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Nécrologie: Décès de Amath Dansokh à l’âge de 82 ans

Amath Dansokho n’est plus de ce monde! L’homme politique sénégalais, qui au cours de sa vie a été ancien ministre et ancien député, est décédé ce vendredi 23 août 2019 à l’âge de 82 ans.

Ancien maire de Kédougou, il a été également le Secrétaire général du Parti de l’indépendance et du travail (Pit) jusqu’au soir du 23 mai 2010. Date à laquelle Magatte Thiam lui a succédé.

Devinfos s’associe à cette douleur et présente ses condoléances à la famille éplorée.

Zone 12 Keur Massar: le président Adama Sow ambitionne de remporter la coupe départementale

L’actuel président de l’Asc Bankhass de la zone 12 de Keur Masar, Adama Sow, a fait savoir que son objectif est de  remporter la phase départementale et zonale. Cela, pour permettre à leur Asc de retrouver sa notoriété d’antan. «Nous avons formé de bons joueurs à ossature locale capables de hisser Bankhass vers le sommet car nous avons mobilisé de grosses artilleries pour relever le défi», a-t-il rassuré.

A l’image de son prédécesseur, en l’occurrence Mbaye Diop, qui avait remporté le trophée zonal, son souhait est représenter dignement la commune afin d’inscrire son nom dans les annales des Navétanes. Et ce, «pour retrouver notre place d’antan». M.Sow collabore avec l’honorable Député- maire Moustapha Mbengue «qui abat un travail remarquable dans la commune par ces actions d’envergures sociales très appréciées par les populations».

«En effet, nous sommes optimistes quant aux prochaines locales qui profilent à l’horizon. Nous avons un bilan largement à notre portée. Et sans nul doute, nous allons rempiler pour un éventuel second mandat», a conclu M. Sow.

Développement durable : Les 17 objectifs…

Le 2 août 2015, 193 pays ont approuvé les 17 objectifs4,5:

Les 17 objectifs de développement durable sont repérables par des noms courts pour en faciliter la communication. Le développé complet de leur nom permet de préciser leur périmètre. Les cibles assignées à chaque ODD permettent d’être encore plus précis quant à leur objet. On reprend ci-dessous les intitulés courts adoptés par l’ONU :

  1. Éradication de la pauvreté ;
  2. Lutte contre la faim ;
  3. Accès à la santé ;
  4. Accès à une éducation de qualité ;
  5. Égalité entre les sexes ;
  6. Accès à l’eau salubre et à l’assainissement ;
  7. Recours aux énergies renouvelables ;
  8. Accès à des emplois décents ;
  9. Bâtir une infrastructure résiliente, promouvoir une industrialisation durable qui profite à tous et encourager l’innovation ;
  10. Réduction des inégalités ;
  11. Villes et communautés durables ;
  12. Consommation et production responsables ;
  13. Lutte contre le changement climatique ;
  14. Vie aquatique ;
  15. Vie terrestre ;
  16. Justice et paix ;
  17. Partenariats pour la réalisation des objectifs.

Lors de la conférence internationale d’Addis-Abeba (Éthiopie), en juillet 2015, la facture totale du développement a été chiffrée à 2 500 milliards de dollars sur quinze ans6.

Les indicateurs de suivi[modifier | modifier le code]

Contexte[modifier | modifier le code]

Pour suivre les progrès accomplis à l’échelle mondiale vers l’atteinte des ODD, les 169 cibles (« sous-objectif ») sont adossées à une liste de 244 indicateurs – statistiques ou qualitatifs7 . Ce cadre global d’indicateurs de mesure a été adopté le 11 mars 2016 par la Commission statistique de l’ONU par 193 pays8.

Ces indicateurs, tels qu’ils ont été définis, sont destinés à servir de fondement principal pour suivre les progrès accomplis dans tous les pays vers la réalisation des ODD, à une échelle comparable au niveau international9.

Les indicateurs mondiaux ne sont donc pas nécessairement applicables à tous les contextes nationaux, du fait des caractéristiques propres à chaque pays. Les États peuvent donc, s’ils le souhaitent, définir leur propre jeu d’indicateurs pour le suivi des ODD au niveau national10. Des indicateurs alternatifs ou complémentaires peuvent être ajoutés aux indicateurs onusiens afin d’évaluer les stratégies et les politiques nationales mises en place en vue de l’atteinte des ODD.

L’indice et tableaux de bord ODD présent un classement de pays en fonction de leur réalisation des objectifs de développement durable. Cette visualisation de données montrent les pays qui sont les proches de la réalisation des ODD (en bleu foncé) et ceux en sont le plus loin (en bleu clair). Pour accéder à la page : sustainabledevelopment.report

Il y a des initiatives pour harmoniser les indicateurs de suivi. L’indice ODD11présente un classement des pays en fonction de leurs progrès vers la réalisation des ODD. L’indice ODD utilise une centaine d’indicateurs pour montrer les objectifs prioritaires pour chaque pays. Par exemple, la France a un très mauvais résultat pour les objectifs 13 (Lutte contre le changement climatique) et 14 (Vie aquatique).

Les indicateurs sont destinés aussi à nourrir un « rapportage » effectué régulièrement à l’ONU lors du Forum politique de haut niveau pour le développement durable.

Les producteurs[modifier | modifier le code]

Les ODD font ainsi l’objet d’un suivi à différents niveaux :

  • Au niveau international par l’ONU : la Commission des statistiques de l’ONUassure le suivi international des objectifs et cibles de développement durable, à travers la liste des 244 indicateurs de suivi. L’ONU publie en partie de lui-même une série de données, en s’appuyant sur ses agences spécialisées12 ;
  • Au niveau européen par Eurostat : Eurostat est l’agence européenne de statistiques qui a établi une liste de 100 indicateurs13 pour évaluer les progrès accomplis par les l’Union européenne et ses États membres dans l’atteinte des cibles et ODD ;
  • Au niveau national :
  1. Exemple de la France : l’INSEE assure la coordination des travaux statistiques sur les indicateurs de suivi des ODD en France entre les services statistiques ministériels concernés. En mars 2017, l’INSEE a réalisé un état des lieux de la disponibilité en France des 244 indicateurs définis par l’ONU. Sur ces 244 indicateurs, 110 indicateurs sont actuellement disponibles au niveau national, dans une version exacte ou approchée des indicateurs attendus au niveau international14.

Catégorisation des indicateurs[modifier | modifier le code]

La liste onusienne comprend 244 indicateurs, mais compte tenu des doublons existants entre les différents objectifs, la liste en contient 232 distincts.

Les indicateurs sont classés par l’ONU en trois catégories :

  • Le premier tiers est adossé à des méthodologies précises et les données sont accessibles. Cette série est donc celle pour laquelle il est le plus facile de publier des données.
  • Un second tiers s’appuie sur des méthodologies précises mais les données sont partielles ou ne sont pas immédiatement accessibles : la livraison de ces indicateurs demandera un peu plus de temps.
  • Le « tiers-trois » comprend des indicateurs sans méthodologie stabilisée, ni données disponibles. Il s’agit souvent d’indicateurs qualitatifs (= non statistiques), qui le plus souvent correspondent à des politiques publiques

Les cibles des ODD[modifier | modifier le code]

Objectif 1. Éradication de la pauvreté[modifier | modifier le code]

L’éradication de la pauvreté est l’objectif no 1 des 17 ODD. Son intitulé complet est : « Éliminer l’extrême pauvreté et la faim ».

Il s’accompagne de cinq cibles et de deux cibles de mise en œuvre.

Objectif 2. Lutte contre la faim[modifier | modifier le code]

La lutte contre la faim est l’objectif no 2 des 17 ODD. Son intitulé complet est : « Éliminer la faim, assurer la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et promouvoir l’agriculture durable ».

Il s’accompagne de cinq cibles et de trois cibles de mise en œuvre.

