lundi, septembre 7, 2026
Accueil Blog Page 18

Tivaouane Peulh-Niaga: Ibrahima Cissokho mobilise la Coalition Diomaye Président pour les élections locales

La Coalition Diomaye Président poursuit sa mobilisation dans la commune de Tivaouane Peulh-Niaga. À Namora, les femmes leaders, sous la conduite de leur présidente Émilie Thiaw, ont organisé un grand « Sargal » en l’honneur d’Ibrahima Cissokho, présenté par ses partisans comme un leader incontournable de la coalition dans la localité.

La rencontre s’est tenue sous la présidence effective d’Amath Wade, du Dr Amdy Fall, de Mme Awa Diop Ndiaye, représentante de Mimi Touré, ainsi qu’en présence de délégués de quartier, de notables et de responsables politiques. Les intervenants ont salué les qualités humaines et l’engagement politique d’Ibrahima Cissokho, qu’ils présentent comme un défenseur actif de la coalition à travers ses interventions médiatiques en faveur des réalisations du président Bassirou Diomaye Faye. Plusieurs participants ont plaidé pour sa nomination à un poste de responsabilité, estimant qu’il dispose des compétences nécessaires pour diriger une structure publique et renforcer la coalition dans la commune.

Prenant la parole, Ibrahima Cissokho a dressé un tableau sombre de la situation à Tivaouane Peulh-Niaga. Il a dénoncé l’indifférence, selon lui, du conseil municipal sortant face au problème récurrent d’accès à l’eau potable. Il a souligné que les populations continuent de subir des difficultés qui affectent leurs conditions de vie.

À l’approche des élections locales, il a appelé les responsables et militants de la coalition à privilégier l’unité et la cohésion afin de remporter ce scrutin qu’il qualifie de «Clasico politique». «Nous devons mutualiser toutes nos forces vives et descendre sur le terrain pour gagner les élections locales et soulager les populations de leurs souffrances », a-t-il déclaré.

Ibrahima Cissokho a mis en avant plusieurs initiatives sociales qu’il dit avoir portées dans la commune, notamment l’organisation de journées de consultations médicales gratuites ayant permis la prise en charge de patients souffrant d’accidents vasculaires cérébraux et de femmes atteintes du cancer du col de l’utérus. Il a réaffirmé son ambition de voir Tivaouane Peulh-Niaga dotée d’un hôpital de niveau 2 afin d’améliorer durablement l’offre sanitaire.

Sur la question de la sécurité, il a réitéré son engagement à promouvoir le concept « Benn Buntu Kër, Benn Lamp » pour renforcer l’éclairage public et lutter contre l’insécurité. Concernant l’accès à l’eau potable, il a promis d’intensifier son plaidoyer auprès des autorités pour la réalisation de projets sociaux d’adduction d’eau et d’assainissement.

Surnommé «le Missionnaire» par certains proches et «la Force tranquille» par d’autres, Ibrahima Cissokho entend miser sur le tourisme comme levier de développement économique local. Selon lui, la commune dispose d’atouts à valoriser pour créer des emplois et attirer les investissements. Il préconise la mise en place d’un service chargé de promouvoir les opportunités d’investissement auprès des opérateurs nationaux et étrangers. Il a également déploré le déficit d’infrastructures de base dans la commune, notamment l’état des routes, des écoles et des structures sanitaires. Il a invité les populations à soutenir le projet de changement porté par la Coalition Diomaye Président.

«J’appelle tous les responsables et militants de la coalition à s’ériger en bouclier contre les tentatives de division. Ensemble, nous pouvons reconquérir notre commune et répondre aux préoccupations des populations», a-t-il conclu, soulignant que Tivaouane Peulh-Niaga regorge de compétences capables de porter son développement.

Par Ibrahima FALL

Politique locale- Niacoulrab: Birane Gueye appelle à l’unité de la jeunesse et esquisse sa vision pour la commune

À l’occasion de la finale d’un tournoi de football organisé dans la commune, M. Birane Gueye, cadre du PASTEF, ingénieur planificateur et candidat à la candidature pour la mairie de Niacoulrab, a appelé à l’unité de la jeunesse et présenté les grandes lignes de sa vision pour le développement local.

Choisi comme parrain de la compétition par la jeunesse locale, M. Gueye s’est dit très touché par cette marque de confiance. « Le choix porté sur ma personne est plus important que tout. Cette journée représente beaucoup pour moi », a-t-il déclaré avec fierté. Il a souligné que cette désignation revêt une signification particulière, d’autant que le quartier compte plusieurs personnalités disposant de moyens financiers plus importants. Le parrain de l’événement s’est engagé à être à la hauteur des attentes placées en lui par les jeunes.

