mercredi, septembre 9, 2026
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‘’En avant’’: Dr Mademba Ndiaye en ‘’Sapeur-pompier’’ pour soulager les directeurs d’école à Mbao

Le mouvement ‘’En avant’’ sous la houlette de son président Dr Mademba Ndiaye et ses lieutenants ont procédé à une remise de matériel au C.E.M. de Mbao, hier, en présence de l’ensemble des directeurs d’école de ladite localité.     

En forte coalition, leur objectif est de venir en ‘’sapeur-pompier’’ aux directeurs d’écoles pour réparer l’injustice dont ils sont victimes. Le C.E.M. de la commune de Mbao situé à Keur Mbaye Fall était très petit pour abriter ce beau monde venu répondre à l’appel du président de la coalition, Dr Mademba Ndiaye. Les directeurs d’école ont fait savoir qu’ils sont laissés en rade par l’autorité locale, le maire Abdoulaye Pouye.

Cependant, ils ont salué l’expertise et la disponibilité de Dr Ndiaye qui s’est rendu à leur chevet pour leur soutenir sur ce processus de réouverture des classes. Les syndicalistes avaient annoncé que si les conditions n’étaient pas réunies les cours ne seront pas repris. Cette situation a créé des vagues de protestations au sein des enseignants.

Alerté sur le déroulement de l’événement, grâce à son abnégation et son engagement sans faille, Dr Ndiaye a décidé d’accompagner l’ensemble des 86 écoles que polarisent la commue en leur dotant de gels antiseptique, savons, thermo-flash, masques, pour un coût d’un million de francs Cfa pour venir à leur chevet et leur soulager.

Ainsi, le représentant des directeurs d’école a remercié le geste de haute portée sociale du président Mademba Ndiaye et a félicité l’ensemble des membres de la coalition tout en les exhortant à continuer dans cette dynamique pour le développement harmonieux de leur localité.

 

Covid-19/ Sénégal: 96 nouveaux cas testés positifs, 109 nouveaux guéris et 17 cas graves en réanimation.

Sur 1549 tests réalisés, 96 sont revenus positifs au coronavirus soit un taux de positivité de 6,19% ce mercredi 03 juin 2020.

Il s’agit de 80 cas contacts suivis et 16 cas issus de la transmission communautaire répartis comme suit : Dakar-Plateau (3), Touba (3), Liberté 1 (1), Mbao (1), Rufisque (1), Keur Massar (1), Parcelles Assainies (1), Yeumbeul (1), Ouest Foire (1), Sacré-Coeur 3 (1), Yoff (1) et Amitié 2 (1).
109 patients ont été testés négatifs et déclarés guéris.
17 cas graves sont pris en charge dans les services de réanimation.
A ce jour, le Sénégal compte 3932 cas positifs dont 2063 guéris, 45 décès et 1823 encore sous traitement.

Relance des transports aériens: « Dès cette semaine près de 5 milliards seront injectés dans l’économie de la plateforme aéroportuaire » (Alioune Sarr, MTTA)

Le Ministre du Tourisme et des transports aériens, M. Alioune Sarr, avait présidé le mardi 05 Mai 2020, une réunion par vidéoconférence, avec tous les acteurs de la plateforme aéroportuaire de AIBD et des sites décentralisés, pour échanger sur le plan de résilience et de relance du secteur des transports aériens. Ainsi, pendant plus de 3 tours d’horloge, les acteurs des transports aériens, avaient soumis au ministre l’ensemble de leurs préoccupations et lui avaient soumis un ensemble de requêtes.

À cet effet, le patron des transports aériens, avait pris bonne note et promis d’être leur avocat auprès du chef de l’État. Mais le ministre avait annoncé une enveloppe de 45 milliards dans le hub de Air Sénégal. Il s’agira pour l’État « d’avoir au Sénégal, une destination connectée adossée à une compagnie forte qui est Air Sénégal », avait dit M. Sarr.

