mardi, septembre 8, 2026
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Le «Consensus de Dakar» : Dr Cheikh Kanté présente le dispositif de suivi et d’évaluation

«L’Afrique, la dernière frontière du développement, est la locomotive de la croissance mondiale ». C’est la conviction de Dr Cheikh Kanté qui a présidé, ce mardi, un panel sur la présentation du dispositif de suivi et d’évaluation. Pour développer l’Afrique, le ministre en charge du Plan Sénégal Emergent mise sur l’industrialisation telle que «l’a si bien rappelé le Président de la République, Macky Sall.

La capitale du Sénégal, Dakar, abrite depuis lundi 02 décembre 2019, une conférence sur le développement durable et la dette africaine, sous l’égide du FMI et des Nations unies. Le Cercle des économistes, qui est à l’origine de cet événement, espère y convaincre les investisseurs publics et privés d’augmenter massivement les investissements pour doubler rapidement la croissance des pays subsahariens qui plafonne à 3 % par an.

Pour construire un développement durable et une dette soutenable, a soutenu le ministre en charge du Plan Sénégal Emergent (PSE), les capitaux devront s’investir dans des projets riches en création de valeur sociale pour les Africains. Selon Dr Cheikh Kanté, cette conférence de Dakar identifie six secteurs clés sous-financés : l’eau, l’énergie, l’agriculture, l’éducation, le numérique et les télécommunications et enfin la mobilité.

Il a rappelé que l’important effort du Nord pour réduire l’endettement des pays africains a permis de réduire le rapport dette/PIB de ces pays de plus de 90 % dans les années 1980 à 53 % aujourd’hui. Ainsi, la question de la durabilité du développement de l’Afrique est plus prégnante dans les esprits que celle de la soutenabilité de leur dette. Si la prospérité du Nord depuis deux siècles fut fondée sur des énergies fossiles quasi gratuites, l’utilisation du même chemin par l’Afrique conduirait à une augmentation massive des émissions de CO2 dans le monde.

Néanmoins, la fin du mois est sans doute une urgence plus importante que la fin du monde, et l’imposition d’une transition énergétique coûteuse dans la région pourrait apparaître comme un nouvel impérialisme. Et comme le rappelle Catherine Wolfram de l’université de Berkeley (San Francisco), l’électrification est sans doute moins cruciale que l’accès à l’éducation et à la santé en Afrique.

Mais comme l’explique Thierry Déau, PDG de Meridiam et intervenant à la conférence de Dakar, « le coût de l’électricité photovoltaïque au Sénégal est bien inférieur à celui du pétrole lourd que le pays utilise pour produire aujourd’hui une majorité de son électricité ». Pourtant, le continent ne semble pas encore capable de réorienter son modèle de développement, et n’a guère été ambitieux dans ses engagements climatiques lors de  la COP21 à Paris, en 2015. Il serait donc possible de combiner une croissance économique dont ces pays ont tant besoin, tout en limitant leur empreinte carbone.

Il s’agit donc d’une belle ambition pour la finance verte, poursuit-il, qui pourrait aussi engendrer d’autres avantages pour l’Europe, dont une atténuation de la crise migratoire et une source de financement de long terme pour nos systèmes de retraite dans les pays vieillissants.

Développement et dette: Macky Sall estime les besoins d’investissements en Afrique à 150 milliards de dollars par an

Le Centre international de conférence Abdou Diouf (Cicad) a été le réceptacle de la Conférence internationale sur la dette et le développement durable, ce lundi 2 décembre. Une cérémonie présidée par le président de la République, Macky Sall, au cours de laquelle celui-ci a fait état des besoins d’investissements du continent Africain qui s’élèveraient à près de 150 milliards de dollars.

