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Accord de Pêche: Un protocole d’application de 5 ans signé entre le Sénégal et le Liberia

Le Sénégal et la République sœur du Liberia viennent de signer un accord et de son protocole d’application dans le domaine des pêches et de l’aquaculture. La cérémonie s’est tenue ce 22 janvier 2019 au ministère de la pêche à Diamniadio en présence de M. Oumar Gueye et de son homologue Mme Emma Metieh GLASSCO directrice Générale de l’Autorité des Pêches et de l’Aquaculture. Encore une bonne nouvelle  pour la pèche. Le ministre Oumar Gueye et son homologue de la République du Liberia Mme le ministre, Directeur général de l’Autorité des Pêches et de l’aquaculture de la République du Libéria, Mme GLASSCO ont signé une convention.

Cet Accord  signé entre les deux pays en matière de Pêche et d’Aquaculture, couvre une durée de cinq (05) ans renouvelable pour des périodes égales et définit le cadre de cette coopération dans :l’exploitation et la gestion des ressources marines, la valorisation et la commercialisation des produits de la pêche et de l’aquaculture , la recherche halieutique ,la préservation de l’environnement marin et côtier ,la formation et le renforcement des capacités des ressources humaines ,le suivi, contrôle et surveillance des pêches et la sécurité en mer pour les pêcheurs artisans entre d’autres mesures importantes.

« Permettez-moi de vous exprimer toute ma reconnaissance à nos deux Chefs d’Etats qui, le 15 février 2018, au terme de la Visite au Sénégal de Son Excellence le Président George Manneh WEAH, avaient donné instruction pour l’ouverture des négociations pour la signature du présent accord » informe le ministre de la Péche Oumar Gueye qui a présidé cette cérémonie de signature d’accord de pêche, qui vient témoigner, une fois de plus, de l’excellente qualité de la coopération entre le Sénégal et le Liberia.

Selon Oumar Gueye, l’activité de pêche revêt une très grande importance économique et sociale pour nos pays respectifs.En effet, au Sénégal le secteur de la pêche contribue de manière significative à la Sécurité alimentaire et à la nutrition en assurant 70% des apports en protéines d’origine animale.

La pêche contribue également à l’équilibre de la balance commerciale. Elle représente le premier secteur d’exportation avec 244,16 milliards de F CFA en 2017, soit 18,55% des recettes d’exportation.En 2018, le secteur de la pêche maintient sa place de leader avec 230,38 milliards de recettes d’exportations en fin novembre.

Ce nouvel Accord et de son Protocole d’application, dans le domaine des Pêches et de l’aquaculture, signés entre nos deux pays, ce 22 janvier 2019, s’inscrit dans la Vision commune des deux Chefs d’Etats pour la gestion durable des ressources halieutiques et aquacoles et pour l’émergence de nos économies nationales.  Suffisant pour le ministre de la pêche d’inviter les services techniques des deux Parties, en charge de l’application de l’Accord et du Protocole, à œuvrer en synergies d’actions dans le suivi rapproché et rigoureux des indicateurs de performance par le respect du calendrier des réunions du Comité technique de suivi et d’évaluation. 

Face à la presse, Mme le Ministre, Directeur Général de l’Autorité des Pêches et de l’Aquaculture de la République du Libéria, Mme GLASSCO a manifesté toute la satisfaction que son pays a pour procéder à la signature de ce présent accord et de son Protocole d’application.

Dédicace du livre intitulé ‘’le Sine d’hier’’: Macky Sall s’estime être un exemple vivant de la capacité d’adoption du Sine

Le chef de l’Etat a présidé la cérémonie de dédicace du livre intitulé ‘’le Sine d’hier’’ qui s’est déroulée, ce mardi, à la grande place publique de Diakhao. Le président Macky Sall a tenu à faire un tour au domicile du roi Bour Sine Coumba Ndoffène. Il dit être comblé après avoir fait ce pèlerinage dans la maison du Bour Sine avant de monter sur le podium. Il a recommandé au public de lire cet ouvrage plein d’informations, d’enseignements sur la vie de la communauté sérère, sur la richesse de la culture sérère et sur les valeurs de civilisation et sur la royauté du Sine.  

