mardi, septembre 8, 2026
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Sira Ndiaye sur la transparence: « le Président Macky Sall a déjà pris les mesures idoines avec l’Itie… »

Se prononçant au cours d’un entretien accordé à Dakaractu, l’honorable député Sira Ndiaye s’est véritablement lancée dans la dynamique de réaffirmer son accord avec la politique liée à la transparence dans la gestion des ressources pétrolières et gazières. » confirme la parlementaire.

Par ailleurs, la secrétaire élue estime que cette appartenance du Sénégal à l’Itie pour la transparence n’est pas fortuite. Donc ce n’est pas le président Macky Sall qui va laisser  les intérêts du Sénégal s’envoler car, étant soucieux de tout ce qui pourrait contribuer à bafouer les avantages dont peuvent disposer notre pays. En guise d’exemple, nous avons avec nos voisins de la Mauritanie une équitable distribution de ces ressources  50/50 pour montrer le degré de transparence qui anime le Sénégal.
En terminant, la secrétaire élue réaffirme son ancrage et sa volonté de soutenir le président dans sa démarche républicaine et patriotique pour l’intérêt du Sénégal ».

 

Formation professionnelle: Bientôt 6 centres de haut niveau au Sénégal

Le Sénégal va bientôt régler un problème majeur relatif à la formation professionnelle. L’entreprise israélienne MITRELLI va financer six écoles  de formation professionnelles dans les lycées professionnels de Linguère, Matam, Tambacounda, Sédhiou, Thiokck Essyl, a appris Afrique Midi. Le lycée de Sandiara dans le département de Mbour va également en bénéficier. 

Ce projet sur lequel l’ancien ministre Mamadou Talla avait beaucoup travaillé en vue de régler un problème majeur dans la formation professionnelle va voir le jour grâce à l’implication du tout nouveau ministre en charge du secteur, Dame Diop.  Le projet clés à main comprend la construction, la planification, les équipements, la formation, les programmes d’apprentissages, le transfert de savoir-faire, la formation des formateurs mais surtout une assistance technique pendant 12 mois.  Jamais le Sénégal n’a bénéficié d’un tellement financement dans le secteur de la formation professionnelle.

Le ministre des Finances va faciliter les accords afin démarrer les travaux dans les jours. Ce vaste programme va renforcer le Fast-tract dans le secteur de la formation professionnelle qui était le maillon faible du système éducatif Sénégalais.  Le président Macky Sall a très vite compris que sans la formation professionnelle, il est impossible de régler le problème du chômage. Le financement  israélien est une étape pour accompagner la vision du Président de la République.

Ch. S. NDONG

 

Don de la Chine au Sénégal: 25 milliards FCFA pour la réalisation de projets convenus entre les deux pays

La République Populaire de Chine a accordé à la République du Sénégal une aide sans contrepartie d’un montant de trois cents millions de Yuans Renminbi, soit environ 25 milliards de Francs CFA, destinée à la réalisation de projets qui seront convenus entre les deux pays.

Selon un communiqué transmis par le Ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération, la signature a eu lieu le dimanche 23 juin 2019 à Beijing entre le Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération et le Vice-Président chinois de l’Agence Nationale de la Coopération Internationale pour le Développement, en présence des deux Ministres des Affaires Etrangères des deux pays.

Les deux Autorités ont également procédé à la signature d’un échange de lettres permettant à la Chine d’offrir au Sénégal une assistance technique pour la réhabilitation de huit (8) stades. Cet accord ainsi que l’assistance technique entrent dans le cadre des relations d’amitié entre les deux pays et de leur coopération technique, économique et financière.

La coopération entre le Sénégal et la Chine ne cesse de se développer et particulièrement, dans la mise en œuvre du Plan Sénégal Emergent (PSE) dont la Chine est un important bailleur.

 

 

Contribution des PME au PIB : L’ADEPME instaure un pacte national…

Les chefs d’Etat et de gouvernement, a indiqué le Directeur général de l’(ADEPME), Idrissa Diabira, au premier rang desquels le Président Macky Sall, avaient appelé la Banque Centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest (BCEAO) à intervenir afin de favoriser le financement de l’économie par le secteur bancaire. Il faut noter que le ratio du financement bancaire sur le PIB n’est que de 30% dans nos contrées contre 50 à 75% dans les pays émergents et plus de 100% dans certains pays. Et les PME sont les premières à en pâtir.

