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41 Biens appartenant à Sédar Senghor acquis: Le Sénégal à plus de 160 millions de francs Cfa

Par Ch. Seck NDONG

Le Sénégal a acquis quarante-et-un (41) biens appartenant à l’ancien président Léopold Sédar Senghor et à son épouse Collette Senghor, à un montant de 160.064.000 FCFA,  annonce un communiqué du ministère de la Culture et du Patrimoine historique transmis, hier, à l’APS. Le ministre Alion Sow a remercié les autorités françaises qui ont apporté «un concours précieux» à la gestion de ce dossier.

La vente de ces objets au Sénégal s’est faite, lundi dernier, à l’hôtel de vente aux enchères de Caen, en France, précise le communiqué, ajoutant que le ministre de la Culture et du Patrimoine historique, Aliou Sow, accompagné de l’ambassadeur du Sénégal en France, Maguette Sèye, ont rencontré la commissaire-priseur, Solène Laine et son associé pour faire l’inventaire des biens appartenant au président Senghor et à son épouse conformément aux directives du chef de l’Etat, Macky Sall.  Le communiqué renseigne que les objets appartement au président Senghor et à son épouse sont au nombre de quarante et un (41).

«Les restants des deux cent deux objets de l’offre concernent d’autres propriétés et la conclusion pour l’acquisition des biens exclue les autres offres», a-t-il précisé.    D’après le texte, la conclusion pour l’acquisition porte sur 200.000 Euros, soit 131.200.000 F CFA hors frais des cabinets des commissaires-priseurs qui est de 22% du coût des acquisitions en provinces et de 33% à Paris. Au total,  a-t-il indiqué, le coût de l’opération, tous les frais inclus, s’élève à 244.000 Euros, soit 160.064.000 FCFA).

Le ministre de la Culture et du Patrimoine historique, Aliou Sow, a estimé que les décorations décernées au Président Senghor, par des Etats partenaires du Sénégal sont très prestigieuses et certains objets sont en or massif et de grandes marques.

Parmi les biens acquis par le Sénégal,  on retrouve des colliers, bagues et bracelets en vermeil, un lot issu de la collection de Léopold Sédar Senghor, une médaille en métal doré du festival des arts et culture, un briquet en or jaune dans son écrin, Parker stylo plume en or jaune, collier de l’ordre d’Abdoul Aziz Al Saud d’Arabie Saoudite, une boîte de présent en chiffre du roi et de la reine des Belges, a-t-il listé, ajoutant la présence dans ces biens de  médailles très importantes de l’Espagne, de la Finlande, et de l’Egypte.

«Les biens acquis par le Sénégal seront livrés à l’ambassadeur du Sénégal à Paris par les commissaires-priseurs, dès la fin de l’opération de paiement, conformément aux procédures en vigueur au Sénégal», a précisé le communiqué, signalant qu’une remise officielle de ces biens au Président Macky Sal sera organisée dans les meilleurs délais.

«La préservation de la mémoire du Président Senghor, dont la vie et l’œuvre sont de parfaites illustration du dialogue des cultures, de l’amitié des peuples et de la résolution pacifique des contentieux, justifie ce choix d’une solution à l’amiable», a relevé le ministère de la Culture et du Patrimoine historique.

Informatique et pratique du droit: Une mise en exergue de l’intelligence artificielle dans l’évolution de l’éducation

Par Cécile DIOUF

La première édition « Africa Digital Edu 2023», une initiative de l’Université numérique Cheikh Hamidou KANE qui célèbre ses dix (10) années d’existence en 2023, pour l’éducation numérique en Afrique. Cet événement révolutionnaire prévu les 09 et 10 novembre prochains sera le cadre pour présenter un Master en «Legaltech et pratique du droit », informe le site internet de l’institution d’enseignement supérieur.

Le colloque portant sur «L’Afrique face aux défis de l’enseignement supérieur numérique» s’est tenu du 13 au 14 octobre, Cet évènement de grande envergure a comporté des panels avec d’éminentes personnalités de l’écosystème numérique du pays et de la sous-région à l’Institut de Recherche en Santé, de Surveillance Épidémiologique et de Formation (IRESSEF) de Diamniadio, en présence de professionnels engagés de l’éducation, des pionniers de la technologie, des décideurs visionnaires, des enseignants et des chercheurs déterminés.

