La presse sénégalaise est en deuil. En effet, nous venons d’apprendre le décès du journaliste et analyste, le Dr Serigne Saliou Samb.
Décès survenu, ce dimanche 16 juin, à Yeumbeul des suites d’une maladie.
Le journaliste Serigne Saliou Samb, ancien Directeur de la Rédaction de l’Observateur et Directeur de Publication de Rewmi quotidien était docteur en Science Politique (Option Relations Internationales) à la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques de l’UCAD Il.
Le journaliste Serigne Saliou Samb, consultant de Dakaractu a soutenu sa thèse de doctorat en Science Politique (Option Relations Internationales) à la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques de l’UCAD.
Le défunt était également professeur de presse écrite et enseignait dans des établissements tels que l’Institut d’Entrepreneurship et de Gestion de Dakar (ISEG).
Il était aussi écrivain et avait réussi à publier des oeuvres dont la dernière en date est «Le Sénégal et le Maroc : Trajectoires géopolitiques de deux États pivots en Afrique de l’Ouest et au Maghreb » publiée en 2018.
Il était très remarqué de par ses analyses pertinentes du jeu politique sénégalais.
Feu Serigne Saliou Samb sera enterré ce 16 juin à Touba.
La présentation de condoléances se fera à la maison mortuaire à Yeumbeul sur la route de Boune.
Tout en priant pour le repos de son âme, Dakaractu s’associe à la peine et présente ses plus sincères condoléances.
Décès du journaliste Serigne Saliou Samb: La presse sénégalaise est en deuil
Matar Diop du Cojem : «Moustapha Diakhaté est un médiocre, malintentionné, qui lorgne le siège de la Cdc».
Mon Opinion sur le Reportage de la BBC : Il faut arrêter les manoeuvres malsaines et tout à fait anti patriotiques de nos détracteurs ! (Par Ibrahima Sène)
C’est par ce que ce sont Aliou Sall et le Président Macky Sall qu’ils visent, et non Frank TIMIS, qu’ils ont fait l’impasse sur les blocs Sangomar Aoffshore profond et Sud offshore profond, que Wade, en 2011 avait donnés à Frank TIMIS.
Ils se sont tus quand Frank TIMIS traînait le gouvernement de Macky Sall au près du CIRDI, pour contester le non renouvellement de son contrat sur Sangomar offshor profond, pour l’attribuer à TOTAL, entraînant aussi la démission fracassante du Ministre de l ‘Energie de l’époque, Thierno Alassane Sall.
D’ailleurs, en rejetant TOTAL, Thierno Alassane Sall, n’a jamais dit si s’était pour autoriser le renouvellement du contrat de TIMIS, ou bien, si s’était au profit d’une quelconque autre multinationale!
Ce que l’on retient, c’est qu’il n’ avait jamais critiqué TIMIS dans ce dossier, alors qu’il était le mieux placé à le faire en soutenant la position du gouvernement.
Pis encore, personne n’a entendu, ni Thierno Alassane Sall, ni Abdou Mbaye, encore moins Mamadou Lamine Diallo, critiquer TIMIS pour avoir cédé ses parts dans Sud offshore profond à Cairn energy , de la même manière qu’il a faite avec Kosmos.
TIMIS n’est donc critiqué que pour avoir recruté Aliou Sall,en 2011, sur recommandation de ATEPA, Conseiller de Wade.
Mais Aliou Sall a eu le malheur d’avoir un frère qui est devenu, par la suite, Président de la République du Sénégal., en succédant à Wade.
Même lorsqu’il a démissionné de TIMIS, il continue de servir de bouc émissaire pour atteindre son frère Président de la République.
L’objectif politicien de nos détracteurs et des commanditaires du reportage de la BBC sont donc évidents.
La connivence entre multinationales et acteurs politiques dans l’opposition et certaines organisations de la société civile, s’est révélée au grand grâce à BBC qui a déclenché une opération médiatique de déstabilisation de notre pays.
Même des compatriotes bienveillants sont tombés dans leur piège qui, en demandant à Aliou Sall de démissionner de la CDC, qui, au gouvernement d’annuler son contrat avec TIMIS.
La CDC n’étant pas dans le secteur pétrolier, les fonctions d’ Aliou Sall en son sein ne sont pas en conflits d’intérêt dans l’exploitation du pétrole et du gaz au Sénégal.
C’est donc lui chercher des poux dans les cheveux, que de lui demander de démissionner pour défendre son honneur devant la Justice.
Rien ne s’oppose à ce qu’il lave son honneur sans démissionner de ses fonctions.
L’aurait– il fait, nos détracteurs continueront à rappeler ses liens avec le Président de la République pour jeter le discrédit sur tout jugement qui lui serait favorable.
Lui demander de démissionner donc, c’est faire le jeu de ceux qui veulent déstabiliser notre pays à partir de celui qu’il pense le « maillon faible du pouvoir ».
Cet objectif est très évident chez ceux qui demandent l’annulation des contrats de TIMIS, tout en sachant que cela entrainerait l’arrêt des préparatifs de production du pétrole et du gaz prévue pour 2022 par KOSMOS et BP au Nord avec ses conséquences incalculables dans nos rapports avec la Mauritanie, mais aussi par Cairn, Woodside, et Far, au Centre-Sud de notre pays, dont une partie des blocs qu’ils ont mis en exploitation pour 2022-2026, a été cédée par TIMIS.
