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Rappel à Dieu du Khalife de Médina Baye : La vie et l’oeuvre de «Papeu Cheikh»

Fils de Cheikh Al Islam et de Zeyda Mariama Niang, Cheikh Ahmed Tidiane El Hadj Ibrahima Niass est né en mai 1932 à Kossi. Une localité située à 09 kilomètres de la ville de Kaolack.

Le défunt khalife a appris le coran en Mauritanie, plus précisément à Nubbaghiya, auprès du marabout Rabbani. Il continua ses études auprès de Cheikh Oumar Touré et de retour à Kaolack, son père (Baye Niass) décida de l’inscrire à l’Université Médina où il appris la langue arabe et les sciences islamiques et obtint une graduation en littérature arabe et sciences islamiques.
Après ses études, il devint le bras droit de son père qu’il accompagna ainsi dans ses missions et un peu plus tard Baye Niass lui confia le développement de Darou Mbitéyène (région de Kaolack).

À Médina Baye, le guide religieux dit « Papeu Cheikh » a beaucoup contribué à l’essor de cette cité, notamment à travers ses réalisations et ses grands chantiers tels la maison des hôtes, la grande bibliothèque de la cité et la redynamisation de l’association dénommée  » Jamiyatoul Ansaroudin », la liste étant loin d’être exhaustive.
Le 4ème khalife de Cheikh Al Islam était aussi un écrivain. En effet, il est l’auteur de  » Zadjiroul Ikhwane » et de « Alakhatou Cheikh Al Islam El Hadj Ibrahima Niass bi Naydjiria ».
Aujourd’hui, Médina Baye vient de perdre un homme multidimensionnel qui a marqué son époque. Il restera à jamais dans nos coeurs, notamment pour ses fidèles disciples…

Aïd el Kabir 2020: Macky Sall invite les jeunes à la conscientisation face au coronavirus

Le Chef de l’État Macky Sall a dérogé à la tradition en priant chez lui lors de la fête de Tabaski, célébrée aujourd’hui partout dans le monde. Comme lors de la fête de la Korité, il a tenu à adresser un message à la jeunesse dans ce contexte de pandémie de la Covid 19.

Il l’a appelée à la conscientisation d’autant plus, a dit le Président Sall, que la plupart des décès enregistrés ces derniers jours au Sénégal du fait de la maladie, sont des personnes âgées. Aussi a-t-il invité les jeunes à protéger cette catégorie de personnes plus vulnérables.

Echanges de notes entre le Sénégal et le Japon: 2 500 000 000 F Cfa pour la fourniture d’équipements médicaux

Le ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, Monsieur Amadou Hott, et S.E.M. Arai Tatsuo, ambassadeur du Japon au Sénégal, ont procédé à la signature de l’Échange de notes relatif à la fourniture d’équipements médicaux, hier, dans le cadre du Programme de Développement économique et social du Japon pour le Sénégal. Cet important appui du Japon vise à soutenir les efforts du Gouvernement du Sénégal, dans le cadre de la riposte contre la Covid-19.

Ce don d’un montant de cinq cent millions (500 000 000) de Yens, soit environ deux milliards cinq cent millions (2 500 000 000) de F CFA est destiné à la fourniture: d’équipements médicaux; d’équipements et/ou de matériels relatifs à l’utilisation et à la maintenance des équipements médicaux; de tout équipement et/ou matériel nécessaire aux structures sanitaires de destination ; de services nécessaires pour l’acquisition et le transport des produits; de services de formation et autres services nécessaires pour l’utilisation et la maintenance des équipements médicaux ; et, enfin, de services de consultants.

 «Il me plait, pour illustrer la présence du Japon à nos côtés, de rappeler, la participation de votre pays dans la réalisation des projets et programmes dans les secteurs les plus importants de notre développement, notamment : l’éducation et la formation professionnelle; l’hydraulique; le transport maritime; la santé; l’énergie», a déclaré le ministre Amadou Hott. Pour sa part, S.E.M. l’ambassadeur a mis l’accent sur le fait que ce montant «mis à la disposition du Sénégal pour la réalisation de son Projet de Développement Economique et Social permettra au Gouvernement sénégalais d’acquérir un lot d’équipements médicaux de haute qualité notamment pour améliorer le système de santé dans le cadre de la lutte contre la pandémie de la Covid-19».

