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Randonnée pédestre à Keur Massar: Pour promouvoir l’agriculture urbaine dans les écoles

Par Ibrahima FALL

La présidente du réseau des femmes enseignantes de l’IEf de Keur Massar; Mme Goumbe Fall, en collaboration avec les IEf de Pikine et de Guédiaqaye ont organisé une grande randonnée pédestre, hier. En présence du ministre Aly Ngouille Ndiaye, parrain de l’évènement, elle a exprimé sa volonté pour que 20 femmes de l’académie puissent bénéficier de postes de responsabilité.

Le ministre en charge de l’Agriculture, Aly Ngouille Ndiaye, a félicité toutes les personnes qui ont participé et contribué à la réussite de cet événement sachant que la marche favorise la santé qui est primordiale. Ainsi, le ministre s’est réjoui de ce partenariat et félicite l’engagement de ces dames venues en trompes pour participer à cette randonnée pédestre, «un esprit saint dans un corps saint».

Les organisateurs de la randonnée pédestre visent à consolider le partenariat entre les différents IEF de Keur Massar, Piline et Guédiawaye. Ils ont félicité l’engagement du préfet du département de keur massar, le ministre Issakha Diop, entre autres personnalités qui ont rehaussé de par leur présence la randonnée à travers laquelle les femmes enseignantes veulent promouvoir l’agriculture urbaine dans les écoles.

Ce fut une véritable démonstration de force où l’ensemble des enseignants des IEf de Keur Massar, de Pikine et de Guédiawaye ont convergé à cette randonnée pédestre. Selon le proviseur Mme Guèye. La présence du ministre de l’Agriculture, Aly Ngouille Ndiaye a fini de rehausser cette randonnée pédestre manifestant le plan d’action de l’académie Pikine Guédiawaye.

Mme Goumbe Fall, la présidente du réseau des enseignantes de Keur Massar a exprimé sa gratitude auprès du ministre et que désormais cette première phase sera inscrit dans l’agenda annuel. «L’objectif est de faire en sorte que la section enseignante puisse être un modèle de réussite», dit-elle. Désormais, préconise Mme Fall, ce partenariat sera inscrit dans l’agenda annuel.

«La marche est un atout pour la santé et nous comptons fructifier ce partenariat fécond entre le ministère de l’agriculture et le réseau. Nous interpellons le ministre pour lui faire savoir que notre objectif consiste à valoriser la section enseignante et nous souhaitons que 20 enseignantes puissent bénéficier de postes de responsabilités», a soutenue Mme Guèye.

Les femmes enseignantes ont félicité tout ce qui ont contribué et participé à la réussite de l’événement. Elles s’engagent à promouvoir l’agriculture urbaine dans les écoles avec l’appui du ministère en charge de l’agriculture. Le réseau est vaste et polarise plus de 5000 femmes. Après cette randonnée pédestre d’autres actions d’envergure à vocation sociale durant le mois de mai; des consultations gratuites, des dons de sang, au profit des populations.

LA PLACE ET L’AVENIR DES PENCS ET VILLAGES TRADITIONNELS LÉBOU DANS LA VILLE DE DAKAR

Journée du patrimoine mondial africain

La Direction du Patrimoine Culturel (DPC) et le Monument de la Renaissance Africaine en partenariat avec l’Entente des Mouvements et Associations de Développement (EMAD) et le Collectif de Tankk (Ngor, Ouakam, Yoff) ont célébré ce vendredi 5 mai 2023 la Journée du patrimoine mondial africain au Monument de la Renaissance Africaine autour de deux thèmes : 1/ Le delta du Saloum : enjeux autour de la préservation d’un site du patrimoine mondial, par Mahecor Diouf, avec comme discutant François Diouane Ndiaye ; 2/ Pencs et villages traditionnels : place et avenir dans la ville de Dakar, par Abdou Khadre Gaye, discutant Oumar Diagne. La cérémonie s’est tenue sous la présence effective de M. Habib Léon Ndiaye, secrétaire général du ministère de la Culture, des directeurs et chefs de service, du deuxième adjoint au maire de Ouakam, de la représentante de l’Agence Sénégalaise de Promotion Touristique (ASPT) et de dignitaires et notables lébou. Entre autres : jaraf Youssou Ndoye (accompagné d’une forte délégation d’autorités coutumières), saltigué Mamadou Mbengue, ndeye dji reew Alioune Beye, Yahia Ndoye (représentant du Peey Lébou du cap Vert), Djibril Samb… Je partage dans ce papier l’économie de ma communication qui aurait pu avoir pour titre : « Dakar se transforme, mais les pencs et villages lébou attendent toujours… » 