L’ADEPME abroge la précédente Loi d’orientation de 2008 et permet de franchir résolument l’étape décisive pour instaurer un pacte national pour la PME suivant l’engagement du Chef de l’Etat, exprimé en 2012, de disposer d’un Small Business Act sénégalais à l’instar de la réglementation en faveur des PME aux Etats-Unis ou dans les pays émergents. En effet, jusque-là, même la définition de la PME n’était pas uniforme. La limite pour être une PME, pour les services financiers, allait jusqu’à 5 milliards FCFA. Elle va passer à 2 milliards FCFA.

Mieux, un statut de la PME et notamment de l’Entreprenant, qui représente 80% des entreprises au Sénégal, est institué dans la Loi et il lui est associé de nombreuses mesures d’incitation sociale, financière, d’accès aux marchés publics et de soutien à la PME nationale, comprise comme celle détenue majoritairement par des Sénégalais. La mise en œuvre prochaine de la loi et de ses décrets d’application doit aussi être associée, comme convenu entre les différentes parties, à une révision du Code général des Impôts, réceptacle unique des dispositions fiscales pour pouvoir y inclure celles prévues dans l’esprit de la loi en faveur de nos PME.

Le Sénégal est enfin prêt à faire partie des pays résolument pro-PME.  Le Dg de l’ADEPME a fait comprendre qu’ il y a d’abord ce schéma financement massif des PME à hauteur de 1.000 milliards, sur 5 ans et devant générer 200 champions. D’ailleurs, les conditions sont désormais réunies avec la notation, le dispositif PME de la BCEAO, le FONGIP, le FONSIS, la BNDE, la DER, l’engagement de banques privées, notamment pour changer d’échelle au Sénégal en matière d’accompagnement et d’impact des acteurs accompagnés au sein de notre économie.

M. Diabira a souligné qu’il s’agit de mobiliser, durant le premier semestre 2019, pour la 2ème phase du PSE, au moins 1.000 milliards FCFA pour les PME qui s’inscrivent dans un programme dédié à la labellisation de l’ADEPME. Les PME sélectionnées bénéficieraient d’assistance technique et d’un accès privilégié à des financements et/ou des marchés publics ou de sous-traitance, selon leur notation.

Ousmane Cissé sur la polémique autour du pétrole et gaz : «Aucune loi dans le code du pétrole n’interdit que Aliou Sall soit opérateur»

Les populations de Kébémer, à travers différentes couches sociales, religieuses, culturelles, politiques, professionnelles, se sont réunies, ce samedi, au siège du Conseil départemental pour rendre hommage au Président de la République, Macky Sall, à travers le coordinateur communal de l’Apr, Ousmane Cissé. Interpellé par la presse, l’ex-directeur des Mines et de la Géologie s’est prononcé sur la polémique autour du pétrole et du gaz. Selon lui, il y a aucune redevance de l’Etat que BP puisse s’arroger ou qu’une autre entreprise privée puisse s’arroger pour après se le partager.   

En tant qu’ancien directeur des Mines et de la Géologie pendant près d’une dizaine d’années, Ousmane Cissé s’est prononcé sur la question du pétrole et du gaz au Sénégal. Selon , la polémique est certainement au fait qu’il y a Aliou Sall. «Le débat posé n’est pas sur le pétrole et gaz, mais sur le frère du Président de la République. Je suis sûr que si un autre sénégalais avait des dans le secteur, il ne serait pas aussi acculé qu’Aliou Sall l’est», a-t-il relevé.

M. Cissé pense que les concitoyens, ceux de l’opposition surtout, doivent savoir que ce dernier est un sénégalais qui doit jouir de ses droits civiques mais également de ses droits économiques. Il doit pouvoir avoir des activités dans ce pays et dans tous les domaines, tous les secteurs ; «car il n’y a aucune loi dans le code du pétrole comme dans le code des mines qui interdit que Aliou Sall soit opérateur, ou bien détenteur d’actions». M. Cissé croit qu’aujourd’hui le débat est posé par des opposants qui ont perdu l’élection de la façon la plus flagrante parce le Président Macky Sall a été réélu, à leur surprise générale au premier tour, et ils cherchent à créer un débat qui ne l’est pas.

