voir ce rêve enseveli Un gros bonus électoral pour le Président Macky Sall, redoutaient-ils. Eh bien, le rêve est devenu bel et bien une réalité. Et de quelle manière ? D’une très belle manière ! 
Une meute électronique avait poussé des urticaires dans les réseaux sociaux, lorsqu’on a fait remarquer que le Président Macky Sall a réussi, en moins de 7 ans, une prouesse économique jamais enregistrée dans l’histoire de l’évolution de l’économie sénégalaise. Nous ajoutons au risque de provoquer chez eux des infarctus que sa prouesse est aussi d’ordre infrastructurel. Jamais autant d’ouvrages de haute portée sociale et économique n’ont été réalisés en si peu de temps dans l’histoire du Sénégal. C’est ça la vérité. Qu’on nous montre et démontre, preuves à l’appui, le contraire ! 
Le TER constitue l’un des projets emblématiques du Président Macky Sall, à côté de tant d’autres dans les domaines de l’Education, de la Santé, de l’Agriculture, du Tourisme, du secteur aéroportuaire et des Nouvelles Technologies. 
La réception du TER est en elle-même un événement historique qui sera marbrée dans les annales des infrastructures dédiées à la mobilité urbaine. Dans son livre, «Le Sénégal au cœur», le Président Macky Sall avait marqué toute sa satisfaction par rapport à ce grand projet qui participe de la transformation de notre économie. Il en parlait comme de «l’une des plus belles réalisations, (…) Il roulera à 160 kilomètres/heure entre l’aéroport et la capitale, avec une capacité de 150 000 passagers par jour. Ce qui signifie un temps de trajet de quarante à cinquante minutes. Ce changement dans les transports publics autour de Dakar sera couplé à un programme de bus sur des voies réservées, avec des bus rapides de transit (BRT)», lit-on dans son livre. 
Avec la réception du TER, se concrétisent la force volontaire guidée par l’action productive et l’énergie combative. La plus belle arme comme réponse aux tempêtes verbales. Les porteurs de ces paroles confirment une vérité proverbiale : «les tonneaux vides font beaucoup de bruit». 
Depuis des années, ce sont par des actions, des actes et des réalisations aux effets socio-économiques considérables que le Président Macky Sall répond à ses détracteurs. A ses adversaires. A ses opposants. Par la force de l’action. Par des faits qui, comme le disait Durkheim, sont faits. Par le silence éloquent de ses réalisations dans tous les secteurs. Pour emprunter la métaphore à René Char, le Président Macky Sall signe ce qui éclaire le chemin des Sénégalais et non ce qui l’assombrit. C’est cette ambition toujours naissante, qui n’a point d’âge, qu’il lèguera à la jeunesse pour oser l’avenir. Par ses réalisations qui portent le courage de hisser le Sénégal sur les cimes de la modernité à l’instar des grandes nations émergentes, il se situe loin, très loin de ceux qui veulent s’ériger en maitres du chaos. 
Chaque réponse du Président Macky Sall par des actes et des réalisations constitue un coup de pied dans les fourmilières des démagogies, des manipulations et autres enfumages auxquels se livrent ses contempteurs qui pensent que, par de tels subterfuges pernicieux, des farces d’adultes, comme l’illustrent les dossiers farfelus de certains recalés des parrainages, le Sénégal sera rongé par la gale du pessimisme. Ou que les Sénégalais succomberont aux sirènes des contestations stériles et aux enflures populistes. 

Appel à l’unité des leaders de Bby: Le ministre Oumar Guèye déroule la feuille de route du Président Macky Sall

Le coordonnateur de Benno Bokk Yakaar au niveau du département de Rufisque, Oumar Guèye, a reçu ce mardi dans la matinée une forte délégation de responsables de la commune de Jaxay. Diène Ndiaye, Boubacar Traoré, Birima Niang, la 2ème vice-présidente du conseil départemental de Rufisque Madeleine Ndiaye, les représentants des partis alliés, entre autres, sont en phase pour mettre en marche la volonté du Président Macky Sall.  