C’était en présence de Mme Kristalina Georgieva, Directrice générale du Fonds monétaire international (Fmi), de la vice-secrétaire générale des Nations-Unies, Amina J. Mohammed, Mme Zainab Shamsuna Ahmed, ministre des Finances du Nigéria, du président du Cercle des économistes, Jean-Hervé Lorenzi et, d’éminents dirigeants. Ainsi que de hauts responsables gouvernementaux, sans oublier les représentants d’organisations internationales, du secteur privé, du monde universitaire et de la Société civile.
Avec comme thème principal : ‘’Développement durable et dette soutenable, trouver le juste équilibre’’, le président Macky Sall, a tenu à saluer la présence des différentes parties prenantes de cette importante conférence évoquant en profondeur une question plus que jamais importante. Devant ce parterre mondiale, le chef de l’État a dit voir en l’actuelle situation, « une opportunité à saisir’’.
‘’Il nous faut investir, encore investir et beaucoup investir », a-t-il dit avec insistance. Tout en précisant qu’il s’agit là d’un endettement destiné à l’investissement et non à un fonctionnement, ce qui serait désastreux, selon lui. S’endetter oui, mais dans le but de promouvoir un développement durable. Une réponse ainsi servie par le chef de l’État Sénégalais à certains détracteurs de la « dette » ou de l’endettement du Sénégal et des pays Africains.
Le président Sall a parlé ainsi du continent comme d’un nouveau projet dont la réalisation et le développement dépendent, en partie, de la gestion responsable et de la question de l’endettement. « L’Afrique est à l’image d’un avion en bout de piste, prêt au décollage. D’ici 2050 la population africaine va doubler. D’où une réelle opportunité à saisir. Il nous faut investir dans les infrastructures physiques et immatérielles », a-t-il souligné lors de son allocution.

 

Équipe Nationale du Sénégal : L’ancien international de Boxe, M. Diallo estime que Diao Baldé mérite plus de considération

L’ancien international dans le domaine de la  boxe, M DIiallo, est implanté au Daral de Foirail des  ruminants situé plus précisément dans la commune de Diamaguene Sicap Mbao. Il est revenu largement sur la performance de l’équipe nationale du Sénégal dirigée par le sélectionneur national Aliou Cissé.

«Je salue le travail de l’équipe technique; mais à mon avis, il urge de redonner confiance à Diao Baldé Keita car il s’est doté d’une force de vitesse incroyable; et pour l’instant, il se trouve en difficulté comme Ismaila Sarr. Je vois en lui un joueur capable de nous redonner beaucoup de satisfactions s’il retrouve la confiance. Aussi, je félicite notre équipe nationale et l’encourage à continuer sur cette dynamique de victoire pour atteindre l’objectif visé afin de pouvoir relever tous les défis qui se dresseront devant nous», a soutenu M. Diallo.

Finale explosive avec l’Asc Espoir : la star Victor exprime sa confiance aux ressources de l’Asc Yéwou à relever le défi

L’Asc Yéwou de la zone 2 de Pikine prépare sa finale activement contre les Espoirs de Pikine. M. Victor constitue le maillon essentiel de l’équipe. La star de l’Asc est très reconnue par son chapelet qu’il égrène à chaque fois son que son Asc joue au stade Alassane Djigo. Il a  fait une révélation fracassante en faisant savoir qu’il a donné des instructions fermes après la victoire obtenue sur l’Asc Téranga.

Ainsi M. Victor incite les supporters de l’Asc à se ressaisir face au derbie contre les Espoirs. Il leur recommande de mettre l’accent sur le fair-play et la fraternité; «car nous constituons une famille». Poursuivant, il a souligné que leur objectif est de jouer les phases départementales. «Nous sommes assez outillés pour titiller les grandes Asc avec l’ensemble des ressources humaines et financières que polarisent notre équipe sans compter l’expérience non négligeable de notre coach Ady Diouf  qui nous réconforte et nous rassure. Nous travaillons dans une dynamique unitaire afin de relever le défi de la mobilisation et de la sensibilisation pour une victoire écrasante au soir de la finale contre les Espoirs prévue au mois les jours à venir», a-t-il relevé.

 

Commune de Malika; « M Thiam, un modèle à suivre »

Cet homme issu du département de Pikine d’une famille très respectueuse, M. Thiam a fini de convaincre plus d’un par ses actions de hautes portées sociales. Son assiduité dans le travail et son expérience au niveau de la commune de Malika où il exerce en tant que Chef de Services ne sont plus démontrer.

Il abat un travail exceptionnel ; car au moment où certaines communes sont confrontées à des problèmes de faux et usages de faux au niveau des documents administratifs, cet homme imbu de valeur et doté d’une capacité de management exceptionnelle est en train de marquer son empreinte indélébile dans cette commune. M. Thiam constitue un modèle et une référence pour la jeunesse qui doit parvenir à se départir des fatalités et faire face à la situation économique sociale de la localité. Selon lui, l’amour, la conviction, la rigueur et la patrie constituent des forces pour relever le défi.

