mercredi, septembre 9, 2026
Accueil Blog Page 253

Message à la Nation : Le Président Macky Sall comprend la colère des jeunes

Le président Macky Sall est sorti de sa réserve, après un bruyant silence. Dans une adresse à la Nation ce lundi 8 mars 2021, sur la chaîne nationale, il a réaffirmé sa disponibilité au dialogue et à la concertation pour un retour à la paix au Sénégal. Ce, après quelques jours de tension qui se sont soldés par la mort de près d’une dizaine de jeunes dans les différents théâtres de manifestations populaires.

Il a indiqué que sa ‘’main reste tendue’’ et ses ‘’portes ouvertes, sur le dialogue et la concertation’’. Concernant l’expression de colère notée quasiment sur l’ensemble du territoire, il précise : ‘’Je comprends également, mes chers concitoyens, que la colère qui s’est exprimée ces derniers jours est aussi liée à l’impact d’une crise économique aggravée par la pandémie Covid-19. Personne ne peut nier que le monde entier, notre pays y compris, traverse une profonde crise économique, occasionnant des millions de pertes d’emplois et d’activités génératrices de revenus. Des familles entières sont plongées dans la pauvreté, l’angoisse et la frustration. Je mesure les difficultés quotidiennes dans nos villes et nos campagnes. Je sais ce qu’est la vie dure dans nos quartiers. Je comprends la colère de nos banlieues. C’est pourquoi, m’adressant à vous, les jeunes, je voudrais vous dire que je comprends vos inquiétudes et vos préoccupations’’, a déclaré le président Macky Sall, dans son adresse à la Nation.  

Occasion qu’il a mise à profit pour tenter de sensibiliser les jeunes qui, majoritairement, se sont signalés dans les opérations de casse. ‘’J’ai vu nombre d’entre vous sortir dans la rue pour exprimer la colère de votre mal-vivre ; parce que vous n’avez pas d’emploi ; parce que vous aspirez à un avenir meilleur ; parce que depuis un an de lutte anti pandémie Covid-19, votre quotidien reste marqué par la morosité économique, les restrictions sociales et la limitation des espaces de loisirs et de détente. Qu’une jeunesse confrontée à autant de privations exprime son mal-vivre, me paraît tout à fait compréhensible.

En même temps, évitons de participer à tout ce qui nous retarde dans la quête d’un avenir meilleur. Quand on saccage un commerce, quand on s’attaque au bien d’autrui, on ne crée pas de l’emploi, on en détruit ; on ne fait pas reculer la pauvreté, on l’aggrave ». 

Situation Socio-politique au Sénégal: Le  CSÉ appelle au calme et à la responsabilité

En Assemblée Générale Extraordinaire restreinte et dans le respect strict des mesures barrières, ce lundi 1er mars 2021, le « Club Sénégal Émergent » a apprécié la situation nationale caractérisée d’une part par l’achat de 200 000 doses du vaccin contre la Covid-19, le lancement officiel par le Président de la République de l’opération de vaccination contre la pandémie et d’autre part les péripéties de l’affaire Ousmane Sonko/Adji Sarr.

Dans la note qui sanctionne cette réunion, et à propos de l’affaire Ousmane Sonko/ Adji Sarr, le Club Sénégal Émergent (CSE) constate que d’une affaire privée, opposant deux citoyens sénégalais justiciables de faits de mœurs, celle-ci est devenue une affaire d’État, à considérer comme telle, au regard des graves perturbations de l’ordre public, d’indices concordants et graves d’attentat à la sûreté de l’Etat, de destruction sauvages et systématiques de biens publics et privés, de menaces et agressions contre de personnes .

Une situation, selon le Président Youssou Diallo et ses camarades, qui découle d’une politisation outrancière du dossier sous la forme d’une accusation fallacieuse d’un prétendu complot politique et d’une victimisation comme ligne de défense.

Toutefois, à l’instar de beaucoup de Sénégalais, la plupart anonymes mais en fins observateurs, le CSE de relever « la posture de défiance outrancière et furieuse de Ousmane Sonko vis-à-vis de la loi et des institutions de la République en dépit de son statut de chef de parti et de député »

Il signale ainsi un refus systématique de déférer à la convocation de la gendarmerie, un refus de la levée de son immunité parlementaire, une déclaration de refus de répondre aux convocations du juge. À cela s’ajoutent, sa demande illégale de récusation de juges, ses attaques systématiques et mal fondées contre le Président Macky et ses opinions subjectives et outrageantes contre les juges et le procureur de la République.

Le CSE constate en plus que les nombreuses arrestations de responsables du PASTEF et de présumés manifestants sans aucune communication de la justice sur ces arrestations. Fort de tous ces éléments et dans le souci de dire vrai et d’expliquer, le Club Sénégal Émergent (CSE) lance un appel au leader du PASTEF, Ousmane Sonko, aux responsables et militants de tous bords politiques , aux acteurs de la presse et des réseaux sociaux ,aux avocats des deux parties, aux populations, en particulier à la jeunesse, de faire prévaloir la paix, la sérénité et la responsabilité en faisant cesser et faire cesser, les attentats à la vie privée et aux bonnes mœurs, au respect de la loi et des institutions républicaines tout en laissant la justice faire son travail sans pression aucune.

Le CSE invite enfin les chefs religieux et coutumiers, dépositaires d’une sagesse séculaire à appeler au calme et à la sérénité pour préserver la paix et la stabilité dans notre pays qui évolue déjà dans un environnement troublé par des menaces sécuritaires multiformes. Il demande à l’État, en particulier à la justice et aux forces de l’ordre, au regard du caractère sérieux de cette affaire, de respecter et faire respecter la loi dans un esprit et une démarche de responsabilité, de sérénité, de rigueur et de professionnalisme dans la gestion de la situation. 

Le Club Sénégal Émergent (CSE) recommande la sauvegarde de la vie privée des protagonistes de cette affaire. Au nom d’une nécessaire conformité avec nos mœurs et nos traditions de Kersa et de Soutoura, il suggère au juge de faire sur cette affaire, des auditions à huis clos; aux avocats des différentes parties et à la presse de faire preuve de professionnalisme et de responsabilité.

Au demeurant, pour le CSE, l’exigence de l’heure pour tous les citoyens, républicains et démocrates, est la Défense sans concession de l’État de droit qui garantit l’égalité et la liberté de tous les citoyens et qui soumet l’ensemble des Institutions, y compris l’État, à la Loi.
La démocratie, c’est aussi la séparation et l’équilibre des pouvoirs.