Objectif 3. Accès à la santé[modifier | modifier le code]

Cibles

3.1 D’ici à 2030, faire passer le taux mondial de mortalité maternelle au-dessous de 70 pour 100 000 naissances vivantes

3.2 D’ici à 2030, éliminer les décès évitables de nouveau-nés et d’enfants de moins de 5 ans, tous les pays devant chercher à ramener la mortalité néo-natale à 12 pour 1 000 naissances vivantes au plus et la mortalité des enfants de moins de 5 ans à 25 pour 1 000 naissances vivantes au plus

3.3 D’ici à 2030, mettre fin à l’épidémie de VIH/SIDA, à la tuberculose, au paludisme et aux maladies tropicales négligées et combattre l’hépatite, les maladies transmises par l’eau et autres maladies transmissibles

3.4 D’ici à 2030, réduire d’un tiers, par la prévention et le traitement, le taux de mortalité prématurée due à des maladies non transmissibles et promouvoir la santé mentale et le bien-être

3.5 Renforcer la prévention et le traitement de l’abus de substances psychoactives, notamment de stupéfiants et d’alcool

3.6 D’ici à 2020, diminuer de moitié à l’échelle mondiale le nombre de décès et de blessures dus à des accidents de la route

3.7 D’ici à 2030, assurer l’accès de tous à des services de soins de santé sexuelle et procréative, y compris à des fins de planification familiale, d’information et d’éducation, et veiller à la prise en compte de la santé procréative dans les stratégies et programmes nationaux

3.8 Faire en sorte que chacun bénéficie d’une couverture sanitaire universelle, comprenant une protection contre les risques financiers et donnant accès à des services de santé essentiels de qualité et à des médicaments et vaccins essentiels sûrs, efficaces, de qualité et d’un coût abordable

3.9 D’ici à 2030, réduire nettement le nombre de décès et de maladies dus à des substances chimiques dangereuses et à la pollution et à la contamination de l’air, de l’eau et du sol

3.a Renforcer dans tous les pays, selon qu’il convient, l’application de la Convention-cadre de l’Organisation mondiale de la Santé pour la lutte antitabac

3.b Appuyer la recherche et le développement de vaccins et de médicaments contre les maladies, transmissibles ou non, qui touchent principalement les habitants des pays en développement, donner accès, à un coût abordable, aux médicaments et vaccins essentiels, conformément à la Déclaration de Doha sur l’Accord sur les aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce (ADPIC) et la santé publique, qui réaffirme le droit qu’ont les pays en développement de tirer pleinement parti des dispositions de cet accord qui ménagent une flexibilité lorsqu’il s’agit de protéger la santé publique et, en particulier, d’assurer l’accès universel aux médicaments

3.c Accroître considérablement le budget de la santé et le recrutement, le perfectionnement, la formation et le maintien en poste du personnel de santé dans les pays en développement, notamment dans les pays les moins avancés et les petits États insulaires en développement

3.d Renforcer les moyens dont disposent tous les pays, en particulier les pays en développement, en matière d’alerte rapide, de réduction des risques et de gestion des risques sanitaires nationaux et mondiaux

3.e Mettre en relation les hôpitaux français et africains de la zone francophone (moyens télécoms, serveurs)..

Objectif 4. Accès à une éducation de qualité[modifier | modifier le code]

Cibles

4.1 D’ici à 2030, faire en sorte que toutes les filles et tous les garçons suivent, sur un pied d’égalité, un cycle complet d’enseignement primaire et secondaire, et favoriser l’éducation gratuite et de qualité les dotant d’acquis véritablement utiles

4.2 D’ici à 2030, faire en sorte que toutes les filles et tous les garçons aient accès à des services de développement et de prise en charge de la petite enfance et à une éducation préscolaire de qualité qui les préparent à suivre un enseignement primaire

4.3 D’ici à 2030, faire en sorte que toutes les femmes et tous les hommes aient accès dans des conditions d’égalité à un enseignement technique, professionnel ou tertiaire, y compris universitaire, de qualité et d’un coût abordable

4.4 D’ici à 2030, augmenter nettement le nombre de jeunes et d’adultes disposant des compétences, notamment techniques et professionnelles, nécessaires à l’emploi, à l’obtention d’un travail décent et à l’entrepreneuriat

4.5 D’ici à 2030, éliminer les inégalités entre les sexes dans le domaine de l’éducation et assurer l’égalité d’accès des personnes vulnérables, y compris les personnes handicapées, les autochtones et les enfants en situation vulnérable, à tous les niveaux d’enseignement et de formation professionnelle

4.6 D’ici à 2030, faire en sorte que tous les jeunes et une proportion considérable d’adultes, hommes et femmes, sachent lire, écrire et compter

4.7 D’ici à 2030, faire en sorte que tous les élèves acquièrent les connaissances et compétences nécessaires pour promouvoir le développement durable, notamment par l’éducation en faveur du développement et de modes de vie durables, des droits de l’homme, de l’égalité des sexes, de la promotion d’une culture de paix et de la non-violence, de la citoyenneté mondiale et de l’appréciation de la diversité culturelle et de la contribution de la culture au développement durable

4.a Construire des établissements scolaires qui soient adaptés aux enfants, aux personnes handicapées et aux deux sexes ou adapter les établissements existants à cette fin et fournir à tous un cadre d’apprentissage sûr, non violent, inclusif et efficace

4.b D’ici à 2020, augmenter nettement à l’échelle mondiale le nombre de bourses d’études offertes à des étudiants des pays en développement, en particulier des pays les moins avancés, des petits États insulaires en développement et des pays d’Afrique, pour leur permettre de suivre des études supérieures, y compris une formation professionnelle, des cursus informatiques, techniques et scientifiques et des études d’ingénieur, dans des pays développés et d’autres pays en développement

4.c D’ici à 2030, accroître nettement le nombre d’enseignants qualifiés, notamment au moyen de la coopération internationale pour la formation d’enseignants dans les pays en développement, surtout dans les pays les moins avancés et les petits États insulaires en développement

Fin 201415, l’UNESCO émettait quelques réserves sur la formulation de certaines cibles d’éducation, et proposait d’en réécrire certaines. Ainsi, le point 4c deviendrait : améliorer l’enseignement dispensé par des enseignants qualifiés, professionnellement formés, motivés (rémunérations et conditions de vie décentes, juste reconnaissance de leur métier), soutenus de manière adéquate par des services performants de formation continue. Il conviendrait également d’inscrire explicitement l’alphabétisation des adultes, l’éducation des adultes et l’apprentissage continu.

Objectif 5. Égalité entre les sexes[modifier | modifier le code]

L’égalité des sexes est l’objectif 5 des 17 ODD. Son intitulé complet est : « Parvenir à l’égalité des sexes en autonomisant les femmes et les filles ».

Il s’accompagne de six cibles et de trois cibles de mise en œuvre.

Objectif 6. Accès à l’eau salubre et à l’assainissement[modifier | modifier le code]

La thématique de l’eau potable et l’assainissement est l’objectif no 6 des 17 ODD. Son intitulé complet est : « Garantir l’accès de tous à l’eau et à l’assainissement et assurer une gestion durable des ressources en eau ».

Il s’accompagne de six cibles et de deux cibles de mise en œuvre.

Objectif 7. Recours aux énergies renouvelables[modifier | modifier le code]

La thématique du recours aux énergies renouvelables est l’objectif no 7 des 17 ODD. Son intitulé complet est : « Garantir l’accès de tous à des services énergétiques fiables, durables et modernes, à un coût abordable »

Il s’accompagne de trois cibles et de deux cibles de mise en œuvre visant « l’accès de tous à des services énergétiques fiables et modernes, à un coût abordable » en 2030 ainsi qu’à accroître « nettement » la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique mondial.. C’est l’un des objectifs qui a pris en 2018 le plus de retard, en particulier concernant l’utilisation de sources d’énergies plus propres dans les transports et l’accès pour tous à l’énergie.

Objectif 8. Accès à des emplois décents[modifier | modifier le code]

Cibles

8.1 Maintenir un taux de croissance économique par habitant adapté au contexte national (et >7 % pour les PMA)

8.2 Parvenir à un niveau élevé de productivité économique par la diversification, la modernisation technologique et l’innovation, notamment en mettant l’accent sur les secteurs à forte valeur ajoutée et à forte intensité de main-d’œuvre

8.3 Promouvoir des politiques axées sur le développement qui favorisent les activités productives, la création d’emplois décents, l’entrepreneuriat, la créativité et l’innovation et stimulent la croissance des micro-entreprises et des petites et moyennes entreprises et facilitent leur intégration dans le secteur formel, y compris par l’accès aux services financiers

8.4 Améliorer progressivement, jusqu’en 2030, l’efficacité de l’utilisation des ressources mondiales dans les modes de consommation et de production et s’attacher à dissocier croissance économique et dégradation de l’environnement, comme prévu dans le Cadre décennal de programmation concernant les modes de consommation et de production durables, les pays développés montrant l’exemple en la matière

8.5 D’ici à 2030, parvenir au plein emploi productif et garantir à toutes les femmes et à tous les hommes, y compris les jeunes et les personnes handicapées, un travail décent et un salaire égal pour un travail de valeur égale

8.6 D’ici à 2020, réduire nettement la proportion de jeunes non scolarisés et sans emploi ni formation

8.7 Prendre des mesures immédiates et efficaces pour supprimer le travail forcé, mettre fin à l’esclavage moderne et à la traite d’êtres humains, interdire et éliminer les pires formes de travail des enfants, y compris le recrutement et l’utilisation d’enfants soldats, et, d’ici à 2025, mettre fin au travail des enfants sous toutes ses formes

