lundi, septembre 7, 2026
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Approvisionnement du marché national en poissons démersaux: Le ministère des Pêches accorde 4 licences à un armement sénégalais

Par Ch. Seck NDONG

Diamniadio – Quatre licences de pêche démersale côtière ont été attribuées à un armement sénégalais pour renforcer l’approvisionnement du marché local, annonce le ministère des Pêches et de l’Économie maritime.

Le ministère des Pêches et de l’Économie maritime a annoncé l’octroi de quatre licences de pêche démersale côtière, option poissonnier-céphalopode, à un armement sénégalais. La décision a été prise le 12 mai 2026 à l’issue des travaux de la Commission consultative d’Attribution des Licences de Pêche (CCALP), conformément à la réglementation en vigueur.

Cette mesure s’inscrit dans les orientations du Conseil des ministres du 26 novembre 2025, visant à renforcer l’approvisionnement du marché national en produits halieutiques et à consolider la souveraineté alimentaire du pays.

Une procédure présentée comme transparente et scientifique

Selon le ministère, la décision repose sur une démarche « transparente, inclusive et fondée sur des bases scientifiques rigoureuses ». Les armements concernés avaient été saisis officiellement en novembre 2025 pour exprimer leur intérêt et leurs engagements. Seul un armement a répondu favorablement et accepté de s’inscrire dans un partenariat public – privé orienté vers le marché local.

Cet armement s’est engagé à consacrer l’intégralité de sa production à l’approvisionnement national. Il prévoit également d’investir dans des infrastructures de conservation et de distribution, notamment dans les zones les plus reculées, afin de faciliter l’accès à des produits de qualité à des prix abordables.

Préalablement, le Centre de Recherches océanographiques de Dakar- Thiaroye (CRODT) a réalisé une évaluation actualisée des ressources halieutiques. Les résultats indiquent l’existence d’un potentiel de pêche compatible avec un accès limité, progressif et strictement encadré à la pêcherie démersale côtière.

Une première pour l’approvisionnement intérieur

Le ministère souligne que c’est la première fois au Sénégal qu’un mécanisme de pêche industrielle est formellement mis en place pour alimenter de manière régulière le marché intérieur. L’objectif est de renforcer durablement la disponibilité du poisson, en particulier pour les populations sénégalaises.

« La présente décision vise à mettre en place, de manière formelle et encadrée, un mécanisme de pêche industrielle spécifiquement dédié à l’approvisionnement régulier du marché intérieur en produits halieutiques », précise le communiqué.

Le ministère réaffirme son engagement en faveur d’une gestion durable, responsable et transparente des ressources halieutiques, conciliant préservation des stocks, développement économique et satisfaction des besoins alimentaires des populations.

 

Journées Nationales de La Qualité 2026:  l’ASN veut ancrer la culture de la qualité au Sénégal

Par Ndèye Maty GNING

Les Journées Nationales de la Qualité 2026 s’ouvrent ce lundi 19 mai à Dakar, pour deux jours de réflexions, d’expositions et d’échanges autour des enjeux de la normalisation, de la performance et de l’innovation. Organisée par l’Association Sénégalaise de Normalisation (ASN), sous la tutelle du ministère de l’Industrie et du Commerce, cette troisième édition veut faire de la qualité un réflexe national.

L’Association Sénégalaise de Normalisation (ASN) réunit pouvoirs publics, entreprises et experts les 19 et 20 mai pour promouvoir la qualité comme levier de compétitivité et de développement.

Lors d’un point de presse, le directeur général de l’ASN, El Hadji Abdourahmane Ndione, a présenté les grandes orientations de la rencontre. Objectif : vulgariser la culture de la qualité dans tous les secteurs de la société sénégalaise, des entreprises aux ménages. «La qualité ne doit plus être perçue comme une contrainte administrative, mais comme un levier de progrès économique, sanitaire et social », a déclaré le DG de l’ASN. Pour lui, la qualité touche directement au quotidien des Sénégalais : hygiène, sécurité alimentaire, protection de l’environnement, santé publique, gestion des déchets, qualité des services et compétitivité des entreprises.

Prix, certifications et nouvelle politique nationale

L’événement sera marqué par trois temps forts. D’abord, le lancement officiel de la 11e édition du Prix National de la Qualité, surnommé « Oscar National de la Qualité », qui récompense les entreprises les plus performantes en management de la qualité et en innovation.

Ensuite, la remise de certificats de conformité à plusieurs PME sénégalaises ayant participé à un programme pilote avec l’Organisation Africaine de Normalisation. Ces entreprises recevront une double certification : nationale avec la marque NS et continentale avec la marque africaine ARSO. Le programme cible particulièrement les secteurs agroalimentaire et textile pour faciliter l’accès aux marchés africains et internationaux.

Enfin, les autorités présenteront les grandes orientations de la nouvelle Politique Nationale Qualité du Sénégal. Élaborée avec des acteurs publics, privés et des experts, elle sera alignée sur la Vision Sénégal 2050 et sur les exigences de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF).