A son avis, les questions qui sont posées sont simples. Les informations nouvelles qui ont été apportées portent sur trois choses: «premièrement, selon la presse internationale, pour ne pas citer, qu’il y a un paiement de 25 000 dollars par mois pour Aliou Sall ; pour cela je ne vois pas de problème quand un privé s’accorde avec un autre privé pour un salaire négocié librement entre l’employé et l’employeur. S’il en est ainsi, ce n’est pas un problème ni pour l’Etat, ni pour quelqu’un d’autre parce que c’est la société qui paie à l’employé ce salaire. Deuxièmement, on dit qu’il y a un montant de 250 000 dollars qui a été payé et qui devait être payé à l’Etat; mais les rapports de l’Ite de 2013 à maintenant ne montrent aucune trace de ces paiements. Et s’il en était ainsi, où est le problème. Quand on est redevable d’un impôt, de toute façon on le payera. Déjà, nous sommes dans un contrat de partage de production dont il faut faire la différence avec celui de concession. Dans les anciens contrats pétroliers on avait des contrats de concession et l’Etat percevait ce qu’on appelle des redevances. Dans un contrat de partage de production, l’Etat a une part de la production et d’autres paiements qui sont du fait des impôts. Donc, il y a aucune redevance de l’Etat que BP puisse s’arroger ou qu’une autre entreprise privée puisse s’arroger pour après se le partager. La redevance, elle est déductible et versée directement à l’Etat».

M. Cissé a expliqué que dans le cadre des opérations pétrolières, ce qui se passe le plus souvent dans le secteur des Mines, par exemple dans le cas de Sabadola, il y a une société qui a financé les opérations et en retour perçoit des redevances. C’est une pratique qui est tout à fait normale dans le secteur du pétrole et des mines…Il s’agit de l’argent d’une société payé en redevance à une autre société, même si c’est 1 000 milliards de F Cfa, l’Etat n’a rien à perdre.

L’ancien directeur des Mines et de la Géologie trouve que dans ce pays, le problème qui se pose est que ceux savent n’en parlent pas. On est dans une situation où dix non-sachant parlent et un sachant ne parle pas; finalement la contre- vérité devient vérité. M. Cissé ne comprend pas le silence bavard de certains partisans politiques par rapport aux agissements d’opposants «au troisième tour». Il demande à ce que des comités soient mis en place pour sauvegarder les acquis du Président de la République.

Cheikh S. NDONG                             

 

 

Renforcement de la Sécurité en mer : Aminata Mbengue Ndiaye approuve l’importance de la géolocalisation

La ministre des Pêches et de l’Economie maritime, Aminata Mbengue Ndiaye, a insisté vendredi à Dakar sur l’importance de la géolocalisation pour le renforcement de la sécurité en mer. Elle a indiqué que ce procédé, permettant de positionner un objet ou une personne, contribue à la préservation des vies humaines dans ce secteur.

Les sciences et la technologie constituent un apport indéniable dans le cadre du renforcement de la sécurité et de la préservation des vies humaines en mer. Pour ce faire, la ministre des Pêches et de l’Economie maritime, Aminata Mbengue Ndiaye trouve que la géolocalisation est sans nul doute, une réponse appréciable à plus d’un titre. Elle présidait l’ouverture d’un atelier sur la sécurité maritime auquel ont pris part plusieurs experts et des acteurs du secteur de la pêche. Selon la ministre des Pêches, en plus d’être un moyen efficace de suivi des pirogues équipées, la géolocalisation participe de manière déterminante à l’amélioration de la gouvernance des pêches.

En tout état de cause, la ministre des Pêches et de l’Economie maritime dit être engagée résolument à côté des acteurs et avec l’aide des partenaires techniques et financiers, dans le processus d’amélioration des conditions d’exercice et de gestion de la sécurité en mer des pêcheurs. A son avis, la sécurité est d’abord individuelle. Fort de cette remarque, elle exhorte les acteurs au respect des dispositions réglementaires en la matière.

Aminata Mbengue Ndiaye relève que le simple fait de porter un gilet de sauvetage contribue à réduire sensiblement les risques de noyade en cas d’accidents en mer. Elle a lancé un appelle solennellement au sens de responsabilité à l’endroit des acteurs du secteur de la pêche, estimant que le Sénégal a besoin d’eux pour assurer son émergence dans ce secteur stratégique. Malgré les efforts considérables consentis par l’Etat pour l’amélioration de la coordination des secours en mer, a-t-elle ajouté, les pécheurs artisanaux notamment continuent de payer un lourd tribut dans l’exercice de leurs activités.