En 1790, Ndakarou s’est libéré du Cayor et pendant 40 années a traité d’égal à égal avec les Français installés à Gorée. En 1857, le capitaine de vaisseau Protet planta le pavillon tricolore à Bayé, actuelle place de l’Indépendance, où il aménagea un fort. Les pencs se trouvaient à l’époque au niveau de la pointe de Dakar. Sur tout le reste du territoire,  jusqu’à Ouakam, Ngor et Yoff s’étendaient les champs, la forêt et la mer ainsi décrits par le chevalier de Boufflers, gouverneur du Sénégal de 1785 à 1787, dans une correspondance : « Une fraîcheur délicieuse, des prés verts, des eaux limpides, des fleurs de mille couleurs, des arbres de mille formes, des oiseaux de mille espèces. Après les tristes sables du Sénégal, quel plaisir de retrouver une véritable campagne ! » Le père Loyer de renchérir : « Les bœufs et vaches y sont en grande quantité, et aussi les cabris, moutons, brebis et volailles de toutes espèces. Les bois sont pleins de cerfs, biches, chevreuils, lièvres, perdrix, poules, pintades, pigeons ramiers, tourterelles, ortolans. Les civettes y sont encore abondantes et les éléphants si familiers, qu’ils ne s’étonnent pas de se trouver parmi les hommes. » Pour finir la description du pays Lébou, voici comment le botaniste, Michel Adanson, ébahi par la richesse halieutique de la contrée, raconte une scène de pêche au village de Hann : « Les gens n’avaient qu’une senne de soixante brasses ; ils firent une pêche si abondante que le rivage fut couvert dans toute l’étendue de la senne par les poissons qu’on y amena. J’en comptais plus de dix mille dont les moindres étaient de la grosseur d’une belle carpe. »

Bref, dès que le fort édifié par les Français sur la Grande Terre fut suffisamment équipé en homme et en armement, Protet entama le processus d’occupation du sol. C’est ainsi qu’en 1858, pour cause d’alignements ayant entraîné le morcellement de leur village, les populations de Kaay furent déplacées plus loin, vers les fontaines situées sur le site de l’actuel Théâtre Doudou Ndiaye Coumba Rose. Dès lors, les pencs furent progressivement déguerpis du bord de la mer pour les dunes au-delà de l’actuelle rue Vincent, formant ainsi une ligne de démarcation entre les populations françaises et les autochtones.

En 1900, une épidémie de fièvre jaune frappa la cité, de mai à octobre. Elle fut une aubaine pour les Français : ils purent, arguant les mesures sanitaires, refouler, toujours un peu plus loin, une bonne partie des populations autochtones de cette zone stratégique du Plateau. Ainsi, mille soixante et une habitations furent brûlées, dont deux cent quatre-vingts cases en paille, sept cent trente-huit baraques et quarante-trois maisons en briques.

En 1905 la convention dite Guy, négociée et ratifiée par le gouverneur Camille Guy et dont la publication souleva des vagues de contestations, fut l’occasion, pour les Français, de s’emparer de deux vastes terrains propriété commune de la collectivité léboue. Les terrains, en question, étaient situés à Beugnoul (cap Manuel), et Tound (centre-ville : entre les avenues George Pompidou et Faidherbe, Lamine Gueye et Roume).

En 1914 une épidémie de peste (assez douteuse selon certaines sources) éclata au mois de mars. Et les populations autochtones, à nouveau, furent appelées à se déplacer, mais cette fois-ci tout à fait hors du Plateau, dans la brousse à chacal de Tilène, où les Français avaient fait construire un village de ségrégation. Des cases et des baraques furent encore brûlées et, après déguerpissement de six des douze pencs, une révolte éclata qui mit un terme au projet et sonna comme le coup d’envoi des hostilités en Europe jusqu’en 1918. Ce fut la Première Guerre mondiale. C’est avec la Deuxième Guerre mondiale que les villages de Tankk (Ngor, Ouakam, Yoff) furent touchés par les réquisitions pour la construction d’un aérodrome qui deviendra l’aéroport Léopold Sédar Senghor ainsi que des camps militaires. Le processus se poursuivra de façon moins violente, mais mûrement réfléchie jusqu’aux indépendances en 1960.

