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Le Droit OHADA: Levier d’investissement et vecteur de développement

Communiqué du Comité International Génies en Herbe OHADA (CIGHO) et de l’Union des Jeunes Avocats du Togo (UJA TOGO)

affiche  Le Comité International Génies en Herbe OHADA (CIGHO) en partenariat avec l’Union des Jeunes Avocats du Togo (UJA TOGO) organisent le 13 septembre 2019 à l’Auditorium de l’Université de Lomé un colloque international portant sur le thème « Le Droit OHADA, levier d’investissement, vecteur de développement ».

C’est un lieu commun que d’affirmer que le Droit OHADA est né pour servir de cadre juridique à la croissance économique de ses Etats membres.

En adoptant des règles communes à leurs activités économiques, les Etats membres de l’espace OHADA ont voulu assurer leur développement par une utilisation intelligente et stratégique de l’instrument juridique. Le but annoncé était d’attirer les investisseurs, tant étrangers que locaux, en leur offrant un cadre juridique et judicaire fiable et sécurisé.

Pensé comme « un levier d’investissements » et « un vecteur de développement », le Droit OHADA continue d’interroger, de susciter diverses réflexions sur ses mécanismes et ses ambitions.

Faisant suite à l’annonce déjà publiée et détaillant la problématique générale du colloque (Voir la Newsletter du 17/06/2019), le CIGHO et l’UJA TOGO communiquent par la présente les panels qui seront animés par des universitaires et praticiens de renom selon le programme ci-joint.

Téléchargez le programme du Colloque

La participation au colloque est libre et gratuite. Cependant, pour des raisons pratiques d’organisation, tous ceux qui souhaitent participer au colloque sont priées de s’inscrire au plus tard le 06 septembre 2019 en envoyant un mail aux adresses suivantes : g.amenyinu@concoursgho.org et uja-togo@gmail.com. Prière indiquer en objet du mail : « Participation au Colloque du 13 ».

Les organisateurs remercient en particulier la Fondation pour le Droit Continental, le Cabinet CMS Francis Lefebvre Avocats et la Commission Nationale OHADA-Togo pour leur contribution significative à l’organisation de ce colloque.

Les organisateurs pourront fournir aux personnes intéressées une liste d’hôtel avec des tarifs préférentiels négociés.

Pour toutes autres informations, veuillez contacter :

Me Godwin Têko Seyram AMENYINU
Avocat à la Cour
Représentant UNIDA Togo
Project Manager Concours Génies en Herbe OHADA

Dépenses publiques : Le Président Macky Sall prône la rationalisation des ressources de l’Etat..

Le Sénégal traverse-t-il un ajustement structurel déguisé sous forme de fast-track ?

Comme tous les présidents du Sénégal, le président Macky Sall a subi la pression de l’électorat. La situation socio- économique, clairement dégradante en 2012 a été entre autres la raison d’une seconde alternance politique. Le Sénégal était sous le choc dans tous les secteurs, cependant, les affaires de corruption et le népotisme était devant la scène. Seul espoir, la conscientisation de la jeunesse. Sept ans plus tard, on nous a encore envoyé à la case de départ.

Ajustement Structurel

Le but d’un ajustement structurel est de relancer la croissance économique et de rétablir l’équilibre financier d’un pays. Cela se fait en prenant des mesures drastiques comme la réduction des dépenses publiques, la réduction de l’effectif de la fonction publique, l’augmentation des prix des denrées de première nécessité et la libéralisation de certains secteurs.

Premier pays d’Afrique subsaharienne à avoir mis en œuvre une politique d’ajustement structurel en 1984, le Sénégal traversait une récession économique et financière profonde. La croissance était quasi-inexistante et les banques devenaient insolvables. C’était une crise et il fallait faire un recours à un emprunt extérieur et le FMI et la Banque mondiale étaient naturellement les institutions vers lesquelles on pouvait se tourner pour garantir un financement. Malheureusement, l’aide était accompagnée de mesure d’ajustement et de restructuration financier et économique. C’est de cette époque que le Sénégal a adopté la politique basée sur les théories néo-classiques et keynésiennes. Le Sénégal a aussi connu deux autres programmes d’ajustement structurel, en 1994 et en 1998.