Un levier de compétitivité pour les entreprises sénégalaises

Pour le président du Conseil d’administration de l’ASN, M. Dia, la compétitivité du Sénégal passe par des entreprises professionnelles, innovantes et respectueuses des normes de qualité, de sécurité et d’environnement. «Nous voulons des entreprises performantes et porteuses de progrès. Une entreprise moderne doit aujourd’hui intégrer la responsabilité sociétale, protéger son environnement et contribuer au bien-être des populations », a-t-il souligné. Il a aussi rappelé que l’ASN bénéficie désormais d’une reconnaissance internationale, notamment auprès de l’Organisation internationale de normalisation (ISO).

Durant les deux journées, un espace d’exposition mettra en lumière les produits, services et initiatives des organisations participantes. Des panels techniques réuniront décideurs publics, industriels et experts autour de thématiques liées à la qualité, à l’hygiène, à la santé, à la sécurité au travail et à la protection de l’environnement.

À l’heure où le Sénégal accélère sa marche vers la Vision Sénégal 2050, l’ASN veut inscrire durablement la culture de la qualité dans les entreprises, les administrations et les habitudes quotidiennes des citoyens.

 

Kolda-Fonction Publique Locale: Le CNFPLF lance la 2e phase des formations d’intégration pour 1.125 agents territoriaux

La direction générale du centre national de la fonction publique locale et de la formation a lancé ce mercredi à Kolda la deuxième phase des sessions de formation d’intégration. L’objectif est de renforcer les compétences des attachés et commis d’administration locale pour améliorer le service public territorial.

Le centre national de la fonction publique locale et de la formation (CNFPLF) a franchi une nouvelle étape dans la professionnalisation des agents territoriaux. La direction générale a procédé ce mercredi à Kolda au lancement officiel de la deuxième phase des sessions de formation d’intégration destinées aux agents des collectivités territoriales. Ces formations ciblent deux corps de l’administration générale de la fonction publique locale à savoir les attachés d’administration locale et les commis d’administration.

« L’objectif dans cette deuxième phase du projet est d’accompagner les agents des collectivités territoriales et de leur fournir ces formations d’intégration. C’est une obligation statutaire et réglementaire. Après l’intégration des agents dans les corps de l’administration locale, ces formations permettent qu’ils soient intégrés officiellement dans la fonction publique locale en tant que fonctionnaires », a déclaré Alioune Kébé, Directeur général du CNFPLF.

Cette deuxième phase vise à former au moins mille cent vingt cinq (1.125) agents, répartis en cent vingt-neuf (129) attachés d’administration locale et neuf cent quatre vingt-seize (996) commis d’administration locale. « Pour cette deuxième phase, environ mille deux cent (1.200) agents qui sont concernés à travers deux corps de l’administration générale. Et le travail continue. Au fur et à mesure que les agents seront intégrés, ces formations vont continuer », a précisé le DG.

Les sessions couvrent les axes Nord, Sud, Centre, Est et Dakar, afin de toucher l’ensemble du territoire national. Ces formations s’inscrivent d’ailleurs dans la mise en œuvre de la phase II du projet « Soutien à la gouvernance territoriale et au dialogue de territoires (SGTDT)», plus précisément dans sa composante III dédiée à la professionnalisation des agents des collectivités territoriales.

Abdoulaye WANDIANGA- Correspondant à Kolda

 

Abondance confirmée à Saint-Louis: Oignons et pommes de terre en quantité

Par B. Diaw (avec En Relief)

Saint-Louis – Les étals du marché de Saint-Louis regorgent d’oignons et de pommes de terre. Lors d’une visite sur le terrain, le directeur régional du commerce et les commerçants ont confirmé une hausse notable de l’approvisionnement, écartant tout risque de pénurie à court terme. Une situation qui rassure les consommateurs après plusieurs semaines de tensions sur les prix.

«De manière générale, il faut considérer que le marché est bien approvisionné, avec des prix relativement acceptables pour le consommateur moyen », a indiqué Dr Ousmane Diallo, directeur régional du commerce.

S’appuyant sur les stocks des grossistes, il a précisé : « Nous avons actuellement 112 tonnes de riz brisé, 2 557 cartons d’huile, 15 tonnes de sucre cristallisé et 19 tonnes de sucre en morceaux. Pour l’oignon, nous avons 16 tonnes, et pour la pomme de terre, 17 tonnes ».

Selon lui, ces chiffres ne concernent que les grossistes. « Nous n’avons pas pris en compte les stocks des détaillants. C’est difficile à évaluer, car il s’agit de plusieurs milliers d’acteurs. Il est donc compliqué d’avoir une situation régulière au niveau du détail », a-t-il expliqué.