Revenant sur les préparatifs de la finale, il a insisté sur la nécessité d’en faire une véritable fête populaire. Les responsables des deux ASC finalistes ont été sensibilisés pour que la rencontre se déroule dans un climat de paix et de fair-play. « J’ai exhorté les deux équipes à faire de cette finale une fête avec zéro violence. Le vainqueur comme le vaincu appartiennent à la même commune. Après le match, j’aimerais voir les deux équipes célébrer ensemble pour montrer que le sport rassemble », a-t-il affirmé.

Une vision axée sur la participation 

Profitant de cette tribune, Birane Gueye est revenu sur les défis auxquels fait face la population de Niacoulrab. Il a évoqué le manque de formation des jeunes, les difficultés liées à leur insertion professionnelle, ainsi que les obstacles rencontrés par les femmes dans leur organisation et leur autonomisation. « Nous sommes dans une commune où une grande partie de la population vit dans des conditions difficiles. Nous devons nous organiser pour identifier les véritables problèmes des populations et travailler ensemble à leur apporter des solutions », a-t-il expliqué.

Pour celui qui ambitionne de diriger la commune, le développement de Niacoulrab doit passer par une démarche participative. Il plaide pour l’implication de toutes les couches sociales : jeunes, femmes, personnes âgées et leaders communautaires, dans l’identification des priorités de développement. Selon lui, la mise en place de cadres de concertation au niveau des quartiers permettra de recenser les besoins réels des populations et d’élaborer un plan de développement communal réaliste, efficace et durable. « Les problèmes sont à l’intérieur de la commune. Avant de parler de solutions, il faut écouter les populations afin qu’elles expriment elles-mêmes leurs préoccupations. L’essentiel est de les impliquer et de les engager dans le processus de développement », a-t-il soutenu.

Mobiliser pour le changement 

M. Gueye considère cette finale comme un point de départ pour mobiliser davantage les jeunes et les femmes autour d’une dynamique nouvelle en faveur du développement de la localité. « Il est temps de changer de cap et de travailler ensemble pour Niacoulrab. Nous sommes prêts à relever les défis et à accompagner les populations dans leur quête de progrès et de bien-être », a-t-il conclu.

Ibrahima FALL

Vie des partis à Keur Massar: PASTEF affiche sa mobilisation à travers une grande randonnée

Le parti PASTEF a fait une démonstration de mobilisation ce week-end à Keur Massar Sud avec une grande randonnée pédestre initiée par Ibrahima Ndao, cadre du parti dans la localité. L’événement, à la fois démonstration de force et opération de remobilisation, intervient à l’approche des prochaines échéances électorales.

La manifestation a réuni une forte affluence de militants venus des différentes localités du département. Plusieurs figures emblématiques de PASTEF y ont pris part. Parmi elles : Wally Diouf Bodian, directeur général du Port autonome de Dakar, présenté comme la « force tranquille » du département ; Abass Fall, maire de Dakar ; Fallilou Keïta, directeur général ; l’honorable député Bara Ndiaye ; l’honorable députée Ramatoulaye Ndom ; Siradio ; ainsi que de nombreux responsables et militants.

Message d’unité malgré les turbulences 

À travers cette mobilisation, les responsables du parti ont voulu adresser un message clair : malgré les turbulences et les départs enregistrés ces derniers mois, PASTEF reste debout et uni dans le département de Keur Massar. « PASTEF n’a jamais été couché. C’est un parti qui a toujours été debout et qui restera debout », ont martelé plusieurs intervenants devant les participants.

Ils ont également insisté sur la solidité de l’implantation du parti à Malika et dans l’ensemble du département. Selon eux, la relève est assurée grâce à l’engagement constant de la jeunesse patriotique, notamment des membres de la Jeunesse patriotique du Sénégal (JPS), fortement représentés lors de l’événement.

Relance des activités et appel à la vigilance 

Pour les militants présents, cette randonnée a permis de renforcer les liens entre les différentes structures du parti et de réaffirmer leur fidélité au projet politique porté par le Premier ministre et président de PASTEF, Ousmane Sonko.