Pour équilibrer les finances publiques, on peut le faire en accroissant les recettes et en diminuant les dépenses. L’accroissement des recettes est moins populaire, car s’il y a une forte pression fiscale, cela a un impact négatif sur les recettes, il faut trouver le juste milieu, ce qui est très difficile, car une économie réagit de manière irrationnelle des fois. Cependant, la réduction des dépenses est plus facile pour un gouvernant, car on fâche qu’une partie de la population. Le danger avec cette réduction des dépenses est qu’elle s’applique d’abord sur les investissements avant de s’attaquer aux dépenses de fonctionnement, même si notre président a stratégiquement décidé de réduire les dépenses de fonctionnement d’abord. C’est peut-être pour stimuler la croissance pour un a deux ans ?

  Dette Extérieure

 Analysons le service de la dette extérieure, ce qu’on paie chaque année aux créditeurs. Nous allons juste analyser la dette extérieure et non la dette intérieure pour des raisons d’objectivité. Pour les crédits multilatéraux, il y a la BIRD/IDA pour un montant de 66,24 milliards, la BAD pour 11, 04 milliards, l’OPEP/BID pour 28,69 milliards et les autres créditeurs pour 19,35 milliards. Pour les crédits bilatéraux, il y a les pays de l’OCDE pour un montant de 32,31 milliards, les pays arabes pour 11,66 milliards, les crédits à l’exportation pour 7, 02 milliards et les autres crédits bilatéraux pour 39,20 milliards. Pour les opérations financières, il y a l’Eurobond pour 76,87 milliards, l’Afreximbank pour 26,55 milliards et le Crédit Suisse pour 37, 60 milliards. 364,55 milliards au total. Si le dollar grimpe, cette dette grimpe car la dette est en dollars.

Fast-track ou une goutte d’eau dans la mer ?

Après 7 ans de dépenses de prestige et de gaspillage des ressources du pays, le président de la République, a décidé de rationaliser les dépenses publiques et il a annoncé la fusion de quelques agences et la réduction de la facture téléphonique. Analysons les agences fusionnées dans d’autres pour mieux comprendre cette rationalisation des dépenses publiques. Le budget total de chaque agence sera donné pour l’analyse. CICES : 222,2 millions, ANPEJ : 2,6 milliards, ADEPME : 1,1 milliard, ANAMO : 580 millions, ANAT : 1,2 milliard. APDA : 580 millions et les factures de téléphone pour un montant de 17 milliards. Un total pour l’instant de 19 milliards et soyons généreux et espérons une réduction de 50 %, car ces dépenses n’ont pas été arrêtées, mais diminuées, cela nous donnera un total de 9,5 milliards économisés.

Maintenant

Il faut savoir que le Sénégal est un pays pauvre dont l’économie est basée sur les ressources naturelles. L’investissement public financé par la dette a été la raison d’une croissance forte durant le septennat du président Sall. Maintenant qu’il est temps de passer le témoin au secteur privé, sommes-nous prêts pour cette transition ? Qu’est-ce qui a été fait de manière concrète pour faciliter l’accès au crédit des PME ?

Cet endettement massif du septennat sera un frein pour pouvoir développer les secteurs de l’éducation et de la santé. Nous ne disposons pas de ressources pour développer ces secteurs et l’endettement massif ne nous permettra pas d’emprunter pour investir dans ces secteurs essentiels. Le Sénégal risque de passer les 5 prochaines années à rembourser ses dettes, car nous avons mal investi les ressources mobilisées.

Les dons budgétaires étaient de 47 milliards en 2018. Maintenant, il faut noter que l’aide au développement a beaucoup diminué et les pays donateur ne respectent plus leurs engagements pour diverses raisons. Cette aide a connu une baisse de presque 3 % dans le monde, et de 4 % en Afrique selon l’Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE).

Un mauvais hivernage conjugué à une baisse de l’aide, aux subventions du secteur de l’énergie, à l’improbabilité des cours de matières premières, ne serait-il pas le défaut de paiement et une récession pour l’économie sénégalaise ?

 Enfin

Si chaque président élu fait de son premier mandat, un mandat d’emprunt et de gaspillage et de son second mandat, un mandat pour se rattraper, quand est-ce que le Sénégal va se développer ? Monsieur le Président, puis-je me permettre de donner un exemple sur la dette ? La dette nous coûte tellement cher, qu’une fois reçue, elle doit être bien utilisée, dans des secteurs porteurs de croissance.