Ch. S. NDONG

 

Consultation médicale gratuite au profit des Ndongo-daara : Plus de 1800 enfants talibés ciblés…

Dans le cadre de leur plan d’action, la Fédération nationale des associations d’écoles coraniques du Sénégal (Fnaéccs) a lancé, ce mercredi, une consultation médicale gratuite au profit des Ndongo- daara en partenariat avec la Fondation islamique Fahd Ben Abdel Aziz.  Oustaz Adama Seck, le secrétaire général de la Fédération a indiqué qu’au Sénégal la problématique des daaras est multiple. C’est la raison pour laquelle la Fédération a jugé nécessaire d’apporter son soutien à l’endroit de ces daaras.

Oustaz Seck a rappelé que l’année dernière en 2018, il y avait un autre partenaire qu’est la Fondation Sonatel qui leur avait appuyé en apportant des soutiens en soins médicaux auprès de trois régions ; Fatick, Kédougou et Dakar.  «Ainsi, nous allons entamer la seconde étape dès le samedi prochain incha Allah, en allant au niveau des daaras des six (6) départements des régions de Sédhiou et Ziguinchor», a-t-il relevé.

Les dirigeants de ladite fédération ont décidé de consulter 250 à 300 talibés au niveau de chaque département. Le montant des médicaments est évalué à 5 millions de francs Cfa. Six (6) médecins qualifiés vont constituer l’équipe technique médicale dirigée par Dr Ndao devant effectuer le déplacement. Ces derniers sont en contacts avec les chefs de services régionaux afin de fournir aux enfants talibés les médicaments nécessaires…

Initiative ‘’ville verte/ un mois– une commune’’: Abdou Karim Sall appelle à la mobilisation de toutes les franges de la société

Le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Abdou Karim Sall, a présidé, ce lundi, dans la commune de Diamaguene Sicap Mbao, la cérémonie de lancement de l’initiative «ville verte/ un mois – une commune» qui coïncide avec la célébration de la Journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse.   Le 17 juin de chaque année, la célébration de cette journée permet de focaliser l’attention des décideurs et de l’opinion publique sur les questions cruciales de la dégradation des sols et de la sécheresse.

La 25ème édition, sous le thème «Construisons l’avenir ensemble», indique le ministre Abdou Karim Sall, est un appel solennel à l’action et constitue un prétexte privilégié de rappeler que l’engagement, la détermination des communautés, le don de soi et la coopération à tous les niveaux constituent des préalables à la restauration des écosystèmes dégradés et à l’amélioration du cadre de vie.

Le ministre de l’Environnement et du Développement durable a précisé que ce thème puise sa pertinence dans le message livré par la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification: «La désertification et la dégradation des terres sont maintenant des préoccupations majeures à l’échelle mondiale. Les tempêtes de sable, la faible productivité des terres et un cadre de vie malsain ne sont que quelques-unes des conséquences qui pourraient menacer l’avenir de l’humanité».

Compte tenu de l’importance des enjeux, souligne Abdou Karim Sall, la célébration de cette journée devrait amener la communauté internationale à s’accorder sur l’urgence de la mobilisation de toutes les franges de la société pour élaborer des stratégies, dérouler des plans d’actions pour inverser les tendances. «Nos pays ont connu ces dernières années une importante variabilité climatique qui a considérablement influencé le rendement agricole et impacté la sécurité alimentaire», a-t-il relevé. Selon lui, cette journée s’est déclinée en enjeu à la fois économique, social et politique que tous les pouvoirs publics cherchent à juguler.

Conscient de cette situation, le ministre a souligné que le Président de la République du Sénégal, Macky Sall, a insisté sur la protection de l’environnement, l’amélioration du cadre de vie et a fait de la lutte contre la désertification une priorité dans la politique de sécurité alimentaire et de lutte contre la pauvreté. C’est d’ailleurs sur cette trame qu’il l’a inscrit comme quatrième axe stratégique la phase 2 du Plan Sénégal Émergent à travers le PSE vert. A son avis, cette détermination et l’urgence de mettre en place des systèmes environnementaux durables ont été bien exprimées dans ce programme.

