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Pr Didier Raoult élevé à la dignité de commandeur dans l’ordre national du lion

« Le Président Macky Sall a reçu ce mardi le Professeur Didier Raoult. Le médecin français, spécialiste des maladies infectieuses est en mission au Sénégal dans le cadre de sa collaboration avec ses partenaires

« Dans le contexte de lutte contre la Covid-19, leurs travaux portent sur l’évolution des variants et les mesures de protection. Le professeur Raoult a été élevé à la dignité de commandeur dans l’ordre national du Lion par le Président Macky Sall à l’occasion de cette audience. Une décoration qu’il reçoit avec beaucoup de fierté », informe la Présidence.

De la Maison de la Citoyenneté ! (Par Yoro Ba Écrivain-Poète-Ingénieur) 

Je voudrais saluer d’emblée la décision, O combien importante, prise lors du dernier conseil des ministres du 10 Mars 2021 portant création dans les 45 départements de la Maison de la Jeunesse et de la Citoyenneté. A ce sujet, l’on permettra aussi que je m’en félicite pour avoir dès le 02 mars 2013 servi à de très hauts cadres une note de proposition pour la création de…’’la Maison du Citoyen, la Maison du Développement ‘’dans les…45 départements du pays; la seule différence dans l’approche était que, pour la mise en œuvre, nous pensions pouvoir créer une Ong dénommée AIR – Dév, actions initiatives républicaines pour le développement. La Maison du Citoyen est un projet auquel je crois profondément car donnera à la jeunesse une offre riche d’occupations saines et servira de défouloir positif pour une jeunesse encadrée ; le Sénégal doit être en perpétuelle ébullition mais ne doit jamais exploser. Cette MAISON, nous l’avions conceptualisée comme à la fois

. Maison du bénévolat et du volontariat

. Maison populaire, lieu privilégié d’écoute et de participation

. Maison d’apprentissage et de perfectionnement

. Espace aménagé de rencontres d’échanges, écloserie d’initiatives et d’éducation.

. Centre d’informations générales; bulletin d’info, aide, kiosque secours juridique pour la défense des libertés et information sur le droit en général; lutte contre la maltraitance; téléphone SOS; renseigner sur toutes les formes de participation à la vie publique locale ; actions en matière d’éducation à la citoyenneté démocratique, notamment des conférences ouvertes et des groupes de discussion sur les thèmes concernant les droits et les responsabilités du citoyen dans une démocratie, la constitution, les partis politiques ou le rôle de la société civile; Vulgarisation des bonnes pratiques pour l’éducation à la citoyenneté démocratique ; organisations de journées nationales d’adhésions.

. Case numérique d’initiation aux nouvelles technologiques et centre de formation / information, enseignement et éducation à distance, création d’entreprises.

. Bourse de l’emploi; bourse des idées et de projets; tutorat pour la création de GIE, l’élaboration de projets et la recherche de partenariats.

. Facilitation d’accès aux mutuelles d’épargne et crédit; recherche de financement en tous genres; Lieu de dons de sang; Point de remise de dons de soudures et d’équipements sociaux

. Lieu d’initiation aux gestes de premiers secours ; Activités d’éveil, culturelles, artistiques.

. Journées de sensibilisation sante, hygiène, sécurité, habitat, environnement, éco comportement ; Radio communautaire…etc.

Cela pour l’épanouissement de tous les riverains, de tous les citoyens et surtout pour que ni femmes ni jeunes ne soient laissés en rade sur le bord du chemin menant au développement durable; nous écrivions que cette maison faciliterait la mise en œuvre de programmes d’actions de nature à stimuler la croissance économique spécifique locale et à atténuer la fracture sociale et ainsi améliorer les conditions de vie générales des populations par l’acquisition et l’appropriation de nouvelles compétences pour mieux gérer les ressources locales ; Elle jouerait un rôle de catalyseur et de facilitateur entre les acteurs locaux, les autorités gouvernementales, le réseau international et les bailleurs de fonds. Nous prônions la Veille d’accord mais aussi l’Anticipation. Par la proximité, par l’écoute et la participation, nous conduirions les actions justes, nécessaires et indispensables qui doivent être mises en cohérence avec l’ensemble des politiques publiques locales qui porteraient le développement durable et harmonieux jusque dans les méandres des consciences et les hameaux les plus reculés.

C’était en 2013 et mieux nous avions procédé au lancement télévisé d’une maison test dans la banlieue au lieu dit SABE près du foirail de Diamaguene /Sicap Mbao.

Par ailleurs, je voudrais attirer l’attention sur les volets animation, sensibilisation et adhésion de la jeunesse à ce type de projet. Nombre de projets sont morts nés du fait de n’impliquer suffisamment la cible ; là aussi, nous rappellerons la tenue du festival des Arts et Métiers Won ma Ni nga Meune dans le parc de Hann le 29 Juillet 2016; la Banque Mondiale sollicitée par nos soins (entre autres sponsors et dizaine de donateurs ) avait transmis notre demande au DG de 3FPT et son ministre en a accepté le parrainage ; durant 3 jours VSD, nous avions permis à la jeunesse de joindre l’utile à l’ agréable (concerts la nuit et le jour visites de stands et kiosques de diverses agences de l’Etat, informations sur projets et financements, secourisme..etc. ). La jeunesse de Hann s’en souvient encore et remerciera toujours le Dg de 3fpt   M. Dame Diop devenu Ministre ; il avait tenu à animer lui-même le forum ; il pourra attester de l’engouement exceptionnel des festivaliers et de l’intérêt majeur de ce type de formules que plusieurs maires ont promis de dupliquer dans leur commune.

Un conseil national pour l’insertion et l’emploi des jeunes va se réunir prochainement ; pour des résultats tangibles et immédiats, j’aurai conseillé, pour diverses raisons que je ne pourrai développer ci mais facilement devinables, que la mise en œuvre reposât sur au moins les ministères-chevilles ouvrières suivants :

_ Ministère de l‘Agriculture (distribution d’intrants)

_ Ministère du Commerce (secteur informer)

_ Ministère de la Formation professionnelle (clé de voûte)

_ Ministère de l’Artisanat…etc.

Pour clore, il est nécessaire et indispensable de mettre la jeunesse, vrai moteur du développement, aux commandes, à tous les échelons tout comme il est vital d’associer l ‘expertise d’un âge certain car ‘’Un vieillard c’est du savoir en conserve dont il faut savoir jouir à volonté avant date de péremption’’.

Yoro Ba Ecrivain Poète Ingénieur agnamgodo@gmail.com 

 

 

Confrontations et affrontements sociopolitiques: Le CSE pour une Démocratie apaisée et de consensus fort !

Assemblée Générale du Club Sénégal Emergent (CSE) du 18 mars 2021

3, 4 et 5 mars 2021 : trois jours d’émeutes d’une violence inouïe, destructrices, sanglantes et meurtrières ! Cette séquence furieuse sera à jamais gravée en lettres de sang dans l’histoire de notre Démocratie !

Trois jours durant, dans la quasi-totalité des grandes villes de notre pays, se sont propagées, telle une trainée de poudre, des scènes d’une brutalité déraisonnée et irraisonnée, qui ont été suscitées, déclenchées, alimentées et attisées par l’interpellation du leader du PASTEF, Ousmane Sonko, suite à une affaire de mœurs, précisément de viol présumé. Bilan macabre : 14 morts !

C’est le plus lourd passif, en termes de pertes de vies humaines, la plupart de jeunes sevrés de jeunesse, depuis l’indépendance du Sénégal, après l’épisode meurtrière des Allées Centenaires en 1963.

Notre peuple, le peuple sénégalais, épris de paix, de liberté, de justice, et connu et reconnu pour son attachement à la tolérance et à l’hospitalité, s’est réveillé brutalement d’un terrible et terrifiant cauchemar.

Ces images ont entaché notre modèle démocratique si magnifié, si envié en Afrique et dans le monde, et symbolisé par deux alternances paisibles, exemplaires, son Etat de droit et de libertés, sa stabilité institutionnelle jamais prise à défaut quelques fussent parfois des surgissements de convulsions sociales et politiques. Donc, le Sénégal, pays d’ouverture, de tolérance, de dialogue fécond et à la Téranga légendaire où l’étranger est roi, a été, trois jours durant, secoué dangereusement jusque dans ses fondations les plus solides.

Alors que de questionnements légitimes pour notre peuple et pour tous les démocrates du monde ! Qu’arrive-t-il à notre démocratie ? Qu’en est-il de notre Etat de droit ? Sommes-nous en train de subir un recul démocratique ? Est-ce une crise de croissance de notre démocratie ?