À titre d’exemple, entre 1980 et 2010, la dette du Sénégal a été multipliée par 3 passant de 1 milliard de dollars a presque 3 milliards de dollars. Monsieur le Président, de 1980 à 2010, le Sénégal a remboursé plus de 5 milliards de dollars. Pratiquement, cela veut dire Monsieur le président, qu’après avoir remboursé cinq fois la dette de 1980, le Sénégal devait toujours 3 milliards de dollars, soit 3 fois le montant d’emprunt initial.

La seule manière d’éviter un ajustement structurel ou une récession est d’avoir un bon hivernage, un don budgétaire supérieur à 47 milliards, les cours des matières premières stables, et aucun désastre naturel ? Quelles sont les chances ?

 « Ce qui compte dans la vie, ce n’est pas seulement d’avoir vécu. C’est la différence faite dans la vie des autres qui définit le sens de la vie que nous avons menée ». Nelson Mandela

Le Président de l’Upf sur le cas Adama Gaye :  » Depuis 30 ans il n’est plus dans l’exercice du journalisme. C’est un homme d’affaires, un lobbyiste… ».

« Quand on est journaliste, on l’exerce! » Tel est l’expression ferme ainsi que la lecture que le patron du groupe de presse « Avenir communication » a faite sur l’affaire Adama Gaye.
En effet, ce dernier qui, à travers un post, a tenu des allégations indécentes sur la vie privée du chef de l’État et de sa famille, s’est vu « ignoré » par certains qui pensent qu’il a totalement failli à sa vocation de journaliste. C’est le cas de Madiambal Diagne qui s’en est ouvert à la Tfm où il était l’invité de « Faram Facce ».
« Je pense que même si ton propre fils tenait des propos injurieux à votre endroit, il devrait être puni, encore moins un citoyen qui se permet d’avancer ces propos pas honorables », explique Madiambal. Poursuivant, il ajoute qu’en parlant de référence professionnelle, on devrait même aller au delà des principes d’éthique et de déontologie, car il faut honorer la personne, surtout quand il s’agit d’un président qui représente tout un peuple ».
D’autre part, Madiambal souligant certaines rencontres dans lesquelles il a eu l’occasion de voir Adama Gaye, lancera des mots à notre endroit : « Pour tout vous dire, c’est quelqu’un qui ne respecte pas le métier de journalisme. »
En définitive, il trouve anormal ce qu’il a fait et qu’on continue à lui coller le « métier de journaliste. » Étant par ailleurs à la tête du bureau international de l’Union de la presse francophone, il estime que l’acte de Adama Gaye ne mérite point de soutien…

Célébration des 25 ans de l’UEMOA à Dakar : Le ministre Amadou Hott fait état des progrès importants de l’Union pour l’intégration africaine

 

L’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine commémore ses 25 d’existence, avec comme thème : « 25 ans de progrès vers l’intégration régionale, ensemble pour relever le défi de la libre circulation des personnes et des biens ». Le ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, M. Amadou HOTT a présidé la cérémonie officielle le mardi 30 juillet 2019 à Dakar.

L’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) figure parmi les organisations d’intégration les plus dynamiques en Afrique, en termes de résultats et de progrès, a indiqué le ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération du Sénégal. «En 25 ans, l’Uemoa a réalisé des progrès énormes, des progrès très importants qui ont hissé l’union parmi les organisations d’intégration les plus dynamiques en Afrique», a déclaré Amadou Hott.

Il a souligné que l’harmonisation des législations nationales opérées dans ces domaines a eu pour avantage de rendre optimal le fonctionnement de nos économies et de réduire les entraves à la libre concurrence. Selon lui, c’est donc à juste titre que la commémoration des 25 ans de l’UEMOA met à l’honneur cette thématique. M. Hott a rappelé que depuis la création de l’union en 1994 dans le cadre de l’édification du marché commun, des réformes importantes ont été entreprises dans les domaines de la fiscalité intérieure, de l’union douanière, de la concurrence du régime préférentiel communautaire et de la libre circulation des personnes.

