lundi, septembre 7, 2026
Accueil Blog Page 318

Recherches scientifiques: La FAO reconnait les performances de l’IRAD

Pour ses récentes prouesses scientifiques, indique le site Médiaterre un Certificat d’excellence a été décerné à l’Institut de recherche agricole pour le développement (IRAD) par Kent Nnadozie, le secrétaire du Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture, le 31 janvier 2019 à Rome (Italie).

«Caractérisation phénotypique et moléculaire des banques de gènes de la noix de coco, de niébé et de sorgho des communautés, en station et sélection participative de variétés résilientes au climat au Cameroun» est la proposition scientifique, préparée par 5 chercheurs (Dr. Walter Ajambang, Dr. Sobda Gonne, Dr. Sirri Bella, Dr. Maureen Atemkeng et Dr. Hortense Mafouson), qui a valu cette autre distinction honorifique à la structure que manage Dr Noé Woïn. Sous l’impulsion du ministère de la Recherche scientifique et de l’Innovation (MINRESI).

C’est une preuve de plus que l’IRAD demeure le centre de référence inégalable en matière de recherche agricole dans la sous-région.

En effet, la proposition soumise par l’IRAD en 2018 faisait partie des 45 projets sélectionnés par un panel d’experts indépendants et chevronnés parmi les 280 propositions éligibles du monde entier. Et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a reconnu les qualités scientifiques exceptionnelles de cette structure.

C’était au cours du quatrième appel à propositions du Fonds pour le partage des avantages du Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture.

Déjà, en avril 2018, l’institut a décroché haut la main le prix Leader de l’innovation agricole en Afrique de l’Ouest et du Centre du CORAF (Conseil Ouest et Centre africain pour la recherche et le développement agricoles) à Dakar (Sénégal). Et au cours de la 44è édition du Salon international des inventions de Genève (Suisse) d’avril 2016, quatre obtentions végétales (le sorgho CS54, le manioc 8034, la patate douce TIb1 et le maïs Coca SR) de ce centre de référence ont été couronnées par des médaille d’or.

Pour mémoire, le Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture (Tirpaa) est un accord international visant à assurer la sécurité alimentaire par le biais de la conservation de la biodiversité, de l’échange et de l’utilisation durable des ressources phytogénétiques, tout en garantissant le partage des bénéfices. C’est un accord qui doit fonctionner en harmonie avec la Convention sur la diversité biologique de Rio de Janeiro (Brésil) de 1992.

Consultation générale par ‘’Nioun ak yéne’’: Une action de haute portée sociale à Niague…   

Le mouvement ‘’Nioune ak yène’’ a organisé, durant ce week-end, une consultation générale prenant en compte toutes les couches de la population de Tivaouane-Peulh Niague. Dans le cadre de leurs actions, Moussa Dieng et ses collaborateurs mettent l’accent sur le volet social, notamment la santé, l’assainissement, pour un cadre de vie meilleur des habitants de la commune.  

Durant ces deux jours, les personnes intéressées par les consultations médicales ont convergé vers l’établissement public au centre du village traditionnel de Niague. Le coordinateur du mouvement ‘’Nioune ak yène’’  bien installé au niveau de la commune de Tivaouane-Peulh Niague, Moussa Dieng, a indiqué que ses collaborateurs ont opté pour la politique sociale.

Selon le coordinateur, M. Dieng, suite à cette consultation les membres dudit mouvement doivent contribuer à l’équipement des districts de santé de la zone de Kounoune- Tivaouane Peulh- Niague. Leurs objectifs est de subvenir aux besoins vitaux des populations. Ils attendent le soutien des autorités étatiques notamment du Président Macky Sall et du ministre Oumar Guèye, coordinateur de Benno bokk yakaar au niveau du département de Rufisque.

Avant cette consultation, le mouvement ‘’Nioune ak yène’’ a organisé beaucoup d’autres activités destinées aux jeunes notamment dans le domaine du sport, du nettoyage – ‘’set setal’’, des tournois de football, des financements pour les femmes. Ainsi, le secrétaire général dudit mouvement, Mme Fatoumata Camara, a soutenu que leur leader s’investit corps et âmes pour le bien-être surtout des personnes âgées, des jeunes et des femmes qui sont venues en masse.

El hadj Fall, biologiste universitaire, membre de la fédération des tradi-praticiens qui ont formé une association intitulée ‘’soigner et nourrir par le naturel’’ basée à Pikine, a souligné que l’objectif visé par l’association c’est essayer de faire un link entre les médecines traditionnelle et moderne. Les membres veulent faire comprendre à la population sénégalaise qu’auparavant nos grands-parents se soignaient avec les plantes naturelles. Ils trouvent que pour se soigner, il y a les médecines moderne, coranique, chinoise et traditionnelle. Ils font des consultations gratuites avec des diagnostiques modernes avec un support de médicaments traditionnels.

A cet effet, les bénéficiaires rencontrés ont remercié vivement le coordinateur, Moussa Dieng, de cette action de haute portée sociale. Ils ont également témoigné des multiples initiatives pour leur bien-être. En dehors de la santé, le mouvement s’intéresse au cadre de vie, aux logements, à l’assainissement. Après une bonne participation à la réélection du candidat de Bby en février dernier, les membres du mouvement ‘’Nioune ak yène’’ sont en phase de préparation des prochaines élections locales.