Un mois après cette rencontre, le Ministre du Tourisme et des Transports Aériens, a encore présidé une réunion par vidéoconférence, avec tous les acteurs de la plateforme aéroportuaire de l’AIBD et des sites décentralisés, pour procéder à la mise en place du fonds pour le financement du Crédit du transport aérien et à la remise symbolique de chèques aux entreprises dudit secteur. Ceci pour atténuer les impacts de la pandémie sur le secteur du transport aérien, avoir des instruments pour attaquer la phase post Covid de relance, mais afin de pourvoir relancer et redresser le secteur des transports aériens.

« Cette manifestation traduit la volonté du Président de la République de soutenir les acteurs du transport en les appuyant pour atténuer l’impact de la pandémie du Covid-19 en leur permettant d’accéder à une ligne de trésorerie de 5 milliards bonifiés à 10 milliards de FCFA », a déclaré Monsieur Alioune Sarr. Ainsi, selon le ministre « dès cette semaine près de 5 milliards seront injectés dans l’économie de la plateforme aéroportuaire pour permettre aux entreprises bénéficiaires de pouvoir attaquer la phase post Covid dans de très bonnes conditions ».

Pour terminer, le ministre du Tourisme et des Transports Aériens, Alioune Sarr, encourage les entreprises bénéficiaires d’en faire bon usage dès lors que c’est un crédit revolving…

Lutte contre le covid-19: Daroul Imane en phase avec les dispositions prises par le gouvernement

A l’Institution Daroul Imane, une référence dans le système éducatif sénégalais, les  dirigeants ont commencé à apporter leur contribution depuis longtemps. «Nous sensibilisons les fidèles musulmans à travers les ‘’khoutba’’, pour les amener à faire attention, se méfier, prendre les précautions nécessaires. Nous organisons des causeries et intervenons à travers les médias pour faire passer des messages», a souligné Dr Mohamed Habiboulah Sy.

En ce mois de Ramadan, l’Institution Daroul Imane a mobilisé un appui consistant avec de dattes pour une valeur estimée à 9,5 millions de francs CFA. «Nous avons distribué les dattes à travers toutes les régions du Sénégal par le canal des imams, des enseignants du coran, des chefs de familles, des services de sécurité (gendarmerie, police), de santé (hôpitaux, districts), des prisons », a indiqué Dr Mohamed Habiboulah Sy. Il y a aussi des kits alimentaires composés de riz, de l’huile, du café, du lait, etc, pour environ 3 millions de francs CFA. La remise s’est tenue en présence de l’Attaché chargé des affaires islamiques représentant de l’Ambassadeur d’Arabie Saoudite au Sénégal, du Sous-Préfet de Thiaroye, Médoune Seck, du délégué de quartier Abou Demba Coulibaly, entre autres autorités.

Le Directeur général de l’Institution Daroul Imane sait que le combat contre la propagation du Coronavirus demande beaucoup de moyens et que le Président de la République ne doit pas être seul dans cette lutte. A son avis, tout citoyen doit s’y mettre pour apporter sa contribution dans la bonne marche de la société, «pour ainsi rendre service à sa Nation». Dr Mohamed Habiboulah Sy a déploré le fait que pas mal de sénégalais demandent toujours leur part sans se porter garant de ce qu’ils doivent apporter pour l’intérêt de tous.

Auparavant, il a remis un million de francs (1 000 000 F CFA), au représentant du Chef de l’Etat dans la localité, le Sous-Préfet Médoune Mboup, en présence du médecin- chef de district Dr Ndour Mme Faye, du représentant du Service d’hygiène Babacar Diop et du Délégué de quartier Abou Demba Coulibaly, entre autres personnalités. Cette contribution symbolique au nom de l’institution Daroul Imane, indique Dr Sy, doit servir à l’achat de matériel pour la prévention.

Concernant les mesures préventives prises par le Président de la République, le Complexe Daroul Imane a fermé ses portes aux apprenants de la CI à la Terminale (français et franco- arabe). «Nous avons arrêté toutes activités qui regroupent des personnes; car le meilleur moyen pour lutter contre la propagation de la maladie consiste à éviter les rassemblements; et, aujourd’hui on parle de contamination communautaire», a souligné Imame Sy. Il est en phase avec les décisions prises par les pouvoirs publics pour combattre cette pandémie. Dans le cadre de la sensibilisation, les élèves de ladite institution ont joué des sketches qui vont être diffusés à travers les télévisions, web-Tv, YouTube, etc.