Dans le domaine de la surveillance multilatérale, a-t-il relevé, le pacte de convergence et de solidarité a permis aux économies de l’Uemoa de converger plus ou moins en maintenant un bon contrôle sur les niveaux de taux d’inflation et le déficit budgétaire. «L’union enregistre ainsi depuis plusieurs années, des taux de croissance importants de plus de 06%», a-t-il magnifié, précisant que d’autre réformes fort importantes, touchant la quasi-totalité des secteurs ont été engagées par l’Uemoa et dont l’objectif est de dynamiser les secteurs économiques et les rendre plus performants.

Les réalisations de l’union se mesurent aussi à l’aune de ses programmes et projets, lesquels, a-t-il confié, ont touché les populations et ont eu un impact considérable sur l’amélioration de leurs conditions de vie et de leur bien-être. Cependant, M. Hott a fait savoir que certains défis importants à surmonter persistent tandis que d’autres pointent déjà à l’horizon. Il a fait état du niveau très faible des échanges communautaires estimés à 16% en 2018 et que les efforts doivent être redoublés pour lutter contre les tracasseries, la multiplicité des contrôles sur les corridors et les longs délais dans les transports des marchandises.

Créée le 10 janvier 1994 à Dakar, l’UEMOA a pour objectif essentiel, l’édification d’un espace économique harmonisé et intégré, au sein duquel est assurée une totale liberté de circulation des personnes, des capitaux, des biens, des services et des facteurs de production, ainsi que la jouissance effective du droit d’exercice et d’établissement pour les professions libérales, de résidence pour les citoyens sur l’ensemble du territoire communautaire.

Huit Etats liés par l’usage d’une monnaie commune, le FCFA composent l’UEMOA : le Bénin, le Burkina, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo. L’Union couvre une superficie de 3 506 126 km2 et compte 120,2 millions d’habitants.

 

 

 

 

KO de la saison: Modou Lô bat Eumeu Sène et devient Roi des Arènes

C’est un choc! Modou Lo vient de mettre K.O son adversaire Eumeu Sène d’une frappe puissante qui l’a poussé à perdre connaissance avant même de toucher le sol.  Pour l’heure, les soigneurs s’affairent autour de Eumeu Sène pour l’aider à se réveiller.  Modou Lo devient, de ce fait, le nouveau roi des arènes.

Politique sociale de ‘’Sénégal Moognouko Diaral’’: Le parrain Abdoulaye Diop en appoint aux lutteurs à Grand Yoff

Le leader de l’association ‘’Sénégal Moognouko Diaral’’, Abdoulaye Diop, a été choisi comme parrain de lutte simple, ce samedi, à l’arène Adrien Senghor de Grand Yoff.  Son soutien a été consistant; un million de francs Cfa pour contribuer à la réussite de cette importante manifestation. Pour prêter une main forte à l’action de l’Etat ou de la mairie, il incite les collaborateurs, les personnes de bonne volonté à se retrouver autour de l’essentiel pour venir en aide aux nécessiteux.

Le président de ‘’Sénégal Moognouko Diaral’’, Abdoulaye Diop, s’est incliné d’abord devant la mémoire du grand homme d’Etat Ousmane Tanor Dieng, secrétaire général du parti socialiste et de l’opérateur économique Ahmed Amar qui constitue une référence. Il a adressé ses condoléances aux familles et aux proches de ces illustres disparus et dignes fils du Sénégal.

Par ailleurs directeur général de 7 Vision, M. Abdoulaye Diop a ensuite remercié le promoteur Waly, un membre actif de l’association, qui l’a choisi comme parrain de lutte traditionnelle. Il a contribué pour un million (1 000 000 F Cfa) de francs Cfa. «Le mouvement Sénégal Moognouko Diaral est d’abord un engagement personnel du promoteur, des membres, des acteurs de développement, des citoyens de Grand Yoff», a-t-il relevé.  Sachant que l’Etat, ni la mairie, ne peut pas tout faire, M. Diop invite les populations à se retrouver autour de l’essentiel pour venir en aide aux nécessiteux, notamment les jeunes et les femmes. Il a lancé un appel aux bonnes volontés de Grand Yoff animées par le même sentiment de bien faire, de partage.