 

Film sur le parcours atypique de la fille de Lambaye : Mme Khady Fall Tall, la Présidente de l’AFAO, une référence…

Le film retraçant le parcours atypique de la Présidente de l’AFAO, Mme Khady Fall Tall, a été diffusé ce lundi 25 novembre 2019 au Théâtre national Daniel Sorano. La projection du film et la dédicace du livre ce sont tenus en présence d’éminentes personnalités dont Mme Aminata Touré, président du Conseil économique, social et environnemental du Sénégal et M. Mohamed Ibn Chambas, Représentant spécial des Nations Unies en Afrique de l’Ouest (UNOWAS).  Ces ouvrages sont réalisés par notre confrère Cheikh Adramé Diop.

Dès son plus jeune âge, le rêve de Mame Khady Fall Tall était d’avoir une belle maison, un espace propre, personnel. Assez avant-gardiste pour son époque et sans vraiment savoir comment elle atteindrait son rêve, la fille de Lambaye voulait surtout travailler, faire carrière et avoir son indépendance financière.

Après un parcours rythmé par d’importants tournants professionnels, Mme Khady Fall Tall est aujourd’hui présidente de l’AFAO WAWA – Association des Femmes de l’Afrique de l’Ouest – présente dans 17 pays et mise en place en 2005 par des femmes leaders de la région pour agir notamment sur la situation de pauvreté, d’analphabétisme et de manque de capacités des femmes d’Afrique.

Mariée avant même d’avoir son baccalauréat, Mme Tall a dû mettre de côté ses études avant d’entamer une formation pour enseigner à l’école, de reprendre ses études pour devenir directrice de communication au Sénat, d’intégrer le Ministère des Affaires étrangères en tant que diplomate, et de finalement être nommée présidente bénévole de l’AFAO – tout cela rythmé et entrecoupé de sessions de formations et d’une période de chômage, plus grande difficulté à laquelle elle a dû faire face.

J’ai une force de caractère avec laquelle je suis née : je n’ai pas l’habitude d’être habitée par la peur. Il faut avoir peur de la peur. Il faut avoir du courage, cette capacité intrinsèque de faire face à des défis. On ne sait pas quel défi on aura demain.

 Diplomate dans l’âme et à la tête de l’AFAO, Mme Khady Fall Tall est bien consciente de la situation actuelle de l’Afrique et des défis qu’elle doit affronter.

« L’Afrique a beaucoup d’avenir » pour plusieurs raisons qu’elle nous énumère : la majeure partie de sa population est jeune, un fort pourcentage des terres cultivables dans le monde se trouve en Afrique et c’est un des continents les plus ensoleillés dans un monde où le soleil est une ressource énergétique de plus en plus essentielle.

Cependant, elle met en avant le paradoxe qui règne toujours sur ce continent. L’Afrique est un continent aux milliers de potentialités mais qui demeure rongé par la pauvreté et l’ignorance. L’Afrique a connu des calvaires qui expliquent sa situation actuelle. On ne s’est pas levé en même temps que les autres. Dans l’avenir, on aura une Afrique avec un autre visage.

Avant les années 1950, alors que des mouvements d’émancipation naissaient dans le monde occidental, la femme africaine était, selon Mame Khady, un objet qui pris en charge et appartenant à quelqu’un d’autre de la société, de sexe masculin – son père, son frère, son mari – dont la vie se résumait à aller chercher le bois de chauffe, l’eau potable, les condiments, piler le mil et préparer les repas. Avec la création de groupes de femmes et l’instauration de la journée de la femme, les femmes africaines ont commencé à parler, à revendiquer des droits et à s’organiser.

Le réflexe de la minorité, c’est de s’organiser.

Même si les femmes sont démographiquement majoritaires au Sénégal et dans les pays d’Afrique de l’Ouest, elles ont commencé à s’organiser pour notamment fournir à chacune un extrait de naissance, une pièce d’identité… Il faut se faire confiance et avoir une très grande personnalité pour affronter la vie et pour devenir des self-made women. Le meilleur de chacune d’entre vous vient de votre vécu.