Ce colloque, de portée internationale a mis en évidence l’importance de l’intelligence artificielle (IA) dans l’évolution de l’éducation.«Ce qu’il faut rappeler c’est que nous avons décidé, en célébrant les 10 ans, d’avoir un programme étalé sur l’année 2023 », a déclaré le Pr Moussa Lo.

Invité de la Rédaction de l’APS, l’universitaire a rappelé que le thème principal retenu pour la célébration du dixième anniversaire de l’UNCHK porte notamment sur « Sciences en dialogue : connecter les savoirs pour un avenir commun». «On n’a pas voulu avoir un colloque qui se tient juste dans un domaine précis, mais plusieurs activités qui mettent en synergie beaucoup de thématiques », a-t-il poursuivi, mettant en exergue la pluridisciplinarité dans la démarche.

Dans cette perspective, le professeur Lo a souligné que ce colloque vient en complément à deux autres précédemment tenus sur les enjeux du digital en Afrique et la sociologie.

Pour une première, le colloque incarne la puissance de la collaboration entre universités, centres de recherche, pour mettre en exergue le potentiel infini de l’éducation numérique sur le continent africain. Initié par l’Université numérique Cheikh Hamidou KANE (UN-CHK) et ses partenaires, le colloque a réuni plus de 400 participants de 3 continents, parmi lesquels les Présidents des Universités virtuelles de la Côte d’Ivoire et du Burkina Faso ainsi qu’une délégation de la future université virtuelle du Mali.

Ces experts en plus d’autres du Sénégal et d’ailleurs se sont réunis afin d’exposer sur les raisons de croire en un meilleur avenir éducatif sur le continent, impulsé par l’émergence de l’intelligence artificielle, des technologies éducatives de pointe et de l’enseignement en ligne. Le Recteur de l’UN-CHK, le Professeur Moussa LO, par ailleurs président du comité scientifique du colloque, a magnifié le développement de la coopération géographique, des échanges d’expériences et de la recherche de bonnes pratiques qui ont prévalu tout au long des travaux.

Cette pluralité traduit selon le Docteur Serigne Ababacar CISSE,  président du comité d’organisation, la volonté des organisateurs de saisir les opportunités de la transformation numérique et de promouvoir la qualité dans l’enseignement à distance. Il a affirmé que «l’IA offre des possibilités infinies d’innovation, de croissance économique et d’amélioration de la qualité de vie, notamment dans les domaines de la santé et de l’énergie entre autres».

En effet, l’enseignement numérique a jeté les bases d’un avenir éducatif plus brillant pour l’Afrique. Avec l’exploitation de la puissance de la technologie et de l’IA pour améliorer l’enseignement supérieur, des opportunités considérables s’offrent au continent africain, en quête d’excellence éducative. En ce sens, le professeur Souleymane MBOUP, Directeur de l’IRESSEF, a souligné la dimension incontournable du numérique à tous les niveaux de l’enseignement. Il a rappelé que l’intégration du numérique offre aux établissements la capacité de réinventer leurs systèmes d’enseignement grâce à leurs supports virtuels.

 

 

Industrie du sel: Un forum pour l’amélioration de la qualité, ouvert à Kaolack

 Mame Khady DIOUF (avec APS)

A Kaolack se tient depuis mercredi 25 octobre 2023, un Forum des affaires dans l’industrie du Sel. Une rencontre organisée par Invest for Jobs à travers le projet emploi sel mis en œuvre par la GFA, en partenariat avec la coopération belge «ENABEL». Plusieurs acteurs et industriels ainsi que des partenaires financiers prennent part à cette rencontre, la première du genre au moment où, aujourd’hui, on constate une ruée dans l’exploitation de ce qu’il est convenu d’appeler l’or blanc du Sine Saloum.

Mais, il est clair aussi que dans d’autres zones du Sénégal comme au Lac Rose à Dakar, il est aussi exploité ce produit dont l’amélioration de la qualité est une nouvelle étape à gagner par les acteurs compte-tenu de l’importance de cette filière du sel qui n’est plus à démonter dans l’économie sénégalaise.