Le directeur régional a également noté une baisse du prix de certaines denrées. Pour le riz, la baisse est particulièrement marquée entre mars et mai. « Le sac était à 13 250 F CFA et se vend aujourd’hui à 13 200 F CFA. Mais la baisse est surtout visible au détail, où le kilogramme est passé de 360 F CFA à 300 F CFA », a-t-il précisé.

Le prix du sucre reste stable à 650 F CFA le kilogramme. Seule l’huile fait exception, avec une légère hausse : le litre est passé de 1 000 F CFA à 1 175, voire 1 200 F CFA.

Concernant les produits horticoles, la situation est favorable au consommateur. Le prix de l’oignon, qui variait entre 7 000 et 7 500 F CFA le sac à la Korité, est désormais compris entre 5 000 et 6 000 F CFA. Pour la pomme de terre, la tendance est stable : le kilogramme se vend entre 550 et 600 F CFA selon la qualité.

« Le marché est déjà bien approvisionné. On observe même une surabondance de l’offre par rapport à la demande », a conclu Dr Ousmane Diallo.

Il a enfin assuré que les contrôles seraient renforcés. « Ils se font aussi bien dans les centres de commercialisation et les marchés traditionnels que dans les points de distribution des quartiers », a-t-il promis.

 

Programme 3R: ONU Femmes veut alléger le fardeau du travail domestique au Sénégal

Dakar – Les femmes sénégalaises consacrent en moyenne 4h09 par jour aux tâches ménagères contre 27 minutes pour les hommes, selon l’ANSD. Un écart que le programme 3R d’ONU Femmes cherche à réduire.

Si elle était comptabilisée, la valeur des activités non rémunérées des femmes au Sénégal représenterait 13,9 % du PIB. C’est ce que révèle la première Enquête Nationale sur l’Emploi du Temps réalisée par l’ANSD en 2022. L’enquête montre aussi que les femmes consacrent en moyenne 4 heures 9 minutes par jour aux tâches ménagères et à la garde des enfants, contre seulement 27 minutes pour les hommes.

L’écart est encore plus marqué en zone rurale. Une étude menée par ONU Femmes dans ses zones d’intervention indique que les femmes rurales y consacrent jusqu’à 12 heures par jour à ces activités non rémunérées. 45 % d’entre elles s’occupent quotidiennement d’un enfant ou d’un parent souffrant d’une maladie chronique ou d’un handicap.

Ces données ont été rappelées ce jour à Dakar lors de l’atelier de capitalisation et de clôture du programme 3R, pour Reconnaître, Réduire et Redistribuer le travail de soins non rémunéré. Le programme, porté par ONU Femmes, vise à lever un frein structurel à la participation économique des femmes.

Un travail invisible mais essentiel

Pour Arlette Mvondo, représentante d’ONU Femmes, le constat est global : « Partout dans le monde, les femmes et les filles assument l’essentiel du travail domestique et de soins – collecte d’eau et de bois, cuisine, ménage, garde d’enfants, soins aux proches, activités bénévoles et communautaires. Ce travail est souvent non payé et absent des indicateurs économiques, alors qu’il est vital pour le bien-être des individus, des communautés et des économies.»

Le programme 3R a été expérimenté dans les régions de Saint-Louis, Sédhiou et Ziguinchor. Selon Arlette Mvondo, les résultats confirment la pertinence de l’approche. Elle cite le renforcement de la gouvernance locale et de la planification sensible au genre, l’amélioration de l’accès aux services sociaux de base, la mise en place de mécanismes endogènes pour réduire la charge de travail non rémunéré, et une amorce de transformation des normes sociales au niveau communautaire.

Une priorité pour le ministère de la Famille

Présidant la cérémonie d’ouverture, la directrice de la Famille, Dr Diakhaté, a souligné que le travail de soins non rémunéré reste l’un des principaux obstacles à la pleine participation des femmes au développement économique et social.

« Les résultats enregistrés témoignent de la pertinence de cette initiative : renforcement de l’autonomisation économique des femmes rurales, amélioration de leur accès aux services sociaux de base, promotion de solutions innovantes adaptées aux réalités locales, et transformation progressive des normes sociales en faveur d’un partage plus équitable des responsabilités domestiques et familiales », a-t-elle déclaré.

La directrice a réaffirmé l’engagement du ministère de la Famille et des Solidarités à poursuivre la collaboration avec ONU Femmes. « Quand la famille va mieux, la société avance », a-t-elle conclu.

Ndèye Maty GNING

Développement Local: Paul Ndiaye fait de l’autonomisation des femmes une priorité politique

Keur Massar – Le responsable politique Pastef soutient le GIE SOPE NABY dans un projet d’économie solidaire visant à former et organiser les femmes et les jeunes de la commune. L’autonomisation des femmes prend une nouvelle tournure à Keur Massar Sud. Lors du lancement d’une initiative consacrée à l’économie solidaire, le responsable politique Pastef Paul Ndiaye a réaffirmé son engagement à accompagner les groupements de femmes de la commune.

