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«Nous sommes en guerre contre la Covid-19 avec des troupes en désordre…»: Dr Niang, directeur de Suma Assistance

Le directeur de Suma Assistance est persuadé que l’unité nationale est la seule arme qui vaille pour triompher la Covid-19. Le Dr Babacar Niang regrette dans cette interview accordée à Dakaractu, que beaucoup de sénégalais ne se sentent pas concernés par la riposte.

Qui a-t-on essayé d’unir ? Les politiciens peut-être, en les recevant au palais. Les sénégalais ne se sentent pas concernés par la riposte contre la Covid-19. La confiance des sénégalais en leur autorité sanitaire a continué de s’effondrer. Beaucoup de gens disent ne plus faire confiance à l’autorité pour l’endiguement de la pandémie.

 Ou même encore plus loin. Dans cette crise, l’autorité agit en fonction des informations qui lui sont apportéesAlors, certains utilisent la désinformation comme une arme. Ils n’hésitent pas à y avoir recours. Cela peut instiller du doute et de la confusion et peut élargir le fossé entre les populations et ses dirigeants. C’est inquiétant !

Il faut réaménager le plan de riposte contre la pandémie de coronavirus au Sénégal. Parce que, nous sommes en guerre en ordre dispersé avec des troupes en désordre, donc sans synergie de leurs forces. Aujourd’hui, l’unité nationale est la seule arme qui vaille pour triompher la Covid-19. Des hommes d’affaires  ont récolté de l’argent, parce qu’il y en a ceux qui vivent de la Covid-19.

Avec l’assouplissement des mesures restrictives, les médecins redoutent une augmentation des cas de Covid-19. Êtes-vous du même avis ?

La levée des mesures restrictives, c’est de la loterie. Il y a deux conséquences : soit l’immunité collective, soit l’épidémie s’aggrave dans le pays. C’est dans 15 jours qu’on pourra mesurer l’évolution de la situation. Les conséquences de la levée des restrictions vont être ressenties après deux semaines.

Le ministère de la Santé et de l’Action sociale a décidé de ne plus tenir de point de situation de la Covid-19, comme il le faisait chaque jour. Est-ce une bonne chose?

 C’est une très bonne chose. Il fallait libérer les services du ministère de la Santé de l’emprise des déclarations télévisées pour faire le point de situation de la Covid-19 chaque jour. Le ministère de la Santé ne fait qu’annoncer  de mauvaises nouvelles depuis le début de la pandémie. Les chiffres sont trafiqués. Ça ne sert à rien d’annoncer des chiffres si on n’a pas de propositions ou de solutions. Des moments de discussion et d’analyse pour des spécialistes sur un plateau de télévision, c’est une bonne option pour sensibiliser les sénégalais. En tout cas, j’espère que nous n’arriverons pas à endiguer l’épidémie si on ne réaménage pas la riposte à la Covid-19.

Covid-19/Sénégal: 92 nouveaux cas testés positifs, 106 nouveaux guéris et 23 cas graves en réanimation.

Sur 1005 tests réalisés, 92 sont revenus positifs au coronavirus soit un taux de positivité de 9,15%.

Il s’agit de 74 cas contacts suivis et 18 cas issus de la transmission communautaire répartis comme suit : Guédiawaye (2), Rufisque (3), Mbao (1), Diamaguène (1), Liberté 6 (1), Bambilor (1), Kounoune (1), Yarakh (1), Malika (1), Diamniadio (1), Kébémer (1) et Touba (4).

106 patients ont été testés négatifs et déclarés guéris.
23 cas graves sont pris en charge dans les services de réanimation.
A ce jour, le Sénégal compte 4851 cas positifs dont 3100 guéris, 56 décès et 1694 encore sous traitement.

Covid-19/Sénégal: 119 nouveaux cas testés positifs, 109 nouveaux guéris et 20 cas graves en réanimation

Sur 1164 tests réalisés, 119 sont revenus positifs au coronavirus soit un taux de positivité de 10,2 %.

Il s’agit de 102 cas contacts suivis et 17 cas issus de la transmission communautaire répartis comme suit : Plateau (2), Maristes (1), Golf Sud (1), Wakhinane (1), Hann (1), Diamniadio (1), Grand Yoff (2), Parcelles Assainies (1), Khar Yalla (1), Fass Mbao (1), Hann Maristes (1), HLM Nimzatt (1), Kaolack (1), Richard-Toll (1) et Touba (1).
109 patients ont été testés négatifs et déclarés guéris.
20 cas graves sont pris en charge dans les services de réanimation.
A ce jour, le Sénégal compte 4759 cas positifs dont 2994 guéris, 55 décès et 1709 encore sous traitement.