A titre illustratif comme l’a laissé entendre, l’adjoint au gouverneur de Kaolack, chargé des affaires administratives, El Hadji Malick Sémou Diouf, « quelques chiffres nous permettent d’assoir cette conviction ». Car souligne l’autorité administrative, « le Sénégal considéré comme étant le premier et plus grand producteur de sel de l’Afrique de l’Ouest, dispose de plus de 600 km de côtes dont une bonne partie est encore inexploitée. Et nonobstant, notre pays assure une bonne partie de l’approvisionnement en sel des marchés de la sous-région ouest africaine jusqu’en Afrique du centre ».

Par ailleurs, ajoute l’adjoint au gouverneur de Kaolack, « plus de 500 000 tonnes de sel brut sont produits chaque année par les petites et moyennes entreprises et les producteurs artisanaux soit ; 9% du potentiel total qui est estimé à 5 595 702 tonnes ».

Des résultats probants qui résultent du fait que l’effectif des producteurs artisanaux enregistre de plus en plus une hausse considérable avec la croissance et l’expansion du secteur avec plus de 15000 exploitants évoluant dans la production artisanale du sel ayant été dénombrés. Mais, malgré cet essor de la filière, les difficultés restent indiscutables. Les acteurs mettent ainsi en avant l’insuffisance de la production, l’enclavement des sites de production, l’absence de régularité dans la fourniture en eau et en électricité. Il y a également le manque d’industries chimiques et pharmaceutiques en plus du déficit dans l’utilisation des techniques adaptées pour la production d’un sel de qualité, l’absence de professionnalisation, entre autre autres.

Et, c’est conscient des nombreuses opportunités qu’offre le secteur du sel surtout en termes d’emplois et de promotion du développement économique, que l’Etat  du Sénégal s’est inscrit dans une dynamique d’impulsion et de d’accompagnement des acteurs de la filière salicole. Ceci, en en relation avec la coopération allemande à travers Enabel, à travers la création d’Agropoles et d’espaces qui permettront de renforcer la valeur ajoutée des produits agricoles et de réduire la dépendance aux importations.

Les principales thématiques d’ailleurs des différents panels, et en lien avec la dynamique du marché, les enjeux et défis liés à la qualité de la production, la problématique de l’accès au foncier, les enjeux et défis de l’iodation, et la future zone économique spéciale sel de Fatick. En perspective, une nette amélioration de la qualité salicole pour un marché attrayant devenu de plus en plus concurrentiel. La rencontre prend fin ce vendredi avec des visites de sites de production et le port de Ndakhonga Foundiougne.

 

Sénégal/ Royaume-Uni: Premier déplacement à l’étranger du ministre Ismaila Madior Fall pour un partenariat productif

Par El Amine THIOUNE

 Le 23 octobre 2023, à Londres, le Royaume-Uni et le Sénégal ont tenu la première session du Dialogue politique de haut niveau entre les deux pays qui est une plateforme bilatérale de discussion  politique globale entre deux pays amis. Cette session inaugurale  était coprésidé par le Très Honorable Andrew MITCHELL, Ministre britannique pour l’Afrique et le Développement, et S.E.M. Ismaïla Madior FALL, Ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur.

Les deux ministres se sont félicités de l’excellence des relations bilatérales, mutuellement bénéfiques, et du partenariat productif entre le Sénégal et le Royaume-Uni. Ils ont souligné leur détermination à approfondir ce partenariat afin de promouvoir la paix et la prospérité dans les deux pays et de faire face ensemble aux grands défis auxquels le monde est confronté.

Ils se sont félicités de la signature le 23 octobre 2023, à Londres, du Protocole d’Accord sur le programme de partenariat avec les pays océaniques et ont rappelé dans le même esprit le premier protocole d’accord de partenariat économique entre le Royaume-Uni et le Sénégal, signé en janvier 2023.

Les Ministres sont convenus que les dialogues politiques entre le Royaume-Uni et le Sénégal auront lieu chaque année et serviront de mécanisme pour identifier et faire progresser les objectifs communs, notamment en matière de politique étrangère, économique, climatique, environnementale, de défense et de sécurité.