Ces gens veulent donc empêcher l’entrée du Sénégal dans le club des producteurs de pétrole et de gaz dès 2022, tout en le plongeant dans une période déstabilisation aux conséquences inimaginables, pour permettre à d’autres multinationales de se positionner dans le pétrole et le gaz sénégalais.
Pour remplacer TIMIS, le britannique TULOW OIL qui avait contesté auprès du Président Macky Sall le contrat que Wade lui a octroyé, est en pole position parmi les autres Multinationales qui ont vu le pétrole et le gaz du Sénégal leur échapper.
Même ceux qui évoquent le rapport de l’IGE du 21 Septembre 2012, pour fonder la légitimité de leur revendication d’annulation de ces contrats, oublient que le contrat avec TIMIS en question était déjà signé par Wade en 2011, et Macky l’a fait entrer en vigueur le 19 Juin 2012, donc bien avant la sortie du rapport.
Et ceux qui se demandent pourquoi il y avait urgence de boucler la procédure de prise d’un Décret de validation du contrat de TIMIS, oublient le contexte tendu des rapports entre le Sénégal et KUMBA Ressources et Arcelor Mittal autour de l’exploitation du fer de la Falémé, causés par l’annulation unilatérale de contrats miniers par Wade.
Etait-il raisonnable pour le nouveau gouvernement d’en rajouter avec de nouvelles annulations, au lieu de chercher à sortir des contentieux hérités, et de gérer le futur au mieux des intérêts du peuple Sénégalais ?
D’ailleurs l’on semble ne pas savoir, qu’un rapport d’IGE n’est pas contraignant pour le Président de la République, et ne contribue qu’à son information dans sa gestion des affaires publiques. Il en fait l’usage qu’il juge le plus approprié.
C’est pour cela qu’il est ridicule de prendre le rapport de l’IGE pour récuser une décision du Chef de l’Etat.
C’est donc cette seconde option qui a prévalu et qui a permis au Sénégal de trouver un accord avec Arcelor Mittal qui lui a permis de régler son différend avec KUMBA Ressources, et de veiller à ce que les contrats pétroliers déjà conclus par Wade, puissent se dérouler sans entrave.
C’est ainsi que cette attitude nous a permis de pouvoir rentrer dans la cours des pays pétroliers des 2022, et de pouvoir exploiter le fer de la Falémé dès 2024.
Nos adversaires politiques et de la société civile, qui ont vu leurs criques de notre gestion des contrats pétroliers, gaziers et miniers, rejeter par le peuple aux Législatives de 2017, et particulièrement, à la Présidentielle du 24 Février 2019, ne sont pas encore sortis de leur «naufrage collectif », et s’accrochent au reportage de BBC, comme une bouée de sauvetage !
Il faut arrêter ces « naufragés de la Présidentielle du 24 Février 2029 » avant qu’il ne soit trop tard d’empêcher la déstabilisation du pays !
Pétrole et gaz: La réponse de Aliou Sall à propos des accusations de la BBC
Au Sénégal, un documentaire de la BBC sur un possible versement de pots-de-vin au frère du Président, Aliou Sall, relance le débat sur les conditions d’attribution des blocs pétroliers et gaziers offshores. Les faits ont été catégoriquement niés par l’accusé qui s’est adressé à la presse contre-arguments à l’appui.
‘opposition Sénégalaise réclame une enquête sur les conditions d’attribution de deux blocs pétroliers et gaziers offshores gérés par BP, à la suite de la diffusion d’un rapport faisant état d’une fraude impliquant le frère du président, Aliou Sall. Tout est parti d’un reportage diffusé par la chaine BBC ce dimanche 2 juin. Le documentaire qui dure près d’une demi-heure revient sur les conditions controversées de la signature du contrat pétrolier établi au cours de l’année 2012 entre le Sénégal et Franck Timis un homme d’affaires Roumano- australien.
Aliou employé de Petro-Tim
Juste après l’élection de Macky Sall à la tête du Sénégal en 2012, son frère a été recruté comme consultant puis Directeur Général de Petro-Tim Sénégal. Le reportage de la BBC a mis en exergue les conditions opaques de l’accord sur les hydrocarbures et accuse Aliou Sall d’avoir touché « des pots-de-vin » de 250 000 dollars lors de la cession de ces blocs détenus par Frank Timis à British Petroleum. Selon la chaîne britannique, les montants ont été versés en juin 2014 à une SARL fondée par Aliou Sall et dont la gestion est assurée par un proche. Parmi les preuves présentées par la BBC figurent les échanges de mails et le contrat de travail liant le frère du président à Franck Timis.
Démenti formel
Face au tollé suscité par ces accusations, Aliou Sall actuellement Directeur Général de la Caisse de Dépôt et de Consignation du Sénégal est monté au créneau pour apporter un démenti formel à ces allégations. Pour ce faire, il a organisé une conférence de presse ce lundi 3 juin à Dakar. Face à la presse, il a réfuté un à un les arguments de la BBC. Il a attesté n’avoir jamais reçu transfert de 250 000 dollars. « C’est faux », a-t-il martelé.
