lundi, septembre 7, 2026
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Assemblée nationale du Sénégal : la révision de la Constitution adoptée

Les députés sénégalais ont adopté le 4 mai le projet de révision constitutionnelle visant à supprimer le poste de Premier ministre. Avec seulement 7 voix contre et 7 abstentions, l’opposition a brillé par son absence.

Moins d’un mois après l’annonce de la volonté de Macky Sall de supprimer le poste de Premier ministre, l’Assemblée nationale sénégalaise a adopté le 4 mai le projet de révision de la Constitution avec 124 voix pour, 7 contre et 7 abstentions. Si l’issue du vote ne fut pas une surprise – la coalition présidentielle disposant d’une majorité qualifiée des 3/5e, suffisante pour entériner la révision constitutionnelle –, le très faible nombre de voix contre interroge.

Malgré les 38 sièges que comptent les députés de la minorité et la contestation soulevée par l’opposition pendant les neuf heures de débat qui ont précédé le vote, seuls sept parlementaires se sont opposés au projet de loi, sept autres se sont abstenus. L’opposition a également brillé par l’absence de certaines de ses principales figures, à l’instar du député Ousmane Sonko, arrivé troisième à l’élection présidentielle du 24 février 2019. « Il était en déplacement à Bignona », justifie un membre de son équipe.

Présents dans l’hémicycle, sept députés du Parti démocratique sénégalais (PDS) ont décidé de s’abstenir, face à « une loi sans intérêt ». « Le PDS refuse de participer au vote d’une révision pour laquelle le président n’a pas jugé nécessaire de discuter avec les différents acteurs politiques. Ni d’en parler durant sa campagne et qui n’a pour seul objet que de rendre le pouvoir de Macky Sall monocéphale », confie le député Toussaint Manga.

Affaire Cheikh Béthio: Le texte intégral du jugement rendu par la Chambre criminelle du TGI de Mbour

PAR CES MOTIFS
Statuant publiquement, par contumace à l’encontre de Béthio THIOUNE dit Cheikh, contradictoirement à l’égard des autres accusés et des héritiers de Bara SOW et d’Ababacar DIAGNE, en matière criminelle et en premier ressort ;
EN LA FORME
▪ Rejette l’exception de nullité soulevée par le conseil d’Aly DIOUF ;
▪ Déclare la procédure régulière ;
AU FOND
Sur l’action publique :
▪ Prononce l’acquittement de SerigneSaliou BARRO, d’Aziz Mbacké NDOUR et de Mamadou HANN dit Pape de tous les chefs d’accusation ;
▪ Prononce l’acquittement deBéthio THIOUNE dit  Cheikh, SerigneKhadimSECK,Samba NGOM, Pape NDIAYE, Aly DIOUF et Demba KEBE du chef d’association de malfaiteurs ;
▪ Prononce l’acquittement d’Ablaye DIOUF et de Samba FALL du chef de meurtre avec actes de torture ou de barbarie ;
▪ Prononce l’acquittement de Samba NGOM du chef de non dénonciation de crime ;
▪ Prononce l’acquittement deBéthio THIOUNE dit Cheikh,Cheikh FAYE, SerigneKhadim SECK, Demba KEBE et Aly DIOUF du chef de recel de malfaiteurs ;
▪ Disqualifie les faits de meurtre avec actes de torture ou de barbarie initialement reprochésàSerigneKhadim SECK, Mame Balla DIOUF, Mamadou GUEYE, Moussa DIEYE, Aliou DIALLO,Al Demba DIALLO, Momar Talla  DIOP, Mohamed SENE dit Eumeu, Adama SOW dit Dosset Aly DIOUFenmeurtre ;
▪ Les déclare coupables de ce chef ;
▪ Disqualifie les faits de meurtre avec actes de torture ou de barbarie reprochés à Demba KEBE et Pape NDIAYE en complicité de meurtre;
▪ Les déclare coupables de ce chef ;
▪ Disqualifie les faits de complicité de meurtre avec actes de torture ou de barbarie initialement reprochés à Béthio THIOUNE dit Cheikh et Cheikh FAYE en complicité demeurtre;
▪ Les en déclare coupables ;
▪ Déclare Béthio THIOUNE dit Cheikh coupable de non dénonciation de crime ;
▪ Déclare Ablaye DIOUF, Mame Balla DIOUF, Mamadou GUEYE, Moussa DIEYE, Samba FALL, Aliou DIALLO, Al Demba DIALLO, Mohamed SENE dit Eumeu, Adama SOW et Momar Talla DIOP coupables d’association de malfaiteurs délictuelle, de recel de cadavres et d’inhumation sans autorisation administrative ou judiciaire ;
▪ Déclare Cheikh FAYE également coupable d’association de malfaiteurs délictuelle ;
▪ Déclare SerigneKhadim SECK et Samba NGOM coupables de détention d’arme sans autorisation administrative ;
▪ Condamne SerigneKhadim SECK, Mame Balla DIOUF, Mamadou GUEYE, Moussa DIEYE, Aliou DIALLO, Al Demba DIALLO, Momar Talla  DIOP, Mohamed SENE dit Eumeu, Adama SOW dit Doss et Aly DIOUFà quinze (15) ans de travaux forcés chacun;
▪ Condamne Béthio THIOUNE dit Cheikh et Cheikh FAYE à dix (10) ans de travaux forcés chacun ;
▪ Condamne Demba KEBE et Pape NDIAYE à huit (8) ans de travaux forcés chacun ;
▪ Condamne Ablaye DIOUF et Samba FALL à cinq (5) ans d’emprisonnement ferme chacun ;
▪ Condamne Samba NGOM à six (6) mois d’emprisonnement ferme ;
▪ Ordonne la confiscation du fusil de calibre 12/76 numéro 567540, du fusil de calibre 12m/m n° 497951, du pistoletde marque Walther n°2021500 de et de ses deux chargeurs, des cinq (5) cartouches, de la barre de fer, du manche en bois, saisis, et des six (6) balles extraites du corps d’Ababacar DIAGNE ;
▪ Place sous séquestre les biens de Cheikh Béthio THIOUNE dit Cheikh ;
▪ Désigne le conservateur de la propriété et des droits fonciers de Mbour en qualité de séquestre ;