Le Club Sénégal Emergent (CSE), qui a fait résolument un pari optimiste sur le futur du Sénégal et de l’Afrique, estime que c’est une crise de croissance, car l’histoire, notre histoire, l’a souvent confirmé : notre pays a toujours eu et détient encore des ressorts nécessaires pour sortir des pires situations, pour éviter les impasses des divisions insurmontables.

Toutefois, aujourd’hui, notre modèle démocratique nous questionne, tous, sans distinction aucune. Nos libertés nous parlent. Notre Etat de droit nous interpelle. Notre commun vouloir de vie commune nous alerte. Ce sont là des interrogations et des interpellations qui nous somment d’apporter des réponses clairvoyantes pour construire un Sénégal émergent, une démocratie qui réconcilie et un avenir radieux à offrir aux générations futures.

Pour ce faire, il y a l’exigence d’un diagnostic profond qui identifie les causes majeures des événements des 3,4 et 5 mars 2021.

LES CAUSES DE LA CRISE

 Pour sa part, le CSE a identifié les principales causes suivantes :

  • La crise découlant de la pandémie du coronavirus qui sévit depuis plus d’un an, en dépit des efforts colossaux et fort appropriés avec le PRES et le Fonds Force COVID-19 d’un montant de 1000 milliards de francs CFA. Elle a eu, entre autres conséquences, une chute drastique de la croissance économique qui affichait régulièrement un taux de plus de 6% depuis 2014, l’effondrement des moteurs de croissance que sont le tourisme, les transports aériens et terrestres, les secteurs de la restauration, de l’alimentation, de la culture et des spectacles, de l’artisanat et surtout de l’Informel.
  • Les répercussions des politiques et des solutions inadaptées à l’épineuse problématique de l’emploi et de l’insertion des jeunes et des femmes ainsi que de transformation du secteur informel se sont accumulées, agrégées depuis la fin des années 70 avec des cycles de sécheresse aggravés par 20 ans de politiques de déconsolidation sociale et économique consécutive à l’ajustement structurel et à la dévaluation du franc CFA.
  • La forte croissance démographique de notre population, (en moyenne 2,7% par an, induisant un doublement de cette population totale tous les 25 ans), combinée à une urbanisation galopante et sauvage, s’est traduite par des conséquences économiques et sociales indéniables mais aussi des incidences urbanistiques et environnementales qui ont transformé nos grandes villes et leurs banlieues en de véritables bombes sociales et écologiques.
  • Autres facteurs non négligeables, ce sont les menaces graves et quasi récurrentes qui obèrent et oblitèrent notre contrat social. Il s’agit surtout des questions relatives au système politique et électoral (agenda et fichier liés aux élections) mais aussi aux résultats des élections régulièrement contestés. A cela s’ajoutent les périls sur les institutions de la République, des problèmes dans la gestion des libertés et des droits démocratiques. Le constat ici est que, depuis presque 20 ans, Pouvoir et Opposition peinent à s’accorder sur l’essentiel et ont fini par transformer notre système démocratique en une Démocratie de confrontation et d’affrontements permanents.
  • La dislocation de la famille traditionnelle et des solidarités vertueuses, la crise sociale et celle des valeurs morales et éthiques se sont greffées à ces facteurs régressifs qui ont été accélérés, quelque part, par l’envahissement des espaces médiatiques par les réseaux sociaux dont la puissance et l’instantanéité charrient toutes sortes de contre-valeurs sur les populations, la jeunesse en particulier.

Le Club Sénégal Emergent (CSE), après une analyse approfondie, produit d’échanges féconds et sans complaisance de toutes ces causes directement et indirectement liées aux manifestations des 3, 4 et 5 mars 2021, a d’abord tenu, au cours de l’Assemblée Générale, à saluer l’engagement patriotique, efficace et décisif des régulateurs sociaux que sont les guides religieux, musulmans et chrétiens, et certains acteurs de la Société civile. Leur engagement aura contribué à faire baisser la tension et à la prise de mesures d’apaisement.

L’Assemblée Générale du CSE s’est félicitée de la posture de sérénité, d’homme d’Etat mature du Président de la République qui fait preuve d’un sens élevé de la responsabilité et d’écoute aussi bien dans la perception que dans la gestion de cette crise majeure. Son discours d’apaisement et de rassembleur, les mesures concrètes annoncées dans la prise en charge des blessés et d’indemnisation des décédés, la célébration d’une journée de deuil national par lui décrétée, l’allègement du couvre-feu suivi de la levée de l’état d’urgence sanitaire, sans oublier les décisions fortes dédiées à l’emploi et l’insertion des jeunes et des femmes à hauteur de 350 milliards supplémentaires, tout cela contribue à ramener la sérénité, l’ordre et la tranquillité si nécessaires sur le chemin de l’émergence.

Au-delà des réponses immédiates ayant permis d’arrêter l’escalade dont le Sénégal peut se priver, le CSE estime qu’il faut aller encore plus loin et plus vite dans la prise en charge de mesures plus décisives et pérennes pour régler la crise de croissance de notre démocratie.

LES PERSPECTIVES

En termes de perspectives, les membres du CSE formulent les propositions suivantes :

  • Une meilleure prise en compte par le Gouvernement du secteur socio-économique que constitue celui de l’Informel qui a été le plus impacté par la crise de la COVID-19. Il s’agira de lui apporter le soutien nécessaire par la mise en place d’un Programme d’urgence pour sa transformation et d’un Fonds d’urgence pour son financement. En effet, le simple bon sens doit dicter aux décideurs politiques de ne pas continuer à ignorer durablement un secteur qui concentre plus de 80% de l’emploi et 60% du PIB. Surtout au constat, la majorité des jeunes qui étaient dans la rue lors des émeutes et dont la plupart n’était pas des militants organiques de partis politiques, venaient de l’informel.
  • La déconcentration et une décentralisation plus accentuée par le Président de la République du régime, des Institutions, des Programmes et des Projets. Sous ce rapport, le CSE est d’avis qu’il faut déconcentrer le régime présidentiel actuel par le retour d’une Primature rationalisée et performante. L’expérience de sa suppression depuis mars 2019 a révélé, à l’épreuve des réalités, quelques dysfonctionnements dont, entre autres, l’exposition jamais aussi grande du Président de la République, un amoindrissement de la visibilité et de la lisibilité des politiques publiques du fait d’un tarissement du débat démocratique et contradictoire approfondi à l’Assemblée nationale, notamment. En effet, l’institution parlementaire a été sevrée des rendez-vous forts comme la Déclaration de Politique Générale et les Grandes Questions orales au Gouvernement. Or, l’Assemblée nationale et le gouvernement entretiennent une relation dialectique dans l’animation, la transparence et le contrôle populaire des politiques publiques. En tant que lieu par excellence du débat démocratique et politique, l’Assemblée nationale a besoin d’avoir des moments réguliers et solennels au cours desquels il a en face d’elle une personnalité du statut, de la prestance et de la dignité du Premier ministre, chef du Gouvernement pour mieux s’affirmer et se mettre en exergue.

Le CSE souhaite le retour d’une Primature rationalisée couplée d’un remaniement ministériel en profondeur par la mise en place d’un gouvernement réduit, efficace et de combat. Une telle mesure pourrait servir d’électrochoc pour attaquer, sous la direction du Chef de l’Etat, les défis urgents qui assaillent le pays.

  • La nécessité de mesures pour une meilleure respiration de notre démocratie en rendant effectifs et même en banalisant les droits de partis, des syndicats, des associations et des citoyens à manifester légalement avec l’encadrement de la Force publique.
  • L’engagement sans tarder d’un débat ouvert et inclusif avec l’ensemble des forces politiques autour des conclusions de la Commission politique du Dialogue national pour aboutir à un consensus fort sur les règles du jeu démocratique, le système électoral et le calendrier électoral.

Pour finir, l’Assemblée Générale du CSE, après analyse, diagnostic, propositions,  considère que l’enseignement majeur de la crise récente se décline ainsi : si le pouvoir et l’opposition continuent d’entretenir et d’alimenter la démocratie de confrontations et d’affrontements dans ce contexte inflammable et inflammatoire post COVID-19, la rue violente, folle, furieuse et aventurière risque de (re)dicter sa loi destructive et meurtrière. Alors dans ce cas, il n’y aura aucun vainqueur, et rien que des vaincus du pouvoir, de l’opposition, de la société civile, des citoyens, de même que la Démocratie et l’Etat de droit au Sénégal !

A noter que l’AG, avant de démarrer ses travaux, s’est inclinée devant la mémoire des disparus lors des émeutes des 3, 4 et 5 mars 2021. Elle présente ses condoléances leurs familles. L’AG prie pour un retour rapide des blessés au sein de leurs familles.