À cette occasion, Maimouna Soumara, présidente du GIE SOPE NABY, a présenté les ambitions de son organisation, qui compte plus de 30 membres. Elle a expliqué comment le groupement entend fédérer d’autres acteurs locaux pour impulser une dynamique durable.

«On nous a approchées pour nous aider, sans rien attendre en retour. C’est la première fois qu’un homme aussi engagé nous accompagne. C’est donc une grande fierté pour nous, et nous allons l’accompagner jusqu’à la mairie », a déclaré la présidente du GIE, saluant l’implication de Paul Ndiaye.

Former les femmes et étendre l’initiative à la jeunesse

Paul Ndiaye a, pour sa part, insisté sur la portée de l’action, qu’il qualifie de « mission». Selon lui, il s’agit d’un soutien concret pour favoriser l’accès des femmes et des jeunes à la formation et à l’organisation économique.

«Nous sommes à Keur Massar pour changer le paradigme », a-t-il affirmé, en reliant le projet aux orientations portées par Ousmane Sonko, cité comme source d’inspiration. Le responsable politique a précisé que la démarche commencera par les femmes avant d’être étendue à la jeunesse.

«Notre volonté, c’est d’atteindre tous les Massarois, surtout cette année qui est une année d’économie solidaire et sociale, comme l’ont incarné le président de la République et le Premier ministre », a-t-il expliqué.

Fédérer les GIE pour une dynamique collective

L’initiative ne se limite pas à un accompagnement individuel. Les organisateurs veulent fédérer progressivement plusieurs GIE afin de structurer un réseau durable. Une formatrice a été mobilisée pour coordonner le travail et assurer la mise en réseau des groupements.

« Aujourd’hui, nous avons une formatrice chargée de fédérer tous les GIE. Petit à petit, nous allons mettre en œuvre la vision du président Ousmane Sonko », ont précisé les organisateurs lors du lancement.

Pour Paul Ndiaye, l’objectif est clair : renforcer l’autonomisation des femmes à Keur Massar Sud et créer les conditions d’un développement économique local inclusif

Par Ibrahima FALL Ebé

Bassirou Diomaye Faye fait du Sénégal le symbole du leadership africain pour la défense de la biodiversité marine mondiale

Le Sénégal marque une avancée historique en devenant le premier pays africain à ratifier le traité BBNJ, une décision stratégique portée par Son Excellence le Président Bassirou Diomaye Faye, confirmant ainsi l’ambition du Sénégal de s’imposer comme un acteur majeur de la gouvernance maritime et de la protection des ressources océaniques africaines.

À travers cette ratification, le Sénégal se positionne à l’avant-garde du combat international pour la préservation de la biodiversité marine dans les espaces maritimes situés au-delà des juridictions nationales, communément appelés « haute mer ». Ces zones représentent près des deux tiers des océans de la planète et environ 50 % de la surface terrestre, longtemps restées sans mécanisme juridique contraignant de protection.

Entré officiellement en vigueur le 17 janvier 2026 après l’atteinte du seuil des 60 ratifications exigées par les Nations Unies, le traité BBNJ constitue l’un des accords environnementaux les plus importants du XXIe siècle, fruit de plus de vingt années de négociations diplomatiques internationales.

Cet accord historique repose sur quatre piliers fondamentaux : l’accès équitable aux ressources génétiques marines, la création d’aires marines protégées, les évaluations d’impact environnemental des activités humaines en haute mer ainsi que le renforcement des capacités scientifiques et technologiques des pays en développement.

À travers cette décision majeure, le Président Bassirou Diomaye Faye envoie un signal fort à l’Afrique et à la communauté internationale sur la nécessité de défendre la souveraineté des peuples africains face aux enjeux liés à l’exploitation des ressources marines, aux risques de surexploitation industrielle, à la pêche illégale, à l’extraction minière sous-marine et aux conséquences du changement climatique sur les écosystèmes océaniques.

La ratification du traité BBNJ ouvre également au Sénégal des perspectives stratégiques majeures en matière d’économie bleue durable, de recherche scientifique, d’accès aux technologies marines innovantes et de coopération internationale. Elle permettra notamment aux pays africains de mieux bénéficier des ressources génétiques marines issues des grands fonds océaniques, aujourd’hui au cœur d’enjeux économiques et géopolitiques mondiaux considérables, notamment dans les secteurs pharmaceutique, cosmétique, biotechnologique et énergétique.

Cette vision portée par le Sénégal s’inscrit dans une dynamique de justice environnementale et de leadership africain assumé, dans un contexte où les océans produisent plus de 50 % de l’oxygène mondial, absorbent près de 30 % des émissions de CO₂ et constituent une source essentielle de subsistance pour des millions de personnes vivant de la pêche et des activités côtières.

Par cette initiative historique, le Sénégal réaffirme son engagement pour un modèle de développement souverain, durable et responsable, fondé sur la protection des générations futures et la valorisation équitable des richesses naturelles africaines.