Premier League: Virgil Van Djik désigné meilleur joueur, Sadio Mané dans le onze type repart avec un trophée

L’attaquant sénégalais Sadio Mané n’a pas quitté la cérémonie des PFA Awards bredouille. Même s’il n’a pas remporté le titre de meilleur joueur de la Premier League pour laquelle il était en lice, l’enfant de Bambali a reçu un trophée. Il a été honoré pour avoir le mérite de faire partie du onze type de l’année en Premier League. Le titre de meilleur joueur de la Premier League revient à son coéquipier Virgil Van Dijk auteur d’une remarquable saison au sein de la défense des « Reds ».

Au sortir de la prestigieuse cérémonie, Sadio Mané s’est félicité de la victoire de son coéquipier Van Djik. Et, de la forte présence des « Reds » dans l’équipe type final : « Nous étions quatre à représenter tout un club. Quel symbole ! Je remercie tous mes coéquipiers, la Direction de Liverpool FC sans oublier nos vaillants supporters. Mention spéciale à Virgil Van Dijk, qui s’est adjugé le titre de meilleur joueur de l’année de la PL. Le travail continue » s’est réjoui SM10 sur son compte twitter à l’issue de la cérémonie de distinction…

Financement du développement durable : comment relever les grands défis

En l’absence de financements adéquats, les plus nobles intentions de la communauté internationale, exprimées sous la forme des objectifs de développement durable (ODD), resteront irréalisables. 

Les décideurs devraient donc tenir compte des récentes difficultés rencontrées en matière de financement du développement et recentrer leur attention sur des stratégies nationales résolues afin que leurs meilleures intentions puissent se concrétiser. Les ressources nécessaires pourraient être obtenues en alliant mobilisation des recettes, financement privé et développement du secteur financier. Pour atteindre ces objectifs mondiaux, les décideurs seront donc appelés à mener des actions collectives et à pratiquer un « nouveau multilatéralisme ».

Une nouvelle étude de l’ONU (a), réalisée grâce aux importantes contributions du FMI, du groupe de la Banque mondiale, de l’Organisation mondiale du commerce, du Programme des Nations Unies pour le développement et d’autres agences onusiennes, dresse un bilan détaillé des mesures prises par les pays et la communauté internationale pour mobiliser les financements nécessaires.

Les besoins de financement sont loin d’être modiques—selon une étude du FMI (a) publiée plus tôt cette année, dans les pays à faible revenu et les pays émergents, les principaux ODD en matière d’éducation, de santé, d’électricité, de routes, d’eau et d’assainissement, dont la réalisation permettrait d’élargir l’accès des populations à ces services, requièrent des dépenses annuelles supplémentaires de 2.600 milliards de dollars jusqu’à 2030. Les pays à faible revenu et les pays fragiles affichent des besoins de financement particulièrement importants car leur niveau de départ est bas, leur croissance démographique est rapide et leur trajectoire de croissance est faible ; ils représentent un cinquième des besoins de financement totaux.

Il ressort également du rapport de l’ONU que certaines des récentes évolutions pourraient rendre la mobilisation des financements encore plus difficile : la croissance mondiale semble avoir atteint son sommet, les restrictions commerciales s’intensifient, certains pays émergents connaissent une inversion des flux de capitaux et les risques liés à la dette s’amplifient, sachant qu’environ 30 pays à faible revenu sont à un risque élevé de surendettement ou en surendettement (voir aussi le blog du FMI La dette, un obstacle sur la route des objectifs de développement durable). Nous sommes bien à un « moment délicat » pour l’économie mondiale, comme l’a remarqué la directrice générale du FMI au début du mois.

Relever le défi du financement 

Le rapport sur le financement du développement durable comporte plus de quarante recommandations spécifiques à l’usage des États membres de l’ONU pour mieux aligner financements et investissements en faveur des objectifs de développement durable. Quatre propositions méritent une attention particulière :

  • Mettre au point un cadre de financement. Le financement est souvent le maillon faible des plans nationaux de développement durable : une étude récente a montré que plus des trois quarts des 107 plans nationaux ne contiennent pas de chiffrage ou de détails sur le financement. Le rapport fournit des recommandations concrètes sur l’opérationnalisation d’un cadre de financement ainsi que des exemples de pays ayant élaboré des plans basés sur des flux de financement à la fois publics et privés.
  • Améliorer les stratégies de mobilisation des recettes à moyen terme. Le rapport recommande d’établir des stratégies de mobilisation des recettes à moyen terme résultant d’un consensus national, capables d’appuyer les réformes tout au long du cycle politique et de mettre en évidence le lien entre recettes supplémentaires et prestation de services publics efficaces et équitables. La stratégie de mobilisation des recettes ambitieuse de l’Indonésie constitue un bon exemple, celle-ci vise à augmenter les recettes de 10 à 15 % du PIB à moyen terme (plus de détails dans le présent ouvrage du FMI (a)). En outre, les stratégies nationales pourraient être appuyées par un effort concerté à l’échelle internationale pour réformer le régime fiscal des entreprises.
  • Assurer la viabilité de la dette. Fondées sur un examen approfondi des risques liés à la dette, une série de démarches sont proposées pour aider les pays à détecter rapidement les facteurs de vulnérabilité et à mieux gérer leur dette. Le rapport souligne le fait que chaque crise de la dette a ses propres particularités et examine les efforts déployés par la RDC, le Niger et le Mozambique pour restructurer leur dette et les difficultés auxquelles il se heurtent pour y parvenir.
  • Se préparer aux crises futures. Les plans, stratégies et outils, aussi bons soient-ils, ne suffisent pas à préparer les pays en développement à une éventuelle crise financière et aux effets de contagion des pays avancés. Le rapport réaffirme qu’il faut veiller à ce que le dispositif mondial de sécurité financière soit adéquat et exhaustif, notamment au moyen de l’actuel examen des accords de financement du FMI (quinzième révision des quotes-parts).