Dakar, le 22 mars 2021

Conseil des ministres du Mercredi 24 Mars 2021: Les nominations…

AU TITRE DES MESURES INDIVIDUELLES

Le Président de la République a pris les décisions suivantes :

 Monsieur Alioune Aïdara NIANG, Administrateur civil principal, matricule de solde n°510 569/D, précédemment Directeur de Cabinet du Ministre de l’Intérieur, est nommé Secrétaire général du ministère de l’Intérieur, en remplacement de Monsieur Ibrahima SAKHO, appelé à d’autres fonctions ;

 Madame Seynabou DIAL, Conseiller des Affaires étrangères principal, matricule de solde n°604.436/C, précédemment Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal au Cabo Verde, est nommée Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de Sa Majesté Mohammed VI, Roi du Maroc, avec résidence à Rabat, en remplacement de Monsieur Ibrahim Al Khalil SECK, appelé à d’autres fonctions ;

 Monsieur Ibrahim Al Khalil SECK, Conseiller des Affaires étrangères principal, matricule de solde n°604.448/B, précédemment Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal au Royaume du Maroc, est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de Son Altesse Cheikh Nawaf Al Ahmad Al Jaber Al Sabah, Emir du Koweït, avec résidence à Koweït-city, en remplacement de Monsieur Abdou Lahat MBACKE admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;

 Madame Ndèye Tické Ndiaye DIOP, Ingénieur en Technologies générales halieutiques, matricule de solde n°508.406/C, est nommée Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de Son Excellence Monsieur Jair Bolsonaro, Président de la République fédérative du Brésil, avec résidence à Brasilia, en remplacement de Madame Fatoumata Binetou Rassoul CORREA, appelée à d’autres fonctions ;

 Madame Geneviève Faye MANEL, Conseiller des Affaires étrangères principal, matricule de solde n°606.892/K, précédemment Ambassadeur, Directeur Europe – Amérique – Océanie au Ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, est nommée Ambassadeur, Directeur de l’Administration générale et de l’Equipement au Ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, poste vacant ;

 Monsieur Ousmane DIOP, Conseiller des Affaires étrangères principal, matricule de solde n°616.248/E, Précédemment Conseiller technique au Cabinet du Ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, est nommé Ministre-conseiller, Directeur Europe – Amérique – Océanie au Ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, en remplacement de Madame Geneviève Faye MANEL, appelée à d’autres fonctions ;

 Madame Fatou GAYE, Conseiller des Affaires étrangères principal, matricule de solde n°606.902/A, précédemment Ambassadeur, Représentant permanent adjoint à la Mission permanente du Sénégal auprès des Nations Unies à New York, est nommée Ambassadeur, Directeur du Protocole, des Conférences et de la Traduction au Ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, en remplacement de Monsieur Boubacar SOW, appelé à d’autres fonctions ;

 Monsieur Stéphan Sylvain SAMBOU, Conseiller des Affaires étrangères principal, matricule de solde n°611.465/C, précédemment Ministre-conseiller à l’Ambassade du Sénégal à Moscou, est nommé Ambassadeur, Directeur Afrique et Union Africaine au Ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur et Responsable du Bureau national de la CEDEAO, en remplacement de Monsieur Jean Antoine DIOUF, appelé à d’autres fonctions ;

 Monsieur Moustapha SAMB, Docteur en Communication, est nommé Président du Conseil d’Administration de la Société nationale « Agence de Presse Sénégalaise » (SN-APS) ;

 Monsieur Thierno Birahim FALL, Journaliste, Enseignant Chercheur, est nommé Directeur général de la Société nationale « Agence de Presse Sénégalaise » (SNAPS).

Dr Papa Ndary Niang : «le 21è siècle est celui de la jeunesse africaine talentueuse, audacieuse…»

Docteur vétérinaire et expert en stratégie et Management, Dr Papa Ndary Niang reste très attentif aux derniers soubresauts de l’actualité. Expert International en Stratégie et Management, il est d’avis qu’il existe des paramètres socioculturels que l’État n’avait pas intégrés initialement dans le processus de prise de décision du couvre-feu, tout en trouvant prématuré la décision décréter la fin de la situation de catastrophe sanitaire.

 Dr Niang a appelé le ministère de la Santé à intégrer dans le processus de vaccination contre la Covid en cours dans notre pays les vétérinaires tout en demandant de rester vigilant sur le vaccin Astrazeneca. Enfin sur les émeutes qui ont secoué le pays dernièrement il a demandé au Chef de l’Etat le Président Macky Sall de prendre dans les trois (3) prochaines semaines des mesures hardies pour une vraie rupture de la gouvernance de ce pays.

Entretien…

Comment analysez-vous la décision du Président Macky Sall de remonter le couvre-feu de minuit à 5h du matin et la fin de la situation de catastrophe sanitaire ce 19 Mars ?

Pour une fois depuis le début de la pandémie, « Le Président Macky Sall n’a pas convoqué la Science. Il a pris le contrepied du comité scientifique pour répondre à une demande sociale qui était de mettre un terme immédiat aux restrictions liées au couvre-feu. » Je crois qu’il a pris cette décision quasiment seul au regard de la situation de chaos que traversait le pays ces derniers jours avec les manifestations que nous avons vécues. Je m’incline d’ailleurs pieusement devant la mémoire de nos disparus. Pour revenir sur la décision de réviser l’heure du couvre-feu, je crois qu’il a vu juste et ce sont ces paramètres socioculturels que l’État n’avait pas intégrés initialement dans le processus de prise de décision. Nous avions alerté à un moment donné. Mais, mieux vaut tard que jamais.

Par contre, décréter la fin de la situation de catastrophe sanitaire est prématurée car les données épidémiologiques ne présagent pas d’une tendance baissière soutenue des contaminations ces prochains jours. Il faut même craindre une 3éme vague dans les 15 prochains jours comme conséquence éventuelle des manifestations tous azimuts dans le pays. Au regard de ce risque, nous devrions continuer à respecter les mesures barrières et accélérer le processus de vaccination des populations avant que le Chef de l’État ne décrète objectivement la fin de la situation de catastrophe sanitaire. L’activité économique doit reprendre et va reprendre, suis en phase avec le Pr Bamba Kane, Physiologiste, mais avec une vigilance maintenue.

Quel bilan feriez-vous de la campagne de vaccination actuelle?

La campagne se déroule à un rythme convenable en dépit des dérives notées par moment. Je mets ces actes dans la volonté des pouvoirs publics de bien sensibiliser. Restons positifs et rectifions vite ces erreurs de casting. Le programme de vaccination doit s’adresser aux cibles prioritaires (personnes de plus de 65 ans, personnes à comorbidité, personnel médical, paramédical et de soutien). J’insiste une fois de plus sur l’impérieuse nécessité d’y intégrer très rapidement les vétérinaires, les chirurgiens-dentistes et les pharmaciens au risque de développer le syndrome des comorbidités induites. Par ailleurs, il faudra rester vigilant sur le vaccin Astrazeneca qui crée des mortalités post vaccinales causées par la formation de caillots sanguins entraînant des embolies pulmonaires, AVC et crises cardiaques. Je ne m’inquiète pas trop, car je sais que nos autorités et le corps médical à travers le Ministère de la Santé et de l’Action sociale seront intransigeants dans le choix des vaccins qui seront distribués au Sénégal.

Enfin, pour finir avec le plan de vaccination, les prochaines cibles devront être les forces de défense et de sécurité du pays, les enseignants, puis les populations de 45 à 65 ans et enfin le reste.

Comment analysez-vous les manifestations de ces derniers jours et les décisions du Président Macky Sall ?

C’est regrettable, très pénible. Nous avons vécu un chaos qui restera un traumatisme national au même titre que la pandémie à Covid-19. Notre pays cité en exemple partout, un havre de paix, de liberté, d’indépendance, de solidarité mutuelle, un pays de Téranga basculé dans une violence extrême à tel point d’être la Une de la Presse Mondiale, quelle honte. Nous sommes tous meurtris dans nos chairs et nos os.

La jeunesse a des exigences légitimes que nos dirigeants ont l’obligation de satisfaire. Je reste persuadé que le 21è siècle est celui de la jeunesse africaine. J’ai sillonné l’Afrique pour déployer des stratégies de développement dans une trentaine de pays en 29 ans et partout j’ai été séduit par le génie et l’audace des jeunes africains. Il faut que nos dirigeants leur donnent l’opportunité d’exprimer leurs talents pour l’émergence de l’Afrique. C’est tout ce que les jeunes demandent, servir leur continent pour demeurer dignes.

L’erreur de nos dirigeants est de vouloir administrer des thérapies inachevées avec une bande de copains ou de businessmen. Non, cette approche ne va plus prospérer en Afrique. L’Afrique ne peut pas être le berceau de l’Humanité avec les ossements de Lucie en Éthiopie, le berceau de la science avec les Pyramides en Égypte et être bon dernier au classement des nations. Et pourtant au plan international, il y a partout des africains dont l’expertise est reconnue. Pourquoi on continue de vivoter avec tout le potentiel qu’on a. Ce n’est pas acceptable.