Sur l’action civile :
▪ Reçoit la constitution de partie civile des héritiers de Bara SOW et d’Ababacar DIAGNE ;
▪ Alloue aux héritiers de Bara SOW la somme de cent millions (100 000 000) francs CFA et à ceux d’Ababacar DIAGNE également la somme de cent millions (100 000 000) francs CFA, à titre de réparation ;
▪ Condamne solidairement Béthio THIOUNE dit Cheikh, Cheikh FAYE, SerigneKhadim SECK, Mame Balla DIOUF, Mamadou GUEYE, Moussa DIEYE, Aliou DIALLO, Al Demba DIALLO, Momar Talla  DIOP, Mohamed SENE dit Eumeu, Adama SOW dit Doss, Aly DIOUF,Demba KEBE, Pape NDIAYE,Ablaye DIOUF et Samba FALL au paiement desdites sommes ;
▪ Ordonne l’exécution provisoire ;
▪ Condamne solidairement Béthio THIOUNE dit Cheikh, Cheikh FAYE, SerigneKhadim SECK, Mame Balla DIOUF, Mamadou GUEYE, Moussa DIEYE, Aliou DIALLO, Al Demba DIALLO, Momar Talla  DIOP, Mohamed SENE dit Eumeu, Adama SOW dit Doss, Aly DIOUF, Demba KEBE, Pape NDIAYE, Ablaye DIOUF, Samba FALL et Samba NGOM aux dépens.
▪ Dit n’y avoir lieu à appliquer la contrainte par corps à l’égard Béthio THIOUNE dit Cheikh ;
▪ Fixe la durée de la contrainte par corps au maximum à l’égard des autres condamnés ;
▪ Dit qu’un extrait de la décision sera, dans les plus brefs délais, à la diligence du Ministère public, inséré dans l’un des journaux de la République ;
▪ Avertit les condamnés de leur droit, à l’exception du contumax,  d’interjeter appel de la présente décision dans un délai de 15 jours à compter de son prononcé ;
▪ Dit qu’un extrait en sera en outre affiché à la porte du dernier domicile de Béthio THIOUNE dit Cheikh, à la porte de la mairie de la commune de Malicounda ou à la porte des bureaux de l’arrondissement de Sindia et au tableau d’affichage du Tribunal de grande instance de Mbour et que pareil extrait sera adressé au représentant du service des domaines de Mbour.

Le tout en application des articles 45, 46, 47,48, 238, 239, 280, 289, 352, 353, du code pénal, de la loi 66-03 du 18 janvier 1966 sur le régime général des armes et munitions, 294, 295, 298,299 et suivants,302, 307 et suivants, 313,324, 408 et 711 du code de procédure pénale.