Seynabou Sankarè

Journaliste – Écrivaine

Présidente du MFA

Membre du Conseil des Leaders de la CDP

Sommet France–Afrique: Pourquoi Nairobi change la lecture du continent ?

Les 11 et 12 mai 2026, Nairobi a accueilli le sommet France–Afrique rebaptisé «Africa Forward : partenariat entre l’Afrique et la France pour l’innovation et la croissance ». Le choix du Kenya dit beaucoup du moment africain.

Il place la France devant une Afrique plus connectée, plus entrepreneuriale, plus souveraine dans ses arbitrages, dont les centres de gravité ne coïncident plus avec les anciennes sphères d’influence. À Nairobi, Paris a rencontré bien davantage qu’un partenaire africain : une nouvelle cartographie du continent.

A Nairobi, le sommet avait les habits d’une rencontre tournée vers l’économie, l’innovation et la croissance. Le vocabulaire officiel parlait d’investissement, de jeunesse, de technologies, d’entrepreneuriat et de coopération. Mais le signal le plus fort venait du lieu. La capitale kényane n’appartient pas à l’ancien pré carré français. Elle regarde vers l’Afrique de l’Est, l’océan Indien, le Golfe, l’Asie, les capitaux internationaux, les plateformes numériques et les grands corridors commerciaux. En la choisissant, la France acceptait de regarder l’Afrique depuis une autre carte.

Pendant plusieurs décennies, la relation franco-africaine avait trouvé ses repères dans une géographie familière. Dakar, Abidjan, Libreville, Yaoundé ou N’Djamena formaient les points d’ancrage d’une présence nourrie par la langue, les réseaux politiques, les accords de coopération, les partenariats militaires et les circuits économiques hérités de la décolonisation. Cette architecture donnait à Paris une profondeur stratégique rare sur le continent. Elle offrait des relais, des codes, des habitudes et une continuité que les crises elles-mêmes ne suffisaient pas toujours à défaire.

Le Kenya introduit une inflexion plus profonde. Il appartient à une autre histoire, à d’autres réseaux, à d’autres équilibres. Sa capitale s’est imposée comme l’un des grands pôles technologiques, financiers, diplomatiques et logistiques du continent. Les entreprises numériques y installent leurs bases régionales. Les investisseurs y lisent les promesses de l’Afrique de l’Est. Les organisations internationales y trouvent un espace d’influence. Les corridors commerciaux y relient l’Afrique aux marchés de l’océan Indien, du Golfe et de l’Asie. Cette géographie représente moins l’Afrique de la mémoire que l’Afrique des flux.

Cette réalité donne à Africa Forward sa portée véritable. L’intitulé mérite attention. Il ne convoque ni l’héritage, ni la coopération traditionnelle, ni les liens historiques. Il parle d’avenir, d’innovation et de croissance. La France cherche manifestement à déplacer le récit : ne plus apparaître seulement comme l’ancienne puissance familière d’une partie du continent, mais comme un partenaire capable de s’inscrire dans les nouvelles dynamiques africaines. Paris ne se retire pas ; il tente de se reprogrammer.

Encore faut-il que cette reprogrammation parle à l’Afrique réelle qui monte. Une Afrique où les États ne sont plus les seuls acteurs de la transformation. Les entreprises, les banques, les fonds d’investissement, les industriels, les startups, les plateformes numériques, les incubateurs et les jeunes entrepreneurs participent désormais à la fabrication des nouvelles puissances africaines. L’avenir de la relation France–Afrique ne se jouera donc plus seulement entre chancelleries. Il se jouera dans les écosystèmes productifs, les marchés régionaux, les chaînes de valeur, les laboratoires d’innovation et les mécanismes de financement.

La capitale kényane incarne cette Afrique jeune, urbaine, numérique, impatiente et créative. Une Afrique qui ne veut plus être bénéficiaire de programmes, mais productrice de solutions, d’entreprises, de services, de contenus, de technologies et d’industries. Si Africa Forward veut mériter son nom, il devra parler à cette Afrique-là : celle qui code, entreprend, exporte, finance, innove, transforme et refuse d’être réduite au rôle de marché captif ou de terrain d’expérimentation.

Le choix du Kenya révèle aussi la compétition avec l’anglosphère africaine. Une part importante des flux technologiques, financiers, universitaires et diplomatiques du continent se concentre désormais dans des espaces anglophones ou fortement connectés aux réseaux anglo-saxons. Lagos, Nairobi, Accra, Johannesburg, Kigali ou Addis-Abeba appartiennent à une cartographie où l’influence se construit par la connectivité, l’accès aux capitaux, la profondeur des marchés, les plateformes numériques et les corridors logistiques. En se tournant vers l’Afrique de l’Est, la France reconnaissait implicitement que son avenir africain ne pouvait plus être pensé depuis le seul espace francophone.