Mame Khady insiste sur le fait qu’il faut savoir ce que chacune est en mesure de réussir en fonction de ce qu’elle sait d’elle-même. On peut échouer, la prochaine fois on va réussir. Mme Fall Tall est diplômée de l’École Nationale d’Administration du Sénégal, Promotion 97-99 et a poursuivi ses études postuniversitaires au Centre d’Études Diplomatiques et Stratégiques de Paris avec une spécialisation en Relations Internationales.

Mme Khady Fall Tall est la Présidente Régionale de l’Association des Femmes de l’Afrique de l’Ouest (AFAO-WAWA) depuis 2005. En Août 2016, elle est élue à Abuja/Nigéria, Présidente du Forum de la Société Civile Ouest Africaine (FOSCAO/WACSOF). Elle est Vice-Présidente du Bureau National du Sénégal de la Commission du Mécanisme Africain d’Évaluation par les Pairs (MAEP) du NEPAD et Commissaire chargée du Développement Économique et Social, Coordonnatrice du « Groupe Genre » ECOWAPP+10/CEDEAO. Mme Fall Tall est membre de plusieurs Institutions, réseaux et initiatives au niveau ouest- africain, et notamment le Réseau de Prévention de Crises Alimentaires (RPCA), de la Plateforme AGIR agriculture sous l’égide de l’UEMOA et du CILSS, de la taskforce CEDEAO (2003) sur le foncier.

Elle coordonne de nombreux projets d’envergure régionale dans les domaines de la transformation des produits agricoles, de la sensibilisation et du renforcement des capacités des femmes en collaboration avec les Organisations régionales et avec des partenaires au développement divers, bilatéraux et multilatéraux. Elle est élue depuis Mars 2017, au nom de l’Afrique de l’Ouest, Vice-Présidente du Comité Permanent ECOSOCC/UA.

Mme Khady Fall Tall est la Présidente régionale de l’Association des Femmes de l’Afrique de l’Ouest (AFAO-WAWA) depuis 2005. Elle est Vice-Présidente du Bureau National du Sénégal de la Commission du Mécanisme Africain d’Évaluation par les Pairs (MAEP) du NEPAD et Commissaire chargée du Développement Économique et Social. Elle est Coordonnatrice  du « Groupe Genre » ECOWAPP+10/CEDEAO.

Mme Khady Fall Tall est membre de plusieurs institutions, réseaux et initiatives aux niveaux ouest-africain et africain, et notamment  le Réseau de Prévention de Crises Alimentaires (RPCA), la Plateforme AGIR agriculture sous l’égide de l’UEMOA et du CILSS, la taskforce de la CEDEAO(2003) sur le foncier et le Conseil Économique, Social et Culturel de l’Union Africaine/ECOSOCC (en 2014).

Elle coordonne nombreux projets d’envergure régionale dans les domaines de l’agriculture et du renforcement des capacités des femmes en collaboration avec les  partenaires au développement. Diplômée de l’École Nationale d’Administration du Sénégal Promotion 97-99 et elle a poursuivi ses études post- universitaires au Centre d’Études Diplomatiques et Stratégiques de Paris  avec une spécialisation en Relations Internationales et diplomatie…

 

 

Réformes, Politiques, Programmes et Projets communautaires au Sénégal : l’UEMOA note d’importants progrès accomplis

Le Président de la Commission remettant le mémorandum au Ministre d’Etat Secrétaire Général de la Présidence

La revue 2019 fait apparaître une progression du taux moyen de mise en œuvre des réformes communautaires au Sénégal, qui passe de 76% en 2018 à 78% en 2019.

Le Président de la Commission de l’UEMOA M. Abdallah BOUREIMA, a remis au Ministre D’Etat, Ministre Secrétaire Général de la Présidence de la République, le mémorandum de la 5ème Revue annuelle des Réformes, politiques, programmes et projets communautaires de l’UEMOA au Sénégal, ce jeudi 21 novembre 2019 à Dakar. Monsieur Mahammed Boun Abdallah DIONNE, qui a reçu le document des mains du Président BOUREIMA a été mandaté par son Excellence Monsieur Macky SALL, Président de la République du Sénégal, Chef du Gouvernement.