Lire aussi : Sénégal/Mauritanie: « Le partage du gaz, une sagesse extraordinaire des deux présidents »
Il dénonce un documentaire à charge où la chaîne anglaise a donné la parole uniquement à des opposants politiques et à d’anciens partenaires de Timis avec qui l’homme d’affaire est en conflit. Aliou Sall et ses avocats ont aussi annoncé deux plaintes contre le média au Sénégal et à l’international pour diffamation. Il a également précisé à la presse que le premier décret d’attribution des blocs pétroliers et gaziers à la société Frank Timis avait été signé par l’ancien chef de l’Etat Abdoulaye Wade en janvier 2012, bien avant l’accession de son frère à la magistrature suprême.
Pétrole, pétrole ! Gaz, gaz ! …Comme un acharnement programmé

Il y a quelques semaines c’est « le maire de Pikine, oncle de Macky Sall, qui est indexé dans un accident dans lequel une voiture de la mairie de Pikine était impliquée. Puis ce fut un tir groupé contre Mansour Faye, beau- frère de Macky Sall, pour un supposé scandale de corruption. Cette fois c’est au tour de Aliou Sall, frère du même Macky Sall. Le point commun entre ces trois Messieurs indexés, c’est leur parenté avec Macky Sall. Ne serait-il pas celui qui est visé ? Ce n’est pas à exclure d’autant plus que le documentaire a prêté l’oreille aux pourfendeurs les plus irréductibles de ce même Macky Sall.
Ces trois à quatre acteurs, caractérisés par leur radicalisme irrationnel, sont toujours sabre au clair et bave à la bouche quand il s’agit du président Macky Sall et de son régime. S’il est vrai qu’en démocratie, tout pouvoir a besoin d’une opposition forte, il n’en demeure pas moins que cette opposition se doit d’être responsable. Un reportage de la BBC, truffé de suppositions, qui laisse de côté des pièces maîtresses encore vivantes sur la question, je veux nommer les Wade et le PM d’alors principaux signataires des accords dont il est question, devait inciter à plus de prudence de la part de ces leaders d’opinions déclarés, donneurs de leçon devant l’éternel. Un constat s’impose, nos opposants n’ont pas besoin de plus de 2 mn pour solutionner toute question ou tout problème noté dans la société. Sauf que quand on leur met le pied à l’étrier, ils se trouvent toujours des circonstances atténuantes. J’ai eu à dire dans un précédent post que le Sénégal, notre pays, dans la perspective d’intégrer le cercle restreint des pays dits riches, en est devenu vulnérable et exposé. Exposé à la convoitise de certains lobbies sans cœur et sans scrupule, pour lesquels la fin justifie les moyens. Mais que des Sénégalais « leaders » acceptent de leurs servir de relais in situ me laisse perplexe. Sauf que, à scruter la posture de ces derniers, on en conclue qu’il n’y a rien de nouveau. Pour autant j’appelle les Sénégalais à garder leur sérénité et retenir que le procédé est cousu de fil blanc. L’objectif n’est rien d’autre que de provoquer du « rebelote ». Sous cet angle, on comprend que les acteurs identifiés dans ce procès d’intention y voient chacun un intérêt. La BBC, chaîne supposée crédible parce que européenne, dans un élan téméraire déclenche les hostilités, mue par un intérêt qu’on devine aisément. Des majors zappes du jackpot sénégalais ne seraient certainement pas loin pour sauter sur cette proie Sénégalaise qu’ils veulent affaiblir en y créant des troubles socio- politiques qui remettaient en cause la stabilité séculaire du pays. Les « guerriers » en interne se signalent pour se positionner quant à cette éventualité. Mais s’ils interrogent l’histoire des pays qui ont connu le même scénario, ils comprendraient que la fin de l’histoire est toujours tragique, et que la désolation qui en résulte n’épargne personne, encore moins ceux qui ont servi de mule. Alors j’en appelle au patriotisme de Mr Abdoul Mbaye, Thierno Alassane Sall, Mamadou Lamine Diallo, Barthélemy Diaz et à tous ceux pensent que c’est là l’occasion de déstabiliser le régime de BBY et par la même, rebondir. On parle souvent de la malédiction du pétrole, encore qu’elle soit toujours provoquée. Rappelons- nous de l’histoire du Biafra, la Libye, le Zaïre, le Soudan pour ne citer que ceux- là. Que signifient nos petites personnes (ou nos petits partis, c’est selon) devant l’intérêt supérieur de la nation ? Rien du tout. Les hommes passent mais le Sénégal demeure. Prenez de la hauteur, ne prêtez pas le flanc. Et la presse nationale dans tout cela ? Ne devrait- elle pas mener sa propre investigation au lieu de se délecter de ce reportage tendancieux de leurs confrères « toubab »? Que je sache, nous comptons dans nos murs, des journalistes dignes de ce nom, capables de tenir la chandelle à n’importe quel autre journaliste d’ici ou d’ailleurs sans faiblesse. Alors relevez la tête au lieu de prendre pour argent comptant tout ce qu’a dit la BBC. D’ailleurs j’ai noté que le seul organe qui a « osé douter » de la crédibilité du document est du coup voué aux gémonies, alors même que ce qu’il a dit est très cohérent et compréhensible pour qui veut être honnête. Messieurs les politiciens, ne prenez pas le pays en otages, préparez vos attelages pour 2024, la présidentielle de 2019 est derrière nous. Frustré ou pas, les destinées du Sénégal incombent au président Sall et cela pour cinq ans, n’en déplaise. En démocrates républicains, il vous faut l’accepter. L’ambition de tous doit être de léguer à nos héritiers un pays Emergent, dépouillé de toutes ces insuffisances que nous constatons au fil de notre évolution. Dans cette dynamique, à mon avis, tout le monde est interpellé. Du paysan pêcheur Pasteur, au cadre supérieur en passant par le vigil du coin. Retroussons nos manches et travaillons davantage, respectons nous, respectons le bien commun et nos institutions, respectons enfin les choix de la majorité. C’est là le trépied qui a soutenu tous les pays développés et les pays Emergents.