Cette relecture intervient dans un contexte exigeant. Les tensions avec le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont révélé l’épuisement d’un certain modèle de présence française au Sahel. La remise en cause des dispositifs militaires n’a été que la partie visible d’un phénomène plus profond : le refus croissant d’une relation perçue comme asymétrique, où la proximité historique semblait parfois se transformer en attente de fidélité stratégique.

Le mouvement dépasse pourtant le Sahel. Une souveraineté relationnelle se consolide dans plusieurs régions du continent. Le Sénégal élargit ses partenariats énergétiques, industriels et diplomatiques sans rompre avec ses alliances traditionnelles. La Côte d’Ivoire diversifie ses ouvertures vers les capitaux du Golfe et les investissements asiatiques tout en préservant ses ancrages occidentaux. Le Rwanda pratique un multi-alignement assumé entre Washington, Londres, Doha, Pékin et les institutions africaines. L’Éthiopie négocie avec les puissances occidentales, la Chine, la Turquie, les BRICS et les pays du Golfe pour préserver ses marges régionales. L’Algérie poursuit une tradition d’autonomie stratégique qui refuse les dépendances exclusives.

Cette Afrique ne cherche plus des protecteurs. Elle recherche des partenaires utiles, comparables, réversibles, susceptibles d’être mis en concurrence selon les besoins nationaux. Les alliances deviennent plus mobiles. Les fidélités historiques perdent leur caractère automatique. Les États arbitrent en fonction des infrastructures, de l’énergie, de la sécurité, des technologies, des financements, de l’accès aux marchés et de la capacité réelle des partenaires à produire des résultats. À l’intérieur de ces recompositions africaines, toutes les puissances extérieures sont replacées dans un marché stratégique plus ouvert. La Chine construit routes, ports et corridors logistiques. La Turquie avance dans l’industrie, les travaux publics et la défense. Les pays du Golfe investissent dans l’énergie, l’agriculture, les ports et les services financiers. L’Inde consolide ses positions dans la technologie et la pharmacie. La Russie occupe certaines niches sécuritaires. Les puissances africaines elles-mêmes cherchent à bâtir leurs propres sphères d’influence.

La France est donc arrivée dans un monde africain qui n’a plus la même texture. La langue française conserve un poids immense, notamment en Afrique de l’Ouest et centrale. Mais l’influence politique qui l’accompagnait autrefois ne se déduit plus d’elle automatiquement. La culture demeure ; les automatismes se défont. La familiarité historique reste un atout ; elle n’est plus une garantie.

Le choix kényan devient alors révélateur. Les centres africains de demain ne sont plus nécessairement ceux que Paris connaissait le mieux. Lagos, Addis-Abeba, Kigali, Accra, Johannesburg, Abidjan, Dakar ou Nairobi appartiennent désormais à une carte plus complexe, où la puissance se mesure à la connectivité, à l’innovation, à la logistique, au capital humain, aux ressources stratégiques et à l’insertion dans les chaînes de valeur mondiales.

Cette carte se dessine aussi à l’échelle continentale. L’Afrique ne se pense plus seulement pays par pays. Elle se pense par corridors, par marchés régionaux, par interconnexions énergétiques, par chaînes de valeur et par ambitions portées notamment par la ZLECAf. Le sommet intervient ainsi dans une Afrique qui cherche à transformer sa fragmentation historique en puissance de marché, de circulation et de négociation.

Africa Forward tente de parler cette nouvelle langue. Il cherche à remplacer le vocabulaire de la continuité par celui de la projection. Il veut substituer au vieux récit franco-africain un récit d’innovation, de croissance partagée et de partenariat économique. Mais le changement de vocabulaire ne suffira pas si la relation ne change pas aussi de méthode. Les sociétés africaines n’attendent plus seulement des annonces. Elles attendent des financements lisibles, des transferts de compétences, des partenariats industriels, des mobilités réelles, des technologies accessibles, des coproductions économiques et une reconnaissance pleine de leur capacité à choisir.

La séquence kényane révèle ainsi le passage d’une diplomatie d’influence à une diplomatie de crédibilité. La France ne sera plus jugée à l’ancienneté de sa présence, mais à la valeur concrète de ce qu’elle apporte. Elle ne devra plus seulement convaincre qu’elle connaît l’Afrique. Elle devra prouver qu’elle accepte l’Afrique telle qu’elle devient : plus autonome, plus jeune, plus connectée, plus exigeante, moins captive des anciennes fidélités et beaucoup plus attentive à l’équilibre réel des partenariats.