Profitant de cette tribune, les organisateurs ont lancé un appel à la vigilance à l’endroit des jeunes et des militants. Ils les invitent à ne pas céder aux tentatives de récupération politique et à rester fidèles à leurs convictions et à leurs idéaux.

Un hommage appuyé a également été rendu à Wally Diouf Bodian, salué pour son engagement constant, sa loyauté et son attachement aux valeurs du projet patriotique.

Abdourahim Badji réaffirme la détermination des patriotes 

À l’issue de la manifestation, Abdourahim Badji a réaffirmé l’unité et la détermination des patriotes de Keur Massar. À travers cette mobilisation réussie, PASTEF Keur Massar entend démontrer qu’il reste une force politique incontournable dans la zone et qu’il est déjà en ordre de bataille pour les échéances à venir.

Ibrahima FALL

Assainissement: l’ASN vulgarise les nouvelles normes sénégalaises sur la gestion des boues de vidange

Par Ch. Seck NDONG

L’Association Sénégalaise de Normalisation (ASN) a organisé lundi 15 juin 2026 un atelier de vulgarisation à Dakar. L’objectif est de promouvoir l’appropriation des nouvelles Normes Sénégalaises relatives aux boues de vidange, élaborées avec l’appui de l’ONAS, du ministère en charge de l’assainissement et le soutien financier de la Fondation Bill et Melinda Gates.

Dans le cadre de l’amélioration des services d’assainissement et de la gestion durable des boues de vidange, l’ASN, à travers son Comité Technique Eau et Assainissement, a conduit des travaux qui ont abouti à plusieurs normes. Elles portent sur les bonnes pratiques pour le personnel, la caractérisation des boues issues des ouvrages non connectés, les techniques de traitement de la fraction solide, ainsi que la qualité et la réutilisation des boues traitées et des boues activées issues des stations d’épuration. Ces normes complètent des travaux antérieurs sur les toilettes individuelles et les unités de traitement semi-collectif et collectif.

L’atelier vise à promouvoir la connaissance et l’utilisation de ces normes par les acteurs de l’eau, de l’assainissement et de l’environnement. Il s’agit de présenter le contenu et les exigences, de sensibiliser aux enjeux de la normalisation, de promouvoir les bonnes pratiques de traitement, de manipulation et de valorisation, et de recueillir les préoccupations des acteurs pour faciliter la mise en œuvre.

À l’issue de la rencontre, les participants doivent connaître les nouvelles normes, mieux comprendre les exigences techniques, identifier les bénéfices de leur application et formuler des recommandations pour leur diffusion. Les enjeux sanitaires, environnementaux et économiques liés à la gestion des boues de vidange sont également au cœur des échanges.

Face à la presse, le directeur de l’ASN, M. El Hadj Abdourahmane Ndione, a expliqué que les normes validées viennent compléter le dispositif réglementaire du secteur. « Aujourd’hui, avec l’appui de l’ONAS et du ministère en charge de l’assainissement et le soutien financier de la Fondation Bill et Melinda Gates, nous avons élaboré des normes pour la gestion des boues de vidange, notamment sur les systèmes de traitement, de valorisation, la caractérisation des sous-produits et la gestion de la sécurité et de la santé des travailleurs », a-t-il indiqué.

Il a précisé que trois normes ont été élaborées : une sur la protection de la santé et la sécurité des travailleurs, une sur la caractérisation des boues de vidange, et une sur les spécifications techniques des sous-produits du traitement, avec un focus sur les solutions fondées sur la nature comme le traitement par lits de séchage. « Cet atelier technique nous réunit pour vulgariser ces normes et discuter des modalités de leur application afin de donner au gouvernement les moyens de mieux réguler et encadrer le secteur », a ajouté le directeur.

L’atelier a réuni les services techniques de l’ONAS, les exploitants de stations de traitement des boues de vidange, des représentants de ministères et administrations, des laboratoires et centres de recherche, des ONG et organisations de la société civile, ainsi que des acteurs du secteur privé.

La journée a débuté par l’accueil des participants, suivi de la cérémonie d’ouverture et des mots de bienvenue de l’ASN et de l’ONAS. Les travaux ont porté sur la présentation du processus d’élaboration des normes, puis sur les exigences relatives à la caractérisation, au traitement, à la valorisation, à la qualité des boues et aux bonnes pratiques pour le personnel. Une session de synthèse et de recommandations a clôturé les discussions avant le déjeuner.