Ali Koto NDIAYE ancien ministre de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Formation professionnelle
Président du Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
Pour une implication importante de la Diaspora au Dialogue national; Tidiane Samba Ly brocarde Karim et Sonko

L’Apr/Côte d’ivoire, à propos du Dialogue national, descend en flammes Karim Wade, Ousmane Sonko et l’autre opposition absente. El Hadj Tidiane Samba Ly, responsable de cette structure et Président de l’Amicale des ressortissants sénégalais à Adjamé, demande l’implication de la Diaspora à ces concertations nationales.
Le dialogue national ouvert mardi dernier suscite beaucoup de commentaires. Et des voix se sont élevées pour féliciter sa tenue. C’est le cas de l’APR de Côte d’Ivoire qui, par la voix d’El Hadj Tidiane Samba Ly, responsable politique de l’APR en Côte d’Ivoire et Président de l’Amicale des ressortissants sénégalais à Adjamé, s’est félicité de l’appel lancé. Il a aussi, en tant que membre de la Diaspora, attiré l’attention des autorités d’associer la diaspora sénégalaise à la concertation nationale pour une meilleure prise en charge de leurs aspirations et préoccupations.
Après avoir félicité et encouragé le président de République, Macky Sall, de la décision courageuse d’appeler tout le Sénégal à une concertation, El Hadj Tidiane Samba Ly invite «les absents à se ressaisir». « Me Abdoulaye Wade est un grand homme. S’il y a une profondeur de la démocratie au Sénégal, c’est grâce à lui. Mais l’histoire retiendra que son fils est en train de tirer sur les ficelles. Quand on a un Papa qui est âgé de 93 ans, il est mieux de le pousser vers la sagesse et la retenue. Karim Wade est en train de détruire le Pds, mais il ne va jamais déstabiliser le Sénégal», mentionne l’Apr/Côte d’Ivoire, dans un communiqué.
Ousmane Sonko en a eu aussi pour son grade. Le leader de Pastef, avance M. Ly, est «encore jeune et n’est pas mûr en politique, il n’a pas non plus la capacité de diriger ce pays de Senghor ».
Soulignant que le Sénégal a besoin de toutes ses forces à cet événement historique initié par le Président Macky Sall, l’Apr/Côte d’Ivoire appelle les autorités en charge du dialogue à associer la diaspora pour une prise en charge plus étendue des sénégalais quel que soit leur lieu de résidence. Il a indiqué que les sénégalais de la Diaspora doivent participer à cette concertation qui intéresse tout compatriote œuvrant pour une cohésion sociale durable, une Nation forte
Dans sa déclaration, M. Ly a par ailleurs appelé les absents à faire preuve de patriotisme, surtout Me Abdoulaye Wade qu’il considère comme un grand homme. «S’il y a une profondeur de la démocratie au Sénégal c’est grâce à lui », atteste-t-il. Le Sénégal a besoin de toutes ses forces à cet évènement historique initié par le Président de la République.
Eléments de langage du ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération: Amadou HOTT a rencontré le Secteur privé

Messieurs les Présidents et représentants des organisations patronales et professionnelles du Secteur Privé ;
Chers Collaborateurs ;
- Remerciements et objet de la rencontre
Je voudrais d’abord vous remercier d’avoir accepté notre invitation à cette première rencontre entre le Ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération et les organisations professionnelles du secteur privé.
Votre acceptation dans des délais relativement courts témoigne de l’intérêt que vous portez au dialogue entre l’Etat et le Secteur Privé.
J’ai entrepris, depuis ma nomination en qualité de Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, des prises de contact avec tous les acteurs et partenaires relevant de mon département.
Cette rencontre de cet après-midi s’inscrit bien dans ce cadre et constitue une bonne opportunité pour partager avec vous acteurs du secteur privé du contexte de création du Ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération, des orientations majeures de ce ministère pour le secteur privé, mais également de recueillir vos attentes afin de pouvoir définir des modalités de collaboration pour atteindre les objectifs visés.
- Contexte de création du Ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération
Le contexte de création du ministère reste marqué par la fin de la première phase du PSE et le démarrage de la deuxième phase.