En tant que parrain d’un combat de lutte au stadium Adrien Senghor à Grand Yoff, M. Diop a encouragé les lutteurs de Grand Yoff qui sont ses amis et ses proches collaborateurs. Il a aussi appuyé les 16 Asc que polarisent la zone C avec deux ballons pour chacune, un trophée, une prise en charge médicale pour l’ensemble des joueurs. 250 jeunes ont été formés en entrepreneuriat et pris en charge.  Même les artistes ne sont pas en reste. Dans sa localité, M. Diop et son staff ne cessent d’intervenir dans les domaines du sport, de l’éducation au sein des daaras et de l’école publique, avec une remise de 1500 kids aux daaras et aux nécessiteux.

Entre autres réalisations, le président du Smd a accompagné des chrétiens durant le Carème. Et, en cette veille de la fête Tabaski, le directeur général envisage d’accompagner des nécessiteux dans le besoin.  Pour bien mener ses activités, l’association dispose d’une Maison sociale à l’intérieur de Grand Yoff. «Ce qui doit être une référence pour toutes les communes à travers le Sénégal afin de trouver des solutions idoines aux problèmes des personnes en situation de vulnérabilité», a ajouté M. Diop.

Journalisme et investigation via le web: Les journalistes du Rejaques à l’école d’Africtivistes

L’Ong Brooke a organisé une session de formation théorique et pratique en Digital journalism à l’intention des membres du Réseau des journalistes associés aux questions d’agriculture, d’élevage et de pêche (Rejaques) du 24 au 26 juillet 2019. Les formateurs, responsables de Africtivistes, ont mis l’accent sur les techniques que tout homme de média doit savoir pour agrémenter sa façon de rechercher l’information à travers le web. Durant trois jours, les bénéficiaires sont outillés sur les techniques de rédaction adaptés aux modes de consommation actuels.  

Les membres du Rejaques ont contribué au travail de sensibilisation et d’information de l’Ong Brooke (Action for working horses and donkeys) sur la question des équidés de trait durant trois. L’importance de la digitalisation, indique M. Cheikh Fall, chef de projet web digital manager- formateur aux Nouveaux médias et stratégies numériques et président de Africtivistes, est une nécessité de mise à jour pour les journalistes et les médias à offrir un produit adapté.

«Les modes de consommation de l’information ont évolué avec la révolution digitale. Le consommateur, l’auditeur, le téléspectateur et le lecteur pour qui le journaliste produisait de l’information a intégré de nouvelles façons pour accéder à ce contenu-là», a souligné M. Fall. A son avis, l’information ne se limite plus au niveau des enquêtes sur le terrain; ce n’est plus le fait d’aller interviewer des personnes ressources, prendre des photos, des vidéo sur le terrain. Il s’agit d’interroger les bases de données, les moteurs de recherche, comprendre comment fonctionnent les réseaux sociaux et leur mode d’alimentation, multiplier les sources et avoir la technique pour utiliser toutes les informations reçues et produire un contenu pertinent, crédible mais aussi innovant.

M. Fall a fait comprendre que Google est un moteur de recherche qui permet d’utiliser des opérateurs à mesure d’affiner nos recherches et d’avoir exactement ce que nous voulons pour avoir un gain de temps. «On a la possibilité de multiplier nos sources avec les réseaux sociaux ; des outils comme Twiter, Facebook, sont envahis par des personnes qui sont au cœur de l’actualité», dit-il. Le web activiste a souligné que les sites d’informations sont des bases de données qui évoluent au fur et à mesure. Maintenant, il est très facile de faire des recherches avec Google pour sortir l’information voulue. C’est pareil pour les types de fichiers; il est possible pour un journaliste qui a besoin d’exploiter un rapport de trouver en deux secondes le pdf via Google.

«A travers le Rejaques, beaucoup de gens nous connaissent au Sénégal et en Afrique de l’ouest», a relevé M. Justice Chinedu Nnyigide, chargé de la communication de l’Ong Brooke. Les responsables de ladite structure ont voulu magnifier cette collaboration. Pour cela, ils ont jugé utile de renforcer les capacités des journalistes dans le domaine de l’investigation numérique qui est l’avenir du journalisme. Selon M. Justice, un journaliste qui ne maitrise pas les outils et les plateformes numériques est laissé pratiquement en rade. «Au cours de cette formation, nous avons appris qu’un journaliste a la possibilité de communiquer vrai en s’appuyant sur le numérique. Nous avons vu comment trianguler les informations», dit-il. L’Ong Brooke travaille avec le Réseau des journalistes associés aux questions d’agriculture, d’élevage et de pêche depuis trois ans.