Cet appui intervient en cette année 2020 où le Sénégal et le Japon commémoreront le 60ème anniversaire de leurs relations diplomatiques, et le 40ème anniversaire de l’envoi de volontaires japonais au Sénégal, deux évènements très représentatifs de la solide amitié qui lie les deux peuples. Le ministre a profité de cette solennelle circonstance pour renouveler les remerciements du Gouvernement du Sénégal à l’endroit du Peuple et du Gouvernement japonais. «Je voudrais également magnifier l’exemplarité et le dynamisme des relations entre nos deux pays et me réjouir du volume appréciable et de la qualité des interventions du Japon au Sénégal, notamment à travers l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica) », a relevé M. Hott.

Pour illustration, précise-t-il, entre 1976 et 2018, le bilan global de cette coopération pourrait être résumé avec ces statistiques assez révélatrices: environ 600 milliards de F CFA, au titre de la Coopération financière non-remboursable; environ 250 milliards de FCFA, au titre de la Coopération technique; environ 257,1 milliards de FCFA, au titre des prêts;  plus de 1 000 volontaires envoyés au Sénégal. Ces produits et services sont extrêmement utiles dans ce contexte de lutte contre la pandémie de la covid-19 qui a confirmé l’importance d’avoir un système sanitaire performent et résilient.

Le ministre a saisi cette occasion pour magnifier la coopération fructueuse entre les deux pays et le rôle essentiel que le Gouvernement du Japon a toujours joué dans le développement économique et social du Sénégal. Pour illustrer la présence du Japon aux côtés des sénégalais, rappelle-t-il, la participation du pays nippon dans la réalisation des projets et programmes dans les secteurs les plus importants de notre développement, notamment: l’Education et la formation professionnelle; l’Hydraulique; le Transport maritime; la Santé; l’Energie.

Dans tous ces domaines non exhaustifs, la coopération japonaise est accompagnée d’une assistance technique et d’une formation, sur place comme à l’étranger, en particulier au Japon. L’année 2020 est une année charnière et pleine de symbole dans les relations de coopération entre nos deux pays qui vont commémorer le 60ème anniversaire de leurs relations diplomatiques, et le 40ème anniversaire de l’envoi de volontaires japonais au Sénégal, deux évènements très représentatifs de la solide amitié liant nos deux Peuples.

Au nom de cette amitié, le Japon a été présent à côté du Sénégal durant cette lutte contre la pandémie de la covid-19 comme en attestent les échanges de notes de ce matin.

C’est pour moi, l’occasion de réitérer les remerciements du Gouvernement du Sénégal, à l’endroit du Gouvernement du Japon, pour tous les appuis accordés à notre pays dans le cadre de sa lutte contre la Covid-19. En effet, en plus de ce don pour la fourniture d’équipements médicaux, le ministre a cité particulièrement le don d’un milliard cinq cent millions (1 500 000 000) de FCFA, approuvé par le Gouvernement du Japon, pour contribuer au Fonds Force Covid-19. Cette aide, en instruction, sera prélevée sur le Fonds de contrepartie de l’Assistance alimentaire fournie à travers l’Ambassade du Japon et l’Agence japonaise de coopération internationale, au profit du Sénégal.

Cheikh S. NDONG

 

 

Eugène Ndiaye, D.g. de la Casamançaise: «Nous souhaitons de nouvelles rencontres pour approfondir la réflexion sur le plastique»

Face à ces mesures, les sociétés d’embouteillage d’eau ont salué ces mesures qui favorisent la protection de l’environnement. Selon Eugène Ndiaye, le Directeur général de la Casamançaise, des discussions supplémentaires et constructives sont souhaitables afin d’approfondir ces questions et des échanges approfondis entre les industriels, les chercheurs, les politiques, les administratifs.

Selon lui, cette loi est incontestablement nécessaire au sens où il faut combattre le plastique : “ Il s’agira de commencer à le rendre moins nuisible et savoir l’éliminer à terme. Mais pour en arriver là, il faut investir dans la recherche et le développement. Une fois qu’on aura trouvé une solution, un processus de migration d’un produit polluant comme le plastique à un produit non polluant devra être mis en place. Il y a cependant des étapes à franchir graduellement. Il faudrait donc disposer d’un planning et répondre à des objectifs,’’ dira-t-il.

Sur le régime de consignation, Eugène Ndiaye souligne que consigner une bouteille quand c’est pour la réutiliser peut être une bonne chose. Il en est ainsi des bouteilles en verre. Cependant consigner une bouteille en plastique de 0,5, de 0,6, de 1,5, de 10 L, ne peut se faire qu’à partir du moment où nos chaînes de production peuvent les reconditionner, alors que ce n’est pas le cas.