La mise en œuvre de la première phase du Plan Sénégal Émergent (PSE) qui s’est déroulée sur la période 2014-2018, a impulsé une nouvelle dynamique de croissance et contribué à la consolidation du cadre macroéconomique. Le taux de croissance du PIB s’est situé en moyenne annuelle à 6,6% au cours de la période, contre 3% entre 2009 et 2013, dans un contexte de maitrise de l’inflation et du déficit budgétaire.
La croissance a été portée par la consommation, les investissements et les exportations. Toutefois, la progression des exportations (taux de 9% en moyenne par an sur la période) est relativement faible et la productivité mérite d’être renforcée.
Durant la deuxième phase du PSE devant se dérouler sur la période 2019-2023, il s’agira de consolider les performances, de rendre la croissance durable, inclusive et créatrices d’emplois et de renforcer la compétitivité et la résilience de l’économie.
Cela nécessite de poursuivre les réformes pour améliorer l’environnement des affaires, d’élargir la base productive de l’économie, d’améliorer la compétitivité, de renforcer l’adéquation formation/ emploi, de promouvoir un Secteur privé fort, créateur d’emplois et de richesse pour porter la croissance et prendre le relais des investissements publics.
- Présentation du Ministère
Pour arriver aux performances évoquées ci-dessus, Monsieur le Président de la République a pensé lors de la mise en place du nouveau Gouvernement, créer le Ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération. Le Ministère intègre dans ses domaines de compétence tous les aspects liés à l’économie, à la planification, à la coopération, aux partenariats public-privés et au développement du secteur privé. Vous comprendrez donc le ministère est désormais l’ancrage institutionnel de certaines structures de l’ex Ministère chargé de la Promotion des Investissements.
Il comprend différentes directions générales et directions et assure la tutelle de certaines structures. Il s’agit notamment de la :
Direction générale de la Planification et des Politiques économiques (DGPPE) ;
- Direction de la Coopération et des Financements extérieurs (DCFE) ;
- Direction de l’Appui au Secteur privé (DASP) ;
- Direction des Stratégies et de la Prospective ;
- Direction des Financements et des Partenariats public privé (DFPPP).
Un travail de réorganisation a été entamé dans un esprit de rationalisation pour plus d’efficacité au plan opérationnel et mieux refléter la volonté du Chef de l’Etat. Si les propositions faites sont approuvées, il y aura une Direction Générale de la Coopération et du Développement du Secteur Privé et des Partenariats renfermant en sein entre autres une Direction de la Coopération Economique et Financière, une Direction du Développement du Secteur Privé, une Direction des Financements Privés et des PPP et une Direction du Suivi et de l’Evaluation des Performances des Projets.
- Grandes orientations
En créant ce ministère, Monsieur le Président de la République a voulu accorder une oreille plus attentive aux questions d’animation de l’activité économique, de planification de notre développement socio-économique, de développement du secteur privé et des PPP, de relèvement de l’investissement privé pour assurer plus durabilité à la croissance et créer plus d’emplois et d’espaces budgétaires et de mobilisation de ressources extérieures avec une maîtrise de l’endettement.
En conséquence, la création du Ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération doit être perçue comme entre autres une volonté de trouver une réponse à la problématique de développement d’un Secteur privé national, principal moteur de la croissance économique avec un rôle de catalyseur dévolu à l’investissement privé étranger.
En effet, ce dernier ne devrait servir qu’à contribuer au développement des PME nationales ainsi qu’à l’émergence d’une classe d’entrepreneurs locaux en tissant des liens et partenariats financiers et commerciaux avec les PME permettant d’assurer le transfert de savoir-faire.
Pour atteindre les objectifs visés, il me semble absolument nécessaire que le département s’attèle à élaborer une politique ou une stratégie de développement du Secteur privé notamment par une meilleure adaptation du cadre juridique et institutionnel, le développement du Secteur financier, le renforcement des capacités …
Cette stratégie nous aidera à mettre en place des écosystèmes au niveau des secteurs d’activités impliquant les entreprises locales afin de leur permettre de tirer un meilleur profit des opportunités offertes au niveau de ces secteurs. Elle nous permettra également d’aider à une meilleure structuration des chaines de valeur, de mieux organiser le secteur privé afin de lui assurer une insertion harmonieuse dans toutes les opportunités d’affaires notamment les PPP.
Nous sommes d’avis que la faiblesse des capacités financières individuelles ne doit pas être un frein. Il faut juste organiser les acteurs en les aidant à mutualiser les moyens à travers notamment des véhicules appropriés leur permettant de pouvoir mobiliser des ressources additionnelles et investir dans les projets rentables.
Le succès d’une politique de développement du secteur privé dépendra du niveau d’implication du secteur privé dans sa conception et le suivi de sa mise en œuvre et nécessitera que le Gouvernement et le Secteur Privé convergent vers une vision commune, celle d’édifier une économie ouverte, compétitive et concurrentielle où le privé national jouera un rôle primordial.
Une telle démarche nous permettra en outre d’être en phase avec la dynamique communautaire qui vise à doter l’Union d’une stratégie régionale de développement du secteur privé communautaire. D’ailleurs, mon département a reçu récemment une mission circulaire de collecte d’informations de la Commission de l’UEMOA dans les pays membres dans le cadre de l’élaboration de cette stratégie régionale.