Manque d’infrastructures à Tivaouane Peulh Niague: Les populations réclament un hôpital adéquat

Le mouvement dénommé ‘’Mon pays, mon  avenir’’ sous la houlette de son président Ibrahima Cissokho, en collaboration avec Ibis et l’Icp, ont organisé, hier, une journée de consultation médicale gratuite au niveau du centre de santé de Tivaouane- Peulh. M. Cissokho qui fait de l’éducation et de la santé sa priorité a décidé d’organiser cette journée pour soulager ses populations démunies à pouvoir se consulter.

La population de Tivaouane Peulh- Niague a répondu massivement à l’appel du mouvement ‘’Mon pays, mon avenir’’ dirigé par M. Ibrahima Cisskho qui ne cesse d’y mener des actions sociales de haute portée à l’endroit des nécessiteux. Au centre de santé de la localité, le médecin M. Badji a indiqué que plus 325 personnes ont été consultées et plusieurs parmi elles sont atteintes du diabète chronique doivent être conduites à hôpital Abass Ndaw. Chez d’autres, il y a des problèmes de tension.

«Nous invitons tous les mécènes à suivre les traces du président Cissokho au chevet des populations. C’est une bonne collaboration qu’il entretient avec les acteurs et cela nous rassure», s’est confortée Mme Faye. Selon l’infirmière, ce geste de haute portée sociale est venu à son heure. «Nous sommes dans une zone très défavorisée et ce centre qui devrait couvrir dans les normes 5 000 hts est passé à 30 000 hts. L’étroitesse du centre pose problème pour abriter tout ce monde. Nous sommes confrontés à des problèmes liés à l’enclavement pour évacuer nos malades souvent en calèche. Ce qui constitue un danger réel pour les populations vue le manque de frigo, de vaccination. La commune de Tivaouane Peulh- Niague a besoin d’un hôpital digne de ce nom », a souligné M. Faye.

Sachant que la commune est confrontée à un manque criard d’infrastructures sanitaires, M. Cissokho et ses collaborateurs ont jugé opportun de soulager ces populations n’ayant pas de moyens. En ce mois béni de Ramadan qui démarre aujourd’hui ou demain, plus de 200 nécessiteux avec l’appui des partenaires que sont Cheikh Mbodj de Catim international, Ibrahima Guèye d’Agzar internatioal, Dr Tine de l’Hôpital principal, Mohamadou Bamba Dione, Assane Far- Gthade, cheikh Diaw et Bafodé Cissé. Il a offert d’importants lots de détergents, climatiseurs, ventilo et d’autres produits en appoint aux nécessiteux.

A Tivaouane Peulh- Niague, M. Cissokho est  en train  de marquer son empreinte indélébile dans le domaine de la santé qui constitue un véritable casse- tête pour les riverains. Il invite l’Etat à trouver des solutions idoines au sein de la localité et compte pérenniser ses actions les jours à venir.

 

Suppression du Poste de Premier Ministre ! Et l’opposition transhuma : Du refus du dialogue, à l’appel à la concertation

Ce 25 avril 2019, les candidats déçus de la présidentielle du 24 février 2019 se sont encore illustrés par un communiqué traduisant une incohérence spectaculaire. Cette posture des leaders de l’opposition relève d’une ataxie politique mettant en exergue un manque d’orientation et de propositions pour contribuer à relever les défis auxquels notre pays fait face. Elle met à rude épreuve également le désire des citoyens d’évoluer dans la quiétude et à l’abri de l’influence quotidienne et permanente des débats politiciens.

Certes, le débat autour des questions d’intérêt national concerne tout patriote. Cependant, il importe de constater que même si l’opposition doit jouer le rôle de contre-pouvoir, elle ne doit nullement résumer son action au refus sans propositions de solutions alternatives. Le « NON » de l’opposition n’est plus une probabilité sur les sujets d’actualité, il est devenu une évidence. Si cette opposition qui est pourtant un marqueur essentiel de la vitalité de notre démocratie, est l’otage de ses hommes, de ses réflexions et de ses ambitions, sa force de proposition deviendra asymptotiquement nulle.

Nos mémoires sont encore fraiches relativement aux spéculations des opposants sur les 15 points du référendum du 20 mars 2016. Le point 4, traduit en ces termes : « la reconnaissance de nouveaux droits aux citoyens : droits à un environnement sain, sur leur patrimoine foncier et sur leurs ressources naturelles », a été perverti par une certaine classe politique aux idées tordues qui, au-delà des trois concepts clairement précisés (environnement, patrimoine foncier, ressources naturelles), a entrevu le droit des minorités (homosexuels, lesbiennes, etc.). Malgré une campagne de diabolisation sans précédent, les tenant du « NON » avez perdu, encore une fois, d’une belle défaite suite à cette consultation populaire.