Faut-il rappeler les principes qui régissent l’État de droit « marbrés » dans le préambule de notre Constitution. On peut, entre autres principes, relever dans ce préambule, « l’inaltérabilité de la souveraineté nationale qui s’exprime à travers des procédures et consultations transparentes et démocratiques », « la séparation et l’équilibre des pouvoirs conçus et exercés à travers des procédures démocratiques », « le respect des libertés fondamentales et des droits du citoyen comme base de la société sénégalaise (…), « le respect et la consolidation de l’État de droit dans lequel l’État et les citoyens sont soumis aux mêmes normes juridiques sous le contrôle d’une justice indépendante et impartiale »…

L’Assemblée générale extraordinaire du Club Sénégal Émergent attire l’attention de toutes les Sénégalaises et de tous les Sénégalais sur les priorités de l’heure qui méritent la mobilisation et la synergie de tous les efforts pour endiguer la crise consécutive à la pandémie de la COVID-19. Indubitablement, le Président Macky Sall a fait d’énormes progrès au Sénégal grâce à de nombreuses réalisations du Plan Sénégal Émergent avant la survenue imprévisible du virus qui constitue une chape de plomb sur les programmes et projets. Toutefois, en dépit de la Covid-19, le CSE souligne la nécessité individuelle et collective de poursuivre les réalisations du PAP2A, à s’approprier le Plan de relance économique défini par le Chef de l’État pour le retour d’une croissance solide et inclusive, à s’engager dans une participation massive à la vaccination contre la Covid-19, la voie royale pour un retour à une situation normale qui ouvre tous les possibles d’épanouissement et de bonheur pour les citoyens, notamment les jeunes et les femmes.

Tensions socio-politiques au Sénégal: des cadres et experts de la ‘’Vision Macky 535’’ appellent à la raison du droit

«Pour telle ou telle raison, la raison du droit est soumise aux desiderata de la rue et de certains médias forcenés.
Une affaire aussi banale de mœurs fait l’objet de surdimensionnement politique au point d’entraîner, au regret, des morts d’hommes.
La République que le Président Macky Sall a peaufinée à travers des libertés adoptées et consolidées constitutionnellement  par voie référendaire, est soumise à rudes épreuves par des forces pouvoiristes manipulées savamment par des puissances étrangères qui veulent profiter d’un chaos programmé pour faire main basse sur nos ressources minières, gazières et pétrolières qui attisent tant d’envies.»
Les cadres et experts de la Vision Macky 535 disent niet aux dérives violentes dont le leader du Pastef porte sur lui l’entière initiative.
La politique machiavélique « après moi, le déluge » ne correspond pas à la raison du droit.
Les cadres et experts de la VM535 sont outrés par les saccages d’Auchan, des stations de services Total, au moment où le monde est aux partenariats publics privés gagnant-gagnant, dans le partage des productions.
«Le Sénégal est un pays jaloux de sa souveraineté internationale acquise depuis l’indépendance en 1960. Il est exclu à l’heure actuelle de ne repenser la coopération internationale que dans le cadre des valeurs de solidarité, de justice et d’équité.
Notre constitution est formelle. Les ressources du pays appartiennent au peuple sénégalais.
Cependant n’oublions pas que certains compatriotes de la Diaspora font un business florissant dans de nombreux pays du monde, de telle sorte que des attitudes d’un nationalisme peu éclairé sont tout aussi grosses d’éventuelles sanctions de réciprocité ou d’exclusions du marché des affaires.
Le Sénégal ne saurait mériter cela du fait de gestes rétrogrades qui rappellent les mouvements de destructions des outils de production par des prime-ouvriers ou des jacqueries de paysans à l’esprit moyenâgeux.
N’eûssent été les impacts négatifs de la pandémie sur les progrès indéniables de notre développement économique vers l’émergence, la stabilité du pays aurait été difficile à fragiliser par des programmeurs de réseaux sociaux adeptes du chaos.»
Les cadres et experts de la Vision Macky 535 en appellent au retour à  la raison de la jeunesse dans ses différentes composantes pour abandonner la voie de la violence qui ne profite qu’à la régression économique et sociale ainsi qu’à l’hypothèque de leur présent et de leur avenir qui sont matériellement et philosophiquement le moteur et le cœur du Plan Sénégal Emergent.
L’optimisation de la qualification et de l’insertion des ressources humaines qui concerne au premier chef les jeunes en est une claire indication.»
La Vision Macky 535 encourage le Président Macky Sall pour le maintien et la poursuite des politiques sociales et économiques spécialement dédiées: Cmu, bourses familiales, cartes d’égalité des chances, Pudc, Prodac, entre autres.
Les cadres et experts de la Vision Macky 535 lancent un vibrant appel aux forces sociales et politiques pour la poursuite du dialogue politique national afin de répondre aux exigences de l’heure avec hauteur et dépassement.
Les cadres et experts de la Vision Macky 535 restent confiants à la justice de notre pays qui place la responsabilité du ministère public, à savoir le procureur de la République au-dessus des contingences en vue du maintien de la concorde sociale.
Dans la même veine, les experts et cadres saluent le professionnalisme et le patriotisme des forces de sécurité et de l’ordre ainsi que du commandement pour assurer la libre circulation des biens et des personnes dans un contexte de tensions.
La Vision Macky 535 renouvelle sa fidélité et son engagement au Président Macky Sall qui est le Président de tous les Sénégalais pour la consolidation de l’Etat de droit dans la paix et la stabilité.

‘’Les cadres et experts de la Vision Macky 535’’

Troubles à l’ordre public: Le ministre de l’Intérieur alerte

Le ministre de l’Intérieur, Antoine Félix Diome, rappelle que l’État prendra toutes les dispositions pour que l’intégrité et la stabilité soient respectées dans ce pays.

Ce déplacement de Ousmane Sonko qui tenait à faire face au juge d’instruction du 8e cabinet qui devait l’entendre sur cette affaire présumée de viol et menaces de mort portés, ne sera pas sans conséquence.

En effet, en voulant dévier le cortège du député Ousmane Sonko, les forces de l’ordre se sont finalement heurtées aux manifestants pro-Sonko. Ce qui a été regrettable selon certaines autorités comme le ministre de l’Intérieur Antoine Félix Diome qui s’exprimait sur la Rfm. « Ce pays est le nôtre. Nul n’est au-dessus de la loi. Tout citoyen doit se conformer à la justice. Il n’y a point de discrimination », affirme le minitre de l’Intérieur et de la sécutrité publique considérant que tout récalcitrant va faire face à la résponsabilité du garant de l’ordre public.