C’est pourquoi j’attache une importance particulière à la redynamisation du dialogue public-privé par l’instauration de cadres sectoriels d’échanges aux fins d’identifier les contraintes spécifiques à l’ensemble des secteurs de l’économie, ce qui devrait conduire à la mise en place d’écosystèmes favorables à l’édification d’un tissu d’entreprises denses et compétitives dans un contexte marqué par l’entrée en vigueur de l’accord portant création d’une zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF).
En définitive, il s’agira d’œuvrer pour une meilleure implication des PME en leur garantissant l’accès à la commande publique et une participation effective dans la mise en œuvre de l’instrument innovant qu’est le Partenariat public-privé.
Au-delà de l’objectif de disposer d’une stratégie globale de développement du secteur privé, je voudrais vous dire que le Ministère va se doter de ressources opérationnelles capables d’engager des discussions professionnelles avec tous les porteurs de projets bancables afin de les aider à mieux structurer leurs projets, à lever toutes les contraintes rencontrées au plan opérationnel et à les orienter au besoin vers les instruments de financement mis en place qui constituent des leviers de politique sur lesquels le ministère compte s’appuyer pour arriver à impulser la concrétisation des projets et une bonne dynamique de développement des investissements privés.
Je ne saurais clore mon propos sans vous remercier pour la confiance et la compréhension maintes fois affirmées à l’égard du Gouvernement.
Pour sa part, le ministère en charge de l’économie continuera d’œuvrer au renforcement du dialogue Etat Secteur Privé, au respect des engagements de l’Etat afin de permettre au secteur privé de jouer pleinement son rôle de moteur de la croissance économique. Nous allons travailler à avoir une feuille de route et se retrouver régulièrement pour évaluer sa mise en œuvre. Le Ministère entend également intégrer dans sa démarche l’élaboration de stratégies nous permettant de pénétrer les marchés des pays avec qui l’Etat du Sénégal entretient des relations de coopération assez dynamique.
C’est le cas de la Chine qui doit envoyer à Dakar une forte délégation devant visiter notre pays les 18 et 19 juin et participer à un forum organisé par l’APIX.
Kremending/ Auteur- compositeur : «Je chante en huit langues nationales »

L’artiste Kremending est un jeune artiste originaire de Goudomp dans la région de Sédhiou. Il a commencé la musique depuis 2007. Mais ce n’est qu’en 2009 qu’il a sorti son premier album qui l’a révélé au grand public. Depuis lors, il a sorti plusieurs «singles» dont le dernier va être lancé à la Korité avec le concours de «Papa Thione». Au cours d’un entretien accordé à l’Exclusif, il est revenu sur le single en perspective de la Korité et s’est prononcé par la même occasion sur l’actualité musicale notamment le festival Salam organisé par Youssou Ndour durant le mois de ramadan.
L’EXCLUSIF : Quelle présentation faire de votre personne ?
KREMENDING: Je m’appelle Amadou Diallo alias Kremending. J’ai à mon actif plusieurs sonorités musicales qui sont de l’afro mandingue. A travers ma musique, on retrouve des sonorités de l’Ucaz Band de Sédhiou de l’époque qui a signé des lettres d’or pour la musique sénégalaise, de Touré Kounda, du Nigérian Music, mais aussi du Mbalax. Je suis incontestablement l’artiste phare actuellement de la Casamance naturelle. Je suis aimé de tous a travers les régions de Sédhiou, Kolda et Ziguinchor et j’en profite pour remercier tous mes fans. Mon ambiton c’est de m’étendre à dakar où je me trouve en ce moment ensuite au niveau national.
Quelles sont vos projets dans le domaine de la musique ?
Nous avons un album qui doit sortir à la Korité. Cet album qui comporte trois clips est réalisé avec le concours de «Pape THIONE» qui est une référence pour nous. La sortie de ce duo va certainement m’ouvrir les portes du public au niveau de la capitale du Sénégal. Nous comptons nous imposer à Dakar. Suite à l’exploit tant attendue, je pourrais m’engager au niveau international. Je peux chanter en huit langues ; mandingues, diola, pular etc. Notre culture est vaste. Suivant notre ligne musicale, après Thione Balago, j’ai envie de faire des duos avec les talents de ma génération comme Waly Seck, Pape Diouf, Sidiki Diabaté. Ceci va donner une diversité culturelle qui, j’en suis sûr va faire plaisir à nos fans, au public.
Pourquoi avoir opté pour la musique ?
Ce qui m’a le plus motivé et que notre culture a besoin d’être exporté vers le reste du monde. Et cela va permettre aux expatriés sénégalais de se ressourcer. C’est un engagement personnel, une mission que je dois remplir pour mes fans, pour le public sénégalais.
A votre avis qu’est ce qui marque le plus l’actualité musicale ?
Pour le festival Salam, je pense que c’est une très bonne chose. Youssou Ndour est un grand Monsieur sur le plan international. Donc, des initiatives comme le festival Salam ne fait que font que renforcer sa notoriété artistique et religieuse. Le seul fait de rassembler des humains est un acte social à saluer d’autant plus qu’il s’agit d’un événement religieux. Il y’a un renouvellement de génération sur le plan musical. Si nous regardons tous les jeunes d’aujourd’hui qui font de très bonnes choses, ils sont à encourager.