Opérationnalisation du mécanisme de financement : Amadou Hott rencontre le patronat pour son feedback

Le ministre Amadou Hott, a rencontré, ces 9 et 10 juin 2020 le secteur privé national, pour échanger sur les mécanismes d’accompagnement mis en place par l’Etat pour l’opérationnalisation de la relance des activités économiques supportée par le plan de résilience économique et social (PRES).

Ont été reçus : M. Baïdy AGNE du CNP, M. Mansour CAMA du CNES, M. MBagnick DIOP du MDES, M. Idy THIAM de l’UNACOIS, M. Serigne MBOUP de l’Union des Chambres de Commerce, M. Babacar DIAGNE du CDES, M. Birane Wane du CNDES et M. Cheikh Cisse de l’Unacois Yessal.

Ces rencontres ont permis de recueillir les suggestions des acteurs du secteur privé pour une réussite de la relance de l’économie. Pour rappel, dans le cadre du PRES, l’Etat a pris des mesures pour préserver la trésorerie des entreprises à travers des mécanismes de remboursement des crédits de TVA dans des délais raccourcis, de remises et suspensions d’impôts, des différés de paiement des impôts et taxes, ainsi que des mesures d’injection de liquidités avec la mise en place d’un mécanisme de financement de 200 milliards.

A ce stade du processus, le ministre de l’Economie, de Plan et de la Coopération a jugé nécessaire d’échanger avec le secteur privé afin d’avoir son feedback sur la phase opérationnelle du mécanisme de 200 milliards de F CFA , l’intérêt du secteur privé pour le mécanisme, les difficultés que son opérationnalisation pose pour le secteur privé. «Il s’agit ainsi de recueillir vos analyses et suggestions sur le volet opérationnel du mécanisme», a relevé Amadou Hott dans un communiqué qui nous est transmis.

Lors de la dernière rencontre du 06 mai 2020, entre le ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération et le patronat, sur le mécanisme de financement, il a été retenu que des efforts seront faits pour prendre en charge certaines de vos préoccupations ; mais, qu’il était important de s’engager dans l’opérationnalisation afin de répertorier les difficultés majeures en vue d’un ajustement à travers des avenants.

Le mécanisme de financement, souligne le ministre Amadou Hott, est devenu aujourd’hui opérationnel avec la signature de l’accord cadre, de son avenant et des conventions spécifiques de garantie, la mise à disposition d’une première tranche de ressources pour la constitution des dépôts de garantie et la fonctionnalité du comité de gestion et de la plateforme du FONGIP. Des demandes d’avis de non objection ont été déjà reçues et examinées par le Comité de Gestion qui a donné des avis favorables pour lesquels les dépôts de garantie ont été constitués.

Le deuxième sujet sur lequel il a souhaité échanger avec les dirigeants du patronat porte sur le programme de relance immédiate en cours d’élaboration par le Gouvernement pour favoriser et accompagner la reprise de l’activité. À cet égard, le ministre a proposé, en termes d’approche, l’élaboration un programme de relance immédiate bien articulé au Programme de Résilience économique et social (PRES) afin de conforter la résilience des entreprises et d’accompagner la reprise de l’activité économique. Parallèlement, les services vont travailler sur l’ajustement du PAP II du PSE en tenant compte des nouvelles priorités et assurant dans le court et moyen terme une relance durable de l’économie

Dans l’esprit de la démarche participative initiée depuis le départ, il ministre a voulu organiser ces échanges afin d’avoir le point de vue des dirigeants du secteur privé sur les actions à mettre en œuvre en vue de réussir la relance de l’économie. «Nous vous écouterons attentivement pour un exposé des difficultés des entreprises affiliées à votre organisation, perspectives et propositions de solutions, en vue d’une meilleure résilience et de l’élaboration du programme de relance de l’économie nationale», dit-il.

Déficit d’infrastructures à Tivaouane Peulh- Niague: Une situation insupportable par les populations

Le leader des jeunes de l’Apr dans la commune de Tivaouane Peulh- Niague est monté au créneau pour tirer la sonnette d’alarme. Idrissa Bâ déplore la situation invivable dont les populations de la localité sont victimes; absence de lycée, de garage, manque criard d’eau, un seul poste de santé pour 10 000 âmes. Il a fait état de problèmes liés au foncier, à l’absence de Promoville. Selon lui, ses concitoyens méritent des infrastructures répondant à leurs aspirations.