Venu rehausser de sa personne cette cérémonie de dédicace, le président de la République Macky Sall a une fois de plus rappelé la place qu’occupe l’ancien royaume du Sine dans sa vie, dans son parcours politique, bref dans son identité même. «Je suis né à Fatick, mes parents venus du Fouta s’y étaient établis. Donc, je suis moi-même un produit de la tradition d’intégration du Sine», a-t-il dit dans un témoignage retranscrit dans l’ouvrage de Joseph Latyr Faye.

Devant une foule immense, ce mardi à Diakhao, le chef de l’Etat dit incarner l’«exemple vivant de la capacité d’adoption et d’accueil du Sine pour avoir vu le jour et grandi à Fatick avec ses parents originaires du Fouta», région du nord du Sénégal. Lors de la cérémonie de dédicace de l’ouvrage intitulé « Le Sine d’hier », une publication du père de Rose Angèle Faye, qui fut surveillant au CEM de Diakhao, le Président Sall dit être lui-même un exemple vivant de cette capacité d’accueil, d’adoption mais aussi de partage du Sine, zone correspondant à la région de Fatick (centre- ouest).

A travers son livre, Joseph Latyr Faye a le grand mérite de rappeler la mémoire collective des sine-sine, une séquence majeure de l’histoire commune dont le Sine, pays sérère par excellence, mais aussi terre d’accueil et d’intégration. «En définitive, ce livre est une invite à une réappropriation de notre patrimoine historique, et c’est important car selon l’heureuse expression du professeur Joseph Ki-Zerbo, un peuple sans histoire est un monde sans âme», a-t-il encore écrit dans l’ouvrage préfacé par l’ancien ministre et philosophe à la retraite, Abdoulaye Elimane Kane.

En présence du Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne, de plusieurs membres du gouvernement, des autorités administratives de la région, du député-maire de Diakhao, Pape Birahim Touré, ainsi que de représentants des populations locales, Rose Angèle Faye a résumé tout ce qu’il doit à l’ancien royaume sérère par cette formule : « Le Sine m’a couvé et m’a porté et je rends hommage à mon père, mais aussi à ma mère ». «Le royaume sérère a une part particulière dans mon identité, dans mon parcours, mon sens du partage, mes actions de solidarité. Rappelons que la fille de l’auteur du livre, Rose A. Faye et ses partenaires de la France ont, depuis 2014, équipé les hôpitaux du Sénégal pour une valeur estimée à 15 milliards de francs Cfa.

Adieu Bachir, le passeur de culture !

Nous n’étions pas encore sortis de notre affliction après la disparition  du saint Khalife  El Hadj Mame Bouh Mouhamed Kounta ni, il y a quelques jours, de celle de son épouse Sokhna Mounina Ndamba Kounta, que le Maitre des destins rappelle auprès de lui, celui vers qui nos cœurs meurtris sont tournés en ces occasions. J’ai nommé notre frère, ami, collègue, un professionnel remarqué, Ahmed Bachir Kounta. 
Porte-parole emblématique de l’illustre famille religieuse Khadre de Ndiassane, Ahmed Bachir Kounta avait tiré de son origine et de son itinéraire illuminés par la foi, une éthique du dévouement social faisant qu’il n’avait d’autre perspective ni d’autre horizon que de  servir l’être humain. 
On ne s’étonnera donc pas que cette icône des média électroniques publics sénégalais, ce porte-drapeau du désir de former et d’informer en restant véridique, équilibré et serein, ait été une véritable école du journalisme en langues nationales. Son aspiration suprême, à n’en pas douter, a toujours été d’être compris de tous afin de partager avec chacun le discours salvateur du respect réciproque et de la fraternité qui était son bâton du pèlerin. 
Le pays a manifesté sa profonde gratitude à l’érudit pétri de modestie en faisant de lui un honorable Sénateur de la République. J’ai été, jeune élève et étudiant profondément marqué par la pratique du métier de journaliste, à la radio en particulier. J’ai été, dès mon jeune âge, bercé par le lyrisme, la rigueur dans le style et la justesse des mots de Pathé Dièye Fall, de Magib Sène et de Bachir Kounta, après avoir connu très brièvement les envolées de l’inimitable Allou. J’ai beaucoup appris sur le sport en écoutant ces trois journalistes que Bachir Kounta savait suppléer, parfois le dimanche, au stade. C’est vous dire que celui que nous venons de perdre était d’une culture vaste et d’une impressionnante érudition. Il le fut presque dans tous les domaines du journalisme. 
Ahmed Bachir Kounta avait profité de cette station pour mettre son expérience inestimable et multiforme au service de la fécondation de relations humaines qui permettent de cimenter à tout instant et davantage les bases de notre Nation. 
Notre tristesse est certes incommensurable mais nous savons que tu n’es parti que pour occuper dans le Saint Paradis du Tout-Puissant la Place privilégiée qui est la tienne. 
Bachir, comme on l’appelait affectueusement était un homme d’une élégance et d’un raffinement urbain marquant. Homme éduqué dans les pures valeurs de l’Islam soufi, il incarnait une ouverture qui en faisait un être vivant et agréable. Il savait flétrir avec compétence et clairvoyance tous les dogmatismes aveuglant, inclinant naturellement tous ses adeptes à l’intolérance… 
Le Sénégal perd un passeur de culture fécondée dans une diversité impressionnante. 
Repose en paix gardien du Temple des hautes valeurs spirituelles et morales ! 