Femme- Affaire:  un programme porteur d’espoir pour l’avenir des jeunes filles, soutenu par l’Union européenne

Les enquêtes de terrain réalisées dans le cadre de l’étude de référence (baseline) du programme FEMME-AFFAIRE touchent progressivement à leur fin dans les régions de Tambacounda, Sédhiou, Kédougou et Dakar.

Cette étape cruciale a permis aux équipes du projet d’aller à la rencontre des femmes entrepreneures, des jeunes filles, des organisations communautaires et des acteurs institutionnels afin de mieux comprendre leurs réalités, leurs besoins et leurs aspirations.

Mais au-delà des données collectées, une tendance forte se dégage déjà du terrain : l’espoir suscité par le programme auprès des bénéficiaires. «Les répondantes sont parfois dispersées géographiquement, mais partout nous avons été très bien accueillis. Ce sont des personnes vraiment intéressées », témoigne Souleye Ndiaye, enquêteur mobilisé dans le cadre de l’étude.

Dans les différents territoires visités, les femmes ont exprimé leur volonté de développer leurs activités économiques, de renforcer leurs compétences et d’accéder à davantage d’opportunités leur permettant de gagner durablement en autonomie.

Pour Mame Daïra Niang, agronome paysagiste et entrepreneure, l’un des principaux atouts de cette démarche réside dans l’écoute accordée aux bénéficiaires : «C’est important que les femmes puissent exprimer directement leurs besoins parce qu’il n’y a pas mieux que la personne qui gère son entreprise pour expliquer ses problèmes, ses contraintes et les solutions dont elle a besoin. »

Financé par l’Union européenne et mis en œuvre par Enda Tiers Monde, le Danish Refugee Council (DRC) et Nature Communauté Développement (NCD), le programme FEMME-AFFAIRE ambitionne de contribuer à l’autonomisation économique durable des femmes et des jeunes filles.

Les résultats de cette étude de référence permettront d’orienter les futures interventions du programme afin qu’elles répondent au plus près des attentes exprimées sur le terrain.

Une chose apparaît déjà clairement : dans les territoires concernés, de nombreuses femmes et jeunes filles voient dans FEMME-AFFAIRE une opportunité réelle de construire un avenir plus autonome, plus inclusif et plus prospère.

Marie Olivia KONAN

Éditorial – Jub, Jubal, Jubanti: Le grand écart entre les promesses et les actes

De l’ASER à l’ONAS, en passant par les fonds destinés aux sinistrés de Bakel et l’affaire des «5 milliards des victimes», plusieurs dossiers continuent d’alimenter les interrogations de l’opinion. Pour un pouvoir qui avait fait de la transparence et de la reddition des comptes son principal fonds de commerce politique, le contraste devient de plus en plus difficile à ignorer.

L’exercice du pouvoir est souvent le moment de vérité des projets politiques. Les slogans séduisent, les promesses mobilisent, les discours enflamment les foules. Mais au bout du compte, seuls les actes résistent à l’épreuve du temps.

Ousmane Sonko et son camp avaient bâti leur ascension sur une critique permanente de la gouvernance de leurs prédécesseurs. Ils promettaient une rupture radicale avec les pratiques qu’ils dénonçaient : opacité dans la gestion publique, absence de reddition des comptes, favoritisme dans l’attribution des marchés et gestion peu rigoureuse des deniers publics.

Deux ans après leur accession aux responsabilités, les Sénégalais sont désormais en mesure de juger sur pièces.

Et le constat est loin de correspondre aux espoirs suscités.

Les affaires qui s’accumulent depuis plusieurs mois jettent une ombre sur le discours de vertu qui a accompagné l’arrivée au pouvoir du régime. Les interrogations autour des 37 milliards de francs CFA évoqués dans le dossier de l’ASER continuent de nourrir les débats. Les Sénégalais attendent toujours des explications suffisamment détaillées pour dissiper les doutes et rétablir la confiance.

Le même constat peut être fait concernant les fonds destinés aux sinistrés de Bakel. Dans un contexte où les populations touchées par les catastrophes naturelles espèrent un accompagnement rapide et efficace de l’État, les zones d’ombre entourant la gestion de ces ressources suscitent incompréhension et frustration.

L’affaire des marchés attribués de gré à gré à l’ONAS renforce davantage le malaise. Comment comprendre que ceux qui dénonçaient hier certaines pratiques administratives se retrouvent aujourd’hui confrontés aux mêmes critiques ? La question mérite d’être posée, non par esprit partisan, mais au nom de l’exigence de cohérence que tout pouvoir doit à ses citoyens.