Le Directeur général de la Casamançaise souhaite un partenariat public-privé :

“Les industriels ne peuvent seuls assurer la production de bouteilles en plastique, leur distribution, leur collecte, leur reconditionnement, et enfin leur destruction. Un partenariat public-privé, avec des sociétés privées spécialisées dans la collecte et/ou le traitement des déchets paraît une solution à envisager. Nous, industriels, sommes partie prenante de la recherche d’une alternative au plastique et devons mettre ensemble nos efforts afin d’atteindre cet objectif d’État.”

Ch. S. NDONG

Abdou Karim Sall, sur le pied de guerre: Une caution sera exigée à l’achat de toutes bouteilles en plastique

Le ministre Abdou Karim Sall est bien décidé à protéger son environnement et pour cela, il serre les mesures en exigeant une consigne pour toutes bouteilles en plastique achetées. Dans une interview qu’il a accordé à Canal Afrique magazine, le ministre a précisé les deux régimes que la loi aborde : “La loi cible principalement les produits plastiques à usage unique ou produits plastiques jetables. Elle prévoit deux régimes: un régime d’interdiction et un régime de consigne”.

De l’avis du ministre de l’Environnement et du Développement durable, le système de consigne est en cours de conception. Une consigne est exigée à l’achat de tout produit contenu dans des bouteilles en plastique. Ainsi, le montant de la consigne est perçu par le vendeur au moment de l’achat et est restitué en cas de retour de la bouteille en plastique vide.

Selon Abdou Karim Sall, la protection de l’environnement a un coût :

« La protection de l’environnement a un coût. Il est vrai que le coût de la bouteille est intégré dans le coût du produit conditionné dans des bouteilles en plastique. Ce qui n’est pas le cas pour les bouteilles en verre qui sont dans la plupart des cas réutilisables par les producteurs. Mais ce qu’il faut comprendre dans ce système de consigne des bouteilles en plastique c’est que ce que le consommateur perd, il le gagne à travers l’amélioration de son cadre de vie et l’évitement des effets néfastes de la pollution plastique qui peut engendrer des dépenses de santé et de dépollution qui coutent beaucoup plus cher, sans compter les pertes économiques telles que la décimation du bétail et de la biodiversité aquatique. »

Parlant des vendeurs, il précise que tout vendeur est désormais tenu, en cas de retour, d’accepter les bouteilles en plastique et de les acheminer au point de collecte le plus proche : “Je dois préciser que la loi protège le consommateur. En effet, tout vendeur qui refuse un retour de bouteilles en plastique est puni d’une peine d’emprisonnement de quinze jours à un mois et d’une amende de cinquante à cent mille francs CFA ou de l’une de ces deux peines seulement.

Par Ch. Seck NDONG

Saccage de la mairie de Keur Massar : Le ministre Oumar Gueye dénonce l’agression d’un symbole de l’État

Il y a eu beaucoup de dégâts matériels à la mairie de Keur Massar. Plusieurs bureaux ont été saccagés. En furie, hier, des marchands ambulants cassaient tout sur leur passage en protestation contre les autorités municipales qui les interdisaient de dérouler leurs activités commerciales autour du rond-point. Ce, pour éviter la propagation du coronavirus. Sur place, le ministre des Collectivités territoriales et de l’Aménagement du territoire, Oumar Guèye, a constaté les faits «inacceptables».

«Ce qui s’est passé à Keur Massar est inacceptable, parce qu’il s’agit d’abord d’un bâtiment administratif, un symbole de l’Etat», a déploré le ministre des Collectivités territoriales. Oumar Guèye a fait savoir qu’une collectivité territoriale est un démembrement de l’Etat. «Ce bâtiment à une signification, c’est un hôtel de ville, un symbole de l’Etat. Les biens de la commune sont des biens de l’Etat. Ces faits sont inacceptables parce qu’il y a eu agression d’un symbole de l’Etat; incendie, destruction d’archives, vol de matériels et beaucoup d’autres choses», a-t-il indiqué.