Bien qu’elles soient grandes, les difficultés de financement ne sont pas insurmontables pour la plupart des pays. Des efforts considérables seront néanmoins nécessaires pour changer la donne en Afrique et dans certaines régions du Moyen-Orient, dont la mise en œuvre de politiques nationales d’appui aux investissements en faveur des ODD et une coopération internationale pour trouver des solutions aux défis nouveaux et émergents. À ce titre, le rapport sur le financement du développement durable contribue grandement à la réflexion sur les mesures qu’il convient d’adopter.

SDG 2019

(a) en anglais

***********************************************************************

Christopher Lane est représentant spécial du FMI auprès des Nations Unies. Durant sa carrière au FMI, il s’est surtout intéressé aux politiques macroéconomiques et au développement économique dans les pays en développement et les pays émergents. Avant d’occuper son poste actuel à l’ONU, de 2012 à 2016, M. Lane a été responsable de travaux stratégiques et opérationnels dans environ 70 pays en développement à faible revenu, y compris d’initiatives d’allègement de la dette de pays confrontés à des catastrophes sanitaires (comme l’épidémie Ebola) et de mesures pour renforcer les dispositifs de sécurité des pays en développement. M. Lane a également été chargé de travaux stratégiques et opérationnels au Liberia, au Mali, en Russie, en Turquie, en Lituanie et au Nigeria.

Incohérences dans le secteur de l’éducation et de la formation: La Cosydep en ‘‘fast track’’ pour la résolution des problèmes

Notre pays vient d’organiser l’élection présidentielle qui avait suscité plusieurs interrogations et inquiétudes pour sa stabilité et des conditions favorables à une prise en charge satisfaisante des défis liés au secteur.

Durant cette période, la COSYDEP, après avoir mesuré les véritables enjeux, s’est fortement mobilisée pour jouer un rôle anticipatif de veille citoyenne à travers la campagne « l’Éducation face aux candidats ». En effet, des séances d’audition des candidats à la Présidentielle ont permis d’échanger sur les enjeux et priorités du secteur, mais aussi de recueillir leurs engagements en matière de financement et d’édification d’un système éducatif stable et performant.

Après sa réélection pour un second mandat, le Président de la République a déclaré s’engager, pour les cinq ans à venir, dans une stratégie dite « fast track », pour avancer plus rapidement dans la réalisation des politiques, programmes et projets étatiques. Dans la mesure où cette stratégie permet de travailler au plus vite à la satisfaction des besoins urgents de la population, conformément aux lois et règlements en vigueur, nous l’encourageons naturellement à s’y investir pleinement.

C’est pourquoi, avec l’espoir que le « fast track » se traduise dans les faits, la COSYDEP et ses partenaires, en attendent l’exigence première d’une administration diligente et performante, capable de relever des défis comme :

« Fast Track » sur la question de l’état civil avec les milliers d’enfants sans pièce d’état civil et dont le cursus scolaire est ainsi compromis. Avec les technologies actuelles, nous disposons d’outils remarquables en plus des expériences alternatives réussies dont la valorisation aiderait sûrement à résoudre ce récurrent problème ;

« Fast Track » sur la persistance du phénomène des enfants vivant dans la rue, qui donne à penser que c’est le résultat de tergiversations répétitives sur l’application des mesures prises mais aussi et surtout de l’absence de stratégies adaptées et pertinentes. En effet, nous demeurons convaincus qu’un enfant bien pris en charge dans une structure éducative n’a pas le temps d’errer dans la rue ;

« Fast Track » sur l’existence prouvée de plus d’un million cinq cent mille (1 500 000) enfants encore hors de l’école, ne bénéficiant d’aucune offre éducative ;« Fast Track » sur la stagnation du budget de l’éducation, en dépit de l’accroissement constant des besoins en ressources infrastructurelles, humaines et matérielles ;

« Fast Track » sur les actes de gestion des personnels dont des pesanteurs et lenteurs administratives incompréhensibles poussent l’enseignant à quitter sa classe pour s’occuper de l’évolution de son dossier personnel. Des mesures fortes s’imposent pour que la politique de modernisation de l’administration soit opérationnalisée ;

« Fast Track » sur l’assainissement et la sécurisation de l’environnement des écoles fortement pollué par la « cantinisation », les abris provisoires, la divagation des animaux, les dépôts d’ordures, …

Avec le changement survenu au niveau du management du département de l’éducation, la COSYDEP garde l’espoir que des progrès seront enregistrés dans la prise en charge des questions récurrentes qui plombent l’évolution du secteur de l’éducation et de la formation.

Il reste que les organisations de la société civile sont aussi attendues sur leurs responsabilités à cultiver une synergie d’action et à construire un engagement citoyen effectif pour accompagner davantage l’Ecole sénégalaise à tous les niveaux.

Enfin, l’éducation étant le principal levier du développement durable et le lieu d’institution des valeurs cardinales, la résolution des problèmes récurrents du secteur reste un préalable à tout effort sérieux vers l’émergence.

Fait à Dakar le 28 avril 2019   

Le Conseil d’Administration de la COSYDEP

Suppression du poste de Pm : Une option Présidentielle pour mieux contrôler l’action du gouvernement

ENTRETIEN AVEC… Pr Gorgui CISS, maire de Yène et secrétaire national aux Relations internationales du PS

L’actualité, c’est le projet de suppression du poste de Premier ministre. Au cours de la rencontre entre les députés de la majorité et le Président de la République, il a été évoqué le projet de faire reprendre leurs mandats aux anciens ministres qui étaient députés et qui avaient la mouvance présidentielle. Est-ce ça vous agrée ?