À cela s’ajoute l’affaire dite des « 5 milliards des victimes », autre dossier qui continue de susciter de nombreuses interrogations. Là encore, les demandes d’éclaircissement peinent à trouver des réponses capables de convaincre une opinion de plus en plus sceptique.

Au-delà de ces dossiers particuliers, c’est un problème plus profond qui apparaît. Celui du décalage entre le discours et la pratique.

Pendant des années, Ousmane Sonko a incarné une alternative politique fondée sur une promesse simple : faire mieux, faire plus proprement, faire différemment. Cette promesse lui a valu une adhésion populaire exceptionnelle et une confiance rarement accordée à un dirigeant dès son arrivée aux responsabilités.

Cette confiance s’accompagnait pourtant d’une exigence. Celle des résultats.

Or, nombreux sont aujourd’hui les Sénégalais qui peinent à identifier la rupture annoncée. Les difficultés économiques persistent, les attentes sociales demeurent fortes et les controverses se multiplient. Plus préoccupant encore, la communication gouvernementale donne parfois le sentiment de chercher davantage à justifier qu’à expliquer.

Le pouvoir ne peut éternellement invoquer l’héritage du passé pour répondre aux critiques du présent. Il dispose d’une majorité confortable, d’une légitimité électorale forte et d’institutions largement acquises à son projet. Les marges de manœuvre existent. Les responsabilités aussi.

C’est précisément parce que les attentes étaient immenses que les déceptions sont aujourd’hui plus visibles. Les Sénégalais n’ont pas élu un pouvoir pour entendre les mêmes explications qu’hier. Ils l’ont élu pour constater une différence.

Le slogan « Jub, Jubal, Jubanti » ne peut rester un simple outil de communication politique. Il doit devenir une pratique quotidienne de gouvernement. La transparence ne se proclame pas ; elle se démontre. La reddition des comptes ne s’exige pas seulement des adversaires; elle commence par soi-même.

C’est là que se joue désormais la crédibilité du pouvoir. Car la véritable rupture n’est pas celle que l’on promet dans l’opposition. C’est celle que l’on prouve lorsqu’on exerce les responsabilités de l’État.

Par Abdou Latif NDIAYE 

 

 

 

 

Affaire ASER – AEE Power: Thierno Alassane Sall dévoile des relevés bancaires et dénonce un détournement massif de fonds

Le député Thierno Alassane Sall a rendu publics des relevés bancaires issus d’une procédure judiciaire en Espagne concernant le projet d’électrification rurale confié à AEE Power EPC. Il dénonce la sortie rapide de 46 millions d’euros sur les 56 millions reçus et accuse les autorités sénégalaises d’inaction.

Par Ch. Seck NDONG

Lors d’une conférence de presse tenue ce vendredi à Dakar, le président de la République des Valeurs est revenu sur le financement de l’électrification de 1 600 localités sénégalaises. Le projet, d’un montant de 140 millions d’euros, est financé par Banco Santander avec une garantie de l’État espagnol via la CESCE. L’État du Sénégal reste le débiteur.

Selon Thierno Alassane Sall, la justice espagnole, saisie en janvier 2026 après une plainte déposée en octobre 2025 devant le Pôle judiciaire financier du Sénégal, a obtenu de Banco Santander les relevés du compte d’AEE Power EPC. Ces documents montrent qu’un solde de 22 020 euros affiché la veille a bondi le 11 juin 2024 après trois virements totalisant près de 56 millions d’euros, soit environ 36,7 milliards de francs CFA. Il s’agit de l’avance de démarrage de 28 millions d’euros, d’une avance pour dépenses engagées de 23,3 millions et d’un crédit commercial de 4,7 millions.

Quarante-huit jours plus tard, le 29 juillet 2024, le solde était tombé sous les 10 millions d’euros. Au 27 février 2026, date d’examen du compte par la justice espagnole, il ne restait que 1 346 euros. « Quarante-six millions d’euros ont quitté ce compte en quarante-huit jours. Pas en plusieurs années de chantier. En quarante-huit jours », a affirmé le député.

Les relevés produits dans le cadre des « Diligencias Previas 140/2026 » permettent de tracer la destination des fonds. Ils montrent des virements vers sept banques espagnoles pour 13,6 millions d’euros sur 139 opérations, vers le Sénégal pour 10,6 millions répartis entre SONAC, AEE Power SUARL et Dakar Energie Projects SUARL, ainsi que vers la Chine, la Côte d’Ivoire, le Togo, le Kenya, la Tunisie et l’Égypte. Environ 19,3 millions d’euros ont été transférés vers des comptes de transit internes au groupe AEE, dont les bénéficiaires finaux restent à identifier.