Le ministre en charge des Collectivités territoriales était à la tête d’une délégation composée par le gouverneur de la région de Dakar, le préfet du département de Pikine, le sous-préfet de l’arrondissement avec le maire de la commune de Keur Massar, Moustapha Mbengue. Selon Oumar Guèye, ceux qui ont commis le forfait seront naturellement poursuivis; la loi sera appliquée avec toute sa rigueur. «On ne peut pas tolérer ces genres de comportements quels qu’en soient les motifs. On ne doit pas s’attaquer impunément à une Gouvernance, une Préfecture, une Sous-Préfecture, une brigade de gendarmerie, un hôtel de ville dans une République», a relevé le ministre.

C’est la raison pour laquelle il a effectué ce déplacement pour s’enquérir de la situation. «Ce qui doit être fait sera fait; la loi va s’appliquer avec sa rigueur», a-t-il rassuré.  A son avis, le maire représente l’Etat qui lui a délégué un certain nombre de compétences transférées parmi lesquelles celle de l’Etat civile qui est très importante. Rappelons que notre reporter a constaté que le bureau de l’état civil a été défendu par les populations de la localité mais le bureau technique a été incendié. Selon les informations qu’il reçues, ces marchands ambulants n’habiteraient pas Keur Massar mais dans les autres localités environnantes.

Par Mbaye FALL 

Samba Ndiobène Kâ lance le projet ‘’Cash transfert’’: Pour une assistance d’urgence aux éleveurs transhumants

Le ministre de l’Elevage et des Productions animale, Samba Ndiobene Ka, dit être particulièrement heureux de lancer, hier, à la sphère ministérielle du 1er arrondissement de Diamniadio, un des symboles de l’ambition du Président de la République, Macky Sall, pour l’émergence du Sénégal. Le projet financé par la FAO est destiné à l’assistance d’urgence aux éleveurs transhumants particulièrement affectés par les effets de la covid-19.

Au nom des populations bénéficiaires et des responsables des organisations d’éleveurs, le ministre a remercié sincèrement la FAO, pour cette remarquable contribution à la mise en œuvre de l’ambitieux Programme de Résilience économique initié par le Chef de l’Etat, afin de soutenir les différents secteurs d’activités économiques qui ont subi de pleins fouets les effets de la pandémie de covid-19, qui a secoué le monde.

Le lancement a eu lieu en présence du Représentant et coordonnateur sous- régional de la FAO pour l’Afrique de l’Ouest, des membres du Staff de la FAO Dakar, des membres de la coordination du département de l’Elevage, des représentants des organisations professionnelles d’élevage, entre autres participants.

Cet appui de la FAO, qui concerne 3000 éleveurs qui recevront chacun un appui de 50 0000 F CFA pour un kit alimentaire, vient s’ajouter à une longue liste d’actions initiées par cette institution pour soutenir le secteur de l’Elevage du Sénégal.

Il en a cité quelques-unes, intervenues depuis sa nomination à la tête de ce département. Il s’agit d’abord de l’appui d’urgence de la FAO en 2019, pour le contrôle de l’épizootie de la grippe équine associée à la gourme, à travers l’acquisition de médicaments vétérinaires, de matériels d’enfouissement et des désinfectants pour les  cadavres, et la sensibilisation/communication.

Samba Ndiobène Ka a fait état du Projet « Soutien au Programme de sécurité sanitaire mondiale (GHSA) dans la lutte contre les zoonoses et le renforcement de la santé animale en Afrique » , qui a efficacement contribué à la réalisation des missions dévolues à mon départ dans le domaine de la santé animale et plus particulièrement dans la mise en œuvre de l’approche one health (OH) prônée par l’alliance tripartite OMS, OIE FAO, à travers, entre autres, la formation des agents à la réalisation des prélèvements, l’utilisation du  « Vgtropics et Vgtropics OH , la  surveillance épidémiologique des maladies animales et des zoonoses, les études sur les chaînes de valeur animales (volailles, bovins, petits ruminants, porcins), la formation des agents des abattoirs en inspection de viandes, etc..

Selon le ministre en charge de l’Elevage, la liste est loin d’être exhaustive et l’engagement de la FAO pour accompagner mon département pour une promotion durable des cultures fourragères et pour l’élaboration du Programme national de Développement intégré de l’Elevage du Sénégal retient particulièrement mon attention. «Comme vous devez le percevoir, un tel partenaire ne pouvait être insensible aux difficultés des éleveurs », a-t-il souligné.

Ainsi, Face à la pandémie de la Covid-19 qui, au-delà de la crise sanitaire provoquée, a eu des conséquences sur tous les secteurs d’activités économiques, la FAO a élaboré un plan de réponse avec des actions qui s’inscrivent dans le court terme et d’autres dans le moyen et long terme.