La suppression du poste de Premier ministre n’est pas une nouveauté au Sénégal. C’est vrai que les précédentes suppressions correspondaient à des situations particulières. En 1963, le président Senghor voulait éviter la dualité au sommet de l’Etat après la crise de 1962 qui l’opposait à Mamadou Dia, président du conseil. En 1983, le président Abdou Diouf qui venait de prendre le relais de Senghor voulait sans doute marquer son autorité face à la Nation et à la Communauté internationale. Si le président Sall décide de supprimer le poste de premier ministre c’est qu’il veut être en première ligne pour mieux contrôler l’action de son gouvernement au quotidien. Maintenant qu’il n’a plus la pression des gouvernants qui cherchent un autre mandat, le fait d’être en contact direct avec ses ministres lui donne tous les moyens pour insuffler plus de performance pour la réalisation des aspirations des sénégalais. C’est dans ce sens qu’il faut comprendre le projet de suppression du poste de premier ministre.

En permettant à un ancien ministre qui a été élu député de retrouver son poste après avoir quitté le gouvernement, cela peut aider certains ministres à accepter plus facilement leur départ du gouvernement. Après tout, il y a une vie après avoir été ministre. Je pense qu’il n’y a pas un poste plus noble que celui d’élu.

Parlant du projet de suppression du poste du Pm, certains pensent que le Président ne veut pas voir émerger une lutte pour le dauphinat. C’est pourquoi il a procédé, entre autres, à la suppression de ce poste?

Ça c’est une question qui est propre à l’APR et c’est aux membres de ce parti d’en parler si jamais elle est posée. Et comme le Président Sall a décidé de structurer son Parti, cette question sera réglée très vite. En tout cas, nous dans notre parti, le dauphinat n’existe pas. Ce sont les militants qui se retrouvent de façon démocratique, à partir du comité jusqu’au congrès, pour désigner le responsable suprême du PS.

Lors de la fameuse rencontre entre le Président et le groupe parlementaire Bby, le Pm a agité l’idée d’un report probable des locales en prétendant qu’on ne peut pas organiser deux élections en une année dans un pays pauvre comme le Sénégal. Une telle affirmation emporte-t-elle votre adhésion ?

Avec l’introduction du parrainage dans le code électoral, le processus électoral devient plus long et plus compliqué. Donc, il est nécessaire de prendre toutes les dispositions pour clarifier le modus operandi du parrainage pour des élections locales et outiller les autorités administratives pour une supervision correcte du processus. Si le temps qui nous sépare de la date prévue pour les élections locales est trop court, il me semble plus judicieux de les reporter afin d’éviter toute forme de contestation. Et comme le Président de la République a appelé toutes les forces vives de la Nation à un dialogue national, cette question doit figurer en bonne place dans l’ordre du jour de ces concertations.

Le président de la République a formé récemment son gouvernement et lancé le slogan Fast track. Est-ce que vous vous retrouvez dans cette nouvelle dynamique de gestion de l’Etat ?

Le slogan du président de la République traduit certainement son désir de faire du Sénégal un pays émergent. Il a dû noter que durant son premier mandat, les réformes et réalisations n’ont pas été conduites avec la vitesse voulue. Et pour aller plus vite dans la réalisation de la deuxième phase du PSE, il pense qu’il faut nécessairement aller plus vite an «accélérant la cadence » et en faisant «Moins d’Etat et mieux d’Etat ». Et si l’objectif visé est d’aller plus vite et mieux, je trouve que c’est une excellente chose.

Les Dg de société et d’agences nationales semblent être sous l’expectative. La peur d’être emporté par le couperet présidentiel étant passée par là. Est-ce que cette volonté du chef de l’Etat de changer radicalement de politique vous semble aller dans le bons sens ?

Pour l’instant, il n’y a rien qui présage que le président de la République va changer radicalement de gouvernance. Après avoir pratiqué les Ministres, Directeurs nationaux, Directeurs d’agence ou Président de Conseil d’Administration au plus haut niveau de l’administration, le Président de la République est le mieux à même de tous les sénégalais pour mettre les hommes qu’il faut aux places qu’il faut. D’autant plus que c’est le seul qui détient les prérogatives légales de nommer aux emplois civils et militaires. Le Président de la République est le mieux placé pour apprécier les qualités, les performances et le professionnalisme des uns et des autres. Et comme personne n’est né pour être éternellement aux affaires (y compris le Président de la République qui remet son mandat en jeu tous les 5 ans), je ne vois pas pourquoi certains ministres ou DG font tout pour se maintenir aux affaires.

En son temps, en tant que responsable du PS, vous aviez réclamé que le quota des ministres accordé à la coalition Benno ak Tanor soit revu à la hausse. Tel n’est pas le cas avec le nouvel attelage, vous en êtes déçu ?

Non, je ne suis pas déçu car le PS n’est pas très mal représenté dans ce gouvernement. En conservant, deux portefeuilles ministériels dans un gouvernement de 32 membres avec une coalition de plus de 100 partis politiques et mouvements, nous ne devons pas nous plaindre. Quand je formulais le souhait de voir le PS avoir plus de ministres dans le gouvernement, celui-ci ne comptait qu’une quarantaine de ministres.