Abdou Latif Coulibaly 
Ministre de la Culture

Appel à la sérénité et la paix dans l’espace politique sénégalais par le Président du Club Sénégal émergent

Les prémisses de violence qui s’amoncellent dangereusement au-dessus du processus  électorale ne sauraient divertir les forces vives de la Nation du dessein ultime que constitue la défense des valeurs républicaines et la préservation de la paix sociale.  Une lame de fonds marquée par des discours de violence voire insurrectionnels  menaçant  de  pervertir le débat démocratique, seul élément constitutif de l’expression pleine et entière de la souveraineté populaire gage de paix et de sérénité  attendue au soir du 24 Février prochain.  

Le Club Sénégal Emergence (CSE) constate une montée des périls en cette période pré-électorale : propos incendiaires,  messages vindicatifs tenus lors de rassemblements politiques et dans les medias. De dangereux précédents qui risquent à terme de saper les fondements de  notre démocratie et  de nourrir les plus vifs ressentiments et colères qui le plus souvent en Afrique débouchent  sur de violentes crises post-électorales.  Ainsi, le jeu des « pyromanes » de tous bords ne saurait faire dérailler le processus électoral qui dans son dessein doit garantir à chaque citoyen la tenue d’un débat sain et apaisé autour des défis urgents à relever. Le respect de la Loi, des décisions de justice, de l’Etat de droit et  la préservation de la paix civile et la stabilité sociale doivent être le leitmotiv de tous acteurs politiques et de la société civile.

Les limites observées  dans la mise en œuvre de la loi sur le parrainage   ne pourraient  trouver des solutions que dans un cadre apaisé  de dialogue et de concertation entre les acteurs du jeu politique.  La Démocratie sénégalaise doit rester fidèle à ses traditions de dialogue, de concertation et de recours aux voies de droit offertes par la loi.

Au regard de ces  constats, le  Club Sénégal Emergent (CSE) appelle tous les citoyens sénégalais, les acteurs politiques,   la société civile, les chefs religieux, les autorités coutumières ainsi que les médiateurs sociaux à travailler de manière urgente et en parfaite  synergie à l’avènement d’une Election Présidentielle apaisée, transparente et consensuelle.

Le Club Sénégal Emergent rappelle que la Démocratie  et l’Etat de droit sont  des valeurs ajoutées essentielles de notre pays dans le concert des Nations.

Ils  doivent être préservés  par tous comme la prunelle de nos yeux pour les générations futures.

 Fait à Dakar, le 18 Janvier 2019

Sous pression de l’extrême droite, les conservateurs espagnols durcissent leur discours

Spanish lawmaker Pablo Casado delivers a speech after being chosen as the next leader of Spain's Popular Party (PP) at the end of a party meeting in Madrid on July 21, 2018. - Casado is a lawmaker who has promised "hope" with a generational revamp of the party and a step further to the political right. (Photo by PIERRE-PHILIPPE MARCOU / AFP)
Spanish lawmaker Pablo Casado delivers a speech after being chosen as the next leader of Spain’s Popular Party (PP) at the end of a party meeting in Madrid on July 21, 2018. – Casado is a lawmaker who has promised « hope » with a generational revamp of the party and a step further to the political right. (Photo by PIERRE-PHILIPPE MARCOU / AFP)