Ainsi, le président du Rejaques, Issa Touré, a salué cette initiative en partenariat avec l’Ong Brooke, qui a permis aux journalistes membres de se mettre à niveau sur les questions qui touchent le numérique, le Digital investigation. «Nous en avons fortement besoin. Quand un partenaire comme Brooke nous offre cette opportunité-là, nous ne pouvons que nous en réjouir. Nous avons fait trois jours de formation certifiée par une attestation pour chacun des participants», a-t-il attesté.  Les bénéficiaires de cette formation sont désormais capables de vérifier une image ou une vidéo reçue d’une personne ou d’un média à travers le numérique.

Ch. Seck NDONG

Diary Sow, la meilleure élève du Sénégal

La meilleure élève du Concours général 2019, Diary Sow, revient, dans cet entretien avec nos confrères du journal l’Enquête, sur ses ambitions et son amour pour les études.Elève au lycée scientifique de Diourbel, elle remporte, pour la deuxième fois d’affilée, la couronne de la meilleure élève du Sénégal. Elle s’est confiée à “EnQuête’’, à la veille de la cérémonie de remise des prix.

L’année dernière, vous aviez remporté la couronne du Concours général, cette année aussi. Comment se sent-on, après un tel palmarès ?

Bien, ça me rend très heureuse, surtout, je me sens fière de ce que j’ai pu accomplir. Je sais que ça a été un parcours très difficile, parsemé d’embûches. Mais, tout cela, j’ai réussi à le franchir grâce à l’appui de mes professeurs et du personnel de mon lycée. Ils ont toujours été là pour moi, pour me soutenir, pour me dire d’avancer et de ne pas trainer.

Vos parents, comment est-ce qu’ils vivent ces moments ?

Mes parents sont fiers, ils sont très heureux. Ils sont animés par le sentiment du devoir accompli, parce qu’ils se disent que depuis que j’ai commencé à étudier, avec tout le soutien qu’ils ont consenti pour moi, ils ont vu les résultats. Alors ils sont très fiers.

Vos professeurs, comment est-ce qu’ils vivent ces résultats ?

Mes professeurs, de partout, ils m’appellent pour me féliciter. Ils se sentent assez honorés, eux aussi. C’est une victoire à nous tous. C’est une preuve qu’ils ont accompli leur travail, réussi leur part du boulot, du marché, ils sont assez fiers.

Quel est votre secret pour votre percée dans les matières scientifiques, car vous avez été miss sciences en 2017, meilleure élève du Concours général 2018 et 2019.

Les matières scientifiques ont toujours été une passion pour moi, parce que je me suis toujours vue comme une scientifique. D’ailleurs, la série (S) que j’ai embrassée le prouve assez. Je suis assez douée pour les matières scientifiques. Les mathématiques, les sciences physiques, même les sciences de la vie et de la terre ont toujours été mes matières dominantes. Même si j’ai aussi une tendance assez littéraire. Je n’ai pas de préférence particulière, entre les matières scientifiques et littéraires. Je suis assez polyvalente, je m’intéresse à tout, même si je suis dans une série scientifique.

Est-ce que vous sentez parfois une confiance en vous, au point de vous dire que rien ne peut vous arriver ?

On pourrait le penser, on pourrait le croire, au vu de mes résultats. Mais il se trouve que je ne suis jamais assez confiante… Je veux dire, je suis confiante, j’ai toujours foi en mes capacités, en mon potentiel. Je sais que je suis capable d’accomplir beaucoup de choses, mais je ne le prends pas comme une évidence, sinon ça entraîne un certain laisser-aller, une nonchalance qui conduirait à la défaite. Alors non ! Je ne suis pas de ce genre d’élèves qui se croient au-dessus de tout. Je connais mes limites et mes capacités.

Qu’est-ce que vous projetez de faire dans le futur, afin de servir votre pays ?

Pour mes études universitaires, j’envisage surtout une carrière assez généraliste, parce que j’ai décidé de m’intéresser à plusieurs domaines. Je ne me vois pas vraiment comme une spécialiste en quelque domaine que ça puisse être. Je préfère embrasser plusieurs filières à la fois. Le système permet de pouvoir valser entre plusieurs domaines. Je compte faire l’ingénierie, la bio-informatique et surtout la génétique.