L’Institution Daroul Imane sise à Sicap Mbao, qui s’implante un peu partout à travers le Sénégal, participe dans l’éducation avec des enseignements portant sur le Coran, le français et l’arabe. Les apprenants étudient à partir du pré- scolaire jusqu’au Bac franco-arabe ou Bac français série scientifique. Les étudiants issus de cet établissement sont orientés aux niveaux des universités sénégalaises et étrangères. Aujourd’hui, beaucoup parmi ont leur licence et leur master; d’autres sont des cadres et travaillent pour le développement du pays.

Cheikh S. NDONG

 

 

 

 

 

Actions contre la pandémie à Bounkiling: Mahamadou Diaïté joue sa partition et appuie les populations en denrées alimentaires

En cette période de pandémie du coronvirus Covid-19, aucune action n’est de trop pour soulager les populations et contribuer à lutter contre la propagation du virus. Et c’est tout le sens du geste hautement symbolique de M. Mahamadou Diaïté, Président du Conseil départemental de Bounkiling (Sédhiou).

En effet, c’est dans la matinée du lundi 1er juin 2020, que le Président du Conseil départemental de Bounkiling a remis sa contribution au préfet dudit département Abdourahmane Ndiaye. Un  appui destiné d’une part à lutter contre le coronavirus et d’autre part à soulager les populations vulnérables en denrées alimentaires.

Ainsi un important lot de matériel médical et paramédical, composé de 120 flacons de gel de 1 litre, 1 000 flacons de gel de 125 ml, 1 500 masques artisanaux et 8 000 masques chirurgicaux, a été remis au chef de l’exécutif départemental M. Ndiaye. Ce lot de matériel paramédical servira à appuyer le comité départemental de gestion des épidémies.

En outre, 70 tonnes de riz destinées aux 14 communes du département de Bounkiling ont été aussi remises par Mahamadou Diaïté à l’autorité administrative  pour, dira-t-il, «prolonger et compléter l’action du gouvernement ».

Par ailleurs, M. Diaïté a annoncé que les mêmes quantités seront octroyées dans les prochains jours au comité régional de gestion des épidémies.

Elan de solidarité: Ousso Ngoné Dia loue la vision futuriste du maire Papis Diop

Le leader incontesté de l’Alliance pour la République (Apr) dans la commune de Tivaouane Peulh- Niague, Ousso Ngoné Dia, a salué l’engagement sans faille du maire Papis Diop à continuer «dans cet élan de solidarité mis en branle par le Président Macky Sall» en octroyant plus de 126 000 tonnes de vivres aux populations nécessiteuses. Le maire accompagne l’ensemble des délégués de quartier, groupements de femmes et associations de jeunes, à faire face voire endiguer la propagation du corvid-19.

Lors d’une réunion tenue à son fief, le leader Ousso Ngoné Dia exhorte les dirigeants à mieux associer les responsables pour l’éradication définitive de la maladie. Dès l’apparition du coronavirus au Sénégal et plus particulièrement à Tivaouane Peul Niague, il  n’a lésiné sur ses propres moyens pour alléger la souffrance des populations en leur offrant des gels antiseptiques, savons, masques.  Son objectif principal, a-t-il rassuré, c’est de freiner la propagation du covid-19 dans leur localité.

En sa qualité de président d’Asc, M. Dia a mobilisé les jeunes leaders en seul bloc pour investir rigoureusement le terrain et sensibiliser, corps et âmes, les populations à respecter les mesures barrières édictées par l’Etat. Il s’agit, entre autres, de respecter la distanciation sociale, le lavage des mains et le port de masque qui est obligatoire.   Dans cette dynamique, il a félicité le maire Papis Diop avec ses actions de solidarité visant à atténuer la souffrance des riverains démunis.