Devant le palais des expositions de Madrid, Ifema, où se déroulait du 18 au 20 janvier la convention nationale du Parti populaire (PP, droite), une fourgonnette de l’association ultraconservatrice et ultracatholique Hazteoïr, sur laquelle ont été installés deux écrans géants, fait défiler ses revendications. « PP : brisez la loi contre les violences de genre », peut-on y lire. Un autre message exige la suppression de la loi d’égalité homme-femme, ou celle des droits LGBT. Des demandes qui se retrouvent dans le programme du parti d’extrême droite, réactionnaire, nationaliste et antiféministe Vox.Article réservé à nos abonnés Lire aussi  En Espagne, la droite courtise l’extrême droite, qui a fait une entrée en force au Parlement andalou

Bien qu’ils aient évité de prononcer son nom, la pression provoquée par la montée de Vox était évidente dans les discours des dirigeants conservateurs ce week-end.

Dégringolade électorale

Revendiquant un mouvement « sans complexes », le jeune président du parti, Pablo Casado, 37 ans, a évoqué, dimanche 20 janvier, ceux qui « enfilent le déguisement du PP ». « Ceux qui sont allés chercher le PP ailleurs ne l’ont pas trouvé et ne le trouveront pas. Nous sommes le seul PP, le vrai », a-t-il martelé.

Le PP a longtemps rassemblé tous les courants de la droite, des jacobins aux féodaux et des ultraconservateurs aux ultralibéraux. Mais alors qu’il avait remporté 44 % des voix aux élections législatives de 2011 et encore 33 % à celles de 2015 puis de 2016, il plafonne à présent dans les sondages autour de 20 % des voix, derrière le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) et au coude-à-coude avec Ciudadanos. Les uns l’ont quitté pour rejoindre cette formation libérale ; les autres partent vers Vox.

Les cinq candidats retenus pour la présidentielle de 2019

Le Conseil constitutionnel vient d’annoncer la décision arrêtant la liste définitive des candidats à l’élection présidentielle du 24 février 2019, publiée, à son siège, par voie d’affichage, ce dimanche 20 janvier 2019. Selon cette décision, cinq (5) candidats sont retenus pour cette course au fauteuil présidentiel. Il s’agit de Macky Sall, Idrissa Seck, Ousmane Sonko, Issa Sall et Me Madické Niang.

Les candidatures de Khalifa Sall et Karim Wade ont finalement été rejetées, comme ce fut le cas lors de la proclamation provisoire des listes pour la présidentielle sénégalaise du 24 févier 2019 par ladite institution.

Les recours de Khalifa Sall, Karim Wade, Bougane Dani Guèye, Hadjibou Soumaré, Malick Gackou et autres sont définitivement rejetés. Ils peuvent dire adieu à la prochaine présidentielle. Des coalitions s’annoncent dans ce sens. Les prochains jours nous en diront plus.

Le communiqué final de la Troisième conférence sur l’Emergence de l’Afrique

Du 17 au 19 janvier 2019, s’est tenue au Centre International de Conférences Abdou Diouf à Diamniadio, au Sénégal, la troisième édition de la Conférence Internationale sur l’Émergence de l’Afrique, CIEA III.

Cette rencontre a été rehaussée par la présence de leurs Excellences :

– M. Macky Sall, Président de la République du Sénégal ;

– M. Ibrahim Boubacar Keïta, Président de la République du Mali ;

– Dr. TUN Mahathir bin Mohamad, Premier Ministre de la Malaisie ;

– M. Amadou Gon Coulibaly, Premier Ministre de la République de Côte d’Ivoire ;

– M. Lee Ju Young, Vice-Président de l’Assemblée Nationale de la République de Corée et ;

– Mme Ségolène Royal, représentante du Président de la République Française.

La CIEA III a enregistré la participation d’éminentes personnalités des institutions partenaires, notamment Messieurs Achim STEINER, Administrateur du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), Akinwumi Adesina, Président du Groupe de la Banque Africaine de Développement (BAD), Hans Peter Lankes, Vice-Président de la Société Financière Internationale du Groupe de la Banque mondiale.

Ont également participé à cette rencontre les dirigeants des institutions internationales et africaines à travers l’Union Africaine, la CEA, la CEDEAO, l’UEMOA, la BOAD, la BCEAO et d’éminentes personnalités du secteur privé, du monde universitaire, des experts et représentants de la société civile.    

Plus de 1300 décideurs et experts en provenance d’une cinquantaine de pays à travers le monde ont échangé sur la problématique « Emergence, Secteur privé et Inclusivité ».