S’inscrivant dans la même dynamique, Abdou Karim Sall a procédé ce jour, 17 juin, au lancement d’un ambitieux programme que son département a initié et qui s’intitule « ville verte/ un mois – une commune». Ce programme qui sera exécuté à l’échelle nationale débutera, pour la phase test dans le département de Pikine, avec les communes de Diamaguène Sicap Mbao, Keur Massar et Djida Thiaroye Kao.

Il s’agira d’accompagner les collectivités territoriales dans l’élaboration et la mise en œuvre de programmes de reverdissement pour garantir un équilibre socio-écologique et une amélioration du cadre de vie des différentes agglomérations du Sénégal. La réussite de cette importante initiative requière une mobilisation de toutes nos énergies et de toutes les forces vives de la nation (élus nationaux et locaux, autorités administratives, services techniques, forces de défense et de sécurité, secteur privé, jeunes, femmes, mouvements associatifs, partenaires techniques et financiers, bref tous les acteurs du développement territorial).

C’est l’occasion de lancer un appel à toutes celles et à tous ceux que le ministre vient de citer pour une mobilisation générale afin que nos villes et campagnes soient reboisées. Au moins, plus de la moitié de la population de chaque collectivité territoriale devraient parrainer 2 arbres; «ce qui fera à terme plus de 16 millions de d’arbres plantés et suivis», souhait-il.

Pour la phase test, les services du Medd ont appuyé les trois communes avec le recrutement de 28 volontaires devant accompagner la mise en œuvre de cet important projet ; et cet accompagnement va se poursuivre avec le développement et l’extension de ce projet dans d’autres localités.

Le ministre a fait savoir que le seul accompagnement du ministère ne saurait suffire pour garantir un franc succès à cette initiative. Son département attend l’implication des maires, un investissement adéquat, en mode «Fast track» bien sûr, avec la mobilisation de toutes les franges de la société (mouvements de jeunesse, comités des sages, groupements féminins, associations sportives et culturelles, etc.) pour un suivi et surtout un entretien de ces plantes. Il a signalé qu’avec la création de l’Agence Sénégalaise de la Reforestation, plus de 50 000 jeunes et femmes seront recrutés d’ici 2024. Rien que pour 2019, plus de 10 000 emplois verts sont attendus.

Ainsi, le maire de Diamaguène Sicap- Mbao, a soutenu que c’est dans cette dynamique inclusive, avec la participation de tous, que les citoyens vont donner corps à la vision éclairée du Président de la République pour rendre nos villes durables et nos collectivités émergentes. Coumba Ndoffène Fall ajoute que les défis sont nombreux et les enjeux énormes. Ce qui l’oblige à inviter les populations à un investissement massif dans le reverdissement afin que les systèmes environnementaux durables deviennent la norme.

Seck NDONG

Le Sénégal reste un pays à revenu intermédiaire: Mise au point du ministère en charge de l’Economie… 

Le journal « L’observateur », dans sa parution du mercredi 12 juin 2019, fait état d’un reclassement du Sénégal de la catégorie de « pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure » à celle de « pays à faible revenu ». Il s’appuie sur une publication de la Banque mondiale sur les perspectives économiques mondiales.
A la lecture du rapport de la Banque mondiale à la page 145, on se rend compte que le journal a fourni une information incomplète. En effet, le rapport mentionne le reclassement des pays entre 2016 et 2019, sur la base des données de 2016. A titre de rappel, ce reclassement du Sénégal en 2016 a été amplement commenté par la presse à l’époque.
En tenant compte des taux de croissance soutenus enregistrés par le Sénégal sur la période de mise en œuvre du PSE (moyenne annuelle de 6,6%), le revenu national brut (RNB) par habitant du Sénégal dépasse largement 1200 dollars depuis 2014, quelle que soit la méthode de calcul utilisée. D’ailleurs, il est bien indiqué à la page 145 dudit rapport que le RNB actualisé du Sénégal est de 1240 dollars.
La classification de la Banque mondiale sera actualisée le 1er juillet 2019 conformément aux règles en vigueur dans cette institution. Il sera loisible de constater que le Sénégal est et reste un pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure, c’est-à-dire un pays ayant un RNB par habitant supérieur à 995 dollars US.