Je ne fais pas le procès de Macky Sall, je crois qu’il reste animé par une volonté de bien faire et je reste persuadé que tous les sénégalais prient pour qu’il réussisse son mandat, car son échec impacterait voire hypothéquerait des générations entières de sénégalais pour ne pas dire d’africains. C’est une grosse responsabilité. Pour y parvenir, le Président Macky Sall doit dénicher les compétences où qu’elles se trouvent et ainsi en parfaite synergie le Sénégal pourra réussir le pari de l’émergence.

Les mêmes causes produiront les mêmes effets. Si le Président Macky Sall s’obstine à faire avec les mêmes depuis 9 ans, il échouera et ce serait une catastrophe pour le pays. Le Président Macky Sall doit prendre dans les 3 prochaines semaines des mesures hardies pour une vraie rupture de la gouvernance de ce pays. Il y a des compétences sénégalaises prêtes à l’appuyer. Il faudra qu’il accepte de se refaire un sang neuf autour de lui et d’être réceptif aux avis et critiques venant de ces compétences dont la seule préoccupation est de réussir le décollage économique du Sénégal.

Les intellectuels que nous sommes sont là pour l’aider et pas le contraire. Malheureusement, à leurs stations, très souvent nos chefs d’États nous voient de leurs trônes, alors qu’en réalité c’est eux qui ont besoin de nous pour réussir. Personnellement, je vis très bien ma vie, une compétence reconnue internationalement, comme beaucoup d’africains, avec une culture de l’indépendance de ton. Nos présidents ont intérêt à s’entourer de ces catégories de personnes pour pouvoir prendre les bonnes décisions. Avec ou sans Macky, quel que soit le Président de la République, nous continuerons à vivre de notre expertise en toute indépendance. Alors, n’est-ce pas plus facile d’impliquer ces gens dans la gouvernance du pays ?

S’ils veulent récompenser la fidélité de leurs militants, qu’ils leur donnent des postes à la hauteur de leurs capacités pour respecter l’équité. Mais, il faut arrêter de heurter la sensibilité des sénégalais, qui voient des injustices et qui le ruminent pendant des années.

Enfin, la presse a aussi une grosse responsabilité dans l’éveil des consciences. La Presse doit revoir les personnes à qui elle offre une tribune pour assainir le paysage médiatique. La Presse doit donner à la jeunesse des modèles pour insuffler les ambitions qu’elle nourrit pour le Sénégal.

J’espère que le Président Macky Sall fera des ruptures très rapidement pour pouvoir partir par la Grande porte.

Avec Cheikh Seck NDONG

 

Le Sénégal en test de grandeur (Par Soro DIOP)

Un message concis. Une tranquillité sereine. Pas un massage verbal d’exigences arrogantes. Un chef d’Etat sur un promontoire républicain. Pas dans la démesure infantile. Avec un sens de l’écoute pour rasséréner et rassurer la jeunesse en colère justifiée. Pas la surdité bruyante et rageuse conduisant demain à des impasses périlleuses.
Le Président de la République Macky Sall, qui s’est entretenu sur la situation du pays, le lundi 8 mars 2021, a pris la posture due à son rang. Il a joué la partition d’un homme d’Etat qui a bien vu, au-delà des épaisseurs conjoncturelles et conjecturelles, l’éclat des vérités à l’origine des manifestations d’une forte intensité furieuse à Dakar et d’autres localités avec leur lot de «pertes en vies humaines et d’importants dégâts matériels».

A ceux qui, avec des pierres, produisent des désastres humains et matériels, érigent des murs conflictuels et de divisions fratricides, le Président Macky Sall montre que ces pierres doivent servir à construire des ponts de parenté pour raffermir, cimenter les liens et le liant entre Sénégalais qui forment «une seule famille, unie par une histoire qui (leur) assigne un destin commun».

La paix et la stabilité de notre pays valent plus qu’une affaire privée de mœurs qui, à elle seule, ne saurait expliquer et justifier, si on la pèse et soupèse sur la balance des manifestations orageuses, une seule vie perdue. En effet, comme le relève si bien le Président Macky Sall, « chaque vie perdue est un deuil pour la Nation ». Et d’annoncer l’aide de l’Etat « aux familles endeuillées» et les facilités qui seront données pour «l’accès aux soins des blessés». Il faut rapidement concrétiser cette action de solidarité que l’Etat doit à ses enfants et à leurs familles.

«Notre salut individuel et collectif nous commande de voyager ensemble en consolidant les fondements de la barque et non en les détruisant. Il y va aussi de l’avenir de nos enfants et des générations après eux». Par ces mots, oh combien plein de sens ainsi, le Président Macky Sall n’épouse pas la dangerosité de l’affirmation de Montesquieu (« Mémoires d’outre-tombe »), selon laquelle « pour faire de la politique, il n’est pas besoin de qualités, il faut en perdre ». Non, en politique, il faut se bonifier en qualités surtout encore lorsque, ici, ce qui est en jeu et comme enjeu, c’est « la préservation de ce qui forme l’âme de la nation sénégalaise, son cœur battant, sa source de vie et d’épanouissement : c’est-à-dire l’attachement aux valeurs du vivre ensemble dans la paix, la sécurité, la liberté, la démocratie, la tolérance et le respect de nos diversités.»

Ce sont ces qualités et leur défense qui lui ont fait inviter, convoquer et évoquer un retour « au calme et à la sérénité » mais aussi à éviter « la logique de l’affrontement qui mène au pire ».

LES RESSORTS DU DIALOGUE

« Oh mon pays, mon beau peuple ! », peut-on s’écrier lorsqu’on constate que dans ce Sénégal, les ressorts du dialogue ne sont pas totalement érodés, comme en témoigne l’écoute attentive accordée aux religieuses de premier rang, aux autorités coutumières, à des personnes de bonne volonté, membres de la classe politique, y compris de l’opposition, de la société civile, des syndicats et du patronat et les membres du clergé. Tous se sont mis dans des dispositions constructives, ont revêtu des habits de sagesse, qui exhalent et exaltent une « synergie positive », si essentielle « dans des moments de doute, d’inquiétude et de turbulence ».

Il ne peut en être autrement et l’histoire politique sénégalaise si remuante, bouillante et violente à certains moments, a illustré, hier comme aujourd’hui, que « nos régulateurs sociaux fonctionnent, et (que) les ressorts de notre nation restent solides ».
Le Président de la République ne s’est pas attardé sur « l’aspect judiciaire de cette crise ». C’est de cette manière, entre autres, que l’on doit percevoir, entrevoir et voir l’état de droit. Laisser les affaires judiciaires à la justice afin qu’elle suive « son cours en toute indépendance ». Même si, entre la soif de l’information chaude et les prudences requises par les procédures judiciaires, peuvent s’incruster des marchands de l’obscurité. De l’obscurantisme.

Le chef de l’Etat a, entre autres missions régaliennes, conformément à charge que lui confrère la Constitution et son statut, «de consolider la paix retour au calme et à la sérénité, dans l’intérêt supérieur de la Nation », de veiller et faire veiller à « la sécurité des personnes et des biens, la défense de la République et la préservation de nos institutions démocratiques ».

Les faits n’ont jamais tort. Les pensées magiques ne peuvent les nier même en état de berlue et de déni du réel. Il y a eu lors des manifestations « une violence inouïe », « des scènes de casses et de pillages » avec « des enfants et des femmes…mis en première ligne », les attaques dans une folie meurtrière d’édifices publics, les longues années de Sénégalais aux labeurs chahutées en quelques minutes. Des conséquences, en termes de bilan, autrement plus macabres, avec en toile de fond désolant, l’accroissement de la pauvreté de familles davantage précarisées, angoissées et frustrées. Il faut ici, comme le Président de la République, saluer et magnifier le professionnalisme, le discernement et la retenue des Forces de défense et de sécurité.

« Ce sont des années d’investissement et de dure labeur qui ont été anéanties. Rien, ni aucune cause ne saurait justifier ces actes regrettables », s’est désolé le Président Macky Sall. Pourtant après avoir établi ces constats poignants qui ne sauraient être justifiés par l’effet des divergences politiques et des différences d’ambitions, c’est au sens de la famille qu’il nous convie pour un seul destin, à nous Sénégalais, « voyageurs dans le temps (…) dans une barque dont nous descendrons pour laisser la place à d’autres ».