Le responsable Idrissa Bâ s’est longuement appesanti sur la situation difficile que traverse la commune de Tivaouane Peulh- Niague. Il n’a pas manqué de souligner que leur leader incontestable, Oussou Ngoné Dia, s’est appauvri pour sécuriser l’Alliance pour la République (Apr) dans la localité.  «En tant que militant de première heure, au moment où le parti était confronté à des difficultés financières, M. Dia, en sa qualité de promoteur s’était illustré en assurant les multiples dépenses du parti avec l’implantation de cellules Apr dans la commune de Tivaouane Peul- Niague», témoigne M. Bâ.

Pourtant au niveau des quatre communes, selon lui, leur localité est la seule qui ne sent pas la présence de Promoville. M. Bâ a évoqué l’absence de lycée, de marché, entres autres. A son avis, leur leader Oussou Dia mérite d’être promu car il est au service des populations avec ses moyens propres. «Plus de 75 millions de F Cfa ont été injectés dans le parti depuis 2013 et notre commune doit bénéficier d’infrastructures répondant aux aspirations des citoyens dont les jeunes sont majoritaires. Le chômage ne cesse de s’accroître et les mesures d’accompagnement ne sont pas au rendez en cette période de lutte contre la covid-19», a déploré M. Ba.

«Nous nous sommes battus avec toutes nos énergies pour remporter toutes les élections. Parmi les quatre (4) communes, nous sommes la seule à ne pas bénéficier de postes de nomination», a-t-il poursuivi. M. Bâ a précisé que plusieurs actions de haute portée sociale sont faites à l’endroit des nombreux nécessiteux que polarise la localité. «Masques, gels antiseptiques, savons, sont distribués pour permettre aux populations de respecter les mesures barrières édictées par le ministère de la Santé et de l’Action sociale; des actions qui méritent d’être soutenues et promues», a-t-il ajouté.

 

Covid-19/ Sénégal: 124 nouveaux cas testés positifs, 76 nouveaux guéris et 18 cas graves en réanimation

Sur 1205 tests réalisés, 124 nouveaux cas sont revenus positifs au coronavirus soit un taux de positivité de 10,9 %.

Il s’agit de 109 cas contacts suivis et 15 cas issus de la transmission communautaire répartis comme suit : Mbao (4), Guédiawaye (2), Pikine (1), Maristes (1), Yeumbeul (1), Grand Yoff (1), Dieuppeul (1), Yarakh (1), Ziguinchor (1) et Touba (2).
76 patients ont été testés négatifs et déclarés guéris.
18 cas graves sont pris en charge dans les services de réanimation.
A ce jour, le Sénégal compte 4640 cas positifs dont 2885 guéris, 52 décès et 1702 encore sous traitement.

Hommage à George Floyd: Le Sénégal n’est pas en reste

Au Sénégal, une déclaration a été signée par quelque 80 organisations de la société civile et des personnalités dont des intellectuels, des responsables religieux et des syndicats ou des médias pour rendre hommage à George Floyd et dénoncer les violences racistes. Un rassemblement en petit comité s’est tenu le 9 juin en fin de journée à Dakar, la capitale.

Huit minutes et 46 secondes, le genou à terre face à l’océan Atlantique, à plus de 6 000 kilomètres des États-Unis. Dans un élégant boubou bleu et jaune, madame Diago Ndiaye espère que le message atteindra l’Amérique. « Nous sommes de tout cœur, d’abord avec la famille de George Floyd, a-t-elle déclaré. Mais nous dénonçons aussi le manque de droits dont les Noirs font l’objet aux États-Unis ».

Ils sont une cinquantaine, certains le bras levé, sur le site du mémorial de Gorée, lieu symbolique, rappelle Abdourahmane Sow. « Le Sénégal a été un camp de concentration d’esclaves, rappelle-t-il. Et à partir de Gorée, ils allaient aux Amériques. Cela doit nous motiver davantage pour qu’on puisse occuper notre place ».

Peu de monde était présent pour cet hommage à Dakar. Certains évoquent la situation de pandémie et l’interdiction des rassemblements. Beaucoup s’interrogent aussi sur le silence de la majorité des chefs d’État africains. « Nous sommes tout simplement choqués que nos élus qui étaient si prompts à dire « Je suis Charlie » soient aux abonnés absents », déclare Guy Marius Sagna.

Sous un parapluie pour se protéger du soleil, Alexis Tangana, lui, enlace sa fille de cinq mois installée dans un porte-bébé. C’est aussi pour elle qu’il est là. « Elle est issue du métissage et je pense que c’est important de lui inculquer déjà des valeurs de tolérance, d’humanisme en fait, d’humanité», explique-t-il. Une délégation doit apporter le message du collectif ce 10 juin à l’ambassade des États-Unis.