Aujourd’hui, les mêmes acteurs ne cessent d’inviter le régime à la transparence dans la gestion des ressources pétrolières et gazières. Et pourtant, ils ont boycotté, sans effet, la concertation nationale sur la gestion des revenus de l’exploitation du pétrole et du gaz, tenue le 12 Juin 2018, sous la présidence du Chef de l’Etat sénégalais. Nous rappelons également, si besoin en est encore, que certains leaders de l’opposition avaient tenté, en vain, de manipuler des étudiants pour bloquer le processus des concertations sur l’avenir de l’enseignement supérieur.

Les quatre candidats, après avoir rejeté les résultats de l’élection présidentielle à travers un communiqué en date du 28 février 2019, ont, dans un passé récent, refusé de répondre favorablement à l’appel au dialogue du Président de la République. Ils ont choisi de ne pas participer aux concertations sur le processus électoral, même s’ils ont vite épousé les recommandations de celles-ci leur ayant permis de participer à l’élection du 24 février 2019, dans le respect des lois en vigueur. Après une défaite amère, certains leaders de l’opposition ont théorisé la mise en place d’un gouvernement parallèle dont je suis curieux et toujours en attente de voir sa composition. Peut- être j’y serai « Ministre ».

Au vu de tout ce qui précède, les citoyens avertis ont compris que ce spectacle de l’opposition appelant à la concertation auquel nous assistons actuellement, n’est qu’une pure comédie politique. Il est assimilable à une transhumance d’idées et d’idéologies. Toutefois, si cette position d’ouverture à la concertation traduit le vrai visage de l’opposition actuelle, j’applaudirai pour son esprit républicain et de dépassement.

Le peuple a choisi un Homme qui a compris qu’il a rendez-vous avec l’histoire. Sa culture politique, la Constitution et son expérience de l’exécutif lui confèrent la possibilité d’opérer certains changements pour mettre en œuvre sa politique, au bénéfice exclusif de notre pays et des sénégalais. Aucune parcelle ne doit être cédée aux débats stériles qui ne feront que saper le mode « Fast track » que le Président souhaite imprimer à la marche de notre pays vers l’émergence.

En insinuant la tenue d’un référendum concernant la suppression du poste de Premier Ministre, certains leaders de l’opposition souhaitent visiblement renouer le contact avec leurs bases affectives qu’ils avaient promis une tournée de remerciements sans suite.

D’autres leaders, non moins anciens Premiers Ministres, ne souhaitant guère être nostalgique à ce titre collé toujours à leur nom, s’opposent mordicus à la suppression dudit poste. Pourtant, cela pourrait nous épargner des longues déclarations de politique générale qui ont couté à certains valeureux Premiers Ministres, une incapacité temporaire de servir la nation.

Il n’y a aucune tromperie ni ruse dans le choix de supprimer le poste de Premier Ministre. Celui-ci est juste motivé par un besoin d’équilibre des pouvoirs, de suivi rapproché, d’efficience et d’efficacité dans le traitement des dossiers.

A l’épreuve du mode « Fast track », nous devons vaincre l’immobilisme, la routine et nos égos pour accepter les changements radicaux à opérer et les effets induits.

Faisons confiance aux dirigeants dont l’ambition de révolutionner notre pays est saluée par toute la communauté. Au terme de leur mandat, le peuple les jugera et nous apprécierons.

Vive la République !

#Fast_Track

Dr Diomaye DIENG

diengdiomaye@gmail.com

 

Remous au parti socialiste : Bineta Fatim Dieng invite les récalcitrants à se ressaisir

La présidente communale du parti socialiste à Thiès, Bineta Fatim Dieng, a organisé une rencontre avec les femmes, ce dimanche, pour une animation du ‘’vieux’’ parti. Elle s’est prononcée sur le cas de Moussa Bocar Thiam qui a démissionné du parti. A propos de la reconduction de ministres socialistes au sein du gouvernement Macky II dont certains responsables proposent une ‘’rotation’’, elle précise que c’est l’instance supérieure du parti qui doit en décider.  

L’Union communale des femmes du parti socialiste à Thiès a passée en revue l’actualité politique au niveau national. La présidente, Bineta Fatim Dieng, interpellée par la presse, a donné son point de vue sur la ‘’démission’’ de Moussa Bocar Thiam, porte-parole adjoint du Ps.