Avec la loi sur le domaine national de 1964, le nouvel État s’appropriera ce qui restait des terres léboues. Aujourd’hui, les douze pencs, abandonnés à leur triste sort, s’effritent et se noient dans le grand marché qu’est devenue la capitale sénégalaise. Les villages de Tankk sont devenus le noyau pauvre d’une périphérie étouffante. Le cap Vert est devenu un cap béton, pour parler comme le ndeye dji reew Alioune Diagne Mbor. Un promontoire où le béton et le fer n’épargnent pas même le littoral, et profanent et rendent inaccessible beaucoup de sites sacrés lébous. Et, aujourd’hui, le village de Ngor qui a cédé tant d’hectares de son domaine à l’État se bat pour six mille mètres carrés de la place Mame Tafsir qui est la porte d’entrée du village. En vérité, les pencs et villages dakarois sont les seules parties du pays où les dernières générations n’ont plus la possibilité d’acquérir un terrain à cause de l’épuisement des réserves foncières et le coût très élevé des parcelles disponibles. Beaucoup de chefs de penc et de dignitaires résident hors de leur zone d’élection…

Les pencs et villages traditionnels de Dakar se meurent, hélas. La mer autour de la presqu’île aussi se vide de ses ressources entraînant le désarroi des pêcheurs artisanaux, mais aussi des conflits, parfois sanglants, comme ceux de Kayar et Mboro, tout récemment. Et pourtant, le patrimoine colonial n’est pas plus important que le patrimoine traditionnel : les pencs et villages ont tellement de choses à nous apprendre : ils recèlent des secrets non encore révélés, une beauté rare capable de fasciner le monde. Il s’agit seulement de les réhabiliter, de les habiller de neuf en respectant leur authenticité. Alors ils nous rendront la pareille, car les génies qui les habitent sont généreux et leur population reconnaissante.

On parle à EMAD, depuis plusieurs années déjà, d’un circuit touristique allant du patrimoine traditionnel au patrimoine colonial, des pencs et villages lébou aux bâtiments français. Sans oublier le patrimoine naturel. On parle d’un treizième penc où d’un quatrième pied de Tankk qui serait un authentique village lébou dans la ville, un écomusée et un centre d’incubation où prendrait son départ et sa fin le circuit touristique de Dakar. On a beaucoup rêvé. On rêve toujours… Vivement que notre rêve devienne réalité.

Dakar se transforme, il est vrai. Avec des ponts, échangeurs et autoroutes. Avec des théâtres et musées. Avec un TER et un BRT. Avec l’aménagement heureux de la partie non encore occupée de la corniche Ouest… Dakar se transforme, mais les douze pencs et les villages lébou de tankk et autres attendent toujours leur prise en charge : Mbot, Thieudème, Santhiaba, Mbakeundeu, Thiaroye, Yeumbeul, et j’en passe. Beugnoul (le cap Manuel) attend aussi, Tioundeu (la pointe des Almadies) attend, Ndieuw (la demeure de Mame Ndiaré, génie protecteur du village de Yoff) attend, Tefessou biir (une des demeures de Mame Youmbour Yaatou, génie protecteur du village de Ouakam) attend aussi… Sans oublier le circuit Layenne de Khounteuma à Ndingala et Nguediaga. Je viens de citer là un patrimoine d’une valeur inestimable. À nous de le valoriser pour notre nourriture spirituelle. Mais il peut aussi contribuer à notre enrichissement économique.

ABDOU KHADRE GAYE

Écrivain, président de l’EMAD

Mai 2023

 

Journée de l’excellence à Guédiawaye: «Le Lycée Banque islamique, en lambeaux, mérite d’être réhabilité»

Par Ibrahima FALL

Une journée de l’excellence s’est tenue ce week-end, au Lycée Banque islamique de Guédiawaye. L’objectif visé, selon le proviseur Mme Guèye Astou Mane, c’est non seulement de primer les meilleurs élèves, mais de faire de l’excellence un défi  au niveau des compétitions académiques et nationales. Cela fait suite aux résultats obtenus par les classes de première (1ère) au niveau des cinq (5) meilleurs lycées et second (2nd)  au niveau de l’académie qui polarise quatorze (14) lycées.

A cette occasion, le proviseur du Lycée Banque islamique de Guédiawaye a évoqué les problèmes auxquels leur établissement est confronté. Mme Guèye Astou Mane a fait état de salles de classe délabrées, de toitures poreuses; «s’il pleut, c’est la catastrophe notamment durant les périodes d’examens». Elle a dénoncé l’insécurité, les cambriolages incessants dans cette zone. «Ce lycée de Banque islamique mérite d’être entièrement rénové pour asseoir un meilleur cadre de vie», a relevé Mme Ndiaye.