Que dites- vous sur l’affaire Thione Seck ?
Pour le cas Thione Seck, je ne connais pas le fond du dossier mais je souhaite que cette affaire finisse rapidement pour qu’on retrouve notre «Papa Thione» avec qui je suis en train de faire un duo qui sera très prochainement sur le marché musical. J’en profite pour lancer un appel aux sponsors car ce projet est gigantesque. Je suis venu actuellement à Dakar pour faire un duo avec Thione Seck pour un projet immense qui s’appelle «la Cedeao à cœur». J’ai déjà posé la voix et très prochainement nous allons le lancer sur le marché national et international. « Papa Thione » est une fierté internationale, donc une icône, un excellent parolier. C’est un honneur pour moi de participer à ce projet. Je le remercie pour sa confiance en moi.
Quelles sont vos perspectives en musique ?
J’ai l’ambition aussi de gagner un disque d’or pour faire partie du cercle restreint des grands artistes du monde. Je travaille actuellement sur plusieurs projets et au moment venu, le public sera informé. Je remercie le public qui croit en moi, mes fans et toutes les bonnes volontés qui me soutiennent.
Propos recueilli par Cheikh S. NDONG
Insécurité aux abords des foirails: Les éleveurs plaident pour la délocalisation du Daral à Diamniadio
Le nouveau coordinateur des jeunes de l’Apr au niveau du Daral sis dans la commune de Dalifort-Foirail est sorti de sa réserve. Lors d’une manifestation tenue dans l’enceinte des petits ruminants, Amadou Tidiane Sow dit ‘’Fouta’’ a fait état de l’insécurité qui règne dans leur lieu de travail. Il souhaite la délocalisation du Daral des petits ruminants au site de Diamniadio pour mettre fin à cette situation qui crée la panique notamment à la veille de la fête de Tabaski.
Le secteur de l’élevage, indique Amadou Tidiane Sow dit ‘’Fouta’’, est confronté à des problèmes liés à l’éclairage public, à l’insalubrité. «A quelques encablures de l’hivernage, nous sommes déterminés à travailler en synergie pour permettre au nouveau ministre, Samba Ndiobène Kâ, d’atteindre ses objectifs», dit-il. Selon lui, plus de 3 000 jeunes s’activent au niveau du Daral, un marché des petits ruminants qui s’accroît de plus en plus et est confronté à de multiples maux dont souffrent atrocement les éleveurs.
«Nous avons participé à la réélection du président Macky Sall en 2019 au premier tour. Et, durant ce quinquennat nous souhaitons que nos jeunes soient promus», a souligné le nouveau coordinateur des jeunes, M. Sow. En tant que fondateur du mouvement ‘’Kossam’’, il est bien reconnu à travers ses actions sociales de hautes portées à l’endroit des concitoyens et mérite d’être promu pour porter le flambeau. A son avis, l’insécurité constitue un véritable fardeau pour tous ceux qui fréquentent le daral compte tenu du défaut de l’éclairage public dans la zone.
Aux alentours, il y a un pan du mur qui s’affaisse. D’où la priorité demeure la délocalisation du marché des petits ruminants à Diamniadio. Les éleveurs, notamment les jeunes attendent beaucoup d’innovations dans leur secteur par des actions conséquentes. «Nous nous réjouissons de la visite de courtoisie effectuée au niveau des foirails. Cela nous a réconfortés et nous sommes engagés à cheminer avec lui pour le développement du secteur», a relevé M. Sow.
Ses collaborateurs comptent organiser des séances de travail, des descentes sur le terrain politique pour massifier le parti dans leurs localités respectifs à travers des foras, de l’animation. Il est important pour ‘’Fouta’’ de fédérer toutes les compétences du Daral du petits ruminants pour l’émergence de leur secteur.
TRAVAILLONS POUR UNE MEILLEURE APPROCHE DE NOTRE PAYS: L’AQUACULTURE UNE SOLUTION ALTERNATIVE DES PÊCHES MARITIMES AU SENEGAL

Longtemps pratiquée au Sénégal l’aquaculture a connu des fortunes diverses au cours de son développement avec des initiatives qui sont le plus souvent d’origine gouvernementale appuyées par la coopération bilatérale.
L’aquaculture a une contribution faible sur la production nationale de poisson (400 000 tonnes) au Sénégal (0.52%). En 2017, 222 sites de production sont recensés au Sénégal avec une productivité de 2080 tonnes selon l’Agence Nationale de l’Aquaculture.
La plupart de ces fermes produisent en faibles quantités et une bonne partie de ces fermes est en cessation d’activité pour différentes raisons dont la plus récurrente est le problème d’approvisionnement en alevins et en aliment de poisson de qualité. Car le Sénégal ne dispose pas d’écloseries modernes (pour une meilleure production des alevins de qualité) et de grandes fabriques d’aliments de poisson de qualité malgré tous ces efforts fournis par l’état :
– Création de l’Agence Nationale de L’Aquaculture en 2006.