Sur le point concernant le blocage du député Ousmane Sonko sur la route de Mermoz, le ministre de l’Intérieur précise : « qu’il n’y a aucun citoyen sénégalais qui est contraint de passer dans telle ou telle direction.  Cependant, il faut que je précise que le plan de circulation doit être déterminé par les forces de l’ordre selon les potentiels risques pouvant être opérés ». Ainsi, selon toujours le ministre de l’Intérieur, le député Ousmane Sonko devait passer par là où les forces de sécurité lui avaient indiqué pour éviter d’éventuels risques d’insécurité.

Accusé de trouble à l’ordre public, le patron de Pastef est finalement à la Section de Recherche de Colobane où il subit un interrogatoire. Pour cette accusation, le ministre Antoine Félix Diome rappelle que l’affaire est entre les mains de la justice et qu’il ne pourrait se prononcer là dessus car, à son niveau, c’est le rétablissement de l’ordre public qui reste parmi ses compétences. D’ailleurs, considérant que le pays est en état de catastrophe sanitaire, tout attroupement, regroupement ou cortège devrait être interdit car, conduisant à des rassemblements.

Sur le cas de ces supposés nervis qui ont infiltré les forces de l’ordre, le ministre de l’Intérieur dégage toute responsabilité : « certes, parmi les forces de l’ordre, il y a des civils, mais jamais dans la corporation, la police ne permet certaines sortes d’infiltration autres que jugées nécessaires pour faire le travail qui est de faire régner l’ordre ».

Partenariat Cefe/ Cours Sainte Marie de Hann: Dr Gora Niang et le ministre André Sonko signent un Protocole

Au nom du Ministre de l’Environnement et du Développement Durable Abdou Karim SALL, le Centre d’Education et de Formation Environnementales ( Cefe) du MEDD représenté par son Directeur Dr Gora NIANG et le Cours Sainte Marie de Hann (Csmh) représenté par son Directeur Monsieur le Ministre André SONKO ont procédé ce Mardi 02 Mars 2021 à 11 heures à la signature d’un protocole de Partenariat.
Le Cours Sainte Marie de Hann place les principes du Développement Durable au centre de ses priorités.
L’espace est bien aménagé, les arbres sont très bien présents dans l’établissement, la gestion des déchets, l’éducation environnementale est bien une réalité dans cette école.
Le Ministre André SONKO s’est réjoui de cette collaboration et a vivement remercié M. Le Ministre Abdou Karim SALL qui a permis ce partenariat.
Le Cours Sainte Marie de Hann met en oeuvre le projet E3D ( École en Démarche de Développement Durable)

2 mars 2020–2 mars 2021 : Les moments clés de l’an 1 de la pandémie au Sénégal

L’anniversaire du premier cas connu du nouveau coronavirus ne passera pas inaperçu, ce 2 mars 2021, au moment où Dakar et Thiès, sous le régime du couvre-feu, cherchent toujours à gommer leur image d’épicentre de la Covid-19 au Sénégal. Dakaractu revient sur certains des moments clés de l’an 1 de la pandémie au Sénégal.

2 mars 2020, il y a un an le premier cas au Sénégal

 Le 2 mars 2020, le ministre de la Santé et de l’Action sociale annonçait qu’un premier cas du mystérieux virus avait été enregistré sur le territoire sénégalais. Le nom du premier cas de coronavirus n’a jamais été rendu public. On sait simplement qu’il s’agit d’un Français qui a séjourné en France en février avant de revenir au Sénégal.

 C’était le « patient zéro », un étranger, considéré comme le deuxième cas confirmé en Afrique subsaharienne, après le Nigeria, qui concernait un Italien lui aussi de retour de son pays. Deux autres cas s’en étaient suivis, tous des étrangers.  

 3 mars 2020, le tracking des cas suspects est déclenché par le CNGE

 Dès l’annonce du « patient zéro », le Sénégal avait mis rapidement en place une stratégie de détection et d’isolement des malades, sous la houlette du Comité national de gestion des épidémies (Cnge), qui avait décidé tôt de mettre les cas contacts en quarantaine.

La menace est prise au sérieux, mais avec peu de moyens pour la prévenir. « Le ministère de la Santé et de l’action sociale confirme la poursuite du tracking des cas suspects et demande aux uns et aux autres de rester vigilants », avait dit Abdoulaye Diouf Sarr, dans sa communication.

 Dans le cadre d’un plan d’urgence, l’autorité sanitaire avait décidé d’un déploiement d’hôpitaux mobiles et l’acquisition de moyens de réanimation. Nonobstant cela, notre pays a été critiqué pour sa réaction initiale à l’épidémie. 

 7 mars 2020, une première guérison au Sénégal

 C’est dans la soirée du 7 mars 2020 que l’un des patients atteints du Covid-19 sur le territoire sénégalais a été déclaré guéri. « Il s’agit du premier cas déclaré porteur du virus (lundi 02 mars) au Sénégal », avait précisé le directeur de cabinet du ministre de la Santé et de l’action sociale, dans le point du jour.

Faisant les comptes-rendus des journées suivantes, suite aux résultats transmis par l’Institut Pasteur de Dakar, Aloyse Waly Diouf avait annoncé que des tests effectués sur des patients atteints de la Covid-19 s’étaient avérés négatifs. Et les cas de guérison se multipliaient.

 Malgré cela, le Sénégal se retrouve dans une situation « critique », selon les experts, avec les pires chiffres de contagion d’Afrique de l’Ouest. Les cas importés accroissent la circulation de la pandémie du coronavirus au Sénégal.

 11 mars 2020, premier cas confirmé sur un sénégalais

 Le mercredi 11 mars 2020, un quatrième cas de contamination est détecté au Sénégal. Il s’agissait d’un « modou-modou » (émigré) sénégalais résidant en Italie. Cinq de ses proches seront testés positifs, le lendemain.

Le porte-parole du ministère de la Santé et de l’Action sociale, Docteur Aloyse Waly Diouf, alors Directeur de cabinet de Diouf Sarr, parlait d’un « cas suspect  déclaré positif de Covid-19 », faisant ainsi allusion à un homme âgé de 55 ans, qui était arrivé, le vendredi 6 mars 2020, à l’Aibd. Cette annonce avait ainsi déclenché  un torrent de colère sur les réseaux sociaux, canalisant les critiques contre les émigrés sénégalais revenus en pleine pandémie.

 12 mars 2020, le Khalife général des mourides remet 200 millions à l’État

 C’est tard dans la soirée du jeudi 12 mars 2020 que le porte-parole du Khalife général des mourides, Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre, avait annoncé, à sa résidence à Dakar, la volonté de Serigne Mountakha Mbacké Bassirou d’apporter sa contribution financière à la lutte contre l’épidémie à coronavirus.