La remise officielle du mémorandum s’est déroulée à l’issue d’une cérémonie de restitution, à laquelle ont pris part plusieurs membres du Gouvernement sénégalais, et une délégation de la Commission de l’UEMOA conduite par son Président Abdallah BOUREIMA.

Dans son allocution pour la circonstance, le Président de la Commission tout en saluant les progrès enregistrés par le Sénégal a relevé toutefois, des difficultés dans la mise en œuvre de certaines réformes. Il en appelle à « une forte impulsion politique pour la bonne exécution des réformes et projets communautaires en vue d’engranger les gains de l’intégration régionale ».

 

Vue de la cérémonie de travail au Palais de la Présidence

Au total sur les cent treize (113) textes évalués, soixante-quinze (75) sont intégralement appliqués et vingt-trois (23) accusent une application partielle. Par contre, quinze (15) textes ne connaissent pas encore de début de mise en œuvre à la date de la revue.

Pour sa part, le Ministre Sénégalais des finances et du budget Monsieur Abdoulaye Daouda DIALLO a salué les impacts positifs induits par la revue annuelle, dans la modernisation des appareils étatiques à travers l’introduction dans leur fonctionnement de plus d’efficacité, de rationalité et de transparence.

Toutefois, reconnait-il pour le cas spécifique du Sénégal, « la lecture du mémorandum nous édifie sur les contraintes ayant fait qu’un gap de plus de 20% nous sépare aujourd’hui de l’effectivité de la mise en œuvre des réformes. Il convient, par conséquent, d’insuffler une bonne célérité à cette dynamique positive pour arriver le plus rapidement possible à mettre en œuvre la totalité des réformes et à boucler l’exécution des projets en cours ».

Dans cette perspective, les Autorités sénégalaise auront un regard vigilant sur les recommandations formulées dans le document à l’endroit des autorités étatiques et de celles de l’Union pour parvenir à cette effectivité a-t- il indiqué.

 

 

 

 

 

Agroalimentaire et technologie: ‘’Soreetul’’et ICON Africa en trait d’union entre les producteurs et les consommateurs

Le partenariat entre ‘’Soreetul’’ SAS et la marque panafricaine de produits locaux ICON Africa est lancé officiellement, ce mercredi 20 novembre 2019, à Dakar. Les deux structures ont organisé conjointement un panel de réflexion autour du thème : «collaboration multi-acteurs des secteurs de l’agroalimentaires et des technologies- quels enjeux pour un écosystème fort et durable ? ».

Le secteur agroalimentaire, facteur de croissance et développement économique du continent africain mérite plus de considération. Selon la Directrice générale de l’entreprise « Soreetul », Mme Awa Caba, la question de la capacité des producteurs et transformateurs à adopter de nouvelles technologies pour augmenter la productivité et le degré de transformation des produits agricoles doit faire l’objet de réflexion. L’objectif, indique-t-elle, est de mieux comprendre les défis liés au développement du secteur en Afrique et les enjeux liés à l’adoption d’une collaboration multi-acteurs des secteurs agroalimentaires et technologiques.

«Face aux produits agroalimentaires importés on se rend compte qu’il y’a encore du chemin à faire. Il est donc nécessaire de se focaliser davantage sur l’amélioration du système de recherche, de production, de diffusion des technologies et nouvelles pratiques agricoles améliorées, tout en facilitant aux acteurs l’accès à ces technologies particulièrement les non-alphabétisés et les femmes transformatrices », dit Mme Awa Caba. À en croire à ces acteurs, le secteur de l’agroalimentaire fait appel à plus de recherche et d’innovation pour être compétitif au moment où l’accès aux financements pose problème.

L’idée de base part du constat qu’au Sénégal, les structures de transformation des produits agricoles généralement tenues par des femmes disposent de peu de moyens pour commercialiser leurs produits sur le marché local et international, et les foires sont malheureusement les seules occasions de vente à très grande échelle.

Sooretul vient donc résoudre ce problème en donnant une plus grande visibilité aux produits locaux et un guichet permanent pour des commandes à grande échelle tout en faisant la promotion de la femme dans l’agro-business.  La plate-forme de e-commerce Soreetul e-market regroupe aujourd’hui l’ensemble des acteurs du secteur agricole, plus 17 PME de femmes transformatrices localisés dans 7 régions du Sénégal réunis dans un marché virtuel des produits locaux transformés.