Exploration de «probables» gisements pétroliers et gaziers au Sénégal: Le rôle joué par Franck Temis et Aliou Sall

Les faits sont connus de tous. Au mois d’octobre 2011, la société Pétrotim a été introduite au gouvernement du Sénégal par le biais de Samuel Sarr et Pierre Goudiaby Atepa grâce aux démarches de leur représentant Monsieur Aliou Sall. Un accord d’attribution de concessions pour l’exploration de « probables » gisements pétroliers et gaziers au large du littoral sénégalais a été négocié et un contrat signé avec le gouvernement du Président Abdoulaye Wade. En mars 2012, avec l’avènement du nouveau régime, le Président Macky Sall reprit le dossier, dans l’esprit de la continuité de l’Etat, et instruit l’Inspection Générale de l’Etat IGE pour réaliser les vérifications nécessaires sur ledit dossier.

D’après un rapport de l’IGE qui a fuité et non encore publié officiellement, les inspecteurs dénoncent le manque de crédibilité et de compétence du bénéficiaire Franck Temis et l’aurait disqualifié. Malgré ces réserves (au cas où le rapport de l’IGE serait prouvé), le Président Macky Sall valide par décret l’attribution des concessions à l’associé de son frère Frank Timiss. Une démarche spéculative dans le marché international, aurait permis à Franck Temis de revendre les concessions à Cosmos Energy Group qui, après la découverte d’importants gisements d’hydrocarbures, le monnaya à son tour à British Petroleum BP à une valeur faramineuse de milliards de dollars. Retenons que durant toutes ces transactions entre courtiers, hommes d’affaires et compagnies pétrolières, aucune goutte de pétrole ni de gaz n’a été encore produite. Tout ceci s’est fait sur la base des données spéculatives du capital market (marché international des capitaux). Alors, rien de surprenant ou de nouveau sous le soleil pour le moment.
Présentement, une version non-officielle d’un rapport de l’IGE circule dans les réseaux sociaux, indiquant des recommandations faites au Président Macky Sall pour annuler l’accord signé par le Président Wade avec Temis à cause du CV sulfureux de ce dernier. Personne n’a pu prouver ou exhiber l’origine et la conformité légale d’un tel document qui jusqu’à ce jour demeure un spectre des réseaux sociaux (RS). Ce qui justifie légitimement la communication de l’Etat du Sénégal, qui peut être jugée excessive et prématurée, mais valablement justifiée au vue des accusations de corruption très graves portées à son endroit, à son plus haut niveau. En plus, nul n’ignore la puissance destructive des RS, cela suscite une réplique au coup de pied de l’âne. D’ailleurs une enquête du Procureur de la République est présentement ouverte pour savoir l’origine et les réalisateurs de ce rapport. Nonobstant tout ce séisme médiatique, animé et repris par les fanfarons d’une opposition de loosers de l’élection présidentielle passée, pas une seule goutte de pétrole ou centimètre cube de gaz n’est sortie des entrailles du fond de l’océan. Aucun baril de pétrole ou centimètre cube de gaz n’est vendu ou repassé à qui que ce soit. Devant tous ces agiotages et chantages, nul ne peut démontrer que l’intérêt du pays est détourné, hypothéqué ou bazardé aux courtiers et middle-men du secteur pétrolier. Encore moins que les cadres légal, contractuel et fiscal, qui régissent notre législation pétrolière, à savoir le Code Pétrolier Loi N°98-05 du 08 janvier 1998, Décret d’application N°98-810 du 06 octobre 1998 ou les Contrats de Partage de Production de 1998, ont été enfreints. Et même par anticipation, pour ceux qui dansent plus vite que la musique, aucune clause fiscale ou commerciale qui définit le partage de la rente entre les parties, la comptabilisation des coûts pétroliers, la valorisation et l’enlèvement de la production, n’a été violée. Au contraire, jusqu’à ce jour, la part de l’Etat est restée intouchable, garantie par les conventions claires et manifestes du Code Pétrolier sénégalais. Malgré tout ce vacarme médiatique, aucune royaltie, dividende ou taxe de l’Etat n’a été versé ou sous-traité avec un quelconque courtier ou compagnie intermédiaire. En clair, aucun intérêt du Sénégal n’a été lésé ou détourné, en dépit de la désintoxication servie au peuple par les adversaires politiques du régime.