«En attendant le soutien de l’Etat qui n’est pas encore parvenu, les gestes du maire Papis Diop sont importants à l’endroit des bénéficiaires qui lui souhaitent un poste de responsabilité au profit des populations de Tivaouane Peulh- Niague qui est en bonne position pour un développement harmonieux», a ajouté M. Dia

Reprise des enseignements : les réserves d’un militant de l’éducation

Dans le cadre de son plan global visant à endiguer la progression du COVID-19, le gouvernement du Sénégal avait décidé de fermer les écoles et universités. En connaissance de cause, la communauté nationale avait applaudi et ses diverses composantes se sont mobilisées pour manifester leur solidarité agissante. Aujourd’hui, avec la décision de faire reprendre, dès ce mois de juin, les enseignements pour les classes d’examen (CFEE, BFEM, BAC), nous souhaitons partager nos réflexions autour des trois questions majeures ci-après :

1ère question : qu’est-ce qui a changé, rien que sur le plan sanitaire, qui puisse motiver et autoriser le retour des élèves et enseignants dans les écoles? En d’autres termes: nous sentons-nous déjà confiants et en mesure d’assurer la protection des élèves et enseignants, face à un COVID-19 impérial et ravageur?

2ème question : pourquoi avoir décidé de ne faire reprendre que les classes d’examen?
Dans l’opinion, cela obéit à une logique habituelle de chercher vaille que vaille à sauver une «année scolaire », dans un contexte où, globalement, l’Ecole se trouve assez mal en point depuis bien longtemps.

Nos constats et observations :

– Avant le COVID-19, les écoles n’étaient pas à plein régime, en plus de l’activation des plans d’actions des syndicats d’enseignants ; ainsi, sur les programmes, il restait encore beaucoup à faire, à tous les niveaux ;

– Dans ce contexte de pandémie, il est peu sûr de retrouver dans les écoles, notamment du public, des niveaux d’équipement, d’entretien, de motivation, d’organisation et de mobilisation sociale qui soient à la hauteur de l’agressivité du COVID-19 ; alors, face à nos actes d’insouciance au quotidien, dont le peu de respect accordé aux mesures édictées, est-il raisonnable d’espérer trouver ou créer mieux au sein de nos écoles, qui ne sont que le reflet de notre vécu communautaire ?

– A partir du 2 juin, nous entrons normalement dans une période où il pourrait bien pleuvoir (nous le souhaitons tôt et abondamment) dans de vastes zones du pays; il s’y ajoute que cette saison des pluies génère ou favorise un cadre environnemental peu reluisant, ainsi que des maladies liées aux inondations, eaux stagnantes, insalubrités, insectes et autres animaux nuisibles ; alors, si ces pluies sont au rendez-vous, on fait quoi ? On arrête les cours ? On annule les examens ?

– Quant au dispositif « Apprendre à la maison » et destiné aux classes sans examen, il semble plus pertinent en temps normal, pour jouer un rôle auxiliaire devant renforcer ce qui se fait à l’école ; dans nos conditions actuelles, ce dispositif ne saurait assurer le principal, d’autant que l’accessibilité de ses plateformes n’est pas offerte à tous les enfants;
– Il conviendra d’admettre que la qualité de tout dispositif alternatif de reprise, mis en place maintenant ou plus tard, doit être jugée, en premier, par rapport au respect du principe d’équité et à la volonté effective de donner les mêmes chances à tous les enfants.

3ème question : pourquoi ne pas avoir la sagesse d’accepter que cette année scolaire que l’on s’échine à récupérer à tout prix s’avère fondamentalement hypothétique ? Si l’on sait que cette reprise des enseignements se heurte à une évolution défavorable du contexte sanitaire, social et environnemental ainsi qu’aux difficultés à réunir les conditions pour assurer des cours de qualité et des performances aux examens?

Présentement et dans tous les secteurs d’activités, la santé, la protection sociale et la sécurité des acteurs (ici nos enfants et les personnels d’école) doivent nous importer mille fois plus qu’autre chose ; en plus, une année perdue (à cause du COVID-19) peut bien être rattrapée autrement et mieux.

L’acceptant ainsi, il s’agira d’un énorme défi national à relever, à travers la mobilisation de toutes les forces vives et des compétences du pays, afin de trouver ensemble les voies et moyens pour une sortie gagnante : nous le pouvons et le devrons, en tirant profit de toute cette période où le COVID-19 devrait continuer sa balade mortelle autour de nous, semble-t-il jusqu’au mois de septembre 2020, pour nous laisser un après-COVID à affronter résolument.
Ainsi, l’Etat pourra concentrer tous les moyens idoines pour l’accompagnement multiforme de la population, en coopération avec les collectivités territoriales, les organisations de la Société civile et les acteurs communautaires.