8.8 Défendre les droits des travailleurs, promouvoir la sécurité sur le lieu de travail et assurer la protection de tous les travailleurs, y compris les migrants, en particulier les femmes, et ceux qui ont un emploi précaire

8.9 D’ici à 2030, élaborer et mettre en œuvre des politiques visant à développer un tourisme durable qui crée des emplois et met en valeur la culture et les produits locaux

8.10 Renforcer la capacité des institutions financières nationales de favoriser et généraliser l’accès de tous aux services bancaires et financiers et aux services d’assurance

8.a Accroître l’appui apporté dans le cadre de l’initiative Aide pour le commerce aux pays en développement, en particulier aux pays les moins avancés, y compris par l’intermédiaire du Cadre intégré renforcé pour l’assistance technique liée au commerce en faveur des pays les moins avancés

8.b D’ici à 2020, élaborer et mettre en œuvre une stratégie mondiale en faveur de l’emploi des jeunes et appliquer le Pacte mondial pour l’emploi de l’Organisation internationale du Travail

Objectif 9. Bâtir une infrastructure résiliente, promouvoir une industrialisation durable qui profite à tous et encourager l’innovation[modifier | modifier le code]

Cibles

9.1 Mettre en place une infrastructure de qualité, fiable, durable et résiliente, y compris une infrastructure régionale et transfrontière, pour favoriser le développement économique et le bien-être de l’être humain, en privilégiant un accès universel, financièrement abordable et équitable

9.2 Promouvoir une industrialisation durable qui profite à tous et, d’ici à 2030, augmenter nettement la contribution de l’industrie à l’emploi et au produit intérieur brut, en fonction du contexte national, et la multiplier par deux dans les pays les moins avancés

9.3 Accroître, en particulier dans les pays en développement, l’accès des entreprises, notamment des petites entreprises industrielles, aux services financiers, y compris aux prêts consentis à des conditions abordables, et leur intégration aux chaînes de valeur et aux marchés

9.4 D’ici à 2030, moderniser l’infrastructure et adapter les industries afin de les rendre durables, par une utilisation plus rationnelle des ressources et un recours accru aux technologies et procédés industriels propres et respectueux de l’environnement, chaque pays agissant dans la mesure de ses moyens

9.5 Renforcer la recherche scientifique, perfectionner les capacités technologiques des secteurs industriels de tous les pays, en particulier des pays en développement, notamment en encourageant l’innovation et en augmentant nettement le nombre de personnes travaillant dans le secteur de la recherche-développement pour 1 million d’habitants et en accroissant les dépenses publiques et privées consacrées à la recherche-développement d’ici à 2030

9.a Faciliter la mise en place d’une infrastructure durable et résiliente dans les pays en développement en renforçant l’appui financier, technologique et technique apporté aux pays d’Afrique, aux pays les moins avancés, aux pays en développement sans littoral et aux petits États insulaires en développement

9.b Soutenir les activités de recherche-développement et d’innovation des pays en développement dans le secteur technologique, notamment en instaurant des conditions propices, entre autres, à la diversification industrielle et à l’ajout de valeur aux marchandises

9.c Accroître nettement l’accès aux technologies de l’information et des communications et faire en sorte que tous les habitants des pays les moins avancés aient accès à Internet à un coût abordable d’ici à 2020

Objectif 10. Réduction des inégalités[modifier | modifier le code]

La thématique de la réduction des inégalités de revenu est l’objectif no 10 des 17 ODD. Son intitulé complet est : « Réduire les inégalités dans les pays et d’un pays à l’autre ».

Il s’accompagne de sept cibles et de trois cibles de mise en œuvre.

Objectif 11. Villes et communautés durables[modifier | modifier le code]

La thématique villes et communautés durables est l’objectif no 11 des 17 ODD. Son intitulé complet est : « Faire en sorte que les villes et les établissements humainssoient ouverts à tous, sûrs, résilients et durables ».

Il s’accompagne de sept cibles et de trois cibles de mise en œuvre.

Cibles

D’ici à 203016 :

  1. Assurer un logement et des services de base pour tous, au meilleur coût et assurer un assainissement des quartiers de taudis.
  2. Assurer des systèmes de transport viables et sûrs, à un coût abordable. Améliorer la sécurité routière en développant les transports publics, en prêtant une attention particulière aux personnes vulnérables.
  3. Renforcer l’urbanisation durable dans tous les pays. Privilégier les planifications et gestions participatives17 des établissements humains.
  4. Effectuer plus d’effort pour protéger et préserver le patrimoine culturel et naturel mondial.
  5. S’engager à réduire considérablement le nombre de personnes tuées ou touchées par les catastrophes et faire baisser le montant des pertes économiques liées à celles-ci. Accentuer la protection des pauvres et des personnes en situation de vulnérabilité.
  6. Réduire l’impact environnemental négatif des villes et veiller à une bonne qualité de l’air et à une bonne gestion des déchets.
  7. Assurer l’accès pour tous à des espaces publics sûrs et espaces verts.

Cibles mises en œuvre

  1. Encourager l’établissement de liens économiques, sociaux et environnementaux positifs entre zones urbaines, périurbaines et rurales. Veiller à une meilleure planification du développement à l’échelle nationale et régional.
  2. Augmenter considérablement le nombre de villes et d’établissements humains qui œuvrent en faveur du développement à l’échelle nationale et régionale (d’ici à 2020).
  3. Apporter une assistance financière et technique aux pays les moins avancées, pour la construction des bâtiments durables et résilients18 en utilisant des matériaux locaux.

Objectif 12. Consommation et production responsables[modifier | modifier le code]

La thématique des modes de consommation durable et de production durables est l’objectif no 12 des 17 ODD. Son intitulé complet est : « Établir des modes de consommation et de production durables ».

Il s’accompagne de huit cibles et de trois cibles de mise en œuvre.

Objectif 13. Lutte contre les changements climatiques[modifier | modifier le code]

La thématique relative à la lutte contre les changements climatiques est l’objectif no 13 des 17 ODD. Son intitulé complet est : « Prendre d’urgence des mesures pour lutter contre les changements climatiques et leurs répercussions ».

Il s’accompagne de trois cibles et de deux cibles de mise en œuvre.

Objectif 14.Conserver et exploiter de manière durable les océans et les mers aux fins du développement durable[modifier | modifier le code]

La thématique de la préservation et valorisation des océans et des mers est l’objectif no 14 des 17 ODD. Son intitulé complet est : « Conserver et exploiter de manière durable les océans et les mers aux fins du développement durable ».

Il s’accompagne de sept cibles et de trois cibles de mise en œuvre :

14.1 D’ici à 2025, prévenir et réduire nettement la pollution marine de tous types, en particulier celle résultant des activités terrestres, y compris les déchets en mer et la pollution par les nutriments

14.2 D’ici à 2020, gérer et protéger durablement les écosystèmes marins et côtiers, notamment en renforçant leur résilience, afin d’éviter les graves conséquences de leur dégradation et prendre des mesures en faveur de leur restauration pour rétablir la santé et la productivité des océans

14.3 Réduire au maximum l’acidification des océans et lutter contre ses effets, notamment en renforçant la coopération scientifique à tous les niveaux

14.4 D’ici à 2020, réglementer efficacement la pêche, mettre un terme à la surpêche à la pêche illicite non déclarée et non réglementée et aux pratiques de pêche destructrices et exécuter des plans de gestion fondés sur des données scientifiques, l’objectif étant de rétablir les stocks de poissons le plus rapidement possible, au moins à des niveaux permettant d’obtenir un rendement constant maximal compte tenu des caractéristiques biologiques

14.5 D’ici à 2020, préserver au moins 10 % des zones marines et côtières conformément au droit national et international et compte tenu des meilleures informations scientifiques disponibles

14.6 D’ici à 2020, interdire les subventions à la pêche qui contribuent à la surcapacité et à la surpêche, supprimer celles qui favorisent la pêche illicite, non déclarée et non réglementée et s’abstenir d’en accorder de nouvelles, sachant que l’octroi d’un traitement spécial et différencié efficace et approprié aux pays en développement et aux pays les moins avancés doit faire partie intégrante des négociations sur les subventions à la pêche menées dans le cadre de l’Organisation mondiale du commerce

14.7 D’ici à 2030, faire mieux bénéficier les petits États insulaires en développement et les pays les moins avancés des retombées économiques de l’exploitation durable des ressources marines, notamment grâce à une gestion durable des pêches, de l’aquaculture et du tourisme

14.a Approfondir les connaissances scientifiques, renforcer les capacités de recherche et transférer les techniques marines, conformément aux Critères et principes directeurs de la Commission océanographique intergouvernementale concernant le transfert de techniques marines, l’objectif étant d’améliorer la santé des océans et de renforcer la contribution de la biodiversité marine au développement des pays en développement, en particulier des petits États insulaires en développement et des pays les moins avancés

14.b Garantir aux petits pêcheurs l’accès aux ressources marines et aux marchés

14.c Améliorer la conservation des océans et de leurs ressources et les exploiter de manière plus durable en application des dispositions du droit international, énoncées dans la Convention des Nations unies sur le droit de la mer qui fournit le cadre juridique requis pour la conservation et l’exploitation durable des océans et de leurs ressources, comme il est rappelé au paragraphe 158 de « L’avenir que nous voulons »

Objectif 15. Vie terrestre[modifier | modifier le code]

La thématique de la biodiversité terrestre est l’objectif no 15 des 17 ODD. Son intitulé complet est : « Préserver et restaurer les écosystèmes terrestres, en veillant à les exploiter de façon durable, gérer durablement les forêts, lutter contre la désertification, enrayer et inverser le processus de dégradation des sols et mettre fin à l’appauvrissement de la biodiversité ».