«Sa décision a surpris bon nombre de gens. Je ne l’aurais pas voulu comme ça. Mais il faut comprendre que parfois dans les partis politiques il y a des conflits d’intérêt. Il est dans ses raisons de dire qu’il se retire du parti. Dans sa déclaration, il a presque glorifié le président Macky Sall de ses réalisations et de sa politique pour les jeunes. Dire qu’au parti socialiste, il faut promouvoir les jeunes; et pourtant le Ps regorge de jeunes», a-t-elle déploré.

La présidente communale du Ps à Thiès estime que c’est dans les instances du parti qu’on doit poser les problèmes. Du fait que le secrétaire général Ousmane Tanor Dieng est un peu souffrant, le point de vue de Bineta Fatim Dieng c’est de lui souhaiter un bon rétablissement et d’attendre à ce qu’il revienne. Selon elle, il y a un parlement dans le Ps.

«Du fait qu’il est le premier adjoint de Willane, je pense que Moussa Bocar est mieux placé pour aller voir Tanor pour lui poser ses problèmes, ses craintes par rapport à son avenir ou à celui des jeunes du parti», dit-elle.  Suite à la reconduction de ministres socialistes au sein du gouvernement Macky II, certains militants ont évoqué une rotation. Bineta Fatim souligne que c’est l’instance supérieure du parti qui doit décider de cela.

A son avis, le secrétaire général, O T D sait que le parti doit être légué aux jeunes. «S’il y a un problème dans le parti, ce n’est pas dans la rue qu’on doit le résoudre, mais au niveau des instances», a-t-elle relevé considérant que ce sont des conflits d’intérêt parce qu’on parle de postes, de perte de localités, d’effectifs. Ne cautionnant pas cette attitude, elle estime que chaque responsable doit se battre dans la localité où il se trouve pour maintenir sa base et pour régler les problèmes sociétaux des populations.

Bineta Fatim considère que le parti socialiste, est un ancien très structuré. «Et, à chaque fois dire que les vieux peuvent dégager», elle n’est pas de cet avis; parce que ce sont personnes ressources qui connaissent l’histoire du pays et qui ont élaboré la plupart des textes de notre Constitution. Elle a réitéré son engagement par rapport au secrétaire général O. Tanor Dieng. «Thiès est son fief, et nous nous battrons pour être à la hauteur et respecter la ligne du parti. Je sais que le Président de la République tient compte de tous ces facteurs. Et, à son retour, le SG du parti socialiste prendre la bonne position», a-t-elle confié aux journalistes.

«Le réseau des entreprises sociales composé de plus de 400 femmes à hauteur de 3 millions de francs Cfa. Après huit mois, on est à 7,5 millions de francs Cfa», ajoute-t-elle. Comme chaque mois, les femmes socialistes de la commune de Thiès se réunissent pour régulariser les financements octroyés  et pour faire un bilan. Ce qui leur permet de retenir leur base.

 

 

 

Présentation du rapport sur les perspectives économiques régionales de l’Afrique sub-saharienne

Discours le Ministre des Finances et du Budget; Monsieur Abdoulaye Daouda DIALLO

Madame le Représentant Résident du Fonds Monétaire International (FMI) ;

Excellences, Mesdames et Messieurs,

Il m’est particulièrement agréable de coprésider avec vous, Madame le Représentant Résident, cette importante cérémonie portant sur la présentation du rapport sur les perspectives économiques régionales de l’Afrique sub-saharienne.

Cette rencontre, dont l’objectif est de faire le point sur la situation économique et sociale de nos pays, constitue un moment privilégié d’échanges centrés sur les défis et les opportunités qui se présentent au continent africain et sur la place qui devrait être le sien dans un monde en constante évolution.

C’est donc tout naturellement que je voudrais, à l’entame de mon propos, vous adresser mes vifs remerciements Madame le Représentant Résident, et à travers vous, l’ensemble de l’équipe locale du FMI au Sénégal pour l’opportunité qui nous est ainsi offerte de procéder à un diagnostic sans complaisance de la réalité économique du continent en vue de mieux prendre à charge les défis qui se posent à nos pays à court, moyen et long termes.

Permettez-moi, également de féliciter les Hautes Autorités du FMI ainsi que l’équipe de rédacteurs de ce rapport périodique qui s’est imposé, au fil des années, comme un document scientifique de référence qui décrit les grandes tendances de nos économies et constitue, dès lors, un outil incontournable d’aide à la décision pour nos pays.