«Endogénéiser la Covid-19 pour préparer notre pays au rendez-vous du futur»

La pandémie de la covid 19 qui sévit depuis plus de trois mois a bousculé beaucoup de certitudes dans le fonctionnement de nos écosystèmes. En effet, cette crise qui a confiné, en quelques semaines seulement, plus de 2,6 milliards de personnes a déstructuré toutes les sociétés en réduisant la mobilité des biens, des personnes et des capitaux, tout en paralysant les chaines de production et d’approvisionnement au niveau mondial.

Selon les prévisions, toutes les économies connaîtront des décroissances de leur PIB qui sera de l’ordre de 3% au niveau mondial et de plus de 4% pour l’Afrique, entrainant ainsi la dégradation des indicateurs macro-économiques (déficit des finances publiques, inflation, chômage, pauvreté etc.).

Face à cette situation exceptionnelle la plupart des Etats ont tenté d’apporter des réponses adaptées aux réalités de leur pays afin d’absorber le choc exogène engendré par cette pandémie.

C’est dans ce sens que le Président Macky SALL a très tôt pris des mesures fortes mais graduelles pour maîtriser le rythme de propagation du virus dans notre pays.

Ainsi, les premières décisions visaient à enfermer notre pays dans une quasi- autarcie avec la fermeture de toutes les frontières.

Mais tenant compte de la réalité de notre économie, fortement dominée à 97%   par le secteur informel, le Président de la République a pris une deuxième génération de mesures d’assouplissement, visant à endogénéiser le virus (vivre avec la covid) afin de permettre une reprise progressive et sécurisée des activités économiques.

Toutes ces batteries de mesures prises dans le cadre de la gestion de la pandémie sont à saluer, parce que nous sommes dans une situation de crise inédite qui appelle à une gestion dynamique, évolutive et intelligente.

Cette crise est une rupture de la normalité et l’un des grands enseignements de la Covid, est que tous les Etats sont dans un processus d’apprentissage, dans un environnement où la seule certitude est l’incertitude.

La Covid-19 c’est également un puissant révélateur de la fragilité de nos systèmes de santé, de production et de consommation, liés à une forte dépendance vis-à-vis de l’extérieur. Par conséquent, cette crise interpelle tous les Etats sur la nécessité de repenser la gouvernance mondiale qui, impérativement, fait appel à un nouvel ordre mondial, centré sur l’humanité.

Au niveau national, cette crise a révélé l’impérieuse nécessité de renforcer davantage notre résilience économique et sociale, en augmentant le volume d’investissement dans des secteurs prioritaires tels que la santé, l’agriculture, l’éducation et l’industrialisation. Dans ce sens, le PSE post- covid qui est gestation doit donner une priorité absolue aux secteurs ayant des effets multiplicateurs d’activités économiques assez élevés. Il s’agit notamment du secteur des transports, du tourisme, des BTP, du numérique et de l’artisanat.

L’autre sur-priorité est de poursuivre les efforts d’investissements dans le secteur Agricole afin d’assurer notre souveraineté alimentaire.

Notre pays doit également accélérer son processus d’industrialisation, déjà entamé, avec la multiplication de pôles industriels dans les régions naturelles en mettant à profit les potentialités éco géographique de chaque territoire.

The last bat not the least, le domaine de la recherche-développement, devrait être renforcé, en relation avec les autres Etats du continent Africain, en y consacrant 3% du PIB pour son financement. En effet, la covid a montré que l’Afrique doit disposer d’une grande firme pharmaceutique pour assurer sa souveraineté sanitaire.

Enfin, pour relever ces défis, notre pays doit pouvoir compter sur la qualité de ses ressources humaines, le civisme et le patriotisme, mais aussi l’engagement et la discipline afin de construire notre cher Sénégal que nous aimons tous et qui transcende tous les clivages.

Apprenons à «endogénéiser» la covid-19 et préparons-nous au rendez-vous du futur.

Mamadou Alhadji Ly, coordonnateur adjoint des cadres APR de Dakar en charge de l’arrondissement des Parcelles Assainies;

Économiste, responsable APR Parcelles Assainies.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Litiges fonciers à la cité Gadaye: Les 270 victimes menacent d’aller en grève de faim

Le collectif des victimes de Gadaye est monté au créneau le week-end dernier pour fustiger le retard noté dans le règlement du litige qui l’oppose au promoteur immobilier Babacar Fall. Le tribunal avait condamné en première instance ce dernier qui, à son tour, avait interjeté appel. Le report de l’audience au 28 août prochain a fait sortir les membres du collectif de leurs gonds.