Thierno Alassane Sall pointe une opération du 17 juillet 2024 : la conversion de 8,5 millions d’euros en devises sans bénéficiaire identifiable dans les documents bancaires, ce qu’il qualifie de montage destiné à faire perdre la trace des fonds. Il relève aussi que, sur l’ensemble des dépenses, seules deux factures à un fournisseur chinois de câbles électriques, pour 1,09 million d’euros, correspondent de manière documentée à un achat de matériel pour le projet, soit moins de 2 % des fonds reçus, réglées dix à onze mois après le décaissement.

Le député met également en cause l’attitude des autorités sénégalaises. Banco Santander aurait transmis dès le 5 septembre 2024 des alertes sur de possibles détournements. La CESCE aurait suspendu les décaissements. La Cour suprême du Sénégal avait évoqué, dans une décision du 21 novembre 2024, des soupçons de prévarication. Malgré cela, l’État n’aurait adressé aucune sommation à AEE Power EPC ni activé les garanties contractuelles. Thierno Alassane Sall affirme que l’État aurait même fait pression sur Banco Santander et la CESCE pour obtenir la levée de la suspension. Il cite l’ancien Premier ministre Ousmane Sonko, qui avait nié tout scandale avant d’évoquer de simples « retards douaniers » dans un communiqué du Conseil des ministres du 11 mars 2026, et l’actuel Premier ministre Al Aminou Lo, alors Secrétaire général du gouvernement, qui avait reçu la banque le 26 décembre 2024.

À l’issue de sa déclaration, Thierno Alassane Sall a formulé six exigences : faire toute la lumière sur le dossier sans complaisance, convoquer les dirigeants d’AEE Power EPC par les juridictions sénégalaises, coopérer pleinement avec la justice espagnole, publier l’état réel d’exécution physique du projet, établir toutes les responsabilités côté sénégalais comme espagnol, et geler tout nouveau décaissement lié au contrat. Les documents bancaires seront remis lundi au Pôle judiciaire financier de Dakar, en complément de la plainte déposée le 16 octobre 2025.

 

Lancement du réseau des débatteurs idéologiques souverainistes: un appel à mobiliser l’intelligence au service du Sénégal 2050

Le Réseau des Débatteurs Idéologiques Souverainistes lance un appel à l’adhésion. L’objectif : réunir chercheurs, professionnels, étudiants et citoyens autour d’un débat public fondé sur les faits et l’intérêt national, dans le contexte de la Vision Sénégal 2050.

Dans un contexte marqué par l’engagement du Sénégal dans une nouvelle phase de transformation économique, sociale, institutionnelle et culturelle, le réseau se présente comme un cadre de réflexion et d’action intellectuelle. Il se réclame de la Vision Sénégal 2050 portée par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et estime que la réussite de ce projet passe par une mobilisation citoyenne, mais aussi par une contribution intellectuelle capable d’éclairer les réformes.

Le Réseau des Débatteurs Idéologiques Souverainistes invite à le rejoindre les docteurs, enseignants-chercheurs, économistes, juristes, journalistes, étudiants, acteurs de la société civile, professionnels de tous secteurs, jeunes leaders, femmes engagées et citoyens patriotes.

Sa mission, selon ses initiateurs, est de promouvoir un débat public appuyé sur les faits, la science et l’analyse rigoureuse. Le réseau dit œuvrer à la défense des intérêts stratégiques du Sénégal, à la vulgarisation des politiques publiques, à la lutte contre la désinformation, et à la promotion d’une culture de souveraineté responsable. Cette souveraineté, précise-t-il, doit être ouverte sur le monde et fondée sur des partenariats équilibrés et mutuellement bénéfiques.

L’espace se veut un lieu d’échanges, de formation, de production intellectuelle et de contribution citoyenne au service du projet national. « Chaque compétence, chaque expérience et chaque engagement constituent une richesse pour la construction d’un Sénégal fort, prospère et respecté », souligne l’appel.

Le réseau place sous l’égide de la pensée du professeur Cheikh Anta Diop : «Armez-vous de science jusqu’aux dents, car sans science, vous serez dominés.»

Il s’adresse à toutes celles et tous ceux qui partagent les valeurs de patriotisme, de justice sociale, de souveraineté, de responsabilité et d’excellence.