 Le marabout de Touba avait, quelques heures après, passé de la parole à l’acte, en remettant une enveloppe de 200 millions de francs aux autorités. Avant d’appeler ses concitoyens à la vigilance, au respect des consignes et à participer à l’effort financier qu’exige la lutte contre le Covid-19.

1 milliard 330 millions 830 mille F Cfa correspondait à la somme reçue par le ministère de la Santé dans le cadre de l’appel au soutien dans la lutte contre la Covid-19 lancé par les autorités.

 13 mars 2020, le débat sur le rapatriement des Sénégalais de Wuhan repart de plus belle

 Le débat de fond sur le refus de l’État du Sénégal de rapatrier les 13 étudiants sénégalais installés à Wuhan est relancé. Bien avant cela, le président Macky Sall avait indiqué, le lundi 3 février 2020, en marge de la cérémonie de levée des couleurs au palais présidentiel, que le rapatriement des Sénégalais de Wuhan nécessitait « une logistique tout à fait hors de portée du Sénégal (..), que même les grands pays ont eu beaucoup de difficultés. »

 14 mars 2020, le président Macky Sall prend cinq mesures

 À cette date, le président de la République réunissait le Comité national de gestion des épidémies (Cnge). Et, au sortir de la rencontre, le chef de l’État avait pris cinq mesures, dont l’objectif était d’endiguer la propagation du Coronavirus.

 Il s’agissait de l’annulation pour une durée de 30 jours de toute manifestation publique, de la fermeture du port pour les bateaux de croisière, de la fermeture des écoles, universités et crèches pour 3 semaines à partir du lundi 16 mars 2020, le renforcement des moyens de lutte contre le virus pour le personnel de santé et l’arrêt des formalités pour les pèlerinages religieux. Aussi, les événements sportifs et culturels sont particulièrement touchés par cette mesure. Il y a eu un accroissement des cas au Sénégal. Une partie de ces nouveaux cas étaient importés de l’étranger, notamment d’Europe et d’Asie, d’où était partie l’épidémie.

 20 mars 2020, le Sénégal ferme officiellement ses frontières aériennes

 Le ministère du Tourisme et des Transports aériens avait annoncé la veille, jeudi 19 mars, la fermeture totale de l’espace aérien sénégalais à compter du vendredi 20 mars 2020 à 23h 59.

 Alioune Sarr avait précisé, dans un communiqué officiel, que l’exploitation de tous les vols en provenance et à destination des aéroports du Sénégal était suspendue, jusqu’au 17 avril 2020. Une décision qui s’appuyait, à l’époque, sur les recommandations des professionnels de la santé et de l’OMS, en vue de rompre la chaîne de transmission du Covid-19.

 23 mars 2020, l’état d’urgence est proclamé au Sénégal 

 Lors d’un discours solennel diffusé sur la RTS, le président Macky Sall avait précisé que « l’heure est grave ». Ce serait là un argument suffisant pour déclarer l’état d’urgence, assorti d’un couvre-feu de 20h à 6h du matin, sur l’ensemble du territoire national, à compter de lundi 23 mars 2020 à minuit. « À compter de ce soir à minuit, je déclare l’état d’urgence sur l’étendue du territoire national », avait déclaré le chef de l’État. Et les mesures ont évolué en fonction des circonstances.

 Pour tenter d’endiguer l’épidémie qui s’aggrave, le Chef de l’État reprend la main et multiplie les mesures de contrôle à travers le pays. Tous les espaces publics sont fermés et tous les événements sportifs et religieux annulés, en raison des multiplications de cas du nouveau coronavirus.

 24 mars 2020, création du « Force-Covid-19 » doté de 1 000 milliards

 Dans une adresse à la Nation, le Chef de l’État avait annoncé la volonté du gouvernement  de mobiliser 1 000 milliards de francs CFA pour soutenir les secteurs en difficulté, dans le cadre d’un fonds dénommé « Force-Covid-19 ». L’idée était d’atténuer l’impact économique de cette crise sanitaire. Un appel sera lancé  en direction du secteur privé et aux partenaires du Sénégal pour alimenter ce fonds. Une enveloppe de 50 milliards de francs CFA a été consacrée à l’achat de vivres pour l’aide alimentaire d’urgence, avait  précisé le chef de l’État. Des aides pour les secteurs de l’hôtellerie, la filière agricole, le transport ainsi que la presse ont été initiées. Après le secteur du tourisme, puis la filière agricole, le gouvernement sort de nouveau l’artillerie lourde pour soutenir les ménages, notamment pour le paiement de factures d’eau et d’électricité.

 25 mars 2020, les transports interurbains suspendus

 C’était en marge du point du jour du ministère de la Santé, le 24 mars 2020, que son homologue des Transports terrestres avait pris des mesures interdisant le transport interurbain et inter-régions sur l’ensemble du territoire national. Me Oumar Youm avait pris un arrêté pour traduire en acte le décret interdisant la circulation routière des personnes et des biens, suite à l’instauration de l’état d’urgence assorti d’un couvre-feu allant de 20 h à 6 h du matin.

 « Le transport interurbain, c’est-à-dire entre les différentes villes ou les régions, est suspendu pour 12 jours, parce que cela fait partie des mesures de l’état d’urgence », avait expliqué le ministre des Transports tout en précisant que tout déplacement serait considéré comme une violation de la loi et une menace pour la population.

 31 mars, décès de Pape Diouf, ancien président de l’OM  

 À peine 28 jours après l’annonce du « patient zéro », les autorités sanitaires font état d’un premier décès parmi les patients atteints de Covid-19. Il s’agissait de Pape Diouf. L’ancien patron emblématique de l’Olympique de Marseille (OM) est décédé à l’âge de 68 ans à Dakar, après avoir contracté la Covid-19.

Sa mort déclenche un torrent de messages de condoléances sur les réseaux sociaux. Depuis, le Sénégal n’arrête plus de compter ses morts. Et la barre symbolique des 500 décès dus au coronavirus a été franchie, le 15 janvier 2021.  

Plus de 800 personnes ont, depuis le début de la pandémie, perdu la vie au Sénégal, des suites de l’épidémie. Et, le bilan national des décès reste officiellement à 880, à la date du 1er mars 2021, un chiffre contesté.

 15 avril 2020, le débat sur l’utilisation de la chloroquine est relancé

 Dans le milieu hospitalier, le débat fait rage sur l’utilisation ou non de la chloroquine (traitement contre le paludisme) pour soigner le coronavirus, défendu par le professeur Didier Raoult. L’OMS condamne très sèchement son usage. Nonobstant cela, le recours au protocole du professeur marseillais reste en vigueur au Sénégal, selon le professeur Moussa Seydi.

 Et au même moment, des manifestations spontanées ont été tenues à Diourbel, Touba, Kaolack, entre autres, pour exiger la levée des mesures restrictives dans le secteur du transport.