Mais ça ne vous gêne pas que le Président voit les choses autrement par rapport à votre position, pas de la même façon que vous qui préconisez qu’il y ait des échanges avec le candidat dont vous avez contribué à la réélection ?

Nous sommes dans un parti où la démocratie interne existe. Il n’y a pas le culte de la pensée unique, chacun peut exprimer son point de vue. Je croyais que le PS pouvait avoir plus de ministres si le nombre de membres du gouvernement était resté le même. C’est dans ce cadre que je l’ai dit dans le cadre d’une discussion.

Mais est-ce que pour former un gouvernement, on a besoin de raisonner en termes de quotas ou de membres qui doivent y figurer ?

Certainement pas. Nous sommes un parti dont la raison d’être, c’est de conquérir le pouvoir et de l’exercer, même si c’est dans une coalition. On ne fait pas de la politique pour de la figuration que je sache, car nous ne sommes ni des Samaritains et encore moins de philanthropes. Si nous avons décidé de figurer dans une coalition c’est pour pouvoir exister avec une digne représentation et participer à la gestion du pays au plus haut niveau. Notre rôle doit être de tout faire pour éviter de poser des actes qui affaiblissent le PS uniquement pour les intérêts de quelques personnes.

Comment appréciez-vous le maintien dans le gouvernement des deux ministres socialistes après 7 ans ?

Si on m’avait demandé mon avis, j’aurai suggéré une rotation car le PS regorge de ressources humaines de qualité avec de bons profils pour exercer des fonctions ministérielles. Le PS vient de rater une belle occasion de donner un signal fort en direction des jeunes, des cadres et des exclus à qui nous avons lancé un appel pour un retour dans notre parti.

Justement au PS, vous aviez appelé à un retour des exclus à la maison mère. Cet appel n’a pas eu l’effet escompté. Ne pensez-vous pas qu’il y a eu un problème de cohérence au sein de votre parti par rapport à cet appel ?

Même si de façon formelle il n’y a pas eu de retour, nous avons enregistré des réactions très favorables. Beaucoup de camarades qui avaient gelé leurs activités commencent à bouger. Maintenant, après avoir lancé cet appel, il faut définir les modalités du retour. C’est cela qui n’est pas encore discuté au niveau de notre parti. Mais l’appel du Président Ousmane Tanor Dieng en direction de tous les socialistes pour qu’ils rejoignent la maison mère, tout le parti l’a salué. Parce que c’est dans l’unité que nous pourrons espérer, un jour, reconquérir le pouvoir.

Certains y voient une volonté du Parti socialiste de resserrer les rangs, de remobiliser les troupes en vue de la présidentielle de 2024 ; ou bien c’est prématuré de le voir comme ça ?

Non, 2024 ce n’est pas maintenant. Je pense que l’intérêt de BBY est que toutes les composantes soient fortes. Si tous les partis qui composent Benno sont forts, la coalition sera forte et pourra espérer reconquérir le pouvoir en 2024. Je pense que la direction de Benno devrait aider les partis à se bonifier, à se massifier et à devenir plus forts pour que le pouvoir ne nous échappe pas en 2024.

Justement, à ce propos, est-ce vous ne craignez pas des fissures au niveau du parti de base de Benno bokk yakaar, qu’est l’APR, à la suite de la formation du nouveau gouvernement ?

Vous savez, ceci n’est pas propre à l’APR. C’est normal, à chaque fois qu’il y a un nouveau gouvernement qu’il y ait des mécontents. Mais il faudrait que les gens mettent en avant l’intérêt général, l’intérêt du pays, de nos différents partis et de notre coalition. Si tout le monde le voit comme ça, que ce soit dans l’APR, le PS ou dans les autres partis, alors il n’y aura pas de fissure. Tout le monde a le droit d’avoir des ambitions mais il faut toujours mettre les intérêts du pays au-dessus de tout.

Ch. Seck NDONG

Rapport d’Avril 2019: les Perspectives économiques régionales de l’Afrique sub-saharienne

Le Fonds Monétaire International (FMI) invite la presse nationale et internationale à la présentation du Rapport d’Avril 2019 sur les Perspectives économiques régionales de l’Afrique sub-saharienne le Mardi 30 avril à partir de 9 heures à l’hôtel Radisson Blu dans la salle Adansonia.

Ce rapport, qui est publié deux fois par an, au mois d’Avril et d’Octobre, se présente comme un document de référence du FMI sur l’Afrique qui rend compte de l’évolution et des perspectives économiques de la région subsaharienne.

La rencontre sera présidée par M. Abdoulaye Daouda Diallo, Ministre des Finances et du Budget. M Papa Ndiaye, Chef de division des études régionales au Département Afrique du FMI, présentera ledit rapport en s’articulant autour des avantages et des difficultés éventuelles de la mise en place de la zone de libre-échange continentale.

M. Papa Ndiaye s’adressera à la presse nationale et internationale à 11h30 heures. Le rapport pourra être téléchargé en anglais ou en français à partir du site internet officiel du FMI à l’adresse suivante : http://www.imf.org. Il sera également disponible sur place lors de la présentation.

 

Transformation des produits locaux : Le Dg du Cosec constate le dynamisme des femmes en milieu rural…

Le Conseil sénégalais des chargeurs (Cosec) a accompagné une cinquantaine de structures  de femmes dans le cadre de la Fiara pour leur permettre d’avoir accès gratuitement aux stands  mais également pour  permettre à  celles qui viennent des régions de pouvoir prendre  en charge leurs fonctionnements à Dakar. Le directeur général du Cosec, Mamadou Ndione, effectuant une visite des stands, hier, a noté dans ce pays une avancée dans le domaine de la transformation des produits locaux.  