Dans cette dynamique, loin de vouloir la rejeter, il faut avouer que la formule « apprendre à vivre avec le virus » nous parait encore trop belle et prématurée, pour pouvoir prospérer.

Assurément, nous partageons tous le désir ardent d’avoir un système éducatif fonctionnel, stable et performant, sans lequel aucun développement n’est possible. Cependant, ayons l’honnêteté et le courage de reconnaitre que : pandémie COVID 19 / état d’urgence / couvre-feu / confinement / grisaille économique et angoisses du quotidien font un puissant cocktail qui, en plus d’avoir duré, devient trop lourd à supporter.

Enfin, nous gagnerions à arrêter de citer en exemple tel ou tel pays (notamment européen) qui aurait fait reprendre ses enseignements de telle ou telle manière, en ignorant ainsi délibérément que ce sont nos réalités qui sont déterminantes ! Notre dignité se gagne, s’exprime et se conserve aussi à travers notre souveraineté dans l’analyse de nos réalités et le choix de nos propres stratégies de développement. Notre Ecole mérite encore beaucoup plus de générosité, d’intelligence et de solidarités !

Kader NDIAYE, Consultant en Education/ Formation

 

Covid-19 et promesse du digital: Les nouvelles frontières de la souveraineté.

La pandémie de la COVID 19 a bouleversé nos certitudes. L’infiniment petit à fait vaciller des systèmes entiers et le principe même de l’interconnexion de nos économies mondialisées. Jamais, dans l’histoire de la civilisation, la notion de « village planétaire » n’avait à ce point montré qu’à côté de ses merveilleuses promesses, elle portait également, en son sein, les germes d’une périlleuse fragilité. Wuhan, si loin, mais si proche…

L’on a tendance à se répéter que plus rien ne sera jamais comme avant. Les conséquences sociales, économiques, et même culturelles de cette pandémie n’ont pas encore fini d’être cernées. En Afrique et dans de nombreuses autres régions du monde, il semblerait que les fameux « pics » soient encore devant nous. Il n’empêche, si le temps a semblé suspendre son vol à la faveur du confinement, du semi-confinement ou de l’état d’urgence, la réflexion sur les défis structurants posés à notre intelligence collective ne saurait prendre de repos.

Les mesures prises à l’échelle mondiale pour limiter la propagation du virus ont mis en lumière certains effets pervers saillants ; pour chaque état souverain il se pose la question d’une redéfinition de son essentiel, de ce qu’il faut, vaille que vaille, savoir assurer seul, avec son propre tissu productif national. A n’en pas douter, le digital fait figure d’épine dorsale de cette souveraineté redéfinie.

Partout, ce sont les boites à outils du digital qui ont permis d’assurer une certaine forme de continuité par la téléprésence ou visioconférence. Que ce soit à l’école, dans les entreprises ou encore dans les administrations, les octets ont maintenu le lien entre les hommes. Notre pays n’a pas fait exception.

La vision prospective du Président de la République, Son Excellence Monsieur Macky SALL, s’était déjà manifestée dans la mue accélérée d’un portefeuille ministériel : de Ministère en charge des Téléservices de l’État, nous sommes passés, il y a quelques mois déjà, à un Ministère de l’Économie Numérique. C’était plus qu’une question de nomenclature ; le statut transversal et structurant du digital consacré à l’économie toute entière.

La politique numérique de notre pays est précisément définie dans le Plan Sénégal Émergent et la stratégie SN2025. L’objectif est ambitieux : atteindre la 4ème place en Afrique dans le classement mondial de l’indice de développement des TIC (ICT Développement Index), mais aussi impacter le PIB à hauteur de 10% avec la création d’au moins 216 000 emplois directs d’ici 2025.