 À Mbacké et Touba, des manifestants avaient brûlé des pneus à l’entrée de la capitale du Mouridisme. Des actions qui ont entraîné des affrontements entre manifestants et Forces de l’ordre. 

 28 mai 2020, l’état d’urgence prorogé encore pour 30 jours 

 Le vendredi 28 mai 2020, le président Macky Sall avait décidé d’une prolongation jusqu’à fin juin, de l’état d’urgence décrété le 23 mars et assorti d’un couvre-feu nocturne pour combattre la Covid-19. Sa levée « serait prématurée » et « les risques de reprise épidémique » étant « avérés en cas de levée des mesures en cours », indiquait l’autorité sanitaire, à l’époque.

 De 190 cas au 2 avril, le nombre de contaminations est passé à 1 182, avec les 67 nouvelles infections annoncées le 2 mai 2020.

« L’état d’urgence proclamé par le décret 2020-830 du 23 mars est à nouveau prorogé pour une durée de 30 jours sur toute l’étendue du territoire », lisait-on dans le décret présidentiel publié à la fin du mois de mai 2020.

 Il s’agissait de la deuxième prolongation après celle du 3 avril 2020, date à laquelle l’état d’urgence a été prorogé pour la première fois, car il prévoyait une procédure accélérée pour mobiliser des fonds et des moyens.

 1er juin 2020, le Sénégal reporte la réouverture des écoles

 C’est dans la nuit du lundi 1er juin 2020 que le ministère de l’Education nationale a annoncé, dans un communiqué, le report de la reprise des cours dans les écoles, initialement prévue le mardi 2 juin.

 La reprise est repoussée jusqu’à « une date ultérieure », avait indiqué le ministère de l’Education nationale. Cette première tentative de reprise, qui ne concernait que les élèves des classes d’examen, avait été annulée pour cause d’infection à la Covid-19 de membres du corps enseignant. En effet, des voix s’étaient élevées à l’approche de la reprise pour évoquer les risques sanitaires qu’elle posait.

 4 juin 2020, Abdoulaye Diouf Sarr annonce une tendance baissière

 À cette date, 49 090 tests ont été réalisés dont 4 021 positifs soit un taux de positivité de 7,36%. Dans la foulée, le ministre de la santé avait annoncé que 2 162 malades étaient déclarés guéris soit 53,73%. Le ministre avait noté 45 décès enregistrés, soit 1,12% qui est largement inférieur à la moyenne mondiale et africaine.

 Avant d’indiquer que la courbe des cas confirmés était en baisse. Il en voulait pour preuve les résultats des examens virologiques de la semaine du 20 avril et 11 mai, où le nombre de cas confirmés était passé 311 à 771 par semaine.

 « La semaine 11 a enregistré le nombre le plus important, nous avons constaté une tendance baissière des confirmés », disait Diouf Sarr, qui parlait de « perspective encourageante qui ne doit pas nous conduire au relâchement ».

 7 juin 2020, reprise du transport interurbain

 Après plus de deux mois de suspension, le gouvernement avait annoncé, dans la première semaine du mois de juin 2020, la reprise du transport interurbain. « Nous avons décidé de reprendre dimanche (7 juin 2020) à 5 heures. Les gares seront autorisées pour le transport interurbain sont Dakar, Rufisques et Baux maraîchers » avait déclaré Oumar Youm, alors ministre du Transport terrestre.

Il expliquait que les gares auront des heures d’ouverture.  Pour les voyages interurbains, la tenue d’un manifeste répertoriant le nom et prénom, la carte d’identité nationale, le numéro de téléphone ainsi que le lieu de destination était demandée. Des agents du ministère de la Santé étaient d’ailleurs positionnés pour la prise de température à chaque voyageur.

 L’épidémie de coronavirus se propage désormais à un rythme moins rapide qu’avant.  Et l’ex ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye avait pris la balle au rebond  en annonçant la réouverture des restaurants et des commerces essentiels, les discothèques restant fermées.

 25 juin 2020, reprise des cours pour les classes d’examen

 Les enseignements avaient finalement repris le jeudi 25 juin 2020 pour les élèves en classe d’examen, après la suspension des cours à cause de la Covid-19, le 16 mars de la même année. Partout, le respect du protocole sanitaire est de mise.

 L’éducation des enfants en classes intermédiaires a été gravement perturbée, alors que des écoles avaient opté au passage à la scolarité en ligne, lorsque celle-ci était possible.

 28 juin 2020, Macky Sall  décide de lever l’état d’urgence et le couvre-feu

 Le président sénégalais Macky Sall avait annoncé, lundi 28 juin, la levée dès le lendemain du couvre-feu et de l’état d’urgence instaurés pour lutter contre le Covid-19. Pour justifier sa décision, le président Sall avait fait allusion à l’impact que la pandémie et les restrictions avaient sur l’économie du Sénégal, dont le taux de croissance risque de chuter. Et, les conséquences économiques commençaient à se faire sentir.

 La pandémie de coronavirus a mis fin à plus de dix années de croissance au Sénégal, où le taux de croissance risque de tomber « de 6,8% à 1,1%, voire moins », selon une estimation du président de la République.

 15 juillet 2020, le Sénégal rouvre ses frontières aériennes

 C’est à partir du 15 juillet 2020 que le Sénégal a rouvert ses frontières aériennes, après quatre mois de fermeture à cause de la Covid-19, avec des vols internationaux, au départ et à l’arrivée de la principale plate-forme aéroportuaire sénégalaise.

 La Covid-19 fait sentir ses effets partout dans le monde. Les marchés financiers sont très chahutés. Les cours du pétrole s’effondrent de 25%. Le marché de l’or noir est aux abois après la décision de l’Arabie saoudite de réduire drastiquement ses prix.

 29 juillet, le hajj dans son format le plus restreint de l’histoire

 Pour la première fois depuis un siècle, en raison de la pandémie de Covid-19, aucun sénégalais ne se rend à La Mecque pour accomplir le hajj. Le pèlerinage (2020) qui constitue l’un des cinq piliers de l’Islam a été annulé, du moins pour les étrangers. Les responsables saoudiens ont seulement accueilli entre 1 000 et 10 000 pèlerins résidant dans le royaume. C’est une infime fraction des 2,5 millions de personnes ayant accompli ce rituel en 2019.

 Avant, le lieu le plus saint de l’Islam a été fermé plusieurs jours. Plus de 150 cas ont été enregistrés dans la région, dont cinq en Arabie saoudite. Ainsi, le hajj et la oumrah ont été célébrés dans leur format le plus restreint de l’histoire moderne.