En effet, l’héritage à laisser aux générations futures et à la postérité, c’est la forteresse du dialogue « pour conforter les bases de notre démocratie et de notre système politique ». Des échanges féconds comme ceux qui ont réuni toute la classe politique qui, déjà, s’est accordée sur 25 points sur les 27 inscrits au dialogue national.
Le message du Président de la République ne se limite pas à la surface des choses. Il a interrogé la tornade sociale, plongé dans ce qui résonne profondément dans l’esprit et le cœur de la jeunesse pour débusquer leurs angoisses, leur quête de sens et le vide de leur existence, autant de facteurs qui ont fini par élire domicile dans « la colère qui s’est exprimée ces derniers jours (et qui) est aussi liée à l’impact d’une crise économique aggravée par la pandémie Covid-19. »

LES BONNES REPONSES

Les bonnes réponses à ce phénomène ne sont pas dans les clameurs politiciennes ni dans l’exhumation encore moins dans l’exaltation des identités furieuses et autres relents ethniques dans un Sénégal où les brassages ont fini par tisser une grande toile familiale et fraternelle à l’échelle du territoire.

Elles sont, ces réponses, entre autres, dans la mesure prise par le chef de l’Etat des difficultés quotidiennes dans nos villes et nos campagnes, de «ce qu’est la vie dure dans nos quartiers ». Dans ce qui structure « la colère de nos banlieues». C’était d’ailleurs l’une des réponses de l’Etat, dans le cadre du «Fonds de riposte et de solidarité contre les effets de la Covid-19, Force Covid-19, (…)» par le financement de 1000 milliards de FCFA en guise de «soutien aux ménages, aux entreprises, aux travailleurs et à différents corps de métiers, y compris le secteur des arts et de la culture. » Sans compter l’appui de plus de 12 milliards à la diaspora éprouvée par l’étendue de la crise sanitaire qui a fortement amenuisé les soutiens à leurs familles restées au Sénégal. Il faut donc reconnaître au Président Macky Sall sa préoccupation volontariste de promouvoir la solidarité, l’équité et la justice sociale bien avant la survenue de la pandémie Covid-19 qui a ébranlé le monde entier.

Son courage, c’est aussi de reconnaître l’insuffisance de ses efforts « en matière de formation, d’emploi et de financement dédiés aux jeunes, à hauteur de 60 milliards de FCFA, pour la Délégation générale à l’Entreprenariat rapide des Femmes et des Jeunes, et de 40 milliards par an du Fonds de Financement de la Formation professionnelle et technique».

La bonne leçon, c’est alors de comprendre les inquiétudes et les préoccupations des jeunes, surtout ceux qui sont sortis « dans la rue pour exprimer la colère de (leur) mal-vivre : le manque d’emploi, l’aspiration à un avenir meilleur, les conséquences d’un vécu chahuté, depuis un an, « par la morosité économique, les restrictions sociales, la limitation des espaces de loisirs et de détente », consécutives à la lutte anti pandémie COVID-19 ».

Ce qui est surtout essentiel et qui mérite le seul combat qui vaille aujourd’hui et de demain, ce ne sont pas des réponses et des ripostes par des saccages et de destructions de biens de Sénégalais, des comportements qui détruisent des emplois et aggravent la pauvreté. Le combat de l’heure et à l’heure, c’est, ainsi que l’indique le Président Macky Sall, «dans les meilleurs délais une réorientation des allocations budgétaires pour améliorer de façon substantielle et urgente les réponses aux besoins des jeunes en termes de formation, d’emploi, de financement de projets et de soutien à l’entreprenariat et au secteur informel».

C’est aussi le desserrement de l’étau social, «dans l’immédiat, à la faveur de la campagne de vaccination en cours et de l’amélioration de la situation Covid-19,» l’allégement du couvre-feu, « désormais fixé de minuit à cinq heures » pour apporter des bouffées économiques et sociales dans le cadre de l’élargissement du champ d’activités productives à Dakar et Thiès notamment.

Pour le reste, il y a sans doute quelque part quelque chose de positif dans cette crise qui illustre que « c’est dans l’épreuve qu’une nation fait son test de grandeur » et que « la grandeur d’âme d’une nation, se mesure surtout par les valeurs et la force de caractère qui sous-tendent son existence.»

Puissions-nous faire sienne l’exigence d’être et de demeurer une nation «de sang mêlé», formant un bloc solide, rempart insensible aux divisions fratricides pour bâtir un destin commun !

Soro DIOP, membre de la Cellule Communication

du Club Sénégal Emergent 

 

Une démarche novatrice de l’Alliance Des Verts: Vers les chantiers de l’écologie politique au Sénégal

 L’Alliance Des Verts (ADV) est un parti à obédience écologique qui s’inspire des textes fondamentaux de la charte des verts mondiaux qui a été votée en 2001 à Cambera. Au cours d’un entretien, le président de l’ADV, Dr Mamadou Abibou Diagne a fait savoir que la particularité des ‘’verts’’ est qu’ils ont un parti politique qui voudrait développer les chantiers de l’écologie politique au Sénégal. Suivant leur doctrine, les valeurs qui les guident ce sont les paroles soignées, les bons comportements. On ne les entend pas souvent sur les échanges politiques à caractères diffamatoires.

Entretien…

Avec votre parti quels changements comptez-vous apporter sur la scène politique au Sénégal?

Nous voulons que ce parti écolo soit un parti de masse; parce qu’on a l’habitude de croire ou bien de dire au Sénégal que les courants écologiques ce sont des courants élitistes qui prennent souvent naissance au niveau des cercles universitaires ou intellectuels. Nous avons pris le contre-pied. C’est un parti à obédience écologique qui a pris naissance à partir d’une mouvance de masse. Ce sont des personnalités politiques qui défendaient l’idée de l’orientation écologique au sein des autres partis. Ils se sont constitués avec une base naturelle qui croit à l’écologie politique mais expliquée par rapport à un courant de pensée, de proximité.

Nous avons essayé de construire notre idéologie au tour d’un programme de développement national fondé sur l’enseignement écologique, le bien-être, l’éducation écologique communautaire. Nous nous intéressons beaucoup plus aux activités de masse au niveau des communes. Ce qui nous pousse à avoir un programme constructif à partir de la base vers le sommet. C’est pourquoi vous retrouvez chez nous toutes les couches de la société sénégalaise; il y a des intellectuels, des syndicalistes, des acteurs de la société civile, des étudiants, même au niveau de la diaspora une branche déjà constituée est en train de se solidifier. Aujourd’hui, nous avons bon espoir que le peuple sénégalais a compris notre politique écologique et a compris aussi l’esprit et la déontologie de notre parti.

Fondamentalement, ce qui nous différencie des autres courants de pensée, nous avons comme doctrine : « le Sénégal des Vertus, Nous les construisons Ensemble ». D’abord, ce sont les valeurs qui nous guident, la discipline du parti, les paroles soignées, les bons comportements. C’est pourquoi vous ne nous entendez pas beaucoup sur les échanges politiques à caractères diffamatoires.

Dr Mamadou Abibou Diagne, à propos de l’Actualité politique, sur l’affaire ‘’Sonko- Adji’’, quelle est votre point de vue ?

Le point de vue l’ADV (Alliance des Verts), de façon générale, se situe au niveau de la vision politique que nous avons de l’actualité. Particulièrement, je déplore l’affaire ‘’Ousmane Sonko- Adji Sarr parce que ça concerne un leader politique qui a fait ses preuves, qui est sorti troisième des élections présidentielles en bénéficiant de 15% de la confiance des sénégalais et qui est député à l’Assemblée nationale. Une personne comme çà, quand une chose pareille l’arrive, ça fait mal puis que c’est un leader de parti comme moi. Je présente vraiment mes sentiments d’inquiétude à tous les militants de Pastef… Mais ce n’est pas une raison aussi qu’on accepte la violence. Il ne faut pas compromettre la structuration sociale que nous avons. Aujourd’hui, ce que je veux dire c’est: laissons vraiment la justice faire son travail. J’ai confiance que M. Sonko fera le nécessaire pour opposer ses preuves lors de son procès, car celui en question c’est un homme qui a su construire une ligne politique au Sénégal bien qu’on n’a pas la même vision politique. Je souhaite qu’il soit toujours dans le champ politique pour que les points de vue soient divergents pour l’intérêt de notre Sénégal.

Par rapport au maillage du niveau national, où en êtes-vous ?

Comme je vous ai dit tout à l’heure, nous sommes un parti écolo de masse. L’ADV étant créée en 2019, son récépissé délivré en janvier 2020, nous sommes dans la massification à partir de la base. Aujourd’hui, nous sommes présents dans onze (11) régions du Sénégal, où nous avons envoyé effectivement plus de cinq cent (500) cartes de membre dans chacune de ces localités. Jusqu’à l’heure où je vous parle, je suis au courant de l’état de vente des cartes. Je veux dire qu’en ce moment, dans chaque région il y a des militants de l’ADV. C’est un acquis que nous avons par rapport à beaucoup de partis. Il y a bon nombre d’étudiants qui s’ouvrent à nous et qui ont compris très tôt notre message; ça aussi c’est un élément qu’il faut échanger, discuter.