Conscients de cette  situation, les anciens promotionnaires de Géo 90/93 ont décidé d’apporter leur contribution d’une valeur de deux (2) millions de francs Cfa pour prendre une partie des charges. Lors de la journée de l’excellence qui a été très riche en ressources humaines de qualité notamment le parrain, entre autres. Les promotionnaires de Géo 90/93, sous la houlette du coordinateur Dethié Diouf, ont fortement marqué leur présence, leur sympathie et leur détermination à soutenir le lycée de Banque islamique dirigé par le proviseur Mme Guèye, et le censeur Demba Ndiaye du dit lycée.

Selon Mme Gueye, cette journée d’excellence fait partie de l’agenda du lycée ou les meilleurs élèves seront toujours primés. «Nous sommes classés 1er avec une moyenne de 13,76 devant le lycée Limamou Laye et celui des Parcelles Assainies, et 2ème au niveau de l’académie de Guédiawaye.

«Nous sommes à mesure de répondre favorablement à l’appelle du censeur Demba Ndiaye et le proviseur Mme Gueye  pour apporter des soutiens financiers d’un coût évalué à 2 millions », a souligné le coordinateur Dethié Diouf. Le soutien de ses promotionnaires a déjà contribué à la réussite à cette journée d’excellence. Il s’agit, explique-t-il, d’une première étape mais d’autres actions d’envergures à vocation sociale vont suivre.

Il y a parmi les promotionnaires des cadres, des colonels qui sont basés au Sénégal et à travers la diaspora surtout en Europe, où se regroupent des ressources humaines de qualité. «Nous allons continuer les échanges afin de mutualiser toutes nos forces pour poser des jalons considérables, notamment à l’endroit des élèves qui veulent poursuivre leurs études au Canada», ajoute-t-il. Aussi, des équipements seront apportés au légendaire lycée pour asseoir un meilleur cadre de travail.

Inauguration de la Zampa à Diamniadio: 500 garages modernes pour recaser les mécaniciens de Dakar

Par Ch. Seck NDONG

Le président de la République Macky Sall a procédé, le mardi 02 mai 2023, à Ndoukhoureu Peulh, dans la commune de Yenne, à l’inauguration de la Zone d’activités des mécaniciens et des professionnels de l’automobile (ZAMPA), une plateforme installée sur une surface de 62, 3 hectares non loin de la nouvelle ville de Diamniadio. D’un coût global de 15 milliards 300 millions francs CFA, la ZAMPA est dotée de bâtiments administratifs et d’édifices de culte ainsi qu’un poste de gendarmerie.

La Zone d’activités des mécaniciens et des professionnels de l’automobile, a souligné Macky Sall lors de la cérémonie d’inauguration, va abriter toutes les activités relatives à la mécanique avec des ateliers, des galeries de pièces détachées et des concessionnaires de vente de véhicules d’occasion.  Le Premier ministre Amadou Ba, le ministre en charge de l’Artisanat et d’autres membres du gouvernement, ainsi que plusieurs organisations professionnelles et artisanales des 14 régions ont pris part à la cérémonie d’inauguration.

«La réalisation de cette infrastructure sans précédent, traduit l’ambition de l’Etat d’accélérer la modernisation de l’artisanat national, qui constitue un catalyseur de transformation structurelle de l’économie et de développement du capital humain», a déclaré le Président de la République. Evoquant un secteur névralgique de la vie économique et sociale du Sénégal, Macky Sall a relevé que l’artisanat demeure un secteur pourvoyeur d’emplois, faisant travailler une population active estimée à plus d’un million de personnes.

Cette belle réalisation, a-t-il réaffirmé, va désormais offrir un cadre adéquat aux professionnels de l’automobile en vue de fournir des produits et services de qualité supérieure pouvant garantir l’efficacité et la compétitivité de nos artisans. Cette zone dédiée au sous-secteur de l’automobile, rassure Macky Sall, a surtout pour vocation d’apporter une réponse structurante aux lancinantes questions de l’occupation anarchique de l’espace public, principalement en milieu urbain avec comme conséquences l’encombrement des rues, la dégradation de l’environnement, l’insalubrité et autres nuisances.

«L’artisanat, souvent considéré comme une école de la deuxième chance et occupant des jeunes qui échappent aux structures formelles de l’éducation,  est devenu ‘’un véritable levier d’insertion de par sa capacité à absorber une frange importante de la population jeune», a soutenu le chef de l’Etat. A cet effet, il incite les parties prenantes à la mise en place d’un système performant d’entretien et de maintenance. Les métiers de la mécanique ne pouvant se faire de la même manière que durant les décennies écoulées, le Président de la République a insisté sur la nécessité d’un renforcement de la professionnalisation des artisans et mécaniciens en faisant recours aux nouvelles technologies.