Les travaux de cette troisième édition qui ont démarré par une session de haut niveau réunissant les Chefs d’Etat et de Gouvernement, les Chefs d’institution, et les dirigeants d’entreprises, ont permis de mettre en exergue six thématiques majeures sous-jacentes à la problématique de la conférence. Il s’agit de :

  • promouvoir la stabilité à la fois aux plans politique et sécuritaire mais également de maintenir la stratégie d’émergence sur le long terme ;
  • Mobiliser des ressources internes et encourager les investissements directs étrangers (IDE) dans les secteurs stratégiques assortis de transferts technologiques ;
  • Développer le capital humain avec un accès particulier sur l’adéquation formation-emploi ;
  • Mettre en place un tissu de PME/PMI locales à travers un meilleur accès au financement et une meilleure prise en compte du contenu local dans les projets de développement ;
  • Elargir la taille des marchés africains à travers des infrastructures de connexion des pays et des réformes propices au développement des entreprises et ;
  • Amorcer une dynamique d’industrialisation durable pour une meilleure valorisation des matières premières.

Ces thématiques ont été approfondies dans les discussions en sessions plénières et panels parallèles qui ont permis d’apporter des éléments de réponses aux questions relatives à la promotion du secteur privé comme moteur d’émergence, et d’inclusivité, gage de la soutenabilité de l’émergence.

A l’issue des échanges, la conférence de Dakar a émis les recommandations suivantes à l’endroit des acteurs.

Les Etats sont invités à :

  • mettre en place les conditions d’une stabilité politique, institutionnelle, et sécuritaire et à bâtir une Vision à long terme partagée qui transcende les mandats politiques ;
  • Maintenir les efforts en matière de réforme de l’environnement des affaires, de réalisation d’infrastructures de soutien à la production et de connexion aux marchés, ainsi que de formation afin de garantir l’employabilité des jeunes ;
  • Accorder une attention particulière aux réformes fiscales, en vue d’une meilleure mobilisation des ressources internes et ;
  • Favoriser l’avènement de champions nationaux et régionaux, et développer les échanges intra-africains à travers l’accès à des marchés élargis.

Pour sa part, le secteur privé s’est félicité de la volonté des Etats d’accompagner l’essor des champions nationaux. A ce titre, il devra s’inscrire dans une dynamique à long terme et exploiter les opportunités offertes par les partenariats publics-privés innovants.

Par ailleurs, le secteur privé est appelé à jouer pleinement son rôle dans le processus de valorisation des produits africains par la transformation des ressources naturelles et le recours à l’innovation.

Aussi, reconnait-il l’importance de son rôle dans la mise en œuvre d’initiatives favorisant le développement de la productivité du travail ainsi que l’inclusion sociale et territoriale.

Quant aux partenaires techniques et financiers, ils réitèrent leur soutien aux efforts des États visant la formulation de stratégies d’Émergence et la mobilisation de ressources financières additionnelles.

Ils réaffirment également leur volonté de soutenir l’initiative privée, à travers la dynamisation des guichets y relatifs.

La conférence a reconnu l’importance de la pérennisation et de l’institutionnalisation des rencontres de la CIEA et recommande aux Etats, au secteur privé et aux institutions partenaires de travailler à en faire un puissant levier d’échange d’expériences permettant de garantir la réalisation de leurs ambitions.

Ainsi, la quatrième édition de la CIEA qui se tiendra en mars 2021 à Abidjan, offrira l’occasion de faire une évaluation de cette initiative et d’en tirer les leçons.

Dans cet esprit, un secrétaire exécutif a été nommé en vue d’opérationnaliser dans les meilleurs délais la feuille de route de la CIEA.

Fait à Diamniadio, le 19 janvier 2019.

LA CONFERENCE

Groupe Consultatif 2018 de Paris pour le Sénégal : Le Discours de M. Amadou BA, MRFP

Le Discours de M. Amadou BA, Ministre de l’Economie, des Finances et du Plan à l’ouverture du Groupe Consultatif 2018 de Paris pour le Sénégal relatif au financement du second Plan d’Actions Prioritaires (PAP) 2019-2023 du Plan Sénégal Emergent (PSE), le 17 décembre 2018.

Il me plaît à l’entame de mon propos de saluer la coopération privilégiée que le Sénégal entretient avec la Communauté des Partenaires techniques et financiers. Je voudrais, à ce titre, vous témoigner de notre reconnaissance pour le dynamisme et la grande qualité de cet accompagnement en faveur du Plan Sénégal Emergent, au grand bénéfice du peuple sénégalais.