Je voudrais, enfin, remercier les honorables invités et différents participants à cette importante manifestation, à laquelle je prends part avec beaucoup de plaisir.

Excellences,

Mesdames et Messieurs,

Beaucoup d’enseignements peuvent être tirés de ce rapport sur les grandes tendances de croissance à court et moyen termes ainsi que sur les risques pouvant compromettre les performances économiques de l’Afrique subsaharienne.

En effet, il ressort de l’étude que la reprise économique sur le continent devrait se poursuivre avec un taux de croissance global qui devrait passer de 3% en 2018 à 3,5% en 2019. Toutefois, ces chiffres occultent, évidemment, beaucoup de disparités entre les États.

A cet égard, il est important de rappeler que, grâce aux résultats probants obtenus par notre pays dans la mise en œuvre de notre politique économique et sociale déclinée dans le PSE, le Sénégal figure dans le peloton de tête en Afrique en termes de taux de croissance et de performances économiques.

En outre, le rapport attire l’attention sur les éléments de risques intérieurs et extérieurs susceptibles d’entraver l’activité économique dans la Région. Il s’agit, notamment, de :

  • l’essoufflement de l’économie mondiale ainsi que les tensions commerciales fortes ;
  • les chocs climatiques qui risquent d’affecter la production agricole dans certains de nos pays ;
  • les insuffisances des systèmes de gestion des finances publiques ;
  • la persistance des conflits qui freinent les efforts de développement économique et sociale dans le continent.

Face à ces contraintes et défis, les experts du FMI ont formulé des recommandations pertinentes pour accroître la résilience de nos économies et générer une croissance durable élevée et inclusive.

Parmi les mesures préconisées par le Fonds, je voudrais souligner quelques recommandations qui me paraissent fondamentales :

  • l’amélioration de la gestion des finances publiques à travers l’accroissement des recettes publiques, la maitrise des risques budgétaires ainsi qu’une bonne politique d’endettement ;
  • l’efficience des investissements publiques, et ;
  • l’accroissement de l’investissement privé à travers, entre autres, la mise en place d’une Zone de Libre Échange pour l’Afrique.

Dans l’ensemble, ces différentes recommandations recoupent parfaitement les orientations que son Excellence Monsieur le Président de la République Macky SALL, a donné au Gouvernement depuis son accession à la Magistrature Suprême en 2012.

Ainsi, en matière de gestion des finances publiques, des efforts considérables ont été consentis, ces dernières années, pour réduire de manière progressive et continue le déficit public, améliorer la gestion de la dette de l’État et renforcer la qualité des investissements publics.

Concernant le renforcement des échanges commerciaux, le rapport a souligné l’urgence de matérialiser l’accord relatif à la Zone de libre-échange continentale pour l’Afrique (ZLECAf). Ledit accord a pour objectifs, entre autres, de faciliter les échanges intra-régionaux à travers :

  • la suppression des droits de douane sur la plupart des marchandises ;
  • la libéralisation du commerce des principaux services ;
  • la levée des obstacles non tarifaires ;
  • et, à termes, la création d’un marché unique continental où la main-d’œuvre et les capitaux circuleraient librement.

A cet égard, je voudrais rappeler que le Sénégal souscrit à l’idée prônée par les experts du Fonds de concrétiser l’accord sur la Zone de libre-échange continentale en vue de stimuler les échanges commerciaux intra-africains et de favoriser, ainsi, l’atteinte de l’objectif d’intégration économique, conformément aux orientations stratégiques de l’Union Africaine et du NEPAD.

Toutefois, pour la matérialisation de cette vision, il est nécessaire de supprimer les barrières juridiques, d’améliorer les voies de communication et de renforcer la compétitivité et la productivité de nos économies.

Tenant compte de cet impératif, le Gouvernement du Sénégal a consenti, ces dernières années, d’importants investissements pour développer les corridors routiers en vue de renforcer les échanges avec nos pays voisins.

Dans ce cadre, il est important de relever que plus de 80% des ressources mobilisées à travers les budgets d’investissement exécutés sous le Magistère de son Excellence, Monsieur Macky SALL, ont été investies dans les 6 secteurs clés du volet public du Plan Sénégal Emergent (PSE), à savoir :

  1. les infrastructures et services de transports,
  2. les infrastructures et Services Énergétiques,
  3. l’Agriculture,
  4. l’Education et la Formation,
  5. l’Hydraulique et l’Assainissement,
  6. et la Santé et Protection Sociale.