 Août, septembre, octobre… la menace d’une seconde vague

 En plein été, la menace d’une deuxième vague du virus plane. Suffisant pour que l’État renforce la lutte contre la Covid-19. Le président Sall appelle à « ne pas baisser la garde », afin d’éviter qu’une nouvelle vague de cas positifs à la Covid-19 submerge le pays.

 12 décembre 2020, la seconde vague est actée

 Dès le début du mois de décembre, la seconde vague de cas positifs à la Covid-19 commence à secouer Dakar, plus précisément les districts Dakar Ouest, Centre et Sud. Une hausse des patients admis en réanimation et dans les centres de traitement des épidémies a été constatée par l’autorité sanitaire.

 La hausse des nouveaux cas était une preuve de la gravité de la situation. Et le virus circule à grande vitesse dans la capitale sénégalaise qui concentre la plupart des nouvelles infections alors recensées.

 Avec la banalisation de l’observation des gestes barrières, le virus circule à grande vitesse. Alors, pas de vacances de fin d’année pour les élèves, mais aussi pour les fêtards.  

 6 janvier 2021, retour du couvre-feu de 21h à 5h à Dakar et Thiès

 Face au regain épidémique constaté en début d’année, l’exécutif n’a eu d’autre choix que de décider de nouvelles restrictions pour tenter de contenir la circulation du virus sur le territoire. Dakarois et thiessois se plient encore à l’obligation de couvre-feu de 21 heures à 5 heures du matin, dès le mercredi 6 janvier 2021.

 Et, des émeutes ont éclaté dans plusieurs quartiers de Dakar et sa banlieue. Le ministre de l’Intérieur était obligé de sortir la grande artillerie pour rétablir l’ordre. 

 19 janvier 2021, le président de la République  promulgue la loi relative l’état de siège

 Le président de la République a promulgué, le 19 janvier 2021, la loi n°2021-18 modifiant la loi n°69-29 du 29 avril 1969, relative à l’état d’urgence et à l’état de siège. La nouvelle loi avait provoqué l’entrée en vigueur d’un troisième régime juridique qui gouverne désormais la gestion des catastrophes naturelles ou sanitaires.

 « Il est signalé que nous ne sommes plus en état d’urgence. Toutefois, nous basculons dans la gestion des catastrophes et crises sanitaires, avec l’édiction et l’application, par les membres du gouvernement, les gouverneurs et préfets, de mesures sécuritaires et sanitaires», lisait-on dans un communiqué signé par le ministre, porte-parole et coordonnateur de la Communication de la présidence de la République, Seydou Guèye.

 17 février 2021, le Sénégal a reçoit ses premiers vaccins anti-Covid

 C’est dans la soirée du mercredi 17 février que le Sénégal a reçu 200 000 doses du vaccin contre la Covid-19 du laboratoire chinois Sinopharm. La cargaison partie de Chine est arrivée à l’Aéroport international Blaise Diagne à bord d’un avion de Air Sénégal.

 À l’accueil des premières doses, acquises «sur le budget propre» de l’État (2,2 milliards de francs CFA, selon Le Soleil), le président Macky Sall promet le démarrage rapide de la vaccination. «Je lance un appel à toutes les populations pour une adhésion totale à notre stratégie», avait déclaré le Chef de l’État.

 23 février 2021, lancement de la campagne de vaccination

 La campagne de vaccination anti Covid-19 a été lancée officiellement le mardi 23 février,  le jour où une vingtaine de personnalités ont reçu les premières doses du vaccin chinois Sinopharm. L’histoire retiendra que c’est l’actuel ministre de la Santé et de l’action sociale, qui a été le premier sénégalais à recevoir une dose de vaccin anti-Covid. Il s’agissait d’une dose de Sinopharm chinois. Abdoulaye Diouf Sarr a voulu ainsi montrer l’exemple au moment où une partie de la population est encore réticente à se faire vacciner.

D’autres personnalités politiques, religieuses et de la société civile et des membres du personnel soignant, comme le professeur Moussa Seydi, connu pour être en première ligne de la riposte contre la pandémie, ont pris leur dose. En attendant le vaccin de l’initiative Covax, qui devrait arriver durant le mois de mars, selon le ministre le ministre de la Santé et de l’Action sociale. La campagne se poursuit…

Affaire SONKO-Adji : L’émotionnel, le factuel et le religieux (Par Abdou GNINGUE)

Depuis plusieurs jours, une affaire de mœurs oppose une dame Adji Sarr et le sieur Ousmane Sonko. C’est une affaire purement privée. Ma profession de journaliste m’interdit, encore une fois, de faire du suivisme parce que subissant le terrorisme intellectuel de certains sénégalais envahis par l’émotionnel dans une affaire opposant deux Sénégalais.

Mais ici, je voudrais me demander l’opportunité de la création d’une commission de religieux pour faire de la médiation entre deux personnes qu’une question de mœurs oppose et qui a abouti devant la justice. Et puis, une pareille commission ne devrait elle pas agir dans l‘ombre à l‘abris des regards et autres considérations ? C‘est tout le contraire de ce que l‘on nous annonce. Déjà, au sortir d‘une rencontre avec l‘un des protagonistes, les membres de la commission avaient fait face aux médias pour délivrer leurs….impressions.La commission annonce même la publication d’un communiqué très prochainement pour certainement nous donner le fruit de leur médiation. Nous attendons de savoir le contenu de ce communiqué. Non! Il faut que les membres de cette commission arrêtent cette émotion …Négre dont parlait Père Léopold, ce sage africain dont la pensée continue de nous éclairer dans notre vie de tous les jours.

Au village nous demandons que les membres de la commission ajoutent un Animiste en leur sein. Ah oui! sinon ils pourraient subir les représailles parfois très violents des Esprits qui veillent sur nous. On est en Afrique et le poète disait que‘‘les morts ne sont pas morts …ils sont dans la foule, dans l‘eau qui coule…etc…“. Donc il faut revoir la composition de la commission. Je vois mes cousins Pulaars, chapelet à la main hocher la tête et sourirent en coin pour dire…sacré Sereer!

L‘autre question que soulève la mise en place de cette commission c‘est pourquoi elle n’était pas constituée quand l‘ancien maire de Dakar Ababacar Khalifa SALL avait des ennuis judiciaires . Était-il moins important que celui qui les amenés à se constituer en médiateurs dans une affaire privée opposant deux Sénégalais? Les partisans de Khalifa SALL apprécieront. Un journaliste a été attrait devant la justice et condamné parce qu‘une fille l‘avait accusé de viol. Que je sache, aucune commission n‘a été constituée pour une médiation. Là aussi on peut s‘interroger sur la non réaction de nos honorables religieux.