L’Etat du Sénégal conserve sa part comme négociée et ficelée dans les contrats d’exploration et d’exploitation de ses hydrocarbures. Rappelons que les sommes faramineuses annoncées dans les médias sont uniquement l’argent que les courtiers ou intermédiaires ont encaissé ou devraient gagner plus tard lors de l’exploitation. Ce que Temis, Cosmos et BP ont signé ne nous engage en rien et n’a aucunement modifié leur serment à l’égard du Sénégal. Rappelons que la Pétrosen, qui est un support institutionnel de l’Etat avec 99% du capital, a comme mission principale d’appliquer la politique pétrolière du gouvernement du Sénégal. Elle assure et participe avec les compagnies pétrolières ou gazières sélectionnées à l’évaluation, la promotion et la mise en évidence du potentiel des gisements. La Compagnie Pétrolière Sénégalaise (Pétrosen), joue le rôle de gardien de notre patrimoine pétrolier et gazier. Elle négocie et signe les contrats avec les sociétés pétrolières tout en assurant le suivi et le contrôle des opérations dans les plateformes offshore d’exploitation de l’hydrocarbure. Revenons à l’octroi du contrat d’exploration signé avec Franck Temis, le Chef de l’Etat peut autoriser une ou plusieurs personnes physiques ou morales de son choix, de nationalité sénégalaise ou étrangère, à entreprendre des opérations pétrolières au Sénégal. Que ce soit la prospection, la recherche ou l’exploitation d’hydrocarbures dans notre pays aux seules conditions d’un Contrat de partage de production dûment signé. Cela fait partie des dispositions pertinentes du Code pétrolier sénégalais. Ce que certains reprochent au Président Macky Sall est de ne pas appliquer l’ordonnance du Code Pétrolier qui dit je cite : «Nul ne peut être titulaire d’un Titre minier d’hydrocarbures ou d’un Contrat de services s’il ne justifie pas de capacités techniques et financières nécessaires pour mener à bien les Opérations pétrolières », fin de citation. Suite à cette même ordonnance il est « permis à l’Etat du Sénégal (qui n’a pas la compétence ni les ressources financières d’explorer), directement ou par l’intermédiaire d’une société d’Etat, de se réserver le droit de participer à tout ou partie de toutes les phases d’opérations pétrolières, de l’exploration à la production, simplement en s’associant avec un ou des titulaires d’un Titre minier d’hydrocarbures ou d’un Contrat de services. »
Cette importante condition a donc permis à Franck Temis de s’associer avec Cosmos Energy qui a la compétence et les ressources financières pour réaliser les sondages. Tout en sachant que l’Etat du Sénégal, n’ayant pas la capacité financière de la mission, n’utilisera pas son droit de préhension pour être actionnaire dans la phase d’exploration. Ceci par défaut de moyens ou de carnet d’adresses à l’instar de Temis. Bienvenue au milieu complexe des hydrocarbures ! Cette condition du Code Pétrolier n’étant pas exclusive, s’applique aux explorateurs disposant simplement d’un Titre Minier. Pour cette phase d’exploration, le Permis de recherche d’hydrocarbures est accordé par décret pour une durée maximum de quatre (04) ans conférant à son titulaire des droits exclusifs d’exécuter par ses propres moyens tous les travaux de prospections y compris les forages. Ce Permis de Recherche peut être renouvelé deux fois pour une durée maximum de trois (03) ans à chaque fois. La deuxième période de renouvellement peut être prorogée par décret, pour la durée nécessaire à la poursuite des travaux d’évaluation d’une découverte. Ces obligations incombaient donc à Cosmos, une autre intermédiaire qui a assuré la prospection autorisée au préalable par arrêté du Ministre pour une durée maximum de deux (02) ans, sur des zones non couvertes par un Titre minier ou Contrat de service. Cosmos avait alors tous les droits non exclusifs de lever des fonds dans le marché international jusqu’à hauteur de 200 millions de Dollars ou plus et d’exécuter des travaux préliminaires de prospection d’hydrocarbures, notamment par l’utilisation des méthodes géophysiques, géologiques, géochimiques, à l’exclusion de forages de plus de 200 mètres. A l’inverse, Franck Temis n’était dans ce chantier qu’un simple courtier businessman qui cherche son profit financier sans intention de procéder à un quelconque mécanisme d’exploration ou d’exploitation physique. Chose courante dans les milieux d’affaires mondiaux. C’est exactement la même méthode communément utilisée pour lever des fonds étrangers dans le marché mondial. Pour chercher des investisseurs allochtones, nos gouvernements ont besoin d’intermédiaires pour avoir une audience au sein des bailleurs. La chance de Franck Temis est d’arriver à l’heure et d’être à la place qu’il faut avec l’homme qu’il faut. Son gnome est de pouvoir convaincre et séduire Cosmos à prendre le risque d’investir des milliards de dollars dans la recherche d’hydrocarbures « hypothétiques » du fond de nos eaux profondes. Si Cosmos n’avait pas trouvé de gaz ou pétrole, elle repartirait avec une perte colossale inscrite à jamais dans les annales de la structure. Quant à nous, sénégalais, ne serions pas affectés, ni plus ni moins d’un seul centime. Franck Temis s’est positionné comme marchandiseur du Sénégal pour faire valoir une possibilité de réserves d’hydrocarbures dans notre offshore, dans un marché international compétitif et frileux.