Le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, Oumar Guèye, a rappelé aux responsables le message du Chef de l’Etat qui avait demandé aux maires de Rufisque de taire les querelles et unir leurs forces. Les responsables présents à la rencontre ont salué l’engagement du coordonnateur de Benno Bokk Yakaar (Bby) de rassembler tous les responsables de la commune y compris le maire, pour un seul objectif, la réélection du président Macky Sall.  Après cette rencontre avec les responsables de Jaxaay,  le ministre Oumar Gueye s’est rendu dans la commune de Tivaouane Peulh pour faire le même travail. Il a réuni le maire Papis Diop et ses adjoints Boubacar ka et Ibrahima Ndoye, les chefs de village, les  notables, les conseillers municipaux  pour les inciter à se plier à la demande du Président. A la suite, les différents intervenants durant la rencontre ont magnifié le geste noble du coordonnateur départemental de Bby. Pour ces derniers l’heure est à l’unité et au rassemblement pour donner un second mandat au Président Macky Sall le 24 février prochain dès le premier tour. Le ministre Oumar Guèye a demandé aux responsables des communes de Jaxaay et Tivaouane Peulh à mettre en place un comité électoral pour bien préparer la campagne. Il a terminé en les exhortant à continuer sur cette lancée car leur combat commun est la réélection du candidat de la coalition Bby.

Perspectives : malgré un ralentissement mondial, la croissance s’accélère en Afrique subsaharienne

La Banque mondiale a publié, mardi 8 janvier, ses nouvelles perspectives pour l’économie mondiale, les premières de la série pour 2019. Selon le rapport, malgré un ralentissement de l’économie mondiale, la croissance devrait s’accélérer en Afrique subsaharienne. La reprise attendue dans les plus grandes économies du continent ainsi que l’amélioration de l’investissement expliquent cette dynamique qui reste toutefois dépendante de l’évolution des cours des matières premières et de l’atténuation des incertitudes politiques.

Bonne nouvelle pour l’Afrique ! L’année commence sous de bons auspices avec des prévisions d’une croissance assez soutenue pour les pays d’Afrique subsaharienne. C’est ce que vient de publier la Banque mondiale qui vient de lancer, mercredi 8 janvier depuis Washington, la série des prévisions de croissance pour 2019.

Selon le rapport, « les perspectives de l’économie mondiale en 2019 se sont assombries », en raison notamment d’une faiblesse des échanges commerciaux et des investissements internationaux, qui s’ajoutent à des tensions commerciales encore vives ainsi que des pressions des marchés financiers sur les économies émergentes.

Dans ce contexte d’accentuation des risques de détérioration des perspectives, la croissance économique mondiale devrait, selon la Banque mondiale, fléchir cette année pour passer d’un taux révisé à la baisse de 3% en 2018 à 2,9% en 2019.

Avec une projection de 3,4%, l’Afrique subsaharienne fait donc mieux que l’économie mondiale et la Banque mondiale s’attend même à une accélération de la croissance dans la région

« En Afrique subsaharienne, la croissance devrait s’accélérer pour atteindre 3,4 % en 2019, en supposant une diminution de l’incertitude pesant sur les politiques publiques, l’amélioration de l’investissement dans les grandes économies et la poursuite d’une croissance robuste dans les pays à faible intensité de ressources », a estimé la Banque mondiale dans ses premières perspectives de l’année.

Reprise confirmée pour les grandes économies

Tous les pays ne sont certes pas logés à la même enseigne et en la matière, la dynamique de croissance projetée s’explique en grande partie par le bon comportement attendu des principales économies du continent. Au Nigeria, par exemple, l’expansion devrait s’intensifier pour atteindre 2,2% en 2019 sur la base d’une reprise de la production pétrolière et d’un scénario selon lequel une lente amélioration de la demande privée freinera la croissance du secteur industriel non pétrolier.