– La mise en place du Plan stratégique Sénégal Emergent (PSE) visant l’émergence économique à l’horizon 2035. Produire 30000 tonnes de produits aquacoles en 2018 et 50000 tonnes en 2025. Le Plan d’Actions Prioritaires, qui se veut réaliste et innovante est articulé sur la période 2014-2018 et constitue le document de référence pour tous les acteurs du développement. Ce plan repose sur trois axes stratégiques: (i) Transformation structurelle de l’économie et croissance ; (ii) Capital humain, protection sociale et développement durable ; et (iii) Gouvernance, institutions, paix et sécurité.
Dans l’axe 1, l’aquaculture est positionnée dans les chapitres 3 et 5, avec des lignes d’actions précises.
Lignes d’actions :
LA-183. Sur le graphique montrant le portefeuille des 27 projets phares et des 17 réformes clés, dans le secteur de l’agriculture, produits de mer et agroalimentaires, figure en bonne place le développement accéléré de l’aquaculture;
LA-192. Il est mentionné que les opportunités en matière de pêche et d’aquaculture seront capitalisées à travers:
– Le développement d’une aquaculture compétitive par la création de stations de production au sein d’espaces aménagés avec des infrastructures adéquates ;
– La structuration d’une filière aquacole intégrée ;
– et L’accroissement de la valorisation des ressources halieutiques à travers l’érection de pôles industriels intégrés de transformation industrielle et artisanales.
LA-333. Avec 6 secteurs prioritaires dont l’aquaculture pour une enveloppe de 22,510 milliards de F CFA, intitulé « projet phare de développement accéléré de l’aquaculture ».
Les résultats enregistrés jusqu’à présent sont demeurés timides à cause des difficultés liées :
– A l’absence d’un cadre juridique et incitatif pour le développement de l’Aquaculture. L’absence de cadre législatif et réglementaire des activités aquacoles (Code de l’aquaculture) et d’un système d’incitations spécifiques au développement du secteur de l’aquaculture ( définition d’un cadre facilitant l’accès au foncier et à la disponibilité de l’eau, soutien à la production locale d’aliments de qualité à partir d’intrants locaux, appui au montage de projets privés, mise à disposition des opérateurs privés d’un système d’information performant, etc.) freinent le développement de l’initiative privé dans ce sous-secteur.
– Au manque de financements adaptés au développement d’activités aquacoles : Une des plus grandes entraves à la rentabilité financière de la pisciculture au Sénégal est sans nul doute le prix élevé des aménagements et des aliments de qualité (importés). Le développement de cette activité nouvelle au niveau du Sénégal nécessite la mise en place de ligne de crédit pour l’accompagnement des promoteurs.
– A une absence de la coordination des interventions dans le sous-secteur de l’aquaculture : L’éclatement des structures administratives en charge de la mise en œuvre des projets et programmes publics de développement de l’aquaculture entre plusieurs départements ministériels (le ministère de la pèche ANA ; le ministère de la jeunesse PRODAC; le ministère de l’agriculture ANIDA) et l’absence d’une instance de coordination opérationnelle des interventions publiques dans le sous-secteur ont constitué un frein au développement du sous-secteur. Normalement tout devrait se centrer au niveau du ministère de la pèche via son ANA car c’est elle qui est chargée de déterminer la politique de développement du sous-secteur aquacole au Sénégal. Alors le gouvernement est censé d’organiser ce sous-secteur car l’aquaculture est devenue indispensable pour une solution alternative des pêches à cause de la raréfaction du poisson partout dans le pays.
– A l’inorganisation de la filière aquacole: Le sous-secteur manque de professionnels organisés capables de mener des études leur permettant de mieux maitriser les paramètres du sous-secteur et de défendre les intérêts des acteurs privés et communautaires qui interviennent dans l’aquaculture. Le développement des activités aquacoles a toujours été une option forte dans les politiques des pêches pour réduire l’effort de la pêche de capture, afin de contribuer à la satisfaction de la demande nationale de poisson et relever le niveau d’emplois et de revenus en milieu rural. Pour cela, la mise en place de conditions incitatives constitue une priorité car devant être les fondamentaux sans lesquels le développement de l’aquaculture n’est pas possible. Ces fondamentaux (Cadre juridique et économique incitatif, infrastructures de base et de soutien à l’activité) doivent concentrer tous les efforts pour l’atteinte de l’objectif de la production du dixième de la pêche de capture soit 40.000 tonnes /an au moins. Une meilleure promotion de la mariculture devrait être faite avec la mise en place de grandes fermes piscicoles industrielles en cages flottantes modernes pas artisanales. Avec l’introduction de nouvelles espèces marines comme les daurades, les loups et les maigres communs au lieu se focaliser toujours sur les espèces d’eau douce tilapias, les poissons chats etc…
Puisse que les 90% de la population sénégalaise consomment des poissons marins des efforts devraient être faits à ce niveau. Par conséquent cela nécessite une formation et un renforcement de capacité adéquat des techniciens et du personnel d’appui surtout sur les nouvelles techniques d’installations et d’entretien des cages flottantes en ponton (cubisystems).
Auteur :
Monsieur Doudou BA
Océanographe, Expert en Aquaculture et Aquariologie
Directeur général du Cabinet d’Etude et de Consultance en Aquaculture et Pèche
SINE AQUACULTURE CONSULTING A FATICK
