«Le Sénégal  peut nourrir le Sénégal et ce sont des produits naturels qui ont subi un processus de transformation qui les rend plus digeste et plus comestible tout en alliant diététique et gastronomie», a déclaré le Directeur général Mamadou Ndione. Le Cosec accompagne ces acteurs en termes de formalisation, de formation et de financement et en termes de Marketing. «Nous allons renforcer ce dispositif d’accompagnement ; parce que notre missions consiste à accompagner les chargeurs, les producteurs les importateurs  et les exportateurs  pour que le Made  in Sénégal se vende partout», dit-il.

A son avis, nos régions ne doivent pas être en concurrence. «Aujourd’hui ce qui se passe dans la production à Tambacounda et Kédougou qui est une zone homogène doit être développée davantage. Dans les autres, on doit mette l’accent sur les dotations factorielles matériel. Nous allons mettre les Pme en cluster pour les permettre d’aller le plus loin possible. Les produits comme le fonio doivent entrer dans le quotidien des Sénégalais en termes de consommation de mets. Il est important que tout le peuple se mette à consommer sénégalais d’abord  pour aider ces structures. Mais nous allons intervenir sur la chaine logistique pour les accompagner davantage», a relevé M. Ndione.

Selon lui, en termes de diagnostic, si on va dans les régions les plus lointaines on se rend compte que les chainons qui manquent sont à caractère logistique. «Nous allons travailler avec les chambres de commerce pour réfléchir sur comment mettre en place des  coopératives sous forme de centrale de vente. Par exemple une femme qui produit à  Matam doit pouvoir après sa production vendre ses produits dans d’autres centrales. Aujourd’hui la matière première dont ces femmes entrepreneuses locales ont besoin, sont souvent commandées de manière dispersée. S’ils mettaient ensemble leurs commandes cela permettrait de franchir une étape importante pour une réduction des coûts. Ce qui est important c’est la spontanéité et le dynamisme des femmes en milieu rural qui sont dans la transformation et la production», a souligné le Dg du Cosec.

Aussi, Mme Fatou Mbaye, la directrice  de la Promotion d’assistance  aux chargeurs du Cosec a soutenu que dans le cadre de leur «politique d’assistance aux opérateurs économiques et de promotion de leurs activités, le Cosec a pris 11 stands de 9 m2 attribués à 48 chargeurs qui évoluent  dans les secteurs de l’agriculture de l’artisanat et de la pèche». Dans le cadre de leur encadrement technique, ils ont mis ces stands pour leur permettre de faire connaitre leurs produits. «Ces produits issus de la transformation des céréales locales et des produits halieutiques sont bien emballés et répondent aux normes de qualité», rassure-t-elle. Le Cosec intervient dans plusieurs domaines. Aujourd’hui, précise Mme Mbaye, c’est l’assistance technique qui est mis en exergue  mais il y a l’assistance financière, juridique et logistique.

 Ch. Seck NDONG

Le Général Lamine Cissé est un des képis stabilisateurs des institutions du Sénégal (Par Babacar Justin Ndiaye)

« L’armée, c’est la nation » disait Napoléon. Le Général Lamine Cissé avait – en sa personne – allègrement fusionné les deux entités. Issu de la « Promotion Bir-Hakeim » (1961-1963) de l’Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr, le Lieutenant Lamine Cissé fut automatiquement catapulté dans les profondeurs du Sénégal, par le biais de l’arme du Génie qui, aux premières de l’indépendance, réalisa un urgent programme d’équipement du territoire, en infrastructures basiques et vitales. Une sorte de PUDC avant l’heure et avant la lettre. Affecté à la 1ère Compagnie des Travaux du Génie (CTG) de Kaolack, le jeune officier Lamine Cissé eut l’occasion de servir son pays, au plus près des populations et au contact direct des réalités, en participant à la construction de la route Kaffrine-Malème Hodar, à la réalisation des cuvettes rizicoles de Boundoum et de Kassala, à l’ouverture de la route latéritique Thilmakha-Darou Marnane sur une longueur de 12 kilomètres. Ajoutons-y les nombreux travaux de terrassements effectués dans le delta du Fleuve Sénégal !

Incroyablement, cette possibilité d’immersion immédiate et profonde dans les tréfonds de la nation a été imposée à l’officier subalterne Lamine Cissé, par le Colonel (futur Général) Jean-Alfred Diallo. En effet, le Lieutenant Cissé, porte-parole d’une poignée d’officiers honorés par une audience chez le CEMGA, a exprimé au Colonel, le désir collectif d’aller au Groupement Parachutiste (GP). Colère du chef d’Etat-major qui leur dit : « Foutez le camp…Sortez de mon bureau ! Toi, surtout, lieutenant Cissé, tu iras au Génie ». Rappelons que Jean-Alfred Diallo, un pur produit du Génie, aimait bien son arme d’origine. Une arme, tellement bien entourée de soins et de préventions, qu’elle a donné quatre CEMGA aux forces armées sénégalaises : les Généraux Jean-Alfred Diallo, Mouhamadou Keïta, Lamine Cissé et Mamadou Seck alias Faidherbe. Avec ce détail de taille : Lamine Cissé est promu Général – après une vraie acrobatie administrative – au titre du quota de l’infanterie, condition sine qua non pour succéder à son camarade de promotion (Mouhamadou Keita), à la tête des armées, en 1996. Avant de prendre le commandement des trois armes au Camp Dial Diop, Lamine Cissé avait, en ses grades de Lieutenant-Colonel et de Colonel, coiffé l’Ecole Polytechnique de Thiès, la Direction de la Documentation et de la Sécurité Extérieure (DDSE) et dirigé la Sécurité publique au sein de la Police nationale. L’officier natif de Sokone avait également servi aux Philippines, en qualité d’observateur pour le compte des Nations-Unies. Pour service exceptionnel rendu à la France, dans le Sud-Est asiatique, le Sénégalais Lamine Cissé a été décoré de la Légion d’Honneur.