Selon les prévisions de la Banque mondiale, la croissance en Angola devrait atteindre 2,9 % en 2019 grâce à la reprise du secteur pétrolier résultant de l’exploitation de nouveaux champs pétrolifères et de l’amélioration du climat des affaires par la mise en œuvre de réformes. Autre exemple de la confirmation de cette reprise, c’est l’Afrique du Sud, où selon le rapport, l’expansion économique devrait prendre un peu de vitesse pour afficher un taux de 1,3 %, « dans un contexte caractérisé par les contraintes pesant sur la demande intérieure et le montant limité des dépenses publiques ».

Lire aussi : Perspectives économiques : malgré des vents contraires, la reprise des géants africains se confirme

Selon la Banque mondiale, « le redressement de l’économie subsaharienne se poursuit, bien qu’à un rythme plus faible ». Ainsi, les nouvelles estimations font ressortir que la croissance dans la région a progressé, passant de 2,6 % en 2017 à 2,7 % en 2018. Toutefois, poursuit la même source, cette progression est inférieure aux prévisions, en raison en partie des faiblesses observées au Nigéria, en Afrique du Sud et en Angola.

« La région a été confrontée à un environnement extérieur plus difficile durant l’année qui vient de s’achever, caractérisé par le ralentissement du commerce mondial, le resserrement des conditions de financement et le raffermissement du dollar américain, fait ressortir le document.

Malgré les chocs, une bonne année 2018

En plus de la difficile conjoncture dans laquelle pataugeait les dernières années, les grandes économies du continent, le rapport a fait des difficultés des économies de la CEMAC, qui ont toutefois, tiré profit de l’augmentation de la production pétrolière et de la bonne tenue des prix du pétrole durant la grande majorité de l’année 2018.

En Afrique de l’Ouest, c’est la production agricole, les services, la consommation des ménages et l’investissement public, qui ont soutenu l’activité économique notamment dans les pays pauvres en ressources naturelles. Plusieurs pays de l’UEMOA ont ainsi enregistré un taux de croissance de 6 % ou plus.

Lire aussi : L’Afrique en 2018 : nettement plus optimiste que le FMI et la Banque mondiale, la BAD livre ses perspectives

Malgré ces embellies et ces contrastes, la Banque a cependant noté que partout dans la région, « il est devenu plus difficile de financer la balance des paiements dans un contexte marqué par le renchérissement des coûts des emprunts extérieurs et l’affaiblissement des flux de capitaux ».

Les monnaies de la région ont ainsi perdu de la valeur alors que le dollar américain s’appréciait et l’attrait des investisseurs pour les marchés émergents diminuait. En 2019, la croissance devrait s’accélérer dans la région, bien que selon le rapport, la croissance par habitant devrait rester largement inférieure à la moyenne à long terme dans de nombreux pays, et contribuer dans une faible mesure à la réduction de la pauvreté.

La dynamique est portée par divers leviers de croissance en fonction des sous-régions. Dans la zone CEMAC par exemple, les perspectives sont portées par l’augmentation de la production pétrolière et une hausse de la demande intérieure consécutive à l’assouplissement des mesures d’austérité budgétaire.

L’activité économique devrait s’accélérer pour atteindre un taux de 3% dans les pays de la CEMAC, projette la Banque mondiale qui s’attend également à un léger rebond de la croissance chez les exportateurs de métaux, soutenu en partie par une plus forte activité minière. Dans les pays pauvres en ressources naturelles, c’est l’investissement public et une production agricole abondante qui devraient favoriser le maintien d’une activité robuste.

Risques et incertitudes

Selon les projections, la croissance devrait ralentir en Côte d’Ivoire, à 7,3 %, rebondir au Kenya à 5,8 % et s’envoler en Tanzanie à 6,8 %. Ces perspectives restent malgré tout conditionnées à certains risques dont la balance pèse négativement sur les perspectives régionales.