Maintenant, notre stratégie est que nous avons pu identifier des personnes qui peuvent porter notre vision, nos valeurs et les amener au niveau de la masse. On est présent dans 11 régions du Sénégal. Les autres régions, c’est là où on n’a pas envoyé plus de cent (100) cartes; mais on y a des répondants. Aujourd’hui, nous sommes bien organisés au niveau national.

En tant qu’expert, que pensez-vous de l’apport du secteur de l’économie maritime dans l’économie nationale?

Le secteur de l’économie maritime tout naturellement porte l’économie nationale. En termes de contribution, il est à 3,2% sur le Pib. C’est un secteur qui contribue à 70% en termes d’apport en protéines animales. Il est à 12% de contribution dans le secteur primaire. Il a toujours été un secteur de référence dans l’économie nationale. Aujourd’hui, nous avons une politique de développement pour booster l’économie maritime en termes de production, de trafic maritime, de commerce. C’est un secteur qui se porte bien. Les chantiers sont en train d’être rénovés.

Il faut noter aussi que notre parti a une vision de développement du secteur des pêches et de l’économie maritime. Même si on n’est pas encore décisionnel en termes de représentativité du parti, nous contribuons tant soit peu de nos connaissances; parce que nous voudrions avoir un Sénégal debout, en marche.

Le ministre en charge de l’Environnement vient de mettre en place neuf (9) forêts classées. En tant qu’écolo, quelle appréciation en faites-vous?

Quand je l’ai appris, ça m’a donné un sentiment de satisfaction; parce que c’est bien qu’un parti écolo se réveille pour voir que neuf (9) forêts sont déclassées en termes d’approche de précaution. Maintenant, le fait de déclasser ne suffit pas. Il faut quand-même des politiques d’accompagnement. Les gens ont tendance à oublier que les ressources naturelles n’ont de valeurs que si elles apportent une certaine utilité à l’homme. Aujourd’hui, les écolos ne disent pas qu’il faut rester vraiment à l’état zéro (0); mais on doit prélever juste le strict minimum nécessaire pour satisfaire les besoins de l’homme mais tout en préservant la durabilité.

Ces dernières années, à chaque fois qu’une réglementation forte est prise au nom de l’écologie, de nombreux acteurs montent au créneau pour dénoncer une écologie dite “punitive”. « L’argument est massue : ce qui est punitif, liberticide, est par définition mauvais, non-souhaitable ».

Toutes ces propositions ne sont que des formes variées de régulation des comportements qui n’ont qu’un objectif : réduire notre empreinte environnementale ou augmenter nos capacités à le faire. La limite qui détermine à partir de quel moment ces formes de régulation deviennent punitives, liberticides ou trop contraignantes n’est pas définie à priori ou de façon absolue.

Nous voulons que ces forêts soient vraiment déclassées et accompagnées à une politique d’utilité publique. C’est de ça qu’on parle; mais les gens se perdent souvent dans la compréhension de ses termes.

La classification des forêts doit servir aux populations. Maintenant, selon la nature des forêts, il y a ce qui peut être versé dans le secteur du tourisme. On peut créer des activités d’écotourisme qui sont porteurs d’emplois et de revenus. On peut aussi développer une gestion rationnelle des ressources naturelles qui s’y trouvent. Fondamentalement, il faut que ces communes contribuent à cette nouvelle politique; parce que si le Président de la République décide de quelque chose, il appartient aux communes qui ont la charge d’être plus proches des populations de faire comprendre et aussi contribuer à améliorer ces visions politiques.

Quel est votre dernier mot ?

Mon dernier mot est que les populations doivent comprendre que l’emploi des jeunes, les problèmes de santé publique, d’environnement, de bien-être, d’éducation, se retrouvent dans le programme des écolos; parce que nous nous disons porteurs de projets de développement participatif. Il appartient aux populations de contribuer de façon spontanée, selon la réalité de leur environnement, pour que ces politiques publiques puissent leur apporter de la satisfaction. J’insiste beaucoup sur cela puis qu’aujourd’hui nous avons un programme de société qui répond à la réalité socioculturelle, socio-économique.

La manière dont les européens perçoivent l’écologie, elle est différente parce que nous avons nos réalités socioculturelles. Donc, nous devons adapter, réajuster cette vision écologique en fonction de nos réalités pour que ça soit l’affaire de tout le monde. Sur cette vision, nous allons construire un parti écolo dynamique. Notre souhait c’est de participer aux élections locales, gagner le maximum de communes avec une liste écolo. Et, je me bats pour que la liste écolo ne soit pas parasitée. On va investir que des écolos avec la société civile. À l’avenir, nous voulons porter le premier groupe parlementaire « Des Verts » au Sénégal.

Avec Cheikh Seck NDONG  

Pillage de 21 magasins Auchan: 1.730 employés risquent d’aller au chômage

Les dégâts sont énormes! C’est cette phrase qui sort de la bouche de tous les acteurs de la chaîne de production et des responsables d’Auchan Sénégal. Les manifestations d’une violence inouïe notées ces derniers jours dans le pays, ont créé des impacts réels sur les différentes parties prenantes de la chaîne logistique de l’entreprise Auchan Sénégal.

Plus de vingt et un (21) magasins d’Auchan ont été vandalisés et pillés par des jeunes. Ces jeunes ont déversé leur courroux dans les établissements alimentaires appartenant à majorité par des citoyens français. Le chargé de communication d’Auchan Sénégal Pape Samba Diouf a fait savoir que pour le moment, ils ont décompté plus de 21 boutiques Auchan pillés par des manifestants depuis le début des manifestations. Et pour les boutiques qui n’ont pas été attaquées, ils étaient obligés de dépêcher des moyens de protection pour les épargner des pillages orchestrés par des jeunes. En réunion d’évaluation, M. Diouf informe qu’actuellement, il est impossible d’estimer les pertes. « Nous avons perdu beaucoup d’argent et beaucoup de marchandises ont été emportées en plus des dégâts matériels et informatiques », a-t-il laissé entendre.

 Près de 1. 730 Sénégalais risquent le chômage 

 En terme d’emplois, Auchan a créé plus de 1.730 emplois directs et 3.500 à 5.000 emplois indirects. Selon le chargé de communication, ces employés risquent d’être au chômage si toutefois les manifestations ne s’arrêtaient pas. Toutefois, il assure que la Direction est en train de faire tout son possible pour les garder. 

Les incidences de ces attaques et pillages des établissements d’Auchan ne se limitent pas seulement dans leurs activités directes, mais aussi à travers leurs partenaires et fournisseurs de produits.  « Je gagnais plus de 2 millions de nos francs par semaine. » 

 Moussa Fall, fournisseur de poulets à Auchan, mesure avec un pincement au cœur tous les dégâts causés et les impacts sur ses activités et les emplois qu’ils avaient créés grâce à ce travail de fournisseur. « Je vendais plus de 500 poulets à Auchan-Yoff chaque semaine et 50 sacs d’oignons. Je gagnais plus de 2 millions de nos francs par semaine », a-t-il dit. Il a aussi fait savoir que les poulets qu’ils fournissaient à Auchan ne peuvent être conservés par eux parce qu’ils n’ont pas les mêmes moyens de conservation que Auchan. 

 L’impact de ces dégâts touche tout le processus de distribution, mais également des pertes d’emploi sont notées. « J’avais trois (3) employés et au regard de la situation, je suis obligé de faire une réduction de mon personnel. Les particuliers et clients des maisons ne peuvent pas acheter tout ce que nous produisons. » Il ajoute avec regret que les boutiques de Auchan ont suspendu leurs activités jusqu’à nouvel ordre. 

 M. Fall soutient, par ailleurs, que l’État du Sénégal doit trouver les moyens pour garantir l’investissement de Auchan par des assurances. « L’investissement dans les Auchan n’est plus sûr parce qu’ils sont les cibles des manifestants », a-t-il soutenu.  Pour ce qui est du droit de manifester, Moussa Fall juge que les gens ont le droit de manifester, mais pas de détruire les biens d’autrui.  « Je fournissais 500 tablettes d’œufs à Auchan Castors et Auchan Hlm, par semaine » 

 Alassane Sy, fournisseur d’œufs à Auchan Castors et Auchan Hlm, mais aussi gérant de poulailler à Pout, exprime toute son amertume et sa déception par rapport au ralentissement de ses activités dû aux manifestations. « Je livre tous les lundi 50 tablettes d’œufs à ces deux magasins Auchan et 200 tablettes tous les vendredis à cause du week-end. Ce qui fait un total de 500 tablettes chaque semaine. Et je vendais la tablette à 1650 francs Cfa. Ce qui me faisait un chiffre d’affaire de 412 000 francs CFA. » Il ajoute qu’à cause des manifestions, il n’arrive plus à faire correctement son travail. Ainsi il lui sera difficile de conserver son stock d’œufs de la semaine qui risque de lui causer beaucoup de pertes avec son lot de conséquences non maîtrisées. « Je suis en train de revoir les choses parce que je ne pourrais plus continuer d’employer des gens alors que les activités ont cessé. Nous ne savons pas quand est ce que les magasins vont rouvrir », mentionne t-il.  