«La ZAMPA offre une plateforme spéciale de dialogue et de partenariat qui sert de cadre aux professionnels et aux usagers pour une coexistence en toute harmonie » dans un environnement  de vie agréable», a relevé le Président Sall.

Dans cette perspective, des lots de matériels de diagnostic automobile ont été remis à des mécaniciens en marge de la cérémonie d’inauguration. Prenant la parole au nom d’un groupement d’artisans et de professionnels de l’automobile, Cheikh Diankha s’est félicité de la satisfaction d’une ancienne doléance des organisations professionnelles et artisanales.

Il a toutefois invité le gouvernement à un accompagnement dans la validation des expériences, à travers notamment la création d’un centre de formation devant permettre aux artisans de suivre l’évolution du métier de mécanicien de plus en plus informatisé. M. Diankha a également plaidé pour une gestion forte et vertueuse de l’infrastructure avec un conseil d’administration ou un comité de gestion qui va accompagner les acteurs.

Ainsi, Aly Sow, un représentant d’organisations artisanales, s’est aussi félicité de la mise en place de cette infrastructure qui participe à la valorisation du statut de l’artisan Il soutenu que la plateforme offre la sécurité aux chefs d’ateliers mécaniciens qui gardaient souvent des véhicules qui coûtent des fortunes à ciel ouvert. Il a proposé la tutelle à penser à la duplication de ce modèle dans les 14 régions du pays.

Vers une dynamique de certification des établissements de santé du Sénégal, le SOAC appuie l’initiative

Le système de certification des établissements de santé au Sénégal est une préoccupation majeure des autorités en charge de la santé. La nécessité de mettre en place un tel système est motivée par la nécessité de garantir la qualité des soins de santé, la sécurité des patients et de minimiser les risques inhérents aux pratiques de soins au sein desdits établissements – avec Afrikbreakingnews.com

Vidéo: Bounama Bâ

Le symposium tenu le vendredi 28 avril 2023 à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) s’est focalisé sur les défis et les opportunités liés à la certification des établissements de santé au Sénégal voire au niveau régional, y compris les modèles applicables de certification, le cadre normatif et les standards généraux, les procédures d’évaluation et les impacts de la certification.

Sous la modération du Professeur Daniel SESS, du Centre Régional d’Evaluation en Education, Environnement, Santé et d’Accréditation en Afrique (CRESAC), Côte d’Ivoire et la présidence de la Directrice Générale des Etablissements de Santé du Ministère de la Santé et de l’Action Sociale du Sénégal, les spécialistes et experts ont examiné l’état actuel de la certification des établissements de santé nationaux ; ils ont également pris note d’autres expériences en la matière dans la sous-région et à l’international.

Le panéliste M. Marcel GBAGUIDI, Représentant Résident du Système Ouest Africain d’Accréditation (SOAC), a rappelé que ce dernier a été créé par le Conseil des Ministres de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA). « Le Conseil d’Administration du SOAC est présidé par notre concitoyen M. Aboubacry BARO » a-t-il souligné, indiquant que l’Institution, dont le siège est en Côte d’Ivoire, est opérationnelle depuis cinq ans.

Face à la presse, M. Gbaguidi a relevé : «nous sommes très heureux d’être aujourd’hui à cette cession qui a permis de discuter sur les questions d’évaluation des établissements de santé. In fine, ce qui est recherché c’est que nous puissions avoir des soins de qualité. Nous sommes aux côtés de Docteur Fatou Mbaye SYLLA, Directrice Générale des Etablissements de Santé (DGES) et du Pr Mamadou SARR, Faculté de Médecine de Pharmacie et d’Odontologie, UCAD (FMPO-UCAD) (Sénégal), pour traiter de cette problématique commune à plusieurs Etats membres. Je voudrais confirmer la disponibilité du SOAC à accompagner la DGES à atteindre ses objectifs car le SOAC est un outil à la disposition de tous les Etats membres, dont le Sénégal.

La qualité dans les établissements de santé est devenue une préoccupation régionale avec une implication de l’Organisation Ouest- africaine de Santé (OOAS) de la CEDEAO. On relève notamment des initiatives en cours au Bénin et au Mali.

Par ailleurs, au niveau de la CEDEAO, nous avons l’honneur de présider, depuis Novembre 2022,  la structure de régionale de coopération en accréditation (ECORAS), une occasion de plus de collecter les expériences des Etats dans ce domaine technique, mais également de partager les résultats de l’initiative de ce symposium.

Les participants ont discuté des modèles applicables de certification des établissements de santé. Ils ont évalué le cadre normatif et les standards généraux de certification des établissements de santé et ont présenté les procédures d’évaluation pour la certification des établissements de santé.