Au cours de cette session inaugurale du dialogue politique, les deux Parties ont également eu des échanges profonds sur les questions d’intérêts communs ci-après: Politique étrangère, Défense et sécurité, Économie et commerce, Réforme de la gouvernance et du système internationaux, Énergie, climat et environnement et Coopération au développement.

Après la confiance que Monsieur le Président la République a bien voulu lui renouveler en le nommant à la tête  du département des Affaires étrangères, cette visite à Londres est le premier acte que pose  le Ministre Ismaila Madior FALL dans la mise en œuvre de la politique diplomatique définie par son Excellence le Président Macky SALL.

 

 

 

 

JOKKOLABS: Dakar abrite des ateliers de financement de l’entrepreneuriat  

Par Mame Khady DIOUF

Dakar sera la capitale de l’entrepreneuriat du 13 au 19 novembre prochain.  En conférence de presse, ce mardi, dans ses locaux, Karim Sy et Alix Malou, respectivement fondateur et coordonnatrice de Jokkolabs Sénégal, ont fait état de l’importance du forum de lancement planifié à cet effet. Des ateliers de financement de l’entrepreneuriat seront organisés pour connecter et engager les différents acteurs à faire mieux et plus dans ce secteur porteur de développement.

Au Sénégal, sous l’égide la plateforme Jokkolabs, diverses activités seront au menu pour explorer les possibilités de création d’emplois. Il s’agit pour les organisateurs de l’évènement inédit de mobiliser et connecter l’ensemble des acteurs autour de l’écosystème de l’entrepreneuriat, et voir comment les accompagner à inspirer les jeunes à s’engager dans cette voie, tel est l’objectif recherché à travers l’organisation de la semaine mondiale de l’entrepreneuriat. 

Pour avoir des emplois durables et décents, Karim Sy estime qu’il faut des entrepreneurs qui doivent nécessairement lever les blocages institutionnels et les différents autres obstacles qui se dressent sur le chemin de développement. Mieux, il faudra ‘’monitorer’’ l’idée selon laquelle les différents acteurs de l’entrepreneuriat devront être associés et connectés pour ensemble trouver les solutions pour l’avènement d’un entrepreneuriat solide.

C’est en tout cas tout le sens de l’organisation de ce grand rendez-vous du 13 au 19 novembre, cette année encore au Sénégal, où justement plus de 1500 participants sont attendus. «Nous allons vers un événement international incontournable pour tous les acteurs qui veulent inspirer, promouvoir et accompagner le développement d’une culture de l’entrepreneuriat et de l’innovation dans le monde. C’est une activité qui va inspirer les participants à explorer leur potentiel d’auto-entrepreneur et d’innovateurs via des activités locales, nationales et internationales», a souligné Karim Sy.

A son avis, la semaine mondiale de l’entrepreneuriat est la plus grande initiative pour promouvoir l’entrepreneuriat dans le monde.  Pour rappel, lors de la semaine africaine de la micro finance, des solutions étaient proposées à travers le e-commerce, et d’autres domaines. C’est dire que des initiatives de l’entrepreneur se sont multipliées, et au Sénégal, cela est encore plus possible à travers des mécanismes de financement mis en place par le gouvernement avec 3FPT, Adepme, les programmes tels que xeyu ndaw yi, entres autres.

Durant cette semaine, annoncent M. Sy et Mme Malou dont la structure est coorganisatrice depuis neuf (9) ans maintenant, des évènements-clés se dérouleront à travers le forum de lancement pour valider des initiatives, des ateliers sur le financement de l’entrepreneur et l’accompagnement des entrepreneurs pour gagner les zones rurales, etc. Il s’agira de lancer un challenge avec les universités et les écoles pour développer des formations et des modules pour promouvoir l’entrepreneuriat.

 

 

Parrainage à Linguère: L’ex- Dg de l’ANER, Djiby Ndiaye, mobilise les jeunes et les femmes

Par Baba NDIAYE

Le coordonnateur communal de Linguère pour la collecte du parrainage Djiby Ndiaye, ancien directeur général de l’ANER a tenu, en ce début de semaine, une rencontre politique de grande envergure.  Venus de partout, ses partisans et sympathisants ont réitéré leurs engagements auprès du responsable APR à Linguère de l’accompagner à soutenir la candidature d’Amadou Ba en 2024.