 Le pillage des magasins Auchan lors des manifestations de ces derniers jours au Sénégal a  véritablement impacté les fournisseurs alimentaires sénégalais qui occupaient le marché. Mais il faut noter que ces énormes pertes ne se mesurent  pas avec les pertes en vies humaines survenues lors des émeutes… 

 

Situation du Sénégal: Le message à la Nation du Président de la République Macky Sall.

Mes chers compatriotes,

J’ai souhaité m’adresser à vous ce soir pour vous entretenir de la situation qui prévaut dans notre pays.

 Nous sommes tous témoins des manifestations d’une rare violence qui ont éclaté ces derniers jours à Dakar et dans d’autres localités, causant des pertes en vies humaines et d’importants dégâts matériels.

Ce soir, mes pensées vont d’abord aux victimes de ces malheureux événements et à toutes les personnes, physiques et morales, impactées par les manifestations.

 Je salue la mémoire des défunts et présente 

mes condoléances à leurs familles. Je souhaite prompt rétablissement aux blessés.

Nous sommes une seule famille, unie par une histoire qui nous assigne un destin commun. Chaque vie perdue est un deuil pour la Nation. C’est pourquoi l’Etat viendra en aide aux familles endeuillées et facilitera l’accès aux soins des blessés.

 Devant tant de violence inouïe, où des enfants et des femmes ont été mis, de façon organisée, en première ligne dans les scènes de casses et de pillages, nos Forces de défense et de sécurité ont, fort heureusement, fait preuve de professionnalisme, de discernement et de retenue. Autrement, le bilan aurait été plus lourd.  

 Nous avons vu des édifices publics et des symboles de l’Etat attaqués ; des commerces et autres biens privés, pillés et réduits en cendre. Ce sont des années d’investissement et de dure labeur qui ont été anéantis. Rien, ni aucune cause ne saurait justifier ces actes 

regrettables.

 Chacun, avec ses choix et ses opinions, dans le respect des autres, nous pouvons et devons régler nos divergences autrement que par la violence destructrice ; parce que, quels que soient nos choix politiques et nos ambitions, nous sommes une seule famille, et nul d’entre nous ne peut avoir un destin séparé de celui la nation sénégalaise.

 Voyageurs dans le temps, nous sommes dans une barque dont nous descendrons pour laisser la place à d’autres.

 Notre salut individuel et collectif nous commande de voyager ensemble en consolidant les fondements de la barque et non en les détruisant. Il y va aussi de l’avenir de nos enfants et des générations après eux.

Rien ne m’importe plus que la préservation de ce qui forme l’âme de la nation sénégalaise, son cœur battant, sa source de vie et d’épanouissement : c’est à dire l’attachement aux valeurs du vivre ensemble dans la paix, la sécurité, la liberté, la démocratie, la tolérance et le respect de nos diversités.  

 C’est pourquoi j’invite au calme et à la sérénité. Tous, ensemble, taisons nos rancœurs et évitions la logique de l’affrontement qui mène au pire.

Dans cet esprit, j’ai reçu pendant ces deux derniers jours les Envoyés des Khalifes généraux, des autorités coutumières, ainsi que des personnes de bonne volonté, membres de la classe politique, y compris de l’opposition, de la société civile, des syndicats et du patronat.

 J’ai également échangé avec des membres du clergé catholique.

J’ai écouté et entendu leurs messages. Je leur exprime toute ma gratitude et les remercie pour leurs sages conseils, ainsi que leurs suggestions et recommandations constructives.

 Toute cette synergie positive montre que dans des moments de doute, d’inquiétude et de turbulence, nos régulateurs sociaux fonctionnent, et les ressorts de notre nation restent solides.  

 Sur l’aspect judiciaire de cette crise, laissons la justice suivre son cours en toute indépendance.

 En ce qui me concerne, j’userai de tous les pouvoirs que me confère ma charge pour consolider le retour au calme et à la sérénité, dans l’intérêt supérieur de la Nation, la sécurité des personnes et des biens, la défense de la République et la préservation de nos institutions démocratiques.

Sur le dialogue et la concertation, ma main reste tendue et mes portes ouvertes. Du reste, dès après mon élection, allant au-delà du fait majoritaire, j’ai lancé le dialogue national pour conforter les bases de notre démocratie et de notre système politique.

 Ce dialogue est fécond. A ce jour, sur les 27 points inscrits au dialogue, 25 ont fait l’objet de consensus. Je reste et demeure attaché au dialogue pour la mise en œuvre des points de convergence déjà acquis.

 Je comprends, également, mes chers concitoyens, que la colère qui s’est exprimée ces derniers jours est aussi liée à l’impact d’une crise économique aggravée par la pandémie COVID-19.

 Personne ne peut nier que le monde entier, notre pays y compris, traverse une profonde crise économique, occasionnant des millions de pertes d’emplois et d’activités génératrices de revenus. Des familles entières sont plongées dans la pauvreté, l’angoisse et la frustration.

 Je mesure les difficultés quotidiennes dans nos villes et nos campagnes. Je sais ce qu’est la vie dure dans nos quartiers. Je comprends la colère de nos banlieues.

 Avec le Fonds de riposte et de solidarité contre les effets de la COVID-19, l’Etat a financé pour 1000 milliards de fcfa le soutien aux ménages, aux entreprises, aux travailleurs et à différents corps de métiers, y compris le secteur des arts et de la culture.

 Nous n’avons pas oublié notre diaspora, que nous avons appuyée pour plus de 12 milliards de fcfa. Ce soutien à la diaspora illustre d’ailleurs l’étendue de la crise que nous vivons ; parce que d’habitude, c’est bien la diaspora qui vient en aide au pays, et non l’inverse.

 Tout cela pour montrer que la solidarité, l’équité et la justice sociale restent au cœur de mes préoccupations, et bien avant la pandémie COVID-19.

 Mais je constate que tous les efforts jusque-là consentis, en matière de formation, d’emploi et de financement dédiés aux jeunes, à hauteur de 60 milliards de fcfa, pour la Délégation générale à l’Entreprenariat rapide des Femmes et des Jeunes, et de 40 milliards par an du Fonds de Financement de la Formation professionnelle et technique, restent encore 

insuffisants.  

 C’est pourquoi, m’adressant à vous, les jeunes, je voudrais vous dire que je comprends vos inquiétudes et vos préoccupations.

J’ai vu nombre d’entre vous sortir dans la rue pour exprimer la colère de votre mal-vivre ; parce que vous n’avez pas d’emploi ; parce que vous aspirez à un avenir meilleur ; parce que depuis un an de lutte anti pandémie COVID-19, votre quotidien reste marqué par la morosité économique, les restrictions sociales et la limitation des espaces de loisirs et de détente.

 Qu’une jeunesse confrontée à autant de privations exprime son mal-vivre me parait tout à fait compréhensible.

En même temps, évitons de participer à tout ce qui nous retarde dans la quête d’un avenir meilleur. Quand on saccage un commerce, quand on s’attaque au bien d’autrui, on ne crée pas de l’emploi, on en détruit ; on ne fait pas reculer la pauvreté, on l’aggrave.

J’engagerai dans les meilleurs délais une réorientation des allocations budgétaires pour améliorer de façon substantielle et urgente les réponses aux besoins des jeunes en termes de formation, d’emploi, de financement de projets et de soutien à l’entreprenariat et au secteur informel.

 Dans l’immédiat, à la faveur de la campagne de vaccination en cours et de l’amélioration de la situation COVID-19, j’ai décidé d’alléger le couvre-feu lié à l’état de catastrophe sanitaire dans les régions de Dakar et de Thiès, qui sera désormais fixé de minuit à cinq heures du matin.

 Cette mesure contribuera à élargir le champ des activités productives et aidera au retour progressif à une vie normale dans ces deux régions qui concentrent l’essentiel des activités économiques du pays.

Pour autant, continuons à respecter les recommandations sanitaires que requiert la situation.

 Mes chers compatriotes,

 L’histoire et l’actualité de tous les jours nous enseignent que c’est dans l’épreuve qu’une nation fait son test de grandeur.

Et la grandeur d’âme d’une nation, se mesure surtout par les valeurs et la force de caractère qui sous-tendent son existence.

 Ce sont ces valeurs et cette force de caractère qui cimentent toutes les composantes de la nation sénégalaise, pour en faire un bloc solide et sans fissures qui nous aide à traverser les épreuves en recourant à nos propres dynamiques de régulation.