Sa présence au sommet de la hiérarchie militaire a été brève mais meublée de décisions et d’actions, comme l’érection de Kolda en zone de défense numéro 6, placée sous les ordres du Colonel Babacar Gaye. Par ailleurs, Lamine Cissé a concrétisé le projet de création du Musée des forces armées, bien que l’idée ait germé, auparavant, dans l’esprit du Général Idrissa Fall, au moment de la mise en place des archives de la Défense nationale. Au plan opérationnel, la conjoncture a été nettement moins heureuse, notamment, en Casamance où un détachement de la crème des unités de choc est décimé, le 19 août 1997, à Mandina-Mancagne. Un revers dans le sud du pays qui a maculé d’une grosse tache de sang, le crépuscule de sa longue carrière militaire. Après avoir pris congé des armées, le Général de corps d’armée Lamine Cissé est devenu le ministre de l’Intérieur du Président Abdou Diouf, de 1997 à 2000. Une fonction qui a permis aux Sénégalais de découvrir que Lamine Cissé possède une tête politique bien posée sur un buste militaire.

Totalement en charge du dossier casamançais, le Ministre Lamine Cissé a vite initié des contacts officiels avec le MFDC dans la capitale gambienne : les fameux conclaves médiatisés sous les appellations de Banjul 1 et 2. Son ancrage familial dans les villes de Sokone et de Toubacouta (contrées frontalières de la Gambie) et la maitrise de sa langue maternelle (le Manding) ont rapidement brisé la glace entre le Président Yaya Jammeh et lui. Du reste, les deux hommes devenus familiers ont constamment discuté en anglais et en socé, lors de leurs séances de travail. Les mêmes atouts linguistiques ont inondé de chaleur, la relation entre le Général Lamine Cissé et le chef de la Junte militaire de Guinée-Bissau, le Général Ansoumane Mané. Ce qui a permis aux soldats sénégalais, de s’extraire – dans des conditions honorables – de « l’Opération Gabou » inexorablement vouée à l’enlisement. Longtemps après la mort tragique du Général Ansoumane Mané, le Général Lamine Cissé a entretenu une relation épistolaire très assidue avec Lamine Mané, le fils ainé du défunt chef de la Junte bissau-guinéenne qui vit entre Lisbonne et Banjul.

Sur le front politique, le ministre de l’Intérieur Lamine Cissé a donné toute la mesure de son savoir-faire et, surtout, de son doigté. D’emblée, le premier militaire en charge du maintien de l’ordre public et des élections, a jeté les bases d’un gentlemen-agreement avec l’opposition, aidé en cela par ses bons rapports avec Landing Savané, son interlocuteur préféré…en langue socé. Cette entente tacite avec les opposants a évité tout dérapage dans la rue et enveloppé de consensus, certaines étapes du processus électoral de 2000. Lequel a culminé avec l’alternance (pacifique) consécutive à quarante ans d’hégémonie socialiste. La seule fausse note a été le vacarme fait autour de la très nébuleuse affaire des « cartes israéliennes ». Dans l’esprit du Général Lamine Cissé, un ministre de l’Intérieur doit être plus astucieux que répressif. Une doctrine qui le rapproche de son célèbre et inamovible collègue du Maroc, le ministre-commissaire Driss Basri qui aimait dire : « Je fais plus de pression que de répression ». Il va sans dire que l’organisation et l’épilogue du scrutin historique de l’année 2000 ont été diversement appréciés. Certains caciques du PS ne sont pas de fervents admirateurs de Lamine Cissé. Je me suis laissé dire que le Président Abdou Diouf, en privé, n’est pas très tendre avec « ce soldat au cœur de la démocratie », pour emprunter le sous-titre du livre-mémoires du Général Lamine Cissé. Une controverse qui ne dissipera jamais le rôle stabilisateur voire salvateur que l’Officier-Général a joué durant cette période charnière et décisive de l’odyssée démocratique du Sénégal. Une responsabilité analogue – sans être identique – à la mission assignée aux Colonels Mamadou Diop (Gendarmerie) et Soya Cissokho (Armée), lors des troubles de mai 68.

Personnellement, j’ai connu le Général Lamine, après son départ du ministère de l’Intérieur. Fondateur de l’Observatoire International de la Démocratie et de la Gestion des Crises et des Conflits (OIDEC), le Général Cissé a été mon « collègue », durant 24 heures, dans un panel chargé par l’US AID, d’animer une conférence sur le rôle des armées en période de crises politiques dans les pays du tiers-monde. Nous sommes au lendemain du 19 mars 2000. C’est le point de départ d’une amitié profonde et féconde entre lui et moi. En mai 2003, le Général Lamine Cissé, déjà Représentant spécial de Kofi Annan en Centrafrique et chef du BONUCA, m’a décroché un contrat onusien de 21 jours, pour animer une série de conférences au profit de la presse centrafricaine, très balbutiante à l’époque. Un travail accompli aux côtés de notre compatriote Aïssatou Laba Touré, une ancienne de la RTS, actuellement fonctionnaire de l’ONU. A Bangui, entre 2001 et 2003, le Général Lamine Cissé s’est démené comme un diable dans un bénitier, afin d’éviter le clash entre le Président de la république, Ange-Félix Patassé, et son chef d’Etat-major, le Général François Bozizé. Sans succès.