 Les partis alliés de Benno bokk yakaar présents à cette occasion ont tenu à parrainer le candidat de leur coalition.  Les orateurs se sont passés la parole en évoquant surtout le charisme politique et l’ouverture qu’incarne Djiby Ndiaye pour faire renaître la coalition dans la commune de Linguère. En prenant la parole sous une forte ovation, l’Ex- Dg de l’ANER a vivement remercié les jeunes et les femmes venus massivement répondre à son appel.

Selon le coordonnateur communal du parrainage de Bby, la tâche ne sera pas facile car, dit-il: «il y a deux candidats à la présidentielle tous natifs de Linguère donc nous devrons resserrer les rangs et plus d’ouverture pour l’élargissement de la base», a déclaré Djiby Ndiaye devant un parterre de militants et sympathisants de la coalition BBY.

Il a profité de cette occasion pour remercier le Président Macky Sall et féliciter les jeunes, les femmes entre autres responsables des résultats obtenus pour la collecte du parrainage dans la commune de Linguère et villages environnants. «Nous avons un bilan à mi-parcours rassurant avec de grands projets en cours pilotés par un visionnaire, un leadership national, africain voir mondial en l’occurrence le Président Macky Sall, donc je vous invite à mettre les bouchées doubles pour ratisser large dans le département gage de la continuité du PSE», a conclu Djiby Ndiaye.

 

Camp de confection artério- veineuse: Le ministère de la Santé au chevet des patients hémodialysés

Par Bolo DIAW, Saint Louis  

Dans le but de faciliter l’accès aux soins et renforcer la prise en charge des patients hémodialysés, le ministère de la Santé et de l’Action Sociale, en collaboration avec le Port Autonome de Dakar, organise un camp à Saint-Louis, mais aussi à Ndioum et à Matam. Cette initiative vise à permettre aux patients de ne plus avoir à se rendre jusqu’à Dakar pour subir cette procédure médicale.

Le Docteur Malick Anne, chef de la division de lutte contre les maladies non transmissibles au ministère de la Santé et de l’Action Sociale, explique: « Nous sommes venus renforcer la prise en charge des patients hémodialysés. Il est essentiel de reconnaître que pour effectuer une dialyse, un accès vasculaire est nécessaire. Pour obtenir un débit sanguin adéquat, il est nécessaire de créer une fistule artério-veineuse, une opération actuellement pratiquée à Dakar.

Dans le but de faciliter l’accès aux soins, nous avons collaboré avec la Fondation Port Autonome de Dakar pour organiser ce camp à Saint-Louis, Ndioum, et Matam. Ainsi, les patients n’ont plus besoin de se déplacer jusqu’à Dakar pour cette procédure. Cette initiative est menée en collaboration avec l’équipe du Professeur Maguèye pour fournir des soins aux patients et faciliter l’accès aux soins, en particulier pour les patients hémodialysés souffrant de pathologies rénales chroniques qui nécessitent une dialyse régulière.

Ce camp couvre actuellement l’ensemble des régions de Saint-Louis et de Matam, avec 60 patients prévus. Cela permet de décongestionner la liste d’attente à Dakar et de rapprocher les soins des patients dans les régions. »

Pr Maguèye Guèye, chirurgien vasculaire, précise: « Nous sommes présents pour effectuer des interventions sur une soixantaine de patients répartis équitablement entre les trois localités concernées. Nous prévoyons de prendre en charge une vingtaine de patients à Saint-Louis, une vingtaine à Ndioum et une vingtaine à Matam. »

En ce qui concerne la différence entre cette intervention et la procédure d’hémodialyse, le Professeur Maguèye Guèye explique qu’il n’y a pas de différences majeures. Il met en évidence les différents accès vasculaires possibles, tels que le cathéter simple, le cathéter tunnelisé, et la fistule artério-veineuse. Il souligne que la fistule artério-veineuse est la méthode privilégiée pour une dialyse efficace et pour permettre aux patients de mener une vie normale.