L’homme d’affaires Franck Temis a réussi une pèche profitable et a en gagné. Que pouvons-nous lui reprocher ? Et quoi reprocher à Aliou Sall qui l’a convaincu à s’intéresser aux réserves « incertaines » du Sénégal ? De ne pas saisir de telles opportunités ? Quel que soit sa réputation sulfureuse, Franck Temis a amené des géants solvables et crédibles mondialement connus que sont Cosmos et BP et ces derniers l’ont cru au point de prendre ce risque excessivement couteux. Et pourtant si c’était un autre businessman intermédiaire de toute autre nationalité qui avait conduit ces transactions, il n’y aurait pas de cas Temis ou Aliou Sall. La jalousie, franchement! Sénégalaises et Sénégalais, soyons lucides et restons vigilants. Le pétrole est un marché mondial vicieux, concurrentiel mais contrôlé. En général, les citoyens des pays dotés de ces ressources manquent d’informations sur les transactions d’amont, la vraie valeur des ressources, les revenus générés et sur l’utilisation des dépenses.

Les industries extractives sont, par tradition, très opaques. Cette opacité a conduit à un manque de know-how technique poussé qui limite la capacité des acteurs locaux à s’impliquer dans le domaine. Ceci peut créer une spéculation communicationnelle négative. C’est cet incident malheureux que nous vivons aujourd’hui. Il est donc nécessaire pour l’Etat sénégalais de renforcer la présence, dans toutes ses instances de procédures de gestion pétrolières, des organisations internationales et de la société civile sénégalaise. Elles peuvent faciliter le transfert de technologie et véhiculer la bonne information et la connaissance adéquate qui permettent d’accroître la transparence des opérations des multinationales pétrolières. La société civile sénégalaise et africaine devrait être au cœur de toutes les opérations de négociation des contrats, d’octroi des permis de recherche, des titres d’exploration et d’exploitation des gisements, de la production jusqu’à la consommation. Leur captation et dissémination du patrimoine informationnel véridique sur les opérations pétrolières et gazières pourrait constituer un éclaircissement complémentaire en faveur des populations non instruites et souvent non averties.
Le Sénégal a adhéré volontairement à l’initiative pour la Transparence des industries Extractives (ITIE) signée par plusieurs pays et entreprises de l’industrie extractive. Un acte qui traduit la volonté de l’Etat de montrer une plus grande transparence des informations sur les revenus des industries extractives perçus, le partage de la rente destinée aux citoyens et les paiements effectués par les firmes multinationales. Cette évolution peut modifier manifestement la désintoxication d’informations erronées et spéculatives que nous vivons présentement et assainir le climat toujours tendu dans l’environnement intrépide des affaires pétrolières. Elle peut aussi contraindre les firmes multinationales à revoir leurs stratégies vis-à-vis de notre pays. Aujourd’hui, le véritable débat devrait tourner autour des modalités de partage de la rente pétrolière estimée à plusieurs milliards de dollars. Nous devons nous préparer pour réfléchir et explorer ensemble les voies et moyens conduisant à un partage optimal et socialement acceptable des revenus pétroliers dans l’intérêt de tous. Voilà autant de questions évidemment cruciales et urgentes pour notre pays. Chacune et chacun de nous devrait engager sa responsabilité citoyenne pour la recherche d’une paix durable qui nous permettra de bénéficier abondamment de ces ressources. Ceci nous évitera peut-être la malédiction du pétrole et du gaz.

DrArona Coumba Ndofféne Diouf Double PhD Sciences de la Terre, de l’Espace et de l’Environnement Récipiendaire de la Médaille 2014 Transatlantic Award in Sciences aux USA Conseiller Spécial de SEM Président Macky Sall 
 

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