Sa devise : « Le savoir au service de la souveraineté nationale ».

Son engagement : Penser, Débattre, Agir, Bâtir.

Zaïnab (avec En Relief)

Coupe du monde FIFA 2026: Canal+ Afrique dit non à ses abonnés !

Un événement mondial qui n’arrive qu’une fois tous les quatre ans. Canal+ Afrique a choisi de le confisquer à ses abonnés africains.

Canal+ Afrique, Fossoyeur de Rêves : comment une multinationale française prive des millions d’Africains de la Coupe du Monde FIFA 2026 qu’ils ont pourtant payée

La Coupe du Monde FIFA 2026 a lieu tous les quatre ans. Elle mobilise cinquante-quatre nations africaines candidates, des millions de supporters sur le continent, et des milliards de téléspectateurs dans le monde entier. Canal+ Afrique, elle, a choisi de ne pas la diffuser pour ses abonnés africains (tout en continuant d’encaisser leurs abonnements). Ce scandale mérite d’être dit, dénoncé et combattu.

Il y a des trahisons ordinaires et des trahisons qui insultent tout un continent. Celle que Canal+ Afrique inflige en ce moment à ses abonnés africains, essentiellement de l’espace francophone, appartient à la seconde catégorie. Pendant que la planète entière vibre au rythme de la Coupe du Monde FIFA 2026, organisée pour la première fois à trois pays hôtes (les États-Unis, le Canada et le Mexique), des millions d’Africains, abonnés fidèles et payants de Canal+, se retrouvent le regard rivé sur un écran noir. Non pas parce qu’ils n’ont pas payé. Mais parce que Canal+ a délibérément choisi de ne pas leur diffuser l’événement sportif le plus regardé de la planète.

Ce choix n’est pas un dysfonctionnement passager. Ce n’est pas une négligence administrative. C’est une décision d’entreprise, froide, calculée et assumée, qui révèle la véritable nature des rapports que Canal+ International entretient avec le continent africain : des rapports de dominant à dominé, de prestataire sans scrupules à clientèle captive, d’une entreprise qui prélève sans jamais rendre ce qu’elle doit. L’Afrique paie, l’Afrique regarde ailleurs.

Ce qui rend ce scandale particulièrement révoltant, c’est le contexte financier dans lequel il s’inscrit. Canal+ Afrique ne survit pas grâce à ses abonnés européens (elle prospère grâce à ses abonnés africains). Le marché africain constitue aujourd’hui le socle, le pilier et le moteur de croissance du groupe Canal+ International. Ce sont les abonnés du Sénégal, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, du Mali, du Gabon, du Congo et de dizaines d’autres pays africains qui financent, chaque mois, les infrastructures, les droits de diffusion et les rémunérations confortables des dirigeants de ce groupe. Et c’est précisément ces mêmes abonnés (ceux qui font la fortune de Canal+) que l’on choisit de priver du plus grand événement sportif mondial.

La dimension africaine de cette Coupe du Monde 2026 donne encore plus de poids à l’indignation. Le continent est représenté par plusieurs nations qui ont arraché leur qualification dans la sueur et la passion. Des millions de supporters africains ont rêvé de voir leurs Lions, leurs Éléphants, leurs Eagles, leurs Fennecs fouler les pelouses américaines. Ils ont souscrit ou renouvelé leurs abonnements Canal+ en partie dans l’espoir légitime de suivre leurs équipes nationales dans les meilleures conditions. On leur confisque ce rêve. On leur arrache cette fierté.

Car c’est bien d’une spoliation dont il s’agit. Lorsqu’une entreprise encaisse le prix d’un service et refuse délibérément de le rendre, le terme n’est pas excessif (il est juridiquement et moralement justifié). Canal+ a perçu nos abonnements. Canal+ a refusé de nous donner accès à la Coupe du Monde. Canal+ a manqué gravement à ses obligations contractuelles. Et Canal+ continue, impunément, de percevoir les abonnements du mois suivant.

Cette situation appelle une réponse africaine collective, organisée et déterminée. Nous ne pouvons plus nous contenter de ronchonner dans nos salons ou de nous indigner sur les réseaux sociaux avant de passer à autre chose. Il est temps que les abonnés africains de Canal+ se lèvent, s’organisent et exigent ce qui leur revient de droit. Il est temps que les associations de consommateurs des pays de l’Afrique subsaharienne francophone et du Maghreb concernés saisissent les autorités de régulation compétentes. Il est temps que les gouvernements africains interpellent Canal+ International sur ses pratiques discriminatoires et contractuellement abusives.