Quel regard jetez-vous sur votre cursus scolaire, surtout au lycée scientifique de Diourbel dont vous êtes la première promotion ?

Le lycée scientifique de Diourbel nous a accueillis en 2016, alors que nous venions tout juste d’obtenir notre Bfem. Ces trois dernières années ont été les plus dures de ma vie, parce que ça a été une période assez intense où on devait vraiment travailler beaucoup pour soutenir le rythme.


Mais je trouve que ça nous a formés, forgés, appris la persévérance, l’abnégation et l’amour du travail bien fait. Nous étions soixante. Imaginez, nous avons les soixante qui sont censés être les meilleurs du Sénégal, l’élite. Donc, il fallait beaucoup travailler, parfaire pour être à la hauteur.

Quel message lancez-vous aux élèves pour qu’ils s’orientent vers les matières scientifiques ?

Je demande surtout aux élèves d’embrasser les matières qui leur plaisent, de s’y dévouer corps et âme, parce que c’est ça qui compte. Quand on fait un travail, il faut surtout avoir l’envie de le faire. Qu’ils cherchent en eux le plaisir de faire ce qu’ils font, ça ira.

Les matières littéraires sont aussi bien, sinon même plus passionnantes que les matières scientifiques. Il se trouve que le Sénégal a besoin d’élèves dans toutes les disciplines possibles, qu’ils ne fassent pas de préférence, que le scientifique s’intéresse à tout. Qu’ils complètent leur formation aussi bien qu’il leur est possible de le faire.

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Conseil des ministres du mercredi 24 Juillet 2019: Les nominations…

Au titre des mesures individuelles le Président de la République a pris les décisions suivantes :

Monsieur Bassirou SENE, Conseiller des Affaires étrangères, matricule de solde n°384.106/H, précédemment Ambassadeur du Sénégal en France, est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de Son Excellence Monsieur Adama BARROW, Président de la République de Gambie, avec résidence à Banjul, en remplacement de Monsieur Saliou NDIAYE ;

Madame Codou Gueye MAR, Professeur d’Université est nommée, Recteur fr l’Université Amadou Mahtar MBOW ;

Monsieur El Hadji Ibrahima SALL, Economiste, est nommé Président de la Commission d’Evaluation et de Suivi des Politiques et Programmes publics.

Monsieur Haidar El Ali, est nommé Directeur général de l’Agence Sénégalaise, de la Reforestation, de la Grande Muraille verte(ASRGM)

Monsieur Abdou Ndéné SALL, Ingénieur polytechnicien, est nommé, Directeur général de la Société nationale du TER (SN/TER).

Monsieur Bamba KA, Docteur en Economie, précédemment Conseiller technique au Cabinet du Ministre des Finances et du Budget, est nommé Directeur général du Secteur financier et de la Compétitivité au ministère des Finances et du Budget, poste vacant ;

Monsieur Abdoulaye SAMB, Inspecteur principal du Trésor, matricule de solde n°608 864/H, précédemment Coordonnateur de la Direction générale de la Comptabilité publique et du Trésor, est nommé Secrétaire général du ministère des Finances et du Budget, poste vacant ;

Monsieur Lamine LO, Expert en Développement et Financements d’Infrastructures, titulaire d’un Diplôme d’Ingénieur de l’Ecole Nationale des Ponts et Chaussées, spécialisation finance, est nommé Directeur des Financements et des Partenariats Public-Privés à la Direction Générale de la Coopération, des Financements Extérieurs et du Développement du Secteur Privé et des Partenariats du Ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération ;

Monsieur El hadji Ibrahima Boutouthe MANE, Ingénieur de Conception en Génie Civile, précédemment Directeur Général Adjoint de la société Aéroport International Blaise DIAGNE (AIBD SA), est nommé Directeur Général de la Coopération des Financements Extérieurs et du Développement du Secteur Privé et des Partenariats au Ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération ;

Monsieur Papa GUEYE, Commissaire de Police, titulaire d’un Doctorat en Droit privé et Sciences criminelles, est nommé Directeur général de l’Ecole nationale à Vocation régionale de Cybersécurité (ENVR).