Il s’accompagne de neuf cibles et de trois cibles de mise en œuvre :

15.1 D’ici à 2020, garantir la préservation, la restauration et l’exploitation durable des écosystèmes terrestres et des écosystèmes d’eau douce et des services connexes, en particulier des forêts des zones humides des montagnes et des zones arides conformément aux obligations découlant des accords internationaux

15.2 D’ici à 2020, promouvoir la gestion durable de tous les types de forêt, mettre un terme à la déforestation restaurer les forêts dégradées et accroître nettement le boisement et le reboisement au niveau mondial

15.3 D’ici à 2030, lutter contre la désertification, restaurer les terres et sols dégradés, notamment les terres touchées par la désertification, la sécheresse et les inondations, et s’efforcer de parvenir à un monde sans dégradation des terres

15.4 D’ici à 2030, assurer la préservation des écosystèmes montagneux, notamment de leur biodiversité, afin de mieux tirer parti de leurs bienfaits essentiels pour le développement durable

15.5 Prendre d’urgence des mesures énergiques pour réduire la dégradation du milieu naturel, mettre un terme à l’appauvrissement de la biodiversité et, d’ici à 2020, protéger les espèces menacées et prévenir leur extinction

15.6 Favoriser le partage juste et équitable des bénéfices découlant de l’utilisation des ressources génétiques et promouvoir un accès approprié à celles-ci, ainsi que cela a été décidé à l’échelle internationale

15.7 Prendre d’urgence des mesures pour mettre un terme au braconnage et au trafic d’espèces végétales et animales protégées et s’attaquer au problème sous l’angle de l’offre et de la demande

15.8 D’ici à 2020, prendre des mesures pour empêcher l’introduction d’espèces exotiques envahissantes, atténuer sensiblement les effets que ces espèces ont sur les écosystèmes terrestres et aquatiques et contrôler ou éradiquer les espèces prioritaires

15.9 D’ici à 2020, intégrer la protection des écosystèmes et de la biodiversité dans la planification nationale, dans les mécanismes de développement, dans les stratégies de réduction de la pauvreté et dans la comptabilité

15.a Mobiliser des ressources financières de toutes provenances et les augmenter nettement pour préserver la biodiversité et les écosystèmes et les exploiter durablement

15.b Mobiliser d’importantes ressources de toutes provenances et à tous les niveaux pour financer la gestion durable des forêts et inciter les pays en développement à privilégier ce type de gestion, notamment aux fins de la préservation des forêts et du reboisement

15.c Apporter, à l’échelon mondial, un soutien accru à l’action menée pour lutter contre le braconnage et le trafic d’espèces protégées, notamment en donnant aux populations locales d’autres moyens d’assurer durablement leur subsistance

Les rubriques de cet objectif correspondent à la question de Haute qualité environnementale et particulièrement à la Quinzième cible HQE.

Objectif 16. Justice et paix[modifier | modifier le code]

Cet objectif concerne la justice sociale et la paix.

16.1 Réduire nettement, partout dans le monde, toutes les formes de violence et les taux de mortalité qui y sont associés

16.2 Mettre un terme à la maltraitance, à l’exploitation et à la traite, et à toutes les formes de violence et de torture dont sont victimes les enfants

16.3 Promouvoir l’état de droit dans l’ordre interne et international et garantir à tous un égal accès à la justice

16.4 D’ici à 2030, réduire nettement les flux financiers illicites et le trafic d’armes, renforcer les activités de récupération et de restitution des biens volés et lutter contre toutes les formes de criminalité organisée

16.5 Réduire nettement la corruption et la pratique des pots-de-vin sous toutes leurs formes

16.6 Mettre en place des institutions efficaces, responsables et transparentes à tous les niveaux

16.7 Faire en sorte que le dynamisme, l’ouverture, la participation et la représentation à tous les niveaux caractérisent la prise de décisions

16.8 Élargir et renforcer la participation des pays en développement aux institutions chargées de la gouvernance au niveau mondial

16.9 D’ici à 2030, garantir à tous une identité juridique, notamment grâce à l’enregistrement des naissances

16.10 Garantir l’accès public à l’information et protéger les libertés fondamentales, conformément à la législation nationale et aux accords internationaux

16.a Appuyer, notamment dans le cadre de la coopération internationale, les institutions nationales chargées de renforcer, à tous les niveaux, les moyens de prévenir la violence et de lutter contre le terrorisme et la criminalité, en particulier dans les pays en développement

16.b Promouvoir et appliquer des lois et politiques non discriminatoires pour le développement durable

Objectif 17. Partenariats pour la réalisation des objectifs[modifier | modifier le code]

Cet objectif concerne la coopération internationale.

Finances

17.1 Améliorer, notamment grâce à l’aide internationale aux pays en développement, la mobilisation de ressources nationales en vue de renforcer les capacités nationales de collecte de l’impôt et d’autres recettes

17.2 Faire en sorte que les pays développés honorent tous leurs engagements en matière d’aide publique au développement, notamment celui pris par nombre d’entre eux de consacrer 0,7 % de leur revenu national brut à l’aide aux pays en développement et entre 0,15 % et 0,20 % à l’aide aux pays les moins avancés, les bailleurs de fonds étant encouragés à envisager de se fixer pour objectif de consacrer au moins 0,20 % de leur revenu national brut à l’aide aux pays les moins avancés

17.3 Mobiliser des ressources financières supplémentaires de diverses provenances en faveur des pays en développement

17.4 Aider les pays en développement à assurer la viabilité à long terme de leur dette au moyen de politiques concertées visant à favoriser le financement de la dette, son allègement ou sa restructuration, selon le cas, et réduire le surendettement en réglant le problème de la dette extérieure des pays pauvres très endettés

17.5 Adopter et mettre en œuvre des dispositifs visant à encourager l’investissement en faveur des pays les moins avancés

Technologie

17.6 Renforcer l’accès à la science, à la technologie et à l’innovation et la coopération Nord-Sud et Sud-Sud et la coopération triangulaire régionale et internationale dans ces domaines et améliorer le partage des savoirs selon des modalités arrêtées d’un commun accord, notamment en coordonnant mieux les mécanismes existants, en particulier au niveau des organismes des Nations unies, et dans le cadre d’un mécanisme mondial de facilitation des technologies

17.7 Promouvoir la mise au point, le transfert et la diffusion de technologies respectueuses de l’environnement en faveur des pays en développement, à des conditions favorables, y compris privilégiées et préférentielles, arrêtées d’un commun accord

17.8 Faire en sorte que la banque de technologies et le mécanisme de renforcement des capacités scientifiques et technologiques et des capacités d’innovation des pays les moins avancés soient pleinement opérationnels d’ici à 2017 et renforcer l’utilisation des technologies clefs, en particulier de l’informatique et des communications

Renforcement des capacités

17.9 Apporter, à l’échelon international, un soutien accru pour assurer le renforcement efficace et ciblé des capacités des pays en développement et appuyer ainsi les plans nationaux visant à atteindre tous les objectifs de développement durable, notamment dans le cadre de la coopération Nord-Sud et Sud-Sud et de la coopération triangulaire

Commerce

17.10 Promouvoir un système commercial multilatéral universel, réglementé, ouvert, non discriminatoire et équitable sous l’égide de l’Organisation mondiale du commerce, notamment grâce à la tenue de négociations dans le cadre du Programme de Doha pour le développement

17.11 Accroître nettement les exportations des pays en développement, en particulier en vue de doubler la part des pays les moins avancés dans les exportations mondiales d’ici à 2020

17.12 Permettre l’accès rapide de tous les pays les moins avancés aux marchés en franchise de droits et sans contingent, conformément aux décisions de l’Organisation mondiale du commerce, notamment en veillant à ce que les règles préférentielles applicables aux importations provenant des pays les moins avancés soient transparentes et simples et facilitent l’accès aux marchés