Paris est-il venu pour réparer une relation abîmée ou pour se repositionner dans une Afrique qui change de centre ? Probablement les deux. La France cherche à reconstruire une crédibilité fragilisée dans plusieurs régions du continent, tout en se replaçant dans les nouvelles zones de croissance, d’innovation et de circulation économique. Le sommet devient ainsi un test diplomatique : celui du passage d’une présence héritée à une présence utile.Cette utilité devra désormais s’éprouver dans les faits. Africa Forward ne vaudra que par ses livrables : investissements réellement mobilisés, financements accessibles aux startups africaines, projets industriels coproduits, partenariats universitaires durables, mobilité effective des talents, transferts technologiques, accès aux marchés, soutien à l’énergie, au numérique, à l’agro-industrie et aux chaînes de valeur continentales. Sans résultats tangibles, il restera une rhétorique bien habillée, insuffisante pour répondre à l’impatience africaine.

La rencontre posait aussi une question plus large que celle de la place de la France en Afrique. Elle interrogeait la capacité de Paris à accepter une Afrique qui ne veut plus être destinataire d’un agenda, mais coproductrice de son propre horizon. L’époque des priorités définies ailleurs, puis présentées au continent sous le vocabulaire du partenariat, touche à ses limites. Les États, les entreprises, les universités, les jeunes innovateurs et les sociétés civiles africaines veulent désormais participer à la définition des règles, des projets, des financements et des finalités.

Cette séquence n’efface pas l’histoire franco-africaine. Elle l’oblige à changer de régime. La relation ne pourra plus vivre sur la seule densité du passé. Elle devra se justifier par sa capacité à produire de la valeur, à respecter les souverainetés, à accompagner les mutations technologiques, à soutenir l’industrialisation africaine et à entrer dans une concurrence loyale avec les autres acteurs du continent.

La capitale kényane aura donné au sommet une portée que les communiqués officiels ne suffisent pas à contenir. Africa Forward voulait projeter la relation France–Afrique vers l’avenir. Le lieu même du sommet a rappelé que cet avenir ne se décide plus selon les anciennes cartes.

La France est venue parler d’innovation et de croissance. Elle a trouvé à Nairobi une Afrique décidée à ne plus être conduite vers l’avenir, mais à en écrire elle-même les règles.

Hady TRAORE

Expert-conseil

Gestion stratégique et Politique Publique-Canada

Fondateur du Think Tank : Ruptures et Perspectives

hadytraore@hotmail.com

Locales 2027 à Nguéniène: Bougar Diouf dévoile son ambitieux plan de transformation

À Nguéniène, le débat autour des élections locales de 2027 commence déjà à s’installer dans l’espace politique. Et parmi les voix qui entendent peser dans cette bataille municipale figure celle de Bougar Diouf, président du mouvement citoyen INWI (Initiative nationale Wouti Indi).

‎‎Dans un entretien accordé au journal Évidence, le jeune entrepreneur déroule une vision axée sur l’agriculture, l’emploi des jeunes, l’assainissement et le désenclavement de plusieurs localités de la commune. Avec un discours offensif, parfois critique envers la gestion actuelle, il tente surtout d’incarner une alternative de proximité.

‎« Au niveau de la zone nord, nous allons construire des bassins capables de retenir les eaux pluviales », annonce d’emblée Bougar Diouf. Pour lui, cette initiative constitue l’un des piliers de son futur programme de développement local. L’objectif affiché est double : lutter contre le manque d’eau et favoriser l’emploi des jeunes à travers les activités maraîchères.

‎« Nous comptons doter les jeunes de motopompes afin de les accompagner dans le maraîchage. Ces bassins permettront également d’améliorer l’accès à l’eau potable dans certaines zones confrontées à des difficultés récurrentes », explique le président du mouvement INWI.

‎Dans la même dynamique, Bougar Diouf annonce la création de « maisons agricoles » destinées à accompagner les cultivateurs de la commune. Ces structures devraient, selon lui, permettre de financer les producteurs, de distribuer des semences et de renforcer les capacités des acteurs agricoles locaux.

‎Le responsable politique insiste sur la nécessité de replacer l’agriculture au cœur des priorités communales. « Nous connaissons parfaitement les réalités des populations parce que nous les vivons avec elles au quotidien. Nous avons pratiqué l’élevage, travaillé dans l’agriculture et sillonné plusieurs villages de la commune. Cette expérience du terrain nous donne aujourd’hui les compétences nécessaires pour apporter des solutions concrètes », soutient-il.

‎Au-delà des questions agricoles, Bougar Diouf met également l’accent sur les difficultés liées aux infrastructures routières dans certaines localités enclavées de la commune. Il cite notamment Mbine Diaw, Keur Diaw et Ndoffane, où les populations rencontrent de sérieuses difficultés de déplacement pendant l’hivernage. ‎« Une femme a accouché sur une charrette faute de piste praticable pour rejoindre une structure de santé. Ce sont des situations inacceptables », déplore-t-il.

‎Face à cette réalité, il affirme avoir déjà entrepris, sur fonds propres, des travaux de réalisation de pistes afin de faciliter la mobilité des habitants durant la saison des pluies. « Nous avons décidé de construire des pistes praticables pour permettre aux populations de circuler normalement. Nous envisageons également la construction de ponts dans certaines zones », ajoute-t-il.