Ce sont donc les grands projets d’infrastructure numérique qui ont contribué à la résilience digitale de notre économie pendant cette période. Le nouveau Code des communications électroniques, adopté en 2018, pose déjà le cadre d’une libération des énergies dans le secteur. Ensuite, cette crise a frappé notre pays à un moment où les équipes de l’ADIE avaient déjà, à travers le projet « Large bande », déployé plus de 4500 km de fibre optique sur le territoire national, assurant ainsi la connectivité très haut débit de plus de 1000 bâtiments administratifs. Ce faisant, il a été possible d’assurer la continuité des échanges d’informations entre démembrements de l’Administration sur une infrastructure parfaitement sécurisée et monitorée.

Ces grands projets ont également mis en branle un processus de dématérialisation du lien entre l’Administration et les administrés en tant que personnes physiques ou morales. Ce sont aujourd’hui plus de 100 procédures qui ont été rendues accessibles en ligne par les équipes de l’ADIE sur la plateforme teledac.gouv.sn. L’impact en termes de gains de productivité et de qualité perçue dans le service rendu aux citoyens est significatif.

Le programme « Smart Sénégal » à travers une de ces composantes, permet de construire des « maisons du citoyen » dans les 45 départements du Sénégal. Cette idée de création d’agrégateurs de services digitalisés de l’Administration va marquer la prochaine étape de ce puissant processus de modernisation. Avec la mise en service de ces bâtiments d’ici début 2021, une nouvelle ère va donc s’ouvrir, impactant positivement les relations entre Administration et administrés.

« Smart Sénégal » engage la modernisation du système éducatif national à travers le projet « Smart Education », d’où une amélioration substantielle du dispositif de connectivité, grâce à l’installation de salles multimédias, de studios d’enregistrement dans les universités, des Espaces Numériques Ouverts et au sein des écoles afin de favoriser le téléenseignement et de démocratiser l’accès au savoir.  

La sécurité est également une composante clé de ce projet qui prévoit le déploiement d’un certain nombre de caméras intelligentes de vidéosurveillance et de centres de commandement pour faciliter le travail aux forces de défense et de sécurité (FDS).

La pandémie COVID 19 a donc frappé un pays, le Sénégal où la matérialisation de la vision du Chef de l’État relative au numérique avait déjà permis de disposer du substrat essentiel de la résilience nécessaire à la continuité de l’activité. L’élargissement de la bande passante internationale, le futur Datacenter tiers-trois de Diamniadio, la démocratisation de l’accès au haut débit par l’ouverture de l’infrastructure étatique ou encore le fonds spécial administré par la Délégation à l’Entreprenariat Rapide en faveur des « Start-ups » sont autant d’initiatives structurantes pour le secteur.

A côté de ces enjeux structurels, les agents de l’ADIE ont fait preuve, pendant cette période, d’une réelle agilité conjoncturelle que j’aimerais ici saluer. Il s’agit de diverses matérialisations dont : i) le Conseil des ministres en téléprésence pour assurer la parfaite coordination de l’action gouvernementale tout en respectant la distanciation physique ; ii) du Chatbot Dr. COVID dédié à l’information sur la pandémie ou encore la plateforme d’aide à la diaspora (forcecovid19diaspora.gouv.sn) ; iii) du Téléenseignement et télémédecine qui ont été rendus possibles par l’interconnexion des différents bâtiments publics dans des conditions de latences réseau compatibles avec ces usages.

Je voudrais, à cet effet, adresser mes félicitations aux agents de l’ADIE que j’ai l’honneur de diriger, considérés comme des acteurs de première ligne dans la stratégie nationale de riposte.

Mais l’État ne peut pas tout. Je souhaite ici lancer un appel au secteur privé national qui, trop souvent, tend à brider sa capacité d’innovation face à des obstacles épistémologiques difficiles à cerner. Il y a bien d’autres champs à investiguer que celui de la commande publique. L’innovation n’est pas un luxe réservé aux grandes puissances. Les plus grandes vagues d’innovation de l’histoire ont trouvé racine dans des périodes de crise et il ne faudrait pas que nous fassions exception.