Cependant, en raison du manque de ressources humaines, cette intervention n’était disponible qu’à Dakar (à l’hôpital Fann), ce qui entraînait une longue liste d’attente et des difficultés pour les patients éloignés de Dakar. Le Pr Guèye a souligné l’importance de cette initiative pour résoudre ce problème en collaboration avec le ministère de la Santé.

Les patients de l’hôpital régional de Saint-Louis expriment un soulagement suite à cette initiative mise en place par le ministère de la santé et de l’action sociale en collaboration avec le Port Autonome de Dakar. Ils remercient pour cette prise en charge améliorée.

Mère Aminta Diop témoigne: « Je rends grâce à Dieu tout en magnifiant l’acte posé par le ministère de la santé. Pour moi, cela nous facilite le traitement. Vous avez tout fait vraiment. Vous vous êtes déplacés pour venir ici afin de réaliser une chose qui est loin d’être facile. Maintenant, ce qui reste est que vous nous aidiez pour la prise en charge. Cette fistule est plus efficace et légère. Avant votre arrivée, tout cela se faisait à Dakar. Moi, je suis allée deux fois à Dakar et je n’ai pas pu obtenir cette intervention. Donc, si on nous l’amène chez nous, nous ne pouvons que rendre grâce à Dieu. »

 

 

Tournée économique dans la région de Saint Louis: Le Premier ministre entre promesses et assurances

Par Bolo DIAW (avec En Relief)

Le Premier Ministre, Amadou BA, a effectué une tournée économique de trois jours dans la région nord du pays. Au cours de cette visite significative, le chef du gouvernement a rencontré plusieurs acteurs clés des secteurs stratégiques de la région de Saint-Louis, qui a connu une augmentation considérable des investissements depuis l’accession au pouvoir du Président Macky SALL.

Arrivé le jeudi 19 octobre à Saint-Louis, dans l’après-midi, avec une importante délégation comprenant de ministres tels que le ministre d’État Augustin Tine, Thérèse Faye Diouf ministre du Développement communautaire, de la Solidarité et de l’Équité sociale, Issakha Diop, ministre en charge de la Gestion des inondations, Pape Sagna Mbaye, ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, Alioune Ndoye, ministre de l’Environnement, ainsi qu’une délégation de secrétaires d’État et de députés. Le Premier ministre Amadou Bâ a réussi à mobiliser la population de la commune de Mpal, où il a été chaleureusement accueilli par la famille de Rawane Ngom, le gouverneur de Saint-Louis, Alioune Badara Samb, d’autres autorités administratives, ainsi que des chefs religieux et couturiers.

Un programme de modernisation prévu pour la commune de Mpal

La commune de Mpal bénéficiera bientôt du programme de modernisation des cités religieuses, comme l’a annoncé le Premier ministre. Il a déclaré: « Je tiens à vous annoncer que Mpal bénéficiera du programme de modernisation des cités religieuses au même titre que les autres foyers religieux. » Amadou Bâ a également promis que « l’État renforcera tout ce qui a déjà été entrepris dans la commune et accélérera les travaux en cours. »

Le retour d’Amadou Bâ à Saint-Louis, trois mois après sa dernière visite

Dans cette ville historique, le ministre des Infrastructures et des Transports terrestres, également maire de Saint-Louis, Mansour Faye, a conduit la délégation des autorités locales pour accueillir le Premier ministre. Amadou Bâ a ensuite passé en revue de nombreuses réalisations du gouvernement dans la région, y compris une visite de chantier des travaux d’assainissement de Pikine. Il a également rencontré les acteurs de la pêche, du transport, les commerçants, entre autres.