En dehors de sa spécialité (compétence militaire) sur laquelle il m’est impossible d’émettre un jugement de valeur, le Général Lamine Cissé n’était pas nanti d’une culture encyclopédique. Il n’était pas une machine intellectuelle. En revanche, l’ancien CEMGA et ex-ministre de l’Intérieur mixait en lui, l’intelligence supérieure et l’expérience colossale. Je lui saurai toujours gré de tout ce qu’il a fait pour moi et de tout ce qu’il m’a dit sous le double sceau de la confidentialité et du secret. A ce propos, un souvenir remonte à la surface de ma mémoire : notre diner avec l’Impératrice Catherine, la veuve de Jean-Bedel Bokassa, dans son manoir situé sur la colline qui surplombe Bangui. Ce jour-là, la conversation a roulé sur les dessous de la mort violente et sanglante de l’épouse sénégalo-malienne du Président Houphouët Boigny, née Binetou Sylla, qui était la fille adoptive d’Amadou Hampaté Ba. A ne pas confondre avec l’ex- Première Dame, de Côte d’Ivoire : Thérèse Boigny. En effet, après la chute de l’Empereur Bokassa 1er, en 1979, Madame Catherine Bokassa a été accueillie à Yamoussoukro, dans le Palais présidentiel. Mais ça, c’est une autre histoire dans la panoplie des histoires secrètes qui ont leurs places dans des Mémoires et non dans un Laser.

« Mon pays, mon avenir » : Le Président Ibrahima CISSOKHO au service des populations…

Le leader du mouvement « Mon Pays, Mon Avenir », M. Ibrahima CISSOKHO, accompagné de proches collaborateurs, avait effectue une visite de courtoisie dans le quartier Darou Salam Namora pour s’enquérir des difficultés des habitants.

Les populations de Namora extension n’ont pas manqué de venir accueillir en pompe le leader du mouvement pour lui manifester leur sympathie et leur attachement car il est en train de poser des jalons considérables dans cette zone. M. Amadou Bâ, adjoint au délégué, après avoir exprimé la réjouissance des populations quant à la présence de leur leader, a profité de cette opportunité pour  lister divers maux de la localité, notamment le manque d’infrastructures dont un marché, un lycée et l’enclavement.

Prenant la parole, Marème Diallo dira : «nous sommes laissés en rade, il n’y a pas de financement ni de formation mais la présence de M. CISSOKHO nous réconforte et nous rassure; il a largement œuvré, de manière efficiente pour que les groupements de femmes de la zone soient autonomes par des actions concrètes de développement. Nous comptons mutualiser nos forces pour une union sacrée derrière M. CISSOKHO pour l’accompagner dans sa mission d’amélioration de notre cadre de vie. Ceci  nous sortira de nos difficiles conditions de vie ».

« Devant l’incapacité des différents gestionnaires de notre commune qui peinent à répondre favorablement aux besoins et préoccupations des populations, nous restons engagés derrière M. CISOKHO pour, ensemble, travailler à améliorer les choses » dira M Amadou Bâ.

Après avoir écouté les divers intervenants, M. CISSOKHO déclarera : « Nous avons les compétences, les possibilités et le programme socio- économique requis avec l’aide de nos partenaire pour sortir Tivaouane Peulh- Niague de l’ornière. Dans ce sens, nous comptons travailler avec toutes les forces vives et les populations de manière participative pour améliorer le cadre de vie des populations »

Le leader du «Mouvement Mon Pays, Mon Avenir» ajoutera «nous allons livrer un plan de développement socio économique car Tivaouane Peul Niague mérite un cadre de vie plus adéquat, disposer d’infrastructures au niveau de la voirie, de l’éducation et de la santé ainsi que de divers équipements de base».

«Nous allons joindre l’acte à la parole parce que d’ici quelques semaines nous allons procéder à l’inauguration des motos pompes solaires déjà en place pour atténuer les pénuries d’eau.  Notre priorité étant la santé des populations, nous comptons organiser deux journées de consultation gratuite contre le diabète et la tension le 4 mai au Centre de santé de Tiavaouane Peul » dira M. CISSOKHO, pour conclure.

<fallibrahima546@gmail.com>

Stay connected

0FansLike
0FollowersFollow
0SubscribersSubscribe
- Advertisement -

Latest article

KHADRIYA: Cheikh Saadbouh TaqiouLah quitte ce bas monde, Cheikh Sidibouya lui succède

 RAPPEL À DIEU DU KHALIFE GÉNÉRAL DE L’AFRIQUE DE L’OUEST La disparition de Cheikhna Cheikh Saadbouh TaqiouLah Ould Cheikhal Khalifa Ould Cheikhna Cheikh Saadbouh, affectueusement...

Le totalitarisme rampant

TRIBUNE Sous nos yeux s’installe une forme insidieuse de terreur intellectuelle : intimider, salir, insulter, menacer pour réduire au silence les cadres, les intellectuels, les...

Kaolack Sport City: Le Conseil départemental dévoile un ambitieux projet à 18 milliards de...

Le Conseil départemental de Kaolack veut donner un nouveau souffle aux infrastructures sportives de la capitale du Saloum. Le président du Conseil départemental, Ahmed...

escort eskişehir escort sakarya escort sakarya bayan escort eskişehir bayan