Mme Salimata Wade, directrice de la compagnie du manger local, estime que ce secteur qui est en pleine ébullition, est assez dynamique avec un essor fulgurant des nouveaux transformateurs et encore mieux transformatrices, de petites et moyennes entreprises et industries qui visent le marché intérieur, présente de nombreuses opportunités mais aussi des défis à relever. « Les défis commerciaux sont les plus immenses à cause de la concurrence déloyale, des produits importés. Il faudra pour nos entreprises de transformation agroalimentaires, conquérir des marchés émergents propulsés par les plateformes de commerce électronique et l’augmentation du niveau de connectivité des populations » a laissé entendre Mme Wade. Et elle poursuit : « Il leur faut surtout consolider le marché intérieur en prenant en compte les nouvelles exigences des consommateurs en matière de sécurité sanitaire et qualité nutritionnelle, par l’adoption de packaging attrayants et des prix compétitifs afin de proposer sur le marché des produits à haute valeur ajoutée ».

L’esprit du partenariat Soreetul/ ICON

Etant donné que le renforcement de la visibilité des produits locaux reste également une préoccupation toujours d’actualité, la directrice de ICON Africa, Mme Lamisse Kandil, a expliqué que les coûts élevés de la publicité et du marketing, le manque de formation et de sensibilisation des acteurs du secteur sur les opportunités qu’offre les nouvelles technologies de l’information et de la communication connaissent, en partie, une certaine léthargie en matière d’investissement dans la promotion des produits agroalimentaires issus de l’agriculture locale. ICON Africa est entreprise digitale de promotion et de distribution de produits agroalimentaires et cosmétiques issus de l’agriculture locale.

Fondée en 2014, par de jeunes entrepreneuses sénégalaises spécialisées en ingénierie informatique, Soreetul a lancé la première plateforme digitale dédiée à la commercialisation des produits locaux transformés au Sénégal par des femmes.

Avec le soutien du centre technique de coopération agricole et rurale ACP-UE (CTA) et d’Ashoka, 16 entrepreneurs sociaux africains répartis sur 9 pays d’Afrique ont créé la coopérative ICON (Innovative Co-operative for Optimal Nutrition) afin d’accélérer la production, le commerce et la consommation de produits locaux à forte valeur nutritionnelle.
L’alimentation étant un bien collectif, ils ont décidé de s’unir et mettre au service de la nutrition leurs compétences, leurs expertises et leurs forces.

 

 

 

Don de l’Allemagne au Sénégal: 70,8 milliards Francs CFA pour promouvoir l’investissement privé

Le ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, M. Amadou HOTT, et son homologue Gerd MÜLLER, ministre fédéral allemand de la Coopération et du Développement, ont signé ce mardi 19 novembre à Berlin un partenariat pour encourager les réformes au Sénégal afin de promouvoir l’investissement privé.

La cérémonie a eu lieu en marge de la conférence sur l’initiative du G20 «Compact avec l’Afrique» destinée à promouvoir les investissements privés en Afrique en coopération avec les partenaires africains, les institutions financières internationales telles que la Banque Africaine de Développement, la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire Internationale.

L’engament du gouvernement fédéral allemand consiste à mettre à la disposition du Sénégal un don de 108 millions d’euros, environ 70,8 milliards Francs CFA, en assistance financière et technique pour 2019. Ce montant sera réparti ainsi qu’il suit : 31 millions d’euros de Coopération technique et 77 millions d’euros de Coopération financière (dont entre 14 et 39 millions d’euros de fonds fiduciaires).

En signant ce partenariat, M. HOTT et MÜLLER ont insisté sur les objectifs généraux des réformes envisagées. A savoir, créer des emplois, promouvoir la formalisation des entreprises du secteur informel, lever les obstacles au développement durable du secteur privé, notamment pour les micros, petites et moyennes entreprises (Mpme), améliorer les qualifications de la main d’œuvre en investissant dans la formation professionnelle et technique, promouvoir la bonne gouvernance économique.  Le gouvernement fédéral allemand a également fait part de sa disponibilité à allouer des montants supplémentaires dans le cadre de ce partenariat avec le Sénégal, en fonction des progrès enregistrés.