La reprise des travaux d’assainissement à Pikine et l’appel de la jeunesse

Le retour du chef du gouvernement à Saint-Louis, trois mois après sa dernière visite, a été l’occasion pour la population du quartier de Pikine de réclamer la reprise des travaux d’assainissement. Ces travaux font partie du programme d’assainissement des 10 villes gérés par le Ministère de l’Eau et de l’Assainissement à travers l’Office national de l’Assainissement du Sénégal (ONAS). Dans la commune de Saint-Louis, le projet comprenait la réalisation de 75 km de réseaux d’évacuation, le raccordement de 6 231 foyers aux égouts, la construction de dix nouvelles stations de pompage, la réhabilitation de deux stations de pompage existantes, la construction d’une décharge pour les boues de vidange et cinquante édicules publics, le tout pour un coût de 15 535 821 905 FCFA TTC. Amadou Bâ a indiqué que le niveau d’exécution global de ces travaux est actuellement de 65 % et a promis que les travaux ne s’arrêteront plus une fois redémarrés.

Un dialogue animé avec les acteurs de la pêche artisanale

Après Pikine, Amadou Bâ a rencontré les acteurs de la pêche à la gouvernance de Saint-Louis. Cette réunion a duré plus de trois heures et a permis aux représentants du secteur de faire part de leurs préoccupations. Parmi les intervenants, on peut citer Oumar Ben Khatab du conseil local de pêche artisanale, Yame Dièye, président du quai de pêche de Guet Ndar, Binta Diop, représentante des femmes transformatrices, Ousmane Sène, président de Sennes Tournantes, etc.

Les revendications des pêcheurs de Guet Ndar

Les habitants du quartier de Guet Ndar ont soulevé plusieurs problèmes, dont l’embouchure, les licences de pêche, l’exploitation du pétrole et du gaz, une zone tampon pour les pirogues sans licence, un port de pêche, la protection des intérêts des pêcheurs et la question des affrètements pour entrer en Mauritanie. Ils ont également exprimé le besoin d’une maison des pêcheurs, de chambres froides, d’une réduction des coûts des licences de pêche (pouvant atteindre 10 euros par tonne), de gilets de sauvetage, et de formations pour la gestion du port de pêche à Saint-Louis, similaire à celui de la Mauritanie.

Des assurances données par Amadou Bâ

Amadou Bâ a assuré les pêcheurs en déclarant : « Contrairement à ceux qui viennent souvent vous faire des promesses électorales, nous ne sommes pas venus vous faire de telles promesses. Il serait malhonnête de notre part de prétendre que nous pouvons réaliser tout ce que vous avez énuméré en un seul coup. Cependant, nous discuterons de ces questions avec toutes les parties concernées, car la gestion d’un pays ne se fait pas au hasard, mais nécessite une planification sur le long terme. »

Un port de pêche à Saint-Louis et des négociations sur les licences de pêche avec la Mauritanie

Amadou Bâ a donné des assurances concernant deux points importants pour les acteurs de la pêche de la région. Il a affirmé que la construction du port de pêche à Guet Ndar était en cours et que des discussions avec les parties concernées étaient déjà engagées. Il a également promis de négocier avec le gouvernement de la Mauritanie sur la question des licences de pêche. Le Premier Ministre a mentionné les projets gaziers GTA qui auront un impact sur la région de Diattar, connue pour sa pêche abondante, notamment pour les petites pirogues. Il a promis de veiller à ce que les populations de Saint-Louis bénéficient de manière positive de ces projets. En ce qui concerne les licences de pêche, il a rassuré la population de Guet Ndar, affirmant qu’elle serait satisfaite du travail du gouvernement.

S’agissant de la brèche, le premier ministre a reconnu l’importance de mutualiser les forces pour freiner les dégâts et promet de revenir avec les techniciens pour rencontrer les pêcheurs de Guet Ndar dans leur localité.

Avant de conclure, le Premier Ministre a rappelé les réalisations du Président Macky SALL et l’importance du secteur de la pêche pour le gouvernement. Amadou Bâ a terminé sa première journée de la tournée économique en rencontrant les différents responsables et acteurs politiques de la région lors d’audiences politiques.

Anta Babacar Ngom: les certitudes incontournables

EN DEPIT DE LA CRITIQUE RONGEUSE DES SOURIS

Par Mohamed Al Amine THIOUNE

Sur le terrain politique, elle continue de s’investir dans la perspective du scrutin présidentiel du 25 février 2024. Le leader de Alternative citoyenne Anta Babacar Ngom est en train de cristalliser autour d’elle de la sympathie et l’adhésion des différentes couches de la population sénégalaise.  