Les spécialistes et experts conviés ont examiné les impacts de la certification des établissements de santé sur la qualité des soins et la sécurité des patients. Ils ont aussi échangé sur les défis et les opportunités liés à la certification des établissements de santé au Sénégal.

Le symposium est destiné aux décideurs politiques, aux autorités du système national de santé, aux professionnels de la santé, aux représentants d’organisations non gouvernementales, aux représentants de la société civile et aux universitaires impliqués dans la certification des établissements de santé au Sénégal.

Environnement: Les frères Guissé et le Cefe en phase pour préparer la nouvelle génération à faire face aux changements climatiques

Par Cheikh Seck NDONG

Les frères Guissé et le Centre d’éducation et de formation environnementales (Cefe) ont noué un partenariat dont l’objectif est de participer à préserver l’environnement contre les changements climatiques. Le directeur du Cefe, Dr Gora Niang, s’est engagé à les accompagner sur le plan de l’organisation, la pédagogie, l’éco-geste, le reboisement, le ramassage des périls plastiques, la formation. Il dira que la pollution c’est l’œuvre de l’homme

C’est ainsi une journée de lancement du Programme de formation et d’éducation à l’écocitoyenneté (Profeci) à l’auditorium du ministère de l’Environnement et du Développement durable. Le Profeci, est une initiative découlant de la capitalisation de 16 années d’expérience avec des activités axées autour de thématiques spécifiques à l’environnement.

Ainsi, le directeur du Cefe a salué cette belle initiative qui vient à son heure. Dr Gora Niang a décidé de fructifier ce partenariat qui vise à mettre fin à cette situation  dégradante de notre cadre vie. A son avis, l’implication des enfants est primordiale; car ce sont les décideurs de demain. La nouvelle génération doit travailler en synergie pour se dotant d’éléments d’appréciation, d’outils nécessaires à l’atténuation des effets susceptibles d’être causés par les changements climatiques», a-t-il relevé.

Le programme qui va durer trois (3) ans en concert avec les élèves du C.e.m. sera mise en œuvre le long du baie de Hann jusqu’à Mbao en travaillant en parfaite harmonie avec le gouvernement scolaire qui va constituer le relais à l’endroit des paires. Il s’agit pour Cheikh Guissé de préparer l’avenir sur la situation de l’Environnement qui est perturbé en sensibilisant les enfants qui seront les décideurs de demain au niveau des instances de décision. Selon lui, il faudra aussi les conscientisant pour mettre fin à cette situation qui est en train de prendre des proportions inquiétantes.

Fort de cette expérience, les frères Guissé envisagent, en dehors de l’événement culturel, de travailler sur des projets plus durables avec un peu plus d’impact  communautaire. Il s’agit pour M Guisse d’impliquer à la fois ce qu’on appelle l’environnement virtuel (les réseaux sociaux) et physique des jeunes (les écoles, daaras et  associations) qui sont les acteurs les plus ciblés dans ce programme.

3ème édition du festival ‘’Ci laa boock’’ à Bambèye: Un brassage culturel entre les artistes espagnols et ceux du département

Par Ibrahima FALL

Bambèye a vibré du rythme de la 3eme édition du festival ‘’Ci laa boock’’ tenu ce week-end au niveau du centre culturel. Le ministre de la Culture Aliou Sow, qui présidait la cérémonie solennelle, a remis un chèque de 10 millions de francs Cfa à Khaly Thioune, le génie créateur. Il a souligné que le Sénégal sera présent au festival de Cannes après quatre (4) ans d’absence.

Le ministre de la Culture Aliou Sow a d’abord salué l’excellent travail du «génie créateur», Khaly Thioune, et les partenaires culturels espagnols. Dans l’optique de promouvoir la culture dans cette zone, souligne-t-il, l’Etat a décidé d’accompagner, de renforcer ce centre culturel avec un chèque de 10 millions de francs Cfa répartis en trois (3) tranches. Le ‘’génie créateur’’ a reçu 5 millions de francs Cfa.

«Le président Macky Sall agit au quotidien sur la politique culturelle adossée à sa politique d’action qui est le socle de l’ensemble des facteurs qu’elle hérité. Je suis en compétition avec tout le monde sauf le Président de la République», a relevé le ministre. Aliou Sow a ainis salué le Doyen Allé Niang, «un grand historien qui constitue notre patrimoine culturel».

«Ainsi cette équité, constitue un socle pour la vision du Président Macky Sall  Nous sommes à la disposition des acteurs culturels mais dans la transparence», a-t-il avoué. Conscient des actions significatives entreprises pour la mise sur pied de ce centre culturel, le ministre a rassuré que l’Etat a décidé d’accompagner, de renforcer ce centre.