Excellences,

Mesdames et Messieurs,

Soyez assurée Madame le Représentant Résident, que le Gouvernement du Sénégal a pris bonne note des conclusions et recommandations, du reste très pertinentes, contenues dans le rapport produit par les experts du FMI.

Ce document d’aide à la décision sera, sans nul doute, d’un apport considérable pour l’atteinte de nos objectifs de développement économique et social.

Ainsi, je ne saurais terminer sans vous demander de bien vouloir transmettre à vos autorités la profonde gratitude du Peuple et du Gouvernement sénégalais pour les efforts que le Fonds Monétaire International ne cesse de consentir, depuis des décennies, en vue d’accompagner la mise en œuvre de nos politiques de développement.

Je vous remercie de votre aimable attention.

Forum des émigrés sénégalais: Une initiative visant le retour au bercail…

La société Sene Italia Trading Développement, l’association des émigrés de Sardeigne (Aves) et l’entité politique ‘’Benen baat, guissine, doxaline, taxawaay bu bess (4b)’’ co- organisent un événement de grande dimension dont la marraine est la première dame Marième Faye Sall.

Les organisateurs, avec à la tête le président Modou Khouma, ont tenu un point de presse, ce mardi, pour annoncer le ‘’Sargal’’ au Président de la République réélu et le forum d’échanges économiques prévus durant ce long week-end à Dakar.

Cet évènement est une occasion pour rendre l’hommage qui sied au Président Macky Sall à l’issue de sa victoire lors du scrutin présidentiel du 24 mars dernier et lui signifier l’engagement de l’accompagner pour le succès et l’atteinte de ses objectifs lors de ce présent mandat. Il s’agit d’un grand moment de ‘’Ndioukeul’’ aux femmes et aux jeunes dont les efforts ont été déterminants dans ce triomphe.

L’évènement dont le maître d’œuvre principal est M. Modou Khouma se déroule du vendredi 3 au dimanche 5 mai à la Place de l’Obélisque. Il sera marqué par un important Forum dont le thème de réflexion est axé sur les voies et moyens de réalisation du projet de retour des émigrés au bercail. Il y aura une exposition- vente et de promotion d’articles, de produits locaux des artisans sénégalais. Un grand concert sera tenu avec comme invité- vedette la cantatrice italienne Elena Marte en duo avec la star sénégalaise Adjouza.

La prestation de Ndèye Diouf mou Serigne Fallou et d’autres artistes et musiciens en herbe y est y est aussi attendue.  Ce ‘’Sargal’’ dédié au Président de la République est organisé en collaboration avec les ministres en charge des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, de la Formation professionnelle, de l’Agriculture, de l’Elevage, de la Pêche, de la Culture, du Tourisme, de la Santé, de l’Artisanat, de la Chambre de commerce de Dakar, de la Chambre des métiers du Sénégal. Il se tient aussi en partenariat avec les communes de Fass- Colobane- Gueule Tapée, de Grand Dakar, de la Médina.

La présence attendue à l’exposition- vente dans les stands de la foire de tous les corps de métiers du monde de l’artisanat, des groupements et associations de femmes et de jeunes, des chefs d’entreprises, des porteurs de projets, des partenaires étrangers, investisseurs et bailleurs de fonds, est aussi pour créer un grand moment d’échanges et d’opportunité d’affaires.

 

Arnaque, des sacs remplis de sable vendus pour du ciment

L’augmentation actuelle du prix du ciment au Mali conduit certaines personnes sans aucune morale à s’adonner à une nouvelle forme d’arnaque.

Des sacs remplis de sable sont vendus moins chers aux travailleurs de chantiers comme s’ils contenaient du ciment. On le sait, tout ce qui est rare est cher. Et actuellement avoir du ciment pour construire sa maison revient presque à acheter de l’or. En effet, le prix du ciment a flambé atteignant souvent des proportions incroyables.

La tonne qui était habituellement vendue à 90.000f, est cédée à des endroits à plus de 135 000 F. Une galère qui inspire les arnaqueurs. Certains ont trouvé l’idée sournoise de se promener de chantier en chantier pour proposer des prétendus sacs de ciment en deçà de 5000 F pendant qu’il faut débourser beaucoup plus pour l’acquérir au marché.

Gare routière de Rufisque : Fallou Samb invite tous les chauffeurs à travailler en synergie…

Lors du renouvellent du président de gare routière de  tenue à l’école primaire de Her situé dans le département de Rufisque, hier, Fallou Samb a été reconduit.