L’Intelligence artificielle, la blockchain, les cryptomonnaies, l’internet des objets, le Big Data, l’Open Data, toutes ces tendances lourdes qui vont façonner notre quotidien dans les temps qui viennent, doivent devenir des questions éminemment africaines avec l’émergence de champions régionaux qui penseront le leapfrog technologique au lieu de le subir. Nous avons besoin de ce génie créateur sénégalais pour être à l’avant-garde de ces grandes transformations.

Déjà, des initiatives très prometteuses ont été constatées comme « Dr. Car », ce robot conçu par les élèves de l’ESP, les respirateurs artificiels imprimés en 3D, ou encore ces différentes solutions informatiques d’aide à la traçabilité des malades. Mais il faut aller beaucoup plus loin en développant une véritable culture de la synergie interfécondante des entreprises, universités, groupes de recherche, « start-ups » et institutions financières.

L’État en général et l’ADIE en particulier, seront là, à chaque étape, pour organiser, simplifier, faciliter et encourager le processus afin de s’assurer que la question du digital, dans le contexte d’un Sénégal post-COVID, soit posée comme enjeu majeur de la nouvelle souveraineté, construite sur des briques technologiques « Made in Senegal ».

Cheikh BAKHOUM

DG ADIE

Le «griot électrique», Mory Kanté est décédé 

Avec « Yéké Yéké », en 1987, l’artiste avait offert à l’Afrique l’un de ses plus grands succès internationaux. Il est décédé vendredi, à l’âge de 70 ans.

Deux mois après le saxophoniste camerounais Manu Dibango, « un autre baobab est tombé », peut-on lire parmi les commentaires qui accompagnent l’annonce de la mort, des suites d’une longue maladie, du chanteur et musicien guinéen Mory Kanté, le vendredi 22 mai, dans un hôpital de Conakry, capitale de la Guinée. Il était âgé de 70 ans. Surnommé « le griot électrique », il a donné à l’Afrique, avec Yéké Yéké, en 1987, l’un de ses plus grands succès internationaux, comme le furent Pata Pata (Miriam Makeba, en 1967), Soul Makossa (Manu Dibango) et A Vava Inouva (Idir) dans les années 1970, Didi (Khaled) et Sodade (Cesaria Evora), deux décennies plus tard.

« J’ai perdu un frère. C’était un musicien exigeant et un compagnon de bonne compagnie, avec un vrai sens de l’humour », déplore le claviériste et compositeur malien Cheick Tidiane Seck, qui joua avec Mory Kanté au sein du Rail Band de Bamako dans les années 1970, puis à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Il l’avait convié à La Nuit du Mali, le 21 septembre 2019, à l’AccorHotels Arena, à Paris. « Mory était un très bon chanteur, un vrai talent », ajoute Christian Mousset, créateur du festival Musiques métisses d’Angoulême, où il l’avait invité à plusieurs reprises. Un talent peut-être un peu occulté par le succès de Yéké Yéké. »

Cette adaptation d’une mélodie mandingue traditionnelle, à l’origine chantée pendant la cueillette du mil, comme le rappelle Frank Tenaille, dans son livre Le Swing du caméléon (Actes Sud, 2000), fera un tabac après avoir été boostée aux boîtes à rythmes et sons électroniques, de même que l’album dont elle est extraite, Akwaba Beach (1987), produit par le Britannique Nick Patrick. Le grand public découvre alors la kora, une harpe-luth à 21 cordes, l’un des instruments-clés des griots d’Afrique de l’Ouest (appelés djélis en pays mandingue), les maîtres de la parole et de la mémoire, caste à laquelle Mory Kanté se rattache.

De Bamako à Paris

Né d’une mère malienne et d’un père guinéen en 1950, à Albadaria (près de Kissidougou, en Guinée), il grandit à partir de ses 7 ans auprès de sa tante, la griotte Maman Ba Kamissoko, à Bamako,…

Sénégal/ Covid-19: La fermeture des frontières aériennes jusqu’au 30 Juin 2020

La nouvelle vient de tomber. Les frontières aériennes du Sénégal restent fermées jusqu’au 30 Juin 2020. 
L’annonce est de Alioune Sarr, Ministre du Tourisme et des Transports aériens.
Tous les vols en provenance et à destination du Sénégal sont suspendus jusqu’à cette date. Sauf bien entendu les cargos,  les appartements et les vols médicaux.

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