Si le PSE, a vu le jour c’est grâce à la Vision éclairée de S.E.M. Macky SALL, Président de la République, et s’il est célébré aujourd’hui, c’est grâce à sa volonté politique soutenue.

Sa présence à ce Groupe consultatif du Sénégal à vos côtés donne, s’il en était besoin, des raisons de croire en l’avenir de notre cher pays. Pour la première fois dans l’histoire du Sénégal, un Président de la République assiste aux différents Groupes consultatifs organisés sous son magistère.

La démarche participative et inclusive a été un des fondamentaux ayant marqué l’élaboration, puis la mise en œuvre du Programme d’Actions Prioritaires 2014-2018 du Plan Sénégal Emergent (PSE).

Mesdames, Messieurs, Chers partenaires

Le coût global du Plan d’Actions Prioritaires était arrêté à 9 685,6 milliards FCFA, soit 16,8 milliards de dollars US. Le financement attendu des Partenaires Techniques et Financiers (PTF) était évalué à 1 853 milliards de FCFA, soit 3,2 milliards de dollars US.  

Au soir du 24 février 2014, la communauté des partenaires techniques et financiers avait exprimé sa grande confiance en notre pays, en annonçant qu’elle allait mettre à notre disposition 3 729 milliards de FCFA, soit 6,5 milliards de dollars US couvrant à 201% le gap de financement du volet public du PAP.

A l’heure du bilan de la mobilisation effective de ce montant sur une période de 5 ans, votre engagement a été bien au-delà de nos attentes avec un financement total de 6 606 milliards de FCFA réparties en 173 conventions signées, soit un taux de concrétisation des engagements financiers de 177%. Ces chiffres éloquents traduisent la grande célérité avec laquelle ces financements ont été mobilisés.

Chers partenaires techniques et financiers,

Vous méritez amplement nos remerciements et notre gratitude pour votre confiance en la gouvernance du Président Macky SALL, pour votre soutien constant au peuple sénégalais et en son Gouvernement.

A la rupture qu’a constitué son mode de gouvernance sobre et vertueuse, vous avez répondu par une rupture marquée dans la mobilisation des ressources, pour un accompagnement diligent du développement économique et social du Sénégal.

Cette confiance, Mesdames, Messieurs a permis à notre pays de faire des réalisations appréciables. La consolidation de cette confiance exigeait d’abord d’asseoir ensemble les outils et indicateurs de mesure, à partir d’une situation de référence convenue. C’est vous dire que l’émergence n’est pas chez nous un slogan, mais plutôt un processus dont nous sommes très soucieux de la progression.

Excellence Monsieur le Président de la République

Mesdames, Messieurs les partenaires techniques et financiers

Le coût global du Plan d’Actions Prioritaires 2019 – 2023 est estimé à 14 098 milliards de FCFA, soit 24,5 milliards dollars US. Le financement acquis, d’un montant de 9 414 milliards, provient de l’État pour 4 248 milliards et 5 166 milliards pour les PTF. Le gap à rechercher est de 4 684 milliards dont 1 834 FCFA du secteur privé. Aussi, ce qui est attendu des PTF comme appui financier des PTF s’élève à 2 850 milliards de FCFA, soit 5 milliards de dollars des Etats Unis.

Le PAP ne renferme pas seulement des projets. S.E.M. Macky SALL en tant que champion réformateur, nous a instruit d’élaborer un programme de réformes qui permettra de libérer le potentiel de croissance. Ces réformes visent notamment à renforcer la mobilisation de ressources intérieures, développer le capital humain, mettre en place une administration moderne, efficace et efficiente. 

Decidena: la présidente Aminata Gadiaga s’engage à accompagner les femmes dans la production et la transformation des produits locaux

Les membres de l’association Déclic citoyen pour le développement d’une nouvelle Afrique (Decidena) ont tenu leur assemblée générale, ce mercredi, au CICES. La présidente et ses collaborateurs visent à regrouper les groupements de femmes de toutes les régions, pour les accompagner dans la production et la transformation des produits locaux. Aminata Gadiaga a eu à rencontrer les femmes de toutes les régions qui adhèrent à l’initiative. C’est un déclic qui est venu naturellement d’une citoyenne préoccupée par le développement de son pays.