Cette fois-ci, c‘est peut-être l‘émotionnel qui l‘emporte sur le factuel. Cela devrait être la réaction de nous autres des masses populaires mais pas celle de responsables religieux.

Au village nous avons longtemps échangé sur la question et estimé à l’unanimité que cette commission ne devrait pas être. Nous avons cherché à savoir quelles questions seraient posées aux antagonistes? A quelle fin? Qui pourra nous dire la vérité sur cette affaire au cas où la fameuse commission parvenait à arrêter l’action judiciaire et à réconcilier les deux parties?
Peut-être le prochain communiqué annoncé…pour très prochainement, va nous édifier.

L‘autre semaine nous avons vu à la télévision tout un arsenal d‘armes blanches sorti des chambres d‘étudiants. On se croirait devant un dépôt d‘armes de vulgaires agresseurs, partisans du moindre effort et prêts à Tout pour soutirer facilement de l‘argent aux honnêtes citoyens. De notre temps en tant qu‘étudiants, on cachait dans nos chambres des livres ou autres documents rares offerts par une connaissance ou acquis par nos maigres moyens financiers et que les camarades pouvaient consulter sur place. Jamais on pouvait trouver dans une de nos chambres des armes blanches.

D’ailleurs Tous ces étudiants qui détenaient ces armes blanches, coupe coupes, barres de fer et autres ferrailles, devraient être envoyés dans les forges pour les reconvertir en forgerons. On devrait en créer dans les régions de Tambacounda et Kedougou où se trouvent nos mines fer. Ainsi on laissera dans le campus social ceux qui veulent étudier. Ainsi on débarrassera l‘espace universitaire des gladiateurs et autres gros bras. Par la même occasion, on devrait limiter les manifestations politiques et demander à tous les partis politiques d‘arrêter une instrumentalisation de leurs membres étudiants. Ces partis devraient créer des écoles du parti pour mieux armer intellectuellement leurs partisans.

Malheureusement on ne voit plus ces centres de formation idéologique comme l‘Ecole du Parti Socialiste que le Père Léopold Sédar SENGHOR (encore lui) avait créé pour que les élèves et étudiants socialistes puissent défendre les programmes du parti et gouvernement socialiste au cours de conférences contradictoires à travers toutes les régions. Ceci pendant les vacances scolaires et universitaires pour bien respecter le quantum horaire académique.

Abdou GNINGUE – Journaliste Citoyen du monde rural

Covid-19 au Sénégal: un an sous une ère de crise sanitaire…

Le premier cas de contamination est constaté au Sénégal le 2 mars avec un Français de retour d’un séjour en France. Après, le premier Sénégalais infecté au Coronavirus est un émigré établi en Italie d’où il est rentré le 6 mars et qui a, par la suite, contaminé toute sa famille. Un mois de mars mémorable, car étant le début d’une scène qui a vu le passage de plusieurs événements, notamment, ceux politiques. En effet, la propagation du virus a poussé à l’adoption par la classe politique, de certains actes concourant à répondre aux exigences de la pandémie de covid-19.

Le Sénégal ne sera pas épargné par les restrictions sur les affaires, sur les déplacements et sur les rassemblements de personnes que viennent de décider beaucoup de gouvernements africains dans la gestion de la crise du Covid-19.

 Les Sénégalais ont été certes marqués par les conséquences de la maladie Covid-19, de l’économie en souffrance, mais surtout du paysage politique qui a vu des hommes politiques en profiter pour nouer des alliances inattendues, d’une adaptation au contexte sanitaire mais aussi de l’utilisation de certaines plateformes d’échanges pour continuer les activités politiques qui ne peuvent être freinées malgré la pandémie.

 L’appel à l’union, lancé par Macky Sall

 Dès le début de la pandémie, le président de la République Macky Sall a fait appel à toutes les forces vives de la nation pour gérer la pandémie sans distinction d’appartenances politiques. Ainsi, les représentants  de l’opposition se sont succédé un à un au palais présidentiel pour une série de concertations avec le chef de l’État. Avec un objectif, du côté de l’exécutif : obtenir leur assentiment pour pouvoir légiférer par ordonnances sur les mesures à prendre face à la pandémie de Covid-19.

 Le coronavirus a dès lors réuni des sensibilités politiques comme Idrissa Seck, (candidat malheureux à l’élection présidentielle de 2019), son allié Malick Gakou, mais aussi Khalifa Sall, le maire déchu de la ville de Dakar, ou encore Ousmane Sonko, arrivé troisième à la présidentielle, qui se sont entretenus avec le chef de l’État.

 Un message visiblement bien reçu par l’opposition, qui a massivement répondu à l’appel du président de la République. « Il s’agit d’être solidaires, nous assurons le gouvernement de notre soutien », a répondu l’ex-maire de Dakar, Khalifa Sall, drapé dans son habituel boubou blanc, sur les marches du Palais. Ajoutant que cette pandémie sera l’occasion de « remettre en cause les modèles de développement et économiques ».

 L’ouverture imposée par la pandémie

 Le président Macky Sall a opté pour l’ouverture et l’élargissement d’un gouvernement qui prend en charge les questions sensibles que la pandémie de Covid-19 a mises en exergue.

 Annoncé depuis l’ouverture du dialogue politique en mai 2019, ce gouvernement « d’ouverture et d’unité » est marqué par l’arrivée de plusieurs poids lourds de l’opposition « dans la dynamique du consensus issu du dialogue politique », a précisé Seydou Guèye.

 L’ancien Premier ministre sous le régime d’Abdoulaye Wade, Idrissa Seck, remplace ainsi l’ancienne ministre de la justice, Aminata Touré à la présidence du Conseil économique social et environnemental (CESE). Principal adversaire de Macky Sall lors de l’élection présidentielle de 2019, à laquelle il s’est classé deuxième, Idrissa Seck avait été cité au cours du dialogue politique comme l’un des potentiels candidats au futur poste de chef de l’opposition.

 Anciens compagnons politiques au sein du Parti démocratique sénégalais (PDS) d’Abdoulaye Wade, les deux adversaires avaient successivement abandonné la formation libérale. Relativement silencieux depuis le scrutin de février 2019, le président du parti Rewmi devient donc la troisième personnalité de l’État. Yankhoba Diattara, devenu le ministre des télécommunications et de l’Économie numérique et Aly Saleh Diop, ministre de l’Élevage et des productions animales, sont deux membres de son parti qui rejoignent également l’équipe gouvernementale.

 Il faut par ailleurs noter que certains départs surprises ont été notés comme celui de l’ancien ministre des Affaires étrangères, Amadou Ba, celui de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, du transport, Oumar Youm et de Makhtar Cissé, Energie et pétrole.