Questions structurelles

Cohérence des politiques et des structures institutionnelles

17.13 Renforcer la stabilité macroéconomique mondiale, notamment en favorisant la coordination et la cohérence des politiques

17.14 Renforcer la cohérence des politiques de développement durable

17.15 Respecter la marge de manœuvre et l’autorité de chaque pays en ce qui concerne l’élaboration et l’application des politiques d’élimination de la pauvreté et de développement durable

Partenariats multipartites

17.16 Renforcer le Partenariat mondial pour le développement durable, associé à des partenariats multipartites permettant de mobiliser et de partager des savoirs, des connaissances spécialisées, des technologies et des ressources financières, afin d’aider tous les pays, en particulier les pays en développement, à atteindre les objectifs de développement durable

17.17 Encourager et promouvoir les partenariats publics, les partenariats publicprivé et les partenariats avec la société civile, en faisant fond sur l’expérience acquise et les stratégies de financement appliquées en la matière

Données, suivi et application du principe de responsabilité

17.18 D’ici à 2020, apporter un soutien accru au renforcement des capacités des pays en développement, notamment des pays les moins avancés et des petits États insulaires en développement, l’objectif étant de disposer d’un beaucoup plus grand nombre de données de qualité, actualisées et exactes, ventilées par niveau de revenu, sexe, âge, race, appartenance ethnique, statut migratoire, handicap et emplacement géographique, et selon d’autres caractéristiques propres à chaque pays

17.19 D’ici à 2030, tirer parti des initiatives existantes pour établir des indicateurs de progrès en matière de développement durable qui viendraient compléter le produit intérieur brut, et appuyer le renforcement des capacités statistiques des pays en développement

Les initiatives de mise en œuvre des ODD[modifier | modifier le code]

Les types d’initiatives[modifier | modifier le code]

Atteindre les ODD suppose des actions à plusieurs niveaux, correspondant à différents types d’acteurs.

Ce peuvent être des actions collectives, relevant d’une part des institutions internationales, nationales, locales et d’autre part d’organisations de la société civile (comme des fédérations d’entreprises, des syndicats de salariés, des associations et organisations non gouvernementales, des établissements d’enseignement).

  • Des guides existent ainsi pour proposer des pistes aux entreprises19, comme le guide réalisé par le « Global compact France » et l’entreprise BL-évolution 20.
  • Les organisations non gouvernementales ont de même une gamme d’actions possibles comme le plaidoyer en direction des pouvoirs publics, la mise en place d’actions propres à l’atteinte de tel ou tel ODD ou la formation d’alliances à cette fin 21.
  • Les collectivités locales se sont aussi engagées dans la mise en oeuvre des ODD, notamment dans des Etats décentralisés comme l’Allemagne ou l’Espagne 22. En France, il semble que l’entrée principale à ce jour soit constituée des actions de coopération et de solidarité internationales 23,24. Il existe encore peu de publications rendant compte de l’action plus globale des collectivités en faveur des ODD hormis des documents de sensibilisation 25 ou des rapports d’étude 26. Des actions de sensibilisation des collectivités et acteurs territoriaux ont été organisées dans les différentes régions françaises par des associations regroupant entreprises et collectivités, le Global compact France 27 ou le Comité21 28.
  • Un guide à l’attention des enseignants a été produit par l’UNESCO 29

Ce peuvent être des actions individuelles. L’association « Solidarités climatiques » 30 indique ainsi des actions possibles pour une personne ou un ménage, en les précisant pour les divers ODD. Par exemple, elle indique pour l’atteinte de l’ODD 7 :

  • passer chez un fournisseur d’énergies renouvelables
  • dégivrer son congélateur deux fois par an
  • éteindre ses appareils en veille la nuit
  • choisir des appareils ménagers qui consomment moins
  • chauffer son logement entre 19 et 21° C

Liste d’initiatives[modifier | modifier le code]

L’initiative participative Objectif 2030 mise en place par l’OIF[modifier | modifier le code]

Pour soutenir leur ambition et favoriser la mise en œuvre des 17 objectifs de développement durable, plusieurs initiatives ont été lancées à l’instar de :

Le Temps Presse : un festival de courts métrages sur les ODD[modifier | modifier le code]

Le Festival international de courts métrages Le Temps Presse [archive], qui a lieu chaque année à Paris vise à sensibiliser un large public aux ODD mais aussi de mettre en lumière des réalisateurs qui s’engage dans un cinéma responsable. Il trouve son origine dans la sortie en 2010 du film « 8 » [archive]long-métrage composé de 8 courts-métrages sur les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) réalisés par huit réalisateurs internationaux : Jane CampionMira NairGael Garcia BernalJan KounenGaspar NoéAbderrahmane SissakoGus Van Sant et Wim Wenders, et poursuit notamment les interrogations et les débats soulevés par le film.

Résultats dans le monde[modifier | modifier le code]

Selon le bilan 2019 33 publié par le groupe d’expert et de scientifiques SDSN (Sustainable Development Solutions Network) , pour l’ONU, en 2019, « aucun pays ne suit actuellement une trajectoire alignée avec l’atteinte des 17 ODD. Même les Etats les mieux notés éprouvent de sévères difficultés, notamment en ce qui concerne les ODD 12 (Consommation et Production Responsable), 13 (Lutte contre les changements climatiques), 14 (Vie maritime) et 15 (Biodiversité). L’exploitation soutenable des terres pour une nourriture de qualité pour tous requiert des politiques agricoles, climatiques et de santé intégrées, alors qu’un tiers de la nourriture produite à l’échelle mondiale est jetée, que 800 millions de personnes demeurent sous alimentées et que l’obésité progresse. La moitié des Etats n’est pas encore en mesure d’atteindre l’ODD 1 (Zéro pauvreté)34. La corruption et la réduction de la liberté de la presse progressent dans plus de 50 pays, dont certains membres de l’OCDE. Le rapport met aussi en avant les externalités négatives des pays riches envers les pays en développement, notamment via l’importation de produits fabriqués dans des conditions de travail peu sûres ». Les auteurs invitent tous les Etats, en partenariat avec la société civile et le secteur privé à agir, via 6 leviers de transformations : 1. Éducation, Genre et Inégalités ; 2. Santé, Bien-être et Démographie ; 3. Décarbonisation de l’Energie et Industrie Soutenable ; 4. Agriculture durable, Terre, Eau et Océans ; 5. Villes et Communautés Durables ; et enfin 6. Révolution Digitale pour le Développement Durable. ; en cherchant à « ne laisser personne de côté » et à « découpler l’exploitation intensive des ressources du bien-être humain »34.

 

Orientation pour la mise en oeuvre d’une initiative pilote de structuration des récupérateurs à Mbeubeuss

En avril 2018, WIEGO a lancé un nouveau projet intitulé « Réduction des déchets dans les villes côtières grâce au recyclage inclusif (ReWCC) » pour soutenir les organisations de ramasseurs de déchets dans trois villes côtières qui sont Buenos Aires (Argentine), Dakar (Sénégal) et Accra au Ghana. Ce projet vise non seulement à renforcer l’organisation et la représentation de leurs membres, mais aussi à assurer des moyens de subsistance plus sûrs et plus durables aux ramasseurs de déchets en les intégrant dans les systèmes municipaux de gestion des déchets solides.

Le résultat final attendu du projet est d’améliorer le réacheminement des déchets grâce à des programmes de recyclage inclusifs, qui contribuent à promouvoir un travail sûr et décent aux ramasseurs de déchets et à réduire les émissions de gaz à effet de serre dans les villes côtières d’Amérique latine (Buenos Aires) et d’Afrique (Accra et Dakar).

Ainsi, WIEGO a confié au Laboratoire de Géographie Humaine (LaboGéHu) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, une étude de base portant sur les récupérateurs de déchets en relation avec le système formel de gestion à Dakar. La commande consistait à documenter les systèmes de gestion des déchets formels et informels de l’agglomération de Dakar; renseigner la fiche de données de « Green Partners » et élaborer le profil socioéconomique et organisationnel des récupérateurs et les risques sanitaires et professionnels. Le rapport restitue les résultats de l’étude.

L’approche méthodologique  repose sur une méthode de collecte d’analyse croisée de données qualitatives, quantitatives et spatiales. La collecte de données qualitatives comprend trois volets : la revue de la littérature, la conduite d’entretiens auprès des parties prenantes de la gestion des déchets et l’observation des pratiques au niveau de la décharge. L’enquête quantitative a consisté à un recensement des récupérateurs présents à la décharge de Mbeubeuss du 18 au 20 octobre 2018 qui a permis de dénombrer 1584 récupérateurs qui ont constitué la base de sondage.. Au total, un échantillon de 99 récupérateurs a été tiré pour l’enquête individuelle. L’enquête a été conduite à Mbeubeuss le samedi 03 novembre 2018. Le questionnaire a été fourni par le commanditaire de l’étude. L’analyse spatiale a mobilisé les données cartographiques du recensement et celles portant sur les circuits de collecte recueillies auprès de l’UCG.  Les données qualitatives ont été exploitées de manière thématique et celles quantitatives, d’une analyse statistique descriptive uni, bi et multivariée.