Sur 2800 électeurs, il devancé son suivant immédiat de plus de 153 voix. Très  confiant, Fallou Samb s’est appuyé sur un bilan positif dans tous les secteurs. Ce qui lui a permis de rempiler. Suite à sa réélection, il a félicité ses collègues chauffeurs venus massivement accomplir leur droit de vote.

L’élection pour la présidence de la gare  routière  de Rufisque s’était déroulés ce dimanche dans la sérénité malgré une forte affluence des chauffeurs ont répondu massivement à l’appel pour  choisir  un candidat parmi cinq autres. Fallou Samb qui fut vainqueur a déclaré qu’il était très confiant et optimiste pour remporter ce scrutin car son bilan a été largement positif.  «J’invite tout le monde à travailler en synergie pour relever tous les défis qui se dresseront devant nous», a relevé le président reconduit.

Lorsque M. Samb a été nommé pour la première fois président, son équipe s’est attaqué au problème des infrastructures routières qui constituait un  véritable casse- tête pour les chauffeurs. Il a réhabilité l’éclairage public, qui faisait défaut, pour lutter contre l’insécurité grandissante qui sévissait dans cette zone. «Nous avons reconstruit les murs qui étaient délabrés, réfectionnés les toilettes et fait des actions  de nettoyage d’envergure pour lutter contre l’insalubrité qui régnait dans l’enceinte du garage, pour rendre ce cadre beaucoup plus attrayant et plus attractif. Nous avons acheté trois (3) cars mis à la disposition des chauffeurs, accordé des financements aux femmes des chauffeurs à hauteur de 70 millions de F Cfa pour leur permettent d’être autonome et mener à bien leurs activités génératrices de revenus», a-t-il souligné.

Concernant ce mandat, M. Samb met l’accent sur le volet social. Il a proposé une cotisation mensuelle de 3 500 F par chauffeur pour la Cmu. Etant donné que plus de 706 permis ont été renouvelés pour un montant de 10 000 F Cfa par chauffeur pour permettre à ceux qui sont en activité d’en bénéficier. Présentement, il invite tous les chauffeurs à travailler en parfaite synergie et dans l’unité, en évitant les querelles et les guéguerres pour relever les défis qui se dresseront devant eux.

 

Pesage installé à Noflaye: Le regroupement des camionneurs en grève…

Le regroupement des camionneurs de ‘’Bène’’ sis à Ndiakhirate dans le département de Rufisque est en grève depuis 05 jours.

Cette zone compte plus de 200 camions, des ouvriers chauffeurs, mécaniciens, vendeurs. Plus de 2 000 personnes sont au chômage. Selon le président Mor Ndiaye les transporteurs sont preneurs mais le système de pesage installé à Noflaye ne réponde pas aux normes car il manque de fiabilité, d’insécurité et de fluidité.

Les camionneurs durcissent le ton. Ils comptent organiser une grande assemblée générale lundi prochain pour peaufiner des stratégies de lutte pour obtenir gain de cause. Face à la presse, les dirigeants du groupement des camionneurs de ‘’Bène’’ décident de passer à la vitesse supérieure car ils traversent une situation difficile, insupportable et insoutenable. En tant qu’acteurs, Mor Ndiaye et ses collaborateurs fustigent le fait qu’ils ne sont impliqués en amont sur la faisabilité du projet.

Malgré plusieurs réunions tenues, en aval, entre les différentes composantes, la situation reste inchangée. M Ndiaye poursuit pour dire qu’ils sont en train de peaufiner d’autres stratégies de lutte et envisagent d’organiser une assemblée extraordinaire lundi prochain. Le secrétaire administratif, Abdou Latif Guèye, a souligné qu’ils ont constaté des anomalies liées au manque de sécurité, de fluidité.

«Nous sommes privés de prendre départ à 08 heures pour permettre aux populations de vaquer à leurs occupations quotidiennes en dehors des embouteillages. Ce qui fait que durant 6 heures d’horloge aucun camion ne pourra faire deux (2) voyages. Nous invitons les représentants  de l’entreprise de pesage à prendre en compte nos préoccupations. Les camionneurs travaillent dans l’informel mais ils méritent beaucoup de respect et de considération», a martelé M. Guèye.

Ses partisans alertent les autorités compétentes de  réagir pour élucider cette situation qui perdure et qui est en train d’atteindre des proportions inquiétantes. En attendant qu’une solution trouvée à leurs problèmes les camionneurs de ‘’Bène’’ ruminent toujours leur colère.

 

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