Cheikh S. NDONG

Agriculture, Tics, Pme-Pmi, Secteur informel… : Les propositions de l’ingénieur Senghane Diaham

L’ingénieur informaticien à la retraite, Senghane Diaham, qui compte mettre sur pied le Mouvement pour la Résilience et le Renouveau du Sénégal (M2rs), ne manque pas d’idées devant aider à la bonne marche du pays dans divers secteurs d’activités. Dans le domaine économique, le leader du M2rs préconise qu’on fasse des acteurs du secteur informel de véritables entrepreneurs pouvant faire des épargnes durables et des investissements à long terme. En cette période de la Covid-19, il estime nécessaire de trouver des moyens pour cela.

La gestion du pays préoccupe Senghane Diaham. Chez cet ingénieur informaticien à la retraite et titulaire d’un Dess en gestion des entreprises, ce ne sont pas les idées pour contribuer au développement de son pays qui manquent. Dans une déclaration, M. Diaham, membre de l’Alliance pour la République militant à Kaolack, qui va lancer le Mouvement pour la Résilience et le Renouveau du Sénégal (Mr2s), a réfléchi sur pas mal de propositions destinées à aider à la bonne marche du pays et qui concernent les secteurs économique, sanitaire, agricole, les Tics, la langue nationale, l’éducation et la gouvernance. Dans le domaine économique, Senghane Diaham préconise qu’on fasse des acteurs du secteur informel «de véritables entrepreneurs pouvant faire des épargnes durables et des investissements à long terme. Il faut trouver des moyens pour cela». Aussi, propose-t-il «de codifier tous les métiers du secteur informel (autant que faire se peut)». «Cette codification s’entend comme la définition : du cadre de travail (normes de construction d’un cadre de travail, des Conditions d’hygiène, des conditions de sécurité, des conditions d’accessibilité à la profession ; des différents niveaux de la profession; des conditions de rémunération des prestations». «Il s’agit de lister toutes les prestations faites et de définir avec les intéressés la rémunération exigée. Le but étant d’arriver à des revenus stables avec des prestations bien identifiées», fait comprendre l’ingénieur statisticien. «Il sera délivré un certificat d’exercice pour toute personne reconnue apte à l’exercice du métier» alors que «l’accès à tout métier codifié exige un minimum d’études (niveau 3ème secondaire)».

Pour les Pme, notre interlocuteur note l’existence de celles «qui assurent la promotion d’Entreprises» et celles «qui produisent des biens et services autres que les premières». Pour M Diaham, dans le  secteur de la santé «il est urgent d’y investir mais surtout de développer de nouvelles approches en matière sanitaire.  Pour le Sénégal il faut développer les infrastructures sanitaires et les déconcentrer».

«Chaque région devrait disposer d’un hôpital haut de gamme. Dans la logique de  la déconcentration de l’Etat notamment avec l’administration territoriale, les départements, arrondissements doivent disposer de structures sanitaires de niveau acceptable. Chaque groupement de villages devrait disposer d’un poste de santé. Le groupement étant défini par rapport à une distance raisonnable du point de centre de santé», explique le futur responsable du mouvement M2rs.

A propos de l’agriculture, l’ingénieur informaticien, «il manque deux problématiques à régler : la généralisation de la culture du riz ; le paysan ne devrait plus être acheteur dans le marché du riz mais au meilleur des cas vendeur. Il devrait prioriser la culture du riz qu’il consomme et ensuite faire d’autres variétés. Dans la situation actuelle, le paysan cultive de l’arachide qu’il vend pour acheter du riz».

«Une meilleure intégration de l’élevage dans le travail du paysan. Le cultivateur ou la coopérative devrait pouvoir intégrer dans ses activités ne serait-ce que pour sa consommation : la pisciculture ; l’aviculture et même l’apiculture. Le but ici est de faire travailler le paysan pendant au moins 11 mois sur 12 dans des activités qui lui permettent d’avoir son autosuffisance alimentaire», souligne l’ancien haut fonctionnaire du ministère de l’Economie et des finances.