Les résultats sont organisés autour de 4 points : (1) le système formel de gestion des déchets ; (2) le profil sociodémographique et les conditions de travail des récupérateurs ; (3) la structure organisationnelle, et (4) l’évaluation de la place des récupérateurs dans le système.

Le système de gestion des déchets à l’échelle de l’agglomération urbaine de Dakar repose sur 3 cadres. Le Cadre institutionnel est régi par plusieurs textes cadres qui en codifient la nature, la gestion, les compétences, l’organisation et le financement de sa gestion. Selon la nature des déchets, la tutelle de la gestion varie. Ainsi le Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement à travers l’Office National d’Assainissement du Sénégal (ONAS) gère les déchets liquides, le Ministère de l’environnement, les déchets industriels, celui de la Santé les déchets hospitaliers dangereux (Biomédicaux) et celui en charge de l’Aménagement du territoire et des Collectivités Locales, les déchets solides municipaux. La gestion des déchets dans l’agglomération urbaine de Dakar connait une instabilité, suivant la succession des régimes politiques, passant des collectivités locales aux sociétés concessionnaires privées (Alcyon, AMA international, VEOLIA) après un intermède de sociétés d’Etat (SIAS, SOADIP). Depuis 2015, elle est confiée à l’Unité de Coordination de la Gestion des Déchets solides (UCG).

La dimension environnementale de la gestion des déchets relève du Ministère de l’Environnement à travers la Direction de l’Environnement et des Etablissements Classés (DEEC) et le Comité National sur les Changements Climatiques (COMNACC).

Le cadre organisationnel et technique de mise en œuvre de la gestion des déchets solides s’appuie sur trois acteurs clés : L’Unité de Coordination et de Gestion des déchets solides (UGC), les collectivités locales et les prestataires de services dont les concessionnaires et les bureaux d’études.

L’Unité de Coordination et de Gestion des déchets solides (UCG) constitue aujourd’hui le bras technique de l’Etat sur les aspects opérationnels et stratégiques de la gestion des déchets solides ménagers sur l’étendue du territoire national. Elle a pour mission d’élaborer la stratégie nationale de gestion intégrée et durable des déchets. La deuxième composante est constituée par les Collectivités locales et l’Agence de Développement Municipal (ADM). Même si les ordures ménagères sont une compétence transférée par le Code des collectivités locales, les initiatives se limitent à des opérations ponctuelles et de sensibilisation des populations. L’Agence de Développement Municipal (ADM), elle a pour rôle d’Appui institutionnel aux collectivités locales. Elle aide aujourd’hui les collectivités locales à la prise en charge des compétences d’intercommunalité dont les déchets et à la mobilisation de financement des bailleurs notamment autour de la reconversion de la décharge de Mbeubeuss La troisième composante est constituée par les concessionnaires de transport des déchets qui assurent le transfert quotidien des déchets à la décharge sous forme de prestations de service (location de véhicule avec chauffeur) à l’UCG. Bien que situés hors du système formel, les charretiers contribuent beaucoup à la gestion des déchets dans la ville de Pikine.

Enfin, les institutions de recherche et bureaux d’études, 4ème composante du système assurent la production des données. Exemple : l’Institut Africain de Gestion Urbaine (IAGU) et le cabinet d’études « Environnement-Déchets-Eaux » (EDE).

Le diagnostic du système relate les problèmes soulevés par les acteurs qui  varient d’une structure à l’autre avec quelques constantes. Ainsi les problèmes majeurs du système de gestion des déchets sont l’absence d’une vision globale sur le secteur, la place marginale des collectivités territoriales dans la gestion des déchets, l’instabilité institutionnelle,  l’absence du volet valorisation, les contraintes de financement, et l’ignorance des récupérateurs.

Les solutions préconisées sont pour l’essentiel de développer une approche basée sur une vision globale du secteur, d’orienter l’action vers des mécanismes de valorisation intégrant le tri en amont pour anticiper sur l’ampleur des déchets (DEEC), de réformer le cadre institutionnel de gestion des déchets pour asseoir un ancrage institutionnel pour donner plus de place aux collectivités territoriales et renforcer l’intercommunalité. Les parties prenantes préconisent également l’intégration des déchets putrescibles dans un système valorisation biologique adapté de type compostage et de la  valorisation énergétique dans les politiques de valorisation des déchets solides.

Etat des lieux sur la production, la collecte et l’élimination des déchets

Selon les hypothèses de l’UCG, la quantité annuelle de déchets produits dans l’agglomération urbaine de Dakar peut être évaluée 893 159 Tonnes de déchets. Si le taux de couverture de la collecte des déchets est de plus 80% à l’échelle l’agglomération dakaroise, en 2016, les zones non couvertes par l’UCG s’étendaient sur 7741,2 ha contre 14802,16 ha. Sur la décharge sur une production estimée à 893 159 tonnes 800 871 tonnes avaient été transportés soit un gap de 92 288 tonnes (10,33%). Pour ce qui est du traitement et valorisation des déchets, le COMNAAC signale l’absence de dispositifs adéquats et fonctionnels de gestion des déchets solides. Au niveau de l’agglomération de Dakar, il n’y a pas d’actions spécifiques en matière de promotion d’activités de tri.

La géographie de la décharge de Mbeubeuss

La décharge ouverte en 1968 est à l’origine un lac asséché de la dépression des Niayes entre les latitudes 14°17’ et 14°50 Nord et les longitudes 17°16’ et 20’ Ouest, à environ 30 kilomètres au Nord-Est de la ville de Dakar. La superficie estimée à 150 ha en 2007 atteint 175 ha en 2018.  La dynamique d’expansion de la décharge rencontre celle de l’habitat, le tout au détriment des zones de culture notamment maraîchères, et des espaces naturels.

L’espace est structuré autour de quelques villages et de lieux dits dont la toponymie est significative d’évènements, de lieux : Gouye Gui (baobab en wolof) et Baol les plus anciens villages, Abord, Yémen et Darou situés sur d’anciennes plateformes. En dehors des habitations, l’économie du déchet s’organise autour de trois lieux fonctionnels. un lieu de pesage appelé pont bascule situé à l’entrée de la décharge (environ 300 camions par jou). un lieu de récupération, la plateforme actuelle  aujourd’hui situé à plus de 3 km de la route de Malika et des lieux de vente et de stockage (packs) sont situés le long de la route menant à la plateforme

Le profil des récupérateurs

Les femmes représentent un plus du quart des 1584 récupérateurs recensés à Mbeubeuss soit 26%. Le¼ des récupérateurs a moins de 30 ans quel que soit le sexe. Chez les hommes, un récupérateur sur cinq à moins de 20 ans.

Un peu plus de la majorité (53,5%) des récupérateurs enquêtés n’a exercé aucune profession avant de s’adonner à la récupération. Parmi ces récupérateurs sans profession passée, presque le cinquième (19%) s’est déclaré élève au moment de l’enquête. Les récupérateurs ayant une profession dans le passé représentent 46,5% de l’échantillon. Ils étaient dans l’artisanat (41,3%), le commerce (21,74%), l’agriculture (11%), l’emploi domestique (6,52%), le transport (4,3%) et autres métiers (15,2%).

 

par ordre d’importante, les matières plastiques (55,56%) et l’aluminium (20%), le verre, le fer (13%) sont les principaux matériaux récupérés. Les matières organiques sont principalement récupérées par les femmes.

La collecte des déchets constitue la principale source de revenus de 89% des récupérateurs enquêtés. Presque la moitié (49,5%) des récupérateurs privilégient la vente quotidienne des matériaux récupérés, à défaut la semaine (34%) voire le mois (10%).

La vente de matériaux récupérés procure un revenu mensuel inférieur à 50 000 francs CFA à plus du tiers des récupérateurs. Plus d’une femme récupératrice sur deux appartient à la catégorie des faibles revenus soit 60% en saison sèche et 54% en saison des pluies. Seules 20% des femmes disposent d’un revenu supérieur à 100 000 francs CFA alors que ce pourcentage est de 25% chez les hommes.  Seuls 16.6% en saison sèche et 11% en période d’hivernage chez les hommes, et 3,23% chez les femmes lors de la saison des pluies gagnent un revenu supérieur ou égal à 200 000 f CFA.  Les 70,6% hommes disposent de revenus additionnels provenant de l’agriculture, du commerce, de l’artisanat et de la restauration.  Les récupérateurs (plus de 88%) passent l’essentiel de leur temps sur la décharge : au moins 6 jours par semaine l’année.