  1. Sow a réaffirmé que le Sénégal sera représenté au festival de Cannes cette année avec un film qui a été entièrement financé par le Sénégal à hauteur de 75 millions de francs Cfa Cet événement historique a été rehaussé par la présence du préfet de Bambèye, des maires, du président du Conseil départemental, de la directrice des Arts, des notables, des artistes, etc

L’occasion a été saisie par  le maire Assane Dia de saluer cette belle initiative qui vient â son heure; «la culture est un ensemble de comportement, de coutume, de tradition qui n’est pas figée, mais dynamique pour être un cordon ombilical entre les peuples par le brassage pouvant partir de la diversité pour mener vers le développement».

«Nous nous réjouissons de cette journée car la culture est un brassage qui part de la  diversité pour mener vers le développement de la localité. Nous comptons les accompagner les assister pour le rayonnement de la culture dans notre commune. Ainsi, nous félicitons la présence du ministre Aliou Sow venu présidé cet événement historique. Nous avons constaté qu’il est en train d’abattre un excellent au côté du Président Macky Sall », a relevé le maire Assane Dia.

Le maire de Bambèye a aussi félicité le frère Khaly Thioune, promoteur culturel de la 3ème édition du festival ‘’Ci laa boock’’ en collaboration avec des artistes venus d’Espagne et ont travaillé de manière continue pour aboutir à cette journée.

La salle du centre culturel de Bambèye était pleine à craquer. Les artistes étaient venus massivement participer à la 3eme édition du festival ‘’Ci laa boock’’ fortement marquée par la présence d’une délégation espagnole. Selon Khaly Thioune c’est un festival d’échange et de communion avec un brassage entre les artistes espagnols et ceux du département.

Commune de Jaxaay: Amadou Camara plaide pour l’achèvement du poste de santé

Par Ibrahima FALL

Le guide religieux Serigne Amadou Camara, implanté dans la commune de Jaxaay, s’est exprimé au cours d’une rencontre pour interpeller les autorités sur le non achèvement du poste de santé de Jaxaay. Le très vénéré qui jouit d’une côte de popularité très importante a évoqué ici un casse-tête pour les riverains.

En cette période pré- hivernale, le marabout Amadou Camara a d’abord rappelé les inondations qui indisposent les populations de la localité durant la saison des pluies. Il a aussi fait état de l’absence de poste de nomination en faveur des responsables de la commune de Jaxaay qui pourraient mieux prendre en charge les préoccupations des concitoyens

Le guide religieux représentant de Cheikh Ibrahima Niass est largement revenu sur la situation préoccupante qui sévit dans cette zone Selon lui, l’achèvement du poste de santé serait une véritable bouffée d’oxygène pour les concitoyens. «La santé occupe une place très importante pour le développement d’une localité », a-t-il souligné. Entre autres difficultés, le marabout a cité le manque d’emploi notamment les jeunes.

Serigne Amadou Camara estime que l’Etat doit pourvoir des postes à des responsables tels que Birama Niang, leader politique et militant authentique qui a toujours œuvré dans le social sur fonds propres pour alléger la souffrance des populations et qui mérite d’être promu.

Ainsi, le marabout invite les responsables à s’unir en évitant les intérêts crypto personnels. Il les propose de mutualiser toutes leurs forces pour le développement harmonieux du département de Keur Massar et de Jaxaay en particulier. «La plupart des foyers de la zone est constituée de démunis qui méritent d’être soutenus et assistés», a-t-il argumenté.

Concernant, l’événement religieux que le guide religieux organise chaque année, les autorités territoriales et locales s’y attèlent  pour la tenue d’un Ccd qui destiné à mieux prendre en compte les problématiques de cette zone et y apporter des solutions idoines pour la réussite de cet événement historique.

Hommage à un journaliste- formateur: Le CESTI porte le nom de Mame Less Camara

Le chef de l’Etat Macky Sall a pris lundi la décision de donner le nom du journaliste Mame Less Camara au Centre d’études des sciences et techniques de l’information (CESTI), l’école de journalisme de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, a constaté l’APS.

‘’Mame Less est un symbole, un monument et surtout une boussole pour la presse. Pour qu’il continue de rester une boussole pour les journalistes, je décide de donner son nom au CESTI’’, a notamment dit Macky Sall, après avoir invité l’assistance à observer une minute de silence à la mémoire du défunt journaliste célébré par ses qualités humaines et professionnelles.