Pour les Technologies de l’information et de la communication (Tic), Senghane Diaham milite pour «une déconcentration des applications informatiques par la création de centres régionaux des Tics. Les ressources humaines de ces centres vont développer toutes sortes de plateformes en E_spécifiques à la région. L’importance de ces applications n’est plus à démontrer». «Pendant le Covid-19 : le E_commerce a fait un bond en avant. Des citoyens ont passé leur commerce via des plateformes de commerce et acheter leurs articles. Le E-learning  ou formation en ligne, permet de suivre une formation à distance. Elle a été utilisée par beaucoup d’établissements d’enseignement. La E_money permet aujourd’hui d’avoir des services bancaires standards de transferts d’argent, de paiements de factures et de produits télécoms», relève l’expert. Qui est d’avis que toutes ces activités peuvent être élargies à la campagne dans le cadre de la déconcentration. Même «une application E_bourse développée pourrait permettre de régler le problème récurrent des grèves estudiantines pour le paiement de leur bourse», laisse entendre notre interlocuteur. Senghene Diaham a aussi poussé sa réflexion au point d’avoir des propositions tendant à améliorer le système de notation des agents de l’Etat, à proposer l’institution d’une langue nationale avec l’insertion de quotas de mots réservés aux autres ethnies et l’éducation sociale de l’enfant avec l’implication du quartier, entre autres propositions par exemple.

Par Ch. Seck NDONG

 

 

 

 

 

 

 

Défaut de lampadaires et de routes secondaires: Les citoyens plaident pour un redécoupage de Jaxaay

«Notre situation est très préoccupante. Elle est liée au problème du découpage alarmant de Jaxaay- Niacourab. Nous en sommes victimes», a déclaré Ndèye Khady Diop à l’occasion d’une rencontre tenue chez elle. Les populations de la commune invitent l’Etat à faire en sorte que leur territoire soit valorisé. A leur avis, le redécoupage et la mise sur pied d’infrastructures dignes de ce nom favoriseraient le développement harmonieux de leur localité.  

La responsable de Ldr Yessal Ndèye Khady Diop, fustige avec toute son énergie le découpage de Jaxaay qui a fini de plomber le développement harmonieux de leur commune.  «Nous sommes coincés par les communes de Keur Massar et de Bambilor. Cette situation engendre le manque criard d’espace. Ce qui n’attire pas les investisseurs et peut entrainer des conséquences néfastes, notamment le refus des citoyens de payer les impôts. Nous savons que notre commune manque atrocement d’infrastructures liées à cette situation», a souligné l’ancienne sénatrice. Elle souhaite l’arbitrage de la direction de son parti.

Ses concitoyens plaident pour un redécoupage systématique qui permettra d’avoir beaucoup plus d’espace. La construction d’infrastructures va permettre d’améliorer la stabilité politique et la situation sociale pour le développement de la localité permettant de valoriser le territoire. Dans cette dynamique, Ndèye Khady Diop a lancé un cri de cœur aux autorités afin que Jaxaay puisse bénéficier d’un programme d’urbanisation fiable. Selon elle, l’installation de lampadaires solaires permettra de stopper l’insécurité galopante qui hante le sommeil des populations. La construction du poste de santé étant à l’arrêt depuis 2013, les citoyens de Jaxaay incitent les autorités à accélérer sa finalisation; c’est un besoin vital pour la commune.

«Nous sommes en train de travailler dans la sobriété pour la massification de notre parti et nous organisons des journées de sensibilisations en collaboration avec les groupements de femmes en perspectives des échéances à venir», a rassuré la responsable de Ldr Yessal à Jaxaay. En cette période de pandémie de la covid-19 qui a fragilisé l’économie mondiale, a soutenu l’ex-sénatrice félicitant son président Modou Diagne Fada des efforts consentis en appoint au chef de l’Etat pour renforcer la résilience de l’économie sénégalaise.

Aussi, la construction d’infrastructure un stade, un foyer des jeunes, d’une maison de la femme pourrait es investisseurs dans ladite commune. La militante de Ldr Yessal a profité de cette tribune pour alerter les autorités locales sur l’insécurité qui règne à Jaxaay.

Par Ibrahima FALL

 

Décès de Babacar Touré: Un monument de la presse tire sa révérence

Nous venons d’apprendre le décès de Babacar Touré, président Directeur général du Groupe Sud et ancien président du Conseil national de Régulation de l’Audiovisuel (CNRA). Cet homme de la presse indépendante est décédé ce dimanche 26 Juillet 2020 des suites d’une maladie.
Nous nous associons à cette douleur et présente ses condoléances à nos confrères du Groupe Sud et à la famille éplorée.

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