A force de creuser, la présidente de Décidena a fini par capter le phénomène des  groupements de femmes. Selon elle, c’est un existant économique assez important qui peut constituer un levier permettant de booster et aller de loin avec les produits locaux. Elle invite les femmes à s’unir pour faire avancer leur production et aller vers l’industrialisation même de leurs produits. «Ce sont des forces économiques éparpillées et nous voulons les rassembler pour faciliter leur développement», atteste Mme Gadiaga après avoir constaté beaucoup de similarité dans les produits en fin de compte. Ainsi, les femmes n’arrivent pas à écouler normalement leurs produits. C’est dans ce sens que les dirigeantes de Decidena veulent les inviter à se solidariser et à fusionner.

L’assemblée générale s’est tenue en présence de Youssoupha Diallo Conseiller  technique N°1 du ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, par ailleurs président du Conseil d’administration de la Sonacos et du Club Sénégal Emergent. Il y avait le Conseiller en communication du ministre de la Culture, Alassane Cissé, et des représentants des ministères de la Femme, de l’Elevage et de la Pêche.

Dans son intervention, M. Diallo saluant la dynamique entreprise par les membres de Decidena, a souligné qu’on ne peut pas avoir la liberté sans le bien-être. «Les objectifs que vous vous êtes fixés à travers la transformation et la valorisation des produits locaux sont nobles. Ceux de l’agriculture, l’élevage, la pêche, les forêts peuvent permettre d’assurer la sécurité alimentaire. Le moteur du Plan Sénégal Emergent, c’est l’agriculture au sens large. Votre objectif participe à la mise en œuvre de l’axe 1 du PSE qui se définie comme la transformation structurelle de notre économie et de notre croissance», a-t-il soutenu. M. Diallo s’est prononcé sur la répartition des revenus et l’enrichissement personnel des sénégalais. C’est cela qui appelle au concept de transformation structurelle. A travers la transformation, la valorisation des productions, les membres de Decidena entendent contribuer à créer plus d’emplois, de revenus et de bien-être.  

Ch. Seck NDONG

AUSTRALIE : POUILLE RENVERSE CORIC ET FILE EN QUART

France's Lucas Pouille reacts after a point against Croatia's Borna Coric during their men's singles match on day eight of the Australian Open tennis tournament in Melbourne on January 21, 2019. (Photo by Paul Crock / AFP) / -- IMAGE RESTRICTED TO EDITORIAL USE - STRICTLY NO COMMERCIAL USE --

Le Français a dominé Borna Coric (6-7, 6-4, 7-5, 7-6) en 8e de finale de l’Open d’Australie. Il va disputer face à Milos Raonic son premier quart de finale à Melbourne.

Moribond en 2018, le 31emondial vit une belle aventure à Melbourne. Il a réussi ce lundi une très belle performance en sortant Borna Coric, le 11e joueur mondial. Il disputera face à Milos Raonic son troisième quart de finale en Grand Chelem après Wimbledon et l’US Open en 2016. Le Nordiste a remporté le bras de fer qui l’opposait au grand espoir croate à 21 ans. Pouille a été plus solide sur les points importants et s’est appuyé sur une très bonne qualité de service (83% de points gagnés derrière ses premières). Alors qu’il menait deux sets à 1 et avait un break d’avance dans le quatrième, le Français s’est fait peur quand son adversaire a recollé à 4-4 dans cette manche. Plus solide et plus autoritaire, Pouille s’est adjugé le jeu décisif du quatrième sans trembler (7-2).

Place à Raonic

Pourtant tout avait mal commencé avec un tie-break perdu au premier set (4-7). Mais le Français, loin de se désunir, a musclé son jeu. Très bon dans le deuxième set (88% de premiers services sur l’ensemble de la 2e manche), il a également bien retourné en breakant son adversaire dans le septième jeu (6-4). Face à un Coric, bien nerveux, le Nordiste a fait le break au meilleur moment dans le onzième jeu du 3e set, avant de conclure sur son engagement (7-5). Le voilà qualifié pour son premier quart de finale en Grand Chelem depuis plus de deux ans. Le début de la collaboration avec Amélie Mauresmo se déroule donc parfaitement. Une bonne nouvelle pour le tennis masculin français qui n’avait lui plus connu de quart de finale en Grand Chelem depuis précisément deux ans… et Tsonga quart de finaliste à Melbourne. Place désormais au Canadien Milos Raonic pour une place dans le dernier carré.

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