 Ce faisant, nous réaffirmons ensemble que la nation sénégalaise n’est pas un assemblage hétéroclite de composantes socio culturelles sans lien les unes avec les autres.

Nous sommes une nation de sang mêlé ; une nation faite de tous ces brassages qui nous rassemblent, de toutes ces religions qui cohabitent en paix, de tous ces regards qui se croisent et fraternisent, de toutes ces forces qui se conjuguent et s’harmonisent pour soutenir notre élan commun vers notre destin commun.

 En cette journée du 8 mars, j’invite toutes les forces vives de la nation à l’apaisement pour honorer ainsi la femme sénégalaise. Bonsoir.   

Bloc-notes de Abdou GNINGUE : Bonnet blanc et… Blanc bonnet?

La semaine écoulée a été marquée par des manifestations violentes qui ont causé des dégâts énormes. De paisibles citoyens, commerçants et autres hommes d’affaires ont vu leurs biens vandalisés et des édifices publics brûlés donc réduits en cendres. Des milliers de sénégalais ont ainsi perdu leurs emplois mettant de facto leurs familles dans la précarité.

Les propriétaires de ces magasins qui sont assurés vont se frotter les mains parce qu’ils seront indemnisés par les grosses sociétés d’assurance. Quant aux employés ils seront mis en chômage technique sans salaire. Avec quels moyens les familles de ces travailleurs vont subsister. Les loyers, la Scolarité des enfants sans parler des trois repas, que dis-je, l’unique repas du jour.

Ceux-là qui réclament la préservation de la démocratie dans notre pays et s’attaquent en même temps à des organes de presse, font fausse route. On ne peut pas vouloir quelque chose et son contraire. Les organes de presse sont les sanctuaires où travaillent les journalistes chargés de rendre visible et vivante cette démocratie. Sans une presse libre on ne peut pas parler de Démocratie. Pour ce qui est de la suspension de deux stations de télévision, je trouve la mesure excessive qu’il faut éviter mais aussi demander aux animateurs de ces médias d’être plus responsables parce que refusant d’être les bras armés de politiciens. Ce n’est pas parce qu’on est patron d’un groupe de presse qu’on peut s’en servir à sa guise pour de la propagande politique avec de faux publireportages.

Il a été constaté dans différents médias audiovisuels, en direct, des images irresponsables d’enfants, diffusées en boucle . C’est des enfants qui sortaient des écoles que des cadreurs d’images faisaient répéter des slogans politiques. C’est inimaginable dans un pays où on doit protéger le droit des enfants. Ces images ne devaient en aucune façon passer à l’antenne et dans le petit écran. Dans les pays où on respecte ce droit, tout journaliste qui braque sa caméra sur des enfants mineurs sans les flouter, cacher son visage, peut faire face à la justice. Pourquoi au Sénégal certains hommes de médias se délectent de ces images inacceptables.

Quand un journaliste fait un direct il n’est pas plus intelligent que ceux-là qui sont chez eux et qui suivent. Tout commentaire qui ne participe pas à éclairer les téléspectateurs sur ce qu’ils regardent peut être tendancieux surtout quand le journaliste se met à la place des politiciens qui ont pris en otage le peuple sénégalais.

Nos confrères doivent rester professionnels et se considérer comme des sentinelles. Qui respectent l’éthique et la déontologie du métier de journaliste. Son appartenance politique ne doit jamais se refléter dans son travail sinon il aura failli à sa mission d’être objectif devait les faits, sa précieuse matière première.

Les femmes de Ziguinchor, se faisant appeler les femmes de Casamance ont organisé une marche pacifique pour demander la libération du responsable de Pastef. Elles ont été rectifiées intelligemment, dans un communiqué, par le regroupement des femmes pour la… paix en Casamance qui appelle à l’apaisement des deux parties. Elles n’ont pas exigé la libération du leader de Pastef. Ce qui est un comportement civique à saluer. Mais il faut éviter de dire les femmes de Casamance exigent la libération de Ousmane Sonko comme l’ont demandé les femmes de Ziguinchor.

Cet appel peut suggérer un certain communautarisme à bannir.

En effet, quand on dit les femmes de Ziguinchor, avec les yeux de l’esprit, on peut voir la population féminine de cette ville du Sud, composée de Diolas, Woloffs, Sereers, Mandingues etc. Mais dès l’instant qu’on parle de femmes de Casamance, les pêcheurs, en eau trouble, peuvent s’y engouffrer et faire de la subversion en ciblant une ethnie. J’aurais bien aimé d’ailleurs que les confrères qui ont fait ce reportage montrent quelques interviews expresses dans nos différentes langues nationales parmi les manifestantes pour montrer que c’est des femmes originaires de toutes les contrées de notre pays mais qui vivent en toute harmonie dans cette ville et sont guidées par une démarche citoyenne. Parce que ce qui s’est passé à Ziguinchor pourrait être organisé par les femmes des iles du Saloum pour soutenir leur enfant. Et personne n’aurait quelque chose à dire.

Donc il faut faire très attention à l’emploi des mots dans des situations pareilles.

Ici, le rôle des journalistes est très important pour éviter toute manipulation de l’opinion. Le Sénégal est un pays où toutes les ethnies vivent en harmonie grâce au génie de nos anciens qui ont mis en place ce cousinage à plaisanterie où je me permets d’échanger librement en tant que Sereer avec mes cousins Pulaars et Diolas. Pour ces derniers, selon la légende, c’est deux sœurs Aguene, ancêtre des Diolas et Diambogne qui a donné naissance aux Sereers. Ces deux sœurs qui naviguaient dans une pirogue se sont séparées quand leur embarcation s’est brisée en deux.

Chacune est partie de son côté pour créer une famille. Belle histoire parmi tant d’autres qui font que notre pays est une exception dans une sous-région où le communautarisme et l’ethnocentrisme ont créé des troubles incontrôlables. Que Dieu nous en garde! Donc Vigilance vigilance !

Au village, les sages se sont réunis et ont demandé au président de la République de s’adresser à la Nation pour calmer les esprits. Dans pareille circonstance, les sacrifices et les prières sont recommandés surtout qu’il y a mort d’hommes. C’est pourquoi la parole du chef est obligatoire pour rassurer le peuple et éviter le chaos total dans notre pays très affecté par la pandémie entrainant une crise économique et sanitaire sans précédent. Je crois d’ailleurs que cette situation a amené les autorités à vouloir alléger le couvre feu pour que l’activité économique puisse reprendre jusque vers des heures un peu avancées dans la soirée.

En effet, dans les quartiers, avec cette crise économique qui a réduit beaucoup de pères de familles au chômage, le phénomène des vendeuses de sandwich et autres bouillies de mil (fondé) pour le dîner prolifère. Les familles n’assurent les dîners que pour les enfants , les adultes eux doivent se débrouiller.

Ces manifestations sont donc une aubaine pour toutes ces populations vivant dans la précarité et besogneuses. On ne doit pas s’étonner de ces pillages des magasins surtout dans les rayons alimentation. Pourtant des pères de familles très à cheval sur la loi islamique ont demandé, à leurs enfants, venus avec des produits alimentaires piqués dans les magasins pillés, de les retourner parce que Haram (impropre ) à la consommation pour un bon musulman. Parole d’un sage à saluer en direction d’une jeunesse en perte de valeurs et surtout, de repère, par ces temps qui courent.

La société civile !? sénégalaise qui devait servir de médiatrice entre l’Etat et les politiciens s’est auto disqualifiée en prenant part volontairement à un rassemblement mixte entre partis politiques et d’autres organisations qui sont supposées être équidistantes de ces formations politiques.En effet, une société civile qui veut être crédible doit se démarquer des politiciens et donner son point de vue dans la marche de la Nation sans parti pris.

En France, les gilets jaunes, dans un élan citoyen, ont revendiqué pendant de longs mois, dans tout le pays, des manquements du gouvernement d’Emmanuel Macron dans les difficultés que rencontrent les français. Les partis politiques ont tenté d’infiltrer leur mouvement mais les organisateurs les ont chassés comme des malpropres et des opportunistes qui voulaient récupérer leur lutte. C’est cela un mouvement citoyen responsable.

Notre société civile!? sénégalaise, quant à elle, semble confirmer ceux qui les traitent de politiciens encagoulés. Ce qu’ils ne peuvent plus réfuter dès l’instant que leurs différentes organisations s’associent ouvertement à travers des Communiqués des manifestations de politiciens qui sont dans leur rôle d’opposants. A moins qu’on puisse parler de bonnet….Blanc et …Blanc bonnet en ce qui concerne les acteurs politiques et ceux de la Société Civile.

Abdou GNINGUE
Journaliste Citoyen du monde rural

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