‎Très critique envers la gouvernance municipale actuelle, le leader d’INWI estime que la question de l’assainissement reste l’une des principales préoccupations des habitants de Nguéniène.

‎« Depuis 2022, nous alertons sur les problèmes d’assainissement dans la commune. Nous avons organisé des opérations de 72 heures pour lutter contre le paludisme et les maladies liées aux inondations », rappelle-t-il.

‎Il évoque également l’opération baptisée « Songué Dané », menée dans plusieurs villages afin d’accompagner les populations pendant l’hivernage.

‎Dans son argumentaire politique, Bougar Diouf tente de se démarquer d’une logique de confrontation partisane. « Je ne fais pas de politique politicienne. Je défends une politique de développement », martèle-t-il, mettant en avant ses actions sociales et communautaires réalisées ces dernières années.

‎Le président du mouvement INWI affiche aussi son ambition de faire de Nguéniène une « commune émergente » à travers le développement territorial, la modernisation des infrastructures de base et la promotion de l’entrepreneuriat local.

‎Sur le plan politique national, Bougar Diouf réaffirme son soutien au président Bassirou Diomaye Faye. « Notre loyauté va au chef de l’État et nous allons l’accompagner pour qu’il puisse poursuivre ses réformes et répondre aux attentes des populations », affirme-t-il.

‎Le leader d’INWI souligne par ailleurs que son mouvement rassemble des militants issus de plusieurs formations politiques, notamment Pastef, Parti socialiste et Rewmi, tous réunis, selon lui, autour d’un même objectif : le développement de Nguéniène.

‎En conclusion de cet entretien, Bougar Diouf a rendu un hommage appuyé à feu Ousmane Tanor Dieng, qu’il présente comme son mentor politique. « Il a énormément contribué au développement de cette commune. Je prie pour que Dieu l’accueille dans Son paradis céleste », a-t-il déclaré.

‎À travers cette entretien, Bougar Diouf pose les premiers jalons de sa stratégie politique et s’impose déjà comme l’un des prétendants à suivre dans la course à la mairie de Nguéniène en 2027.

«Boucliers de Diomaye»: la plateforme se mobilise pour défendre l’autorité présidentielle face aux attaques

Ch. Seck NDONG

La coalition « Digmaye Président » annonce la création de la plateforme « Boucliers de Diomaye» pour protéger l’institution présidentielle et dénoncer les tentatives de déstabilisation. La plateforme «Boucliers de Diomaye», adossée à la coalition «Digmaye Président», a été officiellement lancée ce 17 mai 2026.

Dans un manifeste publié ce jour, le mouvement se dit déterminé à défendre l’autorité du président Bassirou Diomaye Faye face à ce qu’il décrit comme des « comportements de division, de défiance et de fragilisation des institutions ».

Le texte s’ouvre sur des félicitations à la CDP, à la Sup Gen et aux organisateurs du meeting de Mbour, saluant la mobilisation populaire autour des « idéaux de souveraineté, de stabilité et de transformation » portés par le chef de l’État. La plateforme salue également « l’appel au dialogue » lancé par le président, y voyant la marque d’un « homme d’État soucieux de préserver l’unité nationale » et le signe d’un « leadership international grandissant ».

Une mise en garde contre les attaques contre l’institution présidentielle

Le manifeste dénonce des « attaques répétées contre l’autorité présidentielle » : déclarations irrespectueuses, campagnes de discrédit, tentatives d’intimidation et remises en cause permanentes de la fonction suprême. Sans citer de noms dans l’introduction, le texte adresse « un avertissement politique clair » à certains responsables, députés, ministres, chroniqueurs et acteurs publics, avant de nommer directement Ousmane Sonko.

«Nul ne détient un droit de tutelle sur le Président de la République. Nul ne peut prétendre parler au-dessus de l’institution présidentielle », affirme la plateforme, rappelant que le mandat obtenu en 2024 par Bassirou Diomaye Faye « est sacré » et « ne se négocie pas dans les coulisses politiciennes ».

Appel au procureur et annonce d’une posture de vigilance

Les « Boucliers de Diomaye » interpellent le procureur de la République pour que « toute dérive attentatoire aux institutions, toute campagne de diffamation organisée, toute menace ou entreprise de déstabilisation » fasse l’objet d’une vigilance particulière, « dans le strict respect des lois de la République ».

La plateforme définit sa mission en cinq points : défendre l’autorité de l’État et du président, protéger l’indépendance de la fonction présidentielle, combattre toute tentative de déstabilisation institutionnelle, faire face politiquement et démocratiquement aux attaques, et promouvoir le respect des institutions. «La seule source de légitimité du Président réside dans le suffrage universel. Aucun parti, aucun clan et aucun leader politique ne peut s’approprier la Présidence de la République», insiste le texte.

La plateforme conclut en se présentant comme « debout, vigilante et déterminée, ouverte au dialogue républicain mais inflexible face aux attaques contre le Président de la République ».

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