L’environnement de travail des récupérateurs

Les récupérateurs ne disposent d’aucun équipement à l’exception de son crochet,  les matériaux collectés sont transportés vers les lieux de de tri et de stockage souvent dans des sacs en bandoulière.

Les activités de tri et de stockage des déchets collectés par les récupérateurs se font en général sur la décharge. 86% des récupérateurs stockent les matériaux collectés avant la vente. 73% les transportent vers les lieux de tri et de stockage. L’opération de tri se fait dans l’emplacement du récupérateur (54,5%), dans celui d’un grossiste, d’un autre récupérateur (32%) et dans d’autres lieux (13%) comme la plateforme par exemple à Mbeubeuss.

Les récupérateurs qui transportent les matériaux récupérés hors de leur zone de travail représentent 72,7% de l’échantillon. Les camions des concessionnaires (30,56), la charrette (54,2%) et le transport en bandoulière (12,5%) sont les principaux moyens utilisés.

 

Risques sociaux et sanitaires

Les agressions physiques sont le premier danger ressenti sur le site (32, 14%). Dans les mêmes proportions, un peu moins du tiers des récupérateurs (29%) ont ressenti un danger dans les interactions sociales avec des personnes à Mbeubeuss. Elles affectent plus 1 femme sur 5 (20,7%) contre 1 homme sur 6 (16,7%). Les autres dangers sont la présence de seringues et d’autres métaux, les flux incessants de camions de transport de déchets.

Les récupérateurs déclarent être exposés à des substances dangereuses comme le goudron, l’acide, les déchets médicaux, liquides, le plomb, la poussière, la fumée et les odeurs. Les maladies les plus fréquentes évoquées sont, le lumbago (26), la dermatose (19) et les infections respiratoires aigües (Asthme, Tuberculeuse, Toux), et la nausée à cause des vers intestinales. Ils ont recours aux les structures sanitaires, à la médecine traditionnelle voire à l’automédication. Ils expliquent la faible fréquentation des structures sanitaires par le coût onéreux des services sanitaires, leur éloignement, les charges familiales, le manque de temps et l’absence d’assurance ou de couverture sanitaire.

La structure organisationnelle des récupérateurs

Les récupérateurs de la décharge de Mbeubeuss disposent d’une seule structure organisationnelle dénommée « Bokk Jom ». D’après les résultats de l’enquête, 24,2% sont membres de l’organisation. 55% disent avoir participé à l’élection de leurs représentants, 30% la trouvent l’élection sans intérêt, (20% disent s’être abstenus. 71% ont déclaré avoir participé aux ateliers et réunions organisée par celle-ci. 74% pensent que leurs dirigeants ont les compétences nécessaires pour négocier avec les partenaires institutionnels. Les avantages tirés de l’adhésion consistent à des formations (45,5%), des dons (45,5%) et à une hausse des prix de vente des matériaux (9%). Toutefois, malgré les démarches de plaidoyer auprès des autorités (Préfet, Maire, Police) pour la reconnaissance de leur travail, le statut social des récupérateurs n’a pas évolué dans le cadre du droit du travail. Enfin, elle dispose d’un centre de santé qui n’est plus fonctionnel. Il en est de même du Centre Polyvalent de Formation créé à la suite d’un projet de retrait des enfants de la décharge.

Le rôle des récupérateurs vu par les acteurs du système dans le système de gestion des déchets

Ils considèrent d’une manière générale les récupérateurs à la périphérie du dispositif de gestion des déchets parce que la valorisation n’est pas intégrée dans la politique de gestion. Ils ne sont pas organisés, mais plutôt tolérés. Mais vue la place importante qu’ils occupent dans l’économie urbaine populaire et leur fonction environnementale, il y ‘a un besoin d’appuyer et de formaliser les structures organisationnelles, de renforcer les capacités des récupérateurs qui donnent une possibilité d’augmenter la valeur ajoutée des déchets récupérés.

Recommandations

  • Renforcer l’organisation des associations de récupérateurs et la représentation de leurs membres en améliorant la gouvernance de la structure organisationnelle;
  • Assurer des moyens de subsistance plus sûrs et plus durables aux récupérateurs de déchets par :
    • La promotion de la professionnalisation des récupérateurs dans la chaine de collecte et de valorisation des déchets;
    • L’amélioration des outils de travail des récupérateurs ;
    • L’amélioration du cadre de vie sur la décharge;
    • L’amélioration des conditions de sécurité et de santé ;
    • Appuyer les récupérateurs à se structurer en coopérative pour mieux sécuriser leurs moyens de subsistance comme une des solutions pour la gestion inclusive des déchets
  • Intégrer les récupérateurs dans les systèmes municipaux de gestion des déchets solides par :
    • un plaidoyer soutenu pour la reconnaissance institutionnelle des récupérateurs ;
    • Une sensibilisation des collectivités territoriales et services en charge de la gestion des ordures pour une meilleure perception du rôle des récupérateurs.
  • Renforcer les capacités des organisations de récupérateurs dans les systèmes municipaux de gestion des déchets solides par
    • L’amélioration de la visibilité de l’association Bokk Jom et autres regroupements auprès des récupérateurs grâce à un travail de communication et d’information ;
    • La formation des leaders des associations de récupérateurs.
  • Encourager le mouvement mondial des ramasseurs de déchets pour une voix collective renforcée par
    • la formation les récupérateurs sur les nouvelles technologies de communication en encourageant la mutualisation des connaissances sur les expériences de valorisation des déchets
    • la prise en compte des enfants des décharges.

 

 

Cas Sadio Mané (Ballon d’or!):France Football mis devant ses responsabilités

C’est un Gilles Verdez tranchant qui s’est exprimé sur le cas Sadio Mané. A suivre le journaliste français,c’est au Sénégal que revient le trophée du Ballon d’Or 2019.

Sur Twitter, il souligne avec engagement que « Sadio Mane Ballon d’Or, c’est désormais une évidence, ou alors le reniement absolu du Trophée dans ses valeurs les plus profondes! ».

En effet, le Sénégalais a été auteur d’une saison remarquable. Meilleur buteur de la Premier League, vice-champion d’Angleterre, vainqueur de la Ligue des Champions, vainqueur de la Supercoupe d’Europe, vice-champion d’Afrique et lauréat du Onze d’Or, Sadio Mané a survolé cet exercice. Suffisant,pour Gilles Verdez, qu’il soit auréolé du titre de meilleur joueur du monde.

 

 

Afrobasket 2019: les Sénégalaises s’inclinent devant les Nigérianes

 Malgré le soutien de leur public de Dakar et une superbe fin de match, les Lionnes du Sénégal se sont inclinées en finale du Championnat d’Afrique féminin de basket face aux Nigérianes dimanche 18 août (60-55).  Les D’Tigeress ont eu bien plus de mal qu’il y a deux ans, mais elles conservent leur couronne face au même adversaire.

Quel spectacle dans la Dakar Arena ! La finale de l’Afrobasket 2019 entre le Nigeria et le Sénégal n’a pas manqué de suspense. Ce dimanche 18 août, les D’Tigeress et les Lionnes se faisaient face pour déterminer lesquelles allaient régner sur le continent africain pour les deux prochaines années. Un remake, en fait, de la finale d’il y a deux ans au Mali. En 2017, le Nigeria s’était imposé sur un score net de 65-48. Cette année, le duel a été bien plus âpre, mais le résultat reste le même : les Nigérianes sont championnes d’Afrique (60-55).

Les Sénégalaises dominées pendant les 3/4 de la finale

La finale de cette 24e édition de l’Afrobasket a débuté dans une ambiance surchauffée par les supporters sénégalais, évidemment présents en masse pour soutenir les filles du coach Cheikh Sarr. Tout le monde a dû patienter 30 minutes supplémentaires avant le coup d’envoi, car le précédent match disputé sur le parquet de la salle dakaroise, la « petite finale » pour la troisième place entre le Mali et le Mozambique, a été retardé. La raison : le maillot des Maliennes ressemblait trop à celui de leurs adversaires. Il a fallu changer de tunique… ce qui n’a pas empêché le Mali de l’emporter (66-54).

Nigeria-Sénégal a donc démarré à 20h30 au lieu de 20h, et si Bintou Diémé a ouvert le score à deux points pour les Sénégalaises, ce sont bien les Nigérianes qui ont donné le ton ensuite. Un premier quart-temps dominé (14-10), un deuxième du même acabit, et à mi-parcours, les championnes d’Afrique faisaient logiquement la course en tête (32-24). Un avantage confirmé dans le troisième quart-temps. A l’orée du quatrième et dernier quart-temps, les joueuses d’Otis Hughley Jr. menaient ainsi 48-37.