CAN 2019 en Egypte: le Sénégal en finale…

Supporters celebrate with the country's national flag after Senegal won the 2019 Africa Cup of Nations (CAN) semi-final football match against Tunisia, in Dakar on July 14, 2019. - Senegal reached the Africa Cup of Nations final for the second time with a Dylan Bronn own goal giving them a 1-0 win over Tunisia on July 14 in a tense last-four duel in Cairo. (Photo by Seyllou / AFP)

Les Lions de la Teranga, qui ont battu la Tunisie 1-0, retrouveront les Fennecs de l’Algérie pour la seconde fois de la compétition.

Le Sénégal va jouer sa première finale de CAN depuis 2002, après avoir battu la Tunisie 1-0, dimanche 14 juillet, au terme d’une demi-finale à suspense, avec intervention de l’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR), dimanche au Caire.

Un énorme rugissement a saisi au coup de sifflet final dans le Stade du 30-Juin, déserté par les Egyptiens. Un rugissement à la hauteur de la portée historique de l’exploit réalisé par les Lions de la Teranga.

Lire aussi  CAN 2019 : dans le village du Sénégalais Sadio Mané qui a qualifié son équipe

Raillé pour son absence de palmarès, le pays de plus de 15 millions d’habitants tient enfin une seconde chance d’inscrire son nom à la liste des grands d’Afrique, après son unique finale perdue en 2002.

Mental

Eliminés aux tirs au but par le Cameroun en quarts en 2017, les Sénégalais ont cette fois montré un mental conforme à leurs grandes ambitions, en sortant vainqueurs d’un match à rebondissements.

Il leur a fallu se relever quand une main de Kalidou Koulibaly a provoqué un penalty pour les Tunisiens. Mais le gardien Alfred Gomis a arrêté le tir de Ferjani Sassi (75e).

Il leur a fallu se relever après que Henri Saivet s’est raté dans le même exercice face au gardien tunisien Mouez Hassen (80e), au terme d’une séquence folle de cinq minutes, marquée aussi par une bagarre entre journalistes des deux camps en tribune de presse.

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Il leur a fallu résister à trois minutes sous haute tension, quand l’arbitre Bamlak Tessema a consulté le VAR pour la première fois du tournoi, pour une main d’Idrissa Gueye (115e). Mais alors que Naïm Sliti était prêt pour tirer, l’arbitre éthiopien est revenu sur sa décision initiale d’accorder un penalty.

Comble de ce scénario fou, le héros sénégalais est tunisien : Dylan Bronn a libéré les Lions malgré lui, lors de la prolongation, en repoussant dans ses filets une balle très mal dégagée par son gardien (100e). Proche de l’action, Cheikhou Kouyaté a célébré le but en se ruant sur Cissé, comme le symbole d’une équipe à l’unisson derrière son coach qui connaît la route jusqu’à la finale.

Ecrire la légende

Vendredi, ce sera bien à eux d’écrire la légende, en réussissant ce qu’aucune équipe sénégalaise n’est parvenue à faire avant.

La star de Liverpool, Sadio Mané, y tiendra un grand rôle, comme toujours quand le Sénégal joue. Un doublé Ligue des champions-CAN ferait de lui un sérieux candidat pour le Ballon d’or, pour peut-être succéder au Libérien George Weah, l’unique Africain à avoir reçu cette récompense en 1995.

Mais Kalidou Koulibaly, le roc de la défense sénégalaise, sera absent : il a reçu un carton jaune qui le suspend pour la grande échéance de vendredi.

Lire aussi  CAN 2019 : Idrissa Gueye, pilier de la sélection sénégalaise

Il est écrit que rien ne sera donné au Sénégal, malgré tout son talent. Après une phase de poules compliquée par une défaite face à l’Algérie (1-0) et plusieurs blessures, les Lions de la Teranga ont fait le dos rond ensuite, en s’imposant toujours sur le petit score de 1-0.

Forcément, les Aigles de Carthage garderont de ce scénario des regrets, d’autant qu’ils auront eu les occasions pour marquer en premier, par Taha Yassine Khenissi (46e), Sassi (47e), puis avec ce penalty manqué.

Face à son ancienne équipe, le coach Alain Giresse a opposé un groupe solide en défense, et insubmersible mentalement à la domination adverse. Mais à ce jeu-là, c’est Aliou Cissé, qui lui a succédé en 2015, qui s’est montré le plus fort. Le Sénégal est en finale, enfin !

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