C’est Aïssata Tall Sall, qui avait une posture d’opposante radicale avant de devenir le remplaçant de Amadou Ba. Aly Ngouille Ndiaye est remplacé à l’Intérieur par Antoine Félix Diome, l’ancien substitut du procureur de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI) au temps de l’affaire Karim Wade (il avait depuis été nommé agent judiciaire de l’État).

 Quant à Mahammed Boun Abdallah Dionne, secrétaire général de la présidence depuis la suppression de son poste de Premier ministre, il quitte lui aussi l’équipe gouvernementale.

 Le recours à une communication digitale

 

 Dans le cadre politique, il est difficile de mener des activités en se conformant aux restrictions sanitaires. Mais la situation est telle qu’elle est. Il faut tout faire pour éviter la propagation du virus qui gagne du terrain avec les rassemblements, les contacts etc. C’est la raison pour laquelle les politiques ont aussi opté pour la réduction de leurs activités politiques en cessant de descendre le plus souvent sur le terrain, de faire des visites de proximité (à la rencontre de certains militants à fidéliser etc).

 D’autre part, en matière de communication en période de crise, la circulation de l’information régulière est un gage de lutte contre les rumeurs, surtout contre les fausses nouvelles dans un contexte de développement des réseaux sociaux numériques. C’est ce contexte qui justifie le choix du ministère de la Santé et l’Action Sociale du Sénégal de faire quotidiennement le point via une seule plateforme (Rts) qui donne à son tour le signal aux autres médias. Une option qui permet de réduire les rassemblements et par conséquent, la propagation du virus. 

Cela permettra non seulement d’informer sur la situation épidémiologique quotidienne de la maladie (évolution du nombre de cas de contamination, de personnes guéries, de décès, etc.), mais aussi de sensibiliser les populations sur la nécessité de respecter les mesures barrières, grâce surtout aux médias, ces « médiateurs entre l’événement et le public ».

 Toujours dans le cadre de la communication qui a pris une autre tournure avec la pandémie, on notera cette décision du président Macky Sall d’organiser le traditionnel conseil des ministres par visioconférence. « J’ai tenu à organiser à nouveau la réunion du Conseil des ministres en mode visioconférence pour le respect strict des gestes barrières. Plus que jamais, l’État veillera à l’application des mesures de contingentement de la maladie covid-19 », avait tweeté le chef de l’Etat, Macky Sall, tout en considérant qu’il faut limiter les déplacements et éviter les rassemblements de quelque nature qu’ils soient. 

 Il est clair que durant cette année marquée par la présence du coronavirus, des efforts de communication indéniables de la part du gouvernement et d’autres parties prenantes dans la gestion de la pandémie sont apparents. Cependant, des limites importantes relatives à la communication en période de pandémie peuvent être notées dans certaines circonstances mais, la problématique peut être résolue au fil du temps avec l’implication progressive de toutes les communautés sur cette forme de communication qui doit inspirer à cause des conséquences de la crise sanitaire.

Plus de 50 ans après, le Sénégal vient de classer officiellement neuf (09) nouvelles forêts

Le gouvernement du Sénégal vient de procéder au classement par décret de neuf (09) nouvelles forêts. Il s’agit des forêts de Saré-Lally, Médina Salam Dinga, Boumoune-Samaye, Saré-Bandé établie dans la région de Kolda. Fété Kodioly et Ndiot dans la région de Matam, Dialocoto et Sanding Counda dans la région de Tambacounda et Badimbour dans la région de Sédhiou.

Ainsi, le nombre de forêts classées au Sénégal passe de 168 à 177. L’annonce a été faite par le ministre de l’environnement et du développement durable, Abdou Karim Sall, ce lundi 1 mars lors d’un point de presse.

Ces nouvelles forêts classées d’une superficie globale de 84 726 hectares, contribueront à investir la dégradation des terres et à lutter contre le changement climatique, selon Abdou Karim Sall. Qui rappelle que le classement de la biodiversité n’avait plus été engagé au Sénégal depuis la fin des années 60. « Le Sénégal disposait de 168 forêts classées dont les cinq avaient été classées après les indépendances. Une manière de dire que la décision que le chef de l’État a prise est une décision historique. C’est la raison pour laquelle l’impact sera extrêmement significatif. Les 84 726 hectares de forêts viendront renforcer le taux de classement et être ainsi soustraite des pressions entropiques », explique le ministre en charge de l’environnement et du développement durable.

Ce dernier a, par la même occasion, invité la société civile ainsi que toutes les organisations communautaires de base et les acteurs de la communication à s’investir pour la bonne appropriation des orientations du chef de l’État. Et de rappeler que « son département ne ménagera aucun effort pour la mise en œuvre correcte et diligente de ces mesures ainsi que le suivi évaluation de tous les instruments mis en œuvre par le chef de l’État en vue de promouvoir le développement durable et inclusif du Sénégal.  »

L’immunité parlementaire levée, Sonko devant le juge au plus tard mardi

La machine judicaire peut désormais s’emballer. L’Assemblée nationale a voté à la majorité la levée de l’immunité parlementaire d’Ousmane Sonko, accusé de viol par une jeune dame nommée Adji Sarr.

D’après L’As, Sonko pourrait recevoir sa convocation ou son avocat à déférer au plus tard lundi ou mardi devant le juge Mamadou Seck, le temps que tous ses supporters susceptibles de se dresser soient mis hors circuit.

Si comme il l’a dit, il décide de ne pas déférer, il sera cueilli manu militari et pourrait voir s’allonger la liste des chefs d’inculpation retenus contre lui, histoire de le placer sous mandat de dépôt le même jour.

Stay connected

0FansLike
0FollowersFollow
0SubscribersSubscribe
- Advertisement -

Latest article

En prélude à son Magal à Ndiambour Sine (Fatick): Bassirou Diomaye Faye reçoit Cheikh...

En prélude au Magal de Cheikh Ndiguel Sène, prévu ce mardi 8 septembre à Ndiambour Sine, dans la commune de Patar, le Président de...

Kaolack/ Autonomisation des femmes: Amy Mara Dièye au cœur de l’accompagnement à Diomaye Faye

La mobilisation des femmes de KIIRAAY prend une nouvelle dimension à Kaolack. Lors d’une rencontre avec les militantes et responsables féminines ce dimanche, la...

Sénégal–FMI: les paniers vides entrent dans la négociation

Les créanciers ont leurs conditionnalités ; les citoyens commencent à formuler les leurs. Entre la discipline des comptes et l’urgence des foyers, la question...

escort eskişehir escort sakarya escort sakarya bayan escort eskişehir bayan