Une résurrection folle avant de déposer les armes

Dos au mur, le Sénégal a joué son va-tout et le miracle a commencé à prendre forme. Passage à vide des D’Tigeress ? Envolée irrésistibles des Lionnes ? Il s’agit peut-être un peu des deux… En tout cas, le Sénégal a effacé son retard grâce à un splendide début de quatrième quart-temps : les Sénégalaises ont signé un 12-0 qui leur a permis de revenir au score et même de prendre l’avantage (49-48) !

Piquées, vexées, les Nigérianes ont retrouvé leurs esprits et les commandes derrière. Pendant plusieurs minutes, les deux sélections ont fait jeu égal, mais inexorablement, le Nigeria a repris l’avantage à mesure que le chronomètre défilait. Evelyn Akhator, encore brillante (14 points, 9 rebonds), a été décisive. Ce réveil général a finalement permis à cette équipe de remporter son quatrième titre continental (60-55).

Quatre victoires en quatre finales d’Afrobasket (2003, 2005, 2017, 2019), dont deux face au Sénégal (2005 et 2019) : le Nigeria s’affirme plus que jamais comme une place forte du basket féminin en Afrique. Le record de victoires des Sénégalaises est encore loin (11 sacres), mais dans l’immédiat, ce sont bien les D’Tigeress qui ont le sourire. Le sourire inhérent aux championnes d’Afrique.

Le Nigeria (vainqueur), le Sénégal (finaliste), le Mali (troisième), le Mozambique (quatrième), l’Angola (cinquième) et la RDC (sixième) joueront le tournoi africain de pré-qualificationpour les Jeux olympiques 2020.

Partenariat Msd-Nfes: Braya et Diop Askanwi en phase pour le développement économique et social en banlieue

L’Association pour la solidarité et le développement (Asd) And Ak Askanwi et son coordonnateur national Arona Diop, ont accueilli, ce samedi, la Nouvelle force économique du Sénégal (Nfés) dirigée par son leader Ahmed Fall Braya. Ayant réussi une importante mobilisation à Keur Massar, les deux leaders ont informé l’assistance de leur partenariat en vue d’appuyer les femmes de la banlieue dakaroise travers des financements revolving.  

Les membres de la plateforme patronale ont mis en place un marché interne à eux-mêmes. Ils font la distribution à travers toutes les régions avec une zone chaque mois. La banlieue de Dakar n’est pas en reste. La Nouvelle force économique du Sénégal (Nfés) est bien implantée à Guédiawaye, Thiaroye, Keur Massar, pour faciliter l’écoulement des produits locaux fabriqués par les femmes. Face au public constitué essentiellement de femmes actrices de développement, M. Arona Diop a affirmé son intention de participer à la lutte contre le chômage mise en branle par le président Macky Sall en déclarant: «ma priorité c’est la prise en charge des préoccupations des femmes notamment l’emploi des jeunes qui au niveau de notre commune constitue un véritable casse- tète», dit-il. Son voyage effectué en Belgique lui a permis de décrocher un partenaire français M. Cristopher agissant dans le social et le développement.

A son tour, Ahmed Fall Braya a souligné que la Nouvelle force économique est prête à accompagner la Sonacos qui constitue une industrie locale. «Nous ne devons pas accepter qu’elle soit menacée par des produits étrangers. Notre rôle, en tant que patriote, c’est de l’accompagner dans sa mission extrêmement difficile parce que nous savons tous ce que détiennent les comptes de la Sonacos. C’est un défi que le directeur général, Modou Diagne Fada doit relever et nous sommes prêts à l’accompagner», a-t-il relevé. Les populations du département de Pikine sont représentées par Bintou Diakhaté, Ndèye Sène, de braves femmes solidaires et animées par le souci de trouver des financements destinés aux femmes, de les encadrer afin qu’elles puissent rembourser.

Les deux structures travaillent en synergie pour le développement économique et social du Sénégal.  LEGUEYE NGIR ASKANWI : Le Maître mot est de travailler au service des populations. L’assemblée générale constitutive du bureau communal de Nfés (Nouvelle force économique du Sénégal) s’est déroulée dans une bonne ambiance en présence de plusieurs autorités. M. Arona Diop est le président du bureau communal Nfés de Keur Massar.  Ainsi, l’Asd a scellé une alliance socio-économique au service des populations. Une manne financière de 25 millions de francs Cfa a été dégagée par Ameth Fall Braya pour le financement des femmes de la localité. Ceci n’étant que le début, dixit le président de Nfés, d’autres avantages suivront tels que les billets pour la Mecque, etc. La mobilisation a été une réussite totale, le bureau approuvé et adopté.

En cette veille de la fête de Tabaski qui s’annonce, les dirigeants de l’Asd ont jugé opportun de remettre aux groupements de femmes du mouvement de l’oignon pour un coût d’un million de francs Cfa. Pour leur permettre d’augmenter leur chiffre d’affaires, une enveloppe de 200 000 F Cfa est remise aux femmes en soutien à leur calebasse avec l’objectif majeur de les fédérer afin de les pousser vers l’émergence.

Ch. Seck NDONG

 

 

 

 

 

Afrobasket féminin 2019: Le Sénégal face au Nigéria en finale comme en 2017

Le Sénégal vient de décrocher le dernier ticket qualificatif pour la finale de l’Afrobasket féminin 2019. Ceci suite à une nette victoire des « Lionnes » contre le Mozambique. 

Le sélectionneur national, Cheikh Sarr et son staff ont planché sur le cas du Mozambique, adversaire du Sénégal, ce vendredi 16 août à 19h GMT.

Face à des Angolaises physiquement émoussées suite à leur match de Play-Off disputé hier contre le Kenya (64-51), Yacine Diop qui tardait jusque-là à prendre son envol dans la compétition, a brillé ce soir (14 pts, 7 rebonds pris en 14 minutes de jeu.)
Si la capitaine Astou Traoré a été moins en vue dans le jeu, ce soir, elle a quand même su tirer son épingle du jeu (17pts, 8 rebonds en 27 minutes de jeu.) À signaler l’excellente prestation de la meneuse des « Lionnes » Binetou Diémé avec 12 passes décisives délivrées.

Un succès également synonyme d’une place dans le tournoi Africain de préqualification Olympique (Six meilleures équipe de l’Afrobasket qualifiées.) Les deux finalistes de cette édition seront directement admises à des tournois de qualification olympique (TQO.)

Mercy Ships au Port de Dakar : Le poste 14 immobilisé pour la bonne cause

Le directeur général du Port autonome de Dakar a rappelé le travail de longue haleine qui a été entrepris entre les services du PAD et le ministère de la santé et de l’action sociale. Aboubacar Sadikh Bèye a manifesté toute sa fierté d’accueillir le navire-hôpital le plus grand au monde.

À l’en croire, le poste 14 est mis à la disposition des membres de l’équipage du navire afin de leur offrir les conditions d’un bon séjour. « L’ensemble des portuaires feront tout pour faciliter le séjour du Mercy Ship amarré au niveau de ce poste », affirme-t-il…

Gabon : Le peuple derrière Ali Bongo

Le jour de l’indépendance ou fête de l’indépendance est le jour commémorant l’obtention ou la déclaration d’indépendance d’une nation. C’est généralement une fête nationale ou au moins un jour férié. Le peuple gabonais l’a bien compris en accueillant chaleureusement Ali Odimba Bongo, lors de la fête nationale du Gabon.

La santé du président Ali bongo rassure bien le peuple gabonais. Le peuple lui a témoigné sa confiance lors de la fête nationale Gabonaise le samedi 17 Août dernier. Toutes les forces du pays ont défilé dans une parfaite organisation. Un show aérien et marin a ouvert cette grande manifestation, animé par 5 hélicoptères de la garde Républicaine et un avion ATR de l’armée.

Même les patrouilleurs de la marine ont démontré leur capacité de dissuasion navale et aérienne. Une fois de plus, les femmes de la gendarmerie, de la police, de la garde Républicaine du génie militaire ou de la santé militaire se sont encore distinguées. Après plus d’une heure, le défilé s’est achevé avec la parade des milliers de gabonais venus réponde à l’appel de leur président Ali Bongo. Il est bon à signaler que le président Odimba s’est levé trois fois pour exprimer sa joie.

Au passage du fanion, le chef de l’Etat Ali s’est mis debout ; au passage des anciens combattants et à l’hymne national. Une dernière fois, Ali Bongo s’est mis debout pour saluer le général Yves barrassouaga qui a dirigé le défilé. L’on peut dire sans risque de se tromper que les cérémonies d’avenir promettent d’être plus fastueuses ; car le Gabon célébrera le 60ème anniversaire de son accession à l’indépendance avec le Président Ali bongo qui reviendra en forme.

 

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