Les vertus et valeurs locales incarnées par la fille du célèbre capitaine d’industrie mais aussi et surtout le coin du voile lève  sur le projet de société et les grands axes du programme de développement socioéconomique de la candidate à la prochaine présidentielle ont bien expliqué l’engouement et l’intérêt autour d’elle.

Elle a ainsi accroché avec une santé accessible et pour tous une éducation pour tous obligatoire dès le bas âge. Et là, il importe de préciser à l’endroit de certains pourfendeurs tapis dans l’ombre que le cadre intellectuel qu’est Anta Babacar Ngom bien imprégnée des réalités dans tous les domaines de la vie active du pays n’est pas sans ignorer la loi adoptée depuis 2004, sous le régime du Président Abdoulaye Wade. Elle a voulu surtout insister sur son effectivité.

Les préoccupations et priorités de la candidate de ARC ce sont l’emploi des jeunes devant rompre définitivement avec l’exil à l’étranger et les mirages de l’ailleurs, l’autosuffisance et la sécurité alimentaire, la diminution des prix des denrées et produits de grande consommation, la promotion des industries de transformation, la gestion rationnelle des ressources naturelles, minières et des hydrocarbures, le développement des infrastructures, la modernisation du transport urbain et interurbain, l’élimination des disparités sociales, la solidarité envers les couches vulnérables de la société. Anta Babacar Ngom plaide en faveur d’un Sénégal prospère avec aussi plus de liberté, plus d’équité, plus de démocratie et de l’État.de droit.

Considérée par maints observateurs et experts comme une étoile filante du Landerneau politique sénégalais  Anta Babacar Ngom  ne laisse pas ainsi indifférent.  Comprend-t-on le haro de détracteurs sous commande et derrière la solitude de leurs claviers tentant vainement de faire luire la vérité qui indique la bonne direction aux sénégalais.

Le Dg de l’ASES à propos du secteur spatial: «Pas une affaire de pays riches seulement»

Par Cécile DIOUF

Le secteur spatial a indiqué le Directeur général de l’Agence sénégalaise d’études spatiales (ASES), n’est pas une affaire de pays riches seulement.  M. Maram Kaïré estime que ce secteur ne doit plus être laissé uniquement aux occidentaux. À son avis, les Africains ont commis une erreur fondamentale en pensant que le spatial était réservé aux pays riches.  Il a souligné que les pays considérés comme riches utilisent le spatial pour se développer.

«Quand un pays en voie de développement, un pays émergent comme l’Inde arrive à se poser sur la lune, cela veut dire qu’avec peu de moyens on peut le faire et on a les ressources humaines et technologiques pour y arriver. Voici un bon exemple», a fait comprendre Maram Kaïré. Le Directeur général de l’ASES s’entretenait avec l’APS en prélude de la première édition du Forum international Union africaine-Union européenne sur le dialogue spatial, prévu du 24 au 26 octobre à Dakar. Le Dg l’ASES dira: «le secteur spatial n’est pas seulement pour les riches». Selon M. Kaïré, il est accessible à tout le monde et nous sommes dans l’ère du news space. Et, «les pays qui sont les plus en retard sont en Afrique pour une seule et simple raison qu’elle a considéré que le spatial c’était pour les autres, pour les riches et pas pour elle», déplore l’astronome. Il estime que le secteur spatial est une opportunité pour l’Afrique parce que les satellites ne coûtent plus aussi chers et leur fabrication n’est plus aussi complexe.

En plus d’être à la portée des étudiants, rassure M. Kairé, il est possible de faire des applications et des services par rapport aux objectifs de développement durable. Pour lui, si nous misons sur cet aspect, on peut essayer de rattraper le retard que nous avons par rapport à nos problématiques de développement. «Les pays qui ont misé sur le spatial dans le passé en créant leur agence spatiale ou leur programme spatial avec des satellites en orbite, sont les plus avancés dans l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD)», relève M. Kaïré. Il insiste: «plus on utilise le spatial par rapport aux secteurs d’urgence comme la santé, l’éducation, l’environnement et l’urbanisme, plus on règle ces questions de développement durable».

 

 

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