Alors, Canal+ Afrique, nous vous posons la question devant l’opinion africaine et internationale : jusqu’à quand allez-vous traiter le continent africain comme une vache à lait que l’on trait sans jamais nourrir ? Jusqu’à quand allez-vous encaisser l’argent des Africains pour leur refuser les services que cet argent est censé payer ? Jusqu’à quand l’Afrique devra-t-elle subir, en silence, le mépris structurel d’entreprises qui lui doivent pourtant leur prospérité ?

L’Afrique a changé. Les Africains ont changé. Nous ne sommes plus disposés à courber l’échine devant l’arrogance des multinationales qui nous considèrent comme des consommateurs de seconde zone. La Coupe du Monde FIFA 2026 n’est pas seulement un événement sportif : elle est un symbole de fierté, d’appartenance et d’identité pour des millions d’Africains. Canal+ n’avait pas le droit de nous la confisquer. Et nous avons, collectivement, le devoir de le dire haut et fort.

Alioune AW

Keur Massar Nord, Dakar – Sénégal

badou60@gmail.com

 

 Education à Négué: État civil et maintien des filles à l’école au cœur des préoccupations

 JOURNÉE D’EXCELLENCE

La localité de Négué, dans la commune de Mboula, département de Linguère, a célébré samedi sa journée d’excellence. Plusieurs élèves ont été primés. L’événement a aussi été l’occasion pour enseignants et parents d’évoquer l’absence d’extraits de naissance et le maintien des filles à l’école.

Dans son discours, le directeur de l’école élémentaire de Négué, Mamour Ababacar Kane, a insisté sur le problème d’état civil. De nombreux élèves fréquentent l’école sans pièce d’état civil et régularisent leur situation seulement au moment des examens. Le directeur lance un appel aux autorités de tutelle pour faciliter l’obtention des actes de naissance, gage d’une scolarité et d’un cursus normal. Il préconise la sensibilisation des parents et leur collaboration avec les autorités municipales et administratives pour déclarer les enfants dès la naissance.

Mamour Ababacar Kane a aussi signalé le manque d’imprimante et de toilettes à l’école élémentaire de Négué, difficultés qui pèsent sur le travail des enseignants et des élèves.

Rokhy Ka, de l’Association pour la promotion de l’éducation et de la formation, s’est félicitée de la manifestation. Elle a félicité les élèves primés et encouragé les autres. Elle a plaidé pour le maintien des filles à l’école : « La scolarisation des filles est à saluer, mais leur maintien à l’école, c’est aussi mieux. » Elle a invité les parents à s’impliquer et a mis en garde contre les mariages précoces.

Aliou Fleur, également de l’Association pour la promotion de l’éducation et de la formation, a salué l’initiative de primer les meilleurs élèves, estimant que cela boostera les résultats scolaires dans les années à venir.

En marge de la fête, les populations de Négué ont soulevé d’autres doléances : l’enclavement, l’extension des réseaux électrique et téléphonique, l’octroi de financements pour les femmes et les jeunes, la fourniture de semences en qualité et en quantité suffisante, et la revitalisation de la vallée morte du Ferlo.

Bathie Ndiaye, Linguère

Stay connected

0FansLike
0FollowersFollow
0SubscribersSubscribe
- Advertisement -

Latest article

KHADRIYA: Cheikh Saadbouh TaqiouLah quitte ce bas monde, Cheikh Sidibouya lui succède

 RAPPEL À DIEU DU KHALIFE GÉNÉRAL DE L’AFRIQUE DE L’OUEST La disparition de Cheikhna Cheikh Saadbouh TaqiouLah Ould Cheikhal Khalifa Ould Cheikhna Cheikh Saadbouh, affectueusement...

Le totalitarisme rampant

TRIBUNE Sous nos yeux s’installe une forme insidieuse de terreur intellectuelle : intimider, salir, insulter, menacer pour réduire au silence les cadres, les intellectuels, les...

Kaolack Sport City: Le Conseil départemental dévoile un ambitieux projet à 18 milliards de...

Le Conseil départemental de Kaolack veut donner un nouveau souffle aux infrastructures sportives de la capitale du Saloum. Le président du Conseil départemental, Ahmed...

escort eskişehir escort sakarya escort sakarya bayan escort eskişehir bayan