Selon les auteurs du rapport, une croissance plus lente que prévu dans la zone euro et en Chine devrait avoir des répercussions négatives sur la région, qui se manifesteraient par une baisse de la demande d’exportations et une diminution des investissements. Par ailleurs, relève le document, « les producteurs de métaux de la région seraient probablement durement touchés par l’escalade des tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine », alors, «qu’une normalisation plus rapide que prévu de la politique monétaire des pays avancés pourrait se traduire par de fortes réductions des apports de capitaux, le renchérissement des coûts de financement et de brusques dépréciations des taux de change ».

« Là où se dérouleront des élections en 2019, des considérations de politique intérieure pourraient remettre en cause les engagements nécessaires pour s’attaquer aux déficits budgétaires ou mettre en œuvre les réformes structurelles, particulièrement si le niveau de la dette publique est élevé et augmente », a fait relever la Banque mondiale.

Selon la banque mondiale, « la dépendance accrue à l’égard des emprunts en devises a accru les risques de refinancement et la vulnérabilité aux fluctuations des taux de change dans les pays débiteurs ».

Aussi, les risques intérieurs restent particulièrement élevés avec l’incertitude politique et l’affaiblissement concomitant des réformes économiques qui pourraient continuer à peser sur les perspectives de nombreux pays.

Le Cameroun atteint ses objectifs en matière de recettes fiscales

Sur la période du 1er janvier au 30 novembre 2018, les recettes fiscales mobilisées par l’administration camerounaises ont atteint 1.719 milliards de francs CFA, a-t-on appris des sources de la Direction générale des impôts ce jeudi. Ce montant représente 90% de l’objectif pour l’année, lequel devrait être atteint avec le mois de décembre 2018.

Le début d’année difficile n’a finalement pas eu d’impact sur les recettes fiscales mobilisées au Cameroun au cours de l’année dernière. D’après les données communiquées par la Direction générale des impôts du pays, sur les onze premiers mois de l’année 2018, les recettes fiscales se sont élevées à 1.719 milliards de francs CFA. La même source a indiqué que ce montant représente 90% de l’objectif annuel fixé de 1.912 milliards de francs CFA que s’est fixé l’administration fiscale, lequel devrait être atteint avec les recettes du mois de décembre 2018. « Pour l’exercice 2018, à la fin du mois de novembre, 1719 milliards de Fcfa avaient déjà été mobilisés, soit 90% de l’objectif annuel fixé à 1912 milliards de Fcfa. Le mois de décembre en cours permettra à coup sûr d’atteindre, voire de dépasser cet objectif », a d’ailleurs récemment indiqué le ministre camerounais de la communication, Issa Tchiroma Bakary.

Ainsi, on peut dire que l’administration fiscale a encore réussi cette année à tenir le cap malgré des chiffres moins prometteurs au début. Lors du premier trimestre de l’année écoulée, les recettes fiscales se sont élevées à 449,6 milliards de francs CFA, très en dessous de l’objectif trimestriel fixé par l’administration et qui était de 487,6 milliards de francs CFA. L’administration avait expliqué cette contre-performance par le recul de l’activité économique connue en 2017, notamment dans les secteurs des brasseries et de la téléphonie mobile.

Hausse continue des recettes fiscales

A noter cependant que les recettes fiscales au Cameroun sont en constante augmentation depuis quelques années. Au cours de l’exercice 2017, la contribution du fisc dans les recettes de l’Etat se sont élevée à 1790,4 milliards francs CFA en dépassement de près de 4 % par rapport aux objectifs de départ. Ce montant correspond également à une hausse par rapport aux recettes mobilisées en 2016 et qui se sont élevées à 1 615 milliards de francs CFA, soit 175,4 milliards de francs CFA de moins. Entre 2017 et 2018, on prévoit une hausse à un niveau similaire.

Pour les autorités camerounaises, cette hausse continuelle des recettes fiscales est la preuve de l’efficacité des réformes entreprises dans le secteur fiscal. L’Etat a par exemple mis en place la digitalisation des systèmes de paiement, de quoi éviter de plus en plus aux agents de manipuler le cash.

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