Le collectif des victimes de Gadaye a le sentiment que le dossier doit être traité avec une plus grande diligence afin qu’elles puissent être rétablies dans leurs droits. Ses membres piaffent d’impatience de construire sur le site afin de se libérer du joug du loyer. En effet, le jugement en appel a été finalement renvoyé au 28 août prochain. Les deux parties sont ainsi tenues de patienter jusqu’à ce jour pour entendre le verdict rendu par la cour d’appel.

Une décision qui est loin d’agréer les victimes qui ont menacé, avant-hier, de reprendre le site et de le mettre à la disposition des 253 victimes que compte le collectif. Vice-président dudit collectif, Bara Sow s’est demandé pourquoi le promoteur immobilier, condamné en première instance avec une contrainte par corps, continue à humer l’air de la liberté. « C’est comme s’il était au dessus de la loi. Non seulement, il a été condamné à une peine ferme, mais aussi la peine est assortie d’une amende à payer aux victimes », a-t-il expliqué. « Mieux, un mandat d’arrêt a été lancé contre lui. Malgré tout cela, la personne concernée est aussi libre que le vent.

Pire, elle se permet de menacer le collectif en lui envoyant des huissiers à tout bout de champ », affirme-t-il. Bara Sow ajoute que dans tous les cas, le collectif est dans les dispositions de reprendre le bornage des parcelles identifiées sur le site dans l’optique de restituer chaque parcelle à son propriétaire afin qu’il puisse reconstruire sa maison. Bara Sow a aussi déploré les obstacles auxquels le collectif fait face auprès de certaines institutions  dans leur tentative de faire évacuer ce dossier au plus vite. «Le Président Macky Sall a manifesté une ferme volonté de faire en sorte que ce contentieux soit vidé mais les instructions qu’il avait données dans ce sens n’ont pas été respectées », a-t-il soutenu.

Dans le même ordre, les victimes de Gadaye ont invité le chef de l’Etat à les recevoir comme il l’avait fait avec celles qui avaient été signalées à la cité Tobago. « Cette année est décrétée année sociale. Nous prions le chef le l’Etat de faire en sorte que les victimes de Gadaye s’y retrouvent », conclut Bara Sow. Secrétaire administratif du collectif des victimes de Gadaye, Mbaye Tine a alerté les autorités de ce pays en les invitant à intervenir pendant qu’il est encore temps pour éviter que ce problème ne débouche sur une catastrophe.

Programme de riposte au Covid-19 : Un appui de 57,1 milliards de F CFA financé par la BAD

Le ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, Amadou HOTT, a procédé à la signature de la convention de financement du Programme d’urgence d’appui à la riposte Covid-19 (PUARC), le jeudi 4 Juin 2020.

Cet appui budgétaire de 88 millions d’Euros, soit 57,1 milliards de F CFA, a été approuvé par le Conseil d’Administration de la Banque Africaine de Développement le 29 Mai 2020. La Directrice Régionale de l’Afrique de l’Ouest, Mme Marie-Laure Akin-Alugbade, a félicité le gouvernement du Sénégal pour les efforts importants déployés dans la lutte contre la Covid-19 et pour les mesures fortes qui ont contribué à contrôler la propagation du virus et à atténuer son impact socio- économique.

Le PUARC vise à soutenir la riposte sanitaire et le renforcement de la résilience des populations, et contribue à l’atténuation des risques macro-économiques. Le PUARC est aligné sur le Programme de Résilience Economique et Social (PRES), doté d’un fonds de 1000 milliards de FCFA, afin de renforcer le système de santé et de soutenir les ménages, la diaspora sénégalaise ainsi que les entreprises et leurs salariés.

Ce programme est décliné en quatre axes : (i) le soutien du secteur de la santé ; (ii) le renforcement de la résilience sociale des populations; (iii) la stabilité macroéconomique et financière pour soutenir le secteur privé et maintenir les emplois; (iv) l’approvisionnement régulier du pays en hydrocarbures, produits médicaux, pharmaceutiques et denrées de première nécessité.

L’opération contribuera à la mise en œuvre du plan de riposte sanitaire à travers le renforcement des installations de prise en charge des patients. Le PUARC soutiendra également la distribution de denrées alimentaires et le paiement des factures d’électricité et d’eau pour les ménages vulnérables. Enfin, le PUARC appuiera aussi les mesures de soutien au secteur privé et de maintien des emplois à travers le programme d’injection de liquidités et les mesures fiscales et douanières.

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