Les engagements du Sénégal dans ce sens, et plus globalement pour assurer un succès éclatant à ce partenariat, sont de mener à terme l’évaluation du Code du travail, d’élaborer des approches de réformes pour une administration du travail plus performante, des dispositions du droit du travail adaptées pour les MPME, de faciliter l’acquisition, la régularisation et la transmission du foncier, de renforcer le cadre juridique, réglementaire et institutionnel pour les PME et d’améliorer leur accès au financement à travers la mise en place de fonds d’investissement supplémentaires, entre autres.

 

Commande publique : Le Racop se lance dans la dimension économique et sociale des marchés publics…

La cérémonie d’ouverture consacrée à l’organisation d’un Forum de Haut niveau et de l’assemblée générale du Réseau africain de la Commande publique (Racop) a été présidée par le ministre d’Etat Secrétaire général de la Présidence de la République, Mohamed Boun Abdallah Dione.

Les pays africains se sont retrouvés il y’a de cela 4 ans, pour susciter l’idée de mettre en place un Réseau africain de la commande publique. C’est normalement un réseau qui devait réunir l’ensemble des pays africains. Il faut souligner qu’une première expérience existait déjà, mais le Réseau qui fonctionnait, était restreint.

La présence de cette autorité parmi eux, indique le Directeur général de l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp), M. Saër Niang, constitue un excellent baromètre d’appréciation de l’intérêt que le gouvernement du Sénégal attache aux problématiques de la commande publique ainsi qu’aux standards de  gouvernance, désormais solidement ancrés dans nos politiques publiques.

L’ouverture de la rencontre s’est tenue en présence de messieurs le Ministre des Finances et des Comptes publics, des Représentants de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement, des membres du Racop, des Directeurs Généraux, de représentants du secteur privé et de la Société Civile.

A cette occasion, M. Saër Niang, a souligné que le continent a plus que jamais besoin de renforcer les pratiques de gouvernance économique qui, constituent un pilier fondamental du développement. Il se pose dès lors et avec acuité, l’exigence d’améliorer nos dispositifs dans le management des marchés publics, tout en sachant que l’émergence est consubstantielle à l’adoption des standards de gouvernance édictés à travers  les pays et les institutions.

C’est dans ce contexte, poursuit-il, que s’inscrit l’action du Racop qui, dans une démarche de synergie, souhaite œuvrer pour conférer aux agences et administrations une dynamique articulée avec le nouvel environnement de notre continent.  M. Niang a tenu à exprimer sa reconnaissance à l’ensemble des membres du Réseau pour la confiance et le choix porté sur le Sénégal pour abriter la rencontre avant de souhaiter à ses pairs africains la bienvenue en terre sénégalaise pour les besoins de cette importante rencontre.

«Notre continent a, de nos jours, plus que jamais besoin de renforcer les pratiques de gouvernance économique, qui constituent un des piliers fondamentaux des politiques de développement. En effet, il n’a échappé à personne que nombre de pays africains ont défini de nouvelles politiques d’émergence qui témoignent d’une ambition légitime de se projeter dans une dynamique d’accélération de la croissance économique assortie d’une inclusion réelle des populations et de transformation économique. De ce point de vue, ils consacrent un nouveau paradigme économique pour aider à relever les défis liés à la compétitivité dans le contexte de mondialisation», a relevé M. Niang.

Au plan communautaire, des mesures ambitieuses ont été également définies pour impulser la croissance par des initiatives partagées au sein de la CEDEAO, et de l’UEMOA. Les projets de création d’une monnaie unique africaine et de mise en place d’une zone de libre-échange ouvrent de larges perspectives, qui permettent de nourrir l’optimisme quant au devenir de l’Afrique. Toutefois, la réalisation de ces ambitions formulées par les plus hautes autorités, est tributaire de l’appropriation par les Etats des principes de transparence et d’équité dans la gestion de la commande publique.

Dans un tel contexte, soutient le nouveau président Racop, il se pose avec acuité l’exigence de d’améliorer nos dispositifs dans le management des marchés publics, sachant que l’émergence est consubstantielle à l’adoption des standards de gouvernance édictés à travers les pays et les institutions multilatérales. Il a soutenu que la gestion efficiente des dépenses publiques affectées aux infrastructures est un préalable pour assurer la construction d’un tissu de PME dynamiques, suivant les ambitions déclinées dans les plans d’émergence en Afrique.

 

 

 

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