Il intervenait après la réception du cahier de doléances du secteur de la presse remis par le secrétaire général du Syndicat des professionnels de l’information et de la communication (SYNPICS) Ahmadou Bamba Kassé. »Au-delà des principes qu’il enseignait, Mame Less Camara prêchait toujours par l’exemple », a encore témoigné Macky Sall

Le chef de l’Etat a notamment salué sa contribution, en tant qu’ancien secrétaire général du SYNPICS, à l’amélioration des conditions morales et matérielles des journalistes Sénégalais Mame Less Camara, figure majeure de la presse sénégalaise, est décédé dans la nuit de vendredi à samedi, à Dakar à l’âge de 67 ans  des suites d’une maladie.

Mame Less Camara est un ancien de la Radiotélévision sénégalaise (RTS, publique) où il a entamé sa carrière au début des années 1980 et exercé pendant de longues années avant de diriger les rédactions de plusieurs médias privés tels que Walfadjri, Envi FM, Océan FM, la chaîne DTV, FEM FM puis la Télévision futurs médias (TFM), il y a quelques années. Le défunt, formateur au Cesti, l’école de journalisme de l’université de Dakar, était également correspondant de la BBC, le média public britannique.

Mame Less Camara a par ailleurs dirigé le Syndicat des professionnels de l’information et de la communication du Sénégal (SYNPICS). Il faisait l’unanimité pour ses hautes compétences professionnelles et son sens aigu de la déontologie, des qualités qui faisaient de lui une référence dans le secteur des médias au Sénégal.

Homme de radio, il était une plume de renom, dont les analyses politiques faisaient autorité, au-delà du petit monde des médias. Il tenait, dans les années 1990-2000, une chronique hebdomadaire dans les colonnes du quotidien sénégalais Le Matin, aujourd’hui disparu. Sous le nom de plume Abdou Sow, ce rendez-vous hebdomadaire avait fait le bonheur de nombreux lecteurs.

SMD/MTN

Aïssata Dia et la présidentielle 2024: «Le retour de Arona Dia est une demande sociale»

Ibrahima FALL

L’ex député et responsable de l’Apr est sortie de son mutisme, pour s’exprimer sur la situation politique nationale dans son fief hier. Pour Mme Aïssata Dia, l’heure est â la mobilisation des troupes pour l’unité des responsables dont l’objectif majeur consiste à assurer le second quinquennat au Président Macky Sall.

Après avoir évoqué les difficultés auxquelles ses partisans sont confrontés, notamment le manque de financement à l’endroit des femmes, elle s’est engagée à aller à la rencontre des militants et sympathisants de Bby du département de Keur Massar 

Consciente des enjeux de l’heure Mme Aïssata Dia a lancé un message au Président de la République pour le retour de Arona Dia surnommé le Messi par ses proches. «Beaucoup de comités ont été montés avec sa complicité au Sénégal et dans la diaspora», a-t-elle rappelé. Les amis du Messi tiennent compte de ses multiples actions d’envergure sociale qui, renouvelées, pourraient constituer un facteur déterminant pour la reconquête de la banlieue.

«Malgré la situation difficile liée au manque de financement que nous traversons; le manque criard de moyens pour prendre en compte les préoccupations des populations», a-t-elle martelé. Mme Aïssata Dia a déjà 20 comités dans le cadre de la massification du parti â Darou Michel, dans la commune de Keur Massar Sud.

Ses collaborateurs sont descendus avec elle sur le terrain politique en déroulant leurs stratégies convaincantes. Ils invitent au Président Macky Sall de recevoir Arona Dia qui pourra les doter de moyens conséquents pour l’atteinte des objectifs visés, entre autres, l’automatiser des femmes qui ambitionnent de sortir de la précarité.

«En effet je lance un vibrant appel pour le retour de l’éminent acteur de développement qui avait beaucoup contribué à la victoire de la grande coalition Benno bokk yakaar (Bby) en 2019, à l’intérieur du Sénégal et à travers la diaspora. Sa présence serait réconfortante et rassurante vis à vis des sympathisants et responsables du parti. Ses multiples actions sociales avaient fini de ravir le cœur des concitoyens», a-t-elle réaffirmé.

Selon la dame, parmi les leaders de l’Apr à Keur Massar, ses partisans ses disposés à travailler avec Daouda Dia en sillonnant tout le département et remobiliser les troupes en vue des élections à venir. Saisissant l’occasion, elle a félicité tous les responsables de Bby dudit département qui s’investissent à la base, dans une dynamique de taire les querelles intestines afin de sceller définitivement l’unité et assurer le 2eme quinquennat au Président Macky Sall en 2024.

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